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Grande actrice.
Une amie à vous?
Elle a été ma femme...
quand j'avais dix ans et plein de fantasmes.
Quels sont vos fantasmes?
Nadia El Mansour, quelques fois.
Mais en ce moment, elle n'est pas très présentable.
Si la marchandise est trop abîmée, on ne l'achètera pas.
Elle n'est pas abîmée.
Mais il a été difficile d'évaluer son prix.
Vous avez quand même une idée?
Oui.
Votre aviation
doit bombarder ce site.
Cela ferait plaisir à mon cousin.
Mais ça doit se faire
dans les sept jours.
Après, nous allons définitivement perdre la ville.
Cette ville n'est pas attaquée par l'Etat islamique.
Elle est attaquée par la rébellion.
Pour nous,
il n'y a pas une bonne et une mauvaise rébellion.
Il n'y a que des terroristes.
Nous n'interviendrons jamais pour aider votre cousin.
Alors... souvenons-nous de ce film:
'A bout de souffle'.
"Il a dit :
"Vous êtes une dégueulasse.
"Qu'est-ce que c'est dégueulasse ?"
Je vais voir ce que je peux faire.
Sept jours.
Souvenez-vous-en.
Comment on fait?
C'est-à-dire?
Ne me dites pas que vous ignorez
que Shapur Zamani est en prison,
ainsi que votre agent.
Mon agent n'est pas en prison.
Elle est au commissariat.
Il soupire.
C'est terminé.
Non, ça n'est pas terminé.
Il soupire.
Les Syriens exigent un prix très élevé.
Nous avons une semaine pour bombarder un site
qui a été repris par la rébellion.
C'est très cher, oui.
Très cher.
Mais Shapur Zamani vaut peut-être ça.
A condition que son recrutement soit plausible.
Comment faire si votre agent est enfermée?
Elle sortira.
Zamani aussi.
Le problème, c'est que vous la ferez rentrer en France.
C'est évident. C'est ce que je ferais à votre place.
Oui, mais vous n'êtes pas à ma place.
Ni à votre place,
ni à celle de Mme El Mansour.
Tant mieux pour moi.
Vous avez de ses nouvelles?
Non.
Et ce que vous entendrez sur elle dans les prochains jours
sera probablement faux.
Les Syriens vont nous mettre la pression
et ils sont rarement subtils.
Il paraît que vous êtes fort.
Mais là,
il ne faut pas être fort.
Il faut être un putain de génie.
On s'arrête là.
Je ne sais pas ce que vous ferez.
Mais une chose est sûre: dans le commissariat où elle est,
votre petite Loiseau a intérêt,
pour elle, pour vous
et je dirais pour Nadia El Mansour...
elle a intérêt à tenir sa légende.
Je n'ai rien mangé depuis ce matin.
Tu as faim? - Oui.
Quand on aura terminé.
Je peux avoir à boire, au moins?
Elle s'étouffe.
Alors?
Tu ne bois pas?
C'est de l'alcool.
Et alors?
Tu en bois, non?
Non, pas aussi fort.
Donc là, tu n'es pas soûle?
Non. Ils m'ont prise par surprise.
Par surprise?
Tu es arrivée dans cette fête par surprise aussi?
Non, j'étais invitée.
Je ne savais pas que ce serait comme ça.
Alors pourquoi tu revois Shapur?
On est devenus amis.
- Y a qui avec elle ?
- Toute la bande de Zamani a été raflée.
Ils sont détenus à des endroits différents.
Ils ont même été chercher Daria.
- La fiancée ? - C'est ça.
Les Pasdaran veulent atteindre Zamani père à travers son fils.
- J'avais dit que Zamani était dangereux.
On m'a retiré le dossier, ça me rend folle.
- Pas besoin de ça pour être un peu folle.
T'inquiète pas.
Ca va aller, elle va sortir.
Allez.
