All language subtitles for Cast.A.Deadly.Spell.1991.1080p.WEBRip.x264-[YTS.LT]

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Original subtitles

Tout le monde pratique la magie

Ça va très mal, Nikolaï.

Je sens la pression. On essaye de forcer la porte.

C'est le mal.

Si j'avais assez d'argent,

je serais à Miami.

On m'a pas comme ça, mon ange. J'ai ma réputation.

Tu perds tes honoraires, Lovecraft.

Sauf si ta cliente a déjà payé...

de sa personne.

Debout, Grimaldi.

C'est pas la première fois qu'une nana te cogne.

Bonsoir, lieutenant.

- C'est quoi ? - L'arme du crime.

Tu vois, Bradbury, elle s'est pas sali les mains.

Jadis, on regardait sa victime dans les yeux.

Maintenant, il suffit de savoir faire quelques nœuds.

C'est le modernisme.

La magie... Ça fait peur, les trucs sur le marché.

- Ça facilite les choses. - C'est vrai.

Beaucoup de choses.

Comment ça va ?

- Mal. - Ça va toujours mal.

Il y a des degrés. Ce qui plane est terrible.

Et je dois faire le ménage. Alors, sois gentil,

fais gaffe à toi.

Merci.

Toi aussi ?

Pas toujours. Juste de temps en temps.

Tu comprends, ça...

Facilite les choses.

Salut, Grimaldi.

Sacré Lovegaffe,

toujours aussi aigri et buté.

Et ta cravate, on dirait du dégueulis !

Bradbury avait raison. Il y a des degrés dans le mal.

Cette magie était un jeu d'enfant, vu ce qui m'attendait.

Je m'appelle Lovecraft et je suis affranchi.

Je suis le seul qui sait tout et qui est encore en vie.

Ça a commencé cette nuit-là avec une femme.

Il y a toujours une femme.

Mickey...

Je t'attendais plus.

Ça a pris un peu de temps, c'est tout.

Excusez-moi.

Je t'offre un verre ?

Merci, M. Bordon, mais je dois y aller, j'ai à faire.

T'oublies pas un truc ?

M. Tugwell ?

Je comprends que tu sois pressé, mais tu veux pas être payé ?

Bien sûr, M. Bordon.

J'aimerais prendre un verre, mais comprenez-moi.

Je comprends.

Très bien.

Bonsoir, Mickey.

Je vais aller prendre un peu l'air.

Tugwell !

"Le train de 13 h 30 pour San Diego

"partira du quai numéro 6.

"Il s'arrêtera à Long Beach, San Clemente

"et San Diego. Départ dans 8 min.

"En voiture."

Danger Je t'aime

On était d'accord.

J'ai fait ce qu'on me demandait. Laissez-moi !

Dites que je vous ai échappé, que j'ai pris le train.

Laissez-moi partir...

On partage l'argent. Je vous laisse tout.

Laissez-moi partir.

C'est tout ce qu'il y a de réglo.

Prenez.

Vous arrivez à vos fins en douceur

Bonjour, M. Lovecraft.

Bonjour, Mme Kropotkin.

Pourriez-vous me lire la date sur votre joli calendrier ?

Mardi 28 avril.

Cette date vous évoque quelque chose ?

Je ne pense pas.

Mon mari Nikolaï est mort, il y a 3 ans.

Tous les merles ont succombé

à 15 km à la ronde, ce jour-là.

Navré.

28 jours depuis le 1er, date à laquelle vous devez régler

le loyer de votre logis dans l'Académie Kropotkin.

Cet après-midi. Je dois voir un client.

Regardez-moi en face.

Mentir à une sorcière c'est risquer de perdre ses yeux.

J'y vais. J'aurai une avance et vous serez payée.

Ça vaudrait mieux, ou j'appelle

mes très imposants frères

qui adorent jeter les meubles par les fenêtres.

Lovecraft !

Tenez.

Pour votre client.

C'est pas pour vous que j'y vais.

28 jours

de retard. J'aurais pu appeler mes frères

il y a des semaines.

Essayez d'obtenir du liquide.

Des cours de danse ?

M. Lovecraft, bonjour.

Amos Hackshaw. Videz vos poches.

- Pardon ? - Sur le bureau.

Pourquoi ?

Pour me faire plaisir.

Ouvrez votre col, juste un bouton.

Celui qui est derrière la cravate.

Ça s'arrête là.

C'est donc vrai. Aucun talisman ni fétiche, rien.

Vous n'utilisez absolument rien.

Rien de magique.

Comme je l'ai dit au téléphone.

- Vous n'y croyez pas ? - Si.

- J'en fais pas. - Pourquoi ?

- J'ai mes raisons. - Qui sont ?

Les miennes.

J'ai congédié mon chauffeur, Larry Willis.

Pourquoi ?

J'ai une fille. Elle est tout pour moi.

J'aimais beaucoup sa mère.

Sa santé était fragile.

Je pensais que le climat californien lui ferait du bien.

Elle est morte en mettant Olivia au monde.

Depuis, je m'évertue à protéger ma fille des réalités de la vie.

Elle n'a que 16 ans, ce qui la rend vulnérable.

Elle est... sans expérience ?

Je préfère "pure".

