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Encodage, traduction et sous titres: TATAZH
Il est là.
Carl. Martin. Mr Hale, c'est un honneur.
Quand j'étais jeune je vénérais cette couverture de Times.
L'homme qui a bâti New york.
C'est grâce à vous que j'ai choisi ce métier. Asseyez-vous je vous en prie. Et euh, félicitations pour le contrat du centre ville.
Merci... j'ignorais que le bruit courait déjà. C'est que ça fait du bruit un deal de deux cent millions de dollars de ce genre.
Il paraît que vous avez fait un lobbying plutôt musclé.
- Quelques steacks bien saignants voilà tout. - Je ne parlais pas du boeuf de Kobe.
- Ecoutez Martin. - Vous avez qualifié le groupe Hale de vestiges.
- Je ne suis pas sûr que ce soient les mots que j'ai employé. - Non voici les mots que vous avez employé.
Le vieux débris n'en a plus pour longtemps.
C'est en tout cas ce que le conseil m'a rapporté.
- Je vous ai décroché ce contrat ! - Je ne veux pas de ce contrat.
200 million dollars et vous vous croyez arrivé où ? Ce que je veux c'est vous donner une bonne leçon.
- De la part de ce vieux débris, avec mes compliments. - Nous avons parlé, avec Simon et Coen.
- A eux deux ils détiennent 7 voix de votre conseil d'administration. - Et ils me soutiennent.
Et ils commmencent à ressentir le besoin pressant de s'en remettre à un homme d'expérience.
Et à un homme qui n'aurait peut être pas oublié... ... que la première campagne de Carlson il y a trente ans
a été financée par Mr Hale ici présent. - J'espère que vous appréciez cette ironie Mr Baldwin.
Vous dîte que vous me devez votre ascension dans ce métier ?
Et bien vous me devrez aussi votre chute.
Espèce de fumier, vous serez mort dans un an, et tout le monde s'en branle.
Il fait erreur.
J'en ai pour six mois au mieux. Ca s'est métastasé.
- Ce matin encore, l'oncologue a voulu m'hospitaliser. - Je suis désolé.
Ne le sois pas.
Perdre un enfant comme vous l'avez vécu toi et Judith. Ca c'est une tragédie.
Quant à la mort d'un vieillard, qu'est-ce qu'on peut dire d'autre que: " c'est la vie".
Mais ça fait quand même mal au cul.
- Tu l'as dit à Claire ? - J'en ai pas eu l'occasion, enfin...
Elle ne répond pas à mes appels.
- Bon Dieu Damien, si seulement elle savait. - Elle a toutes les raisons du monde d'être en colère.
- Ooooh... Pas de cacahuettes. - C'est rien, je vais le renvoyer.
Un cancer est en train de me bouffer, et je m'inquiète pour une allergie ?
Ha-Ha ! Je devrais peut être commander un... sandwich au beurre de cacahuette.
Non.
T'en connais un rayon sur le sujet.
Je t'ai dis que je voulais remplacer tout ça par des appartements de luxe dans les années 70 ? Maintenant il est trop tard.
Le Maire l'a déclaré monument historique.
Martin, t'as déjà entendu parler d'un truc qui s'appelle la mue ?
La mue, comme chez les serpents ?
Oh c'est rien, t'en fais pas pour ça.
Je dois l'avoir lu quelque part.
Bonjour vous êtes sur le répondeur de Claire, laissez-moi un message.
PHOENIX BIOGENIC
Ils peuvent vous aider.
Combien ?
-Vous avez déjà fait ça avant moi ? - Moins d'une douzaine.
- La mue est une aventure sélective. - Vous voulez dire hors de prix docteur Albright.
Oui tous nos clients sont fortunés, mais ce n'est pas un critère de choix,
nous répondons aux besoins de l'élite, les visionnaires dont la mort serait une perte pour l'humanité. Tout simplement
nous offrons aux plus grands de nos esprits plus de temps pour s'accomplir pleinement.
Si on y réfléchit.
Vos demeures, votre yacht, votre jet, sont fait sur mesure par les meilleurs artisans au monde, tout comme votre nouveau corps.
Des créations génétiques parfaites. Affinées à mâturité, les moindres détails de votre nouvelle anatomie...
... sont conçues pour vous offrir le meilleur de l'expérience humaine.
- Un réflèxe. - C'est déjà vivant ?
Au sens le plus basique du terme, un simple assemblage de tissus organiques qui ne sont pour l'instant...
... qu'une coquille vide.
Si vous pouvez vraiment accomplir tout ça.
Pourquoi ce laboratoire de fortune, je veux dire, pourquoi toute cette clandestinité ?
Vous posez les mauvaises questions.
Oh, quelles sont les bonnes questions.
Vous avez bâti un empire,
de toute pièce.
travaillé jour après jour pour créer quelque chose à partir de rien. Aujourdh'ui,
au moment de vous éclipser,
les gens vont appeler ça.
Votre héritage.
Aux yeux du monde, vos immeubles vous rendront immortel.
- Où voulez-vous en venir ? - Vous sentez-vous immortel ?
N'oubliez pas, tout le monnde doit être irréprochable pendant le meeting.
Nous avons besoin d'un maximum de voix.
Papa.
Quoi, tu ne me présentes pas ?
- Navré de débarquer à l'improvsite, c'est le seul endroit où je peux te trouver. - Tu tombes mal, je suis très occupée.
Je t'emmène dans le centre, on ira dans ce café que tu aimes tant.
Ouais. Quand j'avais huit ans.
Ca va pas ?
- T'as pas l'air bien. - Je vais bien.
- S'il te plaît, accompagne-moi. - Ecoute, c'est vraiment pas le moment.
- Peut être plus tard. - Non, pas plus tard.
La révolution peut attendre Claire.
T'es pas croyable.
Des mois ont passé, des années en fait.
J'ai beaucoup de travail papa.
Ca n'est pas du travail.
Rien qu'une bande d'enfants en pleine crise de croissance.
Je ne suis pas venu ici pour me disputer avec toi.
- Je suis venu accomplir mon devoir. - Qu'est-ce que ça veut dire ?
Je sais que tu manques de fonds.
- Oh je t'en prie. - Prends-le. - T'es vraiment un manipulateur à la con.
- Ne fais pas l'idiote Claire, je fais un geste. - Non, tu fais ce que t'as toujours fait.
