All language subtitles for Petrus - (1946) De Marc Allégret Avec Fernandel VO

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Original subtitles

Sous -titrage FR ?

Migo n 'est pas là. Je me demande ce qu 'elle peut faire. Je ne sais pas. Il n

'a pas revu.

Pas de puissance même avec Rodrigue.

Il a peut -être trop de chagrin pour travailler.

En tout cas, lui ne s 'en fait pas.

Regarde -le un peu avec la blonde.

Notre tango tout à l 'heure, c 'était merveilleux.

C 'était surtout merveilleux pour moi.

Merci.

Tu nous avais dansé, monsieur et moi. Oui.

Tu sais que monsieur est basque, lui aussi.

Voilà qui me fait plaisir.

J 'aurais voulu vous connaître là -bas.

J 'aurais voulu vous voir en petite robe de plage, les cheveux au vent, debout

sur le rocher de la vie.

Avec monsieur, bien entendu.

Je vous remercie d 'avoir fait danser ma femme.

Je vous remercie de ne pas savoir danser.

C 'est d 'âme.

C 'est un patron, monsieur. C 'est pas le moment de t 'occuper des filles.

Pour moi, c 'est toujours le moment.

Je ne sais pas si tu l 'as remarqué, mais depuis quelque temps, tu me portes

les nerfs. T 'as de beaux yeux ? Est -ce que je peux te demander à quoi il te

sert ? Je ne comprends pas très bien ce que ça veut dire.

À part toi, à qui veux -tu qu 'il prenne ça pour un billet de micro ? Monsieur

Luciani, je crois. Monsieur Luciani, si tu veux bien.

J 'ai un chiffre de 3 à droite. Il faut que de moi au laurier de la République.

Ce bâtiment est un bon graveur. Ça ne m 'intéresse pas.

Tu vas lui rapporter son paquet.

Tu lui diras que j 'achèterai mes faux billets au pied humide.

Bon. Rapporte -lui ça ce soir.

Sous

-titrage

Société Radio -Canada

C 'est vous

?

Et ceux -là, qu 'est -ce que c 'est que ceux -là ? C 'est les témoins. Vous ne

pourriez pas dire à vos agents d 'être un peu plus corrects ? Silence ! Vous

parlerez quand je vous interrogerai. Allez tous vous asseoir sur le banc, là.

Non, pas vous.

Quel est votre nom ? Je m 'appelle Migo.

Comme ça se prononce.

Ce n 'est pas votre vrai nom, ça.

Non, c 'est celui de ma chef quand j 'étais petite.

On me l 'a laissé parce que je lui ressemblais.

Très poétique.

Et quel est votre vrai nom ? Anne Loisler.

Quel âge ? J 'ai 25 ans. C 'est bien ça le pire.

Je ne comprends pas, moi.

J 'aurais été une vieille femme, il n 'aurait pas agi autrement.

Ah, vous y voilà.

L 'amour.

Naturellement, l 'amour.

Est -ce que j 'ai l 'air d 'une gangsta?

Mais j 'y pense.

Où est la victime?

Tout ça.

Enfin, ce qui avez -vous tiré?

Sur moi.

Très bien, c 'est parfait. Il n 'y a pas de victime. Ah, si.

Comment si?

Vous n 'êtes pas blessé? Je ne suis pas blessé, mais il y a une victime quand

même. Mais qui, mon Dieu, mais qui?

Un monsieur qui passait. Un monsieur qui passait? Je l 'ai raté, lui.

Vous l 'avez raté?

Vous avez tiré deux coups de revolver et vous l 'avez raté. Dis -donc, vous n

'avez pas dû reprocher.

Bonsoir, monsieur l 'inspecteur.

Bonsoir. Voulez -vous... Non, non, faites comme si je n 'étais pas là.

Où est -elle, cette victime ? Chez le pharmacien, ce monsieur doit venir d

'études frappantées.

Quelle est votre profession ? Je suis girl.

Danseuse, si vous préférez.

Où êtes -vous, girl ? Au Foufrou, à deux pas d 'ici.

C 'est moi qui joue la huitième cocotte, l 'ange du Castille, le Bégonia et le

traité de Campo Formio. Mais là n 'est pas la question.

Racontez -nous le drap.

Ah, il faut que je raconte ? Je regrette, oui.

C 'était si bien, je commençais à tout oublier. Ce n 'est pas le moment, j 'ai

besoin de toute votre mémoire.

Pourquoi avez -vous fait ça ? Il ne m 'aimait plus. Qu 'est -ce que tu en

pauvre Idiote ? Tu ne m 'as pas trompé avec la grande Brune ? Une cliente.

Alors, pouvez -vous m 'expliquer, monsieur le commissaire ? Je suis

mondain. Qu 'entendez -vous par mondain ? Je danse pour gagner ma vie. Ne nous

égarons pas.

Et alors ? Alors, j 'ai voulu le tuer, voilà.

Naturellement, c 'était idiot. Tout ce que je fais est toujours idiot.

Seulement, j 'étais tellement malheureuse.

D 'un coup, je me suis dit qu 'il serait heureux.

C 'est pas à cause de moi.

Alors que, voulez -vous, j 'ai pas pu.

J 'ai attendu une heure dans le brouillard et j 'ai tiré. Et voilà.

Pourquoi n 'écrivez -vous pas de la creuse ? Oh, je vous remercie. Pardon, c

'est tellement intéressant.

Monsieur le commissaire, je ne pourrais pas mettre près du poil. On crève de

froid. D 'où sortez -vous toutes les deux ? On nous a dit de nous taire, on

sait. Mais si on me demande mon avis, je le donnerai. Eh bien.

On vous le demande.

Alors je trouve qu 'elle a bien fait.

Qu 'à sa part, j 'en aurais fait autant. Seulement moi, je ne l 'aurais pas

manqué. Même si j 'avais dû massacrer la moitié du quartier. Très bien,

François. Allez -vous asseoir. Même si j 'avais dû finir mes jours à son hasard.

Ah ben, ben, ben, ben, tu es gentil. Les six balles. Voilà ce que je lui ai

renvoyé. C 'est entendu. Mettez -vous et allez -vous asseoir.

Ça ne va pas se passer comme ça, moi, je vous jure. On va en entendre parler.

Mais qui êtes -vous ?

Oh, vous êtes la victime. Si on vous faisait ce qu 'on m 'a fait, vous

que la victime, ça ne suffit pas.

Avancez de suite à monsieur. Non, non, non, Parchez.

Ne me laissez rien sous la main. Je comprends votre indignation.

Personne ne peut la comprendre.

Il est très rare d 'être mitraillé dans la rue par des gens que l 'on ne connaît

pas. C 'est ce que je disais. Mais je me fous de ce que vous disiez. Il n 'y a

qu 'une chose qui compte pour moi. Que va -t -on faire de mes assassins ? Il

faut vous calmer, mon ami. Je ne suis pas votre ami. Je ne suis l 'avis de

personne. Qui a fait ça ? Qui a fait ça ? Je parie que c 'est vous.

Oh, c 'est le comble.

C 'est moi, monsieur.

Il m 'en vient partout.

Comment cette petite ? Elle a avoué.

Oh là là ! Dans le dos, oui, elle m 'a tiré dans le dos.

Je l 'ai porté exprès. Mais pourquoi sur moi, pourquoi ? Justement sur moi.

Parce que vous croyez qu 'elle a tiré sur vous.

Comment si je crois ? C 'est une informe d 'un homme qui vient discuter qu 'elle

a tiré sur moi. Mais ce n 'est pas sur vous qu 'elle a tiré. Mais sur qui alors

? Sur qui ? Sur monsieur peut -être.

Justement.

Je vous préviens tout de suite que je ne recevrai pas des coups de revolver qui

ne me sont pas destinés pour qu 'elle ensuite se foutre de ma gueule. Elle a

manqué. Il vous a touché. Vous, voilà tout.

Voilà tout.

Quand on ne sait pas servir d 'un revolver, on reste chez soi.

J 'aurais bien dû.

Ou bien l 'auront fait exercer.

Remarquez que la première fois, elle nous avait ratés tous les deux. Il a

qu 'elle remette ça.

Asseyez -vous. Vous avez une vitalité.

Je ne peux pas m 'asseoir. Le docteur m 'a interdit.

C 'est beaucoup plus que la balle à récocher jusque -là. En ce moment, je me

suis foulé la cheville. Il a peur qu 'elle s 'anguille.

Chaque fois qu 'on vous envoie une balle de réveil vers dans le bras, vous

tombez par terre.

Excusez -moi, la prochaine fois, je suis prêt.

Voulez -vous faire votre déposition ? Ma déposition ? Non, je suis fou de rage.

Il y a une chose que je tiens à vous dire. Je n 'accepte pas votre version du

drame d 'amour.

Vous avez mal regardé tout à l 'heure.

On n 'a pas les drames d 'amour avec une tête comme ça.

Je regrette, mais c 'est pourtant comme ça.

C 'est comme si moi, j 'avais des drames d 'amour.

Oh, du calme, monsieur.

Silence,

silence.

Écoutez, monsieur le commissaire, l 'amour n 'a absolument rien à voir là

-dedans.

Vous êtes méchant pour moi, monsieur.

Si ce n 'est pas l 'amour, qu 'est -ce que c 'est?

Cette petite, dans l 'état où elle était, elle ne pouvait qu 'essayer de me

ou essayer de se tuer. Oh, laisse, Rodrigue, laisse.

Elle m 'a choisi, monsieur.

C 'est bien fait.

Bon, voyons. Je la connais, la boîte maladroite.

Ce serait pas raté. Tu avais eu quelqu 'un à moins de 100 mètres.

Ah, mais vous, ça suffit, hein. Je ne parle pas à un monsieur qui n 'est même

pas capable de recevoir les balles qui lui sont déclinées.

