All language subtitles for 1995-Fantome avec chauffeur-Gerard Oury Philippe Noiret, Gerard Jugnot.

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Original subtitles

Thème musical du film

...-

- L'Office Internationale des Cartels a donné son accord

quant aux opérations de rapprochement

dont je vous ai déjà entretenus.

Par ailleurs, notre bénéfice marque une belle progression

puisque nous allons vous distribuer un dividende

qui sera en hausse de près de 35%.

Il tousse.

C'est un bilan magnifique.

Merci. Voilà.

C'est au-dessus de nos espérances.

Mesdames et messieurs,

je vous prie de m'excuser.

Je vais devoir interrompre la séance.

Je me sens trop mal fichu. Pardonnez-moi.

Qu'est-ce qu'il tient!

Brouhaha

Tenez, Denise. Merci.

Le rendez-vous avec M. Laroche est remis.

Et la voiture vous attend. Merci.

...-

Edouard?

J'ai laissé un message à ta secrétaire.

Je ne dîne pas ce soir avec toi et les Américains.

Ça ne va pas?

Je me sens fiévreux. Je rentre.

Tu as mauvaise mine. Oui, je sais.

Trouvons-nous un créneau demain

pour parler du dossier Petro-Chemical Incorporated.

Y a un truc qui me tracasse. D'accord.

...-

Il tousse.

...-

...-

* Résultats du tiercé

...-

La 5e course, épreuve du Tiercé, Quarté, Quinté+.

Victoire du 508, Bellamy. 2e, 507, Dormeur-du-Val.

3e, 502, Ripaton II.

4e, 501, Mardi-Gras.

5e, 513, Léonard-de-Vinci. 8, 7, 2, 1 et 13.

Un Quinté exceptionnel de 4850000 F, dans l'ordre.

1500000 francs, dans un ordre différent.

* Suite des résultats

...-

Bulletin météo

...-

Que faites-vous à l'arrière?

J'ai eu un malaise. Je prends un cognac.

Bellamy, Dormeur-du-Val, Ripaton II, Mardi-Gras, Léonard-de-Vinci.

Dans l'ordre. Pour combien?

60 francs.

Ah?

J'ai gagné 4850000 F.

Je vous conduis ou vous me ramenez?

II tousse.

Je me disais: "Si je gagne, je lui dirai ses 4 vérités."

Monsieur, je rêve de vous dire que vous êtes...

Y a photo pour Ripaton II.

Quoi?

Vous n'avez pas bien écouté le résultat.

Y a contestation.

Vous n'êtes pas millionnaire. C'est pas vrai?

Non.

Ça vous évitera de dire des conneries.

Soyez gentil, ramenez-moi. Je suis fatigué.

Non.

Je ne vous ramènerai pas.

Je ne ramènerai plus personne.

Je vais faire le tour du monde en bateau.

Bonne chance, Georges.

C'est une automatique? Non.

La 1re est un peu dure.

Au revoir, content pour vous.

Faut pas m'en vouloir. Je vous aime bien.

Ça fait 15 ans que j'attends ça.

Je vais enfin vivre. Vivre!

Coups de feu

Cris des passants

...-

Appelez la police!

Vite!

J'ai cru que j'étais touché.

Et vous, monsieur, vous n'avez rien?

Georges.

Mon garçon?

Georges?

Musique intrigante

...-

Vous êtes blessé, M. Le Président?

Non.

Moi, ça va.

C'est mon chauffeur. - Regardez.

Je suis là.

Monsieur?

Monsieur?

Monsieur?

II est mort?

Mais non, je suis pas mort.

Mais c'est pas possible.

J'ai gagné le Quinté+.

Sirènes

...-

Doucement, merde!

- Je n'ai pas vu grand-chose.

Ils étaient 2. Ils sont partis vers la Seine.

- Votre témoignage est important, M. Le Président.

Je ne vous dérange pas plus.

Je vous rappellerai en cours d'enquête.

L'arme, Glock 17, calibre 9 mm, Parabellum.

Un coup en plein cœur.

Merci, Piérard.

Piérard?

Mais enfin! Renvoyez les journalistes.

On va prévenir la veuve.

C'est à moi de le faire.

Le pauvre travaillait pour moi depuis 15 ans.

Au revoir, monsieur.

Viens, Edouard. Je t'accompagne?

C'est pas la peine.

Fais-les rentrer et tu dis que tout va bien.

Tout va bien! Tout va bien pour toi.

M. Bruneau-Tessier, une déclaration.

Vous avez des ennemis? Je n'en connais pas.

- M. Le Président donnera une conférence.

Grincement

II va me péter la boîte, cet abruti!

- Cours après, Hervé. Une dernière photo.

Voilà, voilà.

J'arrive.

M. Bruneau-Tessier, si je m'attendais...

Georges n'est pas avec vous? Non.

Pardon. Je sors de ma douche.

Je peux entrer?

Bien sûr. Entrez, entrez.

Il est allé garer la voiture? Non.

Il n'est pas allé garer la voiture.

Mme Morel... Oui?

Georges était merveilleux,

irremplaçable.

Un accident?

Un terrible accident.

II... Il est...

Oui.

Il n'a pas souffert. Il est mort heureux.

Il venait de gagner près de 5 millions au Tiercé.

Comment? Vous êtes riche,

Mme Morel.

Gisèle? Remettez-vous.

S'il vous plaît, Mme Morel. Voilà, ça va?

Oui. Il en avait toujours 2 sur 3.

Comment? Au Tiercé.

Il lui en manquait toujours 1.

Et aujourd'hui...

Il fait le Quinté. Il en trouve 5 d'un coup.

Et il meurt.

Je me sens responsable. C'est moi qu'on visait.

C'est à cause de moi qu'il est mort.

Il tousse.

...-

Vous pouvez compter sur moi.

Quoi qu'il arrive,

je serai là.

...-

Où il est? Georges?

Ils ont dû l'emmener... Non.

