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ï»ż1 Que vas-tu me faire ?

Fils de pute, je te déteste.

Pourquoi ça devrait ĂȘtre la fin de quelque chose ?

Ça ne pourrait pas ĂȘtre le dĂ©but d'une belle amitiĂ© ?

Non !

Non !

Attention, on dirait un otage. On attend les ordres, monsieur.

On y va, on y va.

- Elle est attachée. - On dirait un des assaillants.

Compris.

Qui est-ce ? Je ne vois pas son visage.

C'est Oliveira, monsieur.

On la tient, monsieur.

Putain, pourquoi ont-ils livré un des leurs ?

Je veux tout le monde Ă  au moins 20 mĂštres. Il peut y avoir des explosifs.

Au sol ! PérimÚtre explosif. Protocole anti-explosifs.

Je rĂ©pĂšte, protocole anti-explosifs. C'est peut-ĂȘtre un piĂšge.

Au sol ! Au sol ! Elle porte peut-ĂȘtre une bombe.

Qu’elle enlùve sa combinaison.

Bien. EnlĂšve tes bottes et ta combinaison.

EnlĂšve tes bottes et ta combinaison !

Vite !

EnlĂšve tes bottes et ta combinaison ! Maintenant !

Ton maillot ! RelĂšve ton maillot !

À genoux.

Au sol, met-toi au sol !

Les mains en l'air.

Reste les mains en l'air.

Ne tirez pas, je répÚte, ne tirez pas.

Ne lui faites pas de mal, je la veux vivante.

Ne tirez pas, ne tirez pas !

Tokyo.

Tokyo !

Reste tranquille ! On la tient.

Putain !

Il y a trois risques : qu'ils te tuent, qu'ils te blessent,

qu'ils t'attrapent. Aujourd'hui, on va parler du troisiĂšme.

Tokyo, tu as une idée de la chose à faire s'ils t'attrapent ?

Un coup dans les boules ?

Vous devrez toujours avoir Ă  l'esprit la maxime du braquage :

Gagner ... du temps.

Gagner du temps. Et, effectivement, vous devrez

utiliser tous les moyens possibles pour y arriver.

- Aie ! Mon ventre ! - On y va.

Je ne peux pas respirer.

Vous m'avez défoncé, putain.

Monsieur, la détenue se plaint de fortes douleurs.

Elle dit qu'elle ne peut pas respirer.

Je sollicite une assistance médicale.

C'est d'accord, emmenez-là voir un médecin.

Bien reçu. On y va.

- J'ai mal ! - Doucement.

J'ai mal, j'ai tellement mal.

- Un peu plus derriĂšre. - Nique la police.

Tu nous as menti.

Tu nous as dit "aucun lien personnel"

et Berlín t'appelle par ton prénom ?

Sergio ...

Tu t'appelles bien comme ça, non ?

Tokyo, peut-ĂȘtre que demain, avec une bonne nuit de sommeil,

tu verras les choses ... - Demain ça ne changera rien.

Je me suis impliqué parce que j'avais confiance en toi,

parce que tu allais ĂȘtre notre ange gardien.

Et les anges gardiens ne mentent pas.

Je m'appelle Sergio.

Sergio Marquina.

Mon pÚre était braqueur.

Il est mort, tué par la police

sur le seuil d'une banque, et c'est de lui que vient l'idée du braquage.

Tokyo, parmi tous ceux qui vont rentrer,

tu es celle qui a le sang le plus chaud.

Il arrivera un moment oĂč tu penseras que tout est en train de s'effondrer,

que tout va mal,

que tu es complĂštement seule.

Mais je te promets que ça n'arrivera pas.

J'ai pensé à tout.

Et en plus, je suis un homme avec beaucoup de chance.

Tu es un homme chanceux ?

Tokyo, je ne vais pas t'abandonner.

Je veux que tu t'en souviennes toujours.

Le pire qu'il puisse t'arriver quand tu es responsable d'un braquage :

premiĂšrement, ĂȘtre dĂ©tenu pour avoir assommĂ© l'ex-mari

de l'inspectrice en charge. - Prenez ces empreintes et enfermez-le.

Puis, qu'on te demande ton identité - Carte d'identité ?

En ne pouvant en donner qu'une fausse.

TroisiĂšmement, qu'ils prennent tes empreintes.

Et si, en plus, elles coïncident avec des empreintes retrouvées

dans une voiture relative Ă  l'enquĂȘte, c'est pire.

Prenez le plateau et videz vos poches.

QuatriĂšmement, qu'ils te demandent tes effets personnels.

Surtout quand ils contiennent la clé du hangar

d'oĂč tu as montĂ© l'opĂ©ration, le point d'exfiltration

des braqueurs. Et un flacon de poison ...

C'est un médicament pour une maladie cardiaque.

C'est de la Digoxine.

... grĂące auquel tu allais tuer la mĂšre de l'inspectrice

il y a seulement quelques heures.

Suivez-moi.

Asseyez-vous jusqu'à ce qu'on prenne votre déclaration.

Rafa.

Il y a quelques minutes, les braqueurs ont lancé,

littéralement, sur une civiÚre, une personne attachée et bùillonnée

qui a été secourue par la brigade

d'Intervention Spéciale.

