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Original subtitles

Oui, Henry, c'est Jack Brower du San Francisco Observer

Je t'ai déjà laissé plusieurs messages mais...

Je serai à N. York lundi.

Appelle-moi et planifions une interview.

Rien de bien méchant. Quelques questions sur toi et le sénateur

Ce qui vous rapproche.

Tu vois le truc.

Aide-moi. Mettons la presse de notre côté.

20 lignes leur suffira et tout sera réglé.

Je prendrai un hôtel dans le centre.

J'y serai toute la journée.

Si ça t'intéresse, viens à midi.

Tu as l'adresse dans le précédent message.

Salut Henry. J'espère te voir lundi.

Donne-moi une minute et nous pourrons commencer.

La vue est sympa.

Oui elle est sympa.

- Je me demande s'il se sent seul. - Quoi donc ?

L'Empire State Building.

- C'est plutôt stupide. - Raconte-moi cette fameuse journée.

- C'était dans tous les journaux. - Je veux que toi tu me le racontes.

Entre toi et moi.

Laissez-moi vous dire que je ne suis pas ici pour me venger de mon père.

- Te venger ? - Je ne suis pas là pour ça.

Je voudrais juste clarifier ce point, avant de continuer.

Ok, mais ton père sait que tu es ici, non ?

On ne s'est plus parlés depuis que ça s'est passé.

Mais les agents de l'état le savent. Ils t'ont donné un texte avant que tu viennes.

Non.

Donc, raconte-moi tout.

Il y a six mois... Novembre dernier.

Ton père était en campagne pour sa réélection, au coude-à-coude.

Avec son opposant le démocrate Larry Wilson.

La campagne est très serrée. Cela se termine par un match nul.

Il quitte la course.

Le sénat veut que vous fassiez alliance avec les Young White Male, de tendance Républicaine.

Il te demande à toi, son fils, d'être son le porte parole.

Ils sont tous de ton côté. Il n'y a aucun moyen de perdre.

- Tu as appelé Henry ? - Je lui ai laissé un message.

Ce gosse n'est jamais chez lui.

- Viens m'aider. - Me voilà.

Ne lui met pas la pression.

Tu sais ce que c'est que d'être exposé ainsi.

Ça te fait transpirer.

J'aurais aimé montrer un aspect plus intéressant de la campagne.

Il n'a pas ton appétit ni tes ambitions.

Et c'est très bien comme ça. Il est sensible.

C'est un beau garçon. Et les votants le verront.

Ce n'est pas une marionnette. C'est notre fils.

- Tu es parfait, sénateur. - Merci ma chérie.

Tu es mon plus solide soutien.

Ne t'inquiètes pas pour Henry. Il est jeune, et son âme est libre.

Tu te souviens de cette sensation, n'est-ce pas ?

Pas vraiment.

- Viens ici. - Je sais.

Je suis désolé.

Le Waldorf, ma mère aime cet endroit. C'était proche de toutes les boutiques.

Elle a planifié ce repas pour le jour suivant.

- Sur le campus. - Non, à l'hôtel.

- Quelle université c'était ? - Barken.

Barken. Ce n'est pas le genre d'endroit où on trouve des fils de sénateur.

- Ils vont plutôt à Harvard ou Yale. - Peut-être qu'il ne voulait pas me mettre la pression.

Ou qu'il était désespéré.

Je t'ai vu dans le journal hier.

Belle robe, maman.

la chaîne d'informations. Je croyais qu'elle me faisait des grosses fesses.

Tes vêtements ne l'intéresse pas, Eunice.

N'est-ce pas, fils ?

Un homme doit savoir s'habiller, Jack

Vous avez tous l'air d'un tas de macchabées...

à une cérémonie funèbre

Je n'aurais pas l'air d'un macchabée, si je n'étais pas obligé de t'écouter toute la journée.

"Touché", mon chéri.

Je n'avais pas remarqué que tu étais en train de m'écouter.

Comment est ton coloc, Henry ?

Il est toujours dans l'institution.

C'est quoi ça ? L'institution. C'est quoi ça ?

Quoi ?

Le pauvre a pris un sac de pilules.

Et Henry a dût l'amener à l'hôpital...

pour lui faire un lavage d'estomac.

Ça a dût être difficile. Un gars intelligent, en tout cas.

- Il était chinois ? - Thaïlandais.

Bien, fiston... Hey, hey...

Tu sors avec quelqu'un ?

- Non. - Je peux te demander...

Tu sais Henry...

Jack, si nous allions prendre l'air ? Il fait chaud ici.

Il fait plutôt froid comme dans un congélateur.

Ça serait bien si tu te trouvais une fille, Henry.

Prends tes priorités.

Je voudrais te demander de faire quelque chose pour moi, Henry

Quoi donc ?

Je voudrais que tu me présente avant le discours.

- Pardon ? - Allons, allons... Tranquille.

- Il suffit de dire du bien de ton père. - Non...

Qu'est-ce que tu veux dire ?

Ça serait une grande opportunité de donner une exemple à tes pairs.

Dis-moi... Comment je vais motiver ta génération à voter...

si mon propre fils ne montre aucun intérêt en la chose ?

De toute façon... Henry, je te parle !

Que ça te plaise ou non tu fais partie de cette campagne.

Je ne suis pas le seul debout là dehors.

Nous y sommes tous. Tu es le seul en arrière.

- Jack... - Tais-toi. Silence.

Tu me présenteras. Tu écoutes ce que je dis ?

Tu me présenteras. Ne bouges pas...

Même si je dois mettre un sourire...

sur ton visage avec un couteau.

Tu m'as bien compris ?

Je répète: "C'est bien compris ?"

- Je t'ai posé une question, fiston. - Oui.

Bien.

Je leur ferai écrire quelque chose.

Ça suffit.

Je t'aime, fiston.

Donc... Tu étais en colère contre ton père.

Tu sais quoi ? Tu pourrais me laisser à l'aéroport JFK plutôt ?

Changement de plans.

