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Bonjour.
Gnocchi aux patates et au homard,
haricots à l'œil noir, tomate concassée au basilic.
C'est quoi ce machin ?
Je n'avalerai pas des yeux noirs !
Et si je prenais une cassola ?
Moi, je vais prendre le rouleau de sole pochée
avec des artichauts parfumés au thym
et à l'huile d'olive extra vierge.
Queues de homards à la mandarine, escalope au foie gras.
Pour moi, ce sera un plat traditionnel :
une côtelette de veau.
Très bien.
Pour 6 000 voix, t'as les écrevisses,
sinon t'auras une côtelette de veau !
C'est scandaleux qu'on ait acheté
Ibrahimovic alors qu'il nous a éliminés au Mondial.
Putain de Juventus !
On adore les joueurs.
C'est vrai.
Pense seulement à la coupe du monde 2002.
Si Gattuso a des fans, ça veut bien dire que...
L'Inter a un Italien ?
Oui. Materazzi.
Non, y a pas d'Italiens à l'Inter.
Y a plus de football.
Les informations confidentielles que l'on m'a données
se sont avérées être vraies.
Dans moins de deux mois,
le groupe Techno va acheter la banque Struttura.
Voici donc ce que je propose :
pendant ces 2 mois, nous allons acheter
beaucoup d'actions de la banque Struttura
via les holdings
de mes banques étrangères.
Ça ne vaut le coup que si on vise
un très gros paquet d'actions.
Y a pas mal de fric à se faire,
mais aussi pas mal à investir.
Une fois que la banque est vendue,
on retire nos actions et on les propose au groupe Techno
qui nous les achètera alors au prix fort.
Le Président nous a garanti son soutien.
Aucun problème. Mais c'est du boulot sérieux !
Combien nous coûtera cette protection ?
Pas de problème !
Pas de problème !
Ça a l'air intéressant.
Oui, ça l'est.
J'ai toujours été contre l'humanitaire.
Y en a qui en profitent.
Tu sais, Ugo, moi aussi.
Mais j'ai changé d'avis depuis le...
Comment ça s'appelle ? Le tsunami.
Moi, c'est après que ma femme m'a montré
un reportage sur les petits africains.
Ils vivent dans des conditions pires qu'au Moyen-Âge.
Alors, je me suis dit :
je dois faire quelque chose.
Je fonce à la banque.
Et tu as raison.
Tu nous rejoins après ?
Si seulement !
Je vais au théâtre avec ma femme. Ça me saoule !
Ton sandwich.
Les clopes ?
Deux paquets, un chacun.
C'est quoi ça ?
Je l'ai entamé, j'avais les crocs !
7,20 pour les sandwichs,
6,40 pour les clopes.
Voilà 3 euros. Tu m'en dois 20.
Ils sortent.
Merci.
J'arrive pas à y croire.
C'est super beau.
Joyeux anniversaire.
À toi aussi, mon amour.
Je vais fumer une cigarette.
Bon, je coupe.
Tu regardes qui ?
Personne, pourquoi ?
Je peux avoir le plein ?
C'est fermé.
Je suis sur la réserve.
C'est fermé.
Salut.
Allez, descendez !
Dix.
Utilise-les tous, t'as compris ?
Dix pour toi aussi.
Et même topo.
Qui paie la balade en voiture ?
Toi ! Tu viens avec moi.
Les autres, au boulot, allez !
Salut.
Travaille bien.
Merci.
3, 3, 5...
La 604.
J'ai pas oublié ton numéro.
J'en suis ravie.
T'es où là ?
Et toi ?
Moi... je vais à l'aéroport.
C'était ta femme ?
Et le mec avec toi ?
Il est parti.
Tu pars où ?
À New York.
Où à New York ?
Pour le boulot mais pas sûr.
Quand je t'ai vue, j'ai été scotché.
- Tu es mannequin ? - Oui, je le suis.
- Vraiment ? - Tu me crois ?
Oui, je te crois.
C'est vrai.
Et toi, tu penses quoi de moi ?
Je ne sais pas.
On va boire un verre ?
OK, maintenant.
Maintenant ?
Viens chez moi.
D'accord.
Je ferai ce que tu veux,
mais remplace-moi ce soir !
- Où est Bianca ? - Je ne sais pas.
Salut.
Salut, Bianca.
Tu te souviens de moi ?
Otello.
