All language subtitles for Death.in.Venice.1971.720p.BluRay.x264.[YTS.MX]-French

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Original subtitles

MORT � VENISE

Bon s�jour, Monsieur, bon s�jour � Venise !

Daignez nous accorder un regard favorable.

Et surtout, Excellence,

d�posez nos hommages aux pieds de votre petite amie.

Votre si jolie petite amie

Tous nos voeux les meilleurs, cher monsieur.

Menez-moi � la station de bateaux.

J'ai dit : � la station de bateaux.

Mais Monsieur va au Lido.

Oui. Mais je prendrai le vaporetto

� San Marco

- Vous ne pourrez pas - Pourquoi cela ?

Le vaporetto ne prend pas de bagages.

C'est mon affaire. Faites demi-tour.

Combien prenez-vous ?

Monsieur paiera.

Je ne paierai rien du tout si vous ne me menez pas o� je veux

Vous voulez aller au Lido.

Pas avec vous.

Je suis bon rameur, je vous m�nerai � bon port.

Ce gondolier est un dr�le...

Il travaille sans permis.

Les autres l'ont signal�. Voyant que la police le guettait, il a fil�

Vous aurez fait la travers�e gratuitement.

Mais... donnez-moi quelque chose.

Soyez le bienvenu, M. von Aschenbach.

La direction m'a charg� de vous pr�senter ses hommages.

La cl� du professeur Aschenbach !

J'ose esp�rer que l'appartement vous satisfera pleinement.

L'h�tel est des plus tranquilles...

Ce sont les bagages du professeur.

On vous monte votre malle tout de suite.

Nous avons un d�but de saison merveilleux. Un peu de sirocco, c'est tout

J'ose esp�rer que vous vous plairez ici.

3�me �tage... S'il vous pla�t.

Par ici, je vous prie.

J'esp�re que les fleurs ne vous d�rangent pas.

Les bagages du professeur Aschenbach.

C'est notre chambre la plus agr�able...

J'esp�re que vous vous y trouverez bien.

Et une vue unique sur la mer !

Le temps est un peu couvert aujourd'hui... mais il tournera au beau.

J'ose esp�rer que vous go�terez votre s�jour ici-

- et que l'appartement est tel que vous le souhaitiez.

S'il vous faut quoi que ce soit, appelez-moi.

Votre cl�... le 308... Retenez bien le num�ro.

Il sera bien dans quelques instants.

� votre avis, quand pourra-t-il se remettre au travail ?

C'est d�licat � dire dans un cas pareil.

N'oublions pas qu'il a un coeur qui bat la breloque.

Il faut l'arracher d'ici et qu'il fasse une longue cure de repos absolu.

Je me souviens:

Nous avions un sablier pareil-

-dans la maison de mon p�re.

L'orifice par o� s'�coule le sable est si �troit-

-qu'il me semble au d�but que le niveau du globe sup�rieur-

-ne va jamais changer.

Nous ne r�alisons la chute du sable que-

Iorsqu'elle touche � sa fin.

Et jusqu'alors, il para�t vain d'y r�fl�chir.

C'est au dernier instant

lorsqu'il n'est plus temps

que na�t en nous l'envie de m�diter.

Mesdames et Messieurs, le d�ner est servi.

Bonsoir, Mesdames et Messieurs, le d�ner sera servi dans 5 minutes.

Je suis s�r que le menu vous plaira.

J'ai une faim d'ogre, j'ai tellement march� aujourd'hui.

Tu parais fatigu�e... et p�le.

Tu devrais aller un peu plus au soleil, �a te ferait du bien.

N'oublie pas ta promesse.

Nous serons ensemble demain matin.

�a te fait plaisir ?

Tu ne t'ennuieras pas.

Qu'ils soient pr�ts � 9 h demain matin.

Allons d�ner.

Potage et poisson... ce sera tout.

La beaut� ! N�e, selon toi, de tes seules facult�s spirituelles

Nieras-tu que le g�nie de l'artiste ait le pouvoir de la cr�er ?

Oui, c'est ce pouvoir que je lui d�nie.

D'apr�s toi, alors, notre labeur d'artiste...

Ton "labeur" !