Messieurs, messieurs. C 'est vrai, c 'est vrai. Messieurs, quand même.

Oui. Voyons, où avez -vous trouvé votre arme ? Dans sa poche, pendant qu 'il

dormait. Port d 'armes prohibées, nous verrons ça tout à l 'heure.

Ça y est, on va faire foutre une contravention en plus. Comment avez

que vous vous appeliez ? Rodrigue.

Rodrigue comment ? Rodrigue Goutary.

Joli, non ?

Permettez ? Allô, la sûreté ? Ici, inspecteur principal Renaud.

Voyez donc s 'il n 'y a rien sur Rodrigue Guttari.

Oui, oui, c 'est bien ça.

Rodrigue Guttari.

Oui ? J 'attends.

Très bien, parfait.

Rien contre moi.

Vous voyez bien.

Vous pouvez continuer, monsieur le commissaire.

Alors, je pars. Mais non, puisque vous portez plein.

Vous l 'avez emmené au commissariat.

Merci.

L 'assassin, où est l 'assassin ? C 'est là.

Voilà la victime, c 'est encore bien mieux. Ne bougez pas.

Vous n 'allez pas laisser d 'être dit dans le brigand.

Ça vous l 'empêchera de dormir.

OK, votre plein, quoi. Je verrai, je verrai. Mais inutile d 'insister.

Monsieur ne pense qu 'à se venger sa petite écorchure. Mon écorchure.

En tous les cas, moi, je conseillerais à Amigo d 'employer le poison la

prochaine fois. Oui, pour ne pas avoir d 'ennuis avec des muscles.

Parce que le muscle, c 'est moi.

Oui. Venez, monsieur.

Monsieur travaillait la presse.

Écoute, on va pas rester ici toute la nuit. C 'est moi, une seconde.

Écoute bien, Rodrigue. J 'ai deux mois, lui dirigeant.

Merci.

Vous aimez vous servir du magnésium ? Moi, non. Je trouve que ça manque de

moelleux. Ah, vous êtes photographe ? Mais on s 'en fout. Allez, venez, je

accompagne. Mais mon article ! Je l 'avais demandé aux flics. Ils vous

raconteront.

Allez, venez.

Ils vous raconteront.

Attends.

Quel plaisir

auriez -vous quand elle sera condamnée ? Aucun. Alors, foutez -lui la paix.

Oui, c 'est ça. J 'ai reçu la balle. Maintenant, mon travail est terminé.

On vous achète un encontré, vous avez l 'air d 'une brute, c 'est tout.

Bon, la prochaine fois que je rencontre quelqu 'un qui me dira des coups de roi

le vert, je lui paierai l 'apéritif. N 'exagérons rien.

Votre bras, c 'est pas grand -chose.

Actuellement, il me reste l 'autre.

T 'as la cheville, c 'est fini.

C 'est rien.

On est pour trois mois, Maxime. Qu 'est -ce que c 'est, trois mois ? Surtout qu

'on peut vous dédommager.

Je ne comprends pas. Vous ne comprenez pas ? Ça va être plus cher.

Ah oui ? Oui.

Je pourrais vous donner deux ou trois billets de mine.

C 'est à moi que vous allez faire une proposition pareille ? Vous avez la

qu 'elle met mis hors de combat.

Qu 'est -ce que vous voulez ? Une cigarette ? Non, vous inquiétez pas.

Vous avez du feu ?

C

'est rapidement le fort, ce coup de l 'allumette.

Ça amuse les femmes.

Vous devez bien les connaître, les femmes, pour qu 'elles vous tirent des

de rolle -verre.

Surtout pour qu 'elles vous mentent.

Tu me plaques.

Vous aussi.

Qu 'est -ce que tu t 'appelles ? Petrus.

Oui, on me fait toujours un pédé de voix.

Je m 'appelle Petrus, Petrus Gazanion.

Gazanion, tiens, pauvre.

Moi, les femmes, je ne les comprends pas.

Elles font tout ce qu 'il faut pour ça.

Même avec des types comme toi, alors force, c 'est leur mystère.

Alors elles mentent, il faut qu 'on ne les comprenne pas.

La petite là qui vous a tiré dessus, elle a l 'air d 'une enfant.

Votre grande habileté consiste à nous faire croire qu 'elles sont des enfants.

Je vous en savais des choses.

En tout cas, c 'est fini.

On va porter plainte contre Migo, c 'est fini maintenant. Oh ça ! Manon, Manon,

elle est loyale, honnête, elle est petite et épatante.

Tu vois, dans cette histoire, elle s 'est comportée avec une classe

extraordinaire. Oui, même cette petite maladresse. Tout ça, charmant.

Ah, c 'est charmant.

Tu vas faire aller joli, en plus, qui ne gâte rien.

C 'est vrai, pourtant, qu 'elle est jolie.

Je pense que c 'est à cause de moi.

C 'est l 'ennui, là.

Vous auriez mieux fait de vous occuper un peu plus d 'elle avant.

Bon, remarque, tu le veux bien.

Elle est à peine.

Oui, je ne veux pas qu 'elle ait d 'ennui.

Qu 'est -ce que vous faites, là ? Oh, oui, c 'est ma poche.

Et nous arrivons.

Sous -titrage MFP.

Tu veux pas que je te laisse engager comme le photographe, là, au froufrou ?

froufrou ? Oui. Bon, non, merci. Moi, j 'ai ma clientèle, puis je n 'aimerais

pas travailler dans une boîte de nuit. Oh, non. T 'as tort, c 'est un bel

mon lui.

Champagne toute la nuit.

Oh, moi, le champagne, ça me fait mal à l 'estomac.

Eh bien, à 11h, t 'es un spectacleur, comme ça, pour mes dames. Mais voilà,

à 10h15, je dors.

Tu connais pas les belles filles ? Je n 'intéresse pas les belles filles, non.

Je vous remercie quand même, mais je suis crevé ce soir.

Bonne nuit. Bonne nuit.

Bonne nuit.

Oui, bonjour.

Restez chez soi, Francine. Je ne peux pas aller chez lui maintenant. Mais c

tellement lugubre, c 'est du vide.

Je sais bien.

Ne lui pense pas trop.

Oh, Mégon.

Tu as passé une nuit terrible toute seule dans cette prison.

Elle qui a si peur d 'Héra.

Elle n 'aurait pas s 'imaginer qu 'elle est entournée.

Autant je veux dire quelque chose qui va t 'épater.

Je l 'ai envie.

Ah oui ? On considère notre vie, la tienne et la mienne. Le manque d

ça, le vide de ça.

Je trouve qu 'au fond, elle a de la chance.

Ma vie n 'est pas vide.

Peut -être dommage, d 'ailleurs.

Seulement, quelle idée a -t -elle eue d 'aimer un type comme ça ? Oui, quelle

idée ? Elle n 'était pas taille, la pauvre gosse.

Tandis que toi, tu te sens taille.

Qu 'est -ce que tu dis ? Je dis qu 'il va bientôt t 'arriver les mêmes

embêtements qu 'Amigo.

À moi, pourquoi ? Parce que Rodrigue n 'est pas un type pour toi, mon chéri.

vraiment ? Tu es trop clair, trop gentil.

Trop simple, aussi.

Je sais bien comment devrait être la fille qui pourra me garder.

Comme toi, par exemple.

Oh, moi.

Ma vie est faite.

Bonsoir, ma chérie. C 'est comme ça que tu devais embrasser ta grand -mère.

Tu ne trouves pas que tu changes ? Moi ? Oui, toi.

Vraiment, non. Tu n 'es plus naturelle avec moi.

Je ne veux pas dire que tu es devenue naturelle avec un autre.

Je ne manquerai plus que ça. Tu es certain que ce changement ne me plaît

Non. Non ? Il va falloir aviser.

Ou alors ? Ou alors les ennuis vont commencer. Pour toi.

Et peut -être pour d 'autres.

Des ennuis comme ceux de Lolette, sans doute.

Justement, oui, comme ceux de Lolette.

Un soir, elle m 'a embrassé à la grand -papa comme toi tout à l 'heure. Elle a

eu tort.

J 'ai commencé à m 'occuper de savoir ce qu 'elle faisait les jours où je ne la

voyais pas.

Puis vois -tu, on est toujours puni quand on agit mal.

Elle s 'est fait écraser bêtement.

Le jour qu 'elle allait le rejoindre.

Et par mon chauffeur.

Oh, tu es que la vie est drôle.

Oui, elle est très drôle.

Et je n 'aimais pas le lait autant que toi.

Tu es probablement quelqu 'un d 'assez terrible.

Mais quand une femme ne vous aime plus, ça ne sert plus à rien d 'être terrible.

Elle s 'en fout.

Je m 'empresse de dire que ce n 'est pas mon cas.

coup de revolver, M. Petrus -Gasagnon avait fait un brusque saut en arrière

lui s 'en bat la vie.

Ernest, plus mince, les rondelles. Elle tira une seconde fois. M.

Gasagnon s 'écroule.

Oh, dis donc, maman.

Aux dernières nouvelles, l 'état du blessé est satisfaisant. On ignore

'il maintiendra sa plainte contre son amende délaissée.

Bonjour, M. Petrus.

Bonjour, Mme Portal.

Voici vos photos.

Merci.

Vous savez que tout mon marque ne parle que de vous.

Ah oui?

Alors, elle vous a tiré deux balles ? Oui, mais je n 'en ai reçu qu 'une.

Tiens, une blambière tout de même.

Surtout une danseuse.

Je dois dire que ça m 'a fait plaisir.

C 'est 300 francs, n 'est -ce pas ? Alors, elle vous adorait, cette petite ?

Mais pas du tout.

Merci, c 'est ça.

Et vous, grand son de cœur, vous l 'aviez quand même quittée.