Musique inquiétante
- Si son portable est éteint ?
- Ca marche quand même. - Combien de temps ?
- 2 semaines.
- S'ils retirent la batterie ?
- Ca marche quand même.
- Vous connaissez les numéros de tout le monde ici ?
- Oui.
- Je veux la même chose pour tout le service.
- C'est-à-dire ?
- Je veux un plan de Paris avec 15 points rouges
qui clignotent. Le vôtre aussi.
On est 2 à le savoir.
S'il y a une 3e personne, vous sautez.
On ne partait pas faire la fête.
Vous croyez qu'on ne le sait pas?
Vous partez préparer des orgies dans le désert.
On allait faire des relevés sismiques!
Avec Zamani?
Il a commandé une étude à notre institut.
Tu parles! Il écoute du rap et prend de la drogue.
Et toi aussi. - Non.
On sèvre les toxicomanes à coups de fouet.
Le téléphone sonne.
Oui.
Ça fait 48 h que tu gardes la Française.
C'est le moment d'une crise diplomatique avec la France?
Pourquoi pas?
Ils ont été durs dans les négociations sur le nucléaire.
Et alors?
On pourrait les faire chier.
Pour leur apprendre.
Dis-moi, Hachem,
que penses-tu de l'accord sur le nucléaire?
Réponds-moi. Que penses-tu de cet accord?
Je ne sais pas.
Alors pourquoi tu décides de notre politique diplomatique?
Connard.
- Marina Loiseau ?
Montez.
Tenez bien vos affaires.
Vous allez à l'enterrement de votre grand-mère.
- On va où ? - A l'aéroport.
- Bonjour. - Bonjour.
- Voici le Dr Lemoine. Je suis en formation.
- Ah, c'est bien ça. - Ca va ?
- Ca va. Bonjour, docteur.
- Voilà. Allez vous reposer,
on va ranger et faire le point.
OK ?
Je suis pile à l'heure.
- Il va appeler là ?
- S'il dit non ?
Le téléphone vibre.
Allô ?
*- Ca va ?
*- Ca va.
*- Maman ?
*- Ca va mieux, c'est pas le cancer.
Et toi ? *- Ouais, ouais, ça va.
- On lui envoie un drone ?
*- C'est chaud. - Hôpital El-Salaam.
Ils vont dans un hôpital ou une école pour téléphoner.
*- Ecoute...
J'ai quelque chose à te demander. On pourrait se voir ?
*- Quoi ?
*- J'ai besoin qu'on se parle.
*- Tu crois que je vais rentrer ? Je suis pas fou.
- Moi, je peux venir.
*- Me parler de quoi ?
- De moi et de maman.
*- On se parle là, non ?
- Oui, mais...
Je voudrais te voir, être sûre que tu vas bien.
*- Beaucoup trop dangereux.
- Pour qui ? *- Pour toi.
- On peut se retrouver dans un endroit
* sans danger, tu me diras où.
*- Tu crois que c'est le Club Med ou quoi ?
T'as pensé à maman ?
*- Maman voudrait avoir de tes nouvelles.
Des vraies nouvelles.
*- Non, ça, t'oublies.
C'est des conneries.
Tu restes là et tu t'occupes de maman.
Elle soupire.
- Guillaume, vous avez lu le dossier ?
Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Elle peut pas lui dire qu'elle veut faire le djihad.
Il achètera pas.
C'est pas une idée qui vient d'un coup.
- Même si elle dit qu'elle osait pas le dire ?
- Pourquoi elle aurait pas osé ?
Elle est très pratiquante ?
- Elle est pratiquante.
- Y a-t-il eu en France un événement
anti-musulman ?
Un discours qui les stigmatise ?
Un truc choquant ?
- Je regarde.
- Rien ?
- Rien de saillant.
- Elle doit inventer une histoire.
Quelque chose qui lui est arrivé, qui l'a marquée.
