All language subtitles for King Solomons Mines (1937).FR

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Original subtitles

''LES MINES DU ROl SALOMON''

Journal d'Alan Quartermain, Chasseur blanc, 1881-1882

Cette histoire est vraie, elle est grav�e � jamais dans ma m�moire.

Je revois encore tous les d�tails du terrible voyage au pays des Kukuanas.

D'ailleurs, en voici la carte, trac�e par une main qui n'existe plus.

Les mines du roi Salomon...

Comme beaucoup d'autres,

je n'y croyais pas.

En ce temps-l�, l'Afrique �tait une terre pleine de l�gendes romantiques,

� l'int�rieur vaste et inexplor�.

J'�tais un chasseur, et ce n'est qu'en 1881

que j'ai appris que les mines existaient r�ellement.

Elles sont aujourd'hui enfouies sous des tonnes de eendres et de lave.

A l'�poque dontje parle, on avaittrouv� des diamants � Kimberley.

De nombreux esprits aventureux, venus du monde entier...

CAMERON FRERES ACHETEURS DE DIAMANTS

- Encore un coup de chance, Red. - Oui.

- Yous aurez votre argent demain. - Avec un cr�dit de 5 f pour me so�ler.

Dos au mur, tous autant que vous �tes.

Ne tirez pas. Ce n'est pas un hold-up.

Ce n'est que moi, et les tr�sors de l'Arabie.

Regardez ca, voyez ce que vous en pensez.

- Qu'avez-vous trouv� ? - Une maison,

une voiture et des chevaux pour ma fille, et une vie de nabab pour toujours.

Yous avez d�j� vu ca ?

Un beau morceau de cristal, O'Brien, mais pas un diamant.

- Ce n'est pas s�rieux ? - D�sol�, Mlle Kate.

Pas de chance, Patrick.

Pas de chance, tu parles ! Je plaisantais.

Yiens, ma fille.

Continuez, Patsy.

Du diable si je le fais ! Finis les champs de diamants.

Si on allait sur la c�te, je pourrais �tre institutrice.

- Et ca te plairait ? - Non.

Bien s�r que non.

Ecoute, hier soir au bar j'ai vu un homme qui venait du'Congo.

L'ivoire, ca rapporte gros.

Comme tout ce qu'on a essay�, mais pas � nous.

On va devenir de bons citoyens respectables

et aller sur la c�te avant que je change d'avis.

- Combien on a ? - Moins d'une livre

et toutes nos affaires sont au clou.

Qu'est-ce que c'est ?

Pour toi, un cadeau que je t'ai achet� pour f�ter notre magnifique d�couverte.

Un tr�fle irlandais !

Pour te porter chance. Il n'a rien co�t�.

Je connais le prix. Il y en avait deux au magasin de Mulligan.

Je t'ai achet� l'autre.

Kathy, ma fille, tout va pour le mieux.

Avec un tr�fle chacun, rien ne pourra nous retenir.

Regarde !

Gloire � Dieu au plus haut des Cieux.

ll peut nous amener sur la c�te.

- Un tel voyage, c'est beaucoup demander. - Et tu te dis Irlandais ?

Belle matin�e.

Oui ?

- Yous allez sur la c�te ? - Non, � Kitsfontein.

C'est sur la route.

- Quelle route ? - La n�tre.

Yous pourriez peut-�tre nous prendre.

Non.

Je m'appelle Kathleen O'Brien, et voici mon p�re, Patrick O'Brien.

- Dipl�m� de Trinity College, Dublin. - Merci.

Dipl�m� de Trinity College, Dublin.

- Un pouilleux des mines ? - On est pauvres, mais pas finis.

Pour ce qui est de mon chariot, vous l'�tes.

Yous ne nous approuvez pas ?

Je n'approuve pas la destruction de la terre par app�t du gain.

Ma fille est bonne cuisini�re.

J'en ai d�j� une.

- Mon p�re est un merveilleux causeur. - �a ne m'�tonne pas.

Et un tr�s bon tireur.

Pensez au gibier qu'il pourrait tuer pour vous.

- Qu'y a-t-il de dr�le ? - Quartermain, meilleur chasseur d'Afrique.

- Tout est dit. - Non.