Ah, mais moi, je n 'y suis pour rien. Vous allez peut -être me dire que vous

avez reçu cette balle par hasard. Mais justement.

Il est modeste avec ça.

Alors, dites -moi, qu 'est -ce que vous allez faire ? Vous maintenez votre

plainte ? Vous n 'allez pas porter place.

Elle vous adore, c 'est certain. Enfin, n 'insiste pas.

Après tout, c 'est votre affaire.

Oui.

Bonjour, madame.

Tu sais, maman, je ne l 'avais jamais bien gardée.

Mais je la comprends, cette fille.

Il a dit que c 'est que ça p...

Si Rodrigue me voyait avec une tête pareille... Il dirait que vous êtes très

jolie.

Non, non.

Si, il pense que vous êtes une chingosse.

Pourquoi est -ce qu 'il vous fait croire ça ? C 'est lui qui me l 'a dit hier

soir.

Il n 'a pas dit autre chose ? Oh si, il m 'a dit, Migo c 'est une fille

gentille, honnête, loyale.

Dans cette histoire, elle a eu beaucoup de classe.

Il a dit ça ? Il a dit ça, et il le pense. Oui, parce qu 'au fond...

Même votre maladresse.

C 'était charmant.

Vous croyez ? Je vous remercie d 'avoir attiré votre plainte. Vous savez, entre

artistes.

Oui, vous aussi.

Je suis photographe.

Photographe ? C 'est un beau métier.

Il y en a pour client que des gens heureux.

Vraiment ? Vous ne croyez pas que les malheureux vont garder une photo avec la

tête qu 'ils ont ? Moi, je vends des preuves de bonheur.

Ça doit être bien agréable.

Je suis marchand de bons souvenirs.

Vous avez l 'air très gentil. Mais je suis très gentil. J 'ai eu tort de me

fâcher cette nuit. Mais grâce à vous, ma vie est devenue très intéressante. Je

ne vois pas pourquoi.

Oui, parce qu 'avant, j 'étais un homme quelconque, tandis que maintenant, je

suis le monsieur qui a reçu les coups de revolver.

C 'est intéressant.

Bravo, monsieur Petrus.

À la bonne heure, on s 'en foutait dans le quartier. Bonjour, madame Brissot.

Vous vous êtes vue ?

Eh oui.

Je vous en mets au moins une vingtaine de côté.

Une vingtaine, c 'est peut -être un peu beaucoup.

Vous avez bien déjà mis en province.

Oui.

Si votre danseuse me voyait avec vous, moi, je serais pas tranquille. Mais si,

mais si. On dit ça, et puis il s 'en fout, là. Oh, ça, là.

Au revoir, M. Petru.

Vous avez vu ? Oui, venez.

Je suis insensé. Tous les jours, nous racontent que je vous aime.

Vous avez même dit, s 'il n 'est pas à moi, il ne sera à personne.

Mais c 'est excessivement désagréable.

C 'est tellement impossible.

Non, impossible n 'est pas le mot.

Seulement de l 'âme tirée dessus, n 'est -ce pas ? Vous êtes danseuse ? Oui, c

'est -à -dire non.

Je suis avec la huitième girl. La huitième ? C 'est bien, ça.

J 'aurais peut -être pu réussir, mais il paraît que je suis trop bête. C 'est

comme moi, alors.

Les Anglais du froufrou m 'appellent la gourde.

Si vous saviez comment on m 'appelait au régiment.

Ça a l 'air de vous plaire beaucoup que nous soyons bêtes tous les deux. Oui, qu

'est -ce que vous voulez ça ? Ça nous rapproche.

C 'est ici que vous habitez ? Là, je suis en haut.

Au revoir, monsieur.

Déjà ? Je voudrais essayer de dormir.

Je vous donne le pardon, je suis une brute.

J 'espère que vous n 'êtes plus malheureuse maintenant.

Vous avez une drôle d 'idée de l 'amour.

Vous vous dites qu 'il n 'y a qu 'à blesser un monsieur qu 'on ne connaît

c 'est fini.

Chagrin s 'envole.

Évidemment, ce serait trop simple.

C 'est terrible, l 'amour.

Je l 'ai entendu dire.

Ce qu 'il y a de pire, c 'est de ne pas comprendre.

C 'est de se répéter tout le temps.

Pourtant, je n 'ai pas changé.

Moi, je n 'ai pas cessé de l 'adorer.

J 'aurais continué dix, vingt ans.

Alors, quel jour ? Pourquoi ne m 'a -t -il plus aimé ? Ce que j 'ai dit, ce que

j 'ai fait.

C 'est épouvantable, vous verrez.

Croyez que je verrai ? Oui, parce que vous êtes un bon garçon et que l 'amour,

ça ne pardonne pas.

Ça ne pardonne pas.

Vous remarquez que Rodrigue n 'est pas méchant.

C 'est un homme, ça.

La grande habileté des hommes, c 'est de faire croire qu 'ils sont des enfants.

Quittons -nous vite avant que vous nous disiez du mal de vie. Oh, pardon,

mademoiselle. Bonjour, Annie.

Au revoir.

Je sens bien que je devrais vous dire quelque chose de gentil.

Vous faire des excuses pour... Pour ça ? Ça n 'a pas d 'importance. À votre

service.

Pardon ? Enfin, je veux dire, qu 'est -ce que c 'est ça, à côté de votre

? On a mal comme on peut, ça. Faut croire que je ne mérite pas autre chose.

Mais nous ne reverrons probablement plus jamais.

Oh, que si.

Bon, quelle idée.

Oh, mais je ne vous connaissais pas hier.

Je n 'avais aucune chance de jamais vous rencontrer. Je ne prends jamais la rue

Pigalle pour rentrer chez moi.

Il a fallu que je me trompe de chemin pour passer justement devant le fond.

Justement au moment où vous avez besoin de moi.

Vous n 'allez pas me dire que le destin ne m 'a pas placé sur votre route ? Ça n

'a pas très bien commencé.

La suite pourrait être pire.

Je suis prêt.

Oh là là ! Bon matin, peut -être. Ce soir, vous penserez à autre chose.

Non.

Ce soir, vous m 'aurez complètement oubliée.

N 'espérez pas.

Mon bras me fait trop mal.

Hugo, mon chou, je t 'apporte des chaussures.

Oh, excuse -moi, Roland, mais je te rembourserai plus tard.

Tu penses en ce moment, les histoires d 'argent... Bien entendu.

Ne te désoles pas, Hugo.

Le chien, il m 'a promis qu 'il ne te rendrait pas.

J 'ai d 'autres soucis. En ce moment... Allez, là, tu se lèves, les grands. Tu

vas tout de même essayer de travailler fort.

Je ferai un effort.

Ça m 'empêcherait de penser.

Hugo, ma chérie, je t 'ai passé ta robe.

Je te remercie, ma petite Christiane, parce que je n 'ai vraiment pas le cœur

refaire ceci.

Qui est -ce qui m 'a fauché mon pull au verre ? Toi, écoute -toi. Si je veux

être en place de tes affaires, j 'ai assez des miennes.

Qui est -ce qui m 'a fauché mon pull au verre ? C 'est moi, je te demande,

Sardou. Je ne sais pas ce que j 'ai, j 'ai tout le temps froid. Moi aussi, j

tout le temps froid, imagine -toi. Quelle brute, cette fille.

Sauvage, Marc.

Oh, ça va, ça va, garde -le.

Non, non, merci, j 'ai chaud maintenant.

On voit bien qu 'elle n 'a jamais souffert.

Maman a fait des beignets, je t 'en ai apporté quatre.

Tu les veux ? Tu es folle, dans l 'état où elle est.

Ah, si, tout de même, j 'ai baigné.

Ça m 'occupe pas.

Hello ! Au revoir, tout le monde.

Eh bien, qu 'est -ce que tu as fabriqué, Liliane ? Mais rien, pourquoi ? Ton

rouge. Tu peux bien me faire un raccord. Ah oui ? Donne -moi ta glace, Maggie.

Ta rouge qui tient pas, il bave tout le temps.

Alors voilà, j 'ai promis à Francine de ne pas donner suite à cette affaire.

Mais je tiens à vous prévenir les unes et les autres que je ne veux pas de ce

genre de publicité pour mon établissement.

Votre vie privée ne me regarde pas.

Mais je vous prie de régler vos affaires de cœur dans un autre quartier.

Ah, vous m 'avez compris ? Oui. Elles ne sont pas chaudes. C 'est la première

qui se rangera autrement tardue des dents pour aller danser ailleurs.

Tu vois ce que je t 'avais dit ?

Monsieur Sicon, comme d 'habitude.

Comme d 'habitude, oui.

Je sais que vous n 'avez pas peur du danger, mais tout de même, un homme

en vaut deux.

Qu 'est -ce que tu veux dire ? Vous devriez demander à cette dame de changer

rouge à lèvres.

Oui, aussi.

Merci.

Vous avez vu ? C 'est révoltant. Il te devait au moins une visite de politesse.

Pas un mot, pas un geste.

Après ce que j 'ai fait pour lui. C 'est peut -être à cause de ça.

On dirait que je lui fais peur. Ben, dis.

Vous cherchez, vous.

Qu 'est -ce que c 'est cet argent que vous avez glissé dans ma poche hier soir

Je ne vais pas le mettre dans ton soulier.

Ne cherches pas à être drôle. Je vous ai déjà dit que je ne veux pas avoir d

'argent. Mais il est bon. Je sais qu 'il est bon, naturellement qu 'il est bon.

Il ne m 'intéresse plus que ça, qu 'il ne soit pas bon. Je ne suis pas le seul

qu 'on achète, moi.

C 'était pour te faire plaisir et pour un verre. Non, merci, non, non. Je

ma plainte gratuitement.

