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Je t 'en prie.
Sous -titrage ST' 501
Oh oui.
Oh oui.
Oh oui, Joël !
Allô
? Allô, Bernay ? Oui, Bernay à l 'appareil. Oui, c 'est Daniel.
C 'est toi.
Et tu connais la nouvelle ? Bernard, il est mort.
Un reportage sur ses funérailles ? Oui, tu as juste le temps de filer à l
'aéroport. Ton avion part dans une heure.
Il y a un billet à ton nom qui sera déposé. Ok, j 'y vais.
Salut mon petit lapin.
Il y avait deux ans que je vivais avec François.
De longues années au cours desquelles je passais le plus clair de mon temps à l
'attendre.
J 'aimais François. Avant lui, je n 'avais connu que de vagues liaisons.
Quand je l 'ai rencontré, c 'était déjà un photographe en renom et moi, une
petite débutante.
Pour entrer dans un grand hebdomadaire, j 'avais proposé une idée audacieuse.
J 'ai une idée épatante, Madame l 'Empereur. Oui ? Je vous propose une
photos qui fera scandale.
Plus rien ne fait scandale aujourd 'hui.
Je compte photographier des célébrités du spectacle et du journalisme. C 'est
tout ce que vous avez trouvé ? Attendez.
Je veux les photographier nus.
Nus ? Oui.
Essayez toujours, ça peut être rigolo.
Le premier de ma liste était François.
Mademoiselle ? Je m 'appelle Joël et je suis photographe. J 'aimerais faire
votre portrait.
Entre collègues, je n 'ai plus qu 'à accepter. Entrez.
Merci, déshabillez -vous. Oui,
c 'est une photo de nu que je veux faire.
Allez, soyez gentils.
Bon.
Vous
devriez
faire un gros plan.
Comment ça ? Plus près, plus près.
Tu
aimes
ça maintenant.
Les premiers temps furent merveilleux.
Puis sa carrière passa avant tout.
Il était sans cesse ailleurs.
Je ne donnais qu 'une escale, une parenthèse pour lui, un bouche -trou.
Joyeux anniversaire.
Anniversaire ? Un an que nous nous supportons.
Idiot. On vous voit ça.
Oh François, c 'est magnifique.
Mets -le.
Alors oui.
Quoi ? Un reportage sur le Kenya ? D 'accord.
Quoi ? Partir tout de suite ? Suite.
Ok, d 'accord.
Ça ne fait rien, vas -y. C 'est important pour toi.
Ciao, je te téléphonerai.
C 'était la première fois et cela s 'est répété sans cesse.
Maintenant, je suis son objet à la disposition du voyageur entre deux
reportages.
Il y en a marre.
Moi aussi, je peux voyager.
Une chambre dans cet hôtel.
Il ressemblait à tous les autres hôtels de cette région.
Je voulais faire le point.
François m 'a manqué terriblement.
Bonjour, madame.
Votre petit déjeuner.
Oh, pardon.
Ce n 'est rien.
Donnez, je vais la faire nettoyer.
Restez.
Je n 'ai jamais fait ça, mais j 'en ai envie.
Carissement.
Carissement.
C 'est beau.
Merci, posez celle -là.
Ce sera pour vous.
Souvent, François m 'avait demandé de coucher avec lui et une autre femme.
J 'ai accepté une fois, une fois seulement.
Mais je ne l 'ai fait qu 'une fois, car je n 'acceptais pas cette utilisation
spectaculaire de mon plaisir ou de ma honte.
Pour moi, faire l 'amour, c 'est quelque chose de privé.
La petite servante m 'a donné du plaisir, mais je ne vois pas la
réitérer l 'expérience.
Je vais quitter cet hôtel.
Vous voulez déjeuner ? Oui. Madame est toute seule ? On ne peut plus seule.
Madame veut un coin tranquille ou désire une place plus particulière ? Un coin
tranquille.
Qui est -ce ?
Le Globe Trotter.
C 'était bien, New York ? Fantastique.
J 'ai fait des photos superbes à Harlem et dans le métro. Mais que c 'était
haut, les gratte -ciels. C 'était haut, haut.
C 'était très haut.
Fais pas le clown.
Embrasse -moi.
Tu m 'as manqué, mon petit cochon.
... ... ...
... ...
Très bien, merci.
Votre café.
L 'addition.
C 'est déjà réglé, madame.
Comment c 'est réglé ? Mais oui, madame.
Qui a réglé ? Je n 'en sais rien, madame.
Permettez -moi de me présenter.
Michel Milan.