La beaut�, fruit du labeur ! Quelle illusion !

Moi, j'y crois.

Non. La beaut� jaillit

d'un �clair et ne doit rien aux cogitations de l'artiste

ni � sa pr�somption

Ton erreur est de ne voir que l'aspect restrictif de la vie

et de la r�alit�.

La r�alit�

ne fait que nous d�tourner de l'id�al et nous avilir.

Bien souvent je pense

que l'artiste est un chasseur oeuvrant dans l'obscurit�.

Il ignore son but, ou s'il a r�ussi � l'atteindre.

Ne comptons pas sur la vie pour �clairer notre route ni aider notre effort.

Puret� et beaut� sont filles de notre cerveau.

Non... cent fois non.

La beaut� nous frappe par le truchement des sens,

rien que des sens.

Les sens ne sont pas,

ils ne sauraient �tre la voie qui m�ne � l'esprit.

Seule, une parfaite ma�trise des sens

permet de se hausser

jusqu'� la sagesse, la v�rit� et la dignit� humaine.

La sagesse ! La dignit� humaine !

� quoi bon ?

Le g�nie est un don divin. Non !

Il est une calamit� divine.

Une flamb�e malsaine de nos dons naturels.

- Je repousse l'id�e de l'art d�moniaque. - Et tu as tort.

Le mal est une n�cessit�.

C'est lui le suc nourricier du g�nie.

Un peu de th� ?

Si tu veux du lait, sers-toi.

N'oublie pas que l'art est une �cole sublime

et que l'artiste se doit d'�tre exemplaire.

Il faut qu'il soit un mod�le d'�quilibre et de fermet�.

- Il ne saurait �tre ambigu. - Mais l'art est ambigu.

Et la musique est le plus ambigu de tous les arts.

Elle est l'ambigu�t� faite science.

Attends !

�coute cet accord

Ou celui-ci.

Chacun peut les interpr�ter � son gr�.

Ils offrent une s�rie de combinaisons math�matiques

impr�vue et in�puisable

Un paradis de complexit�s, o� toi, plus que quiconque-

- tu te vautres comme... un veau dans un champ de tr�fle

Tu entends ?

Tu reconnais ?

Ton oeuvre, toute ta musique...

Bonjour, M. le professeur.

Dr�le de temps...

Ce sirocco,

- quand croyez-vous qu'il cessera ?

Laissez-moi vous expliquer : le sirocco-

souffle trois jours, s'il commence un mardi.

Neuf, s'il commence un vendredi...

S'il ne cesse pas... le 10�me jour,

il dure trois semaines.

Il y a eu vendredi sept jours qu'il souffle.

C'est aujourd'hui le 10�me...

et s�rement le dernier jour.

Excusez-moi. Je vous souhaite une bonne journ�e.

De belles fraises toutes fra�ches !

Mettez-moi une chaise et une table ici.

De belles oranges !

�a fait quatre fois qu'ils construisent ce ch�teau !

Laisse-les tranquilles !

C'est pu�ril.

Allons-nous promener.

Des fraises ?

Non, Dorothy !

C'est tr�s dangereux par cette chaleur.

On ne doit manger aucun fruit frais.

Rien que des l�gumes bouillis.

- Tadzio est de bonne humeur. - Rentrons � l'h�tel.

- Tu es fatigu�e ? - Non.

Cette crainte n'est pas de la honte.

La honte est une d�tresse morale

contre laquelle tu es immunis�.

Tu es celui qui �vite... qui r�pugne... qui garde ses distances.

Tu fuis tout contact direct et franc.

Ton �thique rigide t'impose

un comportement aussi parfait... que ta musique.

Tout faux-pas est une d�ch�ance entra�nant une souillure ind�l�bile.

- Je suis souill�. - H�las non !

�tre redevable � ses sens

d'un �tat irr�m�diablement corrompu,

quelle joie pour un artiste.

Quoi de plus aride qu'une bonne sant� ?

Surtout lorsque c'est celle de l'�me.

Je dois pourtant trouver un �quilibre.

Quelle malchance que l'art se moque de la moralit�.

Sinon, tu serais un surhomme... hors d'atteinte... inimitable.

Sais-tu ce qui g�t au fond du courant ?

