All language subtitles for Voulez-vous danser avec moi ? ( 1080p)( de M. Boisrond - 1959)( Brigitte Bardot , H. Vidal , S. Gainsbourg , P. Nicaud , P. Frankeur)

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Original subtitles

Voulez -vous danser, voulez -vous danser ce soir avec moi ? Oh

oui,

oh oui.

Même si votre boule a dit non, votre sourire a dit oui.

Oh oui,

oh oui.

Danser comme on rêve, comme on sourit, en oubliant tout de la vie.

La vie, quand elle est belle, n 'est pas plus belle que vous.

Voulez -vous danser avec moi ? Il ne veut danser qu 'avec vous.

Oui, vous danserez avec moi, demain, ce soir

ou cette nuit.

Moi, je veux danser avec vous.

Danser, danser avec vous.

Vous êtes jolie, bien trop jolie.

Personne n 'est aussi jolie.

Tant pis si avant moi, on vous l 'a déjà dit.

Voulez -vous danser avec moi ? Qui ne veut danser qu 'avec vous ?

Plus d 'un mille.

Une seconde, s 'il vous plaît. C 'est bon.

C 'est bon.

Plus cinq mille, deux fois.

Il y a quelqu 'un qui voudrait parler au professeur Hervé Dandieu.

Deux paires.

C 'est bon.

Oui ? Vraiment, tu bloquais moi avec deux paires. Ah non, non, non. C 'est

absolument impossible à cette heure -ci, mademoiselle.

Si encore vous étiez une de mes clientes, je ne dis pas.

Dis -lui que c 'est pour moi, Ruyon. Dis -lui que c 'est pour moi. Oui, je vais

lui dire.

C 'est pour monsieur de Coville -Lachenay.

Le Covid, la chenille ? Je vous en prie, monsieur Dandieu. Mon père a l 'air d

'avoir tellement mal.

Faites un petit effort, soyez gentils.

Bon, venez, c 'est entendu.

Plus de 15 000.

C 'est bon.

Re 15.

Mon tapis, et je te vois.

Si vous voulez bien passer dans mon cabinet.

Merci.

Ouvre la bouche.

J 'ai l 'impression que ça doit être une grosse carie. Le nerf de papa doit être

attaqué. Qu 'est -ce qui explique ça ? Vous vous intéressez à la dentisterie ?

Je m 'y intéresse beaucoup.

Ce que tu racontes, Virginie, c 'est la première fois que tu mets les pieds chez

un dentiste.

Ça ne m 'étonne pas.

Votre fille a des dents splendides.

Vous trouvez ? Oui.

Puis elles vont tellement bien avec votre bouche.

Avec tout le reste, d 'ailleurs.

Vous auriez dû venir me voir bien plus tôt, monsieur. Votre dent est dans un

état... Ne reste pas là, Virginie, tu m 'agaces. J 'ai horreur qu 'on me regarde

dans la bouche, mais pas plus loin.

Quant à vous, mon petit ami, je ne vous ai pas attendu pour me faire soigner.

Mon dentiste est le professeur Aïdé Godard.

Ah, oui.

On ne fait plus beaucoup, ce genre de bridge. Eh bien, moi, je suis enchanté

ce service.

Au revoir, la bouche.

De toute façon, il va falloir vous enlever votre dent. Ah mais non, ça je

veux pas. Mais vous ne sentirez rien et croyez -moi, c 'est la seule solution.

Trouvez bien, je vous défendre tout cher, quoi que ce soit. Tout ce que je

demande, c 'est de me calmer la douleur jusqu 'à demain matin.

Je veux bien vous aboutir avec un calmant. Si vous voulez, il n 'y a rien

plus facile, vous savez.

A ta place, papa, je ferai confiance à M.

Dandieu. Il a l 'air de très bien connaître son métier. Tais -toi,

Quant à vous, jeune homme, je tiens à vous dire tout de suite que ma fille est

fiancée avec un garçon qui me donne entière satisfaction.

Vous n 'avez donc rien à espérer de ce côté -là.

Qu 'est -ce que vous allez me faire ? Je vous prépare un pansement. Ah non, non,

non, je ne supporte pas la fraise. Mais rassurez -vous, ça ne fera pas long.

Non, et si vous bougez, je risque de vous faire très mal.

Ouvre la bouche.

C 'est vrai que j 'ai pincé, mademoiselle ?

C 'est vrai.

Tu t 'imagines, mon Dieu ? J 'avais un carré de 7. Je claque comme un con et ce

salaud me sort de pervalet ?

Écoute, mon vieux, il m 'arrive une chose fantastique.

Quoi ? Je viens de rencontrer la femme de ma vie.

Oh, si.

Oui.

Elle est là dans mon cabinet.

Ah, quelle aventure.

On ne peut pas dire que tu as eu la main heureuse en nous emmenant chez ce

dentiste. Un de nos soeurs est un alcoolique. Pas du tout. Tu ne l 'as pas

remarqué ? Il paie l 'alcool.

Avec ça qu 'il a un physique qui ne revient pas du tout.

Il a l 'air d 'un garçon bouché.

Un toucheur de bœuf.

Oui, c 'est ça. Un toucheur de bœuf.

Oui. Eh bien, moi, je le trouve formidable.

Tu es folle.

C 'est exactement le genre d 'homme qu 'il me faut.

Voyons, ne faites pas cette tête -là.

Mon gendre a l 'air d 'un garçon bouché.

Et vous, vous avez l 'air d 'un sage.

Faites un effort.

Félicitez -les au moins.

Eh bien voilà, c 'est fait.

J 'espère que vous la rendrez heureuse.

Une enfant gâtée, voilà ce que tu es. T 'as un caractère impossible.

Tu veux t 'occuper de tout alors que tu connais absolument rien.

Tout ça parce que t 'as réussi à décrocher un malheureux petit diplôme.

Moi aussi j 'en aurais eu un si jamais voulu.

Eh bien vas -y.

Passe tes examens et fous -moi la paix ! Et si la dentisterie s 'intéresse à ce

point -là, tu n 'as qu 'à demander à ton père de t 'installer un cabinet ! Comme

ça, tu rateras vos clients et tu ne t 'occuperas plus des miens ! La

ne m 'a jamais intéressée, mon pauvre ami ! D 'abord, c 'est une profession

mineure ! Mais qu 'est -ce que tu fais ? Je m 'en vais ! Je ne resterai pas une

minute de plus avec un voyou de ton espèce ! Écoute, Virginie, si tu passes

cette porte, tout est émis entre nous ! C 'est pas bon des barrages, des petites

emmerdes dans ton genre, mais j 'en ai rien à foutre !

Chassez le naturel, ils reviennent au galop.

Espèce de Marie Chantal.

Mauvais dentiste.

Le dîner est servi, monsieur.

Non, je ne dînerai pas là.

Vous venez souvent ici, madame ? Je m 'appelle Anita.

Alors vous venez souvent ici, Anita ? Très souvent.

On y rencontre parfois des gens très sympathiques.

Vous êtes marié ? Oui.

Et avec une femme merveilleuse, formidable.

Je me demande même comment elle a pu s 'intéresser à un garçon comme moi.

Comment peut -il qu 'elle ne soit pas avec vous ce soir ?

On s 'est disputé.

Vous avez eu une dispute idiote.

Comme toutes les disputes.

Voilà.

Venez danser. Ça vous changera les idées.

Moi aussi, je suis mariée.

Et vous aimez votre mari ? C 'est un raté et un crétin.

que vous dansez bien.

Je suis professeur de danse.

Le cours Anita Flores, c 'est moi.

Alors, vous devez penser que je danse bien mal, hein ? Vous auriez besoin de

quelques leçons.

Vous devriez venir nous voir.

Bonsoir, monsieur.

Vous allez bien ? Très bien, merci.

Oh, mon Dieu ! Qu 'est -ce qui vous prend ? Mon beau -père.

Sous -titrage ST'

501

Oh, rendez -moi mes clés.

Je vous les rendrai si vous venez prendre un dernier petit verre chez moi.

Ah, vous alors quand vous avez quelque chose dans la tête.

D 'accord.

Je monte, mais cinq minutes, pas plus, je vous aurais prévenu.

Cinq minutes, c 'est promis.

Vous m 'excusez, je me suis mise à mon aide.

Écoutez, vous avez sans doute sommeil, alors je vais me sauver.

Mais non, pas du tout, nous bavardons encore cinq minutes.

J 'ai pas du tout sommeil.

vous êtes bien.

Mon chéri.

Mon chéri.

Ça ne te plaît pas ? Si, beaucoup.

Je vous aurais rencontré il y a quelques mois, peut -être.

Mais comme je vous l 'ai dit, j 'adore ma femme.

Ça peut paraître idiot, mais je n 'ai jamais trompé.

Mais non, c 'est très attendressant, Marie -Fidèle.

Votre femme a confiance en vous, vous avez confiance en elle.

