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Zulu
ll est des histoires �piques et nobles,
� jamais perdues dans les sables du temps,
oubli�es ou alt�r�es par des rois cruels
qui ne peuvent distinguer que les murmures de ces l�gendes.
Par ici, Scottie. Descends.
D'autres histoires sont autrement plus effrayantes
pour qu'on ne risque de les d�voiler aux plus jeunes.
Certaines histoires nous �chappent
parce qu'elles ne font pas l'unanimit� du public
ou parce que le film est bien trop long, l'histoire souffrant alors de balafres.
Ceci est une de ces histoires.
Ceci est la balle du grain,
la cr�me du lait...
la mousse au chocolat du buffet "desserts � volont�",
le membre le plus excentrique du groupe Prince & the Revolution.
Ceci est Le film perdu, "Bonjour, Ron Burgundy".
BONJOUR, RON BURGUNDY LE FIL< PERDU
Pas de panique, San Diego, Papa arrive.
- Ron Burgundy ! Vous �tes le meilleur ! - T'as la p�che, San Diego.
Ron Burgundy vient de me donner sa tasse !
H�, Ron Burgundy ! Vous devriez faire un reportage sur moi.
Vous m'�clatez,
Ron, � ta sant� !
Salut, p'tit verre.
Peace, mon fr�re. J'suis avec toi.
J'aime ton p'tit cul.
J'm'appelle Sue. Je suis dans l'annuaire.
Ron Burgundy avait atteint le sommet en tant que journaliste � la TV...
N'aie crainte, symbole de ma patrie.
...partageant l'antenne
avec sa ch�re Veronica Corningstone.
Attends un peu, qui est cet Apollon ?
Si Ron Burgundy Le Dit... C'EST LA VERITE
La ville de San Diego avait maintenant son roi et sa reine,
qui r�gnaient d'une main puissante et quelquefois sexy aussi.
Cependant, Veronica avait r�cemment �t� nomin�e
pour le prix de l'excellence en journalisme
et �tait en d�placement.
Pour une fois, Ron �tait donc seul avec son �quipe.
Alors, t'as saut� quelque chose hier soir ?
Non. Hier soir...
Je suis rest� � la maison, j'ai bu six bouteilles de vin,
je m'suis piss� dessus, puis je suis all� au
o� j'ai descendu quelques chiens sauvages.
Typique pour un mardi, quoi.
H�, les gars, c'est quoi, ce mot ?
- "Parce que". - Par-ce-que.
- Parce que. - C'est un mot, �a ?
Les gars, qui a besoin que je le resserve ?
Je prendrai un Gin tonic... sans tonic.
Ron...
Je sais, je sais. Je suis un vilain gar�on. Un tr�s vilain gar�on.
Je sais, c'est b�te. OK, presque 18 h.
Faisons ce pour quoi on nous paye.
Unique. New York.
La tarentule tapote ses papattes.
Papattes. Papattes.
Snoopy a saut� dans l'oc�an.
La Torche Humaine n'a pas re�u d'emprunt.
Le pyromane a la manie du pyro. Pyromane. Pyromane.
On se pr�pare.
Vas-y, Phil.
A l'antenne dans cinq, quatre...
LE JOURNAL SUR CHANNEL 4
Voici le journal de 18 h.
Bonsoir, je suis Ron Burgundy, et voici
les nouvelles de ce jour. Une coalition internationale
s'est unie pour r�soudre
une bonne fois pour toutes le myst�re du Dahu.
La conf�rence, tenue �
a accueilli les plus grands hommes de sciences
- des USA... - Ron Burgundy. Sacr� b�te.
Si j'avais 30 ans de moins...
J'lui ferais une sacr�e pipe.
...avec des chiffres assez choquants
venus tout droit de Washington. Voici Brian Fantana
dont le reportage va vous surprendre.
Ce soir, je conclus mon reportage en cinq parties
sur les m�faits de l'allaitement.
Souvenez-vous, ch�res m�res,
ces t�tons sont mieux plac�s entre nos mains.
Le temps va �tre agr�able ce week-end,
comme va nous le dire Brick Tamland.
Le thermom�tre est mont� jusqu'� 40 degr�s
dans certaines r�gions. Et �a, mes amis,
c'est tr�s, tr�s chaud. Chaque ann�e, je fais le m�me appel
aupr�s des propri�taires d'animaux domestiques.
Si vous les laissez dans votre voiture
par cette chaleur, assurez-vous de leur donner des jouets
et de fermer les vitres afin que la chaleur ne rentre pas dans la voiture.
De grandes nouvelles dans le monde du sport.
Champ Kind va nous dire tout �a.
Un grand soir pour les Padres qui
concluent trois matchs contre les Dodgers.
lls ont perdu 4 � 2.
La balle est partie de travers, et vous savez quoi ? J'vais vous dire.
Whammy !
Dave Winfield s'est tap� Burt Hooten !
On pr�pare la trois.
Je suis Champ Kind. A vous, Ron.
Un nouveau membre du zoo de San Diego est n� aujourd'hui.
Linda la girafe a donn� naissance � un petit gar�on de 20 kg.
On nous dit que le b�b� girafe a �t� baptis� Libert�.
L'�quipe de basket des Clippers a maintenant un nouvel avant-centre.
C'est trop poilant !
Je suis Ron Burgundy. La classe, San Diego.
Hors antenne.
En plein dans le mille,
mon gars.
Ron, le m�t�orologue de Channel 2
organise une petite sauterie.
Tous les journalistes de la ville y seront.
Il est temps de montrer aux demoiselles du coin
� quoi ressemble la meilleure �quipe de journal TV.
L'�quipe du journal !
Le journal termin�, et Veronica �tant absente,
il �tait temps de faire une seule chose : faire la f�te... et quelle f�te !
Je pourrais pas faire �a. Je pourrais pas.
- C'est quoi, la chaude pisse ? - J'sais pas, mais �a a l'air sympa.
- Salut, Ron. - Garth, et ton divorce ?
Pas g�nial. se souviennent plus de...
J'ai pas trop le temps. T'as fini ? On dirait que oui.
Salut, Pete. T'as la forme. Toi aussi.
- Attention au lancer du canon ! - H�, tout le monde !
C'est l'heure de l'orgie !
Apparemment, y'a que moi qui suis pour. Retournez � vos occupations.
Tout le monde � terre !
Ceci est un braquage ! Nous sommes les R�veil
Dring, dring, dring !
- La guerre a commenc�. - Jouez pas au h�ro.
Je m'�clate ! C'est une f�te d'enfer !
Nous faisons la r�volution. On reprend ce qui est � nous.
R�veillez-vous, le r�veil est en train de sonner.
Dring, dring, dring !
Tremblez !
On se d�p�che !
Nous lib�rons cet argent pour que la v�rit� soit dite
et que le peuple de cette ville se r�veille.
Nous sommes le R�veil
Quelle soir�e d'enfer. Je suis � plat.
J'ai d� boire 70 bi�res. Litt�ralement.
J'ai mang� de la fibre de verre,
et c'�tait pas de la barbe � papa comme on me l'avait dit.
J'ai l'estomac qui gratouille.
Je me suis r�veill� et j'ai chi� un �cureuil.
Le pire, c'est qu'il �tait encore vivant.
Je me retrouve donc avec un �cureuil couvert de merde
qui tra�ne dans mon bureau, et je sais pas comment l'appeler.
Appelle-le Shawn.
OK, regroupons-nous.
Bonjour, tout le monde. Voici les sujets du journal d'aujourd'hui.
Le groupe de protestation les R�veil
a braqu� une troisi�me banque ce matin.
au cas o� il y ait du nouveau
et qu'on doive couvrir �a au journal.
Veronica �tait arriv�e aux studios directement de l'a�roport...
et le c�ur de Ron bondit
� la vue de sa bien aim�e.
Ron, mon gros lapin.
Prends-moi, prends-moi sur la table de conf�rence.
J'arrive, baby !
- Ron, contr�le-toi donc ! - Pas avec la lumi�re allum�e !
Faisons un b�b� !
Que c'est sexy !
Je suis pr�t !
- C'est un animal sans laisse ! Fuyez ! - Remets-la dedans !
Non, c'est pas ce qu'il voulait dire ! Sors-la !
Mais m�me au milieu de ce suppos� bonheur,
les ennuis peuvent surgir et dire :
"Ne m'oubliez pas."