Une pureté qui envoûte et attire dans ses filets.

Willis la regardait d'un drôle d'air. Je l'ai renvoyé.

Mais il a pris quelque chose en partant.

- Quoi ? - Un livre.

Un livre ancien.

Il a de la valeur ?

La reliure est assez belle.

Il a surtout une grande valeur sentimentale.

Il parle de quoi ?

C'est un traité de magie ésotérique

qui s'appelle "Le Necronomicon".

Il a la taille

d'un album photo, est relié de cuir et d'or.

J'en ai un besoin urgent.

- C'est-à-dire ? - D'ici jeudi.

Je dois m'en servir pour une conférence.

C'est après-demain.

Il me le faut avant minuit.

Votre conférence

est à minuit ?

Si vous voulez décliner...

Comment est Willis ?

Mince, blond, environ 1,75 m.

- Quel âge ? - 26 ans.

- Il vivait ici ? - Non.

Meadows a son adresse. On ne l'y a pas revu.

C'est un point de départ.

Combien ça va me coûter ?

40 dollars par jour plus les frais.

Je suis cher mais aussi le meilleur.

Si vous voulez de la magie, l'annuaire est rempli de privés.

Non. Vous ferez l'affaire.

Il me faut une avance. 100 dollars.

Votre calamar doit coûter plus à nourrir.

Ce n'est pas un calamar.

Prenez votre après-midi, Firmin, je trouverai la sortie.

Un verre, M. Lovecraft ?

J'ai regardé la carte dans votre voiture.

Un brandy ?

Il est un peu tôt.

Quelle cravate...

C'était dur ?

Je me suis caché derrière.

Qu'est-ce que mon vieux père

pouvait bien vouloir d'un détective ?

C'est pas sur la carte grise.

Sur les cartes de visite, si.

Vous avez aussi fait une balade ?

Une autre fois. Vous êtes né quand ?

Le 5 décembre comme Walt Disney.

Un Sagittaire avec un nom à 16 lettres.

Pas mal.

C'est pas parfait, mais pas mal.

De quel signe est Larry Willis ?

- Gémeaux. - Vraiment ?

Je vais doubler mes honoraires.

Il vous a engagé pour ça, pour défendre mon honneur !

Ça va être du gâteau pour vous.

Pourquoi ?

Je ne vous le dirai pas.

Vous n'êtes pas du genre à vous faire mâcher le travail.

Vous trimez pour obtenir ce que vous voulez.

Vous vous donnez à fond, vous me suivez ?

Ôtez votre corsage.

Pour quoi faire ?

La tache risque de s'incruster.

Après la chasse, j'enlève mes vêtements et je les brûle.

La cérémonie se fait nue.

Quelle cérémonie ?

En hommage à Diane, déesse de la chasse.

Vous voulez voir ?

J'ai rendez-vous chez le dentiste.

Vous n'êtes pas comme les autres, vous.

Vous non plus.

Vraiment ?

- Toute cette fumée sans feu. - Comment ça ?

La licorne est la proie des vierges.

C'est bien ce que je pensais.

À la radio, ils avaient annoncé du beau temps.

- Voilà. - On dirait le starter.

C'est pas le starter. Je sais d'où ça vient.

Les petits salopiauds.

En 18, on est rentrés de France avec la chtouille.

Après cette guerre dans le Pacifique, on se retrouve

avec ces fichus gremlins.

Ces saletés

se fourrent partout.

Vous habitez ici ?

Je suis le proprio.

Je la gérais avec ma femme. Elle est morte, il y a 8 ans.

Vous connaissez Larry Willis ?

Je peux savoir qui le demande ?

La danse, c'est pas mon truc. J'ai des varices.

- Il y a une récompense ? - Non.

Il est parti. Il a déménagé, il y a trois jours.

Je peux voir sa chambre ?

C'est pas un musée.

Je pourrais vous la louer pour environ 5 min ?

Des visites ?

Mes amis sont tous morts.

Pas vous, Willis.

J'ai jamais vu personne.

Pendant votre absence ?

Je sors pas.

Pas de femme ?

J'aurais entendu.

Sale bête.

Ça suffit.

C'est pas vrai.

Ça commence à bien faire.

J'en ai assez.

Vous envahissez ma maison. J'en ai vraiment ras-le-bol !

Je vais les exterminer l'un après l'autre !

Vous allez me ficher le camp...

Vous connaissez un certain Mickey ?

Mickey Mouse.

C'est bien ce que je pensais.

Un bourbon à l'eau. Pas trop d'eau.

Ce sera une petite bruine.

Larry Willis est là ?

- Qui ? - Larry Willis.

Je le connais pas.

Il vient avec Mickey.

Je connais pas. Vous vous trompez de boîte.

Larry Willis, ça vous dit rien ?

Mauvaise pioche, mon gars.

Je ne connais pas ce monsieur.

Si tu le dis.

Le Dunwich Room est fier de présenter

une chanteuse au style unique :

Miss Connie Stone !

"Je demande peu de choses

"Un beau gosse comme toi

"A tout pour me plaire

"Et me satisfaire

"Des friandises bien sucrées

"Un doux baiser

"Lentement évaporé

"Dans la fumée

"Pourraient me satisfaire

"Si tu restes sans bouger

"Devant ma bouche esseulée

"Tu n'es pas celui

"Dont j'ai rêvé

"Le champagne est frappé

"Tes grandes mains

"J'en frissonne

"Elles m'effleurent

"Je soupire de bonheur..."