Ne nous prenez pas si vous ne le voulez pas,

mais voil� quelque chose � quoi penser dans votre pr�cieuse solitude.

La propre soeur de mon p�re est mourante, � Kilkenny

et s'ils ne se voient plus dans ce monde,

c'est vous qui les en aurez emp�ch�s.

Montez.

Lundi 15. Je me prends � aimer malgr� moi mes compagnons irlandais

qui ne se plaignent jamais de cet �puisant voyage.

Depuis quatre semaines, nous nous tra�nons vers le nord

et nous touchons � pr�sent un pays o� l'homme n'a jamais pos� le pied.

Combien de temps encore ?

Dix jours.

Regardez !

- Qu'elle est jolie ! - Yous lui avez fait peur.

Se doute-t-elle que dans dix jours,

vous la pourchasserez avec vos fusils meurtriers ?

Je vais chercher un couteau.

- Yous n'aimez pas la chasse ? - Non.

Moi non plus.

Et pourquoi chassez-vous ?

Pour vivre. Ces chasses me rapportent.

ll y a deux clowns qui m'attendent.

La chasse doit rapporter beaucoup d'argent.

J'ai repens� � ce qu'a dit ce type sur l'ivoire.

Yous avez l'exp�rience de la chasse ?

On a chass� le blaireau, mais il s'est enfui.

On ne peut pas savoir avant d'essayer.

Pendant que vous essayez,

votre pauvre soeur meurt paisiblement � Kilkenny.

Alan Quartermain, c'�tait un mensonge.

Je sais, je connais les Irlandais. Je suis content que vous avouiez.

Pourquoi pas ? Elle va s'installer comme institutrice.

- Yous allez vous installer ? - Bien s�r.

Je suppose qu'il n'y a rien � faire dans le march� de l'ivoire ?

Si vous voulez mon avis, pas un clou � vous partager.

- Il y a un chariot de l'autre c�t�. - Non, sans doute une antilope.

- Un chariot, j'en suis s�re. - Impossible.

Pourquoi ?

ll n'y a rien de l'autre c�t� de la rivi�re, sauf des d�mons.

C'est ce que disent les indig�nes. C'est une terre vierge, s�rement un d�sert.

C'est peut-�tre celui du d�mon, mais je vois un chariot.

Yenez !

Prenez ca.

De l'eau, vite ! A qui est ce chariot ?

- Il ne parle pas. - C'est le d�sert.

A l'int�rieur.

lls s'occupent de lui.

Les autres ont fui, une nuit, il y a longtemps.

- Ils avaient peur. - Le d�mon.

ll a �t� malade. On n'a pas atteint le nord.

- Ramenez-le au camp. - J'ai fait demi-tour. Il l'ignore.

- Laissez-moi. Hors de mon chemin. - Il faut vous arr�ter. Yous �tes malade.

Et alors ?

J'ignore o� vous allez...

Yous voulez le savoir, mais je vous le dis, vous ne pouvez pas suivre.

J'ai travers� le d�sert. Apr�s, j'ai trouv� la montagne du roi Salomon.

Apr�s la montagne, j'ai trouv� les mines du roi Salomon.

Des diamants.

Quand tu me reverras, Sylvestra,

je serai l'homme le plus riche du monde.

Alors, hors de mon chemin !

Tu as entendu ? Les mines du roi Salomon, apr�s le d�sert.

- Est-ce vrai ? - On en a entendu parler.

Ya me chercher de l'eau.

Tous les joyaux d'Ophra, et personne n'a jamais d�couvert Ophra.

C'est l�.

- Kathy ! Ma trousse � m�dicaments. - Bien.

- Qu'est-ce que c'est ? - Une carte. Regarde, elle a 300 ans.

Un homme y est all� et n'estjamais revenu, a-t-il dit.

Regarde, la piste dans le d�sert et l�, Ia montagne du roi Salomon et la mine !

Les joyaux d'Ophra, Ie plus beau tr�sor du monde !

C'est sa carte. Tu ne peux pas la prendre.

Je sais, mais s'il vit on ne s'en servira pas, et s'il meurt,

j'irai chercher le tr�sor et je ferai dire des messes pour son �me.

Le tr�fle ! Je savais qu'il nous porterait chance.

Je viens.

Creusez une tombe.

C'est fini ?

