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*- Alors ensuite, Papillote, vache puissante,
elle a un tempérament exceptionnel.
Musique épique
- - -
- Chaud devant.
Merci.
*- Camille fait un tour de piste en poste hongroise.
Quand mĂȘme, c'est exceptionnel.
On voit pas ça tous les jours.
- - -
lls sont vraiment magnifiques.
- Pardon.
*- Parfaitement menés par cette cavaliÚre d'exception.
Ăa y est, on accueille sur le ring notre premiĂšre vache.
- OUAIS !
*- Une future championne, peut-ĂȘtre.
- On a soif, lĂ !
- Il est encore lĂ , lui ? - Oui.
- Oh, je te cause !
- On n'est pas rendus.
- Allez !
- Trois biĂšres, ici !
- Totone, il va danser la danse du Limousin
- TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LI-MOU-SIN
LE LIMOUSIN A DIT : "ENLĂVE LE T-SHIRT"
LE LIMOUSIN A DIT : "ENLĂVE LE T-SHIRT"
TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LIMOUSIN
TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LI-MOU-SIN
LE LIMOUSIN A DIT :
"ENLĂVE LE PANTALON"
LE LIMOUSIN A DIT : "ENLĂVE LE PAN-TA-LON"
TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LIMOUSIN
TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LI-MOU-SIN
- Ă poil !
- ENLĂVE LE CALEĂON
LE LIMOUSIN A DIT : "ENLĂVE LE CA-LE-ĂON"
- Vingt dieux !
- Chut.
Pas dans les fleurs de ma mĂšre ! T'es bĂȘte.
- Pardon. - Viens, dĂ©pĂȘche.
- Tu t'appelles comment ? (- Chut.)
(- Tu t'appelles comment ?)
- Aurore.
- Ăa doit ĂȘtre parce que je suis bourrĂ©.
Elle fait jamais ça, d'habitude.
- C'est pas grave, ça arrive à tout le monde d'avoir une panne.
- C'est pas une panne, je suis juste fatigué.
- Par contre, tu peux pas dormir ici.
- Ah bon ?
- Bah non. En plus, ma mĂšre, elle se lĂšve dans 2 heures.
- Bah, je vais oĂč ?
- Bah, je sais pas, moi.
Désolée.
AĂŻe. - Pardon.
Tu vas au bal, demain soir ?
- Ouais, je pense.
- Cool.
Tu peux me donner ton numéro ?
- Tiens.
Salut.
- Ă demain. - Ouais, ouais.
- Tu vas vomir ?
- Non.
Musique intrigante
- Ăa va ?
T'es venu aider ton pĂšre ? - Non.
- Il est bon
qu'Ă boire des canons. - Tu peux causer, toi.
- Salut.
- Je te paie un jus ?
- Je lance le transfert, j'arrive.
Vite fait, j'ai mes fromages qui attendent.
Musique intrigante
- Qu'est-ce que tu fous ? - Rien.
Bouge, toi.
- Je peux voir la photo ?
- Vas-y, dégage.
- Tu vas emmener ta sĆur Ă l'Ă©cole.
- Je peux pas, faut que j'y aille.
- OĂč ça?
- C'est tout chaud. C'est de la pisse.
- T'as baisé, hier soir ?
- Qui ?
- T'as pas vu ? Totone est reparti avec un avion de chasse.
- Je m'en souviens plus. J'avais 3 g.
- Quoi ?
- Tu l'as léchée ?
- Je fais pas des trucs comme ça, c'est dégueulasse.
- J'aime bien. - C'est quand
que t'as léché une chatte, Francis ?
- Ettoi ? - Je baise quand je veux.
- T'as des sacrés nichons. Plus que ma mÚre, je crois.
Waouh !
- C'est quand, ta course ?
- Dans un mois.
Musique forte au loin
- - -
Pura Vida (Get it Done & Anton Lock)
- - -
- C'est qui ?
Sa cousine ? - T'es con, pas du tout.
- C'est pas parce qu'il y a parenté que la quéquette
peut pas rentrer.
- Elle est oĂč, la tienne ?
- Elle va pas tarder Ă mon avis.