Ton ramage est toujours aussi envoûtant.

Un verre ?

Pourquoi pas.

Un bourbon à l'eau et un whisky cocktail.

Et si je ne buvais plus la même chose ?

Je te l'aurais quand même commandé pour te regarder manger le fruit.

Ce cher Phil, toujours aussi subtil.

Toujours la maréchaussée ?

Je suis passé privé. Toujours avec Bordon ?

C'est une question ?

Pas vraiment.

- Tu cherches quoi ? - Quelqu'un.

C'est-à-dire ?

Un chauffeur aux dents longues qu'il faut remettre à sa place.

On dirait qu'on a tous les deux une carrière qui piétine.

À l'instant présent.

Ce chauffeur a un nom ?

Larry Willis.

Ça ne me dit rien.

Et un certain Mickey ?

Mickey comment ?

On a posé un mur dans mon dos ?

Harry veut vous voir.

Harry veut me voir.

Il veut vous voir maintenant.

Tu m'as serré la pogne.

T'as un papier pour le prouver ?

Entrez !

Je te mettrai pas de bâtons dans les roues.

Signe avec ta maison de disques.

Je te souhaite de réussir.

Merci.

"Maledicta."

Va signer ton contrat,

jobard.

Ça fait un bail, vieux frère.

T'es de bonne humeur.

J'ai de quoi. Les affaires marchent du tonnerre.

Ça rapporte. Assieds-toi.

Et toi, ça roule ?

Je vivote.

T'es resté un gagne-petit.

T'en as pas marre ?

Ça peut avoir son charme.

Où sont tes gorilles ?

C'est le progrès.

- Les zombies demandent rien... - Y discutent pas.

Ils sentent pas mauvais ?

La pourriture s'installe au bout de 3 mois.

- Et alors ? - On les change.

30 dollars l'Antillais, vendu par boîte de 6.

Comme des chocolats.

Comment tu vas, Phil ?

Sérieusement.

T'as besoin d'un peu de blé ?

Ta générosité me subjugue.

Tu considères les choses comme un gagne-petit.

Tu sais pas prendre la mesure des choses.

On dit que tu fais pas de magie.

On dit vrai.

T'es un jobard, tout le monde pratique.

On est en 1948. Le monde de demain.

Faut t'adapter ou tu seras tellement à la traîne

que tu finiras dernier.

Quelle compassion.

On est de vieux potes.

T'as un bon livre à me recommander ?

C'est-à-dire ?

Je suivais la piste d'un livre volé

et me voilà à t'écouter.

J'essaye d'être accueillant.

J'ai mieux à faire que d'écouter tes laïus.

Tu devrais mieux occuper ton temps.

Tu sais pas combien il t'en reste.

M. Tugwell...

Raccompagnez mon invité.

Connie est en beauté, hein ?

Il est au courant pour le livre.

Peut-être.

Que faire ?

Je vais prendre un peu l'air.

"J'ai enfin remplacé la saveur

"De ton toucher

"Mais quoi qu'il arrive

"Je ne peux t'oublier

"Je mens

"Je fais semblant

"Enfin affranchie

"De ton pouvoir magique

"Je suis désenvoûtée

"Débarrassée du sort

"Qu'une nuit

"Tu m'as jeté

"Je me voile la face

"Je suis désenchantée

"Je mens Je fais semblant..."

"Je mens

"Je fais semblant"

Qui est Connie ?

Personne.

Vous devriez pas boire seul.

Ce sont des choses qui arrivent.

Vous avez l'air d'une dame, aujourd'hui.

Je suis venue m'excuser pour la gifle.

De m'avoir frappé ou de pas m'avoir assommé ?

Je suis sérieuse.

Avec ce chapeau ?

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Je discute avec une cliente.

Vous ne croyez pas

que la brigade des mœurs

pourrait vous trouver débraillé pour discuter ?

Un petit-déj' ?

Il est pas un peu tard ?

C'est le matin quelque part.

C'est charmant ici.

Ça ne vaut pas un restau comme le Brown Derby.

Je n'y ai jamais mis les pieds.

Mon père me garde enfermée dans cette lugubre bâtisse.

Je m'ennuie. J'ai fait le mur pour vous retrouver.

C'est sinistre. Je ne vais jamais au cinéma.

Je regarde les films seule dans la bibliothèque.

C'est pas drôle.

Je ne vais jamais nulle part.

Je suis si seule.

Je suis comme Raiponce.

Qui ?

Raiponce.

"Raiponce, descends-moi tes cheveux."

C'est un conte de fées.

Une jeune fille seule dans une tour.

Elle attend d'être secourue par son prince.

Mais à son arrivée,

il est aveuglé par la sorcière.

Et il passe le reste de l'histoire

à se cogner partout.

C'est un terrible conte pour enfant.

Mon père me lisait le journal des courses.

- Pour la chance. - Il gagnait ?

Pas à ma connaissance.

Que savez-vous du livre volé par Willis ?

C'est le joyau de la collection de mon père.

Il ne parle que de ses bouquins.