Le ticket.

Ah? Dans son portefeuille.

On vous le rendra avec ses affaires.

N'hésitez pas à m'appeler.

Merci.

Musique nostalgique

...-

Georges.

Oui?

Elle pleure.

...-

Mon bébé.

Ne pleure pas, je t'en supplie.

Je ne supporte pas que tu pleures.

Mon pauvre nain.

T'es vraiment pas beau, hein?

Merci!

Mais je t'aimais.

Mon petit bonhomme.

Moi aussi, je t'aime, Gisèle.

Mon petit bonhomme tout mignon,

avec ses petits bras, ses petites jambes.

Téléphone

...-

...-

Allô?

* Salope, salope, salope!

Oui, c'est moi. Je n'en peux plus.

J'ai rêvé de toi toute la nuit...

Gisèle pleurniche.

Je peux pas te parler, Marcel.

Je suis bouleversée.

Qu'est-ce qui se passe, chérie?

Georges est mort.

Sans blague? J'arrive!

Non, ne viens pas, je t'en supplie.

Je veux rester seule.

Non? Tu couches avec Marcel Bourdon?

...-

Télécopie

...-

...-

Conversation en anglais

...-

Un appel pour vous, M. Martigues.

Oui. Excuse me.

Je veux te voir tout de suite!

Je suis avec Mike Ballestro.

Je m'en fous, viens. Je t'attends, dépêche-toi.

J'arrive.

L'm sorry, gentlemen, but l have to leave.

Tirs électroniques

...-

Musique d'action

...-

Redescends sur terre, j'ai à te parler.

Georges est mort.

Tu es au courant? La nouvelle est venue à toi?

C'est moi qu'on visait, bien entendu.

Cache ton émotion, je t'en prie.

L'enquête ne fait que commencer.

Je ne veux prendre aucun risque. Tu pars pour Londres.

Pourquoi pas

chez maman? Si tu préfères.

Londres ou New York,

je vais devoir me priver du plaisir de ta conversation.

Tu as entendu ce que j'ai dit?

On dîne à 9 h.

Tache de ne pas me faire attendre,

pour changer.

On t'avait dit de pas venir, gros con.

Je t'avais dit de pas venir.

Je ne voulais pas te laisser seule.

Va-t'en, Marcel. Je préfère rester seule.

Je suis ton ami et j'étais son ami.

J'ai jamais pu te blairer.

Laisse-moi te tenir les mains.

Non, Marcel, pas ce soir. Va-t'en, je t'en supplie.

Ça m'a fait de la peine quand j'ai appris.

Je l'aimais beaucoup, tu sais.

Un mec bien. Une épée dans son boulot.

Il venait de gagner au Tiercé. 5 millions.

La conne, elle lui a dit. Oh, putain!

Comment?

500 patates?

Oui, 500 millions de centimes.

Nom de Dieu!

Au feu! Au feu!

AU FEU!

Quelle nouvelle!

Tu vas cramer, enfoiré.

Sniff, sniff. T'as un truc sur le feu?

Gisèle hurle.

Putain!

Aïe, je me brûle.

Au feu!

Pardon, Marcel.

Qu'est-ce que tu vas faire de tout cet argent?

Mercredi 29 avril.

Affaire Petro-Chemical Incorporated.

Conversation entre Martigues et Bruneau-Tessier.

5, 4, 3, 2...

1... 0.

Il tousse.

Téléphone

T'as mis le répondeur? Bien sûr.

Je serai mort avant d'atteindre le trottoir.

Téléphone Non.

- Ne décroche pas.

...-

* Quinte de toux

Ça, c'est M. Bruneau-Tessier.

Bravo, docteur.

Ça ne s'arrange pas.

Je l'ai enregistrée. Je la repasse.

* Quinte de toux

Antoinette, la télé. Donnez-moi 10 mn.

Je ne veux pas déranger votre dîner.

Pas grave. Juste un petit dîner assis.

8 personnes.

Antoinette?

Le champagne, je suis occupé.

Les Dubillard

sont là. * Bon, j'arrive.

Je serai en smoking.

Non, restez avec vos invités.

Non!

Je vous attends demain. Ça ira bien.

On frappe. A demain.

Entrez.

M. Martigues est là.

Faites-le entrer

dans le bureau.

A demain, Berthelet et bonne soirée.

Bonsoir, cher...

Il tousse.

On frappe.

Entre, Edouard.

Qu'y a-t-il?

Tu pensais t'en tirer?

Mais oui.

Tu crois ça? Que vas-tu faire?

Porter plainte?

Tu parleras au juge de tes sociétés fictives en Suisse?

Ça l'intéressera beaucoup, surtout en ce moment.

Tu as volé combien?

La commission sur Petro-Chemical. 10 millions de dollars.

Tu crois que les intermédiaires ne vont pas réagir?

Ils ont réagi, Philippe.

Tout à l'heure, devant Synergie.

Pour eux, c'est toi le responsable.

Oui, mais ils m'ont raté.

Et toi, tu es viré.

Ça ferait trop de vagues.

On fera ça à l'amiable. Je partirai avec des indemnités.

Je fonderai ma société et je te piquerai tes clients.

La tradition.

Mais pas là.

Tu n'es pas un patron, Edouard.

Tu es intelligent, calculateur, impitoyable.

Tu es bouffi d'orgueil,

mais ça ne fait pas un patron.

Que tu dis.

Tes actionnaires te le diront vite.

T'aurais dû crever.

J'aime quand tu t'énerves. Ça confirme ce que j'ai dit.

Je t'emmerde! Bel argument.

Il tousse.

Je vais te tuer.

Non!

Salaud! Arrête.

Arrête! Arrête!

Cris étouffés

...-

Musique intrigante

...-

Ça y est, il est sec.

Tiens.

Maintenant, va-t'en. Excuse-moi.

Cet incendie, ça m'a bouleversé.

Viens t'étendre.