Il s'agit de Silene Oliveira, une des assaillantes

qui s'était enfermée dans la Fabrique

et qui est prise en charge par le service médical

en poste dans le périmÚtre de sécurité.

CinquiĂšmement, que tes complices perdent la tĂȘte.

Tokyo a perdu la tĂȘte.

Je ne le supporte pas.

Et ce n'est pas facile,

mais je n'avais pas d'autre choix que de la livrer.

Donnons-nous la main.

S'il-vous-plait.

Nous jouons nos vies ici.

C'est beaucoup plus facile de simplement se donner la main.

Quand on se blesse,

les plaquettes sanguines s'unissent pour refermer la blessure.

Si elles ne le font pas, le corps, finalement, meurt.

Nous nous sommes blessĂ©s, mais nous devons ĂȘtre unis.

Pourquoi tu parles de plaquettes, putain ?

- Río. - Tu te prends pour un prédicateur ?

Le gourou d'une secte ?

Tu vas voyager, main dans la main, avec tout le monde dans l'espace ?

RĂ­o, tu dois te calmer. DĂšs maintenant.

Je ne peux pas me calmer. Tu as envoyé Tokyo en prison.

N'ai pas les putains de couilles de me demander de me calmer.

C'est ma copine.

Ma copine.

Et tu lui as niqué sa vie.

C'est ton premier amour.

C'est la fin de l'été et tu te sépares de Susane

sur la Cîte d'Azur. Ça semble la fin du monde,

mais ça ne l'est pas. - Ferme ta putain de gueule,

psycopathe de merde.

Tu n'as pas une putain d'idée de ce que tu dis, ok ?

Il y a quelqu'un ici de normal ?

Moscou.

- Ça te semble juste pour Tokyo ? - Fils ... elle a perdu la tĂȘte.

On l'a tous vu.

Nairobi.

On a des rĂšgles ici.

On a voté, elle n'a pas accepté et aprÚs elle a débloqué.

Denver.

Toi, tu te rends bien compte de la merde que c'est, non ?

Bien-sûr que je le vois, mec.

Mais jouer Ă  la putain de roulette russe avec BerlĂ­n, t'en dis quoi ?

- Il n'est rien arrivé putain. - Mais presque, c'est passé à ça !

Ouvre les yeux, gamin.

Tokyo allait exploser et on ne peut pas avoir une bombe

Ă  retardement avec nous. - Je n'y crois pas.

Vous ĂȘtes tous avec Berlin, tous avec un putain de psycopathe.

Non, on n'est pas tous avec Berlin, On est tous avec le Professeur.

Le Professeur ? Il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©.

On l'a tous vu à la télé.

Il ne va pas appeler, il ne va pas nous attendre Ă  la sortie du tunnel.

Tu vas nous redire qu'il reste deux heures pour

recevoir l'appel, hein ?

Fantastique.

Parce que c'est la derniĂšre fois.

On verra ce que vous allez putain de faire aprĂšs.

Je ne vais pas rester ici pour le voir.

Des otages sont partis,

Tokyo est parti.

Je suppose que c'est pareil pour toi si je pars, non ?

Tu sais que ce n'est pas le cas, RĂ­o.

Mais c'est ta décision, et on la respecte. Vas-y.

Regardez-vous, Ă  rester.

Au moins que quelqu'un vienne m'ouvrir la porte principale.

Attends !

Quand tu sortiras, déplie et agite ce mouchoir,

qu'ils puissent voir que tu viens en paix.

Il y a des snipers, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. Prends-le.

Fais-moi un cĂąlin.

Je veux que tu ailles bien.

Et que tu ne cesses jamais de croire en l'amour. C'est précieux.

Aie confiance, aie confiance.

Tu dois te vider l'esprit pour avoir les idées plus claires.

Ne t'inquiĂšte pas, laisse-toi aller.

Laisse-toi aller, c'est ça.

Tu dois te reposer un peu et ça ira mieux.

Tuer Berlin. Tuer Berlin.

Tuer Berlin. Tuer Berlin.

Tuer Berlin. Tuer Berlin.

C'Ă©tait l'unique phrase qui rĂ©sonnait dans ma tĂȘte,

mais j'avais beau y réfléchir encore et encore,

je ne trouvais aucun moyen de détruire la vie de Berlín

sans également gùcher celle de Río.

Je pouvais rĂ©vĂ©ler comment on allait sortir, oĂč Ă©tait le hangar

mais tout ça allait également faire du tort à Río,

mon petit RĂ­o.

Et je me suis souvenu de tout ce que j'avais fait

pour que mon amour puisse ĂȘtre dans l'Ă©difice.

Je pense qu'on peut terminer le cours pour aujourd'hui.

J'ai la dalle, pas vous ?

RĂ­o.

Tu te souviens que j'avais parlé de réaliser

une installation ? - Oui.

C'est le moment.

Putain !

En voilà une garçonniÚre, hein Professeur ?

C'est ici que viennent tes donzelles ?

Commençons à travailler, allez. On a beaucoup à faire.

Putain, Professeur Qui a bùclé tout ça ?

Eh bien.. une entreprise.