- La dépêche DGSI de 22h45,
c'est confirmé ?
- Une patiente,
qui l'accuserait d'être une islamiste.
- Elle peut dire que la France n'est plus vivable.
- Elle peut plus vivre son Islam comme elle le veut.
- Excusez-moi, je reviens.
- C'est de plus en plus dur.
- Ca peut marcher.
- Excuse-moi.
Céline. - Oui ?
- Ca va ? - Oui.
J'ai un truc à vérifier dans mon bureau.
- Des nouvelles de Nadia El Mansour ?
- Nadia El Mansour...
Euh, non. Rien de nouveau.
- Pourquoi vous mentez ?
- Mais pas du tout.
- Mal en plus. - Mais non.
- Mentir aussi mal, c'est manquer de respect.
- Nadia El Mansour aurait été exécutée.
- Rumeur ? - Dépêche.
- Les Syriens ?
- Je suis désolée.
- Vous seriez désolée.
Elle aurait été exécutée. C'est du conditionnel.
- On dirait que ça vous fait rien.
- Je vous respecte.
Tenez-moi au courant.
- Donc, comme prévu,
vous avez perdu votre grand-mère.
C'est dur et vous êtes en vacances.
Ne nous contactez pas.
Vous êtes une sismologue en deuil, en vacances, c'est tout.
Pour les messages d'urgence,
vous courrez au Luxembourg,
voilà le trajet.
Si on devait parler, c'est là qu'on le fera.
A priori, on ne vous parlera pas.
Bip - Des vacances
sportives.
OK.
Tenez.
Zamani est sorti hier.
- Le poste m'a prévenu.
Ca dit quoi ?
- Il veut me voir.
Il pense que je suis toujours à Téhéran.
- Votre grand-mère est morte.
Vous êtes partie en catastrophe.
Vous êtes... - Point.
Ca suffit pour qu'il comprenne votre silence.
Si jamais il rappelle, laisse des messages,
ou envoie des fleurs
pour votre grand mère,
vous ne répondez plus.
- Il va trouver ça bizarre.
- On s'en fiche.
- C'est trop risqué ?
- On peut pas faire pire que les Gardiens de la Révolution.
- Et quand je retournerai en Iran ?
- Je ne sais pas si vous y retournerez.
On va évaluer les risques,
étudier votre situation là-bas.
Gardez le contact avec votre patron.
On doit savoir comment il vous perçoit,
s'il a envie de vous garder...
S'il a peur, c'est foutu.
Ce sera un premier baromètre.
- Shapur Zamani n'est plus une cible ?
- Non.
- On perd une mine.
- J'ai pris ma décision.
Bip du portable
- Bonjour. - Bonjour.
- Shapur Zamani va venir à Paris.
- Ah ? Il s'ennuyait ?
- Non, vous allez le faire venir.
- Quoi ?
Et Henri Duflot ?
- Je l'ai convaincu.
- Comment je fais ?
- Prenez contact avec lui, voyez où il en est.
Il a peut-être envie de changer d'air.
- D'accord.
- Il vous a manqué ?
- Non, c'est pas ça.
C'est juste... pour rien.
- Les vacances, ça va un moment.
- Voilà. Je m'emmerde.
- Si vous voulez me contacter, vous avez un compte Twitter ?
Voici une liste de comptes.
Pour prendre contact, abonnez-vous au 1er.
Ensuite, au second.
Moi, je vérifie régulièrement votre activité.
- D'accord.
*- Marina ! Ca va ?
- Et toi ?
J'ai pas pu appeler avant,
avec ma grand-mère et tout.
*- Ma pauvre, je suis désolé.
Pour ta grand-mère et pour l'arrestation,
ça n'a pas été trop dur ?
- Si, j'ai eu peur.
Ils m'ont relâchée plus vite parce que je suis Française.
Et vous ?
*- On est sortis il y a 3 jours.
On est à Genève, avec Daria.