Dieu ait son �me.

Kathy dort ?

Ce doit �tre terrible, de mourir seul dans le d�sert.

Terrible.

Qu'avez-vous pens� de la carte ?

Yous avez devin� ?

Je connais les hommes quand il s'agit de tr�sors.

- O� est le mal ? Je l'ai rendue. - Apr�s en avoir fait une copie.

Yous l'enverrez � sa famille ?

Pour que quelqu'un d'autre meure ?

Et il n'a pas de famille.

Yous l'avez vue ? Yous la croyez authentique ?

C'est un pays vierge. Personne ne sait.

L'homme qui est devant vous a l'intention de savoir.

- Yous l'emm�nerez ? - Pour qui me prenez-vous ?

Je suis son p�re, pas un meurtrier. J'irai seul.

De toute ma vie, je n'aurai jamais une chance pareille.

- De mourir ? - De trouver une raison d'�tre n�.

Yous me prenez pour un Irlandais born�, qui se moque

d'avoir quelques sous en poche pour payer � manger

� sa fille, mais les Irlandais sont comme ca,

on prend les ennuis avec le sourire

alors qu'au fond de mon coeur, j'ai honte.

Croyez-vous que j'ignore ce que je dois � cette enfant ?

Je le sais, et aujourd'hui, je vais m'acquitter de cette dette.

- Avec votre vie ? - S'il pla�t � Dieu, oui.

- Comment irez-vous ? - La providence m'a envoy� des boeufs

et un chariot, la force et une raison d'aller au bout du monde.

Yous savez,

il y a une cat�gorie de gens avec qui il est inutile de discuter.

- Laquelle ? - Celle des imb�ciles.

lnkoosi, o� est notre chariot ?

Je t'embauche. Au moins, tu mangeras et tu seras pay�.

R�veillez-vous !

Je ne veux pas d'argent, et vous n'allez pas o� je vais.

J'arrive.

ll est all� chercher le tr�sor.

- Je sais. - Sans moi.

Pendant que je r�vais qu'on irait ensemble.

- Yous vous rendez compte ? - D�p�chez-vous, ils s'en vont.

Ce n'est pas la bonne direction. Yous ne suivez pas mon p�re ?

- Non. - Mais...

Montez dans le chariot. Je lui ai promis de m'occuper de vous.

Yous saviez, et vous l'avez laiss� partir seul.

Aidez-moi � suivre mon p�re, je vous en prie.

On cherchera les mines ensemble.

Et quand on les trouvera, vous en aurez plus que votre part.

La fortune ne veut rien dire pour vous ?

Si vous ne m'y emmenez pas en chariot, j'irai � pied.

- Yous avez entendu ? - Oui.

- Et vous ne dites rien ? - Yous ne le ferez pas.

- La Inkoosikas traverse la rivi�re. - Oui.

- �a te regarde ? - La Inkoosikas a la carte. Je la guide.

La carte est dans mon chariot. Personne ne traverse.

Montez dans ce chariot.

Montez dans ce chariot.

- Quel est ton nom ? - J'en ai beaucoup.

- Un suffira. - Umbopa.

D'o� viens-tu ?

- Tu veux des diamants. - Les Blancs en cherchent.

Et pourquoi veux-tu aller au nord ?

Si tu ne veux pas travailler pour moi, ne tra�ne pas autour des campements.

Ce gars ne mijote rien de bon.

Je ne vous adresserai plus jamais la parole.

J'ai l'habitude du silence.

Jeudi 16. Son p�re doit �tre fou !

J'ai presque de la sympathie pour cette fille ent�t�e.

J'esp�re que les clients qui m'attendent ne m'en voudront pas de ce retard.

Mes clients sont arriv�s hier.

Ce sera agr�able d'avoir quelqu'un � qui parler.

Rangez les affaires de l'Anglais. On prendra ce chariot.

Comment allez-vous ?

Je crains de vous avoir fait attendre.

- Yoici Mlle O'Brien. - Comment allez-vous ?

- Avez-vous fait bon voyage ? - Non.

Ne faites pas attention. Elle est forte et taciturne.

La carte est dans le chariot.

- Comment �tes-vous arriv� ? - Inkoosikas n'oublie pas son but ?

Good s'obstine � prendre un bain.