Si j'étais un livre, il s'occuperait vraiment de moi.

Il avait celui-là depuis longtemps ?

Non. Il l'a rapporté d'Égypte l'hiver dernier.

Tout va bien ?

Vous désirez autre chose, du café ?

- Non, merci. - Parfait.

Félicitez le cuisinier.

C'était très bon.

Bien meilleur que prévu.

On reviendra ?

- Restez là. - Quoi ?

- Cachez-vous sous une table. - Lovecraft !

On n'entre pas, vieux.

Je cherche quelqu'un...

vieux.

- T'es pressé ? - Sortez.

La note est bizarre.

Ça arrive.

Payez ce qui vous semble juste.

Tu devrais la vérifier.

Vous ne pouvez pas me forcer.

Tu me prends pour un gogo ?

- Tu bosses pour qui ? - Taré !

- Et ça ? - Quoi ?

- Ça ! - Je sais pas !

Prends-le !

- Aide-moi ! - Toi, tu bouges pas !

T'as essayé de me jeter un sort.

- Tu bosses pour qui ? - Personne.

T'es tout près, tu seras touché.

Lâchez-moi !

Henry, non !

N'y touche pas !

Reprenez-le !

La porte du frigo !

Ouvre !

Le monde extérieur est vraiment fascinant.

C'est normal, cette odeur ?

Je crois.

C'est à toi.

Il serait temps.

Dépêche-toi d'attendre.

Le chef veut te parler.

Moi, je vais discuter un peu avec la jeune dame.

Un moment.

Je te tiens, racaille.

Et j'ai le temps. Tu cracheras le morceau quoi qu'il en coûte.

Épargne-moi ça.

Tu m'impressionnes pas.

T'es coincé.

Tes potes t'entendent pas.

Si tu comptes sur ces animaux pour t'aider, t'es bien bête.

Mettez-le en cage.

Je déteste la pleine lune.

Prends une chaise.

Pas celle-là, elle est pleine de poils.

On boit à quoi ?

À rien.

On prend juste un verre.

Je te détestais, tu le sais ?

Tu me l'as dit.

Je peux plus me fier qu'à toi.

Je savais pas que tu tenais à moi.

T'es le seul à éviter la poudre de perlimpinpin.

Il y a des vampires à Hollywood, des salamandres à Santa Monica,

de la pluie noire, rouge, des grêlons énormes.

La magie, c'est l'avenir. On peut pas lutter.

Si c'est ça l'avenir, je préfère le sur-place.

J'ai besoin d'aide.

Je suis un privé maintenant.

Tu pourrais revenir. Tu n'as pas laissé de casserole.

Désolé.

J'aime être le seul maître à bord.

T'as des clients mécontents ?

Certains m'apprécient peu.

Qui te déteste assez pour te jeter un sort ?

Aucune idée.

- T'étais avec une pépée. - La fille d'un client.

Il a un nom, ce client ?

Fais pas ton timide. On te reproche rien.

Ton coéquipier a tourné ripou, ça arrive. Toi, t'es réglo.

- Bordon... - Me le rappelle pas.

Les démons sont lâchés et t'as même pas un grigri sur toi.

Je me débrouille.

Je m'inquiète pas pour toi mais pour les autres.

Très bien.

Si c'est ce que tu veux.

Il n'y a pas de quoi.

Vous voulez mes empreintes ?

C'est pas nécessaire, poupée.

Je croyais. On n'a jamais relevé mes empreintes.

J'avais jamais vu de commissariat

et j'avais jamais rencontré d'inspecteur de police.

Et vous trouvez ça comment ?

Très stimulant.

On s'y fait.

T'as vu quoi avant l'attaque ?

Des œufs sur le plat et des toasts.

La vie est moins drôle que tu le crois.

Qui ?

D'accord.

Ton avocat est là.

Mon avocat ? J'ai pas d'avocat.

Faut croire que si.

Bonsoir à tous. Thadius Pilgrim, je représente M. Lovecraft.

Veuillez excuser mon retard,

mon client avait omis de me dire qu'il voulait

aider la police dans son enquête.

Les fonctionnaires négligent souvent sans penser à mal

certains droits constitutionnels.

Dans ce cas, il m'incombe

de leur rappeler les conséquences

d'actes bien intentionnés mais proscrits.

Ce type me donne la migraine.

- Comment vous saviez ? - Vos ondes sont frustes.

Mlle Hackshaw !

Oui, inspecteur Grimaldi ?

Vous n'avez pas signé votre déposition.

Quelle sotte.

Tu pars toujours, cousine ?

Dès que possible.

Je vais chercher la voiture.

- Vous partez ? - Faites comme moi.

- Mon boulot ? - Faites-le ailleurs.

L'alignement de demain soir est mauvais.

Les astres ne seront pas là où il faut.

Si vous étiez sensible,

vous entendriez craquer l'air. Les auras sont perturbées.

Moi, je pars pour la Floride.

C'est grave, très grave.

Le Necronomicon.

Vous connaissez.

- À quoi êtes-vous mêlé ? - Sacré bouquin, hein ?

Révélation 5 : "Et je vis dans la main droite

"de celui assis sur le trône, un livre, scellé de 7 sceaux.