- Regardez-moi �a. - Ouais !
Il doit y avoir 20000 $ l�-dedans. Assez d'argent pour faire la r�volution.
On a assez de fric pour armer le peuple, nourrir le peuple,
et soulever les masses.
Savez ce qu'on devrait faire avec ce bl� ?
On devrait s'acheter un gros sachet d'herbe.
Et la r�volution, alors ?
Notre mission... est clairement d�crite dans notre manifeste.
- Et il est o�, ce manifeste ? - Je suis en train de l'�crire.
Je commence � me dire que t'es l� que pour la...
Vous voulez savoir quelle est notre cause ?
Ouais, s'il te pla�t.
Le groupe �tait � un point tournant.
Pendant des mois, Paul avait mis de c�t� le manifeste
pour fumer de l'herbe et braquer des banques.
A pr�sent, il �tait temps d'�claircir le message
ou il allait perdre le contr�le de son groupe de rebelles.
La TV !
Cette boite � propagande,
si on ne la contr�le pas...
elle contr�lera nos esprits
et l'esprit du peuple.
Ecoutez donc les mensonges qu'elle raconte.
Bonjour.
Je suis Ron Burgundy, le chouchou de la TV.
J'entends de plus en plus de choses sur les gamins
qui fument de l'herbe, de la marie-jeanne.
Pourquoi donc ?
Pourquoi ne pas jouir des choses simples de la vie ?
Pourquoi ne pas regarder un arc-en-ciel,
s'asseoir sous une cascade, boire un grand verre de scotch,
ou encore fumer un paquet de cigarettes ?
O� sont pass�s ces plaisirs simples ?
Ont-ils disparu avec les dinosaures ?
Pas dans mon livre � moi.
Car il n'y a qu'un seul livre :
la Bible.
Jetez-y un �il � l'occasion.
Les biblioth�ques en sont pleines.
Bonsoir.
Ceci fut un message publique...
- Ecoutez-moi cette merde ! - Ron Burgundy, c'est lui le diable.
On doit reprendre les ondes !
Ron Burgundy n'a aucune id�e de ce qui l'attend.
Il est pas mal.
Cam�ra deux.
Gros plan sur la deux.
Bonsoir, je suis Ron Burgundy.
Voici les nouvelles de ce jour.
Le groupe de braqueurs de banques se nommant les R�veil
ont de nouveau frapp�. En direct, retrouvons Brian Fantana
en exclusivit� pour Channel 4. Brian ?
La police est d�concert�e face � cette s�rie de braquages.
Ils ont peu de preuves ou de pistes.
- Tout ce qu'il leur reste � faire... - C'est quoi, cette puanteur ?
On dirait qu'un routier a gerb� sur une pile de poissons morts.
H�, ducon, mets-la en veilleuse. J'suis � la TV.
A vous, Ron.
...ce qui prouve que m�me un aveugle
et sa chouette domestique
peuvent trouver le bonheur dans ce monde cruel.
Laissez-moi le temps de...
reprendre mes esprits.
Des moments pareils rendent mon m�tier � la fois dur et merveilleux.
Que d'�motions. Beaucoup d'�motions.
Bien... c'est tout pour les nouvelles de ce soir sur Channel 4.
J'en suis encore retourn�. Tout retourn�.
C'est tout pour les nouvelles de ce soir sur Channel 4.
Je suis Ron Burgundy. La classe, San Diego.
Qu'est-ce que c'est ?
Une chanson qui m'a fait penser � une personne tr�s sp�ciale
qui s'av�re �tre en voiture avec moi.
Ron, je pr�f�rerais que vous regardiez la route.
Pas d'inqui�tude. Je connais ces rues comme ma poche.
regardez la route.
- Car je commence � avoir tr�s, tr�s peur. - C'est une Pontiac Catalina, au fait.
Elle a une bonne tenue de route.
faites attention, s'il vous pla�t.
Tenez-vous.
Vous avez des yeux merveilleux,
comme ceux d'une licorne ou d'une princesse.
On vous l'a d�j� dit ?
Non.
J'ai pas encore eu d'accident...
ce mois-ci. J'en ai pas eu en janvier dernier non plus.
Y'a une famille espagnole qui essaye de traverser la rue...
Je sais, la famille Rodriguez.
Vous aimez la cuisine Tha� ? Vous devriez essayer ce petit resto.
Et si vous cherchez un bon supermarch�,
cet endroit est pas mal.
- Comment vous faites ? - On y est presque.
Je vais faire un cr�neau.
Et voil�.
Bon sang...
- quelle vue magnifique, - Je sais.
�a m'�poustoufle toujours.
De ce c�t�, on voit l'Observatoire de San Diego.
Plac� au plus haut point de la ville.
J'ai toujours r�v� de faire le journal de cet endroit.
Notre �mission passant
de plan�te en �toile de par la Voie Lact�e
jusqu'� la fl�che de Jupiter.
"Faire le journal...
avec les dieux", comme j'aime dire.
Atteindre les gens � travers les ann�es lumi�res.
C'est donc l� que Ron Burgundy se r�fugie
quand il est fatigu� d'�tre le chouchou du journal TV ?
Vous me faites faire des �tincelles.
Comment allez-vous ? Plaisir de vous voir.
Et voil�.
- C'est pas grand chose... -
- C'est charmant et color�. - Bien.
- - Oui.
Gr�ce � votre reportage sur les propri�taires abusifs,
- on a eu du chauffage pour No�l. - Journal du 11 octobre.
Un mardi. Je portais une cravate rouge tachet�e de blanc.
Vous �tes Paula Tran ?
Vous �tes un tr�sor national,
l'air conditionn�.
A bient�t.
Cette ville vous adore.
C'est comme �tre p�re d'un million d'enfants
dont 7 % sont asiatiques.
Alors que les choses se concr�tisaient entre Ron et Veronica,
le reste de l'�quipe �tait seul...
et dans la confusion totale.
J'ai vu un truc super dr�le l'autre jour, un ballon
qui sautait au bout d'une ficelle.
Je le frappais de la main et il revenait en sautant.
Vous auriez d� voir �a.
Si on faisait quelque chose ? Je m'ennuie.
J'ai une id�e.
Si on allait ruiner la pelouse de l'�quipe de Channel 9 ?
Whammy ? Whammy !
Et pourquoi pas ?
Ah non, �a suffit !
Fils de pute ! C'est la cinqui�me fois ce mois-ci !
J'en ai marre ! J'ai fait la Cor�e, moi !
Ron me manque.
Je dois admettre,
que la premi�re fois que nous nous sommes rencontr�s,
j'ai pens� que vous �tiez comme les autres.
Les mots me manquaient ce soir-l�.
J'aurais eu besoin d'un t�l�prompteur !
J'en ris encore.
Quels sont vos r�ves ? Quelles sont vos aspirations ?
- Quelles sont vos passions ? - Et bien...
�a peut �tre dur � croire, mais nous partageons les m�mes r�ves.
je veux �tre pr�sentateur national.
Et bien ! Et moi, je veux �tre roi d'Australie !
Vous d�lirez compl�tement.
Je suis s�rieuse,
J'ai eu la malchance
d'aspirer � des activit�s domin�es par les hommes.
Quand j'�tais petite, au lieu de jouer � la poup�e,
je jouais au militaire ou au boucher.
Plus tard, au lyc�e, au lieu d'�tre pom-pom girl,
j'ai �t� �lue pr�sidente du club de tir.
Un jour, alors que je lisais les annonces au haut-parleur,
le simple son de ma voix...
si puissante, dominant les autres �l�ves,
attirant leur attention, j'ai...
J'ai su que je devais accomplir une seule chose,
et devenir la premi�re journaliste nationale.
Et oui, c'est un chemin long et solitaire...
difficile... et solitaire.
Vous �tes �lectrique.
Ron, d'ami � ami,
je voudrais te dire de faire attention.
Sois prudent, car...
tu nous rends mal � l'aise avec ce genre de discours.
Et bien, ce matin... quand je me suis r�veill�
et que j'ai vu Veronica pr�s de moi...
pendant un dixi�me de seconde...
j'ai aim� quelqu'un d'autre que Ron Burgundy.
C'est insens� !
Tu es toi, et elle est diff�rente.
Tu l'aimes ? C'est de la folie.
Si l'amour est une forme de folie, enfermez-moi donc
et jetez la cl� !
Salut, tout le monde !