Pourquoi manquer d'hygi�ne, m�me en Afrique ?

Tout � fait. Je vous verrai au d�ner.

- Comment sort-on de l� ? - Demandez � sir Henry.

- Bon. - Non...

Sir Henry Curtis.

Youlez-vous m'aider ? J'ai des ennuis.

M. Quartermain veut que le chariot aille au nord

pour que les boys installent le camp � l'avance, mais ils refusent de m'ob�ir.

Une mutinerie ?

J'ai cru que c'�tait un cochon !

- Commandant Good, Marine royale. - En retraite.

- Je vais chercher Quartermain. - Non !

Je ne veux pas qu'il sache.

- Youdriez-vous leur parler ? - Bien s�r.

Je vous croyais forte et taciturne.

Ne croyez pas M. Quartermain. C'est un terrible menteur.

A la Reine ! Que Dieu la b�nisse !

Permettez-moi de l'allumer.

Et voyons ce que je vous propose.

Yous voulez une antilope sable.

- Mlle O'Brien est en retard ? - Elle viendra quand elle aura faim.

Elle m'a fait l'effet d'�tre tr�s capable.

Oui, capable de tout.

Elle m'aurait vol� un chariot si je ne l'avais pas gard�e � l'oeil.

Quelque chose ne va pas ?

Sir Henry a ordonn� � vos boys d'ob�ir � la jeune femme,

et votre chariot se dirige vers le nord

pour �tablir un campement.

Mais elle m'a dit...

Je crains que vous n'ayez �t� victime des ruses d'une femme.

ll faut la suivre.

Absolument. Ma brosse � dents est dans ce chariot.

Trois heures d'avance ! Rassembler une �quipe demande des jours.

Mais ces boys s'�taient mutin�s !

Je crains que ce ne soit Mlle O'Brien qui se soit mutin�e.

Un peu plus de porto ?

Yendredi 11. Kathy est aussi folle que son p�re !

Mais nous ne pouvons la laisser mourir dans le d�sert.

ll faut recruter une autre �quipe et se mettre � sa poursuite.

''Je n'ai pas peur

''Je n'ai pas peur

''Pourquoi redouter un long voyage

''Je suis s�r d'arriver

''Bien que ce soit un long voyage

''Forts mon �quipe et mon attelage

''Avancez avec courage

''Mes boeufs aux solides articulations

''Cheminez sur vos solides articulations

''Jamais nous ne reviendrons

''Marchez, mes boeufs � moi

''Ob�issez au fouet qui tombe

''Marchez toujours tout droit

''Les l�opards guettent celui qui tombe

''Debout et marchez, mes boeufs � moi

''Aussi brillants que la lune l�-haut

''Marchez toujours tout droit

''ll y aura bient�t de l'eau

''On trouvera bient�t de l'eau

''Marchez, mieux vaut continuer

''Pensez au soleil tout l�-haut

''Marchez, mieux vaut se d�p�cher

''Ou le soleil s�chera toute l'eau

''Debout, bien que cela vous co�te

''Yous �tes las, � demi-morts

''Marchez, suivez la route

''Bient�t vous vous reposerez encore

''Bient�t vous vous reposerez encore

''Marchez, mes boeufs � moi

''Ob�issez au fouet qui tombe

''Oui, marchez tout droit

''Les l�opards guettent celui qui tombe

''Debout, oui, mes boeufs � moi

''Aussi brillants que la lune l�-haut

''Oui, marchez tout droit

''ll y aura bient�t de l'eau

''On trouvera bient�t cette eau''

Yous �tes � 15 km au nord de la colline, en direction du d�sert dans un chariot vol�.

Et les restes de mon pantalon.

Yous rentrez demain.

Le commandant Good voudrait sa brosse � dents.

Oui.

Si vous n'�tiez pas une fille, vous recevriez une sacr�e ross�e.

Yous avez honte ?

Mais je recommencerais.

- Pr�te � revenir ? - Je ne reviens pas.

J'ai d�cid� de suivre mon p�re.

- Pas dans mon chariot. - Je ne veux plus de votre chariot.

Dans le d�sert, pas de boeufs et donc pas de chariot.

- Pourquoi ? - Les boeufs boivent trop.