Tu débarques quand ça te chantes, en espérant qu'un chèque permettra de tout arranger.
Je parle ici d'un monde futur.
Où les victimes de lâge... s'évaderont de leur prison.
Dans un monde futur,
où le sort d'un esprit valide
ne dépendra plus du sort d'un corps défaillant.
Oh mon Dieu !
- Albright.
- Je ne
me sens.. pas immortel.
Si nous nous lançons, c'est un aller simple. Votre ancienne vie, c'est terminé.
Si vous croisez une vieille connaissance, vous vous éloignez. Est-ce que c'est clair Mr Hale ?
Vous avez vos conditions, j'ai les miennes.
Vous ne serez payé qu'après la procédure. Je suis peut être mourant, mais je ne suis pas fou.
Réglez vos affaires et rendez-vous à la Nouvelle Orléans Mardi.
Votre mort doit être publique Mr Hale.
Déjeunez à l'Avalanche. Je vous recommande le café chicoré.
Vous êtes sur le répondeur de Martin et Judy. S'il vous plaît, laissez un message.
Pardon de t'appeler à ton ranch, Martin.
Tu peux me retrouver pour déjeuner.
A la Nouvelle Orléans.
Est-ce que tu vas rester ? Georges y tient beaucoup.
Rester dans le groupe Hale sans Hale ? Non.
Sans façon.
Judith passe de plus en plus de temps au nord, dans notre ranch.
L'heure est venue pour moi de passer à la caisse.
Et de la rejoindre à temps plein.
j'aimerais que tu puisses voir notre nouveau domaine.
Si les domestiques pouvaient rester en place, on pourrait recevoir des visiteurs.
Ca va Damian ?
Tu, tu... mais qu'est-ce qui se passe ?
- j'ai... - Quoi ?
Quoi ?
Appelez le 911 !
Damian.
Damian !
Est-ce que t'as ton lexiphène ? Est-ce que tu l'as sur toi ?
Mr Hale ? Mr hale ? La bonne nouvelle c'est que vous n'êtes pas en état de choc anaphylactique.
La mauvaise nouvelle c'est que vous devez arriver décédé à l'hopital dans vingt minutes.
Ouvrez la bouche s'il vous plaît.
- Le valium est en train d'agir, vous vous sentez mieux ? - Ouais.
La machine est un gigantesque aimant.
Tout objet métallique perturbe le processus.
Nous n'avons rien oublié, vous êtes sûr ?
Bon.
Qu'est-ce que c'est ?
Ca permet d'arrêter votre coeur.
Quoi ?
Je disais que ça permettait d'arrêter votre coeur.
Ca n'a pas marché...
Comment vous vous appelez ?
Ca n'a pas marché. Ca n'a pas marché.
comment vous vous appelez ?
Damian.
je m'appelle Damian.
Ca prendra quelques jours. Mais ça va s'arranger.
Ce nouveau corps...
... ne sent pas comme le mien.
Damian ?
Oui.
- Est-ce que tout va bien ? - Oui.
La mort a certains effets secondaires.
Regardez.
Votre avis de décès.
Euh...
Vous pourrez aller vous reccueillir sur votre tombe dans quelques mois si c'est important pour vous.
Mais.
Pour l'instant.
Essayez plutôt de vous reposer.
Demain c'est votre premier jour d'école.
Alors..
Comment vous sentez-vous ?
En pleine forme. j'ai... la déxtérité physique d'un nourrisson.
250 Millions bien dépensés.
Le sens de l'humour. Bien.
C'est important d'ailleurs, ça permet de...
- ... soulager le désespoir. - C'est également pour ça qu'on me donne des couverts en plastique ?
Les pensées suicidaires sont fréquentes malheureusement.
Parce que l'esprit ne peut occuper un corps qu'il considère comme étranger...
... sans quelques bouleversements.
Et ça c'est quoi ?
- Du Prozak ? - Non pas exactement.
Concernant les anomalies dont vous m'avez parlé,
c'est votre esprit qui essaye de s'adapter à sa nouvelle structure neuronale.
Attendez-vous à des hallucinations mineures pendant la première année.
Ne vous en faites pas pour ça. Dites-vous que...
... c'est comme une sorte de traitement anti rejet qui accompagne n'importe quelle transplantation.
Et c'est quoi les symptômes de rejet ?
Et bien.. migraines, nausées, désorientation. Pour finir
par... la mort. - Ooh.
- Et c'est tout ? - C'est une hypothèse très improbable.
- Un par jour pour commencer. - Je vais me gêner.
Je suis né le 28 Septembre 1980.
A Phoenix, Arizona.
Mes parents et ma soeur aînée sont morts dans un accident de voiture.
Mes parents et ma soeur aînée sont morts dans un accident de voiture quand j'avais dix ans.
J'ai eu des maux d'estomac parce que j'étais allé à la cuisine pour le petit déjeuner.
Je suis né le 28 Septembre. Septembre 1980.. Je suis né le 28 Septembre 1980.
Mes parent et ma soeur aînée sont morts dans un accident de voiture, j'ai eu des maux estomac
parce que j'étais allé à la cuisine manger une glace au chocolat.
Je n'ai plus jamais mangé de chocolat depuis.
Mon oncle Frank, mon oncle Frank m'a élevé à Chicago.
J'ai étudié à Northwestern, et j'ai décroché un diplôme en informatique.
Je ne suis pas marié.
Je n'ai pas d'enfants, enfants, je ne suis pas marié.
Je n'ai pas d'enfants. Je m'appelle Edward Kidner, Edward Kidner, je m'appelle, je m'appelle.
Edward Kidner.
C'est quoi ?
C'est un cadeau de fin d'études.
J'espère que ça vous fera plaisir, ça vous aidera à vous y retrouver.
Vous habiterez près d'ici au début, le temps de trouver vos marques. Nous fournissons la maison, la voiture, et avons placé le reste de votre argent.
- Y a pas grand chose là dedans. - 7 pillules.
- Vous en recevrez d'autres aux réunions hebdomadaires. - Non.
- Vous ne deviez pas me tenir en laisse. - Je suis navré, je reconnais que c'est un inconvénient.
Mais nous avons besoin d'étudier la procédure, nous devons suivre..
... le patient afin d'en savoir plus. C'est temporaire, d'accord ?