Papa est � la maison !
que je suis heureuse de te voir.
On regarde pas dans les yeux !
Oh mon ch�ri.
J'ai pass� la journ�e � nettoyer tes troph�es et � cuisiner toute nue.
Faisons crac-crac.
Vilain gar�on !
Je suis un vilain gar�on !
Que j'aime ma vie !
Retire �a tout de suite, Ron.
Ou alors avoue qu'on t'a jet� un sort
ou quelque diablerie, ou qu'une b�te t'a piqu�.
- C'est fou ! - O� est Veron...
- Veronamaca ? - Elle pr�pare son premier reportage,
le d�fil� de mode des chats.
J'esp�re qu'elle va assurer. C'est un gros morceau.
Accueillons ensuite un de nos favoris... la belle et le pirate.
Nous assisterons � un mariage de pirate jou� par des chats.
Et voici maintenant Felinus pr�t pour la bataille.
Passons � la conclusion et barrons-nous d'ici.
Salut, je m'appelle Paul. C'est chouette, ce que vous faites.
On pourrait prendre un verre de Tang ensemble.
Ecoutez, je passe en direct, alors veuillez m'excuser.
J'ai remarqu� les c�bles. Ils partent de votre camion.
J'ai failli me prendre les pieds dedans.
N'importe qui peut passer � la TV avec un camion comme �a ?
en direct dans 20 secondes.
- - Je pige.
Que la v�rit� r�sonne et r�veille ceux qui dorment
dans cette ville de mensonge. Alors, un Tang, �a vous dit ?
Foutez-moi le camp ou je vous en colle une !
�a tourne dans trois...
Quel spectacle � la
Et pour une fois, les chats ne sont pas pass�s de mode.
Bien au contraire, ils nous ont fait miauler d'admiration.
En direct de la je suis Veronica Corningstone,
pour le journal de Channel 4.
Gentille petite histoire. C'�tait bien s�r Veronica Corningstone.
J'aimerais dire en passant que nous sortons ensemble.
Et je dois dire qu'elle manque pas d'imagination au lit.
Elle m'a fait un truc mardi soir
avec un hula-hop, un lasso...
- et une cuill�re � glace. - Ron !
Quoi ? Ceci conclut notre journal de 18 h.
Je suis Ron Burgundy.
La classe, San Diego.
Excellent. Tr�s, tr�s bon.
Tu ne manges pas ?
Que tu es b�te !
J'arrive pas � croire que tu aies dit qu'on sortait ensemble !
- J'ai pens� que �a te ferait plaisir. - Tu piges pas ?
Je crois pas qu'on m'ait entendu. Je l'ai dit tr�s vite.
- En plus, les gens... - Salut, vous deux.
- F�licitations. - Ouais, c'est remarquable.
Je parie que vous assurez tous les deux au pieu.
Disons qu'on aime le travail bien fait.
Et cette petite dame-l�, elle sait ce qu'elle fait.
- Ouais. - Bien.
- Vous faites du sport ? - J'ai le dos fragile.
Le bas du dos surtout. Je dois donc faire gaffe.
A part �a, je peux faire des trucs au lit
- qui vous �poustoufleraient ! - Ron !
Bonne soir�e.
Que c'�tait gentil.
Je suis d�sol�, Veronica... Vraiment !
Je sais pas quoi dire... Je me suis emball�.
Ecoute, mon boulot, c'est le reportage.
Et la nouvelle du jour...
dans le monde de Ron Burgundy, se d�cline ainsi :
"J'aime Veronica Corningstone."
Oh, Ron !
Vous vous �chauffez, l� ?
Oh non, pas maintenant. Plus tard, peut-�tre.
- Arr�te de lui r�pondre. - J'essaye d'�tre poli.
S'�chauffer, c'est ce qu'il y a de mieux. Salut.
Je ne me suis pas pr�sent�. Geoff Grendon. E, O, deux F.
- Geoff Grendon. - Si vous cherchez un photographe...
- Photos de mariages... - Super.
Photos coquines.
Je veux votre num�ro. J'ai pas de stylo, par contre.
- Vous �tes vraiment impoli. - Ouais, ben...
Vous reprendrez du fromage ? Je peux...
Ch�rie, passe ta serviette, que j'�crive son num�ro.
- G-E-O-F-F. - G...
- G-E-O-F-F, Grendon. - Grendon.
Je comprends bien, C'est n�anmoins mon fils,
et j'aimerais que vous ne le traitiez pas de "sale petit animal".
Bon, si �a vous fait plaisir.
que Chris a atteint
un point tournant.
Pardon ?
Pas vous ? C'est votre opinion.
Laissez-moi...
Laissez-moi... Tr�s bien.
Oui, bonne journ�e. Au revoir.
Je peux repasser plus tard,
Non, juste un truc avec mon fils.
Il semblerait que notre cadet, Chris,
ait �t� pris avec de l'acide et un fusil � harpon.
que puis-je faire pour vous ?
J'aimerais enqu�ter sur l'affaire des R�veil
Une source s�re du FBI m'a r�v�l� qu'ils s'en prendraient � la ville enti�re.
Occupez-vous donc du reportage sur le pain de viande. On verra apr�s.
Et si je refuse ?
Vous serez probablement vir�e.
Garth, je m'en occupe !
Je devrais probablement vous virer, poup�e.
Si c'est le cas, je porterai plainte pour harc�lement sexuel.
Oh, �a me pla�t bien !
Harc�lement sex-uel.
Vous avez beaucoup � apprendre sur les rapports professionnels.
"Vous avez beaucoup � apprendre sur les rapports professionnels."
Ceci est immature et inutile.
"Ceci est immature et inutile."
- Arr�tez. Arr�tez ! - "Arr�tez. Arr�tez !"
- Arr�tez ! - "Arr�tez."
J'ai pas vu une chose pareille depuis la sixi�me.
"J'ai pas vu une chose pareille depuis la sixi�me".
Allez vous faire foutre !
C'est une offre ?
Si c'est le cas, �a m'int�resse !
Veronica brillait au journal TV aupr�s de Ron.
On disait m�me qu'elle brillait trop.
Alors elle continuait de recevoir prix et �loges,
l'ego de Ron finit par craquer.
ll pouvait aimer Veronica, il pouvait partager le plateau avec elle,
mais il ne pouvait pas vivre dans son ombre.
Il faut qu'on l'arr�te.
- �a va trop loin. - Je veux pas �tre "co-pr�sentateur".
Ron Burgundy est "le" pr�sentateur.
- Elle �crit ses propres reportages. - Ses propres reportages.
Et �a limite tes chances de passer sur les cha�nes nationales.
Je suis content qu'on se retrouve. Cette femme t'a tourn� la t�te.
- J'aime bien Ron. -
Vous vous souvenez de cette esp�ce de p�dale qui devait faire la Bourse ?
Ouais, on �tait 51 % s�rs qu'il �tait homo.
Oh, il l'est. On a pass� la f�te de No�l � se tripoter.
- Quoi ? - Non, rien.
On n'a qu'� s'occuper de Corningstone comme on s'est occup�s de lui.
J'suis pour.
C'est donc r�gl�. C'est la guerre contre Corningstone.
Au fait, Brick, qu'est-ce que tu bouffes ?
Oh, c'est un de ces fameux sandwich
au hot dog, avec cannelle et bacon.
Comment �a, "fameux" ? J'en ai jamais vu.
T'es en train de m�chouiller un vieux filtre avec des bouts de cigarettes.
Je l'ai trouv� dans le panier en bout de file.
C'est la poubelle.
Remarquez, c'est pas bien pire que ce qu'ils servent ici. Whammy !
C'est bien vrai. Je l'avais pas vue venir, celle-l�.
Cette observation pertinente nous m�ne au rire.
On rigole.
Et �a continue, puis �a s'arr�te un peu.
- - Exactement, Ron.
�a ralentit franchement. Quelques petits sursauts.
Et c'est fini.
Tu tues vraiment l'ambiance quand tu fais �a.
Brick, s'il te pla�t. Tu vas �tre malade.
La gendarmerie maritime n'a fait aucun commentaire.
- Veronica ? - Un homme du nord de l'Oregon
a trouv� une �p�e m�di�vale dans sa cave.
Cette �p�e appartenait � Christophe Colomb et a �t� estim�e � 200000 $.
Notre "explorateur" compte continuer � travailler comme laveur de voitures.
Les Padres de San Diego
se sont rendus � Cincinnati.