- T'as raison, l'espoir fait vivre.
*- On a le look, ce soir. On a le look, mon Coco.
T'as le look coco (Larouche Valmont)
- - -
Coco, t'as le look
- T'as le look, coco, lĂ .
*- T'as le look, coco
T'as le llook qui te colle Ă la peau
- Totone !
T'as vu ton pĂšre ?
Il est chaud ! Chaupinou !
*- T'as le look, coco
T'as le look qui te colle Ă la peau
T'as le look, coco
Tu as le look
T'as le look, coco
T'as le look qui te colle Ă la peau
- Laisse-moi.
- - -
- Allez, viens.
- Je suis juste tombé.
Je suis juste tombé.
- OĂč sont tes chaussures ?
- Je sais pas.
Je suis juste tombé.
- Qui, j'ai compris.
- T'es sympa.
- Allez, rentre, papa.
- MAIS C'ĂTAIT QUI ?
MAIS C'ĂTAIT QUI ?
MAIS C'ĂTAIT QUI ? MAIS C'ĂTAIT QUI ?
C'EST QUI ? C'EST QUI ? C'EST QUI ?
MAIS C'EST QUI ?
C'ĂTAIT LOLI
- Je t'en reprends une ?
Madame.
Deux biĂšres, s'il vous plaĂźt.
- File-moi ta biĂšre.
Je vais lui payer un coup.
Allez.
Salut.
- Ouais.
Ăa va ?
- Je te paie un coup ?
- Salut, les gars, ça va ?
- Une averse. Je vais le poser.
C'est ma sĆur qui rince. - Merci, Marie-Lise.
- De rien.
- Tu me fais une place ? - Assieds-toi.
Peut-ĂȘtre plus tard, du coup.
- Une biÚre, une frite, ça fait du bien.
- Peut-ĂȘtre plus tard.
- T'abuses, Cyril.
- Il s'est chié dans le froc, je crois.
Musique techno
- ArrĂȘte, connard !
- Dégage ! - Oh!
Allez, Francis, magne-toi !
Musique palpitante
- C'était qui ?
- Des mecs d'Orgelet, je crois.
- T'es un pété, toi !
- Oh, c'est quoi, ce bordel ?
- Tu peux aller voir ?
Musique mélancolique
- Ăa va avec la petite ? Tu t'en sors ?
- Ăa va.
- Tu me dis si je peux t'aider.
- Tu peux nous prĂȘter de l'argent ?
- T'as pas de la famille Ă qui demander ?
Je suis pas sûr de pouvoir t'aider.
- Pourquoi tu me demandes, alors ?
- Y a pas de savon.
- Prends du shampoing. - Y en a pas non plus.
- T'as besoin d'aide ?
- Non.
J'ai fini.
- Je dois faire quoi, moi ?
- Me sécher.
- Vous prenez le chaudron aussi ?
- Non, on laisse, c'est trop vieux.
- Totone ? - Oui.
- Tu vends le tracteur ?
- Ăa peut.
T'appuies sur ta clé. Gaz à fond et t'appuies sur le bouton.
Fais gaffe, les vitesses claquent si t'as trop accéléré.
- Totone !
Totone !
- Il est quelle heure ?
-8 h 45.
- Faut partir à quelle heure, déjà ? -8h30.
- J'arrive.
Ă tout Ă l'heure. - Ouais.
- ĂaâŠ.
Je vais chercher André.
- Je mets pas ça, moi.
- Commence pas, Totone.
- C'est le gamin ?
- C'est ça.
- Anthony, c'est ça ? - Totone.
- Serge m'a dit pour ton pĂšre.
Viens, suis-moi.
Comme je l'ai dit Ă Serge,
on cherche quelqu'un pour nettoyer les cuves, ranger, saler.
T'as grandi lĂ -dedans.
- C'est payé combien ? - 10 euros de l'heure, ça va ?
- Oui, ça lui va.
- Nickel. Le fiston va te faire visiter.
Cyril !
- J'arrive.
- Je te présente Totone, il va bosser ici.
Tu lui fais un tour ?
- Suis-moi.
- Allez.