- Qui vous l'a dit ? - Moi.

- Que fais-tu ici ? - Je l'ai amen�.

J'ignore ce qu'il vous a dit,

mais je vous jure que personne ne peut traverser ce d�sert.

- Comment le Inkoosi le sait ? - Je vais essayer. Je n'ai pas peur.

- La Inkoosikas est pr�te. - Ici, je commande. D�gage !

Si nous ne pouvons les laisser partir seuls, pourquoi ne pas aller avec eux ?

Bonne id�e. �a r�sout le probl�me.

- Je refuse. - On n'a pas demand� votre avis.

Mais vous vouliez aller chasser.

Chasser, p�cher, n'importe quoi d'un peu aventureux.

Yous savez comment on meurt, faute d'eau ?

Une soif br�lante qui devient douloureuse.

Une torture, puis on devient fou

et le soleil fait le reste.

ll a de l'imagination, hein ?

D�sol� que notre excursion finisse ainsi.

''Finisse'' ?

On en a pour quelque temps, vous ne pouvez pas nous attendre.

J'ai �t� engag� pour vous guider � l'int�rieur des terres

et vous ramener au mieux de ma comp�tence.

Je respecte les contrats.

- Je vous suis. - Yous �tes un brave garcon.

Au contraire, je suis un imb�cile.

Comment vont vos pieds ?

�a va. Et les v�tres ?

Tr�s bien.

C'est gentil de leur part, non ?

Tu fais vraiment tout ca juste pour des diamants ?

- Le Inkoosi le dit. - Je ne dis rien. Je te pose la question.

- Pourquoi le Inkoosi y va ? - Du diable si je sais !

Tu n'es pas tr�s bavard, hein ?

Les montagnes ne semblent pas se rapprocher.

Non, n'est-ce pas ?

Non.

- �a va mieux ? - Yous avez besoin de me le demander ?

C'est inutile.

�a me manquerait.

- On a de l'eau jusqu'� quand ? - Demain.

Au cas o� je n'aurais pas d'autre occasion,

je suis d�sol�e pour tout.

- Qu'est-ce que c'est que ces oiseaux ? - Assvogels.

- Ils doivent l'�tre pour vivre ici. - On les appelle ''l'oiseau qui sent la mort''.

Yenez ici.

Le chariot d'O'Brien.

Faites demi-tour et retenez-la.

A QUl DE DROlT LES PIEDS ONT PRECEDE LES CHARRlOTS

LES MIENS YONT YERS LE NORD PATRICK O'BRIEN

Ya chercher les autres.

Lundi 25. ... j'�cris sur mon genou.

La fille refuse de croire � la mort de son p�re.

Depuis onze jours, nous souffrons sur cette piste

qui doit nous conduire � destination.

C'est la derni�re ration d'eau, une demi-bouteille par personne.

C'est bon, je...

D'apr�s la carte, on devrait arriver au lac Mauvaises Eaux demain � midi.

Pourquoi ce nom de ''Mauvaises Eaux'' ?

Parce qu'en 300 ans, il a pu s'ass�cher.

Je vois.

A quoi ca sert ? Inutile qu'elle nous survive.

Sable ! A terre !

Courez !

Je sens l'eau.

Regardez ! Les montagnes sont l� !

''Gravir

''Pour tenir les nuages dans la main

''Gravir

''Pour voir le monde en bas du chemin

''Gravir

''Jusqu'au pays que je sais

''Etre derri�re la montagne

''Gravir

''Car mon coeur est rest� dans ce pays

''Puissante montagne

''O montagne

''Puissante montagne, � montagne

''Je vais te gravir

''Puissante montagne

''Gravir

''Pour tenir les nuages dans la main

''Gravir

''Pour voir le monde en bas du chemin

''Gravir

''Jusqu'au pays que je sais

''Etre derri�re la montagne

''Gravir

''Car mon coeur est rest� dans ce pays

''Puissante montagne

''O montagne''

Samedi 28. Ce pays est un paradis, mais je suis mal � l'aise !

ll n'y a ni trace ni bruit humain,

pourtant des yeux cach�s nous observent, et attendent...

O'Brien a certainement p�ri.

- Le petit d�jeuner est pr�t ? - Presque.

- Hier, on a mang� du melon. - Oui.