Virez Kray ! Virez Kray !

Virez Kray !

- Anthony... - Tu le connaissais avant ?

- Je ne l'ai jamais vu. - C'est un activiste.

Oui, en quelque sorte.

Alors Anthony avait un appartement en ville.

Il le partageait avec cette fille, Izzie.

Tu as l'air horrible. Le réfrigérateur est vide.

Ce serait bien d’acheter autre chose que de la gelée.

C'est terminé...

Je t'aime, tu verras.

Ouais, salut.

Putain. Fais gaffe avec ça.

Nous avons de bonnes nouvelles, sénateur.

L'adversaire a perdu 6 points.

- Et regardez ce qu'on a trouvé. - Quoi ?

C'est quoi ça ?

C'est le Harvard Crimson de 1968. C'est Wilson en...

- Quoi ? - C'est le Harvard Crimson de 1968.

Celui dans la dernière rangée c'est Wilson.

Jack... Sissy m'a encore appelée.

- Où ? - Là.

- C'est Wilson. - Oui.

Il a besoin d'un visa pour la petite amie du fils de la femme de chambre.

Cela ne sera pas lié à notre campagne, compris?

Jack, on se voit au dîner de ce soir.

- Je parle aux les murs. - Tu sais ce que je pense de cette merde, hein ?

Aider une femme de chambre. De quoi tu me parles, putain ?

C'est une de tes soutiens.

Ils vous attendent sur le campus à 9h00 avec Mme Kray.

Je le sais déjà. Tu me prends pour un abruti ?

Non monsieur.

Que portera Henry ?

- Rien de très coloré, j'espère. - Mon dieu Jack, Henry sait quoi porter...

Salut. Je suis Skip Franklin.

Vous m'avez envoyé un email.

Je comprends que vous avez fait un excellent travail ...

en tant que président du campus.

J'aimerais travailler pour le Sénat.

Le sénateur est en train de repenser sa campagne.

Nous pensons faire quelque chose autour de Henry Kray.

L'aide du campus est cruciale.

Henry présentera son père bien-aimé à ses pairs.

Il est l'image de cette campagne. Nous ne tolérerons aucun débordement.

Mon engagement envers le sénateur est total.

Je ferai tout le nécessaire pour que Jack Kray soi réélu pour six ans de plus.

Dans quelle mesure êtes-vous en amitié avec le fils du sénateur?

Henry, je n'ai pas de nouvelles de toi...

alors j'ai envoyé quelqu'un pour te ramener.

Je suis désolé Henry, mais c'est très important.

On se voit demain.

Je n'ai pas voulu nuire à sa campagne.

- Mais je ne pouvais juste pas en faire partie. - Faire partie de quoi ?

Faire semblant que nous étions la famille parfaite.

Vous savez, le père parfait, la mère parfaite, le fils parfait.

Je ne voulais faire partie de ça.

- Je n'aime pas mentir. - Toutes les familles ont des secrets.

Mais ils ne sont pas tous à la télé pour enseigner de bonnes valeurs.

Il a manqué tous les jeux, tous les anniversaires...

pour tel discours, pour telle collecte de fonds.

Debout sur ce podium avec lui ...

- Bonjour Henry. - Je n'y crois pas.

Qu'est-ce qu'il t'a promis pour que tu viennes ?

Tu dois comprendre que ce n'est pas grave.

Laisses moi entrer s'il te plaît...

Ou je dirai à ton père que tu es un pédé.

Depuis combien de temps vous avez cette maison ?

Elle est très sympa.

Tu devrais utiliser de la crème solaire.

Tu veux une autre bière ?

Yep.

- Ta mère joue la sécurité. - Ce n'est pas de sa faute.

N'était-ce pas elle qui l'avait envoyé ?

Non... Oui.

Et ton père ne savait pas que tu avais fui.

Il a cette manière de...

il sait comment vous faire faire ce qu'il veut...

sans avoir à vous demander de le faire et vous savez ce que vous devez faire...

- et vous le faites. - Il a du charisme.

Mais ce n'est pas vraiment de sa faute.

C'est comme ... C'est comme une drogue.

C'est le produit, pas la personne qui commande.

Sauf que sa drogue c'est la politique.

C'est pour ça que ce n'est pas de sa faute

Parce que ce n'est pas lui, c'est la politique.

Il est accro.

Où tu vas ?

Je sors.

Ils sont tous homos là-dedans ?

Je veux dire... Certains ont l'air normaux.

Tu as vraiment couché avec eux ?

C'était quand la dernière fois que tu as couché ?

- Mon dieu ! Tu es vierge ? - Comme c'est drôle.

Quelle blague !

C'est vrai, tu l'es ?

C'est bon, on y va.

Salut, Sandy.

Oui ce serait super. Un seul.

Ce n'est pas si mal.

Tu rentres chez toi, tu fais le discours. Et tes problèmes sont terminés.

Surprise !

- Salut les gars. - Salut.

- Qu'est-ce que vous voulez ce soir ? - Rien.

C'est pour quelle occasion ? Qu'est-ce que vous voulez ?

Rien.

- Tu vas bien ? - Oui.

- C'est l'anniversaire de Skip. - C'est vrai ?

- C'est ton anniversaire... - Non, vraiment pas.

C'est ok.

Tu as un endroit où je peux me changer ?

Oui, là à droite.

Je reviens tout de suite.

Donc. Tu l'as emmené dans un club gay.

- Tu pensais qu'il était gay ? - Non.

Je ne comprends pas ce que cela vient faire... Vous allez le mettre dans votre article?

Je n'écris que ce que tu me dis.

Tu sais, on aime toujours savoir la vérité, Henry.

Oui, mais...

Donc tu lui as payé une strip-teaseuse.

- Je ne sais pas si je devrais continuer. - On arrête quand tu veux.

J'en ai plus que suffisamment.

- Ok, on continue. - C'est toi qui vois.

On continue.

- Ok garçon. - Bien.

Où on en était ? Oui...