- Et comment je peux vous contacter ? - C'est moi qui irait vers vous.
La discrétion est primordiale pour moi, pour des raisons évidentes.
Ca se comprend.
Et puis vous savez, dans quelques mois nous pourrons faire le point. Et vous n'aurez qu'à me dire si vous voulez déménager.
En attendant tâchez de vous reposer un peu. Amusez-vous.
Après tout à votre âge, quoi de plus normal ?
Hey, NBA !
Y a des recruteurs dans le coin ?
- Ha. J'aime gagner.
Seulement on gagne pas à chaque fois.
- Tu viens pas d'ici toi hein ? - Comment t'as deviné ?
Ils assurent pas par ici ?
Ha-ha-ha-ha, très marrant, j'adore.
Bottons-leur le cul à ces mecs. Je m'appelle Anton.
Edward.
Ca va le poignet ?
Mes filles sont bien plus violentes que ça.
- T'as des enfants ? - Ouais mon pote.
je vais te faire voir mes beautés.
Regarde ça.. la grande
- vient d'avoir sept ans. - Ah c'est mignon à cet âge là.
Après elles ont des griffes et des dents qui rayent le parquet.
C'est quoi ton histoire Eddy ?
Comment ça ?
Tu sais... ce que tu fais là, t'es là pour l'éclate ?
- Draguer les filles ? - Non, non, en fait je loue un appartement à deus pâtés de maisons.
- Sans déconner ? J'habite juste au coin. - Ouais c'est dingue.
- Ouais, j'habite là. - Anton, content de t'avoir rencontré.
Salut.
Hey, je vais t'inviter un soir.
Pour te souhaiter la bienvenue dans le voisinage.
C'est sympa Anton, mais t'as des enfants.
Ouais mais en fait ils vivent avec leur mère, je les vois qu'une fois par mois. Tu sais ce que c'est.
Quoi, tu préfères boire tout seul ?
Non, tout sauf ça. C'est d'accord.
Merci.
Vraiment ?
Après vous.
Eddie.
- Comment va la vie ? - Bonsoir. Pas mal, je m'appelle Edward.
- Enchanté - je te présente, Lea.
- Lea, ravi de vous rencontrer. - Elle c'est, Andrea.
Hé salut comment ça va ? Tu sais très bien choisir tes amis Anton.
- Bien vu. - Merci pour le compliment.
Oh les filles, de quoi vous parliez il y a une minute ? Ah, elles me demandaient ce que tu fais.
- A part essayer de jouer au Basket ? - Rien.
Je suis à la retraite.
- T'as quel âge ? - je suis né le 28 Septembre 1980 à Phoenix, Arizona.
C'est vachement précis.
- Oui c'est vachement précis. En fait j'avais fondé une société et je l'ai revendue.
On peut boire quelque chose ici ? Pas grave.
- J'adore cette chanson. - je l'adore aussi.
C'est.. C'est une chanteuse incroyable.
- C'est un gay, c'est ça ? - Ouais.
- Tout va bien ? - Ouais t'en fais pas. Ca va.
C'est juste que...
... en 52 ans, j'avais jamais vu ça.
T'es drôle.
Où est-ce que tu vas ?
(Claire Hale, fille et fondatrice de l'association NYC Coalition Verte)
- Allo ? - Allo Claire ? - Oui, qui c'est ?
Allo ?
Qui est à l'appareil ?
Elle dort.
Je vois cette petite fille. Elle ne doit pas avoir plus de 5 où 6 ans.
Et.. au fond de moi, je sais que..
... c'est la fille de cette femme.
Quelque chose ne va pas. Elle est malade.
Elle attendait que je vienne l'aider.
Bien. Vous avez déjà oublié de prendre votre traitement, je crois.
- Une fois. - Une seule fois ? - Oui.
Ca suffirait à expliquer l'intensité de votre hallucination.
Oh non, c'était pas une hallucination. Je la connaissais.
Oh, je conçois très bien que vous puissiez le croire étant donné l'interruption de votre relation avec votre fille, mais...
... ce que vous ressentez là de façon confuse,
est un composite de vieux souvenirs alimentés par vos émotions.
Par exemple cette ville avec un château d'eau qu'on a apparemment peint en citrouille.
Sans doute un endroit que vous avez visité pendant votre enfance.
Quant à cette femme Latino...
... sûrement un coup d'un soir que vous avez oublié. - Comment vous savez qu'elle était latino ?
Hmm ?
Je n'ai jamais dit qu'elle était Latino.
Hmm.
Tenez.
Qu'est-ce que c'est ?
Hawaï.
Un changement d'air.
Oui, je cains de vous avoir...
... confiné dans cette maison depuis bien trop longtemps et je vous prie de m'en excuser.
Pour cette absence d'une semaine,
je vais doubler la dose de votre traitement.
N'oubliez pas de le prendre. Je vous assure que ces épisodes déplaisants seront bientôt derrière vous.
D'accord ?
D'accord.
St. Louis, M0. Brighton County
Au nom du père, du fils.
Au nom du père, du saint esprit,
- Bonjour monsieur. Permettez ? - Merci.
Eric.
Avancez.
Venez monsieur.
- Bonjour, - En quoi puis-je vous aider ? - Je veux échanger mon billet. A quelle heure est le prochain vol pour Saint-Louis ?
Pour Saint-Louis.
BRIGHTON City limit pop. 2340.
Destination à 200 mètres sur votre gauche.
Destination à 100 mètres sur votre gauche.
Hello ?
Madeline Bitwell 152 Yeaton LN Brighton, Mo. 63104
Posez ça et sortez tout de suite.
Si vous chrechez des indemnités, vous trouverez rien.
Je veux pas de fric.
OK.
Je vais me retourner maintenant.
- Bougez pas ! - Du calme, ça va aller.
Je vais me retourner, d'accord ? Ca va bien se passer, c'est pas la peine de tirer.
- Qu'est-ce que vous... - C'est pas la peine de tirer.
Tout va bien. Tout va bien.
- Oh mon Dieu, comment c'est possible ? - C'est rien.
- Tout va bien. - Comment c'est possible ?
Je suis navré, je ne comprends même pas ce qui se passe.
Tout va bien, tout va bien.
- Du calme, du calme. - Oh mon dieu.
- C'est toi, oh mon chéri. - Tout va bien, tout va bien.
- Comment c'est possible ? - Je sais pas.
