All language subtitles for EPORNER.COM - i3v1Uysz4pB La Bergere Et Les Ramoneurs(2019).FRENCH.XXX (2

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Original subtitles

J 'ai dit que la vie me voit la victime de l 'amour.

Pardonnez mon imputeur, mais je suis guère étonnée, car voilà un mal dont

souffrez depuis bien des années.

Que les nids ! Je vous assure, cette fois -ci, c 'est différent.

À quoi donc, mademoiselle ? En ce que le jeune homme est entré dans nos vies tel

un démon.

Comment donc ? Mais par la cheminée tardie.

parler du ramoneur ? Oh, mais ce n 'est pas qu 'un simple ouvrier noir de suie.

Votre servante, ici présente, pourra vous confirmer mes dires.

Elle dit vrai, mademoiselle. Le comte de Montemuy n 'est en fait que le

ramoneur. Le comte de Montemuy, celui -là même que mon père voulait me voir

épousailler ?

Là, tu arrives.

C 'est fini, laissez -moi agréer, foutez -le à la poêle, c 'est l 'Elder, ça

fait trois ans que j 'attends ça.

Oh, c 'est son chibre divin ! Oh, il faut pèter,

la ramoneur qui s 'est fièrement dressée une cheminée ! Allez, à la genoue, les

morues, videz -lui les bourses, y 'en a marre de vos blabla !

Je t 'avertis, j 'aime pas beaucoup qu 'on se moque de moi.

Et puis quoi ? C 'est ça que t 'appelles un spectacle ? Ah bah merde, alors

tiens. Écoutez, monsieur, vous êtes en train de perturber le bon déroulement du

spectacle. Tiens, elle cause la tapette. Maintenant, tu prends tes cliquets, tes

classes et tu dégages.

Eh bah, ça me ferait bien chier. J 'ai payé, alors j 'ai le droit de rester. Le

client est roi, comme qui dirait. Non mais, ça va pas, là ? Attention, vous

appelez la police, vous aurez mes nouvelles.

Non mais, bande de tarés !

J 'ai même pas de quoi me payer des clopes avec ça.

Arrête de fumer, tu feras des économies.

C 'est pas possible, Patrick. Tu peux pas nous donner ça pour une semaine de

boulot. Même en tapinant une demi -heure au bois, on se fait plus de thunes.

Je comprends, mais c 'est dur pour tout le monde. La semaine a été difficile.

Ça fait deux mois que la semaine est dure.

Là, c 'est la coupe du monde. Tout le monde mat le foot.

Elle a bon dos, la coupe du monde. Mon cul, la coupe du monde. Ce sera pas

plutôt ta pièce qui est nulle ? Alors là, attention.

Va pas trop loin, hein.

Elle est parfaite, la pièce. Il y a des drames, du sexe, de l 'humour, il n 'y a

rien à changer.

Alors, ça va bien, les critiques, hein. Ça va, hein. C 'est surtout la seule qu

'on a à se mettre sous la dent.

Non, mais franchement, moi, j 'en ai marre.

Je me casse. Et puis tiens, garde ta thune, t 'en auras plus besoin que moi.

Je me casse.

Salut la compagnie.

Ah non, mais Anaïs, elle a raison. Tu fais rien pour que la situation, elle s

'améliore. Puis alors, les loges, elles sont insalubres, il y a de l 'humidité,

c 'est un fessé de rats.

Alors moi...

Je préfère monter dans le dernier bateau de sauvetage avant le naufrage.

Vous devriez tous en faire autant.

Juliette, pourquoi ? Attends, fiche de moi. Tu m 'as jamais donné un premier

rôle. J 'en ai marre d 'être la petite grosse qui se tripote à côté du rideau.

Bonne chance.

C 'est mieux comme ça, tu sais.

Je suis fatigué, Patrick.

Je suis fatigué.

Le titre, c 'est bien la bergère et les ramoneurs, hein ? Ok ? Alors, ils sont

où les autres mecs ? Hein ? Non mais attends, ça j 'ai bien compris, mais ça

changer. Faut juste me laisser le temps, là.

Ah oui, de toute façon, c 'est pas grave.

Des acteurs qui cherchent du boulot, il y en a plein les rues. Sale petit con.

Pardon ? J 'ai donné 30 ans de ma vie à cet endroit.

Ton père et moi, on est partis de zéro pour bâtir tout ça.

Tous les libertins de la ville, venez se chauffer ici.

C 'était la fête tous les soirs. Et toi, avec tes prétentions de théâtre

minable, tu as tout ruiné en moins de trois ans.

Ton pauvre père doit se retourner dans sa tombe. Mais c 'est faux, il est

endetté jusqu 'au cou, là.

Tais -toi, tais -toi. Je ne sais pas si il me retient de t 'en coller une.