Je ne pensais plus jamais te revoir.
Allez, monte.
Tu veux "pipe" ?
En arrivant, ne me fais pas appeler.
Va au fond du hall, tourne à droite.
Prends l'ascenseur de service près des cuisines.
Au dernier étage, tourne à droite,
et va jusqu'au numéro 604.
6-0-4.
Tu as compris ?
Salut.
Que de mystères !
Je t'ai fait mal ?
Tu m'en veux ?
Non.
Tu as un très beau dos.
Matteo ? Est-ce que tu m'aimes ?
Je crois, oui.
Mais tu en es sûr ?
On se voit samedi ?
Samedi, j'ai un spectacle.
C'est bien !
Alors, bonne chance.
Merci.
Et c'est quoi ton prénom ?
Gerry.
Et toi ?
Je m'appelle Elodie.
Je l'aime à en mourir.
J'attends, j'attends toujours. Je l'attends tout le temps.
Mais c'est dur, dur, dur.
Mais, avec toi, j'aime bien parler.
J'ai jamais parlé comme ça à personne. C'est super.
Merci.
Je vous en prie, madame.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien.
Je me disais juste que Jacopo aurait eu 7 ans aujourd'hui.
On va mourir à force d'y penser tout le temps.
Attends !
Mon petit chéri.
Mais Tata Bianca ne t'a pas réveillé ?
J'ai sommeil.
Réveille-toi, Nicolaj !
Allez !
Pourquoi t'es en retard ?
J'ai fait la ronde de nuit à l'hôtel.
J'ai rencontré un mec bien. Il peut m'aider.
Arrête donc avec tous ces types !
Travaille bien à l'école.
Salut.
Salut.
J'y vais. Le petit-déj' est prêt.
Merci. Salut.
- Alors ? - Ça se passe bien ?
J'ai toujours été contre l'humanitaire.
Y en a qui en profitent.
Tu sais, Ugo, moi aussi.
Mais j'ai changé d'avis depuis le...
Comment ça s'appelle ?
De quoi ils parlent ?
Si ça se trouve, c'est vrai.
Tu parles ! C'est du pipeau !
Je dois faire quelque chose.
Je fonce à la banque.
Les saints, les madones, l'humanitaire...
C'est un code. Ils savent qu'ils sont sur écoute.
Rien d'autre ?
Sa maîtresse l'a fait cocu.
Avec qui ?
Avec un certain Gerry.
Capitaine, il y a un fax du Parquet.
Attends, Paolo. Antonio !
Tu as les photos de l'amant ?
Oui.
Salut, papa.
Enfin, te voilà !
Donne-moi ces sacs.
Tiens, prends-les.
J'y vais à pied.
Donne-moi ça !
- Ça va aller ? - Oui.
Tu fais quoi ?
Une daube au Barolo.
Super ! C'est très bon !
Et les clous de girofle dans l'oignon ?
Je n'aime pas ça.
Mais c'est dans la recette.
Oui, c'est vrai. Mais moi, j'aime pas.
C'est du Barolo à 50 euros ! T'es fou ?
Celui-ci c'est pour cuisiner, celui-là pour boire.
Un pour cuisiner et un pour boire !
2x50, ça fait 100 euros de vin. Eh oui !
Ça suffit maintenant !
Je déteste quand tu dépenses ainsi.
Je gère ta retraite, sinon toi...
Salut, j'y vais.
On se revoit quand ?
J'sais pas. J'ai un spectacle samedi.
Où ?
- Bon... - Il est parti !
Allez, goûte-moi ce vin. Prends un verre.
Allez, goûte-moi ça !
Alors ?
Il est délicieux, ce vin.
On fait la paix ?
Il est exquis.
Et on en a deux.
- Salut. - Bonjour.
T'as encore fumé !
Je me suis réveillée tôt.
Encore une insomnie ?
Lucilla, tu ne dois pas fumer.
Je sais.
Mais tu fumes quand même.
J'y vais.
Salut.
Je t'appelle.
Ils nous surveillent. Débarrasse-toi d'eux.
On doit faire attention.
On évite le téléphone, les lieux publics,
on se parle dans la rue.
Est-ce que tu penses que notre plan va réussir ?
Je dois juste trouver comment. Le fric est à la banque,
et j'en fais bien ce que j'en veux !
J'ai écrit au Président.