La m�diocrit�.

Vous nous quittez demain, Monsieur ?

Oui... une circonstance impr�vue.

Une obligation inattendue.

Je dois retourner � Munich.

J'en ai �t� avis� ce matin... c'est imp�rieux.

D'ailleurs, je ne me sens pas bien.

Ce climat...

est tr�s �prouvant pour moi.

Faites exp�dier mes bagages demain... et suivre mon courrier.

Et pr�parez ma note.

Bien, Monsieur... La note de M. von Aschenbach !

Je vais l'avoir tout de suite.

- Pardon, Monsieur, on vient de me dire... - De vous dire quoi ?

Pardon d'insister : le canot automobile attend...

- Le temps presse - Le temps ne presse pas !

Cette odieuse manie des h�tels de vous chasser d�s qu'on a pay� !

C'est intol�rable !

Si le canot ne peut pas m'attendre, qu'on envoie mes bagages en avant.

- J'irai � la gare par mes propres moyens - Excusez-moi, Monsieur.

Laissez-moi finir de d�jeuner en paix, et qu'on m'apporte un journal.

Adieu Tadzio ! Ce fut trop bref.

Que Dieu te b�nisse !

- Une premi�re, Munich - Pour aujourd'hui, Signor ?

Vous risquez de manquer le train.

Il part pour V�rone dans 4 minutes.

Il y en a un autre,

mais vous manquerez la correspondance. - Alors, faites vite.

Votre monnaie.

M. Aschenbach !

Je suis absolument constern� Une erreur... une malchance incroyable !

De quoi s'agit-il ?

Une chose qui n'arrive jamais,

et qui pourtant a eu lieu.

- Vous allez me faire rater mon train... - Votre malle est partie pour Como.

- La Compagnie fait tout pour la rattraper - Je la veux tout de suite.

C'est impossible... il faudra que vous attendiez.

Attendre ! Comment cela ?

Je la veux � l'instant m�me.

Partez pour Munich, elle vous y rejoindra dans 3 jours au plus.

Je ne quitterai pas Venise avant d'avoir r�cup�r� ma malle.

Tr�s bien. Sage d�cision.

Reprenez �a... et faites-vous rembourser le billet.

Et avertissez le canot. Je d�sire retourner imm�diatement au Lido.

Tu es tout sale !

Tu as du sable partout...

Un instant.

Pourquoi les journaux ne soufflent-ils pas mot...

de ce qui se passe ici ?

J'ai entendu dire que...

Ah, ces rumeurs extravagantes !

Croyez-moi, il n'y a ni �pid�mie ni m�me de maladies.

Et ces affiches du Service d'Hygi�ne ?

- Vous les avez bien vues ? - Certainement.

Mais chaque �t�... les murs de Venise en sont tapiss�s

Mesure d'int�r�t g�n�ral

prise par la police pour �viter tout risque.

Rien de plus, je vous assure.

Certains journaux �trangers en profitent pour publier

des articles tendancieux propres � d�courager les touristes.

Tr�s d�plaisant, n'est-ce pas ?

Rien qui doive vous inqui�ter.

Rien, je vous assure... Excusez-moi

Tu ne dois jamais sourire ainsi...

Tu ne dois jamais sourire ainsi � personne.

Je t'aime.

MUNICIPALIT� DE VENISE

D'o� provient cette odeur abominable ?

On la sent partout...

Qu'est-ce que c'est ?

Approche

Pourquoi est-ce qu'on d�sinfecte Venise ?

Ordre de la police, Signor

� cause de la chaleur et du sirocco.

Le sirocco est �touffant.

Pas bon pour la sant�.

Alors, pas de maladie ?

De maladie ? Quel genre de maladie ?

Le sirocco est une maladie ? Ou la police est peut-�tre une maladie ?

Une simple pr�caution, rien de plus.

Je voudrais changer 300 marks

en lires...

J'aimerais vous parler.

- Puis-je vous aider ? - Je vous en remercie d'avance.

J'essaie en vain de savoir... personne ne me dit la v�rit�...

On d�sinfecte Venise. Pourquoi ?

Simple mesure de routine... Ne vous en alarmez pas.