- Qu'est-ce qu'il fout lĂ ?
- EnculĂ©âŠ
- LĂąche-moi !
- Je vais te niquer.
- Vas-y, chope-le !
- ArrĂȘte.
ArrĂȘte. Calme-toi.
- LĂąche-moi.
C'est bon.
- Tiens, voilĂ pour aujourd'hui.
Les clés du camion pour demain.
T'as ton permis poids lourd ?
- Non.
- Tu sais conduire un camion ?
- J'ai déjà conduit celui de mon pÚre.
- Départ 4 h le matin pour aller chercher le lait.
T'as la liste des fermes posée sur le tableau de bord.
Te fatigue pas. Elle a l'air propre, la cuve.
- J'en ai plus pour longtemps.
- lls t'ont pas loupé.
- Faudrait pas que je les recroise.
- Tu vas y retourner ?
- Oui.
Pas le choix.
Pepas (Farruko)
Musique intrigante
- - -
- Allez, avance !
Allez, devant, faut que ça bouge.
Hop !
Ils t'ont mis une branlée, les frangins.
Tu vas t'en remettre.
Tu sais pas visser un embout ? - Bah si.
- Vas-y, fais voir.
Vingt dieux !
T'es pas doué, toi.
- C'est toi, lle nouveau ? - Oui.
- T'es en retard. Faut faire la traite.
Grouille, j'ai pas que ça à foutre.
Musique douce
- - -
- Va falloir ĂȘtre plus rapide. On s'en sort pas.
Il est oĂč, ton frĂšre ? - J'en sais rien.
- Fait chier, ce gamin.
- - -
- Pourquoi tu m'as pas pris de t-shirt ?
- T'as qu'Ă garder celui-lĂ . - MaisâŠ
Je vais pas aller à l'école en pyjama.
- Personne va voir que c'est ton pyjama.
Allez !
OhâŠ.
Fais attention.
- Oui.
- On en est particuliĂšrement contents.
On pensait le proposer pour un 24 mois.
- Vous avez gagné l'argent ou l'or l'an dernier ?
- Les deux. - Ăa fait une belle somme.
- Une belle somme ?
- 30 000 euros pour l'or.
20 000 euros pour l'argent.
- Vingt dieux.
- On peut goûter ?
- Bien sûr.
- Y a un vrai goût de fleur.
Du foin en vrac ?
- C'est plutĂŽt un fromage de printemps.
Les vaches ont été nourries avec les fleurs du pùturage.
C'est pour ça que vous sentez les fleurs.
- Vous avez un lait d'une rare qualité.
- Bah, merci.
- Vous en pensez quoi,
de lui ?
- Moi ? - ll est là pour faire le ménage.
- Ferme ta gueule !
- Calme-toi. - LĂąche-moi.
- ArrĂȘte ! - LĂąche-moi !
- Casse-toi, c'est bon.
- Il est fou, lui.
- Monte !
- Non.
- Monte, je te dis !
Musique sombre
- - -
T'as une sale tĂȘte.
- - -
- C'est bon, tu peux me poser lĂ .
- - -
- Pourquoi t'es pas en camion ?
- C'est comme ça. Allez, monte.
- C'était sûr.
- Quoi ? - Que t'allais te faire virer.
- Tu vas faire comment pour les sous ?
- Je sais pas.
- Ăa va aller.
- Ah bon ?
Si j'étais pas là , tu t'occuperais de la petite ?
- Pourquoi ? Tu serais oĂč ?
- J'en sais rien. C'est juste une question.
Alors ?
- Non, je l'abandonnerais, je pense.
- T'as bien raison. C'est une plaie, cette p'tiote.
Je suis dans la merde, je te jure.
- Tu me dis si je peux aider.
Au fait, si tu veux parler de ton pĂšre, un coupâŠ
- Pas de souci.
- Tu fais une brocante ?
- C'est quoi, ce truc d'Obélix ?
- Je vais faire du fromage.
Le fromager d'Orgelet s'est fait des tunes avec ses médailles.
Le Comté d'or, c'est 30000 balles.
Viens m'aider. - Comté d'or ?
- Il est pas un peu vieux ?