Oh Mark.
Hey, hey, quoi, quelqu'un devait arriver ?
- Est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre ici ? - Non.
- Quelqu'un devait te ramener quelque chose ? - Non. Non.
- Skinner. - Qu'est-ce que tu...
Chut, chut, pas de bruit !
Attends Mark. Qu'est-ce que tu...
Skinner.
Mr Skinner.
S'il vous plaît, ouvrez la porte.
Mr Skinner ? Vous pouvez ouvrir ?
Wow wow.
Mr Skinner, lâchez votre arme.
Je suis censé veiller sur vous.
- Lâchez-moi ! - Calmez-vous !
- Lâchez-moi ! - Ca suffit !
Eddy...
Hey ! Ca va, ça va, ça va. Lâche-le.
Laisse, c'est bon.
Lâchez-moi.
Tu bosses pour Albright ?
Je suis toujours ton pote.
Albright, moi, c'est pareil. On veut que ton bien mon pote.
Cette femme croit que son mari est mort.
Il disait que c'était des corps de synthèse.
Bon, assied-toi.
Je t'en prie.
C'était sa volonté.
C'était le seul moyen pour sauver la vie de sa fille.
Vous leur avez donné de l'argent ?
Evidemment, l'assurance traînait les pieds alors
on a pris les choses en main.
C'était le seul moyen pour remettre la petite sur pieds.
T'aurais jamais du venir ici, Eddy.
- Ca te regardes pas tout ça. - Tu parles que ça me regarde.
- Vous avez pris une vie. - Hey, tu sais quoi Martin..
On n'a rien pris. A qui que ce soit.
T'es un homme d'affaires, ok ? Alors tu comprends ça.
Cette fillette Anna est toujours en vie, grâce à toi.
C'est du baratin, je..
- j'aurais pu, j'aurais pu lui filer un chèque. - ha-ha-ha.
Sans blague.
Tu l'aurais fait ?
Eddy... je comprends que tu sois déçu, mec.
Tu croyais t'offrir une nouvelle caisse, et en fin de compte
elle a quelques kilomètres au compteur.
Comment tu peux te comporter comme s'il ne s'était rien passé.
Quelques kilomètres au compteur.
Ecoute.
Le doc a dit que... que chaque patient
est essentiel pour l'ensemble du programme. Ouais et bien je l'emmerde ce type.
Tu n'existerais pas sans nous.
T'as sauté sans filet ok ?
T'en es vraiment certain Anton ?
- Je t'aurais prévenu. - Tu sais qui j'étais autrefois ?
Tu aimes gagner.
Mais tu peux pas gagner à chaque fois.
Il y a une voiture qui t'attend dehors. je te conseille d'y monter.
Et la femme ?
C'est pas ton problème.
Ca aura l'air d'un accident.
- Ca va pas ? - faut que je prenne mon traitement.
Vous inquiétez pas, je vais dans la salle de bain.
Ugh...
Allez c'est bon.
Hey, Gary ?
Non ! Non ! Baisse... baisse ton arme.
Baisse-moi ça ! Baisse-moi ça !
Le fusil à pompe !
Le doc le veut vivant, ok ?
Passe par devant.
Passe par devant.
Hey, Eddy.
Eddy, je veux pas te faire de mal. Mmh ?
Eddy ?
Ne tire pas.
Je vais poser mon arme. Ok ?
Je veux pas te faire de mal, je veux seulement entrer.
Je vais entrer, c'est moi, et je vais te faire voir mes mains, OK ?
Alors ne me tire pas dessus.
Regarde, regarde.
Ne tire pas.
Eddy.
Eddy écoute.
T'avais pas besoin de faire ça, on est dans la mêm équipe.
Tue-le !
Fais-le cramer !
Hey ! Hey ! Debout !
Damian !
On va te faire cramer !
Fais-les cramer putain !
Tu veux pas t'arrêter pour qu'on parle ?
Attends !
Je t'en prie, arrête !
Madeline, pas maintenant.
Madeline ? Mais tu m'appelais toujours Maddy ?
Je suis pas dans mon assiette. on doit continuer d'avancer.
Mais t'étais mort. Ils ont dit que tu t'étais noyé.
Qu'est-ce qui se passe Mark ? Faut qu'on appelle la police !
Non ! Non. Pas la police.
J'ai...
j'ai fait un deal pour Anna.
J'étais obligé de disparaître.
Pourquoi ?
Contre de l'argent, j'ai, j'ai...
... j'ai accepté de faire des trucs. Des trucs que seul un mort est capable de faire.
-Il faut qu'on s'en aille au plus vite. Allez, debout ! - Quoi ?
-Non, espèce de salaud, comment t'as pu me faire ça ? - Hey, arrête ! Ca suffit.
- Non, je croyais que t'étais mort ! - Hey, hey, Maddy ! Heeey !
Je ne voulais pas que tu sois obligée de choisir.
En tout cas j'ai essayé de ne pas t'obliger à choisir entre ton, ton mari et, et la vie de ta fille.
D'accord ?
D'accord.
T'es un salaud.
Je croyais que t'étais mort.
Oh mon Dieu.
- Anna. - Quoi ?
Anna est à l'école, Mark.
Mark.
J'espère qu'elle a assez de souffle pour les éteindre.
Whoo !
Tu vas y arriver ma puce.
Hourra !
T'as fait ton voeu ma citrouille ?
Oui, j'ai souhaité d'apprendre à nager avec papa.
- Fallait pas le dire. - Maintenant c'est fichu.
Hé, c'est pas gentil.
C'est vrai ?
Mais non ma citrouille, bien sûr que non. Je t'apprendrai dès que tu iras mieux.
Merde !
Papa !
Je le savais, je le savais je le savais, je le savais.
Ugh.
J'ai toujours su que tu allais revenir. Je disais à Maman de ne pas trop s'inquiéter.
Je lui disais que tu allais revenir.
Je taime Papa.
Je t'aime aussi ma citrouille.
Allez on y va !
On se met en route.
- Papa, ils te plaisent mes cheveux ? - Hé, c'est ici qu'on crache.
Tu lui parleras après.
Papa.
- Quoi, oui ma chérie ? - Est ce- que tu aimes mes cheveux ?
- Quoi ? - Mes cheveux, ils te plaisent ? Ils sont plus longs qu'avant.