- Avant-hier aussi. - Oui.

- On mange du melon aujourd'hui ? - Oui.

Les oiseaux ne pondent jamais, ici ?

Je me demande quelle avance a mon p�re.

- Yous �tes s�re qu'il est venu aussi loin ? - Bien s�r.

Patrick O'Brien a toujours fait ce qu'il avait d�cid�.

A quoi pensiez-vous dans le d�sert ?

Surtout au sable.

Avez-vous pens� � moi ?

Oui.

A vous et au sable.

Tant mieux, vous allez me voir souvent au cours des prochaines semaines.

Yraiment ?

C'est in�vitable. Nous sommes dans un pays d�sert.

D�sol�e de vous contredire, mais il y a un homme derri�re ce rocher...

plusieurs hommes.

- Ils sont impatients de s'approcher. - Trop.

- Alors ? - Ils disent : ''Quelle sorte d'homme est-ce

''avec de belles jambes blanches, et des poils d'un c�t� du visage

''qui peut s'arracher l'oeil de la t�te et le remettre en place ?''

ll dit que vous �tes des dieux blancs venus du ciel.

A cause de mes jambes ?

Je ne les ai jamais trouv�es si bien que ca.

ll a fait aussi bien qu'un Irlandais.

ll y a beaucoup de monde pour un pays d�sert.

- C'est une arm�e. - J'esp�re que la cuisine est bonne.

Yoil� les quartiers des soldats. Et la hutte du roi.

Buckingham Palace et la caserne Willington.

Si diff�rent du foyer de notre ch�re Reine !

Si Patrick O'Brien �tait l� ?

S�rement pas. Il est all� chercher des diamants.

On le trouvera � la mine du roi Salomon.

Si elle existe.

ll doit dire qu'il n'est pas l�.

ll dit : ''Le Twala, le roi

''va recevoir les �trangers venus chez lui, qui pr�tendent �tre des dieux.''

Je n'aime pas leurs lances.

�a va. Ils nous prennent pour des dieux.

Le Twala aussi, j'esp�re.

Du cran. S'il nous croit effray�s, tout peut arriver.

Cela serait-il une bonne id�e que j'enl�ve mon pantalon ?

ll demande : ''Pourquoi cet honneur ?

''Pour les pierres blanches ?''

- Les diamants ! - Il y a une mine. R�pondez oui.

- Il va nous y mener. - Les mines de Salomon.

- Le plus grand tr�sor du monde. - Et mon p�re qui se remplit les poches.

- Ils ont l'air de braves gens, apr�s tout. - J'esp�re que vous avez raison.

Que ferez-vous de votre part ?

Si on s'en sort, je rentre en Angleterre �lever des moutons.

Je m'ach�terai un navire de guerre pour rejoindre la Marine.

- Yous avez peur ? - Bien s�r que non.

Pas trop.

La route du roi Salomon, gard�e par les silencieux,

bris�s, embroussaill�s.

Combien de civilisations ont-elles p�ri comme celle-l� ?

Salomon ne construisait pas d'idoles.

Les Ph�niciens, si. A l'�poque, c'�taient eux les commercants.

Peut-�tre g�raient-ils la mine.

Gagool, la sorci�re qui garde les mines.

Ces gens la croient �g�e de centaines d'ann�es.

La trouvez-vous bien conserv�e ?

Elle me fait penser � ma pauvre vieille tante Hannah.

Elle a mal fini.

Elle demande pourquoi le serviteur du Blanc marche comme un prince.

Je l'ai remarqu�, c'est un marcheur exceptionnel.

Demandez-lui si elle a vu un homme blanc.

Alors ?

Hier, ou il y a 100 ans.

Pour elle, le temps ne veut rien dire.

Par cette porte, des esclaves ont port� des joyaux

� la reine de Saba, il y a des milliers d'ann�es.

Et Patrick O'Brien est entr� pour trouver la fortune. Yenez.

Attention, Inkoosi.

Twala ne vous blesse pas, Ie peuple vous croit dieux.

A l'int�rieur, il ne craint personne.

La pierre roulera en place.

Partez.

Tuez-le, ils nous attaqueront.

lls n'ont jamais vu tirer au fusil.

ll a d� se trouver tout b�te.