"Et je vis un ange puissant proclamant :

"Qui est digne de rompre les sceaux ?

"Nul, dans le ciel, sur terre ou sous terre,

"ne pouvait l'ouvrir ou le regarder."

On parle du livre dans la Bible ?

À la fin, une porte sera ouverte.

Le Necronomicon en est la clef.

Je ne me suis jamais autant amusée.

La prochaine fois, on ira à la morgue.

C'est vrai ?

Laissez tomber.

Monte dans ta chambre ! Je te rejoins.

Merci pour cette journée édifiante.

Il n'y a pas de quoi.

Vous substituez une menace à une autre !

Vous excitez pas.

Le temps presse et c'est comme ça que vous enquêtez.

Ne me dites pas comment bosser.

Je commence à perdre patience.

Willis a volé le livre pour un certain Bordon.

Quoi ?

Bordon est un malfrat qui emploie Mickey Locksteader.

J'ai découvert un lien entre Mickey et Willis.

Vous n'êtes toujours pas satisfait ?

Non, c'est très bien.

Tout ceci est très instructif.

Continuez l'enquête. Vous avez toute ma confiance.

Il me faut le Necronomicon demain à minuit.

- Je sais. - Parfait.

Je vous laisse vous en occuper.

Grimaldi, tu sais pas y faire.

Bradbury m'a dit de te suivre, pas d'être discret.

Rends-moi service.

Pourquoi je ferais ça, Lovegaffe ?

Parce qu'il s'agit de la jolie donzelle.

- Vraiment ? - Tout à fait.

- J'écoute. - Surveille-la.

- C'est tout ? - Oui. Alors ?

Je vais y réfléchir.

C'est ça.

Mains en l'air.

Et si j'étais un méchant ?

Je savais que c'était toi.

Comment ?

J'ai reconnu ta respiration.

Tu es toujours le même.

En tous points.

Le costard est neuf.

Peut-être, mais pas la cravate.

- Qu'est-ce qu'elle a ? - Rien.

- Elle entête. - T'es en forme.

Toi aussi.

Tu as vu Harry, hier soir.

Qu'a-t-il dit d'intéressant ?

Il en est absolument incapable.

Un verre ?

Merci.

Au bon vieux temps.

S'il a vraiment existé.

On m'a parlé de toi... au club.

- Et alors ? - Tu fais pas de magie ?

C'est exact.

Tu t'en sortiras pas si tu joues pas le jeu.

On en a déjà parlé.

Tout le monde en fait.

- Pas moi. - T'y gagnes quoi ?

Ce gourbi et ton tacot ? La rançon de l'intégrité.

Faut faire des compromis.

Il paraît.

T'as quoi de si spécial ?

Je suis mon propre maître.

J'ai débuté en me fixant certains principes.

Comme beaucoup. Après, on s'égare.

Plus on est nombreux, plus c'est facile, on triche tous.

Tout le monde fait de la magie.

On oublie l'éthique

et c'est au premier qui écrasera l'autre.

Parce que c'est comme ça. Eh bien, sans moi.

Mon col est froissé et mes souliers sont pas cirés,

mais mon âme n'est pas hypothéquée.

Elle m'appartient, en toute liberté.

Je m'excuse pas pour ma vie.

Je demande rien.

Je suis heureuse.

Tant mieux.

Faut aller de l'avant. On peut pas changer le passé.

Tu as l'air de maîtriser la situation.

Pourquoi es-tu réapparu dans ma vie ?

Pourquoi avais-tu disparu ?

Parce que tu es un petit malin qui sait pas quand le vent tourne.

Quoi d'autre ?

Tu as vraiment reconnu ma respiration ?

Ton appart était moins pratique.

Un homme seul doit savoir s'adapter.

L'autre soir au club,

tu m'as demandé si je connaissais un certain Mickey.

Un gros,

un peu nerveux ?

Possible.

Il y avait un Mickey qui venait au club.

Il bossait pour Harry.

Il faisait quoi ?

Je ne pose pas de questions.

Je crois que tu cherches un mort.

Il a apporté un livre à Harry l'autre soir.

Relié de cuir avec un fermoir doré.

Mais ce n'était pas

le bon livre.

Explique-toi.

Harry a envoyé Tugwell buter Mickey.

Comment le sais-tu ?

On ne déplace pas Tugwell pour une broutille.

Sens ça.

Tu connais ?

"Grande illusion", je crois.

Quel genre ?

Pas très distingué.

C'est lui, Mickey ?

- Oui. - Et elle, c'est qui ?

Lilly, je crois.

Je les ai vus au club.

Tu lui as déjà parlé ?

Aux toilettes, une fois. On a débiné les hommes.

Des trucs de fille.

Pourquoi t'es venue ?

Je sais détourner le regard. Je le fais depuis toujours.

Le problème c'est qu'on ne voit pas les murs.

J'en ai eu assez de me cogner.

Et ma fierté m'empêchait de reconnaître que j'avais tort.

Peu importe.

Tu vas faire quoi ?

Rentrer à la maison.

Celle de qui ?

La mienne.

On a encore à parler.

De plein de choses.

Si t'as besoin de moi, j'ai laissé mon numéro.

Attention...

ne te brûle pas.

Vous avez un moment ?

Vous partez ?