Je ne te toucherai pas.

Non, Marcel.

Je crois qu'il nous regarde.

Oui, il nous regarde et il est content.

Il est content parce que là où il est,

il souhaite ton bonheur.

Et tu seras heureuse avec moi.

Le salaud.

Viens, chérie. Juste une seconde.

Ça doit être ça, l'Enfer.

Tu sais ce qu'il aimerait, maintenant?

Non.

Savoir comment on va employer son argent.

Qu'est-ce que tu veux dire?

S'il nous regarde, il doit se dire:

"Pourvu qu'elle tombe pas sur des vilains escrocs.

"Pourvu qu'elle soit bien conseillée."

Que vous ai-je fait, mon Dieu?

Je t'aime, Gisèle.

Un bar restaurant, sur la Côte.

Je tiens la comptabilité. Tu t'occupes de la salle.

Je préfèrerais un institut de beauté.

Sur la Côte, si tu veux.

Je veux que tu portes mon enfant.

Nous l'appellerons Georges.

Viens, ma chérie.

Oh, Marcel...

Tu exagères.

- Je t'aime et j'ai envie de toi.

Oui, c'est ça, l'Enfer!

Concerto pour piano

...-

Brouhaha

...-

Hélène?

Hélène?

Ton fils.

Philippe est mort. Arrêt cardiaque.

Qu'est-ce qu'on fait?

Mais on y va. Les obsèques sont après-demain.

Allô, Sébastien?

* Papa, il est...

C'est affreux. Je suis désolée.

J'aimerais te voir. Tu vas venir?

Oui, j'arrive. A quelle heure? A quel hôtel?

Demain soir, au George V, comme d'habitude.

Au revoir, maman. Je t'embrasse, chéri.

- La cravate.

Serre.

Voilà.

Musique intrigante

Monsieur?

...-

Monsieur? Monsieur?

Oh, Georges? C'est vous?

C'est merveilleux.

Vous me voyez. Je vous vois.

Vous m'entendez? Très bien.

Merci, mon Dieu!

Georges.

C'est épouvantable ce que je vis.

Et moi, donc! Je suis transparent.

On ne me voit pas, on ne m'entend pas.

Je n'existe plus.

Philippe Bruneau-Tessier n'existe plus.

Georges Morel, non plus.

Et ça, c'est grâce à vous!

- Les abrutis!

Je ne mets plus ce costume. Il me boudine.

Bon!

Cessons de nous lamenter, ça ne sert à rien.

Etablissons plutôt une stratégie. Bien.

Le cardinal Ducatel...

Qui ça?

Le cardinal Ducatel!

Préfet de la congrégation des évêques. Conseiller du Pape.

Je lui ai remis la Légion d'honneur. On est amis.

C'est lui qui va nous expliquer la situation.

Il a pas l'air malin et je suis protestant.

Aucune importance.

Effectivement, il n'est pas bien malin.

Mais c'est un contact possible avec Dieu, non?

Ouais...

Ne discutez pas.

Emmenez-moi à Saint-Eustache.

Quelle heure est-il?

Je ne sais pas. 9 heures, pourquoi?

Normalement, je commence à 10 h.

Et j'ai des heures à récupérer. C'est syndical.

Mais quel syndicat, Georges?

Vous êtes mort. Y a plus de syndicat.

C'est vrai.

Je ferai remarquer à monsieur

qu'il n'y a plus de chauffeur, à ce moment-là.

- C'est trop. - Il doit avoir bonne mine.

Que font-ils?

Dépêche. Pourquoi ils me collent

cette peinture sur la figure?

Ça vous fait une drôle de tête.

- Et l'air équivoque.

Et j'ai la raie du mauvais côté.

Tout ça n'a aucune importance.

Allons chez Ducatel.

Il va pas venir vous bénir, votre cardinal?

Musique nostalgique

...-

Pourquoi vous pleurez?

Parce qu'il ne pleure pas.

...-

Musique dramatique

Monseigneur, je suis content de vous voir.

Monseigneur?

Monseigneur, vous m'entendez?

II ne vous reçoit pas.

Monseigneur, allô?

Allô, Ducatel!

C'est moi.

Pourquoi il ne répond pas?

II vous entend pas.

Georges, je ne crois plus en rien.

...-

Monseigneur, c'est triste. Certes.

...-

In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti.

Ducatel?

...-

Pauvre petite Denise.

Elle est mignonne, vous trouvez pas?

Qu'est-ce qui lui arrive?

Je la connais pas.

Oh, la cousine Delphine.

C'est elle qui m'a déniaisé.

Voilà mon assassin.

M. Martigues?

Oui, il m'a étouffé avec un oreiller.

C'est pas vrai?

On n'y croit pas. C'est affreux.

Brusquement, il s'est senti mal.

Bonjour, madame. Bonjour.

Bonjour, docteur.

Je m'en veux. Il m'a appelé hier soir.

Comment?

II m'a fait écouter sa toux qu'il avait enregistrée.

Enregistrée?

Au magnétophone.

- Nous dînions avec des amis.

- Il n'a pas voulu que je vienne.

L'œuf!

Quoi, l'œuf? La preuve du crime,

elle est dans l'œuf.

Il faut empêcher Martigues de le prendre.

- Comment?

On n'a pas... On ne peut plus...

Monsieur!

Elle a piqué l'œuf!

La cousine Delphine. Elle est kleptomane.

Elle vole n'importe quoi.

Venez, Georges.

Klaxon

Ça roule pas du tout.

C'est l'heure de pointe. C'est tout le temps.

Vous saviez pas, à l'arrière, à fumer votre saloperie de cigare.

Ce n'était pas une saloperie de cigare,

mais un Lusitania venu directement de La Havane.

Gardez vos rancœurs subalternes pour vous.

Vous êtes vraiment antipathique comme patron.

Klaxons

Ta droite, pétasse!

Va sucer, enculé!

Elle est mariée à un militaire de carrière.