S'il veut un autre crédit, car il a besoin d'argent,
qu'il s'occupe de la brigade financière.
Il comprendra que c'est nous qui le tenons.
Il faut un inconnu pour endosser l'affaire.
Un total inconnu. Prends-en un au hasard.
Et dire que mon père travaillait ici !
Alors ? Tu peux me trouver quelqu'un ?
Il a la police sur le dos. Et après ?
On le demande quand même ce prêt ?
Non.
On ne s'est pas compris.
Pas de prêt. Je veux voir l'argent en liquide,
entendre son bruit et voir la valise.
On ouvre, on regarde, on ferme et salut !
Il croit me tenir par les couilles avec son crédit.
Il n'est personne.
Il a une banque mais ce n'est pas le seul !
Salut, monte.
Tiens, des petits gâteaux.
Merci, c'est gentil.
Tu as froid ?
Énormément.
Allons boire quelque chose.
Qu'est-ce que tu fous là ?
Retourne au turbin. Allez, bouge-toi !
Salut, Ugo. C'est Gianni.
Oh, mon ami ! Ça va ?
Très bien, pas mal de boulot.
C'est sûr, on leur a dit.
D'un coup, ils sont bouche cousue !
On doit savoir qui leur a dit.
On doit tout réécouter.
Je reste cette nuit, si tu veux.
On va tout réécouter.
Oui, si tu veux.
Depuis le début.
Qui est là ?
C'est moi.
Tu fais quoi ? Rentre chez toi !
Désolé, capitaine.
Pas ce soir, ma femme ne se sent pas bien.
Désolé.
Je t'appelle dimanche pour qu'on se voie.
La 604.
- Tu es toujours dehors ? - Je peux pas te parler.
Je pensais te faire plaisir.
Je t'ai dit que non.
T'es en prison ? T'as peur de quoi ?
Fous-moi la paix !
Tu étais moins conne hier !
Écoute, j'ai des trucs à faire.
Salut.
S'il te plaît, laisse-moi monter.
Juste un instant.
Quelle journée de merde ! Vraiment de merde !
Une queue de trois heures,
200 filles. Je passe enfin, et là plus rien.
Le mec regarde ma photo et me renvoie.
Y a un truc qui cloche chez moi ?
Non.
Alors, pourquoi ?
Ça devait arriver.
Ça ne doit pas arriver.
Je me sens humiliée.
Et puis merde !
Regarde-moi.
Est-ce que je suis maigre ?
Je ne suis pas maigre.
C'est impossible, hein ?
Moi, je te trouve bien comme ça.
Tu ne le penses pas.
Si, je le pense.
Tu dis ça parce que tu n'as pas vu les autres.
Ce sont des squelettes. Elles sont toutes anorexiques.
Pas moi. Je ne les comprends pas. Je ne le serai jamais.
Moi, je suis une fille normale.
Je ne voulais pas être mannequin.
Ce n'était pas mon ambition.
Je voulais être chanteuse.
C'est vrai ?
Tu veux m'entendre chanter ?
Oui.
Toi, tu es merveilleux en amour
Tu es sensuel contre mon cœur
Et quand je te vole un soupir
Cet instant compte énormément pour moi
Parce que
Je te demande encore
Ta bouche encore
Ton corps encore
Prends-moi encore
Achève-moi encore
Fais-moi mourir encore
J'ai si peur...
Allez, arrête.
Allô ?
Ugo ? C'est Gianni.
Je dois te voir.
Pour dîner ?
Qu'importe ! On fixera ça plus tard.
Faisons comme ça :
reste joignable et je te recontacte.
D'accord.
C'est lui.
Pourquoi ?
Parce qu'il est sur ses gardes.
Il ne veut pas entrer dans les détails.
C'est le premier à faire gaffe. Il a compris.
C'est lui.
Qu'importe ! On fixera ça plus tard.
Faisons comme ça : reste joignable...
Tu l'as reconnu ?
Non.
Qui est ce Gianni ?
C'est un magistrat.
On s'est fait avoir, Marta. Avoir !
Si un juge les tient informés, ils ont gagné !
Oui ?
On s'appelle demain.
Un problème ?
Non.
Qui c'est ce connard ?
Personne. Un mec.
Grâce à Pietro, j'ai pu me renseigner.
C'est un pauvre type.
Retournons sur nos pas.
Salut.
Qu'est-ce qu'il y a ?