Pourquoi tu le soulĂšves ?
- Pour le feu. - Tu sais faire du feu ?
- Tu sais faire du fromage ?
- Allez. Soulevez chacun une poignée.
- Tu vas jamais la gagner, la médaille, Totone.
- Pourquoi ?
Faut que je récupÚre mon tracteur.
T'as toujours le tracteur ?
- J'entends rien.
- T'as toujours le tracteur ? - Oui, pourquoi ?
- Je voudrais te le racheter.
T'as l'argent, Totone ?
- Je te paierai lle mois prochain.
- Oublie.
- Ăa change quoi ? Je te paierai.
Contre ma moto.
- Ta 50, lĂ -bas ?
- C'était le tracteur de mon pÚre.
- Désolée, Totone.
- Attends. - Pourquoi ?
- Attends-moi lĂ .
- C'est la tienne ? - Ouais.
C'est une sup.
Elle est prĂȘte Ă courir.
- Ăa marche.
Musique douce
- - -
- Merde ! - T'as pas les clés ?
- Je pensais que ce serait ouvert. - T'es con.
- On défonce la porte ? - Elle habite à cÎté.
- Y a du lait partout, ici. - Faut celui-lĂ .
- Pourquoi ?
- On veut le lait Ă 30000 balles, pas celui de la Vache qui rit.
- Bah oui.
C'est fermé là -bas aussi.
Attendez-moi lĂ .
Toi aussi.
Salut.
- Salut.
- Je peux entrer ?
- Quais, vas-y.
- Y a pas tes frĂšres ? - Non.
- T'as rien d'autre ? - Non.
Pourquoi t'es venu ?
- T'habites seule ici ?
- Oui, ça fait 2 ans.
C'est moche, mais bon.
- Et la ferme, c'est Ă toi ?
- Oui.
- Ăa va, tu tl'emmerdes pas.
- Toi, t'habites tout seul ? - Avec ma sĆur.
- Ouais, ton pÚre est mort, c'est ça ?
- Oui.
Elles sont oĂč, tes toilettes ?
- à l'étage, à droite.
- Qu'est-ce que tu fous ?
- Tu veux pas ?
Tu baises habillé, toi ?
Quoi ?
T'es grave belle.
- Ah bon ?
Toi aussi, t'es beau.
Attends.
- Bah quoi ? - Ăa veut pas, dĂ©solĂ©.
- C'est pas grave.
Bah, c'est tout ?
- Bah quoi ?
- C'est pas parce que toi, tu peux pas, que moi, je peux pas.
- Comment ça ?
- Bah, tu peux me lécher.
- Mais je sais pas faire des trucs comme ça, moi.
- Bah, essaie.
Quoi ? - Tu sens la vache.
- Ăa fait une heure qu'on t'attend.
- Mais non ! - Quoi ?
- C'est qu'il a baisé, ce con.
- Ta gueule, la petite écoute.
- Moi, je m'en fous de vos histoires.
- Champion.
- Pas par la vanne, tu vas en foutre partout.
- Vas-y, magne-toi.
- Excuse.
- Doucement.
- Pousse-toi.
- Allez.
- On est Ă combien ?
- 25 °C. Ăa doit monter Ă combien ? - 30 ou 35.
- Vingt dieuxâŠ
Faudrait pas qu'elle dorme ?
- T'es fatiguée, toi ? - Non.
- CĂa marche pas. Ăa fait des heures qu'on est lĂ .
- Il est censé se passer quoi ?
- Faut que ça durcisse
pour devenir du fromage.
- C'est trop chaud.
- Je m'en occupe.
- Fait chier !
- Pardon, Totone.
- Qu'est-ce que tu fous lĂ ?
- Je peux partir si tu veux.
- Maintenant que t'es lĂ , reste.
Qu'est-ce que t'as ?
- Vas-y, accouche. T'as quoi ?
- Je fais tout foirer. J'arrive Ă rien. VoilĂ , c'est tout.
- C'est mal parti si tu penses comme ça. C'est dans ta tĂȘte.
- Facile à dire, tes parents t'ont laissé une ferme.