Une entreprise mon cul, ça sent plutÎt le travail du

beau-frĂšre bricoleur. - C'est moi qui l'ai fait

grùce à des tutoriaux trouvés sur Internet.

Les tutoriaux, c'est bien de la merde, non ?

C'est pour ça que t'es là, non ?

C'est bon. J'ai installé un modificateur de voix.

Pour parler Ă  la police, il faut appuyer sur MS.

Pour la Fabrique, zéro. Et c'est tout,

le programme appliquera la modification de voix selon qui tu appelles.

- Je peux essayer ? - Oui.

C'est le braqueur Ă  l'appareil.

Tu peux mettre une voix qui ne soit pas celle d'une femme ?

Désolé.

Pute. BĂątard. PD.

Ok bordel, ça va.

C'est activé.

Essaye maintenant.

C'est le braqueur en charge Ă  l'appareil.

Comme ça, c'est bien.

Maintenant on doit entrer sur le réseau illégal d'Internet.

- Pour acheter des choses illégales - Dans le "deep" web?

Va pour les profondeurs d'Internet.

Tu peux m'expliquer ce qu'on est en train de faire ?

J'ai désactivé le wifi et les protections, on est

sur Internet via l'Ethernet. Je redirige tout le trafic

à travers un VPN utilisant le réseau TOR.

Ok ... d'accord ...

Continue.

C'est bon.

Il y a de tout : des fusils, des grenades,

des lance-roquettes ... C'est comme un supermarché,

mais proposant l'arsenal de l'URSS. Regarde ce char de combat.

On pourrait entrer avec dans la fabrique, comme l'équipe A,

avec tous des fusils ... - Tu sais ce qu'est une Browning ?

Bien-sûr.

Bien, on va acheter une mitrailleuse Browning,

des fusils d'assaut, des pistolets et des munitions.

Un missile V-750, mec. Un vrai monstre. Imagine avoir ça

pour la Fabrique, mec. La porte s'ouvre et Bam !

Missile V-750 pointé directement vers les policiers.

Et Bam ! Dans leur cul à tous. Ça serait top, mec.

En plus, regarde, ce n'est pas si cher, 60 bitcoins.

C'est... 150.000 euros environ au taux actuel.

Pas cher du tout.

Pourquoi tu as retiré Río du coup ?

Dis-moi.

Je n'ai pas Ă  te donner d'explications mais ...

je crois qu'il n'est pas prĂȘt.

Tu te trompes.

Tu es sûr ?

Tu as travaillé avec lui durant des mois.

Tu le connais, tu connais sa personnalité et

sa profonde immaturité. Il n'est pas conscient de ce qu'on va faire.

Les balles sont réelles, il n'y a pas de vies en plus comme dans ses jeux.

- Il le sait parfaitement. - C'est ma responsabilité

et je ne vais pas impliquer un enfant dans tout ça.

Il sera payé pour ce qu'il a fait,

mais je le renvoie. - RĂ­o est le meilleur

et tu le sais. C'est pour ça que tu l'as choisi.

Il est juste un peu concon.

On sait que les génies sont rares.

Tu crois que t'es un exemple de maturité ?

Tu te considĂšres comme une personne normale ?

Tu crois que c'est normal de ranger ses chemises par couleurs ?

Tu t'es vu ? Dis-moi, qui t'achĂšte tes fringues ?

Ta tante, la nonne Gertrude ?

Et ça ?

- Qu'est-ce que c'est ? - C'est de l'Origami.

C'est une technique millénaire S'il-te-plait ...

Qu'est-ce que t'as ? T'as peur pour tes petites poupées de papier ?

Eh, eh, bienvenue Ă  Jurassic Park.

Au secours, le dinosaure me mange !

Quelle est la différence entre ça et jouer aux jeux-vidéo ?

Je suis désolé mais cette décision ne t'appartiens pas.

Bien-sûr que si.

Si RĂ­o part, ne compte pas sur moi.

Je ne suis pas non plus assez mature.

Eh bien ...

Peut-ĂȘtre que nous tous ici avons notre part d'immaturitĂ©.

Et cela nous rend tous un peu ...

spéciales.

Différents.

Peut-ĂȘtre que ce n'est pas un obstacle.

C'est peut-ĂȘtre une vertu.

Peut-ĂȘtre.

J'en suis sûr.

Mais ce n'est pas Ă  moi qu'il faut le dire.

Dis-le Ă  lui, qui est derriĂšre la porte.

Merci beaucoup Professeur, tu ne vas pas le regretter, promis.

Merci.

C'est toi qui a frappé un policier ?

Je vais te lire le Code Pénal.

Article 550, délit d'attentat contre les forces de l'ordre.

Avec une peine de 1 à 4 années de prison.

Et on va faire tout notre possible pour que tu restes 4 ans Ă  l'ombre.

Pourrais-je, s'il-vous-plait, parler Ă  mon avocat ?

Bien-sûr. Parle pendant que tu peux encore le faire.

J'ai besoin de mon téléphone. Son numéro est dedans.

Il m'a été retiré avec mes effets personnels.

Attends ici, ne bouge pas.

Je me sens mal pour cette fille,

parce qu'entre les bĂątards de la Police

et eux ...

je préfÚre encore les ravisseurs.