L'odeur de ta peau...
je ne l'ai jamais aimée.
Allons-y.
C'est fait.
Je m'en suis débarrassé. Il était temps.
Occupons-nous de ce Gerry, maintenant.
Gerry.
Comment peut-on sortir avec un type qui s'appelle Gerry ?
Je dois te parler Gerry.
On se connaît ?
Tu ferais mieux de me suivre.
Ça va ?
Oui, ne t'inquiète pas.
Alors ?
Je suis au boulot, moi !
Je ne vous connais pas. De quoi s'agit-il ?
Tu ne me connais pas ? Et Elodie, alors ?
Elodie, je l'ai vue deux ou trois fois.
Mais tu es marié, non ?
OK, mais laissez ma femme en dehors de tout ça.
Qui a parlé de la mêler à cette histoire ?
Tu me files juste un coup de main et on n'en parle plus.
Tu pourrais te prendre une journée et bosser pour moi.
En plus, tu amasserais du fric.
Bosser pour vous ?
- Et pourquoi moi ? - Parce que tu as merdé Gerry.
Tu es marié et tu vas baiser à droite et à gauche.
T'en fais pas, ce sera facile.
Vous me filez combien ?
Ben tu vois, quand tu veux !
Elle est belle.
J'attache les 3 ensemble ?
Que les 2 premiers.
Je n'ai pas l'habitude.
Elle est belle, hein ?
Vanitas vanitatum.
Quoi ?
L'Ecclésiaste. C'est un livre de la Bible
dont le titre original est Hevel Havalim.
Un vide infini, le vide en tout.
Y a plein de belles choses ici.
On peut en essayer d'autres.
Un manteau ?
Oui.
D'accord.
Et je fais quoi de tout ça ?
Comment ça ? L'élégance, c'est primordial.
T'auras une carte bleue de la société.
Pendant que j'y pense, j'aurais besoin de ta pièce d'identité
pour la photocopie.
Bien sûr.
"Je soussignée, Paola Guerra, notaire à Bollate,
"ai rencontré M. Galeone Geremia,
"né à Bergame, le 2 Juillet 1974, etc.
"Cet acte est signé sans témoins.
"Les parties, dont je confirme l'identité, et avec mon accord,
"les ayant expressément refusés." Signez lisiblement ici.
Bonjour, Bertani.
Toujours à l'heure, c'est bien.
Bertani, toujours en liberté provisoire ?
À mercredi.
Oui, c'est ça.
Ne fréquente pas les putes, Bertani.
Je peux dormir ici ?
Tu y vas ?
Radine et sourde comme un pot en plus !
Bonjour.
- Vincenzo Calderani ? - Oui.
Je suis l'inspecteur des impôts.
Entrez.
Par ici.
Je vous écoute.
On peut dire que vous avez de sacrées déclarations d'impôts !
Oui, mais parlez moins fort.
Bon, d'accord.
Regardez-moi ce bordel !
1, 2, 3...
- Félicitations ! - Merci.
- 4, 5... - Ne criez pas !
Et ça fait le malin ! D'accord, je parle doucement.
Regardez ce montant !
Je le payerai.
On fait les comptes ?
Oui, mais tout bas.
Il me faut une calculatrice.
Céleste, je sors.
D'accord.
T'es pâlotte. Ça ne va pas ?
Je suis un peu lasse. T'inquiète pas.
Tu as l'air chamboulé.
Non.
J'ai des choses à faire.
Salut.
Salut.
Salut, Sergio.
Salut.
Quel bon vent t'amène ?
Écoute.
Combien pour La vie à 20 ans de Dumas ?
Je l'ai déjà celui-là.
Tu peux le ranger. Regarde ça plutôt !
Il appartenait à Giuseppe Verdi.
Pas mal ! Tu veux vraiment le vendre ?
Oui, je n'ai pas le choix.
Fais-moi une offre.
5 000.
Sérieusement.
En liquide.
Je n'en veux pas. 5 000, jamais !
Bon, alors...
7 000.
Non, ça vaut plus que ça.
OK, viens par ici, on va discuter.
Merci.
Donne-moi celui qui ne vaut rien, s'il te plaît.
Je savais qu'il serait fermé.
Lui, il gagne bien sa vie en peu d'heures.
- Vous êtes en retard ? - Ouais.
Tu regardes quoi ?
Meurtre à l'italienne.
C'est bientôt fini.