Veronica Corningstone.
- Veronica Corningstone ? - Oui.
Avez-vous command�... 10 pizzas ?
- Non. - Et bien...
Vous avez des gros n�n�s.
Pardon ?
C'est path�tique, Ron.
A quoi tu joues, Ron ?
Elle nous voit.
Putain de stores. Comment �a marche ?
Les Lasers deviennent de plus en plus courants.
Passons au sport avec Champ Kind.
C'est pas la grande forme ce soir, poup�e.
�a doit �tre les ragnagnas. Whammy !
Les Padres ont du pain sur la planche...
Je suis curieuse, Champ, savez-vous
� quoi fait r�f�rence le mot "ragnagnas" ?
Bien s�r.
C'est quand les os d'une femme...
ses n�n�s sont tendus...
parce que... les cellules vaginistiques... gonflent.
Whammy. A l'aide.
Je vais vous dire...
Vous, les filles, vous en parlez beaucoup...
Ah oui, je sais.
C'est votre compagnon du mois,
et vous devez porter...
de quoi vous prot�ger.
Et puis, le nombril se gonfle et...
il y a engorgement du...
- Fallacule. - "Fallacule."
Devriez prendre des notes.
- Je n'y manque pas. - C'est un cours gratuit.
Je savais pas qu'on avait une section "science" au journal.
Et puis... neuf mois plus tard, le miracle de la vie. Whammy !
C'est tout pour le sport. A vous, Ron.
pour ce reportage si informatif.
�a sonne, �a sonne.
- �a sonne. - Regarde-la.
- D�croche. - D�croche !
Veronica Cor...
Salut, Veronica.
Ron.
C'est tr�s malin. Tr�s malin !
Tu l'as bien eue.
Ceci est un braquage ! Tout le monde au sol !
Nous sommes les R�veil
Il est temps que la v�rit� �clate
et que tout le monde se r�veille
dans cette ville de mensonge !
On est arm�s. Remplissez les sacs !
C'est quoi, ces masques ?
Remplissez les sacs !
Vous voulez dire quoi, en fait ?
- Vous aimez pas Lincoln ? - Bien s�r que si.
- Il a lib�r� les esclaves. - Donc, vous aimez Lincoln,
et Nixon... et les loups-garous ?
- Quoi ? - Nixon, bon, peut-�tre.
Il est tordu, mais des loups-garous ?
Les loups-garous sont des mort-vivants. Ils sont avides de sang.
- Vous aimez les loups-garous ? -
On d�teste les loups-garous !
Vous portez un masque de loup-garou...
- Je sais bien. - Vous �tes avides de sang ?
On n'est pas avides de sang. On est pacifistes !
C'est malin de dire �a en plein braquage.
que vous ne me tuerez pas.
- Qu'elle la ferme ! - Non, �coutez.
Vous pigez rien. C'est juste pour couvrir nos visages.
Non, je ne vous donne rien. Vous ne le m�ritez pas.
Vous vous dites politiques ?
Vous arrivez avec un masque de Nixon,
un masque de loup-garou et un masque de Lincoln... J'essaye de piger, moi.
C'est quoi, votre message ? Et lui, il porte m�me pas de masque !
- Parce que j'en ai rien � foutre. - �a, �a me fait peur. �a, �a marche.
Je vais lui donner un peu d'argent.
Quoi ? Prends le fric !
Notre cause, c'est la v�rit�,
pas la logique. Remplissez-moi ce sac !
La v�rit� ? J'vais vous la dire, la v�rit�.
Les "R�veil c'est un nom ridicule.
- �a ne fait pas peur. - Elle commence � me faire chier !
- Allez, on la descend. -
- Baissez d'un ton. - Et puis quoi, encore ?
Vous m'appelez monsieur ? Je suis une femme.
D�sol�e, je connais pas le sexe des loups-garous.
Vous en voyez souvent des loups-garous en jupe
et arm�s ? Non !
Vous savez quoi ? Foutez le camp d'ici, branleurs !
On aurait d� porter des bas.
Allez, barrons-nous d'ici !
Allez, on y va.
Ce fut un plaisir de vous aider.
J'en ai pas fini avec toi. T'es arrogante.
- C'est vous qui �tes arrogant, monsieur. - Sale conne !
J'en ai ras le bol. Je d�m�nage � la montagne.
Non ! Du calme...
On fera passer notre message � la TV. Promis.
Au suivant, s'il vous plait.
Tout le monde au sol !
Nous sommes les R�veil Matin. Que la v�rit� r�sonne
et r�veille cette ville de mensonge.
On est arm�s. Remplissez les sacs !
�a suffit.
Un de leur braquages les plus foireux. �a veut pas dire qu'ils sont d�sesp�r�s.
- C'est un scoop ? - Pas du tout.
Channel 9 l'a d�j� diffus� en exclusivit�.
- T�ton poilu ! - "T�ton poilu" ?
- C'est un juron ? - J'en suis pratiquement s�r.
Dommage. �a nous aurait fait du bien, un scoop pareil.
"R�veiller cette ville de mensonge."
J'ai d�j� entendu �a quelque part.
Vraiment ? �a me dit rien.
Donna ?
- �a va ? - Oui.
Donna, trouvez-moi la cassette originale du d�fil� de chats que j'ai couvert.
- Vous l'avez ? - Bien s�r.
Tr�s bien.
- Voil�. - Bien.
Je vous trouve vraiment fantastique.
Vous allez vraiment de l'avant.
Et vous �tes une fille. �a me donne envie de dire : "Vas-y, ma fille !"
- Ou : "C'est �a, ma grande !" - Y'en a des tonnes comme �a.
"Continue comme �a, ma belle."
- C'est un peu ringard. - C'est tout ?
- Oh, ouais. - Tr�s bien.
- - En plus, vous �tes jolie.
Et je suis bisexuelle.
J'organise une soir�e fondue...
dans ma culotte.
- Sortez du champ. - Je pige.
ll faut que la v�rit�
r�veille cette ville de mensonge.
Garth, passez-moi Harken tout de suite.
Il va �tre content de m'entendre.
Salopards.
Ed ? Comment vous �crivez "exclusivit�" ?
Vous savez pas ?
Voici le journal de 18 h sur Channel 4 avec Ron Burgundy,
et notre nouveau pr�sentateur, Veronica Corningstone.
Voici les nouvelles de 18 h.
- Je suis Ron Burgundy. - Et je suis Veronica Corningstone.
Aux titres de ce soir. A Temecula, une fuite chimique
a rendu inaccessible tout acc�s � l'Autoroute 15.
La S�curit� routi�re a fait �vacuer la r�gion et ne compte aucun bless�.
Les officiels de la r�gion craignent des r�percussions �cologiques
et cherchent les responsables de cet accident.
Bien, Billy.
J'ai vu des d�raillements de train qui faisaient moins peur.
Aux nouvelles aussi, si vous pensiez prendre le bus,
sachez que son prix augmente.
Le prix est pass� de 25 cents � 35 cents.
Il va falloir vider vos poches.
Bien !
Je sais que c'est dur pour toi, Ron.
Je vais �tre honn�te, c'est l'enfer.
- Tu ne vas pas pleurer ? - Non.
J'en penserais pas moins de toi.
- Non, j'vais pas pleurer. - OK, OK.
Si �a peut te consoler, cette fille est bonne. Elle est vraiment extra.
- Elle est dynamique. - Ouais.
Et elle est excellente sur le terrain.
- Je sais, �a te chiffonne. - Je comprends.
Je crois qu'il est temps que je sorte de mon bureau
et que j'aie plus d'impact.
Je veux...
J'ai beaucoup r�fl�chi, et je ferais un sacr� reporter.
Ron, je ne crois pas que ce soit une bonne id�e.
T'es pas au top sans t�l�prompteur.
C'est qu'une rumeur, OK ?
J'aimerais cr�er un magasine hebdomadaire
o� je pourrais m'attaquer au vif de l'information.
Harken, pas mal les bretelles, connard !
- C'est quoi, cette histoire ? - C'est mon fils.
Ron, le public t'aime bien. Je ne sais pas pourquoi,
mais bon, si c'est ce que tu veux, va sur le terrain.
- Super. -
Suis tes pistes, confirme tes sources.
Du journalisme de pro.
Super. Extra. C'est quoi, une piste ?
C'est quand un renseignement
te m�ne � une histoire, telle une "piste".