Vous pouvez simplement à cette petite et qu 'on ne tire pas toujours sur celui

qui en vaut la peine. Bravo, très bien.

Cette idée de me donner 25 000 francs, à moi. 25 000 francs.

Ah oui, vous.

Vous envoiez bien que l 'argent.

Ne vous coûte pas cher.

Quoi ? Ne vous coûte pas cher.

25 000 francs de valse.

C 'est facile à gagner.

Tu ne veux pas de mon argent ? Non, monsieur. Je l 'approuve.

Et là ? C 'est marquanté d 'abord.

Je vous confie en tant que... Il n 'y a pas de raison, vous ne me connaissez

pas. Tu y tiens vraiment ? J 'y tiens.

Bonjour Antoine.

Donnez -moi un vermouth.

Oui, mais tu ne vas pas savoir.

Ce qu 'il faudrait surtout, c 'est que ton bras guérisse.

Non, elle ne voudrait pas qu 'elle soit si charmante, tu vois. C 'est une frappe

aux ailes.

En somme, elle n 'a qu 'une pensée, c 'est de te revoir.

Me revoir ? Oui.

Vous vous rendez compte ? Non, mais d 'un autre côté, il ne faudrait pas qu

croie que tu as touché de l 'argent.

Retirez ta plainte. Ah ben, ça serait du joli, ça.

Celui -là.

Non, non, non, vous m 'avez fait tromper. Il faut que je recommence.

Voyons.

Oui, gros.

Les billets, tu t 'en es débarrassé.

Débarrassé ? Tu parles.

C 'est lui qui les a dans sa poche.

Quoi ? Combien, vos orchidées ? 300 francs.

Très bien, je les prends quand même. Je reviens tout de suite.

Et voilà.

Eh bien, c 'est pas trop tôt.

Et pourquoi il les porte pas lui -même ? Lui -même ? Ah, discrétion.

C 'est tout Rodrigue, ça.

Tout Rodrigue. Elles sont belles, n 'est -ce pas ? On va être bien heureuses.

Merci, Petit.

Il n 'y a pas de quoi.

Tout à l 'heure, quand Rodrigue est arrivé, sans un mot, sans un regard, j

'étais folle.

Je me suis dit, il va danser avec d 'autres, rire avec d 'autres. Moi, je n

'existe plus pour lui.

Il n 'aura même pas un joli geste.

Vous voyez comment on se trompe.

Vous comprenez qu 'on l 'adore, il n 'y en a pas deux comme lui. Ah oui, oui, il

n 'y en a pas deux comme lui. Il est unique.

façon de craquer son allumé.

Ah, oui, c 'est un truc formidable.

Je voudrais pouvoir le réussir.

Quand je pense que si j 'avais pas eu la chance de vous toucher, je pourrais

plus faire ce petit jet.

Ce serait bien.

Quelle grâce, il a, quelle légèreté.

Il danse comme un nuage.

Comme un nuage. Pour en revenir au truc, je l 'allume. Et quel grand seigneur.

Dès qu 'il a de l 'argent, il le distribue à tort et à travers.

Ça, à qui le dites -vous, alors ? Je vois bien tous ses défauts, mais que

-vous ? C 'est toute ma vie.

Alors, Miko, tu te remues ? Viens vite, tu vas être en retard. J 'arrive.

Merci encore.

Je vous revaudrai ça.

Ça me semble difficile.

Le principal, vous seriez heureux.

Moi, je ne vois qu 'une chose. Si tu avais détruit ces billets comme je te l

'avais ordonné. Comme je te l 'avais ordonné. Comme vous me l 'avez ordonné.

Rien ne serait arrivé. Un travail mal fait, sauf qu 'on n 'aurait pas dans la

poche de cet imbécile.

Tu ne t 'en rends pas compte, mais ces billets -là, c 'est de la dynamite. C

'est un imbécile sur mesure.

Je l 'aurai dans sa main. Je l 'espère.

Tiens, j 'y vais. J 'ai l 'œil.

Deux et trois.

Comment trois cents ? Eh bien, c 'est ce que vous m 'avez demandé.

Dites -leur qu 'il y a trois cents, ça fait trois mille.

Comment ? Trois mille.

Trois mille ? Qu 'est -ce qu 'il y a, Petri ? Des ennuis financiers ? Plutôt,

oui. Ah oui ? Mais pas du tout.

Au contraire.

On m 'a dit trois mille. Voilà, je vous remercie.

S 'il vous plaît, ne me jette pas.

Vous avez des cadeaux avec mon argent.

Ce n 'est pas votre argent, vous me l 'avez donné.

Vous pouvez me le rendre.

J 'y réfléchis, je le gaffe.

Quoi ? Parce que tout à coup, il m 'est venu une idée. Mais alors ? Une idée ?

À tout à l 'heure.

Ce photographe... Doucement, pas de scandale. Les billets... Tu les

plus tard.

Oui, ça, c 'est pas une mauvaise idée.

Chez lui, on sera plus tranquille. Bravo. En attendant, surveille -le, qu

'en dépense pas trop.

Il a fait énormément des fleurs à Migou avec mon argent.

Tu vas me récupérer sa vie. Mise en circulation de faux billets, ça va

dans les 20 ans.

Alors, ces billets.

Vite.

Eh, Annette.

Vous, M. Roderick, vous êtes très fort.

Vous faites payer vos fleurs par les clients, maintenant ? J 'ai une

à te faire.

Parlez -en à ma mère. Alors, ne fais pas l 'idiote.

Les billets que le copain t 'a donné tout à l 'heure, je te les rachète.

Quoi ? Oui.

Non, non, parce que je suis joueur, tu comprends ? Non, je suis superstitieux.

Ces billets -là, j 'y tiens.

Tu comprends ?

Je vais bien essayer de comprendre.

Je vais racheter 4 000.

À ce prix -là, je comprendrai n 'importe quoi.

Voilà.

Merci, mon petit.

Prêtez -moi un peu.

Qu 'est -ce que vous avez comme bon champagne, madame Dubon?

Vous pouvez porter une bouteille de vin au Clicquot 37, mademoiselle Clicquot.

Bon.

J 'ai décidé de faire le bonheur de Miko et le vôtre par la même occasion.

J 'ai compris votre caractère.

Tête brûlée, grand seigneur et tout.

Je suis sûr que ces 25 000 francs, c 'est tout ce que vous possédez.

Et vous les jetez par les fenêtres. Ah, vous voyez qu 'il ne serait pas brûlant

de vous les laisser.

Alors, vous avez 3 000 francs pour votre semaine.

Avec ça, vous paierez le champagne, naturellement. Si vous avez un petit

à faire à Migo, avant qu 'à me prévenir, je paierai le supplément. C 'est bien

bon, oui. Je n 'ai pas de conseil à vous donner, mais vous devriez aussi me

confier vos pouvoirs.

Oui, c 'est ça. Et puis quoi ? Vous voulez purement un peu d 'argent de ma

? Non, mais je vous dis... Non, voyons ! C 'est vrai la raison, cette dame.

Mettez -vous.

Laissez -moi regarder le spectacle.

Voyez comme c 'est facile de la rendre heureuse.

Je m 'accourus après, et alors ? Alors, il

m 'a racheté 4000 francs les trois billets que M. Petrus m 'avait donnés

payer les fleurs. Tiens, tiens.

Ça m 'a paru intéressant.

Très intéressant.

Et maintenant, qu 'est -ce que je dois faire ? Surveiller le photographe et

Rodrigue, surtout.

Et remettez -moi tous les billets qu 'il pourrait vous donner.

Mais je n 'aurai pas d 'embêtement pour mon histoire ? C 'est promis.

Attention, maman.

Qu 'est -ce que tu fais ici ? Il y a des clients qui te demandent. Si, mais...

Une petite photo ? Quand on est heureux, il faut en garder la preuve. Dans une

seconde, vous l 'aurez.

Je veux bien.

Très près, n 'est -ce pas ? La minute de charme, le quart d 'heure du rêve.

Souriez.

T 'es folle, voyons.

Ça va être à toi.

Je suis libre cette nuit. Je serai chez toi vers 3 heures.

Ça, c 'est Lucien, hier.

Il t 'occupait à faire ses comptes, ce soir. Il fait ses comptes ? Ben, on

la clé.

Bon, voyons, si nous voyons.

Mais je m 'en fous, je t 'aime. Oui, mais j 'espère que tu m 'aimes vivant.

En tout cas, moi, c 'est comme ça que je m 'aime.

Bonjour. Comment ça va ? Très bien, merci.

Dis -le -moi une minute.

Qu 'est -ce qui t 'amène ? Voilà.

Je voudrais offrir un cadeau à Migo.

Ça lui fait un plaisir. J 'ai trouvé un petit poudrier ravissant.

Pas d 'idée. Ça lui fait un plaisir.

4 000 francs net, ça va ? 4 000 francs, mais en quoi est -il ? En radium ? Bon,

dis -le -moi. C 'est pas une histoire de petit cadeau, c 'est une idée de toi.

Donne -le -moi tout de suite, ça va être permis.

D 'accord, mais je suis à toi dans un instant.

Oui. Et toi, écoute -moi.

Si jamais... On est prêts.

Tiens. Bonjour, Rodrigue. Je ne savais pas que tu avais des clients.

Je présente mon fiancé, Robert Lestina.

Bonjour. Bonsoir.

Bonsoir.

Asseyez -vous là.

Ici. Là.

Qu 'est -ce que vous me conseillez ? Bon, le casque, naturellement.

Ce sera gentil.

David Roland, je vais te dire une bonne chose. Ce qui fait la grande force des

femmes, c 'est leur mystère.

Et toi, tu n 'en as pas.

Oh, ben, stupé.

Mais non, mais non. Tu aimes ton fiancé, ton fiancé t 'aime.

Parce que vous verrez sur la photographie.