Tu paies souvent des danseuses exotiques à tes collègues de fac ?

Je voulais juste qu'il se détende un peu.

Il avait l'air de ne jamais lâcher prise et prendre du bon temps.

- Très aimable de ta part. - Oui.

Il y a une règle du genre "Ne juges pas trop vite quelqu'un".

Skip avait envie. Devrait-il être condamné pour cela ?

La politique de mon père est de contrôler les gens, pas les servir.

- Je voulais que Skip comprenne. - Laisses tomber.

- Il menaçait de d'outer auprès de ton père. - Oui.

Si c’était moi, je voudrais me venger de mon père.

Mais c'est juste moi.

Merci pour la nuit dernière.

C'était génial.

Henry...

Merci.

C'est à dire que, six...

Je suis désolé Emma, ​​ils n'avaient pas celui que tu voulais.

J'ai dû acheter celui là.

Tu veux un sorbet ?

Non, je ne veux pas lécher ça comme un chien.

Est-ce que je t'apporte autre chose?

Foutu pays.

Enleve ça, ça te fait grossir !

Ce livre s'appelle "Quatre jours".

- Il s'appelle Robert Kinkaid. - Je ne connais pas son travail.

Il ont parlé de lui dans "Sur la route de Madison".

- Tu l'as lu ? - Malheureusement.

Ok, je trouverai Robert Kinkaid dans une autre boutique.

Salope.

- Salut. - C'est ton subconscient au téléphone.

- Salut. Qu'est-ce qu'il se passe ? - Chris Trevor est devenu fou.

- Où est-il ? - Chez Prada.

Promets moi que tu n'achèteras rien ...

parce que tu ne peux pas te le payer, et que je veux pas encore avoir à cacher ta carte.

- Oui maman... - Si tu ne veux plus être dérangé...

ne m'oblige pas à te traiter comme un enfant.

Tu as une overdose d'antidépresseurs.

Au moins je mourrai avec le sourire.

Rendez-vous à 17 heures. Merci.

Je pensais que nous avions convenu que vous ne fumeriez pas ici.

- Je sais que ce n'est pas vraiment vous. - Bien.

Voyons si je comprends bien. Vous voulez que je parle...

- ... du VIH. - Vous réfléchissez trop.

Je réfléchis trop. Je suis en thérapie, je suis supposé me poser trop de questions.

Bien. Ne soyez pas si cartésienne, Izzie.

Je voudrais entendre vos émotions. Le virus aussi voudrais les entendre.

Et si vous lui écriviez une lettre ?

- Une lettre ? - Une lettre.

Une lettre... Ok...

Que pensez-vous de... "Cher VIH..."

Non, attendez. "Cher Charlie...

Merci de m'avoir fait tomber amoureuse, et ensuite m'avoir infectée...

et merci d'être mort.

Oui, c'était génial.

C'était vraiment génial, putain."

Maintenant je me sens tellement mieux.

Eh bien, le temps est écoulé.

Tu penses que si je couche avec lui il continuera de me faire payer les sessions ?

- Le bus de minuit est une vraie merde. - Quelle est la nouveauté ?

- Je suis désolé pour ton travail. - Mon dieu !

Si je me lève le matin encore une fois...

et qu'un autre garçon me quitte, je vais me suicider.

- Quelle est la nouveauté ? - Ma vie est nulle.

On doit faire quelque chose ce soir pour te remonter le moral.

Je ferai n'importe quoi, mais je ne veux pas rester chez moi.

Allo central. Oui, je l'ai ici.

- Je me sens vieux. - J'aime Pink...

Pas moi.

Tu crois qu'ils vont faire quoi ce soir ?

Fellation, masturbation...

romance, viol...

Hey, viens...

Les étudiants, le pire. Partons d'ici.

Je ai une idée.

Quoi ?

Retournons-y pour une nuit.

Allez, on n'est pas si vieux Regarde-toi.

Tu ressembles à une étudiante diplômée.

- Et toi à quoi ? - J'ai mon sac à dos, j'ai...

une chemise ... un étudiant en littérature.

Allez, juste quelques heures.

Juste un verre.

- Je nettoierai l'appartement. - Pour de vrai ?

- Tu feras les courses. - Allons nous amuser.

- Tu ne le regretteras pas, je te le promet.

On y va.

- Allez Izzie, c'est super. - J'ai été stupide de t'écouter.

Salut.

Tu as peut-être vu ma présentation au semestre précédent.

- C'était à propos du viol et des tampons. - Ça a l'air génial.

Oui. C'est une avancée majeure.

Tu es étudiant ici ?

Oui.

Moi aussi.

Comment tu t'apelles ?

On se voit plus tard

J'espère.

Salut.

- Parker. - Izzie.

Ravi de te connaître, Izzie.

- Est-ce que je me ridiculise ? - Oui, à plus tard.

Salut.

Rendez-vous à l'extérieur dans 5 minutes.

Izzie, que penses-tu de rester jusqu'à demain ?

- Absolument pas question. - Allez, tu ne passes pas un bon moment ?

Est-ce que j'ai l'air de passer un bon moment ?

J'ai nettoyé ma chambre.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Tu veux toujours venir ?

Tu n'es pas très bavard.

Je comprends, on se connaît à peine.

Je ne connais même pas ton nom. Tu ne connais pas le mien, c'est Anthony.

Quelque chose ?

Oui, parce que tu sais... Ou tu en es avec la pilule?

- Parfait - Non je ne prends pas la pilule.

Alors, quoi d'autre ?

Sauf si tu veux que je te tue.

- C'est mieux si je m'en vais. - Izzie, tu es toute tendu.

Tu dois te détendre.

Je m'en vais.

Tu n'es pas bien dans ton corps. Tu réfléchis trop.

Pour moi, la réalité, le corps, la chair.

ce n'est pas quelque chose que l'on contrôle.

Je n'ai aucune idée de quoi tu veux parler.

C'est pas grave.

Super.

Où étais-tu ?