- Facile, ouais. Je me lĂšve Ă 5 h tous les matins.
Je finis Ă 22.
J'ai pas de weekends, pas de vacances.
Je passe pas les weekends Ă me bourrer la gueule.
- Elle attaque ?
- Non, mais c'est vrai, quoi.
- T'as raison, je suis une merde.
- Vingt dieux, mais ça suffit ?
ArrĂȘte de chialer et sors-toi les doigts du cul.
- T'es marrante, toi.
- Bah toi, t'es bizarre.
Quoi ?
- Je bande, je crois.
- Merde, j'ai pas de capote.
- On n'a qu'Ă faire comme la derniĂšre fois.
- Marie-Lise ! - C'est qui ?
- Merde !
J'avais zappé, c'est mes frÚres.
Bouge, reste pas lĂ , toi.
Musique intrigante
- - -
- Notre lait commence Ă ĂȘtre Ă la bonne tempĂ©rature.
Faut dire que le soleil nous aura bien aidés aujourd'hui.
- C'est quoi, ce truc ? - Ce truc, ça s'appelle
de la présure.
C'est ce qui va permettre au lait de cailler,
de s'épaissir pour devenir du fromage.
- On aurait pu attendre longtemps.
- Ta gueule, toi.
- C'est fait de caillette de veau séchée.
Chaque fromager fait son mélange, ce qui va donner
la singularité à son fromage.
Alors là , ça y est, on a caillé,
on a tranché et on a chauffé.
Regardez voir, on a quasiment du fromage.
VoilĂ , je vous montre.
Vous voyez ?
C'est prĂȘt.
La petite dameâŠ
La petite jeune filleâŠ
VoilĂ .
Alors lĂ , c'est lle moment oĂč tout peut foirer.
Notre lait est à 52 degrés.
J'ai environ 5 secondes pour retirer le caillé d'un coup sec
avec la toile.
Et voilĂ !
Merci.
Kisses Sweeter Than Wine (Jimmie Rodgers)
- - -
- C'est ça.
- - -
* Musique douce
*- L'activité agricole est essentiellement
axée sur la production laitiÚre.
Depuis toujours, dans nos villages, comme ici Ă Thoiria,
on fabrique le comté.
*- Qu'est-ce qu'il fait, pépé ?
*- Il vérifie si la présure est bien au point.
Et maintenant,
il va la verser dans le chaudron,
et il va en assurer une bonne répartition
par un 1er brassage.
*- Et maintenant ? *- Et maintenant ?
L va continuer le travail de préparation du fromage.
Il va placer Ă nouveau la chaudiĂšre sur le feu
pour chauffer jusqu'à 40 °C.
Et il va continuer Ă brasser.
Et rebrasser et remuer.
Et brasser encore.
C'est un travail trÚs pénible. Tu vois, il transpire, le fromager.
- Vingt dieux !
- Bouge pas.
- On peut pas aller dans la chambre ?
- Non, je vais pas la laisser.
T'es pas obligé de rester si tu veux pas.
- Si, si.
Tu veux pas dormir un peu ?
Je peux la surveiller, moi.
- Non, ça va. J'ai l'habitude.
- Comme tu veux.
Mais t'as l'air crevée.
- Viens, rousse, lĂ .
On va pas y passer la nuit.
Peut-ĂȘtre 20 minutes.
- Bah oui, viens dormir.
- Si sa respiration accélÚre, si elle bouge, tu me réveilles.
- T'inquiĂšte.
- Merci.
Musique intrigante
- - -
(- Réveille-toi.)
Totone.
Tu crois qu'on a que ça à foutre ? - J'y retourne.
- Tute fous de moi ? - Je vais me faire griller.
Je vous rejoins. - Tu casses les couilles.
- Désolé.
Marie-LiseâŠ
- T'aurais dû me réveiller plus tÎt.
Oui, je sais.
Je sais.
Faut l'aider Ă pousser.
- Il est coincé ?
- Allez⊠Tiens les pattes.
Et tu lĂąches pas.
Pousse-toi.
Va Ă la tĂȘte pour la calmer. Je vais tirer.
Allez.
- C'est qui ?