Simple mesure de pr�caution, en raison de...

Ne partez pas.

J'aimerais vous parler... Venez par ici.

J'�tais tenu de vous donner la version officielle.

Mais elle cache quelque chose de plus grave.

Depuis quelques ann�es, le chol�ra asiatique

n� dans le delta mar�cageux du Gange

a une tendance marqu�e � se propager.

Il passa d'abord

d'Hindoustan en Chine, puis

revint vers l'Afghanistan et la Perse.

Vous me suivez ?

Empruntant la grande piste des caravanes...

il sema la terreur jusqu'� Astrakan et m�me Moscou.

On s'attendait � ce qu'il se r�pand�t en Europe par voie de terre.

Mais c'est par voie de mer que les marchands syriens

l'amen�rent � Toulon et � Malaga.

Il apparut ensuite � Palerme et � Naples.

Puis s'implanta solidement en Calabre.

�pargnant jusqu'alors l'Italie du Nord

Mais songez combien Venise est vuln�rable

avec les lagunes... et le sirocco.

En mai dernier

en un seul jour,

on identifia deux fois les terribles vibrions

dans le cadavre noirci et �maci� d'un batelier

et dans celui d'une marchande de quatre-saisons.

Bien entendu, on dissimula ces deux cas.

Mais chaque semaine, le nombre de morts s'accro�t.

On renonce � les compter.

Il n'y a plus un lit de libre dans les h�pitaux.

Chacun le sait, vit dans la terreur mais se tait.

Et savez-vous pourquoi ?

Les estivants, les touristes !

Venise vit du tourisme.

Pouvez-vous imaginer Venise sans touristes ?

La ville avec l'aspect d�sol� qu'elle a en hiver ?

Je vous conseille de partir d�s aujourd'hui.

N'attendez pas demain.

Le d�cret de quarantaine est imminent.

Permettez, Madame,

� un �tranger

de vous apporter

un conseil et un avertissement

dont vous prive l'�go�sme des autres.

Partez ! Quittez Venise imm�diatement !

Je vous en supplie.

Emmenez Tadzio et vos filles.

Je vous implore.

Venise est la proie d'une infection terrible.

Je vous remercie, Monsieur.

Quel genre de route suis-je en train de suivre ?

Quelle sorte de route ?

Je grisonne.

Mais bien s�r... Et savez-vous pourquoi ?

Les grands personnages

n�gligent trop leur apparence.

Insouciance compr�hensible

n�anmoins regrettable.

Quelqu'un de votre classe

doit m�priser les pr�jug�s relatifs aux... artifices.

On n'a que l'�ge de son coeur, pas davantage.

Vous avez droit de retrouver la couleur naturelle de vos cheveux.

Je vais vous rendre ce qui vous appartient.

- Comment cela ? - Laissez-moi faire.

Le Signor peut maintenant tomber amoureux sans crainte.

Quelle merveilleuse filouterie !

Que veulent-ils de plus ?

Beaut� pure... rigueur absolue...

Puret� de forme... perfection...

abstraction faite des sens.

Tout cela est oubli�... rien n'en subsiste... rien.

Ta musique est mort-n�e. Tu es d�masqu�.

Renvoie-les, veux-tu ?

- Qu'ils s'en aillent ! - Les renvoyer ?

- Je vais te livrer � eux - Non, je t'en prie,

ne fais pas cela.

Qu'ils te jugent... et te condamnent.

La sagesse... la v�rit�...

la dignit� humaine.

Fini, tout cela.

Plus rien ne te retient d'aller dans ta tombe avec ta musique.

Tu as parachev� ton �quilibre.

L'homme et l'artiste ne font qu'un,

lls ont touch� le fond ensemble

Tu n'as jamais connu la chastet�.

Elle est un don de la puret� et non une d�ch�ance de l'�ge

Tu es vieux, Gustave.

Et rien au monde n'est si impur que l'impuret� de la vieillesse.

Bonjour, mesdames.

- Bonjour, monsieur. - Bonjour.

- � qui sont ces bagages ? - Aux polonais. Mme Moens et sa famille.

- Quand ? - Apr�s le d�jeuner.

Citrons frais !

Tadzio, Tadzio.

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