- C'est pas tes affaires. - Le jour du discours de ton père.

- Skip, arrête de me faire chier. - Non, pas question.

- Tu viens avec moi. - Non, je n'irai nulle part avec toi.

Tu te prends pour qui ? Tu m'espionnes...

- Tu as pas autre chose à faire ? - Tout ce que j'ai fait...

Tu pourrais prendre en compte ce que je ressens. Tu pourrais grandir un peu.

Ne me parle plus. N'envisage même plus de me parler.

- Merde. - Peu importe...

J'espère que tu attraperas le SIDA et que tu mourras.

- Pourquoi Anthony ? - Il était mignon.

C'était un coup d'un soir. Je n'ai jamais imaginé autre chose.

- Mais Anthony ne le pensait pas. - Oui.

Mais tu n'as pas pensé que faire ça cette nuit-là...

ça ruinerait le discours de ton père ce jour là ?

Mais c'est juste ma vie privée, ça n'a pas d'importance.

Tu es le fils d'un sénateur, réélu trois fois.

- Tu ne peux pas être si naïf. - Je ne suis pas naïf.

Mon père a fait en sorte que ça soit comme ça. Ce que j'ai compris...

c'est que c'est impossible que nous soyons plus tolérants.

Les choses ne se sont pas améliorées, Jack.

Il y a 40 ans, des hommes noirs et des femmes blanches ...

ne pouvaient pas se donner la main en public.

Les femmes ne pouvaient même pas imaginer quitter la maison.

Sans parler d'une carrière.

Et le mariage gay ?

Regardez... Les choses peuvent aller mieux, Jack.

Tu crois vraiment que la compassion de ton père en tant que conservateur...

atteindra le reste du monde ?

Est-ce que vous m'avez écouté ?

Salut, j'ai besoin de ton nom.

Tu étais avec Henry hier soir. Je dois l'ajouter au graphique.

- Henry, quoi ? Graphique ? - Le graphe du sexe.

Voici le graphe d'Henry. Tu es lié à son premier partenaire.

Ben, qui était avec "la reine" du campus.

De cette façon, tu es lié à Ben. Tu es à "six degrés de pénétration".

- Vas crever. - Tu ne connaissais même pas son nom.

Je comprends. Tu ne dirais à personne que tu es le fils d'Hitler ?

Quoi ?

Oui, le garçon avec qui tu as couché la nuit dernière...

C'est le fils du sénateur "Nazi", Jack Kray.

Tu te fous de moi.

Tout le monde pensait qu'il aurait été un peu plus discret...

le jour du discours de son père sur le campus.

- Son père va prononcer un discours aujourd'hui ? - Bien sûr.

Le connard. On a un programme de contestation monumental.

contre son plan raciste et les grandes sociétés malfaisantes.

Il a traité Anita Hill de pute.

C'est lui qui avait proposé de mettre en quarantaine...

les malades du SIDA.

MacCarthy est une bonne sœur à côté.

Il devrait avoir honte.

Mon Dieu, tu fais bien partie d'Act Up ?

- Oui, oui. - On a une réunion aujourd'hui.

C'est important. À propos de l'oppression, C'est dans l'amphithéâtre Kennedy.

C'est très important pour nous...

Parce qu'on pense que les choses peuvent changer.

- Salut Izzie. - Bonjour Monsieur Robinson.

- Qu'es-ce qu'il y a ? - On peut se retrouver à la librairie ?

- Je dois aller directement au travail. - Ça va.

Tu ne vas pas croire avec qui j'ai couché la nuit dernière.

Je n'arrive pas à croire avec qui j'ai couché la nuit dernière.

Je l'ai fait avec le fils de Jack Kray.

Son fils est gay ?

- Un truc du genre. - Comment ça un truc du genre ?

- Tu l'as sucé ou pas? - il est dans le placard.

Eh bien, avec un père comme Kray, je le garderais aussi secret.

Tu crois que monsieur "valeurs familiales" dirait quoi...

si on découvrait que son fils est l'ami de Dorothy ?

Je ne sais pas. Je vais être en retard au travail, alors allons-y.

Izzie, le sénateur Kray va prononcer un discours sur le campus.

Je m'en fous.

- C'est super. - Je vais être en retard au travail alors...

Izzie, nous avons la possibilité de faire quelque chose.

- Tu regardes quoi là ? - On y va.

Donc, tu as couché avec le fils du sénateur.

Ça va certainement faire les gros titres.

C'est pas ça.

Ruiner la vie de quelqu'un ne va pas rendre la tienne meilleure.

- Ce n'est pas seulement à propos de moi. - C'est toujours à propos de toi.

T es en colère contre le garçon. Il t'a quitté ce matin, non ?

Oui c'est ça.

Je ne suis pas comme toi. Je ne peux pas prendre un Prozac et me mettre à tout accepter..

Alors accepte ça et laisse le monde tourner...

avec ou sans toi. Des filles de 7 ans sont violées dans les sous-sols.

Les gens comme le sénateur seront toujours là. Ceux que tu aimes mourront.

C'est toujours la même chose avec toi. Tout est de la merde, rien ne compte.

- Tu es pathétique. - Et toi tu es naïf.

Tu crois vraiment que tu vas changer quelque chose ?

je ne suis pas obligé de t'écouter.

Prends la voiture et vas te cacher sous un rocher.

Ok, Ok.

Mais souviens-toi que je suis tout ce que tu as.

- C'est peut-être ça le problème. - Va te faire foutre.

- J'en ai marre d'être ta nounou. - Pitié...

tu ne pouvais même pas être la nounou de ton copain.

Quoi ?

Charlie n'était pas un ange.

Où tu veux en venir ?

Je me le suis tapé aussi.

Va t'en. Allez, vas-y.

Va t'en.

Ramenez-moi à la maison.

Putain d'enfoiré.

- Donne-moi ça. - Je l'ai, je l'ai.

- Mon dieu. - Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ça va ?

- Est-ce que ça va, sénateur ? - Qu'est-ce qu'il se passe ?

Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Je pense qu'on a frappé quelqu'un. - Non, mon Dieu.

Qu'est ce que c'est ?

Oh mon Dieu. C'est une des nôtres.

Regardez-la.

- Elle a un pouls. - Elle bouge.

Mettez-la dans la voiture. Allez, allez.

Ils n'ont pas appelé une ambulance. Ils ne l'ont pas emmenée à l'hôpital.

Il ne pouvait pas se permettre une mauvaise presse..

Elle aurait pu être très blessée.

C'est un faible prix à payer pour "reprendre l'Amérique".

Quoi ? Suggérez-vous que la cause...

est moins importante que l'individu ?

"La souffrance de quelques-uns est un mal acceptable pour le bien commun, fils."

C'est ce que j'ai toujours entendu.

Ce que nous devons faire, c'est mettre une bombe.

On se disperse. C'est pas crédible.

Ce n'est pas seulement le sénateur. Mais aussi sa femme.

Eunice Kray est de Plantation Stock.

Moi Je dis: "À bas Kray, la révolution maintenant."

Ok, Ok. Taisez-vous.

Allez, Kray prononcera son discours dans 5 heures.

- il nous faut un plan. - J'ai un plan.

- Ce n'est pas un plan. - Ce que je dis c'est...

nous formons une chaîne humaine autour de l'auditorium...

et nous affrontons le sénateur avec de la poésie...

- ... et des chansons... - Ça ne va pas arrêter ce connard.

- Quelqu'un a un vrai plan ? - C'est un bon plan.

Toi qui es dans Act Up, viens ici.

Tu en penses quoi ?

Je ne sais pas, on doit réfléchir à ce qui est important pour lui.

Qu'est-ce qui lui ferait le plus mal ?

Qu'est-ce qui compte vraiment ?

- Le vote hispanique. - Quelque chose de plus proche.

Chéri, nous avons eu un petit problème avec la voiture.

S'il vous plaît, prenez-la à l'intérieur et assurez-vous que tout va bien.

Nous allons la prendre à l'intérieur. Au nom de...

- Lève-la. - C'est Skip.

- Bonjour, c'est un honneur de vous rencontrer. - Bonjour Skip.

Au nom du campus, nous voudrions vous donner...

Bien sûr, suis-moi.

Bienvenue.

Je suis Skip Franklin, le président du groupe des Républicains du campus.

- C'est un honneur de vous avoir ici. - Oui, c'est aussi un honneur pour moi.

Tu as froid ? Il vaut mieux te couvrir.

- Non, je me sens bizarre. - Voyons, tu penses que tu es blessée ?

- Non. - Putain, Ada.

- Laisse moi. Voilà. - Merci

Vous devriez la laisser.

Je viens de Caroline du Nord. Ils ont payé pour ta réélection.

Pourquoi ne pas la porter là haut et ...?

- J'espère que vous les appréciez. - J'ai hâte de l'ouvrir.

- En fait c'est moi qui l'ait fait et... - Pardon.

Pas de problème.

- Tu as besoin d'un autre Gin Tonic. - Je tuerais pour boire un verre.

Oui nous pouvons régler ça.

- Il est libéral. - Vous pourriez me montrer ma chambre...

- ... je dois me changer. - Oui, bien sûr, ce sera un honneur.

- Merci - Merci beaucoup.

Prends ça et tiens-le.

Je ressemble à un sac à main ?

Pourriez-vous vous assurer que cette jeune fille va bien ?

- Oui madame. - Merci jeune homme.

C'est une supportrice. Une supportrice.

- Tu vois ? - Oui monsieur.

Skip est un bon garçon. Il devrait travailler avec nous.

- Vous vous sentez mieux? - Oui.

Et si on montait ?

Chéri, il me rappelle le neveu de Kay Bailey...

qui a été surpris en train d'étrangler le chat derrière l'église.

Eunice, arrêtes un peu.

- Eh bien, on dirait. - Non, on ne dirait pas.

Montez les escaliers et à droite, vous trouverez une pièce.

- Merci - Il y a tout ce dont vous avez besoin.

- Skip... quand est-ce qu'on mange ? - Oui monsieur.

C'est ... quand vous voulez.

- Où est la salle de bain? - Chéri...

Souviens-toi que l'on déjeune avec Henry.

Oui, mais plus tard... Par ici.

- Chérie, par ici. - En bas par ici.

- Ils me donnent de mauvaises indications. - Mieux vaut ne pas la laisser seule.

La place de la femme qui travaille est également en danger.

Tout comme la structure familiale.

Parce qu'elle est construite selon le système épistémologique occidental.

Examinons le pouvoir phallique.

Henry !

Attends.

Hé, attends, allez.

Je suis épuisé.

Tu as laissé ça dans le gymnase la nuit dernière.

- Je déteste quand je les perds. - Merci, je dois y aller.

- Ok, je comprends le message. - Écoutes...

La nuit dernière, c'était plaisant mais je ne veux rien de plus que ça.

Ben c'est nul. parce que tu vois...

J'ai trouvé une maison à la campagne avec un jardin et un étang...

et on pourrait y aller en fin de semaine...

il y a aussi une petite bosniaque que j'ai trouvée sur eBay,

et qui est désespérée par ses deux parents.

et je pense qu'on ferait une super famille pour elle.

Je veux juste un café, rien de plus.

Rien de plus que ça, pas de mariage en vue.

Juste un café ? Ok, une tasse.

Super.

Dis-moi, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?

Je vais essayer d''expliquer. Mon connard de meilleur ami a décidé de devenir un militant.

- Ah, c'est dur. - Et il m'a dit...

Qu'il allait sur le campus avec son tra-la-la.

Et qu'il sortirait son drapeau rose.

et je lui ai dit que je le sentais pas mais il ne veut pas m'écouter.

On pourrait avoir plus de choses en commun qu'il n'y paraît.

Est-ce que je suis une sale rancunière ?

Ma chérie, être rancunière c'est passé de mode.