Ouais, ils sont magnifiques.
Allez, il est temps de dormir.
C'est quoi ces vêtements de luxe ?
Ils m'ont obligé à l'enlever.
Ecoute, demain matin, toi, moi et Anna
Il faut que je vous mette en lieu sûr chez des amis, où...
Si t'imagines que je vais te laisser nous...
Mark !
Qu'est-ce que tu cherches ?
- Merde ! - Mark !
Désolé.
- Je peux savoir ce qui se passe. - Rien. C'est juste que j'ai besoin de prendre l'air.
Dépêche.
Ha, encore ce gars.
Mort en public d'un éminent neurologue.
Je parle ici d'un monde futur,
où les victimes de l'âge
s'évaderont de leurs prisons.
Un monde futur, où le sort d'un esprit valide...
C'est ce gars là.
Défaillant.
Oui, Professeur Jensen.
Vous croyez vraiment que les personnes âgées...
C'est lui.
Ca ira on sera avec toi.
Anna est heureuse.
Martin.
- Mark, Hé. Hé. - Ca va.
Je t'ai trouvé étendu par terre.
- Je sais. Ca va... - Tu as besoin d'un docteur ?
Non.
Non.
C'est fini. C'est fini.
Qu'est-ce qui est fini ?
Rien...
Mark.
S'il te plaît, parle-moi.
Qu'est-ce qui se passe ?
Excuse-moi.
Je suis désolé.
Je sais que tu n'as aucune raison de me faire confiance, mais il le faut, c'est important.
D'accord ?
Jusqu'...
Jusqu'où on va aller comme ça ?
J'ai besoin de médicaments.
Il faut que je pase à la Nouvelle Orléans.
Papa.
Papa.
Quoi ? Tu... tu as envie d'aller aux toilettes ?
- Mm-mmm. - Non ?
T'es malade alors ?
Non.
Bien sûr que non, pourquoi ?
Pourquoi on va chez le docteur ?
C'est encore pour moi c'est ça ?
Oh.
Non ma chérie pas cette fois.
On va parler à la femme du docteur. Papa a besoin de la voir.
Tout va bien.
Tu peux te rendormir, d'accord ?
D'accord.
Madame Jensen va vous recevoir.
Merci.
A l'étage.
- Bonjour Madame Jensen. - Entrez.
- Merci. je m'excuse de vous déranger... - Non, du tout, je vous en prie.
J'étais l'un des élèves de votre mari.
Oh. je vous en prie.
- Vous étiez son élève ? - C'est ça oui.
- Un élève. - Madame... Jensen, je...
Euh... Je me demandais si je pouvais avoir accès aux recherches de votre mari.
Je devrais pouvoir poursuivre ses travaux.
C'est merveilleux, vous voulez les poursuivre.
C'est ce que je leur dis depuis le début. Il faut poursuivre ses travaux.
Poursuivre.
l'université fait comme s'il n'avait jamais existé.
Il mettait ses recherches dans des boites...
Des boites ? Il n'archivait pas ses recherches quelque part ?
Est-ce qu'il y a un moyen d'y avoir accès ?
Il vous a raconté comment on s'est connus ?
- Non. - Il était si romantique.
Vous savez que vous et l'autre étudiant, vous ête aussi séduisants l'un que l'autre.
C'était aussi un de ses élèves. Je crois qu'il est docteur à présent.
Il vient tous les Mercredis et m'apporte mes bonbons préférés: vanille et chocolat.
Il s'appelle... Albright.
- Il doit m'en rester quelques uns... - Madame Jensen.
Madame Jensen, regardez-moi.
Vous savez où trouver ce Albright ?
Non.
S'i vous plaît. Réfléchissez.
Non, bien sûr que non.
Mais j'ai son numéro tout près de mon téléphone.
Phyllis.
Très bien Phyllis. Je vous expliquerai.
J'arrive immédiatement.
- Chère Phyllis, dites-moi pourquoi vous avez.. - Fermez la porte.
Vous lui avez fait du mal ?
Non.
Elle va bien.
Maintenant, fermez la porte.
Il me faut des pillules, assez pour tenir.
- Vous n'auriez pas du venir ici. - Vous n'auriez pas du me mentir.
j'ai exaucé votre souhait.
Je n'ai jamais voulu que d'autres souffrent.
- Je m'efforce d'apaiser la souffrance. - Et vous, qu'est-ce que vous essayez de faire ?
Pensez à tous ces grands esprits que ce monde a perdu.
Simplement parce que...
... leurs corps étaient défaillants.
Addison, Einstein, Steve Jobs...
Qui sait ce qu' il aurait pu accomplir avec 50 ans de plus sur cette planète.
Ma femme...
Ma femme était extraordinairement attentionnée et bienveillante.
Elle pourrait encore être à mes côtés, mais...
Grâce à son alzheimer, il ne reste pas d'esprit à sauvegarder.
Et ça suffit ? C'est ça, votre pitoyable excuse à la con.
Qui permet de justifer des meurtres ?
Et vous, comment justifiez-vous le fait de prendre vos pillules ?
Hmm ?
Que font-elles selon vous ?
Non ?
Arrêtez de les prendre et...
... votre esprit sombrera jusqu'à l'effacement.
Et Madeline ne retrouvera jamais son mari.
Mais... continuez sur votre lancée.
Et chaque dose que vous prendrez, effacera un peu plus de Mark.
Son... cursus militaire, ses instincts.
Au bout d'un an où deux, c'en sera fini pour toujours.
Vous n'avez jamais posé la bonne question, Damian.
Que voulez-vous faire maintenant que... vous avez toutes les réponses.
Retournons au labo.
Salut mon pote.
- Doucement. - Chuttt. Pas ici.
Amène-le à la voiture.
Il faut que je parle à madame Jensen.
Doucement l'ami.
Allez.
Qu'est-ce qu'il fout ici ?
- Monte dans la voiture. - Mark, est-ce que tout va bien ?
Aw !
Ca suffit.
- Lâchez-le
Et merde Eddy !
Anton ?
C'est la première virée que je fais avec et on me l'égratigne.
- Ca prend des semaines. - C'est la première qui est dure.
Toutes les nuits suivantes, on reprend pied en un rien de temps.
Hé, donne moi une pillule.
Tu comptes lui dire quand ?
Ta gueule !
- Demandez donc à votre mari. - La ferme.