- Et tu sais ce qu'est une source. - Ben oui.
Non, je sais pas.
Et bien... Bon sang. Va donc observer Corningstone.
- Elle sait tout �a. - OK.
Elle t�l�phone, visionne des cassettes.
Elle a sans doute une douzaine de pistes.
- Je ne la quitte pas d'un �il. - Bien. J'ai confiance.
- Je vais aux bains turcs. - Super.
Ron, je vais aux bains turcs. On se revoit au bureau.
A plus tard. Je ne te d�cevrai pas.
Helen ?
Quelqu'un a fouill� dans mon bureau ?
Il me manque des papiers importants dont j'ai besoin
- pour un reportage. - Oui, Ron est pass�.
Il a dit qu'il y avait des photos de lui nu
qu'il voulait te reprendre, alors il a...
Il a quoi ?
Oh le...
J'esp�re qu'une bande de gitans les lui coupera et les jettera au chien !
Puis-je avoir du th� ?
Ecoutez, j'ai une sacr�e piste.
Tu la tires d'o� ?
- Je l'ai piqu�e � Corningstone. - Cool. C'est quoi ?
�a dit que Paul Hauser, un vendeur de poissons � la
est � la t�te d'un groupe radical appel� les R�veil
Y'a son adresse et tout ! C'est super.
C'est un gros coup. On pourrait gagner le Wurlitzer.
Regarde, une cam�ra.
Si je gagne le Wurlitzer, j'vous emm�ne au d�ner.
- Allez, on y va ? - Comme en 40.
Fonce, Brian, allons au vif de l'information !
AU VIF DE L'INFOR avec Ron Burgundy
Je suis Ron Burgundy, � San Diego, et il est temps d'aller au vif de l'information !
Je suis Ron Burgundy, en direct des coins chauds de San Diego.
Si chauds que je crains pour ma vie.
Chers citoyens, le leader d'un groupe radical
qui fuit les autorit�s depuis des mois, est parmi nous.
Je suis sur le point d'aller... au vif de l'information !
Allez. Vite.
On y va.
Restez group�s.
On y va, les gars.
Voici donc Comment allez-vous, tra�tre ?
- Quoi ? - Vous m'avez entendu.
Vous �tes le pire des tra�tres.
Et �a, c'est quoi, un sandwich de mensonges et d'orgueil ?
Vous devez faire erreur.
- Je fais erreur ? - Les Hauser habitent en face.
Vous essayez de me tromper ? Je devrais vous en filer une.
Je m'appelle Anthony Caltran.
Fermez-la donc, sale ordure.
On devrait vous renvoyer en prison
pour que vous serviez de petite amie.
Je ne comprends pas. Que se passe-t-il ?
Voulez-vous r�v�ler votre petit secret aux habitants de San Diego ?
- Voyouseries, bouffonneries. -
Vous devriez baisser les yeux, esp�ce d'ordure
qui ne paye pas ses imp�ts. Esp�ce de communiste.
Que diriez-vous si je vous donnais un coup de poing dans l'oreille ?
Cette bague porte mes initiales.
Je pourrais vous briser... les lunettes que vous portez.
J'ai des probl�mes aux oreilles. �a me suffit.
Je vais vous en causer, des probl�mes. Aux reins, pourquoi pas ?
Je vais vous briser les reins. Tiens-moi le micro.
- Je me lance. - Ron ?
- �a va donner. - Ron, il a raison.
Y'a �crit Caltran sur la boite aux lettres.
Oh, d�sol�. Passez une bonne journ�e. Ce n'est pas la bonne.
Les erreurs, �a arrive. C'est �a, le journalisme.
Essayons ici.
Restez concentr�s. Allez, plus vite !
De la part de Channel 4 et de l'�quipe de "Au vif de l'information",
j'aimerais vous remercier pour cette interview de derni�re minute.
Je sais pas pourquoi vous voulez me parler.
- Je vends des poissons. - J'en prends note.
En tant que professionnel, je dois commencer par cette question :
Etes-vous le chef du groupe radical des R�veil
- Non. - D�sol� pour le d�rangement.
OK, on embarque tout �a.
Je crois qu'on devrait...
Ah, oui.
Qu'avez-vous � dire de ces photos de vous
prises devant la banque cinq minutes avant le braquage
orchestr� par quatre membres du groupe ?
Tu lui mets dans la figure, Brick.
C'est ma banque.
�a fait pas de moi le leader d'un groupe politique.
Vu comme �a, on devrait arr�ter tous ceux qui entrent dans une banque.
Comme je l'ai dit, je travaille dans un magasin d'animaux.
A la
- Je vends des oiseaux tropicaux. - C'est �a.
Je fais m�me pas de politique.
Bon, je suis d�sol�. On se serre la main.
Bon, allons chercher la camionnette. On va d�jeuner chez Lancer ?
J'ai envie d'une tranche de veau. Que t'arrive-t-il ?
- Lis �a. - Tu veux des pastilles ?
Ah oui.
Comment ai-je pu oublier ?
Comment expliquez-vous donc que votre voix
ait �t� reconnue sur la vid�o de surveillance ?
J'ai pas une voix unique.
- C'est peut �tre mon fr�re. - Votre fr�re ?
- Je n'y avais pas pens�. - Ou...
Ou peut-�tre que le R�veil sonne enfin !
Vous allez payer pour �a, Ron Burgundy !
Que la v�rit� r�sonne !
Suis-le avec la cam�ra !
Il est rapide.
On a vraiment �t� au vif de l'information !
Il a piqu� la camionnette.
Oh mon Dieu ! C'est un membre des R�veil
On s'�clate ! Bon, on fait quoi maintenant ?
Depuis ce reportage, Paul Hauser a disparu.
sur le point de l'appr�hender,
la police doit maintenant reprendre toute l'enqu�te.
Sacr� reportage, Ron.
Je me suis enfin trouv� en tant que reporter.
C'est mon boulot. Je suis journaliste.
Je suis m�me un bon journaliste. Excellent journaliste.
Je sens une pointe de jalousie.
�a fait partie du jeu.
Certains sont meilleurs, et d'autres pas.
Apr�s notre page de publicit�,
Brick Tamland va nous parler du temps.
Il fait chaud, chaud, chaud � Fallbrook,
o� le thermom�tre a atteint les 40 degr�s...
Pas encore, Brick.
- A tout de suite. - A tout de suite.
C'est comme �a qu'on fait...
- C'est comme �a. - Incroyable.
Incroyablement bon.
C'�tait vraiment bon.
J'y serais pas arriv� sans vous.
Pour avoir fait obstruction � une enqu�te f�d�rale,
pour avoir vol� la piste d'un autre journaliste,
et sans parler de la camionnette vol�e,
Ed Harken renvoya Ron le soir-m�me.
Une fois de plus, Ron toucha le fond.
Connard ! On te faisait confiance !
En fait, Ron toucha le fond du fond m�me.
ll touchait le fond surtout quand y'avait pas de place de parking,
ou quand la section "sports" manquait � son journal.
J'ai l'impression de trop vous en dire.
Si Ron Burgundy Le Dit... C'EST FAUX !
Sharon ! Putain, Sharon ! J'suis en train de faire la narration.
Eteins le t�l�phone.
D�sol�. Bref, il toucha le fond.
Voici le journal de 18 h.
Bonsoir, San Diego. Je suis Veronica Corningstone.
Une nouvelle de derni�re minute.
Le groupe des R�veil Matin, par le biais de notre camionnette,
- a fait chavirer un van blind�... - Putain, Harken !
...et a vol� pr�s de 50000 $.
Je n'arrive pas � le croire !
Cette camionnette avait �t� d�rob�e des mains m�mes de Ron Burgundy.
T'es contente ? J'essaye de d�ner.
De la part de toute l'�quipe, je suis Veronica Corningstone.
La classe, San Di...
C'est bon.
Charlie, j'en avais besoin la semaine derni�re.
Faites-le moi parvenir aussi vite que possible.
- - Oui ?
J'ai appel� le bureau du maire, mais on ne me rappelle pas.
Insiste. Dis-lui que c'est pour moi
et qu'il me doit quelque chose. Il le sait.
Lloyd, pourquoi tu me tapes tout en chinois ?
Helen, passez-moi Ron, s'il vous plait.
Vous savez quoi ? Ce ne sera pas n�cessaire.
Non, �a ira. J'appellerai plus tard.