Si elle apprenait que vous l 'avez trompée, surtout avec une créature dans

genre, ça ne serait plus du tout pareil, n 'est -ce pas ? Peut -être, je ne sais

pas. Il y a longtemps que vous êtes marié ? Trois mois.

Allez -vous -en, méchant garçon.

Je vous remercie de votre chambre d 'accueil.

Grâce à vous, j 'ai passé une soirée très agréable.

Au revoir.

Bonsoir.

Comment sont les photos ? On aura peut -être une ou deux assez amusantes.

C 'est l 'où tu lui donnais le sein, par exemple.

Tu n 'as pas été gâté ce soir, mon petit Léon.

Qu 'est -ce que c 'est que ce gars -là ? Jeune marié, dentiste, idiot.

Avec un beau -père plein de fric.

Ça peut être assez intéressant.

Oh, tu m 'as fait peur.

D 'où viens -tu ? Et ne me dis pas que tu as passé la soirée avec ton père et

belle -mère, je ne te croirais pas.

Pourquoi ? Tu leur as téléphoné ? Non.

Quelle heure est -il ? Trois heures et demie.

C 'est fou.

Alors tu ne veux pas me dire où tu as passé la soirée ? Et toi, où es -tu allé

Je ne suis pas sorti.

Oh, mon pauvre petit Hervé, comme il avait dû s 'ennuyer tout seul.

Il avait été très méchant avec sa petite femme.

Oui, et puis n 'essaie pas d 'étourner la conversation, vas -tu. Je t 'ai posé

une question, réponds -moi.

Si je te dis où je suis allée, tu vas être furieux.

Je suis allée au sexy club.

L 'endroit où tu ne voulais pas m 'emmener.

Quoi ? Il y avait des strips qui étaient un cochon.

Tu ne peux pas savoir.

Et tous ces hommes super excités qui hurlaient dans la salle. C 'était

chose. Et tu as osé aller seul dans un endroit pareil.

Tu aurais préféré que j 'aille avec quelqu 'un ?

Je te promets que je sortirai plus jamais sans toi.

Allez, viens te coucher.

J 'ai terriblement sommeil.

C 'est vrai, ça ? Mais non, c 'est pas vrai. Où vas -tu encore ? Dans la salle

de bain brosser les cheveux.

C 'est vraiment indispensable, ça ? Non.

Tu m 'aimes ? Oui.

Tu n 'aimes que moi ? Que toi.

On ne se disputera plus jamais, hein ? En plus jamais, je te le jure.

J 'ai été malheureux toute la soirée, tu sais.

Moi aussi.

En regardant le striptease, je pensais à toi tout le temps.

Est -ce que c 'est à moi tout ça ? A moi toute seule ? Tu vois, mon chéri,

si les hommes faisaient du striptease, tu serais sûrement une grande vedette.

T 'es idiote, mon chéri. Viens, mon amour.

C 'est vrai, tu sais.

On est toujours là à s 'extasier sur le corps des femmes.

Moi, je trouve le corps des hommes beaucoup plus appétissant.

Pas toi ? Tu vois, moi...

Ce serait plutôt le contraire.

C 'est vrai ? Tu me trouves appétissante ? Je t 'en étais pas encore aperçu.

C 'est fou ce que la vie est bien faite.

Allô ? Allô ? Madame.

Bonjour, docteur.

Ne quittez pas une seconde.

C 'est Madame Vita.

Elle voudrait venir lundi. Son appareil sera prêt ? Oui.

Oui, qu 'elle vienne, je me débrouillerai.

Alors, lundi, c 'est d 'accord ? C 'est ma femme.

Elle est ravissante.

Évidemment, elle ne sait pas que nous sommes sortis ensemble.

Écoutez, Madame.

Je suis très flatté que vous soyez venu me voir, mais si vous avez besoin d 'un

dentiste, je peux vous en indiquer un excellent.

C 'est inutile.

Je n 'ai pas mal aux dents.

Je suis venue vous montrer quelque chose.

Quelque chose qui vous intéressera sûrement.

Virginie, veux -tu aller me chercher les fiches de madame ? Oui, madame est une

ancienne cliente. C 'est madame ? Madame Flores, Anita Flores.

Espèce de salope ! Si vous croyez que je vais marcher dans vos salles combines,

vous vous trompez.

Je vous conseille, monsieur Dandieu, de me parler sur un autre ton.

À moins que vous ne teniez absolument à ce que je remette ces jolies photos à

votre femme.

Ou à votre beau -père, peut -être.

Je suis sûre que M. de Coville -Lachenay apprécierait beaucoup ce genre de

photos.

Je vous attendrai demain à mon cours de danse.

Nous y serons beaucoup plus tranquilles pour discuter de nos petites affaires.

Vous vous souvenez, M. Landieu ? Je vous avais promis de vous donner quelques

leçons.

J 'ai cherché partout, pas moyen de retrouver cette fiche.

T 'as vu, parce que ta cliente, elle est déjà partout.

Oui, oui, je suis une espèce de folle. Elle avait même pas mal aux dents. Je

sais pas pourquoi elle est venue.

Mon pauvre chéri, si tu voyais ta tête, tu es bien drôle.

Ah oui ? Écoutez, Julie.

Un, deux, un, deux, très bien.

Un, deux, un, deux.

J 'aimerais mieux crever plutôt que vous apporter cet argent.

Vous n 'aurez pas de sous.

Vous tenez vraiment à faire du scandale.

Vous êtes des saletés. Vous allez me rendre ces bateaux. Vous allez me rendre

tout de suite. Vous m 'appelez tout de suite.

Un, deux, mambo.

Vous ne croyez pas qu 'on devrait intervenir ? C 'est une petite dispute

importance. Un, deux, mambo, mambo, mambo, mambo.

Monsieur Flores, qu 'est -ce que c 'est ? Votre femme a l 'air d 'avoir quelques

petites difficultés avec son client. Nous devrions peut -être aller voir.

Je ne m 'occupe jamais des affaires de ma femme. Allez voir vous -même si vous

voulez.

C 'est parfait.

Très bien.

Mais qu 'est -ce qui se passe ? Ça a l 'air de barder chez la patronne.

Mais je ne l 'ai pas sur moi, je vous le jure. On peut vous aider à quelque

chose, madame. La prochaine fois, je vous cacherai la gueule pour de bon, je

vous le promets.

Vous savez très bien qu 'il est interdit de pénétrer dans mon studio quand je

donne une leçon. Mais oui, mais madame, nous avions pensé.

Quant à vous, Daisy, inutile de faire du zèle.

De toute façon, vous quitterez le cours à la fin du mois.

Vous avez eu madame Leclerc à 6 heures ? Non, madame Leclerc s 'est excusée.

Elle ne pourra pas venir.

A quelle heure a -t -elle téléphoné ? Vers 5 heures.

Parfait. Vous allez lui compter un ticket de leçon. Elle avait qu 'à

plus tôt.

Bien, madame.

Ça t 'ennuie que papa soit venu dîner.

Oh non, mon chéri, ça fait rien.

Tu m 'aimes ? Oui.

Tu n 'aimes que moi ? Que toi.

C 'est pour vous, Hervé. De la part d 'Anita Flores.

Anita Flores ? C 'est pas ta cliente de l 'autre jour ? Oui, je vais prendre la

communication dans mon cabinet.

Sois gentil mon chéri, va tenir compagnie à ton père, j 'arrive.

Bonsoir, monsieur Dandieu.

Donne pas ! J 'espère que vous êtes de meilleure humeur ce soir.

Mais je vous avais demandé de ne plus téléphoner chez moi.

C 'est bien ce que je pensais.

Ton mari a une maîtresse.

C 'est pas vrai.

Je vous attendrai à 7h30 demain.

Après les heures de cours, nous serons beaucoup plus tranquilles pour bavarder.

Je commence à me méfier, M. Dandieu, de votre tempérament volcanique.

À demain, M. Dandieu.

Je compte sur vous.

Qu 'est -ce que tu en penses ?

Nous pourrions peut -être lui demander quelques explications sur ce mystérieux

rendez -vous. Cette histoire me regarde.

Je tiens à m 'en occuper seule.

Au revoir, M. Flores.

Je serai peut -être un peu en retard. J 'ai encore une leçon à donner.

Ah, c 'est toi. Une seconde.

À tout à l 'heure, mon amour.

Je t 'aime.

Oui, je t 'aime.

Je m 'en vais.

Je voulais savoir si tu dînes ce soir à la maison.

Non, je dînes dehors.

Très bien.

Entrez.

C 'est vous, Daniel.

Vous venez nous demander de l 'argent, je parie.

Vous tombez mal, car j 'attends quelqu 'un.

Enfin, vous avez apporté vos tickets de leçon ? Oui, madame.

Tiens, tu mettras la pancarte avant de partir.

Je compte sur toi.

Fais une tête.

Elle n 'a pas voulu te payer tes heures supplémentaires.

Celle -là pour lui tirer de l 'argent ? Enfin, je la réattaquerai demain.