- Le camion de collecte.
- Déjà ?
- Mes frĂšres commencent par ma ferme.
- Marie-Lise, faut que je te parle.
- Quoi ?
- Je t'ai volé du lait.
Je voulais gagner la médaille et les 30000 euros.
Comme je savais que ton lait
avait une meilleure qualitĂ©âŠ
avec ses fleurs de la prairie et toutâŠ
du coup, je l'ai volé.
- Allez, la grosse, pousse.
- Mes potes prenaient le lait pendant que⊠moiâŠ
j'étais avec toi.
- Et lĂ , ils sont lĂ ?
- Oui.
- Je sais, je sais.
Allez. Allez.
Allez, ma grosse.
Aide-moi, on va le suspendre par les pattes.
Viens, je te dis.
Reste couché.
Tu tiens lĂ .
Un, deux, trois.
HĂ© !
- C'est qui, lĂ ?
- Ouvre ! Nique ta mĂšre, la pute !
J'vais niquer ta mĂšre, ouvre !
- C'est quoi, ce bordel ?
Putain.
Me touche pas, toi !
Putain.
Vous faites quoi, lĂ ?
Vous ĂȘtes des malades !
- Ils volaient ton lait.
- C'est des balles Ă blanc.
Qu'est-ce qu'il fout lĂ , lui ? - T'occupe !
- Ta gueule !
- Et maintenant, bande de gros débiles ?
- Oh !
- Prends tes potes et casse-toi. - Ses potes ?
C'est quoi, ce bordel ?
- Totone !
- Francis, sors avec la petite. Sors !
Allez, on rentre. - Quoi ? On les défonce !
- Tu nous fous dans la merde.
- ArrĂȘte !
- Totone !
- Casse les couilles.
- Calme-toi.
- C'est bon, on se casse.
- Tules laisses ? Tu faisais quoi avec ce cassos ?
- Le cassos, il baise ta sĆur, enculĂ©.
LĂąche-moi ! Tu te laisses insulter ?
- On laisse tomber ! - [[ nous traite
de cassos et on doit s'écraser ? - Ouais, écrase.
- Vas-y, casse-toi !
J'ai vendu ma caisse pour ton fromage !
- Je t'ai rien demandé.
- Dégage.
- Ăa va ?
- T'as les clés du tracteur ?
Salut.
- Tu veux pas que je reste ? - Non.
Faut que je t'emmÚne à l'école ?
- Non, c'est dimanche.
- Qu'est-ce que tu regardes ?
- Viens.
- Non, on laisse tomber, Claire.
- Non.
- T'as la tĂȘte dure, toi.
Non.
On est bons.
- C'est chaud.
- Tiens. - Merci.
VoilĂ . - Impeccable.
Allez.
Hop.
Allez, tire.
VoilĂ .
Musique mélancolique
- Je peux vous aider ?
- Je voudrais m'inscrire au concours.
- Oui.
On va regarder.
Vous ĂȘtes de quelle fruitiĂšre ?
- Pimorin.
- Comment ? - Pimorin.
- Vous avez obtenu l'AOP récemment ?
- La quoi ?
- L'appellation.
- Non.
- Sans l'AOP, je peux pas
vous inscrire.
- Comment on l'obtient ?
- Ce processus peut prendre des années.
On vérifie que
vous respectez le cahier des charges.
Le mélange de lait de minimum 3 paysans, sa provenance.
La qualité de votre fromage, la méthode,
le poids de la meule
ainsi que la durée et la méthode d'affinage.
AprĂšs validation par un jury,
vous bĂ©nĂ©ficierez de l'appellation et pourrez l'appeler "comtĂ©â.
Si vous faites tout ça, y a pas de raison.
Je vous imprime le cahier des charges ? - Non.
- Si, je vous l'imprime. Bougez pas.
- Il est bon ?
- Comment ?
- Le Comté.
- Il est immangeable.
Mais c'est normal.
Il est trop jeune. C'est trop tÎt pour le goûter.
- Il est bien fait quand mĂȘme ?
- Il se tient bien.
Il a une bonne texture.
- Bah, tu vois ?