Rome me manque tellement !
Tu es la plus belle femme au monde.
Pourquoi "séparé" s'écrit en un seul mot
alors que "tout attaché" en deux ?
On s'en fout !
Tiens-toi bien, tonton. Viens.
Tu peux me remplacer ? Je reviens tout de suite.
Rita, tu fais quoi ici ?
Laisse-moi.
Qu'est-ce que tu fais ?
Ça te gêne ?
Non, c'est pas ça.
Je croyais que tu avais ta vie et moi, la mienne.
Ça, je le vois.
Ben, voilà.
Excuse-moi. Je voulais juste te voir dans ton milieu.
Sauf que ce n'est pas mon milieu.
Ça ne se voit pas ?
Non, pourquoi ? C'est beau.
Si t'aimes pas, pourquoi tu le fais ?
Milan n'a que ça à m'offrir. Et je suis payé.
On contamine pour déclencher un truc.
"Contamine" ! Prétentieux !
Qu'est-ce que tu en sais ? Viens.
Tu n'as rien à faire dans ma vie.
Je ne veux pas quelque chose de sérieux.
- Ah bon ? - Non.
On couche ensemble depuis plus d'un an.
C'est pas sérieux, ça ?
Sauf que toi, tu fais déjà partie de ma vie.
Écoutez Mlle, je vous l'ai déjà dit.
La suite n'est pas payée depuis 7 jours.
L'hôtel vous a toujours accordé un traitement de faveur.
Je vous en prie, ne me mettez pas dans l'embarras.
Je vous en prie, Mademoiselle.
Aidez-moi.
S'il vous plaît.
La suite n'est plus payée. Je ne sais plus quoi dire au directeur !
S'il te plaît, aide-moi.
Je suis déjà bien assez embarrassé.
Elodie, je t'attends dans le hall, d'accord ?
Elodie, on est tous prêts, l'équipe est prête. On y va.
Sois calme, spontanée et naturelle.
Règle la 3.
Bonsoir à tous et bienvenue dans Secrets.
Notre invitée d'aujourd'hui est Elodie.
Tu es top model.
Un beau métier, envié et même très bien payé.
Sincèrement, je n'ai jamais pensé à l'argent.
Seuls les sentiments comptent pour moi.
Mais alors pourquoi ? On t'a fait souffrir ?
Un chagrin d'amour ?
Oui.
Un homme très puissant, qui était toute ma vie.
Et j'étais sa maîtresse.
Ça t'aiderait de nous en dire un peu plus sur lui ?
Évidemment, je ne vais pas révéler son nom.
Il travaille dans l'ombre et brasse beaucoup d'argent.
Celui qui t'aimait tant, certes à sa manière,
t'a aussi fait souffrir ?
Oui, il m'a quittée parce que je l'ai trompé.
Pourquoi ?
Parce qu'il m'a brisé le cœur.
Que t'a-t-il donc fait ?
Il t'a fait quelque chose de mal ?
Excusez-moi.
Il m'a fait... Il m'a fait avorter.
Avorter ?
Je sais ce que tu ressens, Elodie.
Je l'aurais gardé.
Je voulais le garder, mon bébé.
J'avais même choisi les prénoms.
Tu y penses encore beaucoup à ce bébé ?
Viens là. Je sais ce que tu ressens.
Pleure, ça te fera du bien.
On fait une pause et on se retrouve juste après.
Voilà, c'est bien.
C'était bien ?
Parfait !
Comment tu oses me taper, salope ! Ta gueule !
Qu'est-ce t'as, connasse ? Sale pute !
Laisse-moi,
sale con !
Arrêtez !
Je passe encore pour un gros con !
Lève-toi, elle a mal.
Tais-toi ! Tu dois te taire.
Va tapiner en face, sale pute !
- Quoi ? - Sale pute !
- Moi, pute ? - Oui.
Répète-le si tu oses. C'est qui la pute ?
Facile de taper une nana, hein ? Et là tu fais quoi ?
Tête de con !
Sale con ! C'est qui la pute, alors ?
Qu'est-ce t'as ?
T'es qui d'abord ? C'est quoi ce machin ?
Arrête ! Laisse-le tranquille.
Va faire ta maligne ailleurs.
Trouve-toi un mec, connasse !
Sur la dernière couche d'anchois,
on verse beaucoup de chapelure.
D'accord. Comme ça.