Je vais photographier l 'amour.

Brouillez -vous un petit peu, il fait une chaleur ce volant.

Bravo, je voudrais vous voir dans un incendie.

Prenez la pose.

Et souriez.

Très bien.

Ah non, non, non, ne faites pas ça.

Mais non, vous faites un gentil petit sourire.

Attention. Et vous, j 'en prie.

Ah, putain, vous savez... Oh, là. Oh, très bien.

Très bien.

Merci.

Parfait. N 'importe quoi.

On les verra sur la situation.

Vous aurez des preuves demain matin.

Moi, j 'ai mis cet argent.

C 'est un bon.

Ça fait un jour, je chercherai tout à l 'heure. Oui, oui.

Je vais donner ça sur ma caisse personnelle.

Très bien, tu as une bonne idée.

Voilà.

Mes billets ? Hein ? Non, mes billets.

Pourquoi les as -tu repris ? Pourquoi ? Parce que ce sont mes billets. Je t 'ai

vu tes dépenses inutiles, puis ça te permettait de rendre Migo heureuse sans

'en apercevoir. Au régime.

Ça ne te faisait pas plaisir de voir cette petite figure toute rose de joie ?

n 'aime pas le rose.

C 'est fini entre moi et Migo.

Je trouve qu 'elle a le coup de révolver trop facile. Mais puisque ce n 'est pas

toi qui le reçoit.

Non, mais il y a des gens que les coups et blessures attachent côté de cela.

Moi pas.

Fini, terminé, Migo et moi, compris ? Tu ne vas pas le lui dire ? Ah si, vite.

Alors tu n 'as pas de gentil avec elle ? Au contraire. Je vais la dégoûter de

moi le plus rapidement possible.

Tu ne feras pas ça.

Je me gênerai.

Au revoir.

Minute. Tu ne feras pas ça.

Tu ne feras pas ça et tu vas être très gentil avec Migo.

Alors tu es complètement fou. Je suis peut -être fou, oui.

Mais tiens, regarde.

Regarde, mais regarde dedans.

Luciani paierait cher pour voir cette photo.

Vers 30 ans, j 'avais encore des centaines comme ça, sans compter le

Tu voudrais montrer ça à Luciani ? Heureusement, oui.

Et lui, tu le connais.

Ne te rattrape pas.

Alors ? Combien ? Parlons sérieusement.

Du chantage, maintenant.

Bravo.

Moi qui te prenais pour un brave type. En général, je suis un brave type, mais

je n 'ai qu 'un moyen pour en tomber heureuse.

Et ce moyen, je suis décidé à l 'employer.

En somme, tu veux que j 'aime Migo.

Voilà. On ne l 'aime pas sur commande. C 'est une fille comme Migo.

Elle verra bien que je mens.

Je ne crois pas. Elle a tellement envie de se croire.

Je suis un cadeau que tu veux lui faire.

Oui. Ce n 'est pas un beau cadeau.

Elle y tient.

Et si je refusais ? Trop tôt.

Parfait. Tu fais problème.

des progrès, c 'est bien malgré moi.

Je ne comprends pas Migo, jolie comme elle est.

Il me semble qu 'on peut l 'aimer.

Continue, continue.

Comme je t 'ai tout dit,

vous êtes jolie, Richard.

Je commence à comprendre.

Elle est malheureuse, cette petite.

Elle ne veut plus rien dire. Bien sûr.

Je commençais à m 'en douter, mais ça y est, mon bon Petrus, tu l 'aimes, la

petite Migo.

Pas du tout. Ce que je disais est tout à fait désintéressant.

Je vais te mettre ça au point. Ce n 'est pas des bêtises.

Dans trois semaines, tiens, un mois maximum.

Mon amigo se moque pas mal de moi. Oui, pour l 'instant, oui. Oui, mais elle n

'aime que toi, elle n 'aimera jamais que toi. Moi, je lui ai parlé, je sais bien

ce qu 'elle pense.

Non, c 'est pas toujours ce qu 'elle dise.

Allez, allez, tente ta chance.

Mais non, tu es toute sa vie.

Et si j 'étais mort ? Ah oui, forcément.

Je n 'ose pas te proposer un tel arrangement.

Veux -tu me dire ce que j 'ai fait, moi, pour mériter un tel amour ? Ah oui, je

me le demande.

Tant pis pour toi, je te préviens.

Si nous commençons un grand amour...

Ça sent pas drôle pour toi.

Je vais te chanter avec elle. Il t 'en pleurera.

Bonjour,

mon amour.

Bonjour, bigot.

Très bien, ma chérie.

Très bien, merci.

Bonjour, toi.

Bonjour. Alors, ça va ? T 'es content comme ça ? Tu sais, je suis encore plus

heureuse qu 'avant.

Avant, je ne savais pas. Avant, je ne t 'avais pas perdue.

Avant, je ne savais pas détester. Je n 'avais pas voulu te tuer avant.

Mais au fond, vous ne le connaissiez pas. Oh, ben non, je ne te quitterai

Oh,

pas encore.

Il y a longtemps que tu n 'as pas vu Lucienne.

Tu ne veux pas laisser parler ? Pardon.

Je vais rester.

Pour toi, mon frère.

Qu 'est -ce qu 'on va faire ? Petrus, c 'est une... photographier.

Tu veux bien, chérie ? Oui, oui, mon vieux Noël.

Alors, allez prendre la pose.

Puisque la photo est pour vous, je vais tâcher de la faire bien.

Oh non, je voudrais bien donner une. Mais fais -toi moi qui te la gêne.

Prends la pose, oui.

Si je la tiens comme ça, ça ne te dérange pas, hein ? Pas du tout, non ?

C 'est un peu bleuti contre moi, hein ?

Je sens bien que je t 'aime.

N 'est -ce pas, Petrus ? Oui.

Je trouve que vous faites un peu trop carpostale.

Non, mais... Non.

Alors, t 'es contente, oui ? Merveilleusement.

Alors, t 'es prêt, oui ? Dans un instant.

Ça me fait plaisir, moi, de voir ton beau visage.

Rose de joie.

Rigole. C 'est bien quand tu es malheureux, tu ne peux plus rien dire.

Rien.

Tu nous vois bien ? Je vous observe.

Attention, aujourd 'hui, Petrus, c 'est notre ange gardien. Oui.

Merci,

parfait.

Bonsoir, l 'aimée. Si tu veux.

J 'arrive.

J 'ai fait du chocolat glacé, mademoiselle.

Non, mais crois -tu qu 'elle a de l 'art ? Ressens -le -moi, Vermouth. Je

passais, j 'étais à mille lieues de penser à toi.

Et te voilà.

Oui.

C 'est curieux, hein ? C 'est curieux.

Je me demande ce qu 'il peut bien fabriquer.

T 'inquiète pas, il va venir. Il a dû avoir une panne de métro. Vous avez dit

quatre heures. Il n 'y a pas de panne de métro si longue que ça.

Pas sûr.

Le métro de Paris, c 'est le retard garanti.

C 'était une plaisanterie.

Ça ne fait rien.

Non, ça ne fait rien.

Non, ça ne fait rien.

Il y a du monde ce soir.

Merci. Même le garçon est là.

Ça ne fait rien, ça ne fait absolument rien.

Tu ne veux pas jouer à la glacée ? Tu

sais faire les cocottes en papier

? Vraiment formidable.

J 'ai appris ça à l 'école.

Tout ce que j 'ai à moi.

C 'est rudement difficile.

Pas pour moi.

Je suis un spécialiste du genre.

J 'ai même eu un premier prix de cocotte.

Je n 'ai même jamais pu réussir un chapeau de gendarme.

Il faut que ça aille à la maison.

Ah, mais le tout, c 'est...

Je n 'ai pas le raté.

Vraiment bien ? Ça en a l 'air.

Voilà l 'oiseau le plus facile à nourrir. L 'oiseau le moins sauvage.

Le grand oiseau blanc des îles.

L 'oiseau couleur de la vérité.

C 'est merveilleux.

Oh, regarde, il vole vraiment.

Naturellement, il t 'adore.

Non, merci.

Si, je crois que je veux quand même bien prendre une sucette.

Choisis.

Tiens, voilà Rodrigue. Ah oui?

Si, c 'est vrai.

Tu me la donnes?

Prêt dans la cocotte? Oui.

Naturellement, voyons.

Tiens.

Alors ne bouge pas, je vais lui dire que tu es là.

Salut. Tu ne vas pas recommencer? Pourquoi?

Elle est en retard au rendez -vous de Migo. Elle était désespérée.

Ah, vraiment?

Attention, Luciani.

Je vois mon vieux, une panne de métro.

C 'est pas à moi qu 'il faut dire ça, c 'est à elle.

Excuse -moi, mon ange. Une panne de métro, je suis mal pris.

Mais tu es là, le reste n 'a aucune importance.

Pas plus de rire.

Aucune importance.

Reste en t 'attendant.

On a bien ri.

Oui, on a bien ri.

Bien ri.

Tu es élégant, elle va.

Ah, qu 'est -ce que tu veux ? Moi, j 'évolue.

Oh, une idée.

Je vais chercher des frites.

Alors, c 'est heureux ? Écoute, je n 'ose pas trop t 'en parler. J 'ai peur

'agacer.

Ça paraît bien.

Pourquoi ? Je ne sais pas. Tu as pourtant retrouvé ton Rodrigue. Mais

fois qu 'il s 'agit de mon bonheur à moi, tu t 'énerves. Ah oui ? Oui, ça

remarquer aussi.

L 'autre jour, j 'allais parler de notre mariage devant toi.

Subitement, je me suis arrêtée. J 'avais senti que ça faisait de la peine.

C 'est drôle.

Ça serait collette, je comprendrais.

Mais toi, tu n 'es pas envieux.

Oh, non.

Voilà les frites.