Je vais prendre le Dixie Queen.

Pour Miami.

Il me reste une chose à faire.

C'est quoi ?

Le bras gauche

est du côté du cœur.

Ôtez-moi ça. J'en veux pas.

Je l'ai verrouillé.

Vous êtes un sot

avec du cœur, il vous faut une protection.

- Inutile. - Vous cherchez le Necronomicon ?

Gardez-le. Il vous sera utile.

Je l'ajouterai au prochain loyer. Si tout va bien.

Vous auriez pu me tuer !

Inspecteur Grimaldi,

je vous ai blessé ?

C'est rien.

Venez à la maison prendre un brandy.

Vous me direz ce que vous faisiez dans mon mûrier.

Inspecteur Grimaldi...

Otto.

Vous êtes né quel jour ?

Bienvenue

à Vista Bonita.

Je suis Amber Peru. Appelez-moi Amber. Votre nom ?

Phil Lovecraft.

Si je puis me permettre, Phil, je sens qu'on va bien s'entendre.

Excusez-moi.

Navrée du contretemps,

je suis seule aujourd'hui.

Vista Bonita, c'est le logis de demain, aujourd'hui.

Le 1er lotissement conçu grâce à la pharmaturgie appliquée.

- La quoi ? - La magie !

C'est très calme.

Comme dans un cimetière.

Comme c'est amusant.

On m'a dit qu'un vieil ami travaillait ici.

Mickey Locksteader.

Vous êtes un de ses amis ?

Depuis des lustres.

M. Locksteader est à l'origine de Vista Bonita.

- Il a tout supervisé. - Il est là ?

Il a dû s'absenter. Ne vous inquiétez pas,

je vais trouver quelque chose pour un ami de M. Locksteader.

Je crois pouvoir vous faire la même offre qu'à sa sœur.

La sœur de Mickey ?

- Oui. - Lilly est passée ?

- Oui, Lilly Sirwar. - Sirwar ?

Elle est veuve, la pauvre.

Son mari est mort en voulant faire léviter un gratte-ciel.

- Comment ? - Il lui est tombé dessus.

La pauvre. Ça doit être dur.

J'irais bien la voir. Ma dernière visite remonte à loin.

Elle est à l'hôtel Ashcroft. Entrez, j'ai le numéro.

Je vais en profiter

pour vous montrer nos systèmes de gain de temps

qui facilitent la vie à Vista Bonita.

Notre devise est : "Bâti par magie, bâti pour durer."

Tu veux toujours m'aider ?

Que puis-je faire ?

C'est bon. On a rendez-vous dans 10 min.

- Tu peux payer le taxi ? - Pourquoi ?

Tu vas rentrer.

Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça. Je reste.

Alors, bouge pas d'ici. Ne te montre pas.

Je veux lui parler en privé.

Qui vous a invité ?

Mes pieds.

Du tac au tac. Ça me plaît.

C'est un de mes points forts.

J'en doute pas.

Écoutez. Dans d'autres circonstances...

Mais j'attends quelqu'un.

Vous avez le temps. N'est-ce pas, Lilly ?

Qui êtes-vous ?

On va causer en privé.

Alors, qu'y a-t-il ?

C'est quoi, ce parfum ?

"Grande illusion". Pourquoi ?

Ça t'apprendra à lever des inconnus.

Qui êtes-vous ?

Te fais donc pas de cheveux.

Je te cherchais, Willis.

Qui vous l'a dit ?

J'ai compris. C'est mon boulot.

L'histoire avec Mickey.

La fille Hackshaw qui s'intéresse à tous les gars sauf toi.

J'ai vite réalisé que Lilly Sirwar était l'anagramme de Larry Willis.

Desserre ta gaine, qu'on cause.

J'ai pas besoin de gaine.

Tu complotais quoi avec Mickey ?

Vous l'avez vu ? Il va bien ?

À vrai dire, Larry, je crois qu'il est mort.

Mort...

Bois un coup.

Je m'en doutais. Je voulais pas y croire.

Fallait pas contrarier Harry Bordon.

Je dois partir.

Aidez-moi. Emmenez-moi à Tijuana.

Tijuana. C'est loin, surtout par ce temps.

- J'y gagne quoi ? - Vous le savez.

C'est votre plus grosse affaire.

On est d'accord ?

D'accord. Mais accouche.

Rendez-moi ma perruque.

Comment t'as rencontré Mickey ?

À une soirée, il y a six mois.

Un truc de tantes ?

À votre avis... C'était pas le catéchisme.

Ça a été le coup de foudre...

Il payait peut-être pas de mine

mais il avait un cœur d'or.

Et Bordon et Vista Bonita ?

Vista Bonita est à lui.

Même si c'est à travers des sociétés-écrans.

Que faisais-tu chez Hackshaw ?

Bordon voulait avoir un homme de confiance chez lui.

Hackshaw offrait beaucoup trop pour racheter Vista Bonita.

Bordon voulait comprendre.

T'as tombé le cotillon pour jouer les Mata Hari.

J'en ai beaucoup appris.

Un lien entre Vista Bonita et le Necronomicon.

Bordon voulait le livre.

Je l'ai dérobé, ainsi que la copie

faite pour l'assurance.