Et après ? Encore de l'origan.
Sens-moi ça !
Ça sent super bon.
N'est-ce pas ? Ça vient de Grèce.
On y a été récemment.
Ah oui ?
Je devrais le mettre au four mais Matteo n'est pas là.
Mets-le au four, va !
Vous avez faim ?
Oui, énormément.
Ça m'embête pour Matteo, il est inexcusable.
Je n'aurais pas dû insister.
Je vous ai presque obligés à m'inviter.
Tu plaisantes ! On t'a invitée et tu seras toujours la bienvenue.
Rita,
je peux te poser une question ?
J'écoute.
Pourquoi tu es entrée dans la police ?
C'est bizarre ?
C'est juste par curiosité.
J'aimerais te dire par vocation,
mais c'est faux.
C'est le premier concours que j'ai eu après ma maîtrise.
Ça s'est passé comme ça.
Et je ne me vois pas faire autre chose.
- Du vin ? - Oui.
Merci.
Tu portes un pistolet ?
Ça dépend.
Un peu de vin ?
Je ne vais pas très bien.
Comment ça ?
Mon cœur me fait des misères.
- Rien de grave ? - Je fais un examen mardi.
Je ne lui ai rien dit pour ne pas l'inquiéter.
Je peux venir.
Ça ne te dérange pas ?
Mais non !
Merci.
Tout va bien se passer.
Excusez-moi, je dois prendre...
Ça ne me fait pas mal.
C'est bon.
Et Matteo, il est à Milan ?
Oui, pourquoi ?
Je l'appelle et il ne me répond pas.
Il doit voir mon numéro et raccrocher.
C'est peut-être mieux comme ça, non ?
Ne t'inquiète pas trop pour lui.
Il en a une autre ?
Je ne crois pas.
Excuse-moi.
Pas autant que je sache.
Si tu préfères,
ou tu l'acceptes tel qu'il est ou tu l'oublies carrément.
Comment faire ?
Comment fait-on pour arrêter d'aimer ?
Je ne sais pas.
Moi, ça fait 30 ans que je suis avec le même.
T'en as de la chance !
Rita...
Tu n'as jamais pensé à fonder une famille,
à construire quelque chose ?
Tu n'as jamais eu envie d'un enfant ?
Si.
Et alors ?
Pourquoi pleures-tu ?
Je ne pleure pas.
Tu veux un enfant avec Matteo ?
Oui.
Lucilla ?
- Qu'y a-t-il ? - Rien.
Mais tu pleures !
Non, ça va.
Non !
C'est quoi ça ?
Rien. Laisse-moi tranquille.
Rends-moi ça !
Rends-moi ça !
Je n'y arrive pas, Ugo.
Je n'y arrive pas.
Je ne sers à rien.
Rien ne pourra me rendre ce que j'ai perdu.
Dans notre société actuelle où des valeurs
comme le droit, la famille, la nationalité et les traditions
semblent disparaître,
il faut un endroit absolument sûr
où, quiconque partageant nos idées
et croyant en cette sécurité, puisse y venir en paix.
Un parc où l'on puisse se rencontrer,
où les anciens puissent s'asseoir,
où nos enfants, le sang de notre sang,
puissent jouer librement,
où des amoureux pourront...
roucouler le soir sous la bienveillance des patrouilles.
Je veux te présenter un très bon ami à moi,
très estimé par le Président.
Un type important qui veut investir en Italie
un paquet de fric.
Il vient d'où ?
Il est Russe.
Mais je suis sûr que tu l'apprécieras.
Garde-les, je ne suis pas un voleur.
On dirait ma mère jeune, mais jeune, hein !
Que fais-tu ?
Je les range.
Pourquoi ?
Ça ne va pas ? Je peux t'en acheter d'autres.
Pourquoi tu fais ça ?
Je comprends pas.
Je t'ai jamais rien demandé.
Je travaille depuis l'âge de 18 ans.
Tu es chiante !
Je suis anxieuse. Je ne comprends pas.
C'est quoi ton job ?
Pourquoi toi ?
C'est quoi ton problème ?
D'où il sort tout ce fric ? D'où ?
Allez, dis-moi ! D'où vient ce miracle ?
On était pauvres et on ne l'est plus.
Regarde-moi ! Mais regarde-moi !
Ce sont toujours les mêmes qui ont la belle vie.