- Vous êtes tout près ! *- Viens nous voir.
- Je dois aider ma mère à vider l'appart de ma grand-mère.
Et je dois aller chez le notaire.
C'est trop bête.
*- Mais oui, c'est tout près.
- Oui, 3 heures de train.
*- On vient !
- Sérieusement ?
- Laissez-le parler d'abord. C'est peut-être mieux.
- Allô ?
*- Tout va bien ?
- Non, ça va pas.
*- Qu'est-ce qui se passe ? - Il se passe que...
que ça ira pas tant que tu seras là-bas.
*- On en a déjà parlé, je vais pas rentrer,
et t'as pas ta place où je suis.
- C'est en France que j'ai pas ma place !
On nous déteste ici, c'est pas une terre d'Islam.
*- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Rien, mais...
C'est de plus en plus dur.
Toi, tu peux pas comprendre.
Toi, t'es dans le pays de l'Islam, là.
*- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- C'est la 3e cliente que je perds.
Elle veut plus que je vienne.
Je lui demande pourquoi, elle me dit qu'elle a peur.
Peur de quoi, je lui dis.
Elle me dit,
je sais pas ce que vous mettez dans vos piqûres.
Elle a peur que je l'empoisonne.
On est des pestiférés.
Voilà, je veux te rejoindre.
Je pourrai t'aider, là-bas.
Y a des gens que je pourrai soigner
qui auront pas peur de mon voile.
Autour de toi, y a pas des gens qui ont besoin
que je les soigne, que je les aide ?
*- Pourquoi tu me l'as pas dit la dernière fois ?
- Tu m'as pas laissé le temps.
*- Ecoute, si tu viens, tu dois faire ce que je te dirai.
Sinon, je peux pas te protéger.
On va se retrouver dans un endroit sûr.
Je vais réfléchir.
Je t'appelle demain.
Je dois m'organiser.
- Je t'obéirai.
On se parle demain, même heure.
*- Petite soeur. - Oui ?
*- Mon coeur se réjouit de ce qu'il entend.
* Un homme l'interpelle.
Faut que je te laisse.
Ils ont besoin de moi, je te rappelle.
- Il a dit oui ?
- C'est trop dur de devoir mentir à mon frère.
- C'était le seul moyen de l'aider.
- Et...
Si je vous demandais de venir avec moi ?
Y aller toute seule, c'est impossible, vous le savez.
*- Mon coeur se réjouit de ce qu'il entend.
* Un homme l'interpelle.
Faut que je te laisse.
Ils ont besoin de moi. Je te rappelle.
- C'est le type qui parle en arabe derrière ?
Elle repasse la bande sonore.
- "Toufik Al-Azraq Dakin,
"viens, on a besoin de toi."
- C'est quoi ?
- Azraq Dakin, ça veut dire bleu foncé.
- C'est son surnom ?
- C'est sûrement son nom de djihadiste.
Je comprends pas très bien "Toufik le bleu foncé."
Je vais me le repasser, peut-être qu'il y a un truc
que j'entends pas.
Elle repasse la bande sonore.
*- Faut que je te laisse.
Ils ont besoin de moi. Je te rappelle.
- Dire qu'il était à l'autre bout du fil...
Le type qui décapite avec un couteau de boucher.
C'est bizarre de porter une alliance
alors que je suis pas marié.
- Ah.
- Et toi ?
- Quoi ?
- T'es mariée ?
- Non.
Mais j'ai quelqu'un.
- T'es sérieuse ? - Oui.
- Limite chiante ?
- Trop chiante pour toi.
Le chef attend mon rapport.
On frappe à la porte.
Bonjour.
Je suis vraiment désolé.
Tu as été arrêtée à cause de moi.
Tu as failli rater l'enterrement de ta grand-mère.
C'était dur.
Mais tu n'y peux rien.
Si, j'y suis pour quelque chose.
Bonjour.