Vous vouliez revendre le vrai livre à Hackshaw

mais Harry a été trop expéditif avec Mickey.

On voulait juste un petit pécule pour s'installer.

Le monde va être à eux.

Attends un peu.

Le monde sera à qui ?

Vous savez, les Anciens, ceux du dehors,

Yog-Sothoth,

Cthulhu...

Ils sont là à attendre, depuis toujours.

Ils attendent qu'on leur ouvre la porte.

Tout est en place : la promesse, le pouvoir et le prix.

Quel est le prix ?

Une vierge, la dernière chasseresse de licorne.

Olivia. Que va-t-il lui arriver ?

Minute, Lon Chaney !

Laisse le pédé et montre tes pattes !

Toutes les quatre !

Tu devais m'attendre.

Je m'ennuyais.

Fallait t'acheter une revue. Par là.

Merci de m'avoir sauvé.

Ce sera sur ta note. Qu'est-ce qu'on fait ?

- Je dois réfléchir au calme. - Suis-moi.

Je sais pas toi,

mais moi, j'ai soif.

Je m'en occupe. T'as bien bossé.

- Whisky cocktail ? - D'accord.

Ça me fait mal aux dents.

Joli petit nid.

D'après ce que je vois.

Tu peux me croire. Je connais.

Je connais l'endroit par cœur.

Va te rafraîchir, poupée.

Prends un bain moussant.

Je te l'ai fait couler.

- J'ai pas envie. - Prends-le.

Elle m'a appelé de l'hôtel.

T'es à court de vannes ?

C'est pas ce que j'avais prévu.

Je m'en doute.

Tu peux la remercier.

Sans elle, tu serais déjà mort.

Elle m'a dit que tu trouverais le livre.

Elle est maligne. J'ai bien fait de l'écouter.

Quant à toi...

Donne.

Je t'ai demandé quelque chose.

Merci infiniment, M. Tugwell.

J'ai eu beaucoup de mal à trouver ce bouquin.

Buter Mickey avant qu'il ne révèle où était Willis n'a rien arrangé.

- Oui, mais... - Mais quoi ?

Un moment, patron.

C'est pas juste.

J'ai toujours été loyal et obéissant.

C'est les aléas !

Excuse-moi un instant.

Patron ?

On peut en parler ?

Je suis très déçu.

On peut plus avoir confiance.

C'est un truc de gogos.

Gagne-petit.

Tu nous emmènes en pique-nique ?

T'es un petit marrant.

Tes dernières paroles vont être tordantes.

Mate un peu ça.

C'est pas beau ? Tu vois les fermoirs ?

De l'or massif.

Tu vas les fondre ?

Je fondrai tout ce que je veux.

C'est génial.

Tu me crois pas ? Tu sais pas tout.

On approche de Vista Bonita ?

T'es doué pour les puzzles.

Tu vis mal mais tu sais jouer.

Tout est là-bas.

La conférence de Hackshaw.

Il est futé, mon ex-équipier.

Ton terrain, son livre.

Et la fille.

Pas celle-là, vieux.

Olivia. La dernière chasseresse de licorne.

C'est dur de trouver une vierge à Hollywood.

C'est pour ça qu'Hackshaw

la couvait. Il en faut une.

Sans vierge, le rituel t'explose à la figure.

Qui a appelé l'autre ?

Moi. Je suis beau joueur.

Il a l'air sympa. Je suis impatient de le voir.

T'es pas de taille.

On peut pas faire le difficile.

Cette conjonction ne se reproduira pas avant 666 ans.

Sa seule alternative

était de coopérer ou Olivia resterait pure une éternité.

Je n'en reviens pas

qu'il ait eu la déveine de tomber sur toi.

C'était peut-être le destin.

Tu crois au destin ?

Je crois qu'on va enfin pouvoir régler nos comptes.

Ça va se régler.

Je vais être enfin débarrassé.

Je tremblerai plus de sentir ta présence

d'ange exterminateur.

Tu vas mourir et moi, régner sur le monde.

On verra qui de nous deux est le plus malin.

Je serai immortel et ta tête sera mon trophée.

T'es bien amère.

Il est temps de lever le rideau.

Arrête de gigoter, Olivia.

Bonsoir, M. Lovecraft.

En de telles circonstances,

je suis forcé de démissionner.

Dommage.

Vous avez été très efficace.

Vous nous avez réunis autour du livre.

La gargouille de l'hôtel était à vous.

Rien ne m'arrêtera.

J'attends cette nuit depuis toujours.

J'ai tout étudié, planifié, même mon union avec sa mère.

J'ai protégé Olivia de ses hormones.

C'est la lutte d'une vie.

Mais ma vie est une peccadille

comparée à celle d'un Ancien.

Savez-vous

depuis quand ils m'attendent ? Des siècles, des millénaires.

Combien de lustres ?

La roue tourne.

Yog-Sothoth a vu la porte.

Le Necronomicon a dit :

"Celui qui ouvrira la porte aux Anciens sera un dieu."

Vous allez être un dieu...

- Et Harry ? - Dites-le-lui.

Sa récompense est de régner sur le monde.

Quel monde ?

Un monde de cadavres

avec un ciel de cendres.

La planète sera dévastée mais il sera le plus grand.

Que dis-tu de ça, vieux frère ?