Le V de ma machine ne fonctionne pas.
"Eronica Corningstone". C'est absolument horrible.
Je ne m'appelle pas Eronica.
Je ne suis pas � la maison
Je suis pas l�
Je suis sorti, alors laissez un message
Au bip sonore.
Ron, ici Jess Moondragon, ton mentor.
Je me disais que tu voudrais parler.
Jess...
aide-moi.
Tu es � envier, Jess.
J'ai fui le moment de la retraite jusqu'� ce que je trouve ce bout de terrain.
- Un paradis. -
Dame Nature s'est lev�e du bon pied ce matin, hein ?
Elle est g�n�reuse, c'est vrai.
Elle n'a m�me pas besoin de se maquiller le matin.
Tu sais, j'aimerais la prendre et...
lui faire l'amour.
C'est une d�esse bien myst�rieuse.
Ouais.
de sentir ses seins contre moi...
et mon souffle
murmurant dans son oreille...
"Ouais, baby..."
pendant que je retire ma ceinture.
Tu vois ce que je veux dire ?
Oui, oui.
Je vois, mais c'est l� l'ennui, elle se refuse � tout soupirant.
J'aimerais emmener Dame Nature dans un h�tel de passe,
sauter dans la douche et... nettoyer chaque centim�tre de sa peau.
Puis aller dans la chambre et faire des choses qu'on peut faire qu'� Bangkok.
OK, je vais devoir t'arr�ter l�. Tu me rends tr�s mal � l'aise.
D�sol�, Ron Burgundy, je... Dame Nature me fait un tel effet.
Tu dois savoir ce qui m'est arriv�.
En effet, mon ami.
Le monde entier me d�teste.
Je ne trouve plus de boulot.
aux nouvelles nationales s'est effondr�.
Ecoute-moi bien.
Le monde a besoin de bons pr�sentateurs,
et Ron Burgundy est excellent.
Accroche-toi, c'est tout.
C'est tout ce que t'as � offrir ? "Accroche-toi" ?
Je ne sais pas pourquoi tu m'as toujours admir�.
Je suis pas si terrible que �a.
Bon, ben je vais y aller, alors.
Tu sais, c'est dr�le. J'ai toujours voulu faire le journal depuis l'Observatoire.
Je suis s�r qu'on pourrait atteindre des millions de foyers.
A pr�sent, je serais heureux de n'en atteindre qu'un seul.
Viens donc te promener � poil avec moi dans la nature.
- �a te remontera. - Non, je ne crois pas.
Y'a rien de tel que de se laisser aller � l'air libre.
- Trop bizarre pour moi. - Les cerfs t'approchent, reniflent...
- Ce n'est pas mon truc. - Tu te penches, tu ramasses une fleur
- et leur nez froid... - L� tu me mets mal � l'aise.
Je peux te pr�ter des sandales.
- C'est sympa. - Allez, viens...
- Non, non. - Allez, �a me ferait plaisir.
- Non. - Allez, fais plaisir � un vieux bousin.
- Aucune chance. - Allez.
Qui voil� ? La menteuse du petit �cran.
Vous savez quoi ? Il est temps de dire les vraies nouvelles.
�a ne vous d�range pas, j'ai mang� votre fromage blanc ?
Donnez-moi ce sifflet.
Allez.
On y va.
Chris, combien de fois vais-je devoir le r�p�ter ?
- Un million. - �a fera donc un million et une fois.
Ecoute, tu ne peux pas tra�ner chez les gens le soir,
- un masque de ski sur la figure. - Je ne tra�ne pas, je fais des trucs.
- �a les rend nerveux. - D�sol�, papa.
Si tu y tiens vraiment, jette un �il,
vois ce que tu veux voir, et pars en gentleman.
- Putain. - S'ils poussent des cris,
- n'essaye pas de les "faire taire". - J'peux fumer mon joint ici ?
- Qu'est-ce que tu crois ? - Super.
Eteins-moi �a.
Ta gueule ! J'ai plus l'�ge d'�tre command�. J'ai 14 ans !
Regarde, j'ai des poils. J'suis un homme maintenant.
D�sol�, j'avais pas vu. Tu te crois dur ?
Si j't'en fous une, tu seras encore plus l�gume que tu ne l'es d�j�.
J'existe ! Je vais me tuer !
Que des promesses...
- Ed ! D�sol�. - Non, c'est rien. On discutait en famille.
Veronica a disparu. La police a trouv� cette note chez elle.
"Enfin, la p�tasse du journal
va dire la v�rit�. Pig� ?" Sign�, "Les R�veil
Tu vois, je t'avais dit que j'�tais pas avec eux.
OK, je dois 10 $ � ta m�re.
Toujours � m'accuser.
H�, tire pas sur mon p�tard !
Oh... ouais.
Je le garde comme preuve. Descendez �a aux Empreintes.
On n'a pas de services d'empreintes. Rangez-le.
Tu devrais prendre exemple sur lui. Il s'est hiss� en haut tout seul.
"Scott, range donc �a."
- "Scott, fais tout ce que je dis." - Joli langage.
Tu pr�f�res prendre exemple sur ton ami
qui se vante d'�tre un prisonnier mod�le ?
Au moins, Spider a du c�ur.
Aux nouvelles d'aujourd'hui...
Dr Jim Bavelick
a produit la plus grosse tomate du monde.
H�, mon gars, prends donc un bain. Tu pues.
J'travaille � la TV !
D�crasse-toi ou j'appelle la police. Pig� ?
Pig�.
J't'�craserai les couilles entre ces deux verres.
- Quoi ? - J't'�cras...
lci Wes Mantooth,
en direct de chez ma cons�ur Veronica Corningstone,
qui semble-t-il a �t� kidnapp�e hier soir par les R�veil Matin.
Veronica.
La police suspecte que le groupe en question
va exploiter ses talents de journaliste
pour diffuser leur message d�moniaque.
Bien que je ne sois pas pay� pour sp�culer, il est fort possible...
qu'elle soit d�j� morte.
Je me demande o� ces hippies l'ont emmen�e.
Probablement un endroit o� l'on peut diffuser...
Par le nez d'Eli Whitney ! Je sais !
Ils sont � l'Observatoire. C'est le point culminant de la r�gion.
Faut appeler les flics. Y'a un t�l�phone � l'entr�e.
Non. S'ils se ram�nent avec leurs sir�nes,
ces fous pourraient paniquer.
Tout ceci est ma faute. Je dois la r�parer.
Bonsoir, ici Ron Burgundy.
Nom d'un t�ton poilu. Ron Burgundy est de retour.
Je vais avoir besoin de mon �quipe.
Equipe du journal... rassemblez-vous !
D�sol� de t'avoir abandonn�, Ron.
- Je suis d�sol�, Ron. - Tout est pardonn�, OK ?
Je suis content qu'on soit de nouveau ensemble.
- On t'aime, Ron. -
Je t'aime, Ron.
J'ai dit : "Je t'aime, Ron."
Pourquoi vous m'ignorez tous ?
Je t'aime, Ron.
Je veux qu'on adopte un enfant ensemble.
R�ponds-moi !
Elle a l'air de bien rouler, ta voiture.
- Ouais, ouais. - T'as fait la r�vision ?
- Ouais, on a chang� l'huile... - Bien.
R�ponds-moi, Ron !
Ron... je sais que tu m'as entendu.
Je t'aime.
Je veux �tre avec toi...
Je veux �tre ton homme. Je veux �tre en toi.
Je te veux en moi.
- On met la radio ? - Ouais, bonne id�e.
Pas la radio ! J'ai quelque chose � dire � Ron !
Tu sais que je t'aime depuis longtemps.
On serait bien ensemble. Ron, je... Je cuisine bien.
T'aimes qu'on te masse les pieds ?
Je te masserai les pieds. Et on pourrait peut-�tre...
se marier et faire c�l�brer nos noces par un joueur de foot.
J'ai d�j� appel� Roger Staubach � ce sujet.
On se fait un resto ?
- Ouais. Super. - J'ai envie d'un burrito.
Dis-le ! Dis "Champ Burgundy". Dis-le !
Je prendrais bien une tostada.
- Bonne id�e. - Ouais.
Je suis amoureux de Ron Burgundy !
Je ne pense qu'� toi, Ron.
J'y raconte mes r�ves de toi.
Quand je fais l'amour � une femme, je ferme les yeux
et je pense � toi au moment de jouir.