J'ai une grosse dette envers toi.
Et mon père est d'accord, pour une fois.
Je vous emmène à la Tour d'Argent.
Tu connais la Tour d'Argent?
Shapur, je ne vais nulle part. Je suis fatiguée.
Je vais m'allonger un peu.
Qu'est-ce que tu as?
J'ai dû attraper une saloperie.
Shapur, tu viens m'aider?
Aïe! Fais attention, merde!
Musique intrigante
Qu'est-ce qu'elle a, Daria?
Elle a mal.
Où? - Au dos.
Elle s'est brûlée?
On lui a donné le fouet.
Quoi?
Elle a refusé de porter le Coran pendant le fouet,
alors elle a eu 30 coups au lieu de 10.
C'est affreux.
On a vu un spécialiste des brûlures à Genève.
Elle est choquée.
Ce n'est pas de ta faute.
Je pensais que ça ne pouvait pas lui arriver.
Que nos liens la protégeraient.
C'est l'inverse. Comme elle est avec moi, ils s'en sont pris à elle.
Je peux te demander quelque chose? - Bien sûr.
J'ai un rendez-vous important ce soir.
Organisé par mon père.
Tu peux rester avec Daria?
Je ne veux pas qu'elle soit seule. - D'accord.
Je vais rester avec elle. Bien sûr.
Je crois qu'elle dort. Je vais voir.
Sonnerie de téléphone
*- Oui ?
- On peut parler ? *- Oui.
Musique de suspense
Son téléphone vibre.
- Allô ?
*- C'est Henri.
- Tout va bien ?
- Oui. Dis-moi, t'es où ?
- Rue de Lille,
* devant un resto, j'ai un rendez-vous.
- Tant pis, je suis à la boîte
et je voulais boire un verre.
*- Tu bosses tard. - Excuse-moi.
*- C'est pas grave, à demain.
- A demain.
- Tenez. - Merci.
- Au revoir. - Excellente soirée.
Voilà.
- Merci.
Emmanuel Boirond, il s'occupe des dossiers sensibles chez Areva.
Shapur Zamani a dîné avec lui hier soir.
Ils ont passé la soirée ensemble.
- A la demande de son père ?
- Forcément.
- Comment vous avez fait ?
- C'est mon métier.
C'est d'accord.
- Chevalier a donné rendez-vous à sa soeur
dans une bergerie en Turquie près de la Syrie.
C'est une région truffée de bergeries.
On ignorera laquelle c'est jusqu'à votre arrivée.
Chevalier a dit qu'il vous y rejoindrait 48h après.
Il partira probablement de Mossoul en Irak.
- OK.
Donc on s'y rend et une fois qu'on y est,
on attend qu'on nous emmène à cette bergerie ?
- Voilà !
- OK. Et donc...
En admettant qu'on parvienne à la bergerie,
qu'est-ce qu'on fait là-bas ?
- Dès que vous y êtes, le GIGN turc
prend le relais et transforme la bergerie
en souricière.
- C'est les Turcs qui feront ça ?
- On est en Turquie, c'est mieux que ça soit eux.
Ca vous pose un problème ?
- Non.
Ils vont faire quoi exactement ?
- On ne vous dit pas.
Vous devez être aussi surpris que la fille.
- Ah, d'accord.
Et s'il y a une couille pendant le trajet ?
- On fera en sorte qu'il n'y en ait pas.
- Vous avez prévu un canal de communication ?
- Entre vous et nous ? Certainement pas.
Par contre, entre nous et les Turcs,
ça va chatter sec !
Raymond,
vous accompagnez Mère Teresa.
Elle compte sur vous pour convaincre
son frère de rentrer.
Vous avez juste à jouer ce rôle :
être l'avocat qui va sauver son frère.
- J'ai bien compris, oui.
- S'il se passe quelque chose qui vous surprend,
y a 80 % de chance que ça soit nous.