Il n 'en s 'en est pas le type qui est venu hier ? Oui, c 'est lui.

Il faudrait peut -être l 'empêcher de monter.

Oui, vas -y.

Vous désirez, monsieur ? Je rendez -vous avec madame Anita Flores.

Très bien, monsieur, je vais vous annoncer.

Madame Flores, il y a là un monsieur qui dit avoir rendez -vous avec vous.

Bon, je vous l 'envoie, mais j 'avais pensé que c 'est la même personne qui

déjà venue hier.

Madame Flores, vous...

Qu 'est -ce que tu fais là ? Et toi ? Qu 'est -ce que tu fabriques avec ce

revolver ? Où est ta maîtresse, Anita Flores ? D 'abord, Anita Flores n 'a

jamais été ma maîtresse, ça je peux te le jurer. Alors, peux -tu m 'expliquer

que tu fais ici ? Je suis venu prendre des leçons de danse. Tu trouvais que je

dansais mal, alors j 'ai voulu te faire une surprise.

Et puis, je n 'ai pas le moment de me poser des questions. Je suis déjà assez

embêté comme ça.

Au secours ! C 'est toi ! C 'est toi ! Tiens, ça remettra les clés à Madame

Flores. Fous le sol pour la ferme et on s 'en va. Entendu.

C 'est toi qui l 'as tué.

Madame Flores. Oui, on fait un.

Non.

Madame Flores.

Madame Flores, je m 'en vais.

Je laisse les clés sur la table, Madame Flores.

Bonsoir, Mme Anita.

Ne vous dérangez pas. À demain.

Il est parti, nous sommes sauvés.

Attendons quelques minutes et allons -nous en.

Je suis dans une situation épouvantable.

Je n 'ai pas tué cette femme.

Elle était déjà morte quand je suis entré dans la pièce.

Je l 'ai trouvée là, à côté du téléphone.

On a dû la tuer quelques secondes avant de rentrer dans le studio.

Tu ne me crois pas ?

Ici, mon chéri, je te crois.

Seulement, ce que je ne comprends pas, c 'est que je n 'ai pas quitté la porte

des yeux.

Et qu 'en dehors de toi, personne n 'est entré dans ce studio.

Il y a peut -être une autre porte.

Ben voilà.

Je ne comprends pas non plus.

C 'est le mystère de la chambre jaune.

Personne n 'est entré, personne n 'est sorti.

À moins que... À moins qu 'il soit sorti par la fenêtre, c 'est la seule

explication.

Il n 'y a pas de fenêtre.

Mais pourquoi me regardes -tu comme ça ? Puisque je te dis que je ne l 'ai pas

tué.

Vite, vite, dépêchez -vous.

L 'assassin est encore dans la maison.

Il y a eu un meurtre au cours Flores. Eh bien, oui, oui, oui, cours Flores.

10 rue du Foire, juste après le jardin public.

Allez, viens, il ne faut pas rester là.

Qui aurait pu prévoir une chose pareille ? Je suis effondrée.

Effondrée. Tous les cotons ont été pris, oui ? Oui, monsieur le commissaire.

Bon, vous pouvez ramener le corps.

On va arrêter.

C

'est

bon, je n 'ai plus besoin de vous. Monsieur le commissaire, il y a des

qui sont venus. Est -ce que je dois les renvoyer ?

Faites ce que vous voudrez, ces questions -là ne mouriront pas.

Qu 'est -ce qu 'on fait ? Personnellement, je me sens incapable de

leçon aujourd 'hui.

Vous vous rendez compte, danser dans des conditions pareilles ? Mais enfin,

puisque les élèves se sont dérangés, allez -y.

Du courage.

Mademoiselle, je vais être obligé de m 'en aller, j 'ai un rendez -vous.

Le docteur est occupé avec un client, mais il va vous recevoir tout de suite,

monsieur.

Vous me dites que vous ne l 'avez pas tué. Non, je veux bien vous croire. Mais

enfin, vous pouvez quand même.

Écoute, papa, je t 'en prie.

Il était assez embêté comme ça. Mais comment avez -vous pu vous fourrer dans

histoire pareille ? Vous n 'auriez jamais dû aller dans cette boîte de

Tout ce qui est arrivé, c 'est de ma faute.

Si je n 'étais pas disputée ce soir -là, jamais il ne l 'aurait rencontrée,

cette horrible femme.

Vous êtes inconscient ? On va venir vous arrêter d 'une minute à l 'autre.

Qu 'est -ce que tu dis ? Mais le signalement d 'Hervé est donné dans tous

journaux. C 'est impossible.

Mais si ! L 'assassin, un homme de 30 à 35 ans, d 'allure sportive, yeux bleus,

cheveux châtains, très joli garçon.

portant un costume gris, a réussi à échapper à la police en se sauvant par

toits. Hein ? Salosse extraordinaire.

Quoi ? Mais nous, c 'est par le jardin que nous sommes partis.

Mais Virginie a raison.

Celui qui s 'est sauvé par le toit, c 'est sûrement l 'assassin.

Eh bien, il n 'y a plus de mystère de la chambre jaune.

L 'assassin a tiré par la grille qui est au plafond.

Quand je pense que la police va s 'embarquer sur une fausse piste, j 'en

malade.

Il faut absolument faire quelque chose.

Pour le tango, ça va.

Maintenant, nous allons voir les autres danses.

C 'est amusant, cette grille.

Ah oui, vous trouvez ? Mais c 'est une grille d 'aération.

Il y en a une dans tous les studios.

Et ça se nettoie facilement ? Pardon ? Non, je dis, pour les nettoyer, ça ne

doit pas être facile.

Comment y acceptons -nous à ces grilles ? Je ne sais pas du tout.

Je ne me suis jamais posé la question.

Ce mambo est très dansant et il a beaucoup de succès auprès de nos élèves.

Vous avez une technique très particulière. Ah oui ? Bien,

mais je ne connaissais pas ce palin.

Je fais un peu n 'importe quoi, vous savez.

Oh, quelle chevelure, quelle jambe, quel tas !

Mademoiselle est venue se présenter pour la place de professeur.

Je crois qu 'on peut la prendre à l 'essai.

Je crois que c 'est une excellente idée.

Comment vous appelez -vous, mademoiselle ? Fernande.

Le travail ne vous fait pas peur, Fernande ? Oh non, au contraire, j

danser. Eh bien, bravo, vous allez en avoir l 'occasion.

Un, deux, trois, quatre, mais non ! Un, deux, trois, quatre, soignez

! Je n 'y arriverai jamais. Mais si, mais si ! Un, deux...

Pour une première leçon, c 'est pas si mal.

3, 4. 1, 2, 3, 4. Tenez, gassez -vous un peu tout seul devant la glace. Je ne

vous perds pas de vue.

1, 2.

M. le Commissaire.

Bonjour, M.

le Commissaire. Vous ne dérangez pas pour nous, Mme la Commissaire.

Oui.

La journaliste de Mme Floris.

Nous avons enlevé tous les noms, mais aucun de ces messieurs ne nous reste.

Un, deux, trois, quatre... Non, ce n 'est pas un élu. Du coup, en tout cas.

probablement pas.

Mais... Un, deux, trois...

Qui est cette jeune personne ? C 'est ce nouveau professeur de Nance.

Comment se peut -il que nous n 'ayons pas interrogé ? Elle a été engagée ce

matin à l 'arrivée de province.

Ah bon ? Un, deux... Je lui ai demandé combien c 'était un des bureaux du rez

-de -chaussée à la disposition, mais ils sont plus tranquilles.

Excusez -nous de vous avoir dérangé.

Mais vous ne m 'avez pas dérangé du tout, monsieur le commissaire.

Mademoiselle.

J 'ai l 'impression que vous avez une touche, patron.

Cette petite vous dévorait des yeux.

Vraiment ?

J 'ai rien remarqué.

Où allez -vous comme ça, mademoiselle ? Est -ce que votre leçon est déjà

terminée ? Non, il reste encore un quart d 'heure.

Alors retournez à votre studio.

C 'est que j 'ai pas arrêté une seconde depuis ce matin.

Mais vous avez l 'heure du déjeuner pour vous reposer.

Retournez au travail.

Je vous trouve bien nerveux aujourd 'hui, docteur.

Les dentistes ont leurs ennuis comme tout le monde, madame.

Si, madame, monsieur.

Ah, enfin ! Permettez.

Allô, Virginie ? Mais enfin, où es -tu ? Je suis dans le studio d 'Anita Flores.

Je me suis fait engager comme professeure de danse.

C 'est de la folie, voyons. Rentre immédiatement à la maison.

Oh, je t 'en prie, Hervé, ne crie pas comme ça.

Tu crois que ça m 'amuse d 'être ici ? Je n 'ai pas arrêté de danser depuis ce

matin. Je l 'ai pris dans un état.

Enfin, je suis prête. presque sur maintenant que l 'assassin est tiré par

grille.

Je te rappellerai plus tard.