On frappe.

Entrez.

Je te dérange pas? Non.

Je ne serai pas long.

Dans cette épreuve, tu n'es pas seul.

J'étais le meilleur ami de ton père.

Si tu sens que tu veux parler

ou quoi que ce soit... Merci.

Je comprends que tu n'aies pas envie de voir ces gueules.

Tant qu'ils ne piquent pas l'argenterie...

L'œuf de Fabergé auquel ton père tenait tant,

tu vois ce que je veux dire?

II était sur un guéridon, mais personne ne l'a vu.

Qui a bien pu le faucher?

Tu n'as pas une idée? Non.

Bon, tout ça n'est pas bien grave.

Sache que je partage ton chagrin.

Tu peux compter sur moi.

Au revoir, Sébastien. Salut.

Klaxon J'en ai marre, je me tire.

D'accord, allez-vous-en!

Mais oui, je vais m'en aller.

J'ai mes problèmes, moi aussi.

Ma femme me trompe avec Marcel Bourdon.

Qui ça? Vous connaissez pas.

Il est pas de votre monde, mais c'est un con.

J'ai aucune raison de traîner derrière votre œuf.

Très bien, au revoir.

Salut.

...-

Vous le passez ce feu rouge, oui ou merde?

Je vous accompagne.

C'est dur d'être seul, hein?

Très.

Comment vous faites ça? Quoi?

La dématérialisation.

Oh, c'est très simple.

Vous pensez à un endroit, comme votre maison,

et boum, vous y êtes.

C'est assez marrant à faire.

C'est la seule chose marrante depuis hier.

J'y arrive pas.

C'est facile.

Peut-être, mais je n'y arrive pas!

Tenez, regardez.

D'accord.

Vous savez le faire, pas moi.

Vous êtes pas doué.

Gardez vos distances. Je vous trouve bien familier.

On m'a tué à cause de vous, non?

Ça crée des liens. J'essayais d'aller voir Sébastien.

J'ai pensé très fort à lui.

Ça n'a pas marché.

Faut penser plus fort.

En cuisine, on trouvait que vous le délaissiez.

Ne vous fâchez pas.

Pensez une bonne fois à lui.

Fermez les yeux.

Il est dans sa chambre.

Vous avez envie de le voir.

Allez, projetez-vous.

Sébastien?

Sébastien, tu es là?

Qu'est-ce que tu fais là?

Tu n'as rien mangé. J'ai pas faim.

Si ton papa te voyait,

il serait pas content.

On le pleure tous à l'office, M. Bruneau-Tessier.

C'est pas en te rendant malade qu'il reviendra.

Je te laisse le plateau. Mange.

Musique nostalgique

...-

Téléphone

Allô? * C'est moi, chéri. On arrive.

Tu peux venir nous voir à 19 h, au George V?

Oui, maman. A tout à l'heure.

...-

Ça a été avec votre fils?

Non.

Pareil avec Gisèle. Marcel Bourdon la lâche pas.

On va la suivre longtemps, la malade?

Si elle va chez le coiffeur...

Je veux savoir où va ma pièce à conviction. Allez.

Hum...

Georges? J'en ai pour 5 mn.

Ouais, pas mal.

Vous n'avez pas honte?

Oh...

La mort ne vous a donné aucune sérénité?

Non, aucune.

Adieu, Georges.

Je vous abandonne à vos turpitudes.

Après le jaune, je vous rejoins.

Alarme de caisse

...-

Ça, c'est elle!

...-

Georges! Oh... oui!

Qu'avez-vous dans vos poches?

Absolument rien, monsieur.

Suivez-nous. Pourquoi donc?

Mais enfin, laissez-moi!

Pas d'histoire.

Je vous interdis de me toucher!

Je ne vide pas mes poches et je vais porter plainte!

Je suis la femme du colonel Châtillon

et la cousine de Philippe Bruneau-Tessier

qui a des actions de votre groupe.

Elle est gonflée.

J'appelle la police?

Oh, regardez! La salope!

Elle pique!

Celle-là, vous ne l'arrêtez pas?

Où ça? Là!

Vous êtes aveugle?

Vous vous fichez de moi. Pas du tout.

Ça suffit.

Fouillez-la.

Elle a foutu l'œuf dans le sac du vigile.

C'est à nous, Mayowski? Ouais.

Je n'ai pris que ça. Je vous la paie.

Je vous en supplie, monsieur.

N'en parlez pas à mon mari, s'il vous plaît.

Delphine.

* Quinte de toux

...-

- Qu'est-ce qu'on fait?

- Je vais aller au George V.

Sébastien doit y voir sa mère, à 19 h.

J'ose pas rentrer chez moi.

Bourdon doit être encore sur Gisèle.

Rien que de dire ça, ça m'arrache le cœur.

N'y pensez plus, Georges.

Vous vous faites du mal.

Il tousse.

...-

Vous avez gardé votre bronchite?

Non.

J'ai eu envie de tousser, comme avant.

Venez.

Oh là là!

Vous avez vu ce qui arrive?

Oh!

Oh, mais regardez!

Et les jambes...

Ça suffit, Georges.

Vous vous rappelez?

Je restais quelques secondes sur le trottoir.

La Rolls arrivait.

Vous m'ouvriez la portière.

J'avais attendu des heures à m'ennuyer comme un rat mort.

Je montais, je fumais ma saloperie de cigare

et je vous empestais.

Je vous ai jamais dit que j'étais asthmatique.

La nuit, j'éternuais en vous traitant d'enfoiré.

C'était le bon temps.

Magnifique.

Qu'est-ce qu'il fout?

Le voilà.

Bonjour. Mme Rosenthal?

Suite 201, monsieur. Merci.

Il va pas lire ces conneries, non?

J'ai pas mes lunettes. Que disent-ils?

"Le monde de la finance montre déjà les dents.

"Tous mettent en doute la morale du milliardaire.