Ron Burgundy
Est amoureux de moi
Ron Burgundy
Et Champion Kind
Soyons beaux tous les deux
Courons dans l'herbe
En �t�, en automne
Et en hiver aussi.
- On y est bient�t ? - Cinq minutes.
- C'est vrai que c'est haut. - C'est �a.
Ron ? Je sais que tu m'entends.
Je veux... je veux t'embrasser sur la bouche.
Je veux...
Ron...
Je vais retrouver ma place de parking.
Je t'aime ! Ne m'ignore pas !
Je suis amoureux de Ron Burgundy !
Salut, ma belle.
L'�metteur est pr�t.
De cette altitude, on peut diffuser sur n'importe quelle cha�ne,
n'importe quelle fr�quence.
Il est temps de mettre la dose. C'est parti.
Tout est pr�t.
Tu devrais passer un pantalon.
Souvenez-vous... l'Observatoire est juste derri�re cette montagne.
- C'est �a. - C'est pas facile d'acc�s.
- Comment on va faire ? - Comme j'ai dit...
tout est pr�t.
Que Dieu vous aide, �quipe du journal !
Dieu vous aide !
C'est un vrai...
Non, fais pas �a.
On y va, les gars. Donnez-vous � 11 0 %.
Allez ! On y est presque !
Restez group�s.
Nous sommes en territoire sauvage.
Nous sommes perdus.
Ron, que va-t-on faire ? On n'a ni eau ni nourriture.
Du calme, tout le monde !
Si on panique, c'est la mort assur�e !
OK ? Du calme !
Bon... V�rifions la direction du vent.
Et... Non, la ferme !
Fermez-la ! On aura...
de dures d�cisions � prendre dans les prochaines heures...
ou dans les prochains mois...
ou ann�es peut-�tre.
Vas-y, dis-le. Tu parles de cannibalisme.
Ah bon ? C'est � �a que je faisais r�f�rence ?
Oui, peut-�tre. C'est bien �a.
Invent� par les Japonais au 19�me si�cle,
nous allons y avoir recours ici et maintenant.
La consommation de chair humaine dans l'espoir de survivre.
Alors ? Voil�, le moment est arriv� !
Il faut sacrifier le plus faible.
Oh non. Je ne sais pas si je pourrais manger un ami.
Un jour, j'ai mang� tout un bol de Legos.
Je m'en moque, Brick ! Vraiment !
Comment se porte ta cheville, Brian ?
�a va. Je ne sens plus rien.
Brian, s'il te plait.
- Ne lutte pas. - Vous faites quoi ?
Allez, c'est pour le bien de l'�quipe.
Allonge-toi qu'on puisse te manger.
- Non. - Ne rends pas les choses
- plus dures qu'elles ne le sont. - Vous approchez pas !
Laisse-moi faire, Ron. Ne t'implique pas dans ce meurtre.
Fais dodo, b�b�, Papa va te manger
Maman va t'acheter... un bout de jambe bien dodu.
- C'est vrai. - T'es bien moins gras.
Arr�tez, les gars.
Du calme. Pense � quelque chose de paisible, comme un ruisseau
- ou une prairie. - T'approche pas !
- T'approche pas ! - C'est �a.
- Recule, recule ! - Laisse-moi faire.
�a me d�mange depuis longtemps.
J'en ai tant r�v�. Tout ces r�ves de Fantana !
- T'approche pas ! - Je vais te bouffer la face,
Fantana ! Laisse-moi faire, Ron !
Fais-moi signe, et je le tue !
- Vas-y. Jette la pierre. - Allez, les gars !
Jette la pierre.
- Ce n'�tait qu'un accident. - Imagine que je suis un loup.
- On n'avait pas le choix ! - Ne lutte pas.
J'ai jamais couch� avec une dame !
H�, les gars ! Regardez le bel �difice tout rond !
Bien jou�, Brick. Allez, les gars, on y va.
Restez group�s.
Bien jou�.
Ok, les gars. C'est simple.
C'est comme quand on faisait �quipe au Vi�t Nam en 64. Je m�ne la barque.
Non, Caporal Burgundy. C'est moi qui m�ne ce navire.
- Affirmatif ? - Affirmatif.
Je passe devant. Champ, � droite.
Code tasse de th�. D�ployons-nous
en double h�lice cobra.
En cas de rencontre avec les rebelles,
on �gorge en silence.
Attention... parti.
Le capitaine est de retour.
- La police a dit quelque chose ? - Non. Pas de nouvelles de Veronica.
Et le reste de l'�quipe a disparu aussi.
J'esp�re qu'on va bient�t les retrouver.
Les journalistes int�rimaires sont plut�t minables.
- Une de nos coll�gues a disparu. - Passe � la deux.
de notre �quipe, a disparu,
et nous sommes ouverts
� tous renseignements � son sujet.
Vous pouvez appeler...
- Il est o�, le num�ro ? - Passe � la deux.
J'ai un message pour une de nos t�l�spectatrices.
n'aie pas peur.
Je ne savais pas que je devais travailler. Ils m'ont appel� � la derni�re minute.
Je t'ai laiss� des spaghettis, et je promets
de te couper les cheveux demain.
Qu'on leur coupe la chique tout de suite !
Et va donc te raser.
Son nom, euh... Ian !
J'ai pas le num�ro !
Tu vois, je t'avais dit que je ne rigolais pas.
Quand cette sorci�re lira notre manifeste,
la ville enti�re va se soulever contre le mensonge.
- T'as fini le manifeste ? - Ouais, presque.
Je dois racheter un ruban pour ma machine � �crire.
Ron ! Ron, fais attention !
Si tu bouges, t'es mort, car on est � Rome.
Tiens, tiens, blanc bec est pass� nous rendre visite.
Ron, je n'arrive pas � croire que tu sois venu me lib�rer.
Je pense � toi tout le temps.
La plupart du temps, je pense � t'�triper,
mais parfois, je veux te faire l'amour
24h/24.
Ron, il faut que je te dise quelque chose.
- Non, ne dis rien. - Ron, je n'�tais pas moi-m�me.
J'�tais furieuse et rong�e par l'ambition. Je suis d�sol�e.
C'est moi qui suis d�sol�, mon petit chinchilla.
Si je n'avais pas �t� si fier, on n'en serait pas l�.
OK, voici ce qu'on va faire,
Dans 10 minutes, nous serons � l'antenne.
L�, vous lirez notre d�claration.
- C'est �a, oui. - Ou alors on vous tue.
Allez-y. Je suis journaliste,
et je pr�f�rerais mourir que de perdre ma cr�dibilit�.
Je peux le faire.
On m'informe � l'instant que nous assistons
en ce moment-m�me � la plus grande op�ration de secours
jamais organis�e dans la r�gion de San Diego.
La meilleure fa�on de d�penser nos imp�ts ?
Peut-�tre. A vous de d�cider.
Dans tout cela, une chose est s�re.
Cette histoire est effrayante et compliqu�e.
je suis l� pour vous, San Diego.
Approchez votre chaise.
Nous nous en sortirons, tous ensemble.
Je suis Wes journaliste, ami...
�tre humain.
Ecoutez bien ! Nous serons � l'antenne dans deux minutes.
Je suis pr�t.
ce que je lis, l�, c'est plut�t m�diocre.
C'est horrible. Je peux pas lire �a � l'antenne.
En plus, �a devrait �tre tap�, et si possible avec double espaces.
Courier, Helvetica, je ne sais pas, moi.
Bon, �a va. J'ai presque fini.
Presque. Je dois juste...
- finir cette partie. - Qu'est-ce que tu fous, Paul ?
�a fait trois mois que t'�cris ton manifeste.
- Lis-le avant que je te botte le cul. - Lis-le, esp�ce de gros b�ta.
Vous voulez que je le lise ? OK, tr�s bien. Voil� !
Voici comment les R�veil vont changer le monde � tout jamais !
Vous savez, quand on...
boit de la bi�re ou du soda, on jette bouteilles et cannettes ?
On pourrait garder ces bouteilles et cannettes.
- Les r�utiliser. - Vous �tes fou � lier.
Ouais, faudrait une poubelle diff�rente o� les mettre.
- Personne ne marchera. - Attends, et si...
J'ai pas encore parl� des voitures �lectriques. Elles r�soudraient
- notre d�pendance au p�trole ! - Des voitures �lectriques ?
T'as fum� quelque chose ?