Virginie ! Virginie ! Il n 'y a vraiment pas de quoi rire, madame.

Tu es là, patron ? Oui, Joseph, je suis là.

Alors, ces petites balades sur les toits ? Oh, malheureusement, rien de nouveau

de ce côté -là.

Après avoir été surpris par le barman, notre assassin a réussi à gagner la rue

par le qualité de service de l 'immeuble à côté.

En vrai, t 'as maison, n 'est -ce pas ? Le barman m 'a raconté que Flores venait

se poster ici pour voir les danseuses en train de se doucher.

Elle ne devait pas s 'embêter vite. Il y a tout un tas de petites minades ici.

Et c 'est là qu 'il avait regardé ? Oui, c 'est là, mais ça ne présente aucun

intérêt pour notre enquête. Allez, venez, Joseph.

Est -ce que tu as parlé au commissaire ? Non. Tu devrais, je t 'assure. Comment

veux -tu qu 'on le retrouve, sinon ? Et tant qu 'on ne l 'aura pas retrouvé, on

ne sera pas tranquille.

Mais non, mais non.

Écoute, si je parle au commissaire, il saura que ma femme m 'a mis au courant.

Et ça, je ne veux absolument pas.

J 'ai une meilleure idée.

Regarde.

Une lettre anonyme.

Comme ça, le commissaire saura le nom du gars qui recherche.

C 'est une excellente idée.

Donne -la moi.

Le commissaire est parti déjeuner. Je vais aller placer la lettre sur son

bureau. Il leur en revenant.

Qu 'est -ce qu 'on risque au fond ?

Excusez -moi, monsieur le commissaire, je me suis emparée de votre duo.

On m 'avait dit que vous étiez parti déjeuner. Je ne pensais pas que vous

revenir si vite.

Pardon.

Vous savez que c 'est très mauvais.

Qu 'est -ce qui est mauvais, mademoiselle ? De déjeuner trop vite.

Je sais, mais dans nos métiers, nous sommes toujours tellement bousculés.

Vous êtes marié, monsieur le commissaire.

Je suis veuf.

Veuf ?

J 'avais perdu quelque chose, monsieur le commissaire ? Oui, mes lunettes. Je

suis presque sûr de les avoir laissées sur ce bureau.

Ah, vos lunettes ! Tenez -les, voilà.

C 'est fou ce que vous êtes impressionnant avec des lunettes.

Ça vous change complètement.

Ça vous donne un air beaucoup plus sérieux.

Vous voyez, je vous aurais rencontré dans la rue comme ça.

Jamais j 'aurais pu deviner ce que vous faisiez.

Les commissaires de police, je les imaginais tout à fait différents.

Beaucoup plus âgés d 'une part, et surtout, beaucoup moins séduisants.

J 'aurais bien aimé, moi, être commissaire de police.

Vraiment ? Vous savez, je lis énormément de romans policiers. Et je devine

presque toujours qui est l 'assassin.

Entrez ! Vous n 'avez plus besoin de moi, monsieur le commissaire, je m 'en

vais.

Si, justement.

Je vais avoir besoin de vous tout à l 'heure.

Ça, c 'est terrible, justement, aujourd 'hui. Je travaille pas, je devais

répéter aux fétiches bleues.

Vous irez répéter plus tard, je ne m 'en tiendrai pas longtemps.

Vous m 'avez fait demander, monsieur le commissaire.

Oui, asseyez -vous, je m 'occupe de vous tout de suite.

Je vous frappais tout à l 'heure, maintenant je vais vous demander de

bureau.

Moi aussi ? Vous aussi.

Alors, M. Florez, toujours dans les mêmes dispositions ? Mais que voulez

dire, M. le commissaire ? Je ne comprends pas.

Vous avez prétendu ce matin que vous ignoriez à peu près toutes les

disons, extra -professionnelles de votre femme.

Vous ignoriez aussi sans doute qu 'elle se livrait à une activité de chantage.

De chantage ? Mais c 'est impossible, M. le commissaire.

Je n 'ai jamais entendu parler de ça.

Je commence à en avoir plein le dos, moi, de tous ces flics.

Vous avez remarqué comme le commissaire était désagréable avec moi ?

Bien sûr que j 'ai remarqué.

Vous voulez que je vous dise quelque chose ? J 'ai l 'impression que le

commissaire croit que c 'est vous.

L 'assassin.

Oh non, mais l 'assassin, tout le monde sait qui c 'est.

C 'est celui qui avait rendez -vous avec elle au moment du crime. Celui qui la

veille est venu faire du scandale ici.

Eh bien non, justement.

C 'est pas celui -là.

Il paraît que celui -là, c 'est une fausse piste.

Mais ne dites pas au commissaire que je vous l 'ai dit.

Ça, c 'est incroyable. Mais vous êtes sûre de ce que vous dites ? Absolument

sûre, vous pensez. Je suis bien placée pour le savoir.

Ah oui ? Le commissaire me l 'a dit, alors.

L 'assassin a tué Anita par la grille d 'aération du studio.

Ah, ça, c 'est inouï, alors.

Et vous pensez que le commissaire me soupçonne ? Non. En réalité, il

tout le monde. Vous, M.

Flores, Davy.

Le barman, c 'est complètement ridicule, voyant celui qui est allé prévenir la

police. Et alors, qu 'est -ce que ça prouve ? Puisque je vous dis que tout

'est un coup de montée.

Non, que la police soupçonne M. Flores ou Daisy, je comprendrai encore.

Eux, au moins, avaient une raison de la tuer.

Ah oui ? Ah, j 'en sais rien, d 'ailleurs, je suppose.

Mais moi, j 'en avais aucune.

J 'étais ni son amant, ni son héritier.

D 'ailleurs, je sais très bien pourquoi le commissaire me soupçonne. Pourquoi ?

À cause de mes mœurs, tiens.

Quel genre de mœurs avez -vous ?

Mais ne me dites pas que vous ne l 'aviez pas remarqué.

Ça, je vous jure, je n 'avais rien remarqué du tout.

Eh bien, voilà, c 'est comme ça.

Je n 'aime pas les femmes.

Pas du tout ? Non, vraiment pas, je vous assure.

Tenez -vous, par exemple, je vous trouve très jolie et très sympathique.

Je n 'aurais aucune envie de vous embrasser.

Ah non ? Ah non.

Ou alors, il faudrait que je me force.

J 'espère que je ne vous ai pas vexé, au moins.

Pensez -vous.

Je comprends très bien qu 'on n 'ait pas envie de m 'embrasser.

Et puis, chacun est libre de faire ce qui lui plaît, n 'est -ce pas ?

Ça, ce n 'est pas l 'avis du commissaire, si vous aviez vu la tête qu

faite quand il a appris que je travaillais tous les soirs au Fétiche

Qu 'est -ce que c 'est que ça, le Fétiche Bleu ? Un cabaret d 'un très

genre, pas du tout pour les jeunes filles.

Est -ce que ça doit être amusant ? C 'est vous qui êtes amusante.

Non, je ne veux pas.

Ce serait de la pure folie d 'aller là -bas.

Rentrons à la maison et attendons le retour de Virginie. Mais puisque je vous

répète que vous ne risquez rien.

Enfin, vous n 'êtes jamais allé à ce cours de danse. Par conséquent, ces gens

-là n 'auront pas de soupçon s 'ils vous y voient. Eh bien, vous serez quittés

pour prendre une leçon et puis voilà.

Si vous croyez que j 'ai le cœur à danser pour le moment, vous nous avez

dans une situation impossible, ma fille et moi.

On m 'apprendrait d 'ailleurs que vous avez réellement tué cette femme, que je

'en serais nullement étonné.

Oui, mais enfin, vous auriez pu avoir la délicatesse de me laisser en dehors de

tout ça. Oh, mais c 'était bien notre intention, à Virginie et à moi. Nous

savions bien que si nous arrivions un coup dur, ce serait sûrement pas sur

qu 'on pourrait compter.

Ça.

Vous savez qu 'il est interdit de stationner en double fil ?

Vous

avez votre permis de conduire ? Un, deux... 1, 2, 3, 1, 2,

1, 2, 3, 1, 2, 1, 2, 3, 1, 2, 1, 2, 3.

Excusez -moi de vous déranger, M. Flores, le patron vous demande de venir

minute dans son bureau.

Tenez, essayez de danser encore.

Écoutez, dites au commissaire que je ne peux pas interrompre mes leçons tout le

temps.

C 'est pas possible.

Bon, ben, j 'arrive tout de suite.

Ben, ça y est, il vient de retrouver l 'organe.

C 'est pas possible.

Mais si, mon petit, il l 'a emmené au bureau du commissaire.

Dès que nous l 'aurons identifié, tout sera fini.

Continuez la leçon comme moi, j 'arrive tout de suite.

Vous l 'examinerez bien avant de répondre.

N 'oubliez pas qu 'il s 'agit d 'un meurtre.