La date d'anniversaire de votre fille ?
Tous vos souvenirs d'amoureux.
De quoi est-ce qu'il est en train de parler ?
- Mark, qu'est-ce qui se passe ? - C'est rien.
- Là bas. Gare-toi. - Non. non.
J'ai dit, je veux qu'on se gare.
Descends.
Reste-là ma citrouille, je vais parler à papa, d'accord ?
Papa et maman ont besoin d'une minute.
Okay.
Alors c'est quand l'anniversaire d'Anna ?
Tu peux me le dire ?
Dans quel hôtel on s'est marrié ?
Qu'est-ce que tu sais ?
Ce que je m'apprête à te dire...
... risque d'avoir l'air complètement dément.
Je savais pas !
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - Je n'étais pas au courant.
- Comment tu as pu ne pas savoir ? - J'en sais rien.
Maman.
- Est-ce que ça va ? - Je vais bien ma chérie, d'accord ?
Papa a juste oublié mon Anniversaire. Ma chérie, tu veux bien retourner dans la voiture ?
Attends-moi dans la voiture.
- Papa peut venir avec moi ? - Non.
Bon écoute, papa se sent pas bien, si tu as besoin demande à maman okay ?
En attendant, va jouer ma puce. Va faire du cheval.
Alors euh...
Vous vous souvenez de moi ?
Qui êtes vous ?
Je m'appelle Damian.
Je suis vraiment désolé.
- Je veux vous aider. - Vous voulez m'aider ? Oh vraiment ?
- Vous voulez m'aider ? - Oui.
Commencez par me ramener mon mari.
Où aidez-moi à trouver comment dire à une fillette de 6 ans...
... lui expliquer que vous n'êtes pas l'homme qu'elle croit être son père.
- Je sais même pas comment je vais faire pour tout recommencer à zéro. - Je sais pas.
Je sais pas.
Mais je sais que si vous refusez mon aide ils viendront pour vous tuer.
Quel manipulateur à la con.
Je sais.
On me l'a déjà dit.
Okay, y a au moins une chose que je sais dans la vie, c'est comment ça se termine.
Je sais ce qu'ils ont en tête.
Ils préparent quelque chose. je ne laisserai pas ça arriver. Je ne veux pas être comme eux.
Ils sont prêts à éliminer tous ceux qui se mettront en travers de leur route.
Je vous demande pas de comprendre tout ça. Je ne vous demande qu'une chose.
Prenez votre fille et montez dans la voiture.
Je peux vous emmener en lieu sûr.
Vous pourrez tout recommencer.
Mon ami a un avion il peut nous faire sortir du pays.
Et euh, il a un compte intraçable à Genève avec suffisament d'argent.
et Anna. Faut pas qu'elle sache la vérité.
Quand ce sera fini, je disparaîtrai.
Vous lui direz ce que vous voudrez.
- Oui ? - Mr O Neal ?
- Oui. - J'ai un message de la part de Damian Hale.
Je crois que ça vous concerne.
Il est mort sous mes yeux. Je l'ai vu s'effondrer.
Tu as vu ce qu'ils voulaient que tu vois.
Et cette femme, vous allez me dire que c'est...
... mon arrière grand mère ?
C'est une amie Martin. Et il faut que je l'aide.
Ce que vous affirmez est impossible.
Tu te rappelles à New York ? quand je t'ai parlé de la mue ?
Quoi ? Je ne vous ai jamais vu.
C'est moi, Damian.
Je ne sais pas quel genre d'escroc vous êtes, mais je ne marche pas.
Ca suffit, j'appelle la police.
Anna ?
- Il faut qu'on y aille chérie. - Judith, pose ce téléphone.
Je comprends maintenant pourquoi vos domestiques vous lâchent .
Où ? Où avez-vous eu ça ?
Qu'est-ce que c'est ?
L'acte de propriété du 144 Oplinton Street.
Le premier immeuble qu'on a acheté ensemble.
Tu te souviens le soir où on a signé les papiers ?
On a mangé chez Charlie's kitchen.
Il y avait une brune dans un coin que je voulais aller voir.
Elle n'arrêtait pas de me fixer.
Mais tu m'en a empêché.
Tu viens de conclure une affaire ce soir.
- Ne sois pas trop gourmand.
En fait c'était la fille du doyen et elle n'avait que 17 ans.
D'où t'es venue l'idée de mettre ça de côté ?
C'est moi, Martin.
Je ne fais jamais rien sans avoir une assurance.
Damian. C'est fait.
On pourra décoller prochainement. Le temps de faire le plein et de valider le plan de vol.
Merci Martin.
C'est le 22 Mars,
l'anniversaire de maman.
- L'oublie pas la prochaine fois. - D'accord.
Tout ça sera bientôt fini chérie.
Tous ces va et viens, tu vois, une nouvelle maison et...
... une nouvelle école, de nouveaux amis.
Tu auras même un nouvel uniforme.
Ca te plairais ça ?
- Mm-hmm. - oui ?
Et l'eau tu la trouves comment ?
Presqu'à la température ambiante.
Vraiment ?
Température ambiante.
J'ai jamais eu le temps de te donner des leçons.
t'es parti avant que j'aille mieux.
Mais tu te sens beaucoup mieux maintenant, non ?
Vas-y viens vers moi.
tu nagerais moins bien avec ça sur les pieds.
- Continue comme ça. - J'ai l'air d'une poule avec ces trucs.
Vas-y à fond, à fond, à fond.
T'es prête pour les jeux olympiques de 2020.
Et elle nage toute seule.
Je veux que tu démarres comme une pro ce coup ci.
Pourquoi t'essayerais pas ?
Allez, allez, allez.
Une fois j'étais toute seule dans ma chambre
et j'avais vraiment envie de siffler.
Allez, allez, allez. Yaaaay.
Au début je faisais comme ça.
Va tout droit, va tout droit.
C'est bon. Un coup de pied au visage, ça fait du bien.
quand tu fais ça, t'as pas peur.
Et ils commencent comme ça.
Et je faisais ça aussi.
C'est génial.
je t'aime papa.
He, attention, doucement.
- T'as besoin d'aide bébé ? - Je suis pas un bébé.
- Ca va ? - A ton avis, laisse-moi juste l'écouter.
Euh, tout va bien ?
Vous embrassez pas trop mal.