En plus il te manque un peu de féminité.

Je ne me sens pas très féminine.

Tu n'es pas une étudiante, pas vrai ?

Non. Je suis un bibliothécaire qui se démène pour sept dollars de l'heure.

Et ça te plaît ?

Non, bien sûr que non.

Avant, je travaillais dans un "Win Dixie".

Maintenant, ce que je fais c'est me poser là et retoucher mon maquillage.

C'est ce que fait la femme d'un sénateur.

Cigarettes sans fumée.

Alors que tous les Skips du monde me dirigent.

Comme si j'étais une imbécile.

C'est une énigme.

Entrez.

Mme Kray, voici ce que vous avez demandé.

Vous voulez une cigarette ?

J'ai commandé un magnum de magnolias. Ce sont vos préférées, c'est exact ?

Oui, c'est le cas.

Pourriez-vous prendre ces vêtements pour la blanchisserie ?

Je ne sais pas s'ils on un nettoyage à sec sur le campus.

Mon chéri, vous êtes un garçon intelligent. Je suis sûr que vous allez trouver.

Oui, madame.

- Tu vois cette fille ? - Oui.

Elle a l'air d'avoir une margarita qui lui sort du vagin.

La dernière fête, elle m'a supplié de coucher avec elle,

que c'était important pour sa mère.

Tu es comme un prince ici.

Tout le monde veut coucher avec moi.

Je déteste cet endroit.

Je veux juste disparaître. Aller à un endroit où on ne me connaît pas.

Je n'imagine même pas ta situation.

Les gens qui s'identifient à ton père.

Je déteste être comparé à mon père.

Cet homme est une bête.

J'ai quitté la maison à 18 ans, juste pour m'éloigner de lui.

Je ne lui ai pas parlé depuis 10 ans.

Quel âge tu as ?

19.

J'ai 19 ans. J'ai été très calme, Charles.

Je ne sais pas si tu le sais, mais je m'en fiche de tes parents.

Je te trouvais mignon.

Je dois y aller.

Je dois aller voir mes parents.

- Ça va. - Oui, ils m'attendent pour le déjeuner.

À plus.

Tu n'as jamais essayé ?

- Quoi ? - Avec une fille...

Qu'est-ce que c'est que cette question ?

- Si je l'ai fait avec une fille ? - Tu es un beau garçon.

Qu'est-ce que cela a à voir avec votre article ?

- Tu as essayé ? - Essayé ?

- Incroyable ! - Peut-être que tu aurais aimé.

- Vous croyez que je suis anormal ? - Du calme.

- Assieds-toi. - Vous êtes ici pour écrire...

ce que je dis, pas pour m'analyser.

- Tu es venu vers moi. - Que j'ai juste besoin de trouver la bonne.

- Ça ne marche pas comme ça. - On n'est pas de la même génération.

La mienne vient se poser des questions parfois.

Allez, pardonne-moi.

Assieds-toi.

S'il te plaît.

Merci.

Ou en étions-nous ?

- Et à propos de vous ? - Quoi ?

Allez. Il est tard sur la route...

avec vos vêtements de campagne, dans votre remorque.

vous allez dans un routier...

vous voyez le cuisinier poilu et vous vous demandez :

Qu'est-ce que ça fait de le prendre par derrière et de l'emmener ?

- Jamais - C'est tentant.

Ne vous inquiétez pas, Jack. Vous n'êtes pas mon genre.

Non. Je sais depuis que je suis jeune ce qui me plaît.

Bonjour ma jolie.

Ma tête.

Eh bien, chérie, tu ne peux qu'aller mieux.

Yep.

Ça va te faire changer d'humeur.

Qu'est-ce que tu fais ?

Ouvre-les.

Tu es merveilleuse.

Ne me remercie pas.

Merci au couturier.

Si votre mari s'habillait aussi bien que vous, le monde en serait meilleur.

Si c'était le cas, je serais jury dans un concours de beauté.

Il y a des arêtes dans les poissons.

Je dois aller déjeuner.

Avec mon fils.

Très bien.

- Le soldat se réveille. - Bonjour, sénateur.

- Mme Kray. Vous-vous joignez à nous ?

- Non, je ne peux pas. - Pourquoi pas ?

Je dois aller à une réunion universitaire en ville.

- Je voulais vous rendre le manteau. - Non, ma chérie, il fait froid dehors.

Garde-le.

Tu me le rendras plus tard.

Tu vois ? C'est une bonne fille.

Salut.

Sympa la fourrure.

- Il t'es arrivé quoi ? - Où tu étais ? - Mon Dieu.

Parker... Je ne vais qu'arriver à te rendre malheureux.

Je suis déjà malheureux.

Commençons par : je ne suis pas étudiante.

J'ai le VIH.

Mon copain est mort.

Tu sais les gens qui disent de vivre la vie et ne pas trop s'en faire.

Qu'à tout moment, on pourrait se faire frapper par un bus.

Mais tu sais ce que ça veut dire pour moi ?

Je suis au milieu de la rue...

je regarde ce foutu bus...

- Qui avance lentement vers moi. - Izzie.

Parker, crois moi, je te rends service.

- Je sais que tu n'es pas content. - Je ne veux pas le faire, maman.

Je sais. Ton père se comporte comme un idiot.

Mais il t'aime vraiment.

Il a de bonnes intentions.

À cet après-midi.

Je t'aime.

Moi aussi je t'aime.

J'aurais dût entrer dans la pièce.

Faire ça rapidement. Sortir dans la lumière.

- Mais ça ne s'est pas passé comme ça. - Non.

Tu avais peur de perdre le contrôle. Ou quelque chose de pire.

Tant que je jouais au fils parfait...

j'étais invisible, mais au moins on avait une relation.

Peut-être pas la meilleure, mais on aurait pu faire semblant.

- Salut. - Quelle coïncidence.

Je ne t'avais jamais vu avant sur le campus, Anthony.

Et aujourd'hui je te croise deux fois.