C'est trĂšs grand ce qu'ils font.

À voir comment tout se termine.

Je peux déjà te le dire :

avec tous les braqueurs criblés de balles.

Aie, putain.

Fils de pute, putain.

Tiens, Monsieur Prieto.

Mademoiselle Tokyo.

Ça se fait beaucoup d'interroger les femmes en culotte ?

Pourquoi ils vous ont livré ?

Ce sont des choses qui arrivent.

Pourquoi attachée à un brancard ?

J'ai eu des différends avec la personne qui commande.

Je l'ai torturé un peu et il semblerait qu'il ne l'a pas bien pris.

Je veux que vous sachiez que votre aurez toujours votre argent.

Comme je suis venu pour vous la premiĂšre fois, je viendrais

quand vous sortirez de prison et vous l'aurez.

Je veux dire par lĂ  que le plan doit continuer

puisque, dans le pire des cas,

vous aurez votre argent dans quelques années. Dans le meilleur des cas ...

Eh bien, j'essayerai de vous faire sortir quand les choses seront plus calmes.

Continuer le plan signifie ne pas parler Ă  la police,

ne pas parler avec le juge, ne pas parler avec les prisonniers ?

C'est ça.

Je préfÚre me mordre la langue, la mùcher et l'avaler plutÎt

que balancer Ă  quelqu'un.

Eh bien, Ă  voir. C'est efficace. Un peu barbare, mais efficace.

J'allais vous proposer cependant quelque chose d'un peu plus ...

... plus subtil.

Un interrogatoire est comme un jeu d'adresse,

comme faire voler un cerf-volant

qui, Ă  tout moment, peut tomber au sol.

Avec la main droite ...

tu lĂąches un peu ... du fil ...

de la vérité.

Combien sont-ils exactement à l'intérieur ?

Huit.

Les mĂȘmes huit qui ont programmĂ© toute l'opĂ©ration Ă  Toledo.

Et en combien de temps avez-vous tout planifié

dans le village de Toledo ?

Cinq mois.

Quand le cerf-volant se lĂšve, quand ils voient une part de

vérité dans ce que vous dites, et ont

la certitude de pouvoir vous soutirer des informations,

avec la main gauche, tirez sur le fil et arrĂȘtez le cerf-volant.

Divertissez-les.

Vous portez des slips, mon colonel?

C'est juste que j'ai toujours pensé que les militaires

aimaient porter ces trucs moulants. Je me trompe ?

"Trucs moulants".

Quelqu'un peut me dire pourquoi cette femme est dans cet état ?

Pardonnez le traitement.

Je suis content de vous revoir, Mademoiselle Tokyo.

Cette fois, on va ĂȘtre plus pratique. Je pose les questions, vous rĂ©pondez.

Qui est le Professeur ?

- Allo ? - Bonjour, je voudrais parler

avec Raquel Murillo,

s'il vous plait, c'est urgent. - Qui dois-je annoncer ?

C'est une affaire privée.

Inspectrice Murillo, un appel urgent.

Répondez, je ne vais pas bouger d'ici.

Une affaire privée.

- Qui est-ce ? - Raquel, merci mon dieu.

C'est Salva, je t'appelle

du commissariat, j'ai Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©.

Ils m'accusent d'avoir agressé

un agent de police, ton ex-mari pour ĂȘtre plus prĂ©cis.

- Comment ?

Je suis menotté et ils me parlent

de quatre ans de prison et que sais-je encore.

Dans quel commissariat es-tu ?

- Celui de Canillas. - Calme-toi, j'arrive dĂšs que

je peux, d'accord ? - Merci.

On continue.

Tu étais sur le point de me parler du Professeur.

Vous seriez plus belle avec les cheveux courts, Inspectrice.

Comme ça, vous ressemblez plus à une mÚre.

Ça me donnerait presque envie de tout vous raconter.

C'est parfait parce que je suis ici les bras ouverts,

attendant que vous le fassiez.

Voyez le bon cÎté, s'en ai finis de fuir.

Maintenant c'est un nouveau départ.

Vous voulez savoir comment tout a commencé ?

Le Professeur est venu me chercher.

Avec une Seat Ibiza rouge.

Alors que la police était en train de me tendre une embuscade.

Non.

Non, ça a commencé avant.

Un gamin.

Il s'appelait Miguel.

Il a baissé ma culotte devant toute la classe.

Pouvez-vous croire qu'ils m'ont renvoyé, moi,

au lieu de ce petit fils de pute de 6 ans?

C'est là le vrai point de départ de tout ce merdier.

C'est vrai ce qu'ils ont dit ? T'as fessé un flicaillon ?

Tu dois dire que c'était une vrai bagarre.

S'il n'y a que toi qui l'a frappé, tu vas en chier grave.

La vérité, c'est que tu sembles bien portant.

Pardon, puis-je aller aux toilettes ?

Surveille-le.

Je ne suis pas venu ici pour jouer l'infirmiĂšre.

Ni pour supporter les petits discours de personne,

ni pour suivre une putain de thérapie.

Avant je ne voulais pas ouvrir ma grande gueule

pour ne pas encore plus foutre la merde dans le groupe ...