"Mike Ballestro, P-DG de la firme Blinkton, a même dit:

"J'ignorais qu'il avait un cœur." C'est ignoble.

"Edouard Martigues, le second de Bruneau-Tessier,

"déclarait en fin de matinée:

"Ne me faites pas dire qu'il était malhonnête.

"II était impitoyable,

"dictatorial.

"C'était un requin des affaires.

"Malhonnête, je ne crois pas."

Tu mets laquelle?

Le tailleur rose, en dessous.

J'ai de la peine pour toi, tu sais?

C'est mon scotch?

Non, c'est ton fils.

Sébastien.

Mon amour.

Mon chéri.

Je vous laisse.

Je suis bouleversée.

Vous êtes sûr de vouloir rester?

Je ne supporte pas que tu sois triste.

Viens t'asseoir.

Tu veux à boire?

Un Coca? Non merci.

Assieds-toi.

Ça fait un an qu'on ne s'est pas vus?

Non, 2 ans, maman.

C'est pas vrai. 2 ans?

Hé! Hé!

Pourquoi on s'assoit toujours sur moi?

Merde!

La barbe!

Tu as lu ça?

La presse n'a pas épargné ton pauvre papa.

Et c'est vrai?

Non, c'est un tissu de mensonges.

Je ne veux pas salir sa mémoire.

Je ne l'ai jamais fait.

Mais on n'arrive pas là où il est arrivé

sans avoir des victimes sur la conscience.

Pourquoi elle dit ça?

C'était pas un assassin.

On peut meurtrir sans tuer.

Tu ne veux rien? Non.

Moi, j'ai été sa victime quand il m'a quittée.

C'est toi qui es partie!

II t'a dit que j'étais partie.

Ecoute bien. Je suis partie

à cause de son égoïsme et de son ambition.

Tu picolais. Tu étais tout le temps saoule.

J'ai ramené plus d'une fois madame dans un drôle d'état.

- Maman.

C'est parce que tu buvais.

Quoi? II t'a dit que je buvais?

Quel salaud!

Maman, arrête. Je n'ai jamais bu!

Je ne sais pas d'où est venue cette légende.

Je n'ai jamais bu et je ne bois pas!

On frappe. Entrez!

Votre scotch, madame.

Je n'ai rien demandé.

J'ai un double scotch pour la 201.

Vous faites erreur, merci.

Excusez-moi.

Maman? Oui?

Tu l'aimais?

Oui.

Il était très séduisant quand je l'ai rencontré.

Très séduisant.

Et toi, ce que tu étais belle.

Philippe.

Hélène.

C'était au casino de Biarritz.

Il m'a invitée à danser.

Tu avais une robe blanche et les épaules nues.

Ça n'a pas duré. Il est devenu l'homme des journaux.

Tais-toi, Hélène. Pourquoi tu dois tout gâcher?

II m'a trompée sans arrêt.

Tu couchais avec tout le monde.

Maman, arrête.

Je parle trop.

Excuse-moi, je reviens.

- Bravo! Fous-moi la paix, Julius.

Julius?

Oui?

Sébastien, il est parti.

Ça t'étonne?

Venez, Georges.

C'est ignoble ce que tu as dit de son père.

Pourquoi lui dire ça?

C'est ton mauvais côté. Shut up!

- Philippe était un type formidable.

Tu aurais pu offrir ça à ton fils.

Continue et je m'en vais!

II est bien, cet homme-là. Très bien.

Avant moi, tu couchais avec n'importe qui.

Ce Brésilien stupide.

Et ce masseur culturiste avec ses gros bras.

Et même avec ce gnome. Comment s'appelait-il?

Georges,

son chauffeur.

Rire niais

Oui, j'ai couché avec ce gnome.

Et c'était un très bon coup.

Mais non, ça me dégoûte, ces trucs-là.

GEORGES!

* Commentaire de match

...-

Oui. Oui, oui!

C'est beau, ça.

Oui. Oui, oui!

OUAIS!

...-

Encore un peu de soupe?

Non.

Tu m'avais dit que vous étiez mariés!

II disait tout le temps qu'il allait divorcer.

Je le croyais, moi.

Le trois-quarts, il est nul, comme toi.

- Ce n'est pas possible!

Quoi? Elle, avec un homme comme vous?

Oui, j'ai couché avec votre femme.

Et avec Denise. Elle est enceinte de moi.

Et j'ai couché avec toutes vos cuisinières.

J'ai couché avec tout le monde.

Voilà! Mais pourquoi?

Parce que je suis un sexuel.

Vous? Mon chauffeur?

Oui.

Enfin, j'étais un sexuel.

Maintenant, je peux plus rien faire.

Regardez la femme avec qui je vivais.

Elle dîne avec un abruti qui dormira dans mon lit.

T'étais sa compagne depuis 2 ans.

Je l'ai dit à la morgue, mais ils avaient le nom de sa femme.

Et alors? Et alors...

Le portefeuille avec le ticket était sur le comptoir.

Ils ont refusé de me le donner.

Bordel! Un demi-milliard!

Ça veut dire quoi, ça?

Vous étiez déjà marié?

Bah, oui.

Sonnette

T'attends quelqu'un? Non.

...-

Non.

T'inquiète, j'y vais.

...-

C'est toi qui vivais avec Morel?

Qui êtes-vous?

Expliquez-moi, Georges. Je comprends pas.

Dis, pétasse.

Ton petit copain a passé de l'ecstasy pour nous.

Il a voulu nous doubler. Où sont les pilules?

- J'en sais rien.

- On va les retrouver!

Georges?

Georges!

Ça va pas?

Gisèle hurle.

Ça va, Marcel?

Ça va très bien.

Quinte de toux

...-

AH!

Je vous écoute.

C'était de l'argent de poche. Avec ce que vous me payiez...

Et vous avez passé de la drogue?

Les grands mots. C'était des pilules roses.

De l'ecstasy, c'est illégal! C'est un poison.