T'aimes faire 40 min de trajet pour aller au boulot ?
J'aime mon job.
Et le mien m'écœure.
Tu aimes cette maison de merde ? Moi, non.
Dans un mois, tu en auras une au centre ville.
Mais, pour ça, il faut ça.
Tu sais quoi, Gerry ?
Le fric monte à la tête. Ce n'est pas de ta faute.
J'aurais sûrement fait la même chose que toi.
Mais quand je vois ce que tu es devenu, je te trouve risible.
- Bienvenue. - Merci.
- Fait bon voyage ? - Oui merci.
On m'a parlé de vous.
Et réciproquement.
Entrez.
J'ai beaucoup de sociétés dans le monde.
Je veux savoir si je peux investir ici.
Avez-vous un avocat ?
Non, j'aime pas ça.
Mais ici, il vous en faudra un. Asseyez-vous.
On va vous en trouver un bon.
Otello !
Je pensais justement à toi.
Moi aussi, je pense toujours à toi.
Monte. On va faire un tour.
- Je ne peux pas. - Pourquoi ?
Qu'est-ce que tu crains ? Je suis là.
Il faut que je te parle, Bianca.
Je dois te dire qui je suis.
Elle a reçu un coup sur la tête. On ne sait pas avec quoi.
Pas de témoins.
On l'a braquée ?
On n'a retrouvé ni sac à main ni papiers.
On a pu l'identifier car elle est fichée comme prostituée.
Elle travaillait pour un Roumain.
Tu le connais pour une histoire de blanchiment d'argent.
Y a un bout de temps. Tu t'en souviens ?
Je t'ai fait réveiller pour ça, excuse-moi, mais...
comme tu le connais très bien, ça peut nous aider.
Merci du cadeau !
Madame...
Son prénom ?
Stefania.
Comment ça va ?
Je comprends ce que vous ressentez.
Mais il faut être forte.
Vous pouvez vraiment nous aider
en nous disant tout ce que vous savez.
Est-ce que votre sœur avait un petit ami ?
Je l'ai déposée en bas de chez elle vers 2h-2h30, je crois.
Des témoins ?
Non, j'en ai pas.
Je voulais qu'on vive ensemble.
Elle devait y réfléchir et en parler à sa sœur.
C'est un coma profond, tu sais ?
Je sais.
Je peux ?
Qui c'est, celui-là ?
Je suis son avocat. Excusez mon retard.
L'enfant dans son ventre, c'est le tien ?
Non.
Elle sait que tu as étranglé une femme ?
Elle le sait car je le lui ai dit.
Ça fait 15 ans. Je crois avoir assez payé, non ?
- Tu crois ? - Oui.
Mais à elle, tu lui as fracassé le crâne.
Non.
En attendant, je t'arrête.
Et d'après quels éléments ?
J'irai à la Commission des Libertés.
Allez-y !
De toute façon, il sortira dans 3 jours...
Matteo ?
Je me suis endormi.
C'est ce que je vois.
J'ai examiné vos papiers. Ils sont en règle.
Si vous le désirez, vous pouvez faire partie de l'affaire.
J'en suis ravi.
Natasha.
Tu es doué pour l'argent. C'est si rare !
Si rare !
Tu aimes bien Natasha ?
Pardon ?
Tu aimes bien ?
Elle est jolie.
Quand tu veux.
Si je la veux ?
Oui.
Non, merci !
Tu aimes quoi ?
Jouer ?
Je ne joue pas.
Je veux offrir à toi...
Tu veux un bateau ? Un yacht ?
Une villa ?
Non, merci.
Tu as bien fait avec mon argent.
Tant qu'on touche un pourcentage de votre gain.
Je veux faire à toi un cadeau spécial.
Voyez-vous, je ne veux rien dans la vie
si ce n'est une chose impossible.
Quoi ?
C'est quoi ?
Bonjour.
Y avait 5 000 en liquide dans le pli
pour acheter l'enfant de la prostituée.
- Quoi ? - Acheter.
À l'hôpital, l'acheteur dira que c'est lui le père.
Il le reconnaîtra à sa naissance, mais sans la mère.
On a suivi l'intermédiaire de l'acheteur
qui nous a menés à une villa qu'on connaît déjà.
Voici l'intermédiaire.
Mais, c'est...
Gerry, l'amant de la nana.
C'est l'acheteur que l'on suspecte.
J'y crois pas.