C'est une bonne chose,

de te préoccuper de tes compagnons.

Tu sais ce qui me préoccupe vraiment ?

Le Professeur, BerlĂ­n.

Il n'est pas lĂ , il n'y a que toi.

Et c'est lui le cerveau de tout ça.

Et c'est précisément parce qu'il est le cerveau de tout

qu'il nous a concocté un plan parfait que l'on va suivre

étape par étape, ne faisant rien qu'il n'a pu prévoir.

Tu as déjà fait quelque chose qu'il n'avait pas prévu.

Tu as donné Tokyo.

Tokyo aura sa part si elle se comporte bien.

Ça ne compte pas. - Mais si espùce de merde.

Les rÚgles, c'était si elle se faisait attraper.

Pas que tu la jettes des escaliers comme une chienne,

un animal que tu donnes au lion. Et avec son ressentiment,

tu sais ce qu'il va se passer ? Elle va tout déballer.

Et le GIGN va commencer Ă  creuser dans le hangar, de l'autre

cÎté du tunnel pour rentrer ici.

Garde tes commentaires pour le bureau des doléances.

Mais, malheureusement, comme tu as pu le voir avec RĂ­o,

ils ne serviront Ă  rien, parce qu'on est dans un PATRIARCAT !

- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Que c'est moi qui commande ici !

Et si tu ne veux pas qu'il t'arrive la mĂȘme chose qu'Ă  Tokyo ou RĂ­o,

je te conseille de te faire une tisane.

Qu'est-ce qu'il se passe avec toi, Nairobi ?

T'as synchronisé tes rÚgles avec Tokyo?

Vous et moi, on se ressemble.

Je ne pense pas que ma vie soit aussi passionnante que la tienne.

Non, moi non plus.

Mais ça ne doit pas ĂȘtre facile de se faire une place dans la Police.

Ça ne l'est pas plus dans une bande de braqueurs.

On n'est pas beaucoup.

C'est pour ça qu'on doit poser nos ovaires sur la

table tout le temps.

C'est la vérité.

Ça n'est pas Ă©puisant ?

Silene, je pense que tu me fait perdre mon temps

et tu envoies à la poubelle toutes tes possibilités

de réduction de peine.

Chaque minute qu'on perd te coûte un an.

Écoute, maintenant tu es jeune et jolie.

Tu as tout ce qu'il faut, oĂč il faut.

Dans 12 ans, tu seras encore bien,

peut-ĂȘtre quelques belles rides en plus.

Mais si tu sors de prison dans 24 ans,

tu entreras déjà dans l'ùge de la ménopause

et ça doit vraiment faire chier, pas vrai, Prieto?

C'est sa mĂšre qui me l'a dit.

Je ne fais pas référence aux bouffées de chaleur,

mais bien Ă  la sensation ...

d'avoir perdu quelque chose d'important.

Quelque chose de vraiment personnel, qui part en fumée.

Ta vie.

Inspectrice.

Vous me voyez vraiment dans un jardin, avec des enfants,

changeant des couches ?

S'il-vous-plait.

Écoute, je vais te donner une derniùre chance

avant d'appeler le juge d'instruction.

Si tu ne parles pas, tu vas directement en prison préventive.

Et tu auras perdu une remise de peine pour ta collaboration,

entre 10 et 12 ans.

Essaye de bien y penser avant de tout foutre en l'air.

Tu veux un conseil ?

Bien-sûr.

Pense Ă  un bel endroit,

Ă  un moment de ta vie,

oĂč tu Ă©tais vraiment heureuse.

Et respire profondément.

Réfléchie.

Tokyo !

Je ne peux pas.

Comment tu pourrais ? Ils t'ont drogué comme un cheval.

C'est un sédatif hypnotique.

Relaxe-toi et profite.

De l'eau.

S'il-te-plait.

Rendors-toi.

Comment je peux dormir, putain ? Je n'arrĂȘte pas de rĂȘver de Tokyo.

Tokyo est une belle salope.

Quoi ?

Tu sais ce qu'elle a fait de l'unique rĂȘve de ma vie ?

Quand est-ce qu'il t'a vu pour la derniĂšre fois ? Il avait 3 ans ?

Elle l'a mis en bouche, la mùché et me l'a recraché à la gueule.

- Il n'a pas un putain de souvenir de toi. - Ferme ta putain de gueule !

Il ne se souvient pas de toi, il ne va pas te reconnaitre.

Tu sais le pire ?

Elle a raison.

Elle a raison.

J'allais enlever un gamin qui ne sait mĂȘme pas qui je suis.

J'allais enlever un gamin

qui ne me connait pas.

Et maintenant, je ne sais mĂȘme pas quoi faire de l'argent.

Maintenant, non. Mais d'ici quelques années,

tu le trouves ...

et tu lui expliques.

Tu lui dis : "Fils, écoute, je suis ta mÚre."

"Je vis, blindée, en Jamaïque."

"Et si tu veux savoir le reste de l'histoire,

je t'achĂšte un avion et tu viens me voir."

En plus, tu es encore jeune.

Putain, t'as des ovaires, non ?

Tu peux en avoir un autre.

Oui.