Ils appellent ça "les pilules du bonheur".

C'est 10 ans de taule, le trafic du bonheur!

Comment vous l'avez passée, cette drogue?

Vous allez encore crier.

Vous irez sûrement en enfer

avec votre gros sexe et vos petites combines.

Confessez-vous. Ça peut arranger les choses.

Dans la Safrane de monsieur, en revenant de Belgique.

J'étais dans la voiture.

J'avais pas de raison d'y aller sans vous.

Je ne peux pas vous écraser la tête,

ni vous envoyer mon pied dans les couilles,

mais vous êtes parfaitement méprisable!

Si j'en crois la presse, vous étiez pas blanc.

Les caisses noires, les pots-de-vin...

Je n'étais pas malhonnête, crapule!

Oh? Parfaitement.

Ce sont des pratiques courantes.

Pour être compétitif, on doit tous utiliser les mêmes armes.

Je n'étais pas malhonnête!

J'étais un grand patron.

J'étais le petit chauffeur d'un grand patron.

Pardon, monsieur. Nous étions 2 crapules.

Sur qui a-t-on tiré, Georges?

Sur vous ou sur moi?

Je dirais que c'est 50-50.

Peut-être sur vous, peut-être sur moi.

Qu'est-ce qu'on en a à foutre?

Où elle est cachée, cette drogue?

Dans un garage.

Pas dans mon garage, tout de même?

Vous ne vous serviez plus de la DS. Elle est dedans.

Avant que je ne l'apprenne, vous êtes aussi pyromane?

Ou bien êtes-vous un tueur de vieilles dames?

Quand même pas, monsieur.

On entre.

Il tiendrait pas un peu de sa mère?

Non, il n'a jamais bu. C'est à cause

des saloperies qu'elle a dites.

Qu'est-ce qu'il fait?

II va pas...

Sébastien? Les pilules!

Heureusement qu'on ne craint plus rien.

Mais lui, si! II va pas tarder à nous rejoindre.

Klaxon

Sirène

Merde, les flics!

...-

...-

- Attention!

II est fou! II va voir ça!

Un danger public!

Sors de là, p'tit con.

Tu bouges pas, hein?

Mais tu pues l'alcool. Allez, alcootest.

On l'embarque. "Bruneau-Tessier"?

Bah, dis donc. Regardez, chef.

Où est la lumière qu'on nous promet après la mort?

Où est le jardin merveilleux qui vient après la vallée de larmes?

Qu'est-ce qu'on fout dans cette banlieue merdique

quand on est mort depuis 2 jours?

Je sais pas. Je comprends pas.

Ça va durer longtemps, cette plaisanterie?

On va se balader, comme ça, pendant une éternité,

à s'engueuler comme un vieux couple?

A voir les gens qu'on aime souffrir et mourir sous nos yeux?

Vous parlez bien. J'aimerais savoir faire ça.

Parler, c'est tout ce qui nous reste.

Parler sans pouvoir toucher, sentir, saisir.

Aimer sans pouvoir faire l'amour.

N'être plus jamais fatigué.

N'avoir plus jamais de repos.

Et errer. Errer comme des...

Comme des âmes en peine.

Qui a parlé?

Je crois que c'est lui.

Bonsoir.

Bonsoir.

C'est une bien jolie nuit, non?

Vous êtes mort?

Si on veut, oui.

Alors, vous allez pouvoir nous renseigner.

Qu'est-ce qu'on fout ici?

Vous êtes en transit. En quoi?

Je vais vous montrer le chemin pour partir.

Où on va aller?

Je vous laisse la surprise.

Pourquoi on part pas? Qu'est-ce qu'on attend?

Vous voulez qu'on y aille? Non.

Je voudrais rester un peu avec mon fils.

Vous aussi, vous avez sûrement quelque chose à faire

avant de partir.

Réfléchissez bien.

A bientôt.

Musique mélancolique

...-

Où peut-il être?

Peut-être dans la cage.

...-

Le bureau du commissaire.

...-

Mon fils, en prison...

Voyez le bon côté.

En prison, il va connaître des ministres, des P-DG.

Vous vous faites du mal.

Il se passera rien avant demain.

Venez.

Où ça?

J'ai quelque chose à faire.

Elle travaillait à la RATP.

Elle y est toujours, je crois.

Je l'ai draguée dans son bus.

Je lui ai fait: "Hep, Epinal dans les Vosges."

Ça veut rien dire, mais ça marche.

Un an après, on se mariait.

- Et son nom? - Jeanne.

Je l'appelais Jeannou.

On est restés ensemble 5 ans.

Je l'aimais bien.

Et Gisèle est entrée dans ma vie.

Ma pauvre Jeannou.

Je t'ai fait du mal.

Elle était folle de moi.

J'ai des remords, maintenant.

C'est bien, Georges.

Je suis sûr qu'elle m'a pas remplacé.

Ma Jeannou, ma pupuce. Bouilloire

Qu'est-ce que c'est?

...- Une bouilloire, non?

Y a quelqu'un.

...-

Sans doute une copine.

Coucou?

- Qu'est-ce qu'il fout là?

Bonjour.

Bonjour, ma Jeannou.

M'appelle pas comme ça. Pourquoi?

Ça me rappelle ce salaud.

Il se fait toutes vos femmes. Je comprends pas.

C'est un cauchemar. Un café et un totoast?

T'es gentil, toi.

Elle veut de la tuture?

V'oui, v'oui, v'oui.

C'est insupportable.

Oui. Allons-nous-en.

Je veux savoir ce qu'il fout là.

C'est clair. Il veut récupérer votre ticket de Tiercé.

Il l'a draguée pour... Evidemment!

J'y crois pas.

Je te connaissais pas hier soir et on déjeune ensemble.

C'est pas mon style.

Tu es le 1er depuis qu'il m'a quittée.

Demain, j'irai te chercher des croissants.

Dire que j'ai failli te refermer au nez.