Ah, Henri, je pensais bien que tu étais pour rigoler.

Oh, merde, alors. Qu 'est -ce que ça fait du bien.

Allez, goodbye, chocard.

Bonsoir mon dodo, comment s 'est passée ta journée ? Comme d 'hab, j 'ai mangé

les restes hier soir, et puis j 'ai regardé les 12 épisodes de la première

saison de Détective Comanche.

Quoi ? Les 12 épisodes ? Mais t 'avais promis de m 'attendre mon chou.

Je sais, je suis une crotte égoïste. Oh mais non, ne dis plus jamais ça.

Tu sais, tu traverses juste une période de souffle, tu vas être très vite

remonté à la cheval.

Non, non, non, s 'il te plaît, non, pas ce sort, j 'ai mal à la tête.

T 'es en pleine déprime.

Ah, mais non, je suis juste un peu fatigué, c 'est pas grave.

Faudrait que tu retrouves une activité.

Ouais.

Bah, tu sais, le porno sur scène, c 'est terminé, c 'est fini, c 'est plus la

mode.

Bah, fais des films, alors.

Ah non, faire des films porno, là ?

Et puis me retrouver comme un rat des goûts, comme l 'autre Macrel, Francky

Bollock. Ça, jamais de la vie.

Pas moyen.

Comme tu voudras.

Moi, en attendant, je vais aller prendre une douche et je vais me mettre au

boulot.

Amener du boulot à la maison, toi.

Oui, un petit dossier d 'être financière à une comédienne déchue, tu la connais

peut -être, Isabella Montaigne.

Ah bah oui, carrément.

Mais je la croyais morte, elle.

Non, elle vit toujours, mais dans des conditions déplorables. Le ministre a

un nouveau fonds de soutien pour les artistes dans des misères comme elle.

Je vois bien, il n 'y a plus malheureux que toi.

Ouais, ouais, ça me fait une belle jambe, tiens. Mais à ton ministre, il

mieux de me faire jouer une pièce plutôt.

Ah non, voilà une bonne idée.

Écoutez, mon petit, c 'est d 'accord pour votre ami Patrick.

Je vais lui donner un coup de pouce.

Vous allez appeler Christian de Falange, le dramatiqueau, de ma part.

Il ne peut rien me refuser.

Monsieur de Falange, je suis également ravie de vous parler.

Oui, vous voyez, le ministre ne vous a pas oublié.

Oui, oui, il sera là pour inaugurer le prochain festival.

En attendant, il aurait juste un petit service à vous demander.

Oui, bonsoir. Ici, je suis le directeur du festival Dramatico. Vous êtes bien,

M. Patrick Martin ? Oui, oui, oui.

Eh bien, figurez -vous qu 'une de nos compagnies invitées nous a fait faux

Le festival débute dans six semaines et il nous manque le songe d 'une nuit d

'été. Vous pensez y arriver ? Oui,

oui, bien sûr, sans souci.

Sinon ?

Vous pensez à qui pour la distribution ? Isabella

Montes.

Très curieux.

Mais elle n 'est pas morte ? Non, non, non, pas du tout.

Elle est en pleine forme, prête de chez prête à remonter sur les planches.

Oh là là, elle pète la forme.

Écoutez, ça me va.

Après dix ans d 'absence, son retour risque de faire beaucoup de bruit.

C 'est parfait, je compte sur vous Patrick.

Nom de Dieu ! C 'est moi le clip.

Là, j 'y crois pas.

Ouf ! Enfin ! Le directeur du festival Dramatico m 'a contacté pour que je

une nuit d 'été.

Formidable ! Comment t 'as fait ça ? J 'en ai aucune idée, mais franchement, on

s 'en fout.

Par contre, il faut que je remette la troupe.

Ah, tu comptes rebosser avec ceux qui t 'ont tourné le dos ?

J 'ai pas le choix. De toute façon, c 'est la famille.

On s 'aime, on se déchire, on se réconcilie.

Le vrai souci, c 'est que j 'ai besoin d 'Isabelle Amantel.

Mais elle est complètement alcoolique.

J 'ai une idée. Je vais utiliser la méthode de mon tonton René.

Remettre, ça peut la guérir.

Le souci, c 'est qu 'on n 'a plus de théâtre pour répéter.

Attends, il y a bien le domaine de mon cousin Jean -Paul.

Jean -Paul ? Ton cousin, le taré, là ? Oh non, il est juste très émotif, c 'est

tout.

Ok, on répète le domaine de Jean -Paul.

Au revoir.

C 'est pas évident.

Je me suis mis en scène.

Qu 'est -ce que c 'est ? Bon, il est tard.

Bonjour, je suis Patrick Martin.

Madame Montez ? Mademoiselle Montez.

Qu 'est -ce que tu veux, Patrick Martin ? Non, Martin, je voudrais m 'entretenir

avec vous.