Tu es plutôt parano, Henry.

Je ne suis pas un harceleur.

Je ne l'ai jamais été. Je dois y aller.

Attends.

Tu veux déjeuner ?

J'ai besoin de me saouler.

Tu ne fais confiance en personne.

J'ai confiance, mais ils me déçoivent toujours.

C'est pour ça que tu m'as laissé ce matin là ?

C'est toujours la même chose.

Et qu'est-ce que tu y gagnes ?

Ma vie n'est pas trop en bordel.

Ça a été affiché sur tout le campus. C'est...

Un schéma de...

relations sexuelles entre partenaires.

Regardez les noms auxquels Henry est lié.

Mon Dieu !

Mon Dieu !

- Ça va. - Personne ne l'a vu.

L'équipe est arrivée tôt et a tout retiré du campus.

- Ce n'est pas dangereux. - Je dois...

Je vais m'en occuper.

Sénateur...

- Ça va. - Il y a un problème?

- Non. - Au revoir.

Quelle heure il est ?

Trois heures et demie.

- Merde. - Quoi ?

Le discours de mon père. Lève-toi.

Tiens, tu viens avec moi.

Ok.

Super.

Écoute...

Si tu ne veux pas le faire, ne le faites pas. Dis-lui non.

Oui, évidemment.

Pardon...

Ta mère aussi sera là ?

Je n'arrive pas à fermer le bouton.

- Comment je suis ? - Très beau.

Merci.

Alors tu mets un parfait inconnu...

dans l'entourage proche ton père.

J'ai ignoré les signaux.

Peut-être que tu voulais mettre fin à la comédie.

Je me sentais tellement bien pour la première fois.

Oui, qu'est-ce que tu veux ?

Oui, il est toujours là.

À quel endroit tu peux me trouver ?

Oui, tu vas adorer. Première page.

À plus.

Excuse-moi.

Les rédacteurs en chef pensent qu'ils dirigent le journal.

Où nous en étions ?

Voilà, ici. Ton père.

Il devait se douter que tu étais gay.

Ce n'était pas le but. Je dois l'épeler ?

Tout pour lui concerne la politique.

Y compris ses préjugés.

Tout ce qui importait était la manière dont cela affecterait la campagne.

Évidemment, il ne pouvait pas ignorer la thématique gay.

Que tu le veuilles ou non, tu en faisais partie.

Partie de quoi ? La thématique ?

Vous ne comprenez pas? Les thèmes qu'ils inventent...

pour nous diviser.

Orientation sexuelle, races, genre...

tout ce dont tout le monde se fout.

sauf ceux qui sont discriminés par ce sujet.

Peu importe pour un fermier du Kansas...

si les gays se marient au Vermont.

Vous voyez, ils ont besoin que l'on choisisse un camp.

Et créent ces thèmes pour que l'on pense...

pour nous séparer en groupes sociaux respectifs.

Comme justifient-ils une idéologie si tout ce qu'ils font c'est diviser les gens ?

Ils ont transformé le sida en un thème.

L'homosexualité n'est pas naturelle. Il faut corriger la déviance.

Mais qu'est-ce qui est moins naturel ? Le sexe avec quelqu'un du même sexe...

Ou abandonner sa propre famille à cause de ça ?

Le leader républicain et sénateur, Jack Kray est sur le campus aujourd'hui.

Il espère que cette campagne lui accordera un nouveau mandat au sénat.

Qu'est-ce que je fais ici ?

Mon fils arrive. Il va s'asseoir à côté de toi.

Henry, je dois te dire quelque chose.

On est en retard. Voilà le discours.

- On y va. - Oui. Tu me disais... ?

Anthony... L'information est passée.

Super. Fantastique.

- C'est le moment de vérité. - Ravi de vous voir.

Tu vois lui, je le veux assis à côté de moi.

- Mais ce n'est pas... - Fais-le.

- Comme au bon vieux temps. - Oui, comme autrefois.

Henry vous demande d'aller au podium. Vous seriez bons amis.

Ok.

Mesdames et messieurs, Henry Kray.

Je m'appelle Henry Kray.

Toute ma vie il n'a pas juste été sénateur.

Mais il a aussi été mon meilleur ami, mon mentor, mon inspiration.

Il m'a appris que les valeurs sont importantes.

Qu'une personne peut faire la différence.

Sa famille importe plus que tout au monde.

Et cette vérité est la fondation de toute sa carrière politique.

Mesdames et messieurs, le meilleur père qu'un fils puisse demander...

le sénateur Jack Kray.

Je t'aime.

Merci.

Ils disent que les jeunes d'aujourd'hui...

Ils ne se soucient pas de la politique.

Je vous regarde tous maintenant.

Je vous le dis, je pense qu'ils se trompent.

Imaginez l'émotion qui m'a touchée aujourd'hui...

quand j'ai appris que mon fils, Henry...

a pris le reste de son année scolaire...

pour rejoindre notre campagne...

dans ce voyage pour la reconquête de l'Amérique.

Merci, Henry. Merci. Je suis fier de toi.

Et c'est quelque chose de très noble de ta part.

Je t'aime, fiston.

Je t'aime, fiston.

Eh bien, maintenant... À propos d'autres sujets...

Il y a des gens qui se disent libéraux...

et ils disent que nous sommes sexistes, homophobes.

Tu n'as pas à le faire si tu n'en as pas envie.

- Dis lui non. - Racistes.

Ils disent que les valeurs américaines sont oppressantes.

Le mariage est oppressant. Le capitalisme est oppressant.

Les hommes sont oppressants.

Ils savent ce que je me demande : oppressants pour qui ?

Mon Dieu.

Dehors Kray, dehors kray.

Izzie...

Sortons et parlons-en en privé.

Je ne le laisserai pas détruire tout ce que j'ai construis.

- C'est une affaire de famille. - En quelque sorte.

- Nous devons sortir. - Tais-toi.

Fils de pute.

- Non. - Ça suffit.

Parfait ! Bien joué, Jack.