Cinq minutes, pas plus.

C'est facile, non ?

Écoute.

Tu me donnerais un fils ? Tu le ferais ?

- Bien-sûr - Ah bon ?

Comment tu le veux ? Blond ou brun ?

Je ne plaisante pas.

Si je sors d'ici, je vais avoir besoin d'une raison de vivre.

Nairobi que veux-tu que je te dise ?

Avoir un fils pour avoir une raison de vivre ...

Ça ne me parait pas ĂȘtre un bon plan.

- Non ? - En plus, je suis avec Tokyo.

Je ne suis pas en train de te dire qu'il faut se marier.

Je te demande seulement un peu de ton sperme.

Deux petits coups de reins, et voilĂ , enceinte.

Regarde comme tu es beau, comme tu es intelligent...

Et ce si beau sourire que tu as.

C'est aussi simple que ça. Laisse ta main là !

C'est aussi simple que ça, non ? On échange un fils pour un autre,

quelle importance ? Parce que finalement, le plus important

est d'avoir une raison de vivre. - Putain !

Bordel de merde, tu disais que Tokyo était folle. Mais tu es pire.

- OĂč tu vas ? - Vers la merde.

Non, arrĂȘte.

Il faut faire chier BerlĂ­n mais pas au point de se donner.

- Salva. - Je suis tellement désolé.

J'ai foiré, je suis tellement désolé.

- Qu'est-ce que t'as fait cet animal ? - Ce n'était pas seulement sa faute.

J'ai ...

j'ai parlé de ce qu'il t'a fait,

des mauvais traitements et de ta sƓur.

- Putain ! - Je suis vraiment désolé.

Je ne suis pas comme ça. Je ne sais pas ce qui m'a pris.

Mais je bouillais de l'intérieur.

Je ne suis pas un homme violent, je n'ai jamais frappé personne, jamais.

Je suis plus du genre Ă  parler tranquillement.

Tu t'es défendu ?

Eh bien, je ne suis pas Mohamed Ali mais bon ...

j'ai un peu d'orgueil et donc .. je lui en ai mis aussi.

Mais maintenant que mon corps ressemble Ă  un sac de boxe,

je pense qu'il a gagné. - Laisse-moi voir.

Attends.

Putain !

Je vais appeler un médecin pour qu'il t'ausculte.

- Je m'en occupe. - Merci.

Je te dis que j'ai un compagnon et deux secondes aprĂšs, tu

te mets à le tabasser ? - C'est lui qui m'a frappé.

Je ne l'ai pas touché.

- Je veux que tu retires ta plainte. - Ah bon ?

Retire la tienne contre moi alors.

Ça va ĂȘtre du plus bel effet dans l'affaire qui nous concerne,

le fait que tu as également frappé mon nouveau compagnon.

Il m'a laissé inconscient, c'est un putain de Chuck Norris à lunettes.

Laisse ce genre de conneries pour ton avocat.

Ça ne t'aidera pas pour avoir la garde.

Raquel, je ne lui ai rien fait, je ne l'ai pas touché.

Ah non ? Suis-moi.

Je suis l'inspectrice Raquel Murillo, de la Centrale.

Je veux savoir qui a pris la déclaration concernant

la plainte contre cet homme. Et je veux savoir

pourquoi il n'a pas vu de médecin alors qu'il a été tabassé

par cet agent.

Salva, ouvre ta chemise.

Cet homme veut porter plainte pour abus d'autorité.

On doit constater ses blessures.

Pour le dépÎt de plainte,

vous allez servir de témoins. - Raquel,

je ne sais pas comment il a fait, je te jure que je ne l'ai pas touché.

La victime présente des contusions au torse, aux cÎtes et à l'abdomen.

Il est clair qu'il a été passé à tabac.

Quelqu'un s'occupe de l'attestation, oui ou non ?

Raquel.

C'est d'accord.

- Je retire ma plainte. - TrĂšs bien.

Alors, il retire la sienne aussi.

Qu'on lui enlĂšve les menottes.

- OĂč sont ses effets personnels ? - Raquel, je ne veux pas ressembler

à ces fans de la théorie du complot, mais c'est que ...

mes empreintes et données personnelles sont ici et ...

Ok.

OĂč est l'attestation de dĂ©tention ?

On y va, Salva.

Je ne m'étais jamais senti aussi perdue.

Je n'avais plus rien.

Seulement le choix de dénoncer ou non mes compagnons

et collaborer afin d'avoir la clémence du juge

Tu veux nous dire quelque chose ?

Quelqu'un pourrait me faire des Ɠufs au plat, s'il-vous-plait ?

Putain, j'ai mangé de la merde pendant 4 jours.

Tokyo, je ne vais pas t'abandonner. J'ai pensé à tout.

Et en plus, je suis un homme avec beaucoup de chance.

Je veux que tu t'en souviennes toujours.

Tokyo, je ne vais pas t'abandonner.

Je n'en peux plus.

J'ai porté 30 caisses comme celle-ci.

Ces gens se foutent qu'on m'ai tiré dessus.

Et je veux encore moins penser aux séquelles qu'on va avoir,

surtout psychologique.

Devoir venir travailler ici tous les jours.