Musique douce
- - -
- Vingt dieux, celle-lĂ âŠ
AlorsâŠ
- - -
Pourquoi tu te mords ?
Pourquoi tu te mords ?
Ăa sert Ă rien de te mordre.
- - -
- Tu vas rester longtemps Ă me regarder ?
- Tu cherches pas quelqu'un pour aider ?
- Non, moi, je fonctionne bien mieux toute seule.
- J'ai une question Ă te poser. - Qui.
- Comment tu fais pour pas te brûler quand tu prends la pùte ?
- Avec la toile ? - Oui, voilĂ .
J'avais les bras tout rouges quand je l'ai fait.
- T'as déjà fait du Comté au chaudron ?
- Une fois, avec ma petite sĆur.
Je pensais gagner le Comté d'or et me faire des sous.
- Et ?
- Ăa a pas marchĂ©.
- Pourquoi tu veux te lancer lĂ -dedans ?
C'est un truc de vieux, ça.
- J'en sais rien, moi.
C'était le métier de mon pÚre. Il a claqué.
Puis je saurais pas quoi faire d'autre.
- Trempe tes bras dans l'eau froide avant de plonger.
C'est ça, le truc pour pas te brûler.
- D'accord.
- Tiens, viens voir par lĂ deux minutes.
Tiens la toile comme ça et frotte dans ce sens pour pas l'abßmer.
Vas-y.
Tu peux frotter quand mĂȘme. Vas-y, n'aie pas peur.
Musique douce
- Ăa va partir, ton truc ?
- Tu vas ĂȘtre trop beau.
* Musique rythmée forte
*- N'oubliez pas de boire.
Il fait chaud !
Ăa va vous faire du bien. On prend pas de risques.
La buvette est ouverte.
Ăa ne saurait tarder.
On sent déjà que ça chauffe.
Allez, le casque Ă la main,
avec les pilotes qui vont participer Ă la course.
- Je le vois !
*- IIs vont vous offrir une finale de rĂȘve.
L'adrénaline qui monte.
Attention, attentionâŠ
- Va la voir.
- T'occupe.
*- Je vous rappelle que le stock-car,
c'est de la vitesse et du spectacle.
Les pilotes ont deux objectifs. Deux seuls.
Un maximum de tonneaux
et tenir le plus longtemps possible.
Trois minutes de course.
Trois minutes !
Et c'est parti !
Il arrive ! Super, ce premier tonneau.
On peut l'applaudir plus fort encore.
Magnifique !
- Regarde lĂ -bas.
*- Bravo, 325 !
Jean-Yves Bretin fait son premier tonneau.
Allez, allez !
On a déjà des pilotes éliminés.
Ouh, ça frotte la tÎle !
Mais tant que ça roule, le spectacle continue.
Et un tonneau de plus pour le 325 !
Attention, drapeau rouge.
Drapeau rouge, on s'arrĂȘte.
On s'arrĂȘte.
On s'arrĂȘte.
Et c'est reparti !
Il retombe sur ses roues. Il a de la chance.
Thibault Bézan, 345, est aussi retombé sur ses roues.
Jeune homme ! Vous n'avez pas le droit d'ĂȘtre sur la piste !
- T'as rien Ă faire lĂ !
*- Jordan Froissard, beau tonneau !
- Laisse-moi !
*- ll est trĂšs en forme, le 431. Belle attaque !
Super.
Le 325 repart.
Ăa patine, ça patine !
Encore 7 voitures pour la victoire.
Oh, superbe ! Il est déchaßné, 325.
Oh mais non ! Une chandelle !
Oh lĂ lĂ , quel festival !
C'est terminé ! C'est terminé !
On lĂšve le pied au passage du drapeau Ă damiers.
On va pouvoir communiquer le nom du vainqueur.
Et c'est une premiĂšre victoire pour le 325.
Jean-Yves Bretin,
le cadet de cette compétition, il vient de Pimorin,
dans le Jura.
Il nous a régalés !
On l'applaudit bien fort, lles amis !
- Vas-y, qu'est-ce que t'attends ?
Musique douce
- - -
- Oh, Totone !
Musique douce
- - -
- - -
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