Sénateur, milles excuses. Je n'ai jamais été aussi dégoûté.

Ils vont s'embrasser à la caméra, mais ce n'est pas grave. Il n'y avait pas la langue.

- Tais-toi, Marcus ! - Quelle sera notre communiqué ?

Attends, mon Dieu. La vérité.

Mon fils vient de m'informer, ainsi qu'à tout le monde, qu'il est pédé.

Monsieur, le terme correct est homosexuel.

- Et le communiqué. - Le communiqué.

Le fils gay de Jack Kray fait partie de la nouvelle Amérique.

Il fait partie de la nouvelle famille américaine.

- Vous l'avez ? - Oui.

- Bon dieu, Jack. - J'aime tous les Américains.

Gay, hétéro, noir, blanc.

J'aime mon fils gay.

Je l'aime plus que jamais.

Tu écriras mes discours, papa.

C'est ce que je vais faire. Moi, Henry Kray, je suis homosexuel.

J'aime sucer les pénis. Je le fais depuis l'âge de 14 ans.

Dans les saunas, dans les bars, dans la rue. Je l'ai même fait pour de l'argent.

Donc, si vous pensez que je serai votre nouveau fils gay modèle...

pour votre foutue campagne, oubliez ça.

Ne t'avise pas de me parler comme ça.

Tu m'entends ?

Eunice, allons-y. Prends tes affaires.

Allez, Henry, tu viens avec nous.

Va au diable.

Attendez-moi.

C'était génial.

Bien joué, Anthony.

Ce baiser... Mon dieu.

Et toi, Anthony... La façon dont tu disais que tu allais outer Henry.

- Tu ne rigolais pas. - Tu es vraiment un total crétin.

Putain de fils de pute.

- Henry, attends. - Oublie la petite salope.

Il faut faire la fête.

Nous venons de détruire l'oppression.

Vraiment. Pourquoi tu viens vers moi ?

Profiter de la politique ?

Va le trouver.

Va réparer ta vie tout seul...

parce que je ne suis pas ta mère, ni ta petite amie, ni ton amante.

Allez.

Merci, Izzie.

Izzie.

Je veux que tu appelles Henry, Jack.

Tu m'as entendue ?

Regarde-moi quand je te parle.

Je suis ta femme, pas un membre de ton staff.

Henry a fait beaucoup de mal aujourd'hui.

- Il ne s'agit pas de politique. - Tout est politique.

- Fils de pute. - Eunice, prends un verre.

Va faire du shopping.

Tu as peut-être trompé la nation avec ta rhétorique ...

mais ne crois pas une seconde que je ne vois pas à travers ta merde.

- Tais-toi ! - Putain de connard.

C'est notre fils.

- Fais quelque chose. Appelle-le. - Pour lui dire quoi ?

- Fais-lui se sentir bien. - Mon dieu, fils.

Je suis tellement fier de toi. J'aime ce que tu es devenu.

Que veux-tu que je lui dise.

Laisse tomber.

Pourquoi tu as fait ça ?

Tu m'as utilisé. Pourquoi ?

Henry, je suis désolé.

- Parce j'ai détruit le plan ? - Non.

Je l'ai fait.

Je l'ai détruit.

Je ne parle pas de la politique de mon père.

Tu sais que j'ai perdu ma virginité dans les toilettes d'un centre commercial.

Tu as bien compris. Je pouvais le faire où et quand je voulais.

Et personne ne savait qui c'était parce que personne ne parlait.

Henry...

Je voulais être invisible, pas le fils de Kray.

Être n'importe qui.

C'est ma couverture que j'ai détruite.

Henry...

- Ça pourrait être bien pire. - Tu es un sage maintenant ?

- Crois-moi. - Que je te crois ?

Oui.

Tu veux aller avec lui ?

Tu le fera ?

Je me sentais désolée pour moi.

Quand je pense à tout ce que j'ai abandonné.

Pour être à tes côtés.

Sourire à m'en faire mal au visage.

Faire semblant d'approuver tes moindres paroles.

Je me suis enfermée...

et j'ai oublié tellement je détestais notre vie pathétique.

Je suis une idiote.

On fait tous des choses pour survivre dans ce monde.

Pendant une seconde, je me suis sentie désolée pour toi.

J'ai honte.

J'ai honte.

Où va la femme du sénateur?

Tu me quittes ?

Tu ne survivras pas là dehors.

Pas une seconde.

Allez au diable, sénateur.

Qui est-tu vraiment ?

Pas celui que tu crois.

Je ne suis pas quelqu'un que l'on admire.

Je devrais y aller.

Henry, je suis désolé.

Je suis vraiment désolé.

Fais-moi une faveur. Ne laisse pas ton père gagner.

Anthony...

Reste.

Ça t'a plu ?

Quelle couverture !

Ça dépend jusqu'où tu veux aller.

Les meilleurs n'ont pas de convictions.

Alors que les pires sont pleins de passion et d'intensité.

Tu parles comme un politicien.

Je sais que je ne veux plus être divisé avec moi-même.

Eh bien, quatre mois ont passé.

Malgré le gros baiser, ton père a réussi à gagner.

Qui aurait deviné ?

Qui pourrait l'imaginer ?

Je pense même que le baiser l'a aidé.

Les gens se sentaient désolés pour lui.

Qui sait combien d'enfants gays sont apparus ?

Même les libéraux qui le détestaient font maintenant partie de son entourage.

Tu es tendance, Henry.

Henry Kray, et le baiser qui a tout déclenché.

Eh bien... Fais attention à toi.

Toi aussi.

Je ne suis plus en contact avec Anthony.

Et avec Izzie ?

Elle n'a pas gagné son combat...

Elle est morte il y a deux semaines.

J'ai vu ma mère pour la première fois depuis longtemps, à ses funérailles.

Et entre toi et ton père... Tu en es où ?

Où on en est ?

Eh bien...

Je n'ai plus besoin de regarder au-dessus de mon épaule à présent.

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