Mardi 1er. Ils nous ont �pargn�s. Nous prennent-ils encore pour des dieux ?

Umbopa, qui semble les conna�tre, nous a conseill� de ne pas r�sister,

et ce soir, nous voil� prisonniers.

ll faut nous �chapper avant qu'ils ne se d�cident.

J'en ai peur.

- Il faudra s'occuper du garde. - Dommage, c'est un brave garcon.

Bon, mais je reste ici.

Soyez raisonnable. C'est impossible.

Je suis venue chercher mon p�re.

ll n'y a pas l'ombre d'une preuve qu'il soit jamais arriv� ici.

Faites comme vous voulez.

Mon tr�fle !

Mais je, ce n'est...

C'est celui de mon p�re !

ll est donc ici.

Et vous voulez que je m'enfuie ?

- O� l'as-tu trouv� ? - Sur le chemin de la mine.

Yous avez vu ce qui a failli nous arriver.

C'est la preuve que cela a d� arriver � votre p�re.

Si votre p�re vous aimait autant que vous l'aimez,

il serait le dernier � vouloir que vous restiez, non ?

C'est injuste.

Je suis d�sol�.

- Entendu, on part ce soir. - Oui.

Non. Yous devez rester.

C'est moi qui commande. Je te l'ai d�j� dit.

C'�tait dans votre pays. Ici, c'est le mien. Yous ne partez pas.

Les hommes de Twala sont partout.

Passez cette porte, une lance vous transpercera le dos.

Qu'en sais-tu ?

Demain les tambours battront, ils sentiront les malfaisants.

La Gagool mettra sa marque sur les ennemis du roi.

lls mourront comme du b�tail.

C'est un grand jour pour nous tous, on dirait.

Le peuple est las du mal et du sang.

Avec un meneur, ils se soul�veraient.

N'y en a-t-il pas un ?

On pourrait peut-�tre en trouver un.

Qui es-tu ?

L'homme qui cherche des diamants et qui tra�ne pr�s de votre campement.

C'est ce que vous avez dit.

Autrefois, il y avait ici un roi,

lmotu le bien-aim�, mais il a attaqu� la perverse Gagool,

qui est plus vieille que la m�moire du plus vieil homme.

Alors, elle a ordonn� � son fr�re Twala N'a-qu'un-oeil de le tuer.

La femme et le fils d'lmotu ont �t� chass�s dans le d�sert.

On dit qu'ils sont morts.

S'ils vivent, le fils d'lmotu devrait �tre roi � la place de Twala.

Tu es le fils d'lmotu.

Je suis le fils d'lmotu.

lls semblent tous d'accord.

J'ai toujours pens� que ce garcon avait du sang royal.

On n'a pas pour rien un serpent sur l'estomac.

C'est entendu.

Demain, � la c�r�monie des tambours,

ils conduiront le peuple du Kukuana contre Twala,

mais j'ai besoin de votre aide. En �change, je vous offre la vie

et la libert� des mines.

A vous les diamants, les richesses.

A vous l'aventure.

A vous le bonheur de la Inkoosikas.

Yous avez vu comment Twala traite les �trangers.

Si votre p�re est vivant, il est dans la mine.

Comment pouvons-nous t'aider ?

Gagool soutient Twala.

Le peuple craint sa magie.

lls se soul�veront seulement si vous leur en montrez une plus grande.

Tu vis parmi nous. Tu sais que les Blancs n'ont pas de magie.

ll me faut de la magie.

Et si nous n'en avons pas ?

A la c�r�monie, les tambours rouleront.

Gagool donnera le signe.

Les tueurs se pr�cipiteront sur les malfaisants.

lls nous battront � mort.

Mardi 1er

Gagool est toute-puissante et plus terrifiante que toutes nos armes.

Twala l'utilise pour d�truire ses ennemis, dont nous faisons partie.

Dieu seul peut nous sauver !

Dire que chez nous, c'est lejour du Derby !

- Tr�s dr�le. - J'avais pari� sur Manitoba.

Aucun cheval ne porte ce nom.

Bien s�r que si. C'est sur mon agenda.

Yoil�, Derby, Mani... Par Jupiter ! Regardez !

''11 h 15. Eclipse totale de soleil � Tenerife et en Afrique du Sud.''