L 'accusation que vous allez porter sera extrêmement grave pour lui.

Vous pouvez faire entrer Joseph.

J 'aimerais bien savoir où vous voulez en venir, monsieur le commissaire.

Des flics sont venus me piquer hors -lit, on n 'a même pas eu le temps de me

changer.

Voulez -vous retirer votre casquette, s 'il vous plaît ? Alors ?

Non, monsieur le commissaire, ce n 'est pas lui.

Et vous ? Non, non, ce n 'est pas lui.

Et vous, monsieur Flores, vous ne le reconnaissez pas non plus ? Ah non,

monsieur le commissaire, c 'est la première fois que je vois ce monsieur.

C 'est bon, vous pouvez vous en aller, je n 'ai plus besoin de vous.

Vous restez, j 'ai encore des questions à vous poser.

Ne croyez pas que vous allez vous en tirer à si bon compte.

Le fait qu 'on ne vous ait pas identifié ne prouve pas que vous soyez innocent.

Moins de là.

Je ne comprends rien à ce que vous me dites, mais je vous trouve absolument

charmante.

Qu 'est -ce que vous faites là ?

J 'aurais voulu vous dire un mot, M. le Commissaire. Vous savez que M. Flores

vous cherche partout. Il parait que vous avez abandonné votre leçon sans

prévenir. Je n 'ai pas arrêté de danser depuis ce matin.

Je voudrais bien vous voir à ma place.

Ma résistance humaine a des limites.

Bon, ben, allez maintenant d 'un côté.

Excusez -moi de vous avoir retenu si longtemps, mais vu les réactions assez

particulières...

Une relation assez particulière que vous aviez avec la victime. Nous avons tout

de même tenu à vérifier votre alibi.

Une relation avec la victime ? J 'ai vu cette femme trois fois dans ma vie.

Et encore parce que j 'ai été obligé.

J 'ai toujours trouvé Mme Flores profondément antipathique.

C 'est un peu la raison pour laquelle nous vous avions convoqué, cher

C 'est une vraie chance que je me sois trouvé dans l 'avion de New York au

moment du crime.

Sinon, vous m 'auriez fait arrêter, probablement.

Nous n 'arrêtons tout de même pas les gens aussi facilement.

Rassurez -vous.

Ce mambo est extrêmement lent. Pour un débutant comme vous, ce sera beaucoup

plus facile.

Oh non, monsieur ! Il faut tout de même fournir un minimum de concentration si l

'on veut apprendre à danser.

On se demande vraiment pourquoi vous êtes venu prendre une leçon.

Vous n 'écoutez même pas les indications que je vous donne. Et après ça, vous

allez vous étonner de n 'avoir fait aucun progrès. Nous allons reprendre le

du mambo.

Le poids du corps sur un pied, puis sur l 'autre.

N 'ayez pas peur d 'exagérer votre déhanchement.

Nous pourrons toujours l 'atténuer par la suite.

Non, regardez.

Ah, enfin ! Eh bien, c 'est pas trop tôt.

Vous voilà tout de même, mademoiselle. Je vous avais pourtant interdit de

quitter votre studio.

J 'ai été obligée de donner la leçon à ce monsieur à votre place.

Je suis désolée, mademoiselle.

Si vous voulez, je vais continuer la leçon, à moins que ça ne dérange

Non, non, non, au point où j 'en suis, ça m 'est égal de changer de professeur.

Oui, oui, je préférerais même changer.

Eh bien, je vois, parfait, comme vous voudrez, monsieur.

Reprenons, monsieur.

Tu es complètement fou d 'être venu ici. Mais c 'est ton imbécile de mari qui m

'est obligé. Tu ne peux pas savoir dans quel état il est. Il faut absolument que

tu rentres à la maison.

Tant que je n 'aurai pas découvert l 'assassin, je resterai ici.

C 'est incroyable ce que vous me racontez là, voyons.

Cette jeune fille est revenue dans son studio ? Oui, monsieur le commissaire,

elle y est.

C 'est insensé, enfin ! Je n 'ai jamais dit que le mystérieux visiteur de votre

femme n 'était pas l 'assassin.

Je n 'ai jamais dit non plus à qui que ce soit. Je ne vous soupçonnais ni vous

ni les autres professeurs du cours.

Quand un soupçonné de barmaid, n 'en parlons même pas, c 'est absolument

ridicule.

Écoutez, j 'ai préféré vous le dire, monsieur le commissaire. Cette histoire

gris, d 'aération, c 'est pas que c 'est tellement surprenant, hein ? Surprenant

est le mot, en effet.

Mais ce n 'est pas le nom de ton mari qui est marqué sur la lettre.

Quoi ? L 'assassin est Gérard Lallement, 59 avenue de Versailles.

Ça alors, j 'en reviens pas.

Tu crois vraiment que ce monsieur Lallement peut être l 'assassin ? Voulez

venir une seconde, mademoiselle ? Je voudrais vous dire un mot.

Tenez -vous bien, monsieur le commissaire. J 'ai une grande nouvelle à

annoncer. Parce que si je crois bien que nous le tenons.

Il est par ici, j 'ai l 'impression qu 'on nous espionne.

Écoutez, mademoiselle...

Je...

Écoutez

-moi bien, monsieur le commissaire.

L 'assassin est un certain Gérard Lallement. Il habite 59 avenue de

Hein ? Qu 'est -ce que vous dites de ça ? Écoutez, mademoiselle, je me suis

montré extrêmement patient avec vous jusqu 'à présent, mais maintenant, c

terminé. M. le Commissaire, moi qui vous trouvais si gentil.

C 'est encore ce que vous racontez avec un sens.

Mais vous n 'arrêtez pas de dire des bêtises.

Ah oui ? Vous vous obstinez à prétendre par exemple que l 'assassin de Mme

Flores n 'est pas celui qui se trouvait à côté d 'elle dans le studio.

Exactement, M. le Commissaire. L 'assassin est tiré par la grille.

Voulez -vous que je vous montre comment il a fait ?

Ah,

je vois qu 'elle vous a aussi raconté sa version du crime.

Cette jeune personne réussira à nous rendre tous fous.

J 'étais justement en train de regarder ça.

C 'est une conception comme une autre, évidemment.

Peut -être, mais tous les examens ont prouvé que le coup de feu a été tiré à

bout portant. La sagesse trouvait donc forcément dans cette pièce.

Vous êtes sûr de ce que vous dites ? Absolument sûr, mademoiselle. Nos

ne se trompent jamais.

Alors c 'est le mystère de la chambre jaune.

Mais non, mademoiselle, il n 'y a pas de mystère de la chambre jaune dans ce

rime.

Elle est terrible, elle veut absolument mettre du mystère là où il n 'y en a

pas.

Voilà une heure que j 'attends. Il n 'y a aucune raison pour que monsieur passe

avant moi. Il s 'agit d 'une urgence, monsieur.

Mais moi aussi, il y a urgence. Mais monsieur, je suis le beau -père du

D 'ailleurs, je n 'ai pas d 'explication à vous donner. Allez dans la salle d

'attente. On vous appellera.

Mais enfin,

où est Virginie ? Elle est encore au cours de danse. Il n 'y a rien eu à

et il voulait rester là -bas.

Décidément, on ne peut rien vous demander.

Bon, alors, ça, c 'est un comble. Mais vous ne vous rendez pas compte de tous

les risques que j 'ai pris en allant là -bas.

J 'ai été obligé de danser des slow et des mambo pendant plus d 'une heure. Un

homme de mon âge.

Sous le regard aigriard du commissaire de police qui me prenait pour un vieux

cochon en plus.

Je vous dirai au docteur que jamais je ne remettrai les péchés. J 'avais rendez

-vous à 4 heures.

Vous connaissez l 'obstination de Virginie. Pour prouver votre innocence,

ferait n 'importe quoi.

Elle avait découvert un petit placard qui sert à ranger les disques.

Mais ce placard était tellement petit que Virginie a été forcée de reconnaître

que l 'assassin n 'aurait pas pu s 'y cacher.

Vous ne vous en prônez pas, mademoiselle. Regardez ce que vous avez

fait un cafard.

Elle voulait pousser dans le cafard.

Voilà ce que je faisais. Cela suffit comme ça, mademoiselle.

On a acheté de vos extravagances. On vous avait prise à l 'essai et cet essai

'a pas été concluant.

Vous êtes sûr de ce que vous dites ? Le témoin est formel. D 'ailleurs, vous

allez pouvoir l 'interroger vous -même. Il a dû se tromper, ce n 'est pas

possible. J 'assure, patron, que les deux signalements ne correspondent pas

tout. Celui qui s 'est enfui par le toit et que notre témoin a vu n 'est pas du

tout le même que celui qu 'on a vu au cours de danse.

Au lieu d 'en chercher un, nous allons en chercher deux. C 'est parfait.

Dis donc, je vais falloir imm

Qui, la pin -up ? Oui, la pin -up, comme vous dites. Je vais avoir plusieurs

questions à lui poser.