Devoir revivre ça à chaque fois ... Je ...

Ça sera dur pour tout le monde.

Il est aussi probable que certains d'entre nous

souffrions de choc post-traumatique. - J'ai toutes les chances d'en avoir.

Je ne sais pas ce qui peut ĂȘtre plus traumatisant que de tout perdre.

J'ai tout perdu, et ça, ça ne compense rien du tout ...

C'est le contraire.

Et le million d'euros ... ça me fait bien rire.

Faire confiance à ces gens, qui nous ont enfermé

comme des bĂȘtes. - Tu ne veux pas la fermer ?

- Pardon ? - Ferme ta putain de bouche.

Alison, s'il-te-plait.

J'en ai marre d'écouter ce mec se plaindre.

Si t'es si mal, pourquoi tu ne fais rien ?

Je me plaignais de tout, moi aussi.

De mes parents,

de l'Ă©cole oĂč je me faisais harceler ...

Je travaillais et travaillais.

C'est terminé.

Trésor, c'est normal en ce moment de voir les choses en noir.

Au contraire.

Peut-ĂȘtre qu'ils vous ont gĂąchĂ© la vie,

mais Ă  moi, ils m'ont ouvert les yeux.

L'Homme est ce qu'il mange.

Je ne sais pas pour vous, Mais j'arrĂȘte de bouffer de la merde.

Donc je me barre d'ici.

Alison, ne dis pas de bĂȘtises.

Je suis ton tuteur et responsable de ta sécurité, alors ...

Tu es ici pour l'argent.

Vous serez bien content avec votre petit butin tout mignon.

Complices de ces débiles. Mais pas moi.

En plus, ce n'est pas si difficile de sortir d'ici.

Sortir d'ici ?

Comment ?

Je vais m'auto-mutilée.

Ils m'emmÚneront ailleurs et je pourrais m'échapper.

Non et non, ne t'avise pas de faire cette bĂȘtise.

Mercedes, Mercedes, laisse s'expliquer la demoiselle.

Je l'ai vu une dizaine de fois depuis qu'on est ici.

On appuie sur le bouton et la porte met

4 secondes pour s'ouvrir. 4 secondes et sortir en courant,

c'est tout ce dont j'ai besoin.

4 secondes, c'est bien assez pour te cribler de balles.

C'est ce qu'on verra.

Alors les otages ?

Vous avez dormi paisiblement pensant Ă  votre million ?

Continuez de rĂȘver parce que personne ne va rien vous donner.

C'est un mensonge. Comme le fait que personne

n'a libéré vos compagnons, ceux qui ont décidé de partir

et renoncer au million. Ils sont détenus

deux étages en dessous. - EspÚce de connard.

Enchainés à des conduites. C'était une stratégie

pour vous amadouer, comme des moutons

travaillant pour nous. Mais souriants,

parce qu'ici, il faut toujours avoir le sourire !

Ce n'est pas vrai, Seigneur Andrés de Fonollosa ?

Qu'on ne veut pas voir de visages tristes ?

Tu as terminé ?

On ne va pas sortir par le trou que vous creusez.

On va sortir par un trou situé directement

dans la chambre forte.

C'est une haute trahison, RĂ­o.

Impardonnable.

On y va.

Du nouveau ?

Non, elle n'a rien dit.

Il semblerait que Mademoiselle Tokyo n'ai aucune intention de collaborer.

Colonel, une question.

L'officier Rubio vous a parlé d'une cuillÚre ?

Une cuillĂšre ? Non, pourquoi ?

Ángel l'a fait analyser avant son accident.

Les empreintes correspondent Ă  celle du suspect

qui a forcé la voiture pour menacer le russe.

C'est la mĂȘme personne qui les aide Ă  l'extĂ©rieur.

- Et qui diable est-ce ? - Je ne sais pas.

Il semble que ce soit le mĂȘme qui ai trafiquĂ© sa voiture

pour provoquer l'accident. Mais ça, seul Ángel le sait.

Et elle.

Dites-moi une chose.

Vous gardez le silence pour les protéger tous ou juste Aníbal Cortés?

Je vous vois trĂšs amoureux sur ces photos.

Et si je te faisais une offre, 2 pour 1 ?

Un plan "happy hour".

Il bĂ©nĂ©ficiera de la mĂȘme offre que je te fais.

Collaborer pour une remise de peine.

Quand et si les informations que tu nous donnes

permettent de mettre fin Ă  ce cauchemar.

On est en train de parler d'un tiers de la condamnation.

C'est impossible, on a assez d'accusations pour ressusciter

plusieurs fois en prison. Aucun juge ne peux faire de promesses.

Encore moins vous.

Écoute, je ne sais pas ce qu'on t'a racontĂ© mais tu regrettes,

collabores et aides Ă  sauver la vie de 50 victimes,

et je t'assure que n'importe quel juge va ĂȘtre clĂ©ment.

Aníbal Cortés n'a tué personne.

Il sera sorti dans 5 ans. - A seulement 24 ans,

comme un nouveau diplÎmé. Je crois que c'est un meilleur

plan que de finir comme ton ex ... tu ne penses pas ?

C'était une trÚs mauvaise idée de parler aux otages, Río.