Quand tu m'as dit que t'étais un ami de Georges,

j'ai failli te refermer au nez.

Viens.

Allons-y. Vous vous faites du mal.

Attendez.

A propos de Georges,

je ne t'ai pas dit une chose.

C'est pas très important.

On avait joué au Tiercé ensemble.

Embrasse-moi encore.

30 francs chacun.

Et on a gagné. Combien?

Des clopinettes. 2000 francs.

1000 F pour lui... pour toi. Et 1000 F pour moi.

L'ordure! C'était couru.

Avec mes 1000 F,

je t'offre un petit gueuleton.

La morgue ouvre à 9 h. On y va ensemble?

Oh là là là!

J'y suis déjà allée. Ah bon?

L'Institut médico-légal m'a appelée hier

pour récupérer ses affaires.

Elles sont où, ses affaires?

Chez sa mère.

Quoi?

J'lui ai tout donné.

A maman!

Je voulais rien garder de ce type.

T'as donné le portefeuille?

Oui.

Bien fait.

Tant pis pour le gueuleton.

On dînera au lit, ce soir. Ça te va?

Et elle habite où, sa maman?

II va baiser ma mère.

Vous marchez bien, ce matin, Mme Morel.

Ça va mieux. Je me sens en pleine forme.

Elle est plutôt distinguée, votre maman.

Vous êtes un enfant adopté ou quoi?

Ne recommencez pas. Applaudissements

...-

C'est formidable ce que vous avez fait.

- Venez prendre une coupe.

Georges, regardez.

Mélodie légère

...-

P'tit con!

C'est lui qui est baisé.

Viens vite.

Brouhaha

Les actions de votre groupe ont chuté

à cause de ça?

L'affaire est entre les mains de la justice.

Je n'ai rien à ajouter.

- Une déclaration pour France 2?

Mon Dieu, Georges, il part avec mon assassin.

Vous venez?

Voilà, voilà. J'arrive.

Venez, on y va.

Non, monsieur.

Qu'est-ce qui vous arrive?

Moi, j'ai fini. Je vais m'en aller.

Vous m'abandonnez?

M'en veuillez pas. J'en ai assez de cette vie.

Plutôt de cette mort.

Je vais aller retrouver le vieux du jardin public.

Vous êtes sûr de ne plus rien avoir à faire?

Oui.

J'avais délaissé ma mère.

Avec mes millions, elle va pouvoir faire le bien.

C'est tout ce qu'elle aime.

J'aurai au moins fait ça.

Au revoir, monsieur.

Au revoir, Georges.

Je vous souhaite un monde meilleur.

Ça, c'est pas gagné.

Tu fais ça souvent? Quoi?

Ton trafic.

Je sais pas d'où sortent ces pilules!

J'ai été con de boire, mais je trafique pas.

C'est pas moi qu'il faudra convaincre.

C'est le juge. Assassin!

Coupable ou pas, je vais t'aider,

parce que je suis ton ami.

Mais reste tranquille un moment.

Cette publicité fait mal au groupe.

Et le groupe, c'est moi, maintenant.

J'ai rien fait!

D'accord. Tu devrais filer à New York avec ta mère.

Je rachète tes parts.

Tu pourras

vivre très bien.

Salaud!

Qu'est-ce que vous faites là?

J'ai eu peur.

J'étais dans le square. Il était là, il me souriait.

Je me suis dégonflé.

Venez avec moi. Je ne peux pas.

J'ai pas tout à fait fini, moi.

Tu finiras plus tard, Louise.

On va faire quoi? Je ne sais pas.

Si seulement je pouvais parler avec lui.

On n'est pas encore partis.

* Quel pays remporte la 1re Coupe du Monde en 1930?

L'Uruguay contre l'Argentine. 4 à 2.

Le mondial...

Je m'en fous!

*-L'Uruguay.

*-Quel footballeur danois est le gardien

de Manchester United en 1995?

Shilton. Peter Shilton!

Ça suffit!

Je m'occupe!

Schmeichel? * Oui, Peter Schmeichel!

Non, c'est Shilton.

4!

Oh, l'autre! J'ai vu tous les matchs à la télé!

Ah...

Ah...

Georges?

Vous êtes dans la télé.

J'ai été comme aspiré par l'écran.

Vous êtes entré dans la télé.

J'avais entendu parler de morts qu'on voit sur des écrans.

Je pensais que c'était de la foutaise.

Foutaise ou pas, j'aimerais bien sortir de là.

Attendez, attendez.

On a peut-être trouvé notre médium.

Quoi? Notre moyen de communiquer.

Suis-je le seul à vous voir

ou les autres le peuvent-ils aussi?

J'en sais rien.

Appelez Sébastien.

Allez, appelez-le.

- Euh... Sébastien?

- Plus fort!

- Sébastien?

Sébastien!

II m'entend pas. A cause de la douche.

Gueulez plus fort!

Je vais tout faire péter.

Quoi? Quand je crie, ça chauffe.

Je vais tout faire péter.

On s'en fout! Gueulez, bordel!

SEBASTIEN!

II a entendu.

Sébastien.

Tu m'entends?

Tu me vois?

Oui.

Il vous entend.

Allez-vous-en. Mais je ne peux pas.

Sortez de là, il faut que je lui parle.

- Je ne peux pas.

Je sais pas comment sortir. Aïe, ça chauffe.

Allez, poussez-vous.

Sébastien?

Papa?

Oui.

C'est moi.

N'aie pas peur.

Sébastien.

Je suis près de toi depuis ma mort.

Je peux enfin te parler via ce téléviseur.

Papa...

Non, ne m'interromps pas.

Je ne pourrai pas te parler très longtemps.

Sébastien.

Je sais que tu n'es pas un trafiquant.

Tu es quelqu'un de bien.

J'ai découvert à quel point je t'aimais.

Et aussi que tu m'aimais peut-être un peu, toi aussi.

Papa, j'ai jamais osé te le dire quand t'étais là.