Je vous trouve extrêmement charmante.
Vous ne m 'intéressez absolument pas. Mais... C 'est vous qui avez payé.
Oh, ça n 'a pas d 'importance.
Pour moi, ça en a.
Tenez.
Je vous en prie, calmez -vous.
Il y a un malentendu.
Oh, et puis après tout... Laissez -moi vous offrir un digestif.
Maître d 'hôtel, de l 'eau de vie de prune, s 'il vous plaît.
La fumée ne vous gêne pas.
Non, mais je prendrais bien un cigare.
Si vous voulez.
Vous avez envie de coucher avec moi ? C 'est -à -dire que... D 'accord.
Pardon ? J 'ai dit d 'accord.
Je vous suis.
Qu 'est -ce que vous attendez ?
Naclez,
s 'il vous plaît. Le 7.
Voilà, monsieur. Merci.
Merci.
Oui.
C 'est bon.
Oh, j 'aime.
Oh, tu vis.
Oui, ça va bien, oui.
Oui, moi, ça va.
Non, je n 'ai pas eu le temps de passer chez tes parents, tu sais.
C 'est une tournée épuisante.
Oui ? Les enfants, ça va ? Oui, ça, je sais.
Le médecin, qu 'est -ce qu 'il a dit ? Bon.
Bien sûr, tu me manques.
Bien sûr.
Bon, je reviens très vite, hein.
Je me sens si seul.
J 'ai hâte de te rejoindre.
Mais oui, chérie.
Tu vas bien ? Je t 'appelle Da Caprico.
J 'ai un boulot fou. Je vais me reposer.
Allez, je t 'aime.
Je t 'aime.
Je te l 'ai prouvé, non ? Je t 'embrasse.
Bon.
Bon, à demain soir.
Je t 'embrasse.
Au revoir.
Qu 'est -ce que tu fais ? Moi, je vais vers la côte.
L 'euphorie de la liberté avait disparu.
Étais -je vraiment libre ? Tout ce que j 'avais réussi s 'est trompé François.
Après tout, il ne devait pas s 'en priver.
J 'étais stupide. Je cherchais des excuses à mon attitude.
Montez. Merci, je m 'appelle Gérard.
Moi, c 'est Joël.
Sans
vous,
je ne sais pas ce que j 'aurais fait. Vous n 'avez pas à apprendre.
Pourquoi dites -vous ça ? Vous n 'avez absolument pas regardé comment je
pour réparer votre moto. Si ça recommence, qu 'est -ce que vous ferez ?
? Têtu, hein ? Vous avez raison, je n 'aime pas apprendre.
Tu es surtout très fatiguée. Tu veux que je conduise ? D 'accord.
J 'ai des amis qui vivent en communauté pas loin. On y va ? Si tu veux.
Gérard ! Je m 'appelle Karen, lui c 'est Marc.
Hello, I'm sorry, I don't speak French. Joël, une amie. On peut manger quelque
chose ? Je vous apporte quelque chose.
Tu verras, ils sont très gentils.
Merci.
... ... ...
... ...
...
...
Je vous ai vus avec Gérard.
Et ça t 'a choqué ? Un peu, oui.
Tu as tort, c 'est pas choquant.
Pourquoi on se partagerait pas Gérard ? Il est beau, il connaît plein de filles,
et nous on connaît plein de types.
Il faut te libérer, Joël.
Goutte chaque moment du présent.
Moi j 'aimerais bien faire l 'amour avec toi, mais je ne ferais rien pour te
convaincre. Moi aussi j 'aimerais te caresser.
Il vaut mieux que je m 'en aille.
Vous avez peut -être raison, mais je me sens pas prête.
Ce n 'est pas en voyageant que tu vas trouver la solution à tes problèmes.
Ce n 'est pas non plus en faisant l 'amour avec vous.
Là, elle a raison. Elle doit trouver la solution en elle -même.
C 'est grave ? Non, je ne sais pas. Laisse -moi regarder, je suis médecin.
Vous n 'avez rien.
Votre moto, par contre.
Montez, je vous emmène au village.
Ma femme, Liliane.
Mademoiselle... Joël.
Elle n 'a rien.
Quel temps?
Merci.
Vous teniez beaucoup à cette moto, n 'est -ce pas?
Vous auriez dû discuter. Le garagiste vous l 'a acheté pour une bouchée de
Tout m 'est égal à présent.
Alors, ne soyez pas déprimé.
Goûtez ce vin, il est merveilleux.
Vous êtes vraiment très gentil.