Je sais que tu m'as piqu� de l'herbe !
Quelqu'un m'a piqu� l'herbe que j'avais dans mon sac ! C'est toi, hein ?
Si j'�tais vous, je le descendrais sur le champ.
Il faut qu'on dise au peuple que la viande est bonne pour la sant�
et que les pommes de terre font grossir.
Nom de Dieu...
Je n'arrive pas � croire que je t'aie laiss� me toucher dans le hamac.
Je t'ai donn� tout ce que j'avais et voil� le r�sultat.
- �a suffit ! - On ne peut pas dire �a � l'antenne.
On devrait tous avoir un ordinateur chez soi,
chacun d'entre nous, pour qu'on puisse communiquer entre nous,
- par ordinateur. - Ouais, bien s�r.
Oh non, l�, tu d�lires. T'as mang� quelque chose aujourd'hui ?
Tu nous fais passer pour des guignols.
Ce type est une imposture. Toi, le journaliste !
Passe � l'antenne et donne-nous bonne image.
Tiens, fais ton petit discours comme au J.T.
et parle au peuple de la v�rit� et de la libert�.
Ils te croiront, toi.
C'est pas si simple que �a. Il me faut un t�l�prompteur,
et une copie propre.
- Alors elle y passe. - Ron.
Donne-nous bonne image ou on la descend.
A l'antenne dans 10, neuf,
- huit, sept, six... - J'ai besoin d'un t�l�prompteur !
- Ron... - cinq, quatre,
trois, deux... c'est parti.
Que se passe-t-il, papa ?
Qu'est-ce qu'elle a, la TV ?
- Nom d'un... que se passe-t-il ? - �a passe sur toutes les cha�nes
et je ne peux rien y faire.
C'est quoi, son probl�me ?
Nom de Dieu ! Il a pas de t�l�prompteur.
Ses mots... ils sont partis.
Ouah... ouah-ouah.
Nom de Dieu.
Je suis Ron...
Je peux rien dire.
Trouve un mot et dis-le.
Chameau...
Pense au mot... C'est la page blanche.
Quand je ferme les yeux, c'est la page blanche.
Ce type d�lire. Descends la p�tasse !
- Joyeux anniversaire. - Ron, dis quelque chose.
Je m'appelle Kyle... Je m'appelle Gros
C'est trop fort. Trop fort.
Je m'appelle Gros...
Trop fort. Je suis Ron Channely...
Je suis
Aspen, Colorado. Floride, cr�pe.
Les astronautes sont sur la Lune. Ils sont partout.
- Attention aux astronautes. - Ron.
Y'a pas de t�l�prompteur. Je peux pas le faire.
Ron, c'est jazz. C'est jazz, baby.
- Laisse couler. - Je le sens.
Bonsoir. Je suis Ron Burgundy, en direct.
J'aimerais vous pr�senter mes excuses
pour mes transgressions pass�es.
Je suis d�sol�, San Diego.
Tout d'abord, sachez que je suis en s�curit�.
Cependant, je suis observ�
par un groupe de jeunes portant le nom de R�veil
Je dois dire qu'en d�pit de m�thodes douteuses,
leur chemin est pav� de v�rit�s.
C'est �a, fais ton discours du J.T.
Que le peuple nous suive.
Un chemin qui, suivi � la lettre,
vous m�nera � la vieille station
- � c�t� du stand de cornichons... - Attends un peu.
Il nous indique le lieu o� ils sont.
- Prends note. - ...Gearson Road.
Un groupe qui d�passe les groupes radicaux...
- Bien, bien. - ...que l'on voit de nos jours.
Ce sont des �toiles, lumineuses, brillantes, qu'on ne cesserait d'observer
par t�lescope, surtout d'un observatoire.
- H�, il moucharde ! - Il leur dit o� on est !
Equipe du journal ! Delta, Charlie, Charlie !
Yo, yo, yo ! On a �t� vendus !
Doux J�sus, que se passe-t-il ?
C'est quoi, cette merde ?
Je vais descendre ces cons.
- Equipe du journal ! - Et que �a saute !
- Bien jou�. - Garbanzo !
C'est un nouveau slogan que je t�te pour remplacer whammy.
Je pr�f�re whammy, Champ.
J'aime bien whammy.
Je pr�f�re whammy aussi. Garde ton whammy.
Je suis pas un imposteur. Vive la r�volution !
Veronica !
Ron !
Nom d'une couille de Spider- �a fait mal !
Oh, vous vous �tes sacrifi� pour moi.
Et ce sera la seule fois.
Que �a soit clair. Je vous aime beaucoup, mais...
�a fait mal ! �a fait mal, nom d'un chien enrag� !
des milliers d'hommes
qui feraient de meilleurs �poux... mais je vous aime.
- Attache moi. Attache-moi. - Oui.
- Je vais t'attacher. - Attache-moi !
- Oh, oui. - Et c'est parti.
Ouais.
Attends, �a me coupe la circulation de l'arri�re-train.
- C'est hypnotique... - Y'a trop de pression.
- ...mais d�gueulasse. - Je vais tomber dans les pommes.
- Oh c'est bon. - C'est bon, baby.
Oh c'est bon.
�a va �tre bon. Oh �a va �tre bon.
- Retire-la. - Retire �a.
- Frappe-moi le bras. Encore ! - �a fait mal, baby ?
- Oui. - �a fait mal ?
Fais la vilaine.
Attache-moi, attache-moi.
Oh, oui, oui, oui !
- Frappe-moi. - O� �a ?
Donne-moi la fess�e ! Oui ! Oui ! Oui !
- Je vais te donner des coups. - Oh maman aime �a !
- Je veux te le mordre ! -
- J'ai faim. - Ouais. On en a assez vu.
Allons chez Charlie Lancer's. Tu pourras manger une bougie.
- Une bougie ! - Une belle bien rouge.
Si vous vous demandez ce que l'�quipe est devenue,
Brian Fantana est animateur d'une �mission "t�l� r�alit�"
et a r�cemment �pous� Paula Abdul.
La c�r�monie s'est d�roul�e chez Shutters et Lorenzo Lamas �tait t�moin.
Champ Kind a subi quelques �preuves
apr�s avoir �t� renvoy� de la cha�ne sportive.
ll vend � pr�sent des ballons dans le parking d'un magasin de jouets,
et pour 20 $ et un pack de 12, vous pouvez l'engager
pour animer vos f�tes d'anniversaires.
Apr�s trois ans au service de Bush,
Brick s'est dirig� vers le secteur priv�
o� il est maintenant PDG de Halliburton.
de la cha�ne nationale.
Notre sujet est "Quand l'info devient r�alit�".
Aimeriez-vous raconter votre histoire ?
Pour la cha�ne nationale ?
Je suis Ron Burgundy. Si c'est un bon reportage que vous voulez,
il vous faut un bon journaliste.
Et cette dame � mes c�t�s est la meilleure.
- Oh non Ron, je peux pas. -
Tu es la meilleure, et c'est tout.
- Oh, Ron. - Tu le sens aussi ?
Nous vivons un moment tr�s sp�cial.
J'ai appris � t'accepter comme tu es,
et �a fait de moi un homme meilleur.
- Ron. - C'est vraiment sp�cial.
- Et �a se passe maintenant. - Ch�ri, tu g�ches tout.
Ah oui...
A toi, ma petite fleur des champs.
Je suis Veronica Corningstone, pour Channel 4 News.
La trag�die qui aurait pu s'abattre sur cette belle journ�e
a �t� �vit�e gr�ce � l'intelligence d'un seul homme :
- Ron Burgundy. - Ron Burgundy, je te hais.
Wes Mantooth est toujours � San Diego, et toujours num�ro deux.
Et il d�teste toujours Ron Burgundy avec une perverse intensit�.
Les R�veil Matin ont �t� condamn�s � cinq ans de prison
et apr�s leur lib�ration,
il cr��rent une petite compagnie du nom de Macintosh.
Leur valeur est � pr�sent estim�e � six millions de dollars
et ils sont propri�taires de l'�quipe de hockey les Sharks.
Toutes les images et enregistrements de Ron Burgundy
ont disparu depuis longtemps.
ll n'est qu'un souvenir dans la m�moire de quelques chanceux.
Si vous avez le privil�ge de les rencontrer,
ils s'approcheront et diront :
Ron Burgundy �tait la v�rit�.
BONJOUR, RON BURGUNDY
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