Voilà les verres.

Tout le monde est prêt ? Présentez vos verres. Attention.

Il n 'est pas parti, ça doit être du brut.

À ton anniversaire, Migo.

Oh, j 'étais en réalité hier, mais nous le mettons aujourd 'hui. Oh oui, nous,

on n 'est pas un jour près.

Allez, Didier, c 'est fini, les oreilles.

Regarde ce que tu m 'as donné.

Oh, c 'est ravissant.

Alors, tous mes bœufs.

Et Rodrigue, qu 'est -ce qu 'il t 'a donné ? Rien.

Comment ? Non, il ne m 'a rien donné.

Je crois qu 'il ne savait même pas que c 'était mon anniversaire. Mais comment ?

Je lui ai dit hier soir, il m 'avait même promis. Oh, ça n 'a aucune

Oh, mais ça ne se passera pas comme ça.

À la voie.

Il va aller sur les chevaux de bois.

Viens, Robert, nous lui avons promis.

A tout à l 'heure, Migo. N 'oublie pas la répétition.

Quoi ? Tu ne me vois pas ?

Je suis très frappée par ce qu 'a dit Roland.

Il m 'a apercevoir que je n 'étais pas heureuse du tout.

Pourtant, tu vois Rodrigue tous les jours.

Peut -être ça, je le vois trop.

Ce que je veux dire n 'a aucun rapport avec toi, par exemple.

On peut te voir tous les jours.

Oui, on peut nous voir tous les jours.

Lui, c 'est plutôt le jour en jour de fête.

Oh, je n 'ai rien à lui reprocher. Il est très gentil.

Il est tellement gentil que j 'ai l 'impression qu 'il s 'applique.

S 'il m 'aide à passer mon manteau, lui,

je ne sais pas si je suis trop un con.

Tu ne t 'es pas demandé pourquoi j 'avais voulu boire aujourd 'hui ? Non, j

'avais trouvé ça tout naturel.

C 'est pour essayer de l 'oublier.

Quoi ? Oui, je l 'aime cette chanson. Mais ça m 'embête de l 'aimer.

Qu 'en penses -tu à toi ?

Je comprends tout.

Donne -moi à boire, que j 'oublie encore un petit peu. Avec plaisir.

C 'est trop mou.

C 'est la cueillette

des fraises.

Bon, vite le final, dépêchez -vous.

Chérie, c 'est à moi qu 'on m 'appelle. Mon cou. Me lâche -moi donc.

Ne me plaques pas, Liliane.

Je t 'aime.

Je suis bien venu te raconter ça à toutes tes petites copines.

Mais avec toi, ne pense vraiment.

D 'ailleurs, c 'est le pauvre Sphin, que nous partons.

Tu m 'as déjà dit ça hier. Mais aujourd 'hui, j 'aurai l 'argent.

Après le spectacle, on finit.

Compris ?

Qu 'est -ce que t 'as ? Attends, moi, personne.

T 'es promis.

Mais tout à l 'heure... Oh ! Attention ! Oh, sois tranquille, je ne te l

'abîmerai pas.

Je ne l 'aime plus assez pour lui tirer des coups de révolver.

Eh bien, tant mieux.

Je le méprise trop.

Tu entends ? Je te méprise. Oui, oui, mais méprise -moi en silence.

J 'ai honte de t 'avoir aimé.

J 'engrais de chaque mot d 'amour que je t 'ai dit, chaque larme que j 'ai

versée. Eh bien, n 'en parlons plus.

Tu salis même le chagrin que tu fais.

Oh, pauvre vieux, quelle vie tu te prépares. Qu 'est -ce qui se passe ?

surprendre qu 'il s 'embrassait.

Naturellement, il va te dire qu 'il l 'adore.

C 'est gênant tout ça.

Pourquoi gênant ? Pourquoi t 'es -tu à ce que personne ne le sache ? Tu m

! Tu n 'as qu 'à le dire, tu n 'as qu 'à le crier, tu n 'as qu 'à le gueuler.

Celles qui ne sont pas contentes, elles peuvent venir me trouver.

Elle est vulgaire, mais elle a raison. Alors, on s 'ébrouille ! Tu aurais peut

-être pu penser à la peine que tu allais faire.

On ne passait pas aujourd 'hui pour demain.

Oh, ne me plains pas.

Je peux détonner.

Je n 'ai presque pas mal.

Faut que je vois où vous vous gardez.

Eh, viens.

Prêtez -vous à vous poser du monde.

Ne vous posez pas.

Il n 'y a que ça comme personne qui vous attend.

En tout cas, toi, tu ne l 'emporteras pas au paradis. Peut -être que si.

Les hommes sont dégoûtants. Tout le monde le sait seulement toi.

Tu étais mon amie. Mais justement, puisqu 'ils ne voulaient plus de toi.

Mais il est mieux que ce soit avec une amie à trois.

Et si je fais classer la figure ? Ce n 'est pas le moment.

Vous avez votre costume.

Ce n 'est pas vrai.

Ah, toujours la même chose. Dépêchez -vous.

Et maintenant, mon petit mégot, je la...

Je suis le chameau, tu verras ça.

Dis -moi mon...

Hé, dis donc, un peu plus à gauche et jetez. Elle est folle.

Qu 'est -ce que t 'as ? Vous n 'avez pas passé votre vie à vous entretuer, là,

non ? Mais non.

Fais attention.

Musique.

J 'aime mieux ça.

Je viens de parler.

Qui est ?

C 'est réussi, cette fois. Je veux que l 'État nous en commande. Ça, c 'est pas

sûr.

Le quatrième laurier de la République a une petite page.

C 'est rigolo, hein, Sabatier ? On a toujours des embêtements avec ces

Oh, vous êtes trop gourmand, Milou. Vous imprimez trop.

Naturellement. J 'ai des frais généraux, moi, mon vieil.

Monsieur. Salut.

Salut.

J 'avais une petite achat.

Qu 'est -ce qu 'il te faut ?

Le chénier en est pour 25 000.

Tu m 'en donneras pour 10 000.

Il y a de la belle marchandise. Tu n 'auras que des compliments.

Ça vient de partir en province.

Nous avons un triomphe à Béziers. Ça s 'enlève comme des petits pains.

Et à Nancy, on en redemande. Tu verras qu 'ils feront le tour du monde.

Alors, ce n 'est pas encore aujourd 'hui que j 'apprends la connaissance du

fameux Luciani. Ah ben, il fait un pété -servure.

C 'est un artiste, tu crois.

Alors, 100 pour Luciani, 40 pour toi.

140, ça va ? Je le confie.

Mais dis à ton patron que la prochaine fois, ce sera plus cher.

Je lui ai fait un prix.

Je ne veux pas en être de ma part.

Au revoir.

L 'issue, vous verrez, ça plaira.

Je le crois.

Une comme mademoiselle l 'avait réglée, c 'était bien mieux. Mais Luciani en a

coupé la moitié.

C 'est malheureux.

On n 'a rien apporté pour Migo.

Non, mon vieux. De la part de Rodrigue, tu es sûr ? Sûr ? Et Rodrigue, où est

-il ? Il se change.

Je vais dire deux mots à celui -là.

Deux mots, oui.

Oui. Oui, tu devais lui faire un cadeau.

Un cadeau.

Eh bien, vas -y, mon vieux, vas -y.

Allez, va, va.

Qu 'est -ce qu

'il y a ?

Mais qu 'est -ce que tu as ? J 'en ai.

Et pourquoi es -tu ? Oh, si tu savais !

On devrait bien rire aussi, moi.

Oh, mais tu devrais.

Ah oui ? Pourquoi ? C 'est si drôle que ça ? Ça ne va pas être tel que je

te connais.

Oui, oui.

Mlle Migaud, de la part de M.

Rodrigue, au froufrou.

Et je la garantis deux ans. Je crois que cette dame sera contente.

Non, mais je l 'espère, Orsa, j 'espère. Je voudrais tellement qu 'elle soit

contente. Elle le mérite, vous savez.

Un sourire déchant.

Je pense qu 'il y a des muffles qui oublient son anniversaire.

Combien ? Mille francs, monsieur.

Vous la ferez porter encore ce soir ? Certainement, monsieur. Au revoir,

monsieur.

Merci, posez ça là. Vous reviendrez tout à l 'heure.

Ah, justement, je t 'attendais.

Gaston, fais dire à Mlle Francine de passer le voile.

Fais le numéro de l 'escarpolet.

Eh bien, Rodrigue, mon garçon, tu es idiot.

C 'est bien possible.

Ne mêle pas des femmes à tes affaires quand tu voudras que je les ignore.

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. J 'ai parlé à Liliane, c 'est -à

-dire que je sais tout. J 'ai compris votre départ de ce soir.

Ne fais pas cette tête -là, je n 'ai absolument rien contre.

Vous avez même ma bénédiction. C 'est parfait.

Ni toi ni Liliane êtes indispensables ici. Je sais.

J 'irais plus loin, tu commençais à m 'embêter, vraiment.

Comment tu aurais pu prévenir ton patron, Vianney ? Oui, c 'était

vous dire.

Je pensais que le départ de Liliane ferait du tort au spectacle.

Du tort au spectacle ? Liliane ? Faut -il que tu l 'aimes ? Enfin, de même,

Liliane est jolie.

Oui,

mon petit ange. Figure -toi qu 'un grand amour se déroulait sous nos yeux, et

nous ne nous en voulions pas.

Il est vrai que nous avions une excuse.

Nous nous occupions d 'une autre.

Vous voyez que c 'est bien utile de lui raconter tout ça ? Elle, oui.

Pourquoi ? Elle va avoir des dispositions à prendre.

Non, ça... Des dispositions, pourquoi ? Je ne t 'étonnerai pas non plus en te

disant que monsieur, entre deux tours de piste, vient de briser un nouveau cœur

de femme.