Vous pouvez me faire sortir comme Tokyo, saucissonné.

Parce que je ne vais pas me taire. - J'ai confiance en Tokyo

mais toi tu es un gamin.

C'est dommage. Tu vois le paradoxe, Helsinki.

Tokyo va se taire pour le protéger.

Et pourtant, tu vas disparaĂźtre sans qu'elle ne le sache.

- Qu'est-ce que tu vas faire ? - Ce que tu m'as demandé à corps et à cris.

T'exécuter.

Il apparait que tu as perdu la tĂȘte.

Je ne peux pas te laisser partir et encore moins te laisser rester.

Ce que tu as dit aux otages a terminé de te condamner.

Et ma main ne tremblera pas !

Eh bien, finalement elle va peut-ĂȘtre trembler un peu.

C'est ça, c'est ça.

Il est important d'affronter la mort avec humour.

Pour nous qui faisons des choses inconscientes,

ce n'est pas parce qu'on se fiche des conséquences, non.

Elles nous importent comme Ă  tous les autres.

C'est juste qu'on ne les voit pas avant qu'il soit trop tard.

On ne les voit que

quand elles sont sous notre nez.

Tu as une derniĂšre chose Ă  dire ?

Il est encore temps d'apprendre de tes erreurs

et d'arrĂȘter d'ĂȘtre une merde. - Oh, mon dieu, Helsinki!

VoilĂ  que le gamin est devenu mature.

Si tu avais pu vivre plus longtemps, tu aurais pu ĂȘtre le successeur de

de Paulo Coelho.

Quel dommage, le monde va devoir faire sans.

BerlĂ­n !

- C'est quoi ce bordel ? - Baisse cette putain d'arme.

Le temps des réquisitions est terminé.

Malheureusement, la démocratie n'apporte que des problÚmes.

Je dicte donc la sentence. - Marre de ces conneries,

on est dĂ©jĂ  sur les nerfs. BerlĂ­n, arrĂȘte de nous faire chier.

BerlĂ­n, on doit arrĂȘter d'essayer de s'entuber.

Vas-y !

BerlĂ­n.

Il vaut mieux que tu baisses ton pistolet,

parce que sinon, tu vas crever de douleurs. J'ai trouvé tes médicaments.

Qu'est-ce que tu vas faire Nairobi ? Les casser une Ă  une,

comme l'a fait Tokyo ? - C'est pareil, comme pour les rĂšgles ...

On est toutes pareil, les femmes, Ă  se raconter des petits potins

et ĂȘtre de mauvaise humeur quand vous passez oĂč on vient de nettoyer, hein ?

Fils de pute !

C'est fini, c'est fini.

BerlĂ­n, tu as un appel en absence, mon amour.

C'est fini mec, ça va.

TrĂšs bien, tu as choisi.

Mal, mais choisi. Emmenez-lĂ .

Et trĂšs clairement, je me suis vu au procĂšs, en prison.

et je sus que l'inspectrice avait raison.

Que ça ne valait pas le coup de se sacrifier pour un plan

qui s'était délité, pour le plan du Professeur.

Pensant également que lui aussi m'avait trompé.

Sergio !

- Il s'appelle Sergio. - Un moment. Laisse-lĂ  parler.

Le Professeur s'appelle Sergio Marquina.

Et l'idée du braquage lui vient de son pÚre.

Et la personne qui vous aide de l'extérieur, qui est-ce ?

Inspectrice, un appel provenant de la Fabrique.

Inspectrice, comment allez-vous ? Comment s'est passé votre journée ?

TrĂšs bien.

A dire vrai, j'étais un peu préoccupé pour vous.

Je pensais que nous ne nous parlerions plus,

que quelque chose de terrible était arrivée,

Sergio.

Je vous remercie de votre préoccupation Inspectrice, mais ...

"Je suis un homme trĂšs chanceux, ne l'oubliez pas."

Je n'appelais que pour vous saluer, je vous laisse interroger Tokyo,

je suis sûr qu'elle a quelque chose d'important à vous dire.

Et quand vous aurez terminé, appelez-moi.

Parce que je ne vais pas bouger d'ici.

Qu'est-ce que tu as Ă  me dire ?

Qu'ils m'ont expulsé seulement pour vous faire passer un message.

Dedans, nous avons une bombe à hydrogÚne de 17 mégatonnes.

Nous allons la faire exploser Ă  midi demain.

J'aimerais parler Ă  un prĂȘtre.

J'ai besoin de me confesser.

TrÚs bien, nous allons demander la prison à perpétuité incompressible.

Gómez, rédige et informe et souligne bien

le manque de collaboration et de remords.

Qu'elle soit emmenée dans la prison la plus proche.

Prenez-lĂ .

- Appel de contrÎle. - Ici, tout se déroule sans accroc.

Sans accroc ?

Ce n'est pas un accroc que Tokyo soit interrogé par la police ?

Sans accroc au point de quasiment exécuter Río ?

BerlĂ­n, qu'est-ce que tu fais?.

Professeur, c'est Nairobi.

BerlĂ­n n'est pas en condition,

alors Ă  partir de maintenant, c'est moi qui commande.

Le début du MATRIARCAT.

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