J'ai une chose urgente à te dire.

Tu dois récupérer l'œuf de Fabergé

qui était dans ma chambre.

Il est chez un vigile qui travaille au supermarché.

Ce vigile s'appelle Mayowski. Tu m'entends?

Oui.

Dans l'œuf, il y a la preuve de mon assassinat.

Oui, j'ai été assassiné. Et mon assassin...

Est Edouard Martigues.

C'est Edouard Martigues.

Il ne vous entend plus.

M. Mayowski, s'il vous plaît?

Bureau des vigiles, à gauche.

Merci.

M. Mayowski?

C'est moi.

Papa? Tu m'entends?

Je sais pas si t'étais au supermarché. Je résume.

Mayowski a refilé l'œuf à un copain, Mahmoud.

Il a un stand aux Puces de Montreuil.

Mahmoud ne l'a peut-être pas encore vendu.

Le vigile m'a conseillé d'y aller à l'heure du déjeuner.

Papa, faut que je te laisse.

J'ai rendez-vous au tribunal.

Martigues m'emmène voir le juge. Faites attention.

Pardon, monsieur.

Papa? Moi aussi, je t'aime.

Voilà, il vous l'a dit. On peut partir?

Pas encore. Pas encore.

Je vous trouve très sympathique, Georges.

Ça fait ¼ d'heure que je t'attends!

Pardon. Un juge, ça n'attend pas.

J'ai fait jouer mes relations pour l'amadouer.

Je suis allé chercher l'œuf de Fabergé.

Comment?

Je sais où est l'œuf qu'on a volé.

Il est chez un brocanteur aux Puces. J'irai après.

Non, maintenant.

Et le juge pour enfants?

II attendra. Je m'arrangerai avec lui.

Il devait y avoir un magnéto dans l'œuf.

Ah bon?

Le vigile a dit qu'il a toussé.

Si on l'ouvre, on trouvera le magnétophone.

Et y a quoi, dans ce magnétophone?

La preuve que papa a été tué.

C'est quoi, cette histoire?

Ton père a été assassiné? Oui.

Sébastien. N'écoute pas Martigues.

Je suis là.

C'est un fumier!

SEBASTIEN!

Fous le camp!

Qui t'a raconté ces conneries?

Tu me prendrais pour un fou.

Dis toujours. J'aime les histoires de fou.

C'est papa. Il est apparu dans ma télé.

T'aurais pas repris de l'ecstasy?

II était sur le point de me dire le nom de son assassin.

Et il ne l'a pas dit?

Mon poste a explosé.

Bah, voyons!

Je te jure que c'est vrai. Mais oui.

Tu connais un dénommé Mahmoud?

A droite, dans le marché. Il est tout au bout.

Tout le monde le connaît.

Une merguez? Non, non. Merci.

* Musique arabisante

...-

* Edouard Martigues... Une seconde.

Il a bien voulu répondre à nos questions

dans cette affaire.

Le fils de Philippe Bruneau-Tessier sera mis en examen.

Je m'en remets à la justice.

*-On a trouvé, dans la DS de son père,

2000 pilules d'ecstasy.

Sébastien.

Sébastien?

Approche-toi.

C'est Martigues, l'assassin.

Tu m'entends? Martigues.

Il ne doit pas récupérer l'œuf.

Une belle pièce.

Voilà 500. C'est une bonne affaire.

Au voleur!

Au voleur!

Au voleur! Arrêtez-le!

- Faites attention.

C'est le jeune, là-bas.

Musique d'action

...-

Police!

...-

Ma moto!

II a fauché ma moto! Arrêtez-le!

Ma moto!

...-

* Vous avez demandé la police.

Nos lignes sont momentanément occupées.

Message en boucle

...-

Ce magnétophone, où est-il?

Donne-le-moi.

Tu as tué mon père.

Tel père, tel fils.

Non!

...-

Coup de tonnerre

...-

Je savais que je te retrouverais,

meme dans un autre monde.

Je vais te surprendre.

Je ne t'en veux pas.

Celui que tu as tué n'était pas intéressant.

Je te dois même des remerciements.

En me tuant, tu m'as amené à comprendre la vie

et à découvrir l'amour de mon fils.

Laisse-moi. Ne m'approche pas.

De quoi as-tu peur?

Je suis en train de te remercier.

Je te dois quelque chose qui n'a pas de prix, mon vieux.

Ma sérénité.

...-

Sébastien? Sébastien?

Viens. Approche.

Oui, viens.

Mets le masque.

Musique douce

...-

Voilà, Sébastien.

Je vais être obligé de te quitter.

Non.

Si, mais on se retrouvera, forcément.

J'ai un conseil à te donner. Ne fais pas comme moi.

Ne te laisse pas aveugler par l'ambition,

la réussite, l'argent.

Essaye de vivre au mieux la vie qu'on t'a donnée,

pour bien réussir ta mort.

Bon.

Je ne t'en dirai pas plus.

Je ne veux pas te faire de prêchi-prêcha.

Au revoir, Sébastien.

Moi aussi, je t'aime.

Et où que tu sois, sache

que je serai toujours à tes côtés.

Hein?

Allez, Georges, mon vieux.

On peut y aller. Attendez.

J'ai aussi un conseil à lui donner.

Pour draguer une fille, tu lui fais:

"Hep! Epinal dans les Vosges."

Ça les fait marrer et ça marche.

Au revoir, Sébastien.

En route, Philippe, mon vieux.

...-

Vous êtes prêts, mes enfants?

Bah, oui.

Asseyez-vous.

...-

Je peux m'asseoir là? Non.

Vous, c'est là-bas.

Pourquoi pas avec eux?

Ne discutez pas, s'il vous plaît.

Allez là-bas.

Bon.

Grondement

...-

On y va?

Quand vous voulez.

Musique féerique

...-

Thème musical du film

...-

Sous-titrage: TVS - TITRA FILM

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