- 80 % ?
C'est super !
- Messieurs, euh...
Je voudrais parler à Raymond, c'est possible ?
- On vous laisse.
- On est en train de vous dire
qu'il y a une chance sur 5 pour que ça foire.
Vous comprenez ça ?
- Oui.
- Si vous voulez renoncer,
aujourd'hui, c'est possible, on vous en voudra pas.
Au contraire,
on vous en voudra de partir si vous ne le sentez pas.
On oblige personne à faire ce genre d'opérations
sans le sentir.
Vous pouvez encore dire non.
- Et qu'est-ce qui se passe alors ?
- Ca, ça ne vous regarde pas.
- J'y vais.
Complètement.
* Télévision
- Agis donc de telle sorte
que tu traites l'humanité aussi bien
dans ta personne que dans la personne de tout autre.
Toujours et en même temps comme une fin,
et jamais simplement comme un moyen.
$428.00
- Voilà.
- L'autre... Ouais.
Tu veux pas éteindre ? C'est pénible.
- Je coupe le son.
- T'attends quelque chose ?
- Oui.
- T'attends quoi ?
- 3e maxime.
- 2 choses remplissent l'esprit
d'admiration et de craintes incessantes.
* "Ma Bentley"
Elle soupire.
On frappe à la porte.
- Merci.
Je suis désolé,
j'ai mis 2h30 à venir avec la sécurisation.
- Trajet improbable ?
- Je sais pas combien ils étaient sur moi,
ils sécurisent un peu.
- C'est pour ça qu'on se retrouve là,
à l'hôtel.
C'est pas mon idée,
j'aurais préféré un café.
- Je sais.
- J'ai pas choisi l'hôtel non plus.
C'est la DGSE.
- Goûts de chiotte.
- J'ai rien choisi du tout en fait.
- De me voir ? - Si, de te voir,
c'est moi qui ai demandé.
J'aime pas ne pas avoir de tes nouvelles.
Comment ça va ?
- Ca va, ça va, ça va.
Le boulot, c'est un peu chaud en ce moment.
Et toi ?
- Ben, l'Iran.
- Tu peux rien me dire.
- Pas grand-chose.
- J'ai une copine.
- Ah, c'est bien, c'est qui ?
- Euh, je la connais par la DGSI.
- Une terroriste ?
Rires
- C'est une collègue.
On va vivre ensemble.
- Ah, carrément ?
- Ca se passe bien.
C'est bien. Elle est bien.
Mais c'est pas toi.
Il s'éclaircit la gorge.
Tu rentres souvent ?
- Non, là, c'était pas prévu.
- Mais tout va bien ?
- Oui.
Ca a été un peu chaud,
mais maintenant c'est fini.
- Tu vas y retourner ? - Oui.
- Attends, attends.
- C'est ta copine ?
- Non, pas... je...
- T'as pas envie ?
- C'est pas ça, c'est...
C'est trop long, le trajet, tout ça.
La sécurisation, ça me...
Ca me coupe tout.
- Tu veux regarder des clips ?
- Non, je vais y aller.
- OK.
Salut, alors.
- Euh...
- C'est ce qui est...
T'as pas besoin de le justifier.
Ca s'impose à toi comme l'impératif catégorique.
Après, t'as l'impératif
hypothétique.
C'est des...
C'est des obligations.
Des obligations liées au but, en fait.
Tu crois que ça va aller ?
- Dans notre métier, on ne gagne aucune guerre,
on ne gagne que des petites batailles.
Et quand on les gagne,
c'est jamais vraiment des victoires.
On en sort quand même avec des blessures.
Oui, ça va aller.
Ca va aller, ma fille.
Je voulais le dire, je voulais le crier,
mais je savais que ça n'allait pas aller,
et que ça n'irait jamais.
Ça va, Basem?
Toilettes?
Non, merci. Mais tu n'as pas l'air bien.