J 'ai l 'impression que cette jeune personne s 'est foutue de moi. Vous

monsieur le commissaire ? Elle a pourtant l 'air bien mignonne.

Vous aussi, elle vous a fait du charme.

On a un peu causé ensemble, quoi, rien de plus.

Cette jeune personne vient justement de partir, patron.

Quoi ? Elle n 'est pas partie, ce n 'est pas possible.

Mais si, je l 'ai mise à la porte. Elle n 'était jamais à son travail et les

élèves se plaignaient.

Ça ne vaut pas être bien difficile de la retrouver, heureusement.

Comment s 'appelle -t -elle ? Je ne sais pas, monsieur le commissaire. Elle m

'avait dit qu 'elle s 'appelait Fernande, c 'est tout ce que je sais.

Comment, monsieur Florez ? Vous engagez des gens dont vous ne connaissez même

pas le nom ? C 'est inimaginable, voyons ! Mais je l 'avais prise à l 'essai,

monsieur le commissaire. Si je l 'avais engagée, je lui aurais demandé son nom,

bien sûr.

Mais le prénom qu 'elle vous a donné doit être fou en plus. Elle n 'a pas une

tête à s 'appeler Fernande.

La petite casse, elle nous a bien nus.

Je suis bien chez M.

Gérard l 'Allemand ? Oui, c 'est lui -même.

Je téléphone de la part d 'Anita Flores.

De la part d 'Anita Flores.

Oui, j 'ai entendu.

De la part d 'Anita Flores.

J 'aurais de très grandes révélations à vous faire au sujet de ce meurtre, M. l

'Allemand. Seulement pour ça, il faudrait que nous nous voyions.

Quand vous voudrez.

Je vous dirais bien de passer chez moi, mais... dans un café, nous serions peut

-être plus tranquilles.

Merci, Clémence.

Et n 'oubliez pas de refermer la porte, il y a un courant d 'air.

Bien, monsieur.

Voulez -vous que nous nous retrouvions au Versailles Bar dans une demi -heure ?

C 'est tout près de chez vous.

Dans une demi -heure ? J 'y serai.

Dites -moi comment vous êtes que je puisse vous reconnaître ? Eh bien, j 'ai

yeux bleus, les cheveux très blancs, et je suis coiffé en brosse. Bon, je vous

reconnais très sûrement.

Nous disons donc 9h30 précise Versailles -Barre.

À tout à l 'heure, monsieur.

Je te défends d 'aller à son dévou.

Ah, puis tu aurais pu t 'essuyer les pieds, tu aurais mouillé partout.

J 'ai une mauvaise impression, Virginie.

Ne va pas à son dévou. Je risque absolument rien, je te jure. Après tout,

ne me connaît pas.

Ah non, tu ne dois pas mettre cette robe -là.

Je sais justement où je vais la mettre.

Je sais que tu ne l 'aimes pas, ça n 'a aucune importance.

Moi, je l 'aime beaucoup. Elle est grotesque, voyons, absolument immétable

'une indécence qui dépasse les bornes. Raison de plus pour que je la mette

aujourd 'hui. Parce que tu tiens absolument à ce que ce monsieur voit ta

poitrine. Dans une circonstance comme celle -ci, ça ne pourrait pas lui faire

mal. Tu pourrais peut -être sortir toute nue pendant que tu y es.

J 'aimerais bien, tu vois.

Quand je suis toute nue, ça m 'enlève tous les complexes.

Tu ne peux pas comprendre ça, toi, tu n 'es pas une femme.

Ce n 'est pas tellement facile d 'être une femme, tu sais.

Les hommes sont tellement plus forts que nous.

Alors on est obligé de se défendre avec les tout petits moyens qu 'on a.

Oui, les tiens ne sont pas tellement petits, mon chéri.

Tiens, aide -moi.

M. Dandieu ? J 'aurais bien aimé vous voir, M.

Dandieu. À quel sujet ? J 'étais un ami intime de cette pauvre Anita.

C 'était bien 500 000 que vous deviez lui remettre l 'autre soir pour

vos photos.

Vous n 'avez pas voulu payer ? Vous avez eu tort, car maintenant la police vous

recherche, M. Dandieu.

Et les prix vont monter.

Et moi je vous emmerde, monsieur ! Allez me dénoncer à la police, je m 'en fous

! C 'est pas moi qui ai tué Anita Flores.

Votre place, M.

Dandieu, je crois... Continuez, mon petit ami.

C 'est très intéressant, tout ça.

Allô ? Allô ? C 'est toi qui te baladais sur l

'étoile le soir du crime.

Je sais pas de nous raconter des histoires, des témoins tombés. C 'est

qui l 'ai tué, je vous le jure.

Fais attention à ce que tu vas nous dire. Ton petit trafic de chantage au

-porno va te coûter suffisamment cher.

C 'est ce M. Dandieu qui a fait le coup.

Moi, j 'ai rien fait.

Comment es -tu si sûr que ce soit lui ? Parce que j 'y étais, monsieur le

commissaire. Je savais qu 'Anita avait rendez -vous avec ce gars -là à 7h30

toucher le fric.

Alors à chaque coup, elle essayait de me faire sauter ma commission.

Je suis allé me poster au -dessus de son studio pour pouvoir assister à leur

mise du fric.

Je dois dire pour une fois, Anita n 'avait pas une main heureuse.

Quand je suis arrivé, le dentiste venait de la zigouiller.

Il était en train d 'essuyer son revolver.

Et toi, tu n 'as pas eu l 'idée de crier, de faire quelque chose ? Je vous

qu 'elle était déjà morte quand je suis arrivé.

Ça aurait servi à quoi que je gueule ?

J 'ai tout de suite compris que j 'avais fait une connerie en foutant là -haut.

Je me suis taillé en vitesse.

Par la suite, tu as tout de même pensé à profiter de la situation.

Je voulais lui prendre un peu de fric, quoi.

Oui. Bon, en prison, tu n 'en auras plus besoin.

Tu seras entièrement défrayé.

Tu as faim de ces peurs ? Enlève tes lunettes, tu vas te faire remarquer.

J 'ai l 'impression que ton gars ne viendra plus maintenant.

Ça va très mal, Virginie.

Il y a un type qui m 'a téléphoné, il veut aller me dénoncer à la police.

C 'est pas vrai.

Alors j 'ai réussi à l 'impressionner en lui disant qu 'il pouvait y aller.

Ça a eu l 'air de marcher, il a raccroché tout de suite.

Tout de même, je ne suis pas rassuré, tu sais.

Y a -t -il quelqu 'un qui avait rendez -vous ici avec un Allemand ?

Avec monsieur l 'allemand ? Oui, c 'est moi.

Ce monsieur fit dire qu 'il a un empêchement et qu 'il ne pourra pas

C 'est tout ? Il n 'a pas laissé de commission ? Non, madame.

Merci.

C 'est drôle, hein ? J 'étais sûre qu 'il ne viendrait pas.

Excusez -moi d 'avoir mis aussi longtemps pour ouvrir.

Quand je suis seule dans l 'appartement, je déroule toujours.

Oh, le joli portrait.

Je l 'ai tout de suite reconnu.

C 'est celui de M. Lallement, n 'est -ce pas ? Oui.

J 'ai servi M. Lallement pendant plus de 40 ans, mademoiselle.

J 'avais justement rendez -vous avec M.

Lallement tout à l 'heure.

Malheureusement, il n 'a pas pu venir.

Pourquoi me regardez -vous comme ça ? Parce que ce que vous venez de dire est

impossible, mademoiselle.

Pourquoi est -ce impossible ? Parce que M. Lallement est mort, mademoiselle.

Il est mort depuis trois ans.

Je vous assure, madame, je n 'y comprends rien.

Je lui ai téléphoné tout à l 'heure pour prendre rendez -vous.

C 'est à M. Gérard que vous avez dû parler.

M. Gérard est le fils de ce pauvre monsieur.

Son fils ? Alors pourquoi m 'a -t -il donné la description de ce portrait ? M.

Gérard est comme ça.

Il ne respecte rien, pas même la mémoire de son père.

Je ne connais pas M.

Gérard, mais il n 'a pas l 'air que vous aimez beaucoup.

Je voudrais me voir morte.

Je sais trop de choses, moi, mademoiselle, beaucoup trop de choses.

Oui, justement, on m 'avait dit qu 'il avait l 'intention de se séparer de

Et comme précisément chercher une place... Chercher ailleurs, croyez -moi.

M. Gérard est un sale type.

Maintenant qu 'il va devenir riche, il essaie tout de suite de se débarrasser

moi. Il va devenir riche ? Il doit toucher un héritage de 50 millions,

mademoiselle. C 'est tout ce que je sais.

Mais il ne va plus avoir besoin de travailler, alors ? Pour ce qu 'il

vous savez, il changeait de métier tout le temps. Il a même changé de nom.

Ah oui ? À un certain moment, M.