- C'est toujours mieux que moyennement. - C'est pas ce que je voulais dire.
- je sais, je sais. - je vous en prie.
Je veux juste savoir qui vous étiez. J'ai juste besoin de quelque chose.
N'importe quoi pour me rappeler que vous n'êtes pas mon mari.
Pour commencer, vous avez de la chance que je ne sois pas votre mari.
- J'étais pas vraiment un père non plus.
- Vous avez des enfants ? - Oui j'ai un enfant. Un seul. Une fille, elle s'appelle Claire.
Et ?
Quand elle était petite, je n'étais pas souvent présent.
Et encore plus absent quand elle est devenue grande.
Mais c'est quelqu'un de bien.
Elle dirige une organisation humanitaire à New York.
- Il y a de quoi être vraiment fier. - Ca dépend à qui vous vous adressez.
- Elle se débrouille bien ? - Elle est géniale.
Elle est... vraiment géniale.
Et vous le lui avez dit ?
Non. Est-ce que vous savez où vous irez avec Anna ?
- En fait, j'ai jamais voyagé. - Ouais.
Enfin, je me souviens qu'on rêvait Mark et moi
de nous envoler pour une des plages des Caraïbes. - Je comprends ça, oui.
- Une eau turquoise. - Y a queqlu'un ?
- Des plages de sable blanc. - Avec cet argent
vous aurez les moyens de le faire. Et plus encore.
Sans doute.
Sauf que je m'imaginais pas y aller sans lui.
Imaginez-le.
- C'est quoi ça ? - C'est rien.
Je reviens.
Y a quelqu'un ?
Y a quelqu'un ?
- Où est Anna ? - Qu'est-ce qui se passe ?
Tout va bien ?
Anna ?
Anna ?
Anna ? Anna ?
Oh super, il est sorti de la route.
Je vais gagner, ouais !
- Tu t'es fait un nouvel ami ? - Oh cest Tony, il habite ici.
Anna il faut qu'on s'en aille, dis au revoir à Tony, allez en route.
Qu'est-ce qui se passe ?
- C'est le fils de Martin et Judy. - Et alors ?
Il est mort y a deux ans.
- Qui est mort ? - Personne.
Anna.
Maman ?
Maman !
Pose ton arme avant de blesser quelqu'un.
- Emmène Tony dans l'autre chambre.
- Combien de temps avant qu'ils arrivent ? - Quoi ? - Combien de temps avant qu' ils arrivent ?
- Je leur dois tout, je n'avais pas le choix. - Combien de temps avant qu' ils arrivent
Martin. - Maman ?
A la minute où vous mettrez le pied dehors.
Ils ont appelé une heure avant votre arrivée.
Comment on peut faire ça à un enfant ?
- Quoi ? - Nous l'avons sauvé.
Vous n'auriez pas fait de même pour votre enfant ?
- Maman ! - Non. Pas comme ça.
- Un jour il ne saura même plus - j'arrive chéri.
à quoi il ressemblait dans le temps, il oubliera même avoir été malade.
Vous avez pensé à l'autre famille ?
Quelle autre famille ?
- Il n'est pas au courant. - D'où proviennent les corps à votre avis ?
Un labo !
L'ingénierie génétique, il les cultivent dans... ... dans, des sortes de tubes ?!
C'est le fils de quelqu'un d'autre Martin.
Un fils qu'ils croient avoir enterré.
Non.
Oh, nom de dieu !
Le garage, je peux y accéder de l'intérieur ?
Ok.
Vous allez, vous allez emmener Anna.
- Vous allez traverser les champs jusqu'à l'autoroute. - Attendez, attendez, quoi ?
- Ne vous arrêtez pas avant d'y être, c'est bien compris ? - Et vous qu'est-ce que vous ferez ?
Je vais vous faire gagner un peu de temps. Je peux emprunter une voiture ?
Prends le S.U.V. Les vitres... sont teintées.
Et je vais les accompagner. Dans, dans les bois, il y a un sentier, je vous montrerai.
- Allez-y, il vous aidera. - Quoi ? Mark ? On lui fait confiance maintenant ?
- On n'a pas le choix. Partez. - Mark ?
On n'a pas le choix. Partez.
Il y a une heure de route pour aller à la sortie de l'autoroute. Si tu t'en sors, retrouve-nous avant minuit.
- Merci.
Merci. - Allez-y.
Ils se dirigent vers toi.
Je l'ai en visuel.
- Il est seul, il n'y a personne d'autre dans la voiture. - Retournez inspecter la maison.
Attendez.
- Une voiture. - Quoi ?
Non. Non, attendez !
Attendez !
Stop !
Anna ! Non ! - Maman !
Non, non, Non ! Non, Non! Anna !
- Monte là dedans ! - Anna !
- Où sont-elles Martin ? - Elles m'ont...
... elles m'ont distancé. - Où sont-elles ?
Elles couraient devant moi, pour faire du stop. Elles se sont précipitées.
- Il les tuera toutes les deux. Il hésitera pas. - C'était fini avant que je puisse faire quoique ce soit.
- J'ai fait tout ce que j'ai pu. - Tu veux dire que tu les a perdu ?
- Je suis désolé. - Martin.
Et toi, tu vas bien ?
La carte d'Albright.
" Ils peuvent vous aider " c'était toi.
- Ouais. - Pourquoi ?
Je vogue sur ton succès depuis 40 ans, alors j'ai voulu... te remercier pour
la vie que tu m'as offert.
Je n'aurai jamais du te l'envoyer.
Et moi j'aurai jamais du dire oui.
Dire qu'on pensait être des hommes d'expérience.
Quelle merde.
Et tes crises, ça s'arrange ?
Tony en avait tous les jours.
Prends ça, ça devrait t'aider à tenir.
Mais jusquà quand ?
J'ai analysé les pillules, et j'ai fait faire des génériques.
- Nom de dieu ! - Judy craignait qu'on en manque.
Et je ne pouvais... je ne pouvais pas accepter l'idée que cet Albright prenne le contrôle de notre vie.
Au Mexique tu trouveras ce qu'il faut.
Une plante pharmaceutique. Une réserve de 6 mois te coûteras quelques milliers de dollars.
Et tu seras à l'abri Damian. Un nouveau départ.
La petite fille.
Elle a.. le même âge que Claire quand je suis parti.
On n'a pas la moindre idée de l'endroit où opère Albright.