Qu'est-ce qui se passe?
Je suis transférée?
Dis-moi, je pars au tribunal?
Pour une audience?
Taisez-vous. - Pour une autre prison?
Je suis désolé.
Cris étouffés
Ça ira très vite, madame.
Coup de feu
Ramenez-la dans sa chambre.
- Nadia.
Nadia, réveille-toi.
Tu as eu peur?
C'est normal.
J'ai évité le pire pour toi.
Les Américains ont tenté de te négocier.
Ça n'a fait qu'empirer ta situation.
Le juge Badran a repris ton dossier.
Tu risques d'être exécutée.
Là, dans la cour, comme tout à l'heure.
Qu'est-ce que tu veux?
Bachar
nous demande à nous,
les services secrets,
en quoi tu peux lui être utile.
Et nous, on lui répond:
si elle soutient l'opposition qui ne nous fait pas de mal,
elle est utile
parce que sa parole compte.
Alors voilà.
On te libère si tu vas à Paris
soutenir publiquement et activement l'opposant Ahmad Al-Roumi.
Appuie-le, chante ses louanges.
Si tu refuses,
c'est fini pour toi.
Une fois à Paris,
si on n'est pas content de ton travail,
tu seras liquidée.
Et ta famille aussi.
- On sécurise encore ?
- Jusqu'à ce qu'elle rentre à son hôtel.
- OK.
Tonalité
*- Marina.
- Ca va ?
Oui.
- T'es sûr ?
Tu m'as...
Tu m'as appelée 14 fois.
Ça ne va pas.
Tu pleures?
Tu es où?
Je ne veux pas que Daria me voie comme ça.
Tu as pris quelque chose?
Viens m'aider.
Tu es où?
Au Louvre, devant la pyramide.
J'arrive.
Excusez-moi, je vais au Louvre finalement.
- Elle va où, là ?
Le téléphone vibre.
- Allô.
- C'est Mémé. *- Oui ?
- On sécurise Phénomène pour sa rencontre.
- Oui ?
*- C'est fini, mais elle rentre pas à son hôtel.
Elle va vers le Louvre, là.
*- Je m'en occupe.
Musique dans les écouteurs
Musique de suspense
Son téléphone sonne.
- Allô ?
*- Vous faites quoi ?
- Je retrouve un ami iranien.
*- N'y allez pas. - Mais j'y suis.
*- Passez votre chemin.
- Pourquoi ?
*- Il est suivi par le contre-espionnage iranien.
- C'est pas un problème, si ?
Il vient vers moi. Je fais quoi ?
*- Tant pis. - Tant pis quoi ?
*- Vous avez raison. Rapport demain.
Tu es venue.
Soupir de soulagement
Mais qu'est-ce qui se passe?
- Euh...
Je me suis engueulé avec Daria.
Il ne faut pas qu'elle me voie comme ça.
Engueulé pour quoi?
Elle ne veut pas retourner en Iran.
Elle veut qu'on fasse notre vie ici.
- Tu suis.
Tu rends compte ?
Le téléphone sonne.
- Oui.
*- Pardon, il est tard, mais on savait pas
s'il fallait en parler tout de suite.
Est-ce que c'est normal que Phénomène
fasse un Paris by Night avec un garçon ?
- Le type de la DGSI ?
C'est pour ça que vous la sécurisez.
*- Non, un autre rencontré ensuite.
Très brun, très bronzé.
Ca pue l'Iranien.
Si je puis me permettre.
- S'ils se séparent, l'un de vous le suit.
Vous me l'identifiez, je veux tout savoir.
- Le calme avant la tempête ?
- Tu t'inquiètes pour moi ?
- Pas du tout.
- T'es venue me dire au revoir ?
- T'es content de partir avec une infirmière ?
C'est un fantasme ?
- Non.
Non, mais, elle est touchante, cette fille. Je l'aime bien.
Musique inquiétante
- Merci.
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