Gérard s 'était mis dans la tête de faire du théâtre.

M. Gérard danse très bien, paraît -il.

En réalité...

Tous ces milieux de danse et de théâtre, c 'était des prétextes pour se

retrouver avec d 'autres garçons dans son genre.

Les garçons, les gens les mêmes meurent que lui, si vous voyez ce que je veux

dire.

Très bien. Je voudrais savoir si... Excusez -moi une seconde.

Allô ? Oui, monsieur.

Justement, la jeune fille qui doit me remplacer est là.

J 'aurais préféré que monsieur m 'avertisse lui -même si je ne le

plus.

Comment ? Mais, mais cette jeune fille m 'a dit... Mais non, monsieur, mais non

! Oui, oui.

Allez -vous -en ! Vous m 'avez menti ! Vous avez essayé de me faire parler,

allez -vous -en, je ne vais pas... Je vous en prie, madame, c 'est extrêmement

grave. Il s 'agit du meurtre d 'Anita Flores.

Anita Flores est morte !

Je voudrais vous demander quelques renseignements de la part du commissaire

Marshall. Je suis un des adjoints du commissaire.

Oui, monsieur l 'adjoint.

Moi, monsieur Flores.

Je voudrais vous demander... Connaissez -vous un certain Gérard Lallement ?

Non, monsieur l 'adjoint. Je ne le connais pas.

Voyons, voyons, monsieur Flores.

Votre maîtresse, mademoiselle Desi, et vous -même, vous nous avez envoyé une

lettre anonyme cet après -midi.

La police est bien renseignée, monsieur Flores.

Mais c 'est vrai, oui, j 'ai dénoncé M. Lallement.

Mais je ne le connaissais pas. C 'est ma femme qui m 'en avait parlé plusieurs

fois.

J 'ai cru un moment que c 'était lui l 'assassin, je me suis trompé, voilà

Je voulais seulement aider la police.

Vous connaissiez ce Gérard Lallement, mais c 'est peut -être sous un autre nom

qu 'il travaillait au cours de danse.

Le nom de Daniel, peut -être.

Qu 'est -ce que vous dites ? Ça ne peut pas être la police, c 'est un piège,

attention. Mais qu 'est -ce que ça veut dire ?

Allô ? Allô ? Elle est raccrochée.

Police.

Monsieur Dandieu, s 'il vous plaît.

Il n 'y a personne.

Monsieur et madame sont sortis.

Les petites gars.

Elle nous a bien eus.

Qu 'est -ce que vous faites là, vous ? Je suis le beau -père de M.

Dandieu. Ah bon ? Vous opérez en famille, à ce que je vois.

Laissez -nous, Mathilde.

M. le Commissaire, je suis enchanté que vous soyez venu.

Vraiment ? Je n 'en pouvais plus.

J 'avais d 'ailleurs décidé d 'aller vous voir.

Vous auriez dû le faire.

M. ? Decauville -Lachenay, industriel.

En vous taisant, M. Decauville, vous êtes mis dans une très mauvaise

Qu 'est -ce que vous venez faire ici, madame Dandieu ? Vous ne m

pas, vous savez.

Quelle tête feriez -vous si j 'allais raconter au commissaire que vous avez

de l 'argent dans mon sac cet après -midi ? Je vous en supplie, ne dites

Je suis marié, j 'ai trois enfants.

Mesdames, Messieurs, bonsoir.

Bienvenue au Fétiche Bleu.

Connaissez -vous un certain Gérard l 'Allemand ? Vous connaissez ? Je n 'ai

jamais entendu ce nom -là.

C 'est lui l 'assassin à Nita Forest.

La charmante Danielle.

Tu me fais tourner la tête.

Mon manège à moi, c 'est toi.

C 'est lui, Daniel ? Oui, oui, c 'est lui.

Il fait un numéro de travesti.

Daniel,

ce n

'est pas son vrai nom. En réalité, il s 'appelle Gérard l 'Allemand.

On est ensemble, nous deux.

Quelle vie on a tous les deux.

Quand on s 'aime comme nous deux, on pourrait changer de planète.

Tant que j 'ai mon cœur près du tien, j 'entends les flanflons de la fête.

Et la terre n 'y est pour rien.

Eh bien, Mathilde, vous n 'êtes pas encore couché?

Vous en faites une tête. Qu 'est -ce qui se passe ? Le beau -père de monsieur

est dans le salon.

Excusez -moi, Albert.

Je ne savais pas que vous alliez venir.

Il faut que je vous parle, Hervé. C 'est extrêmement important.

Où est Virginie ? Au Fétiche Bleu.

Au Fétiche Bleu. Ah oui, c 'est comme ça.

Ayant appris qu 'un certain Gérard Lallement n 'aimait pas les femmes, elle

déduit que c 'était lui qui avait tué Anita Flores.

N 'essayez surtout pas de comprendre.

Dites -donc, Albert, vous n 'êtes pas bonne mine, nous.

Il ferait mieux d 'oublier tout ça et d 'aller vous coucher.

J 'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer, Herlé.

Eh bien, Lady ? Je suis blindé, vous savez.

Eh bien, voilà.

Il y a un témoin dans le crime d 'Anita Flores.

Qu 'est -ce que vous dites ? Oui, un témoin qui a assisté au crime et qui a

lu. Et ce témoin a vu l 'assassin tuer Anita Flores ? Oui.

Et vous appelez ça une mauvaise nouvelle ? Mais espèce d 'imbécile, mais c 'est

miraculeux ce que vous me dites.

Miraculeux ! Mais je suis fou de joie, moi ! Ils vont enfin savoir qui a fait

coup. Je serai innocenté, Albert, innocenté.

Il faut que je vous embrasse pour cette bonne nouvelle.

Je vous adore, Alain. Je vous adore.

Qui êtes -vous, monsieur ? Commissaire Marshall.

Salaud ! Vous m 'avez dénoncé.

Vous êtes très injuste, monsieur.

Votre beau -père s 'est donné beaucoup de mal pour me convaincre de votre

innocence. Mais elle ne doit plus être très difficile à prouver si, comme on

vient de me le dire, un témoin assistait au crime.

Le témoin n 'assistait pas au crime, malheureusement.

C 'est seulement pour voir votre réaction que nous avons fait ça.

C 'est votre beau -père qui, en désespoir de cause, a eu cette brillante

Je pouvais difficilement lui refuser ça.

Albert,

c 'est pas vrai, vous avez fait ça.

J 'ai toujours pensé que vous étiez innocent.

L 'entrée de la loi est interdite, mademoiselle.

Non, laisse tomber.

Mademoiselle est une amie à moi.

Bon.

Bonsoir.

Asseyez -vous.

Excusez -moi, il faut que je me prépare pour le numéro suivant.

Vous allez bien depuis tout à l 'heure ? Très bien.

Je suis désolée que vous ne soyez pas venu à notre rendez -vous.

Nous avions un rendez -vous, nous, première nouvelle.

Je vous ai téléphoné tout à l 'heure.

Vous m 'avez donné une fausse description.

Et depuis que j 'ai été chez vous, j 'ai vu votre bonne.

Elle m 'a tout raconté.

Je suis au courant de tout, monsieur l 'allemand.

Comment m 'avez -vous appelé ? Gérard l 'allemand.

Je m 'excuse, je m 'appelle Daniel.

Je sais très bien que vous vous appelez Daniel.

Les femmes sont décidément bien compliquées.

Si vous savez que je m 'appelle Daniel, pourquoi diable m 'appelez -vous Gérard

? Parce que Gérard, c 'est votre vrai nom.

Vous vouliez faire du théâtre, votre père ne voulait pas, alors vous avez été

obligé de changer de nom.

Et vous avez choisi Daniel.

Ecoutez, mademoiselle, c 'est une histoire de fou, je me suis toujours

Daniel.

Quant à mon père, c 'est un vieux cabot qui fait des tournées en province.

Alors vous pensez bien que je n 'ai pas eu à lui demander son avis quand j 'ai

voulu devenir acteur.

Celui -là, pourvu que je lui refile 10 000 balles de temps en temps, c 'est

ce qu 'il demande.

Comment ? Votre père n 'est pas mort il y a trois ans ? Hélas non, je l 'ai

encore sur le dos.

Terrible. Ah oui, à quel dé de vous ? Surtout que depuis quelques temps, il s

'est mis à boire, ce qui n 'arrange rien.

Allez, vous en faites pas comme ça, hein ? Vous arriverez bien à le découvrir, l

'assassin d 'Anita Flores.

Ça me ferait bien plaisir, mais je commence à en douter sérieusement.

Comme vous êtes très déçus parce que je ne suis pas votre assassin.

Si je ne le découvre pas, mon mari va être arrêté.

Ah bon ? Et vous avez des raisons de croire à la culpabilité de ce monsieur l

'allemand ? Et comment ? Vous ne pouvez pas savoir tout ce que saviez -vous me

raconter ? Je serais vous, j 'essaierais de le voir, ce gars -là, et par tous

les moyens.