Assez de baratin. Il faut pas lancer la danse à minuit ?

C'est exact.

Le livre ?

Il me faut le livre,

monsieur Bordon.

Tu me souhaites bonne chance, chérie ?

Bien sûr.

Bonne chance, Harry.

Tu ne pouvais pas laisser tomber ?

Non, pas toi. Tu es un justicier, un redresseur de torts.

Tu voulais quoi ?

Que j'aille au ciné ?

Pardon, l'heure tourne...

La ferme, rupin. Ça vient.

Fais pas ça.

Ça va mal tourner.

On aurait pu être les rois.

Tu pouvais pas voir les choses en face.

Pas comme Harry.

Il savait qu'un flic honnête est un flic fauché.

T'as su trouver les mots.

Pas en parlant.

Et dès que ça se gâte, tu le doubles.

J'ai pas fait tout ça pour devenir la créature de Bordon.

Tu connais bien mal les femmes.

Dernière chance.

Tu peux me suivre.

Je suis navré.

Moi aussi.

Adieu, Phil.

En voilà assez !

Finie la comédie.

Navré, je ne pouvais pas le laisser mourir.

Il me faut un témoin.

Bravo pour l'autre.

Un médiocre avec des rêves médiocres.

C'est consternant.

Il est temps de faire face à ton destin, ma fille.

Ne bouge pas.

Des profondeurs de la nuit aux gouffres de l'espace,

loués soient Cthulhu, Tsathoggua et Celui qu'on ne nomme pas.

Prospère soit la chèvre noire des bois.

Ia ! Shub-Niggurath, la chèvre aux mille chevreaux !

Tu as vu le sombre univers béant.

Là où les astres noirs

tournent sans but.

Tu es resté trop longtemps

en captivité, au-delà du temps miséricordieux.

La voie est libre.

Reviens... pour régner.

Yog-Sothoth est la clef et le gardien.

Il connaît la terre des Anciens, celle qu'ils reviendront fouler.

Mage, émissaire, polymorphe, étranger,

tu chuchotes dans les ténèbres. Depuis toujours,

tu parles aux hommes.

Séducteur, instigateur du mal,

tout n'était que préparatifs. Nous avons vidé notre cœur.

Professeur, maître, exauce-nous.

L'extérieur devient l'intérieur.

L'attente s'achève, la traversée commence.

Consume les ténèbres entre les dimensions.

Traverse le gouffre d'un pas.

Pour t'accueillir, un présent.

Je te l'offre.

Viens le recevoir.

Les astres s'alignent, l'espace se replie.

Des milliers de mondes confluent.

Quitte l'état amorphe.

Prends forme et avance.

Regarde !

C'est ce que tu as voulu.

Regarde !

Ne me lâchez pas !

S'il vous plaît !

À l'aide, Lovecraft !

C'est bon, tout va bien !

La chose est partie.

Où est papa ?

Désolé, mon petit.

Quoi, où ?

Grimaldi, dans la voiture.

Grimaldi !

Papa l'a fait corriger

et jeter derrière.

Tu vas bien ?

C'est dangereux de voyager comme ça.

Que s'est-il passé ?

Tu es sûr que ça va ?

Grimaldi, sale fripouille !

Comment ça ? Arrête, petite !

Elle a 16 ans.

Cléopâtre a cédé à la passion à 14 ans.

Tu diras rien à personne ?

Grimaldi, pauvre ballot, t'as sauvé le monde !

Tu mérites une statue...

Une invitation à la Maison-Blanche.

Et tu as peur que ta femme

apprenne que tu as défloré une fille de 16 ans !

Tu es marié ?

Tu ne diras rien à personne, Phil ?

Sois sympa.

Poupée, je suis aussi surpris que toi.

T'es surpris d'être marié ?

Comment va ta main ?

Elle est cassée.

Que se passe-t-il ?

T'as raté le ballot qui a sauvé le monde.

Je rate tout.

J'ai raté ma déification.

Et maintenant ?

On va t'embarquer pour le meurtre de Bordon.

On fait une sacrée équipe, nous deux.

Il est pas trop tard.

Peut-être, un jour.

Embrasse-moi avant que je ne défaille.

Ça va ?

À peu près.

Je vous croyais à Miami.

C'est plus la peine. N'est-ce pas ?

Je suppose.

C'est quoi, ce truc ?

Des feuilles d'ophioglosse, du crin et de l'eau.

Et ça ?

Du mercurochrome. Une sorcière a ses limites.

Je vais chercher des pansements.

Pourquoi ?

C'est une longue histoire.

J'ai des amuse-gueule.

J'étais mort de fatigue mais j'avais le temps.

C'était enfin fini.

C'était fini pour beaucoup.

Locksteader, Willis, Hackshaw et Bordon.

C'était terminé aussi pour Connie.

Je voulais que le jour se lève.

Je voulais entendre les voitures

et les gens qui parlent de tout et de rien.

Être sûr qu'il restait des êtres

qui savent vivre sans aucun tour dans leur sac.

Ils l'ignoraient,

mais leurs chances de bonheur avaient augmenté depuis hier.

Car aujourd'hui,

j'avais le livre.

Adaptation : Brigitte Bressolier

Sous-titrage : Vdm

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