- De la magie ! - Yous �tes un g�nie.

11 h 15. Cela devrait les arr�ter.

ll y a une chance.

Si on peut tenirjusqu'� 11 h 15.

C'est bien le Derby de cette ann�e ?

Bien s�r, je n'aurais pas pari� cette ann�e au Derby de l'ann�e derni�re !

Quelle heure est-il ?

11 h 10.

Dans combien de temps vont-ils venir ?

Une question de minutes.

Aucun signe de l'�clipse.

Apr�s, c'est � nous.

J'esp�re ne pas me tromper d'heure.

Sinon, Dieu nous aide !

Mercredi 2

Bien qu'au d�part, nous ayons gagn�, Ie pire �tait encore � venir.

Twala demanda l'aide

des f�roces tribus des Kanak et des Kukame.

La derni�re fois que j'ai tir�, il n'a pas fonctionn�.

ll ne fonctionne toujours pas.

Kathy ! Elle est partie.

Regardez ! Gagool, la mine !

PATRICK O'BRIEN L'HOMME LE PLUS RICHE DU MONDE

P�re !

Tu vas bien ?

Pas avec une jambe cass�e.

Yenez !

Bien s�r, c'est ici que tu te casses une jambe !

Comment crois-tu que je vais te porter ?

Yieux d�mon.

Yenez, vous les prendrez plus tard !

Ne vous avais-je pas dit qu'il y arriverait ?

- Dieu merci vous �tes sauve ! - Bien s�r.

Yoil� ce qui a mis fin aux mines.

Elles ont d�bouch� sur un volcan.

Et ces squelettes ?

Des mineurs pi�g�s par la lave en essayant de s'enfuir.

D�p�chez-vous.

- Elle s'effondre aussi ! - Yenez !

Quel dommage, quand on trouve une fortune en diamants,

que la montagne d�cide de l'enfouir.

Elle n'y a pas r�ussi.

J'ai une fortune dans la poche.

ll y en a assez pour nous tous.

Les diamants ne servent pas � grand-chose si des rochers nous emprisonnent.

Sans vouloir vous d�primer davantage, je crois qu'il va y avoir une �ruption.

Cette chute de rochers.

Les volcans sont nerveux, il en faut peu pour les troubler.

Sans moi, vous seriez tranquillement en train de chasser dans le sud,

puis vous seriez rentr� chez vous �pouser une jolie fille

et vivre dans votre grande maison.

Je serais devenu vieux, gras et d�sagr�able,

pour finir comme un vieillard faible, sans personne qui le regrette.

Je pr�f�re mourir jeune.

C'est �trange, je d�testais la mort.

Je restais �veill�e la nuit, � y penser, effray�e.

Mais quand on y est, ce n'est pas si terrible, apr�s tout.

Je ne regrette qu'une chose.

J'aurais aim� revoir l'lrlande, Ia vall�e d'Armagh o� je suis n�e,

o� les montagnes descendent jusqu'aux lacs.

On devait rentrer chez nous l'ann�e prochaine.

Yous auriez pu venir avec nous.

Regardez ! Il bouge !

Bonne id�e, mais il ne peut que nous tomber dessus.

Umbopa ?

ll nous faut le pousser.

- Pr�t ? - Oui.

- Pr�t ? - Maintenant.

ll va entrer en �ruption.

Doucement. Yous l'avez ?

Jeudi 3. Les murs de rocher s'�croulent derri�re nous,

enterrant � jamais sous une montagne de feu et de pierres les secrets

des mines du roi Salomon. Je suis heureux. Rien ne nous retient ici

et nous partons demain, pour ne jamais revenir.

lci finit mon pays,

mais cent de mes hommes vous conduiront � travers le d�sert.

Partez, mes amis,

et rappelez-vous parfois comment nous avons combattu �paule contre �paule.

''Gravir

''Pour tenir les nuages dans la main

''Gravir

''Pour voir le monde en bas du chemin

''Gravir

''Jusqu'au pays

''Que je sais

''Etre derri�re la montagne

''Gravir

''Car mon coeur est rest�

''Dans ce pays

''Puissante montagne

''Puissante montagne

''Puissante montagne, � montagne

''Puissante montagne''

FIN - 'LES MINES DU ROl SALOMON'

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