Comment allez -vous continuer votre voyage ? Je ne sais pas. Je n 'ai pas de
précis.
Mais alors, vous êtes totalement disponible ? Oui, totalement.
Si je vous proposais de nous accompagner, que diriez -vous ? Je
Je suis ravie. Nous sommes invités chez des amis pour le week -end. Nous vous en
venons. À quoi vivons -nous ? Mais à Joël, voyons.
François, ce n 'était pas une solution pour ma solitude.
Mais qu 'est -ce dont la liberté dont je jouis aujourd 'hui ? Rien.
Du vent.
Je suis tout autant un objet.
Il m 'attend peut -être.
Il doit être triste de mon absence.
Liliane, Brésin, bonsoir.
Mais qui est cette bien jolie personne ? Elle s 'appelle Joël. Elle est vraiment
charmante. Entrez.
Mes amis, je vous présente Joël. Joël, c 'est Patrick.
José, Paul.
Et moi, c 'est Luce.
Ma chérie, je ne t 'accompagne pas. Tu connais ta chambre.
Venez, Joël.
Vous allez bien ?
Je n 'ai rien, je n 'avais pas prévu.
Ne t 'inquiète pas, choisis.
Où est ma chambre ? Mais, tu es dans ta chambre.
Dans notre chambre.
Et ton mari ? Il sera avec nous.
Tu crois qu 'elle me va, cette robe ? Tu verras, tu seras ravissante.
Vous évoquez pour moi un tableau de Gustave Moreau.
Vous connaissez cet extraordinaire dessinateur ? Oui, mais je... Oh,
quelqu 'un d 'autre. Je déteste parler aux gens de ce qu 'ils connaissent.
Tiens, parlons de Beauvenargues.
Je connais aussi.
Ah, dans ce cas.
Passons au jeu de la vérité maintenant.
Sans moi.
Allons, Patrick.
Alors, Joël jouera.
D 'accord, Brésa, explique -lui. Je connais.
Je propose que Patrick mène le jeu. Ainsi, il ne jouera pas vraiment.
Il ne peut pas jouer ? Patrick ne se déshabille jamais.
Eh bien, soit, puisque vous insistez, j 'ouvre le jeu.
Et commence par... José.
Adieu, va.
José, combien d 'amants as -tu eu ? Je pense avoir dépassé la centaine.
En as -tu aimé un ? Aucun.
Es -tu heureuse ? Complètement.
De quoi as -tu envie, maintenant ?
De me caresser devant Joël.
C 'est tout ? J 'aimerais que Paul déshabille Joël.
C 'est tout ?
J 'aimerais que Paul fasse l 'amour à Joël.
Elle va te fixer maintenant.
Elle va te prendre dans sa bouche.
Allez.
Elle va taver lui.
Tu vas jouer dans sa bouche.
Ça t 'excite, hein ? Allez -y.
Oui, vas -y. Vas -y, joue dans sa bouche. Oui.
Oui, oh oui, oui,
oui, dame, dame, dame, n 'arrête pas, n 'arrête pas, n 'arrête pas, oui,
oh, je te sens bien, oui, oui, oui, oui, oui,
oh, je te sens bien, encore, encore, encore, encore,
encore, oh, oui, oui,
Merci.
C 'est grave, ma vie.
Oh c 'est bon.
C 'est bon.
Prends -moi par derrière.
Attends, je me baigne.
bien d 'un an.
Et rejoindre ce François que vous avez tellement appelé cette nuit.
J 'ai honte.
De quoi ? De ça ? Je ne veux pas être un objet.
Joël, personne n 'est libre.
Il faut s 'assumer.
Exister en tant qu 'objet ou ne pas exister, c 'est le choix, non ? Qu 'est
que vous fichez avec ces monstres ? Je suis aussi un monstre, comme vous dites.
Mais je ne suis pas porté à l 'exhibition.
Cependant, si vous le voulez...
Battez -moi.
Mais, je ne peux pas.
Suivez -moi.
Allez, montez.
Où allons -nous ? Faites l 'importance.
Chacun son tour de faire des photos de nu. Tais -toi, profiteur. Rien ne me
protège.
Même ça ? Même ça.
Ah ! Ah !
Je vais vous montrer votre chambre.
Ça fait deux jours que vous dormez.
Si vous avez faim, suivez -moi à la cuisine.
Pourquoi faites -vous tout cela pour moi ? Vous posez tout le temps des
questions idiotes.
Oh, excusez -moi. Ne vous excusez pas tout le temps, c 'est agaçant la faim.