Même si tu le voulais...
... tu pourrais pas les trouver.
Déjà 12 heures.
Sans pillules.
Même si je dois dérouiller, il faut que je tienne.
Quand Albright a emmené Mark dans son laboratoire,
c'était pour qu'il meurt. Il n'avait rien à lui cacher.
Si je tiens le coup
je percevrai peut être quelque chose, n'importe quoi...
... d'important.
On cherche un entrepôt abandonné.
- Ah ouais ? - Ouais.
T'as une idée de combien y en a à la Nouvelle Orléans ?
Ouais.
Et combien abritent des chars de Mardi gras ?
T'as toujours ton bateau ?
- Bien reçu, j'arrive tout de suite.
Si vous l'aviez vu quand je l'ai trouvé...
Il avait été mis en pièces lors d'une émeute dans une prison russe.
J'aurai pu le laisser mourir mais je l'ai sauvé.
Et maintenant, je l'ai déjà ressuscité 3 fois.
Et à chaque fois, il est plus... loyal.
Plus... reconnaissant.
Où sont-elles ?
Et bien, nous avons une cliente pour qui...
... Madeline serait l'option parfaite. Quant aux organes de la fillette, nous en ferons bon usage.
Elle est conçue pour résister à plus de 500.000 mg de radiation, et elle est.. à l'épreuve des balles.
Vous savez Damian, chaque progrès médical a un prix.
Rien de ce que vous faites, aucun de vos choix ne peuvent faire de vous un sauveur.
Ca fait de vous un psychopathe.
Sachez que je conçois que vous le pensiez.
Vous savez, j'ai essayé durant des années de cultiver des corps, ça tombe sous le sens.
Mais mon échec a mis en danger toute mon entreprise.
Un jour je réussirai et la mue finira par ne pas être plus douloureuse...
... qu'un simple accouchement, j'en suis persuadé.
A présent, comme vous le voyez, nous avons préparé le corps d'un comptable de 40 ans pour Anton.
Mais il semblerait que Mark soit un homme équipé d'instincts extrêmements utiles pour lui.
Je suis donc désolé pour vous Damian, vraiment.
Mais il est temps qu'une personne digne de lui puisse s'en servir.
S'il vous plait, ne résistez pas. Comme vous pouvez l'entendre, Anton n'a pas beaucoup de temps.
Dégagez !
Bonjour.
Vous m'entendez ?
Comment vous appelez-vous ?
Quel est votre nom ?
Anton.
Combien d'enfants avez-vous ?
Aucun.
Je n'ai que des photos que j'ai téléchargé sur Internet.
Continuez.
Au revoir.
La femme, où est-elle ?
Elle est au fond du couloir, au stock.
Très bien.
File-moi ton flingue.
Je crois pas que ce soit une bonne idée.
On m'a arraché les jambes et brûlé vif.
Donne-moi ce flingue. C'est bon, en route.
Papa ?
Damian ?
- Non, oh non pitié ! - Non, c'est rien.
Tout va bien.
- Faut y aller. - Damian ?
- Oui, venez.
C'est qui Damian ?
Hé. Je suis juste un technicien.
Filez !
Bébé.
Salut. Pas de métal.
Vous voyez, il m'arrive d'écouter les conseils des médecins.
Bien joué.
Mais..
... si vous me tuez,
vous commettez un suicide.
Parce que sans l'effet intégral de ces pillules,
vous rechuterez. Vous rechuterez.
Et nous savons qui prendra les commandes.
N'est-ce pas ?
Vous voyez, je suis le seul à avoir toutes les réponses Damian.
Vous avez besoin de moi.
Je suis le seul à m'interposer entre vous et l'effacement.
25% de promazil.
30% d'olozapid, 15% de trileptal,
15% d'acide albroïque,
et 5% de phénobarbital.
Okay.
Hé.
Okay, tu sais quoi ?
- Tu aimes les bateaux ? - Hm-hmm.
Et bien à un kilomètre là bas, il y a un bateau rien que pour toi.
Les plages de sable blanc et de l'eau turquoise rien que pour toi.
Tu viens pas avec nous papa ?
Euh.
Je pense pas ma citrouille.
Pourquoi ?
- Viens ma puce. - Pourquoi maman ?
T'en fais pas.
Pourquoi papa il vient pas ?
Tu lui en veux toujours ?
Il sait quand c'est ton anniversaire, maman. Demande-lui.
Demande-lui...
Si c'est pour être volontaire, il y a une feuille à signer près de la porte.
Merci.
Bonjour.
je m'appelle Ed Kidner, j'étais un ami de votre père.
Je peux m'asseoir ?
Bien Sûr.
J'ai passé beaucoup de temps avec lui.
Sur la fin, en particulier.
Je sais que vous n'avez pas toujours été proches.
Si vous aviez pu l'entendre parler de vous, il était...
... fier.
J'ai quelque chose pour vous.
C'est juste euh..
Je crois qu'il regrettait de ne pas avoir été là pendant votre enfance.
Il savait qu'il ne pourrait jamais...
... se racheter.
Il lui arrivait de se tromper, il avait tort de penser que son chéquier était le seul moyen de tout arranger.
C'est une lettre.
Il a réfléchi à ce qu'il aurait du vous dire quand il était encore en vie.
Vous pourrez la lire
quand vous serez prête.
Quand vous voudrez.
Merci.
Je suis désolée, j'ai beaucoup de travail.
Bien sûr. Vous faites un travail important.
Il faut que je parte de toute façon.
Claire, bonne chance.
Salut Mark. Bienvenue aux Caraïbes.
Je m'appelle Damian Hale, je suis le type qui a acheté votre corps.
Il s'est passé bien des choses depuis votre mort.
Vous découvrirez ça au fur et à mesure.
Mais je tenais à vous remercier pour ces quelques mois que vous m'avez offert.
Il y a un moment que j'ai arrêté de les prendre.
J'ai commencé à ressentir les effets du rejet sur ce lit.
Derrière vous, j'attends, j'attends que vous repreniez le contrôle.
Et je sens déjà que je commence à m'effacer.
Je serais bientôt plus là.
Je ne reviendrai pas Mark.
Votre femme est là bas.
A vous de veiller sur Maddy et Anna.
Quoi ?
Ouais.
Oui.
C'est toi. Oui !
- Anna ! - Papa !
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