Tu ne m 'étonnes pas. Ce qui va te faire tordre, c 'est que cette fois, la dame

a brisé celui de monsieur.

Je me tords.

Merci. Ce qu 'il y a de certain, c 'est qu 'à deux heures du matin, Liliane et

lui s 'en iront sous des cieux meilleurs.

On n 'a pas l 'air songé à la remplacer. Et tu t 'inquiètes pour ça ? Mais Migo

le fera bien mieux qu 'elle.

Pas sûr.

Lui vient d 'en faire énormément de talent.

Mais elle sera très belle, les cheveux au vent, sur le rocher de la Vierge.

Ce lui ira très bien, moi.

Bonne chance.

Adieu, Rodrigue.

Sinon, mon Dieu,

on ne devrait pas partir avant d 'avoir rempli sa telle petite formalité.

Formalie.

Je suis venu ici pour ça et puis j 'ai oublié.

J 'ai été distrait. Oui, pas une vie si distrayante.

Je sens que vous n 'allez pas me croire. Je le sens aussi.

Mais c 'est pourtant la vérité. Mais c 'est toujours comme ça qu 'on commence,

après. Ça y est, je n 'ai pas les billets. Ça, c 'est entendu, cette

je la connais. Je voulais savoir comment tu en arrives là. J 'espère que tu as

un bon truc, une explication de derrière les wagons. Oui, non, pas d

'explication. Tu t 'es dit que j 'allais trouver Luciani, je lui raconterais que

j 'ai perdu les billets. Il sera content comme ça.

Je vais vous chercher, quoi. Je ne vois pas ce qui s 'est passé. Tu ne crois pas

que pour cent mille francs, j 'aurais droit à une histoire un peu meilleure ?

Vous voulez que j 'en avance ? Avance, oui. Et tant que je vais trouver quelque

chose d 'ingénieux, alors je vais m 'énerver. Une seconde, laissez -moi

réfléchir. Qu 'est -ce que j 'ai fait ? Ah, ça y est, M.

Petrus. Petrus. Sûrement, il m 'a refait le coup que je lui avais fait. Il m 'a

chipé les billets dans la poche de mon smoking pendant que j 'avais la tête

le robinet. Sous le robinet.

Tu es sûr, alors ? Il rigolait tellement. Moi aussi, je rigole. C 'est

Très clair, et surtout tellement vraisemblable.

Quoi, vous ne me croyez pas ? Pas trop, non ? Je vais t

Le beau Roderick voulait partir avec Liliane. Le beau Roderick avait besoin d

'argent. Le beau Roderick s 'est dit si j 'emportais celui de Luciani.

Seulement Luciani se met à travers.

Il veut qu 'on lui rende ses sous tout de suite, Luciani. Je voudrais bien...

répond pas des accidents.

Il peut prendre des fleurs et les offrir à Liliane.

Je ne veux rien accepter de toi, plus jamais.

Tu es un sale type et un mauvais cœur.

Qu 'est -ce qu 'il y a là ? Je suis pas donné de fleurs, moi. Ah, tu en as

honte. Tu as peur que Liliane te jalouse.

Inutile de nier, mon vieux. C 'est ce que tu faisais avec mon argent.

Oh ! C 'est une histoire, c 'est un sens.

Tu es encore plus impec...

Que voulez -vous, monsieur ? Qui demandez -vous ? Je voudrais parler à M.

Rodrigue.

Qu 'est -ce que c 'est encore ? On m 'a dit que je le trouverais ici.

Voilà, monsieur.

Un homme, monsieur.

Comment donc ? Je connais M. Rodrigue. Ce n 'est pas vous.

C 'est pas moi.

C 'est par peur.

Il m 'a acheté une montre il y a une heure.

En me priant de l 'envoyer à Mlle Migaud.

De la part de M.

Rodrigue. Je connais M. Rodrigue. Il ne me ressemble pas du tout. C 'est Petrus.

Il va lui faire 100 000 francs de cadeau.

Je vous affirme que monsieur est monsieur Rodrigue. C 'est vrai.

C 'est très inquiétant. Il s 'est servi de votre nom d 'une manière infâme.

Madame, il m 'achète une montre.

En précisant bien de la part de monsieur Rodrigue, il me donne votre adresse.

Il me fait avec un billet faux.

Oh, mon Dieu.

Vous voyez, près du troisième laurier de la République.

Une toute petite tâche.

Encore. Faites voir.

Voyez vous -même.

Il aurait pu vous faire arrêter.

Je comprends.

Moi, je n 'hésite pas. Vous savez, je vais remettre l 'affaire entre les mains

de la police. C 'est peut -être un peu dur tout de même. Mais vous n 'êtes pas

un mauvais garçon. Dans cette franche crapule.

Non, mais je m 'arrangerai avec lui.

Ça, c 'est beau. C 'est très beau. C 'est un joli jeu. Si vous voulez nous

rendre le billet, celui -ci est très beau, croyez -moi.

Permettez. Et ce puits d 'amour, c 'est peut -être pas toi qui me l 'as offert.

Oui, c 'est moi. Trop tard, le puits d 'amour, trop tard.

Avant, ça me l 'avait peut -être touché.

Qu 'est -ce que tu m 'as fait ? Je vous remercie, messieurs.

Fini, mon pauvre Patrick. J 'ai tout gâché.

Mais veux -tu dire, j 'étais ce que j 'ai pu.

Mais c 'était impossible, nous deux.

Toi, le danseur, bouge pas d 'ici. Et si Petrus s 'amène, garde -le -moi.

C 'est tout ce que je te demande.

Qu 'est -ce qu 'il a fait, Petrus ? Récupe -toi de tes affaires.

Et quand j 'en aurai fini avec ton photographe, tu pourras te déguiser en

infirmière.

Puis d 'amour.

Migo, mais qu 'est -ce que je dirais ? Que je suis malade, n 'importe quoi ?

Mais remplace -moi, tout ce que je te demande.

Vous gardez le taxi ? Non, payez -le. Merci, monsieur.

Ne bouge pas, j 'ai un client.

Je voudrais parler à monsieur Luciani. Vous avez dû le croiser, il vient de

sortir. Et monsieur Rodrigue ? Il est dans la salle.

Les visions d 'art s 'abattirent. Arrêtez.

Arrêtez. Tu ne comprends pas ce que je te dis ? Heureusement si.

On va peut -être mieux se faire remarquer.

Ne perds pas trop de temps tout de même. Ces messieurs seront là dans des

minutes. Ça va du calme.

J 'ai toujours été très gentil avec lui. Il faut croire que non. Non, mais il y

a des choses qui sont quand même terribles. Quand on a toujours été

se faire mitrailler comme ça, régulièrement, sans jamais savoir

ça, c 'est... Non, non, non. Mais dépêche -toi. Non.

La penderie.

On va le faire venir.

Viens, cache -toi, là. Pourquoi me cacher ? Moi, je n 'ai pas peur.

Petrus, je t 'en prie, réfléchis, il a son arme et tu n 'as rien.

Je t 'en prie, Petrus, fais ça pour moi. Je vais la tirer dans le laboratoire.

Dès qu 'il est prêt, tu partiras.

Qu 'est -ce que tu

fais ici ? Je suis allé t 'occuper de tes

affaires. Où est Petrus ? Vous voyez, patron, je l 'attendais.

Ne me mens pas, pauvre diable de la cour, je vous ai vus tous les deux.

Il ne doit pas être bien loin.

Tu peux m 'expliquer ça ? Le beau Rodrigue et ta petite amie Francine.

Ma copine... Vous l 'avez fait par la gourde, vous le savez.

Oh non, je vous jure que non. Oui, si, vous le savez, vous le savez tous.

Il m 'a bien possédé, la crapule. Il vous a bien fait rigoler avec la photo.

Allez, raconte.

Allez, raconte que je m 'amuse aussi avant de le descendre. Avant de vous

descendre tous.

Je vais vous démolir, moi.

Laissez -la.

Toi, photographe, tu tombes bien. C 'est toi qui a fait ça ?

Ne bouge pas au moins, ne fais pas l 'idiot, pétruche ! Tu vas mieux ?

Qu 'est -ce que je peux faire pour toi ?

Lucianie !

Rodrigue ! Oui, j 'y vais.

J 'y vais. Non, non, Migaud.

Allô, le froufrou ? Vous voulez vous m 'appeler mademoiselle Liliane Evans ? Ça

va pareil, oui ?

Oui, monsieur. Quoi ? Mais non, l 'argent est terminé depuis longtemps.

Déchez -vous, s 'il vous plaît.

Ça, j 'attends.

Dis -donc, Jean, tu me fais le plein, hein ? Tu regardes à l 'huile et tout

Pêche -toi, je suis passé.

Allô, c 'est toi, mon chéri ? T 'es prêt ? Quoi ? Je viens de te chercher, oh

non. C 'est la seule chose que je ne peux pas faire.

Non, je te retrouverai devant le moulin rouge, tu veux ? C 'est ça, ma fille,

elle a l 'anglais.

Fais attention que personne ne te voit, hein ? Oui, si j 'avais le temps, je

serais heureux.

Je boucle ma valise et je redescends. Tu ne m 'embarques pas. Mais dans votre

tête, la vie me plaît.

Rodrigue ! Rodrigue, je t 'en prie, ouvre -moi.

Rodrigue ! Rodrigue, on s 'est dit tout à l 'heure. Je t 'en prie.

Réveille toute la maison, comme tu viens. Toi ? Oui, alors, c 'était peine

voir rentrer chez moi.

J 'avais cru entendre marcher dans l 'appartement.

Je pensais que tu avais reconnu ma voix et que naturellement tu ne voulais pas

mourir.

Audrey ! Il a fallu que tu viennes me relancer jusqu 'ici. Ne sois pas

je suis venue te prévenir.