Et puis, mangez lentement.
Oui, vous avez raison.
Voilà l 'ennui.
J 'ai toujours raison.
Vous me faites penser à une héroïne de roman.
Une fille qui avait des infortunes malgré sa grande vertu.
Je ne suis pas vertueuse. Mais si vous l 'êtes.
C 'est là qu 'est le problème.
Patrick ? Oui ? Vous vivez seul ? Oui.
Toujours ? Presque.
Chagrin d 'amour ? Pas du tout.
D 'abord, l 'amour n 'existe pas.
Vous êtes amer ? Non, je suis lucide.
Les humains ont inventé l 'amour parce qu 'ils craignaient la solitude.
N 'avez -vous jamais aimé ou cru aimer ? Je n 'ai même jamais fait l 'amour.
Je ne vous crois pas.
Je ne mens jamais.
Patrick, je suis bien près de vous.
C 'est un tort.
Il ne faut s 'attacher à personne, pas même à soi.
Patrick ? Oui ? J 'ai envie de vous.
Non.
Vous avez besoin d 'un homme.
N 'importe lequel.
Vous êtes en manque, comme les drogués.
Vous m 'êtes très sympathique, mais ne comptez pas sur moi.
Vous voulez m 'humilier ? Pas du tout.
Mais je ne veux pas faire plaisir contre mon gré.
Tenez.
Pour l 'impôt d 'argent, rentrez à Paris.
Mais... Partez immédiatement, Joël.
C 'est un ordre.
Espèce d 'impuissant.
Hélas, non.
Tu veux faire du stop avec moi ? Avec une fille, c 'est plus facile.
D 'accord.
Je m 'appelle Pierrot. Moi, c 'est Joël.
Tu n 'as pas de bagage ? Non, je n 'ai rien.
Moi, c 'est pareil.
Tu en veux une ? Non, je ne fume pas.
Quel âge as -tu ? 20 ans.
Menteur. D 'accord, 16.
Mais je me suis barré de chez moi avec mes vieux, c 'était plus possible.
Moi aussi je suis partie.
J 'étais parent ? Non.
T 'es pas mal, hein ? Tu me trouves belle ? T 'es pas mal, ouais.
Je te plais ? Ben, faudrait être difficile.
T 'as envie de moi ? Euh, je sais pas, moi.
Tu as déjà connu des filles ? Oui, bien sûr.
Tu as déjà fait l 'amour ?
Bah, ça se dit pas.
Non, tu n 'as jamais dû faire l 'amour.
Allez, viens.
Mais qu 'est -ce que vous me voulez ? Viens, je te dis.
Allez, je ne vais pas te manger.
Laisse -moi faire, je t 'apprendrai.
Tu as envie de vivre avec moi ? Non, je veux être seul.
Il ne faut jamais dépendre de quelqu 'un.
Et puis, tu es plus vieille que moi.
Mais je peux te donner beaucoup de plaisir.
Moi, je ne veux pas me faire posséder.
Mon pauvre petit Pierrot, je ne veux pas te posséder.
Bof.
Figure -toi que j 'avais tout.
Aujourd 'hui, je n 'ai plus rien.
Et je peux t 'assurer que la liberté dont tu parles est une chimère.
Personne n 'est libre.
Tiens, une voiture.
Vous pouvez nous emmener ? Allez mon pote.
Viens. Avec quoi ? Ne t 'occupe pas, j 'ai de l 'argent.
Tu aimes ça, dis.
Embrasse -moi.
Tiens, prends un peu d 'argent.
Bon,
je vais te les rendre.
Je te les avais empruntés pendant que tu dormais.
Donne -moi un peu et garde le reste.
Petit voyou.
Bon, salut.
François ! François, tu es là.
Merci, je t 'aime.
Je voulais te quitter, j 'avais tort.
Mais enfin, écoute, je ne suis pas seul.
Oh, par exemple.
Toi avec un homme ? Un instant.
Vous pouvez rester si vous voulez.
Si François est d 'accord.
Mais... Oui, reste avec nous si tu veux.
Je ne sais pas. Je ne sais plus.
Je t 'aime et tu m 'aimes.
Il m 'aime et je l 'aime. Nous apprendrons à nous aimer tous les trois.
Tout est possible, si on le veut.
L 'essentiel, c 'est d 'être heureux.
J 'ai envie de faire l 'amour.
Je veux, j 'ai envie de
toi, encore de toi.
Sous -titrage FR ?
C 'est moi ? Ce n 'est pas possible, je suis en voyage de noces.
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