Le fait qu 'il cherche à vous fuir, c 'est plutôt un bon signe, non ? C 'est

-dire qu 'il est peut -être rentré ? Peut -être.

J 'ai envie d 'essayer, après tout, qu 'est -ce que je risque ?

Mais faites attention quand même.

Allez voir un homme à cette heure -ci dans la robe que vous avez.

De ce côté -là, je n 'ai rien à craindre.

Il paraît qu 'il n 'aime pas les femmes.

Pardon. Vous ne me vexez pas du tout, mon petit.

Daniel, ça va être à vous. Oui, j 'y vais. Pardonnez -moi, il faut que j

en scène.

Ça m 'a fait plaisir de vous voir.

Vous me plaisez beaucoup.

C 'est vrai ? Je vous aime bien.

Vous voyez, vous seriez peut -être la première femme à me donner des regrets.

La fine menotte, coupique et tricote, quand elles se coiffent aussi, en

comme ceci, leurs gestes sont toujours jolis.

Quand elles jouent de l 'éventail, ou de

leurs yeux ravivent les mailles.

Quand elles pianotent, quand elles tapotent, bravissimo, dégueulando.

Quand sur leur minois joli, elles mettent la poudre de riz.

Je le proclame, les mains de fameux sont des bijoux dont je suis fou.

J 'adore les mains des petites fleuristes, jolis artistes en frais

Il en a encore pour longtemps ? J 'ai plusieurs questions à lui poser.

Non, non, il a presque fini. Même les cuisinières qui préparent ma chair, des

petits plats succulents dont je suis très friand, car je dois l 'avouer, je

gourmand.

C 'est encore moi. Est -ce que monsieur est rentré ? Non.

Allez -vous -en. Je vous en supplie, allez -vous -en.

Qu 'est -ce qui se passe, Clémence ? C 'est encore cette jeune personne qui est

déjà venue.

Eh bien, faites -la entrer.

C 'est vous, Gérard l 'Allemand ? J 'étais désolé de manquer notre rendez

de cet après -midi, mais j 'ai été appelé d 'urgence à Orly.

Vous pouvez monter vous coucher avec Clémence.

Nous n 'aurons plus besoin de vous.

Elle est complètement folle.

Vous ne pouvez pas savoir dans quel état vous l 'avez mise tout à l 'heure en

lui annonçant la mort de cette pauvre Anita.

Votre bonne était peut -être une parente d 'Anita Flores ? Non, ça absolument

pas.

Anita Flores était la maîtresse de mon père.

Ah bon ? Mais Anita Flores était déjà mariée à ce moment -là ? Bien sûr.

Avec cet abominable macro de Flores.

Vous savez que M.

Flores a tout de suite pensé que c 'était vous qui aviez tué sa femme ? Ça

méthode pas de lui.

Il n 'a pas beaucoup d 'imagination.

La mort d 'Anita vous arrange pourtant.

Vous allez hériter de 50 millions, paraît -il ? Non.

Ces 50 millions sont à moi depuis trois ans.

Ah oui ? Oui.

Mon père, qui avait des principes, n 'aurait jamais voulu déshériter son

fils au profit de sa maîtresse.

C 'est donc moi qui ai hérité des 50 millions.

Anita, de son côté, devait toucher sa vie durant l 'usufruit de cet argent.

Vous me répondrez que ça me faisait une belle jambe de posséder tout ce fric

auquel je ne pouvais pas toucher.

Et je suis entièrement de cet avis.

Ceci dit,

ce n 'est pas moi qui l 'ai tué.

Vous avez toutes les raisons de le faire, sans doute.

Mais je ne l 'ai pas tué.

Pourquoi paraissez -vous si nerveux ? De quoi avez -vous peur, monsieur l

'Allemand ? Peur ?

De quoi dois -je faire ? De vous, peut -être.

Vous êtes tellement jolie.

Je sais que vous avez trouvé un truc pour vous débarrasser d 'Anita Flores

prendre aucun risque.

Je finirai bien par le trouver, votre truc.

Vous permettez que je réponde au téléphone ? Je vous en prie.

Allô ? Allô, c 'est toi, Gérard ?

Le seul pépin que nous pouvions craindre, nous l 'avons eu.

Vraiment ? T 'as bon à manger le morceau.

Alors la police va bientôt savoir que nous nous connaissons.

Je te l 'avais dit pourtant d 'éloigner cette femme.

Cette vieille salope était la seule à pouvoir dire que nous nous connaissions.

Ça n 'a pas raté, elle l 'a dit.

Eh bien non, justement, ma petite Françoise.

Cette idée ne lui est même pas venue.

J 'ai eu un moment la même inquiétude que toi, mais j 'ai vérifié et je t

'assure que tout va très bien.

Tu crois ?

Je te répète que la vie est belle et que tout va très bien.

Mais j 'ai quelqu 'un chez moi, ma petite Françoise, pour le moment. Je te

rappellerai tout à l 'heure si tu... Salaud, vous m 'avez eu. Je me suis

déballonné pour rien.

La bonne n 'avait rien dit, vous ne savez rien. Vous êtes des salauds.

-toi, ton copain ne pourra plus s 'en sortir maintenant.

Tu ne seras plus tout seul à porter le chapeau, c 'est bien ce que tu voulais.

Vous êtes des fumiers.

Je me suis laissé avoir comme un con.

Et votre histoire de photographe au -dessus de la grille qui avait soi

assisté à tout, c 'était des salauds aussi, ça. Il fallait bien trouver

chose pour te faire parler.

Allez, emmenez -le. Vous êtes des salauds.

Gérard, fous le camp, je t 'ai dénoncé.

Les publics savent tout, mais fous le camp, mais vite, vite, Gérard ! Fous le

camp !

Comment,

vous êtes encore là, vous ? Nous venons voir

M. Lallement. Où est -il ? Il est là.

Tenez, occupez -vous de lui.

Vous ne l 'avez pas tué, j 'espère ? Un peu assommé seulement.

J 'ai cru bien faire.

On lui a téléphoné pendant que j 'étais là. Il s 'est mis à répondre d 'une

façon bizarre.

Oui, ma petite Françoise par -ci. Non, ma petite Françoise par -là.

Comme sa bonne m 'a dit qu 'il n 'aimait pas les femmes, j 'ai tout de suite

trouvé sa louche.

Il ne vous en faut pas beaucoup, vous, pour assommer les gens.

Je vais deviner juste, en tout cas. Car c 'était son complice qui était à l

'appareil. Et son complice, c 'est Daniel.

C 'est lui qui a tué Anita.

Pour que son petit ami Gérard l 'Allemand puisse hériter des 50

Mais cette femme est complètement folle, monsieur le commissaire.

La personne qui m 'a appelé s 'appelle Françoise Ranchon.

Vous pouvez vérifier, c 'est une grande amie à moi.

Tu parles. C 'est justement du bureau de mon adjoint qu 'elle t 'a appelé ton

amie Françoise.

Allez, va préparer une petite valise, on t 'emmène avec nous.

Accompagnez -le, vous deux.

Quant à vous, madame Dandieu.

Oui, monsieur le commissaire.

Écoutez, madame Dandieu, maintenant que l 'innocence de votre mari est éprouvée,

c 'est plus la peine de me faire du charme.

Je vous en fais plus.

Je voulais simplement vous demander comment Daniel a fait pour tuer Anita.

Vous n 'avez pas encore compris.

Non.

Réfléchissez une seconde, Mme Dandieu.

Quand votre mari est arrivé au cours de danse, l 'assassin le guettait par la

fenêtre.

Daniel attendait depuis longtemps une occasion comme celle -là.

Il avait entendu la veille votre mari menacer Anita devant plusieurs témoins.

Et il savait qu 'Anita lui avait donné un nouveau rendez -vous ce soir -là à

7h30. C 'est vous, Daniel.

T 'as fait une tête.

Elle n 'a pas voulu te payer tes heures supplémentaires, au moins.

Seule là pour lui tirer de l 'argent.

Enfin, je la réattaquerai demain.

Dis -donc, ce n 'est pas le type qui est venu hier.

Et quand votre mari est arrivé, Daniel joua la comédie pour que les témoins

soient persuadés que Anita était encore vivante à ce moment -là.

Allô, Mme Flores, il y a là un monsieur qui dit avoir rendez -vous avec vous.

Daniel avait combiné une sorte de crime parfait.

D 'autant plus qu 'apparemment, il était le seul à n 'avoir aucune raison de la

tuer.

Et tu as compris ça toute seule ? Mais oui, mon chéri.

C 'est bien vrai, ça ? Non,

c 'est pas vrai. C 'est le commissaire qui me l 'a dit.

Tu n 'aimes que moi.

Que toi.

La vie, quand elle est belle, n 'est pas plus belle que vous.

Voulez -vous danser avec moi ? Il ne veut danser qu 'avec vous.

Oui, vous danserez avec moi, demain, ce soir ou cette nuit.

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