Tu veux dire de quoi ? Lucien, il sait tout.

Qu 'est -ce qu 'il sait ? Que je lui ai volé sa caisse ou que je lui ai pris sa

femme ? Il fait ton histoire avec Francine.

Ton pétruche, c 'est un joli monsieur.

Il n 'en dit pas mal, il se fait un sommet pour toi.

Ah non ! Ça, ça me fait plaisir, tu vois.

Comment ? J 'ai failli croire que c 'était un brave type. Mais oui, c 'est

brave type.

Il était à moitié évanoui, et quand j 'ai voulu m 'occuper de lui, il n 'a

qu 'à toi, qu 'à venir t 'avertir.

Il n 'a pas eu la force, alors c 'est moi qui suis venue.

Qu 'est -ce que tu racontes ? Il avait tellement peur pour toi.

Ça existe encore, des types comme ça ? Ce bonhomme que j 'ai piétiné, avec qui

'ai été ignoble, je l 'ai vu crever là -devant, moi.

Ça m 'amusait.

Et aujourd 'hui, c 'est pour moi qu 'il se fait casser la gueule.

C 'est moche.

Mais comprends -non, pauvre idiot.

Tu sais ce qu 'il a fait pour toi, ce type -là ? Quand il a senti que t 'étais

désespéré parce que je ne voulais plus de toi, parce que tu avais la bêtise de

'aimer, il m 'a obligé à te voir, être gentil avec toi, m 'a obligé à t

'embrasser. Et pendant ce temps -là, il t 'aimait. Mais il t 'aimait comme

jamais de ta vie tu ne serais aimé, ma pauvre vieille.

Et moi, comme un salaud, pendant ce temps -là, je regardais sa pauvre

Je remettais, j 'exagérais pour voir.

Alors si ce type -là ne t 'a pas gagné, tant pis pour toi, c 'est que tu ne le

mérites pas.

Ou alors c 'est que les femmes sont ce que je pensais.

Oh, pauvre Petrus.

Allez, aide -moi.

Nous avons déjà perdu trois minutes.

Tu n 'as pas besoin de tout ça, dépêche -toi.

Il faut que je sois très élégant pour ma petite Liliane.

Très jolie, hein ? Très jolie, mais dépêche -toi.

Toi, vous en avez eu beaucoup ?

Je crois que c 'est là que j 'ai vraiment aimé.

Nous allons faire un beau voyage.

Smégo.

Rodrigue.

Il m 'a dit... Petrus, tu es merveilleux.

Il a fait une chose dans sa vie.

La dernière qu 'il ait faite.

À un moment, il se savait en danger.

Prie le temps de le faire.

Pardonne -le, Petrus.

Bien sûr que je lui pardonne.

Tu m 'es réveillée.

De quelle manière tu as tout le temps à me dire ça ? Si tu n 'as pas gagné, c

'est que tu ne le mérites pas.

Va à la dernière parole qu 'il m 'a dite.

Oh, Rodrigue.

Il m 'a expliqué pourquoi.

J 'espère que je te mériterai.

Quand je pense que c 'était toi qui me consolait.

Je suis fatigué.

Je voudrais te dormir un peu.

Oh, bien sûr.

C 'est égoïste, je le fais.

Demain, je vais avec lui.

Demain, je te parlerai.

Et quand il voudra.

Parce que tu es gentil tout de même.

Comment veux -tu que je puisse m 'acquitter envers toi ? T 'acquitter ?

m 'as déjà sauvé la vie.

Moi ? Tout à l 'heure avec Lucienie.

Tu crois ? Et sans toi, j 'étais un homme mort.

Ah ben, j 'aime mieux ça.

Parce que tu sais, dans la vie, il n 'est pas toujours le même qui donne.

Migo.

Migo. Tu te souviens du jour où tu m 'as fait des cocottes en papier ? Oui,

Migo, oui.

Petrus. Oui, Migo.

Tu te souviens, Foufou, les orchidées que tu m 'as apportées de la part de

Rodrigue ? C 'était toi, hein ? Oui.

Ce n 'est pas ça, vous ne m 'en connaissez pas.

C 'est l 'inspecteur Bruneau de la police judiciaire.

Rodrigue Goutari l 'a déposé à chacune de ses filles.

Vous l 'avez vu, mademoiselle Migaud, hier soir.

Oui, pourquoi ? Nous l 'avons cherchée à son domicile, mais elle n 'est pas

rentrée chez elle cette nuit.

Nous avons pensé que vous saviez peut -être où elle était.

Moi ? Pourquoi ? D 'abord, pourquoi voulez -vous savoir où elle est ? Parce

'elle a tiré sur Rodrigue Goutari.

Comment ? Vous l 'accusez ? Ça, c 'est comique.

Il n 'y a pas d 'autre mot. C 'est comique.

Elle a réussi cette fois ce qu 'elle avait manqué la dernière fois. Je sais

'elle ne l 'a pas fait. Mais réfléchissez. La dernière fois, elle l

suis payé pour le savoir.

Pourquoi voulez -vous qu 'elle l 'ait touché cette fois -ci?

Vous ne devriez pas prendre la chose aussi légèrement.

Quand il est en vie, c 'est moi qui reçois les balles. Et puis quand il

'est encore moi qui les embête.

Non.

La situation est plus grave que vous ne pensez.

D 'abord, nous avons un témoin.

Quelqu 'un l 'a vu tuer Roderick ? Non.

Mais quelqu 'un l 'a vu sortir de la maison du crime.

Mlle Liliane Evans.

Celle -là, alors. Et ce n 'est pas tout.

Roderick Gouterine n 'est pas mort tout de suite. Il a eu le temps de parler.

Il a dit, « Migo, pourquoi as -tu fait ça ? » Vous n 'allez pas croire ça.

C 'est le délire.

Il s 'est trompé de coup de revolver. Il a confondu avec celui de la dernière

fois.

Allez la chercher.

Et si je dénonçais celui qui a tué Rodrigue ? Je ne vous croirais pas. Il y

trop de preuves contre elle.

Même si je vous disais qu 'elle allait chez Rodrigue justement pour le prévenir

? Même dans ce cas.

C 'est épouvantable. C 'est ignoble. Dans ces conditions, je vais... Ne dis

que c 'est toi.

Ce n 'est pas lui.

Si je vous dis que c 'est lui, ne le croyez pas.

Lui était ici, à moitié assommé.

Mais je n 'avais pas l 'intention. Je t 'en dis que tu l 'es accusée à ma place.

Voulez -vous me suivre ? Quand vous voulez.

Mais défends -toi, parle, dis quelque chose. Ils verront bien qu 'ils se

trompent.

Toi, tu sais que je suis allée l 'avertir.

Ce que pensent les autres, ça m 'est égal.

S 'ils font une erreur judiciaire.

Un jour, la vérité se sera.

Mais ils te mettront en prison.

Pas longtemps.

Ces petits doigts que j 'aime tant qui vont devenir des empreintes digitales.

Tant pis.

Que veux -tu ? Et à l 'anthropométrie.

Dieu sait comment ils vont te photographier.

Je regrette, mademoiselle, il faut nous suivre.

Et 50, ça fait 1236.

Vous voulez un café ? Hé, là -bas ! Vous voulez un café ? Non, merci.

Je voudrais en finir.

Puisque je vous ai tout dit, qu 'attendez -vous ? Je voudrais être

ce que je demande, c 'est d 'être seule.

On ne demanderait pas mieux.

On n 'est pas des brutes. Mais il faut d 'abord qu 'on vous interroge. Et puis

qu 'est -ce que ça peut vous faire d 'attendre maintenant ? Vous avez raison.

Pierre ne peut plus rien faire maintenant.

Ils t 'ont arrêté toi aussi, mais ils sont fous. Non.

Elle sait qu 'on s 'est fait prisonnière. Elle prétend que c 'est

tiré.

Toi ? C 'est pas possible.

Et t 'as des...

Des femmes, j 'en ai eu beaucoup.

Juliane est la seule que j 'ai vraiment aimée.

C 'est ce qui m 'a décidé.

C 'est vrai, il a dit ça.

Pauvre petite Francine.

S 'il avait pensé à moi, je l 'aurais laissée partir.

S 'il avait seulement dit comme toi, pauvre petite Francine.

Pourtant, il aurait pu.

Je suis vraiment une pauvre petite Francine.

Je l 'aimais tant que ça.

Oui, mais non.

Tant que ça.

T 'en fais pas, là, tu seras acquittée.

Et après ? Tu me connais pas bien, le rigolade est fini.

Alors que je crève en prison ou chez moi.

C 'est bon, conduisez -la au dépôt.

Allez, mademoiselle. Voilà les papiers.

Écoutez, vous ne pouvez rien faire pour elle ? Non, absolument rien.

Voyons, j 'ai l 'inspecteur pourtant.

Promets -moi de ne pas venir me voir.

Je te le promets.

Adieu.

Adieu, mon petit. Je t 'aimais bien. Allez, venez, mademoiselle.

Je te remercie.

Il paraît que tu m 'as évité le travail.

Mais puisque c 'est pas vous qui l 'avez tué, pourquoi vous a -t -on arrêté ?

Les missions ne font billets. Vous n 'avez pas peur, vous n 'avez rien trouvé

sur moi.

Nous verrons ça.

Vous étiez, mademoiselle. Vous vous tiendrez à la disposition du parquet.

Vous en faites pas, vous vous en sortirez.

Venez.

Prenez ces billets, c 'est l 'argent de Rodrigue. Il vous revient.

Merci, merci.

Vous en aurez besoin pour vous payer un bon avocat.

Au revoir.

Pour petite Francine.

Pour Audrey.

Pour Audrey.

Dimigo, qu 'en penses -tu qu 'on pourra recommencer à rien ?

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