Encore lui. Il veut un enfant maintenant.
On l'arrête pour de bon.
En fait, il ne fait rien.
Il le fait acheter par quelqu'un.
Je ne veux pas l'arrêter pour ça
mais c'est une façon de le coincer.
Et cette fois, je l'aurai !
Tu vends tous tes livres ?
J'ai besoin d'argent.
Je cours aux Impôts, sinon je vais tout dépenser ici.
Allez !
Laisse-moi au moins les vérifier.
Bonjour.
Vous avez tout payé !
Merci.
Croyez-moi, j'en dormais plus la nuit !
J'ai acheté un superbe cadeau à ma femme
pour son anniversaire.
Tous mes vœux, alors.
Celeste ?
Celeste ?
Chérie ?
Celeste ? Chérie ?
Qu'y a-t-il ?
Oh mon Dieu !
Mon amour, non !
Laisse.
Matteo ?
On y va ?
Matteo, on y va.
Allons chez moi.
Allez, viens papa.
Reste, mon amour.
Viens en moi. Reste là, mon amour.
Rita, où vas-tu ?
Rita !
Le tueur de la pute. Un vol qui a mal tourné.
Il est jeune.
Il a 17 ans.
L'incinérer ?
Elle m'a dit un jour que c'est ce qu'elle voulait.
Qui a dit qu'il était le père ?
Je ne sais pas. Je ne le connais pas.
Bianca m'a dit une fois qu'elle ne le savait pas non plus.
C'est bizarre.
Si c'est pas lui le père,
on peut l'élever, la petite !
- "On" ? - Oui.
Toi, Nicolaj, le bébé, vous vivrez chez moi. On se serrera.
Qu'est-ce que tu racontes ?
J'ai fait des trucs moches dans ma vie.
Mais...
fais-moi confiance.
Bonjour.
Vous êtes ?
Rita Prestieri, de la brigade financière.
Oui ?
Je veux vous voir.
Vous permettez ?
Je vous suis depuis des mois.
Comment osez-vous entrer chez moi ?
Belle maison.
Magnifique !
Vous avez un mandat de perquisition ?
Non.
Mais j'ai pas mal parlé avec un juge
qui, pour une fois, n'est pas votre ami.
Pas de mandat ? Alors, partez !
Vous êtes plus sympa au téléphone.
Un homme cultivé, aimant sa femme riche.
Comment osez-vous ?
Non ! Comment vous, vous osez ?
Vous faites ce qui vous plaît.
Or ce pays est aussi le nôtre !
Vous aimez fouiner chez les autres ?
Traquer, éplucher les papiers nuit et jour comme des rats ?
Grâce à nous, vous pouvez jouir.
Vous êtes un vrai connard !
Et vous, une femme seule.
Votre solitude, c'est comme une maladie.
Je la vois, je la sens.
Je sens son odeur.
Sniffez bien alors !
Habituez-vous, car je vais pas vous lâcher.
Je suis têtue et je travaille nuit et jour. Nuit et jour !
Depuis quelques jours, Gerry a la trouille.
Tu lui as dit qu'elle ne fera rien, qu'elle bluffe,
qu'ils n'ont rien ?
Il pense être suivi.
Il doit être parano.
On s'en fout.
S'ils nous cassent les couilles, c'est lui qui prend.
C'est à son nom.
Espérons !
J'en ai marre. À demain.
Et voilà.
Tu n'as même pas maigri.
Salut, chérie. Tu finis quand ?
Si tout va bien, à 8h. Où es-tu ?
Je rentre à Milan. Je suis dans le train.
J'arrive, je prends la voiture et je viens te chercher pour dîner.
Je dois prendre une douche, me laver.
Je m'en fiche. J'ai envie d'être avec toi.
On se fait une petite soirée rien que tous les deux.
Bonjour. Qui est le père du bébé ?
C'est moi.
Bonjour, Dr. Villa.
Suivez-moi un instant.
Oui.
Le bébé n'a rien ?
Non. J'ai besoin de votre ADN.
Je viens aussi ?
C'est pas la peine.
Excusez-moi,
qui sont ces gens ?
Stefania, la sœur de Bianca.
Si tu n'es pas le père,
tu ne prendras pas le bébé.
Voilà Bianca.
- Tu as ses vêtements ? - Oui.
Adaptation : Vicky Postler
Sous-titrage : C.M.C.
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