M 'entretenir ? Eh bien, voyez -vous ça.

Allez, rentre, mon loulou, je t 'explique. Rentre, tu vas faire rentrer

froid. C 'est 50 euros.

Allez !

Je t 'explique. Tu te la nettoies bien, tu t 'en vas, parce que j 'ai horreur

des odeurs.

Je ne suis pas venu pour ça.

Je dirige une petite campagne de théâtre. On a été engagés pour jouer au

Festival Dramatico. Le songe d 'une nuit d 'été.

Félicitations, mon chéri.

Tu auras avec ou sans capote ? Je suis venu vous demander de nous rejoindre.

Avec nous, vous allez retrouver l 'odeur des planches et la magie du théâtre.

T 'es pas beau, mais t 'es rigolo.

Le coup du metteur en scène, vous l 'avez jamais fait.

Non, je suis très sérieux. On a seulement cinq semaines, pas une de

êtes la meilleure tragédienne de votre génération.

J 'étais ! Non ! Bon, écoute, Patrick, machin, là, vraiment, tu commences à me

saouler avec tes histoires. Alors maintenant, soit tu viens pour tirer ton

soit tu te casses, OK ? Isabella, je suis venu pour vous... Qu 'est -ce que c

'est ?

Oh, mes yeux ! Ça va pas, non ? Oh, mais

qu 'elle est naze ! Oh,

le sale état.

Allez.

Donc, on remet comme un jupion.

Allô ma chérie ? Ouais, c 'est moi.

J 'ai retrouvé Isabelle à mon tête.

Ouais, enfin du moins ce qu 'il en reste.

C 'est pas beau à voir.

Qu 'est -ce que tu fais là ? Je te laisse, il y a la grande Zaza qui

'entrer les morts.

Il y a quelqu 'un ?

Il y a quelqu 'un ? Tiens, tiens, tiens.

Mais qu 'est -ce que tu fous là ? Et viens pas me dire que t 'étais de

Non, je suis venu pour toi.

Et comment vas -tu ? Bah, écoute, très, très, très bien. Je suis

heureuse.

Juliette ! Reviens terminer l 'inventaire, bordel ! C 'est ton nouveau

copain, ça ? Lui, là ? Non, c 'est Denis, mon cousin.

Mon cousin très éloigné.

Il m 'héberge ici le temps que je trouve mieux.

Bon, en vrai, t 'es là pourquoi ? Et imagine même pas que je vais remettre le

moindre petit pied dans ton théâtre pourri.

Bah, y 'a pas de risque. De toute façon, après la vente, ils ont rasé et

maintenant c 'est un parcours.

Bah merde, j 'aimais bien ce théâtre.

Juliette, s 'il te plaît, reviens avec moi.

Pourquoi faire ? Ça s 'est mal passé la dernière fois. Shakespeare.

Je monte un Shakespeare pour le Festival Dramatico.

Une vraie pièce.

Des vrais gens, un vrai public.

Si c 'est encore pour jouer les bonus qui se ripotent à côté du rideau, tu

penses pas même pas à moi, là.

Puck. Tu joueras Puck.

C 'est qui, ça, Puck ? Un faune, un disciple d 'Oberon. Alors, Oberon, c

grand magicien, avec des pouvoirs et... C 'est un elf. Un elf ? Tu peux avoir

des oreilles pointues ? Ouais, accordé.

Et des ailes noires, des petites ailes, des toutes petites.

Accordé. Et ma sienne des belles ? Y a pas de baises. C 'est Shakespeare, c

pas John Beirut.

Bah, c 'est bon, je marche.

Allez, on y va.

Et tu prends pas tes affaires ? Quatre culottes, deux t -shirts. Non, c 'est

bon, je vais laisser ça à Denis. Il pensera à moi en se paluchant.

Et t 'es restée en contact avec les autres ? Alors, Anaïs, elle est mariée à

cuisinier espagnol. Elle est à Barcelone, du coup. Et Tony, on m 'a dit

était devenu homme à tout faire pour une aristo.

Et Chloé ? Et Chloé, elle est retournée avec Francky Bollock. Tu vas devoir s 'y

faire. Elle est dans la poche, connard.

C 'est ce qu 'on verra, ça.

Là, devant toi, t 'as un nouveau Patrick. Je sens qu 'on va bien se

Bonjour.

Madame la comtesse de Hauteville ? C 'est bien moi.

Mes amis m 'appellent Hortense.

Mais attendez une seconde.

On se connaît. Vous êtes Topaz, le neveu de M.

César Yomondé, le premier ministre du Kenya. Comment... va votre oncle ? Je

désolé, je ne suis que Patrick Martin.

Ah oui, Martin, vous dites ? Oh, mais... Oh, j 'employais un Martin

autrefois à mon service.

Un pâle freunier, drôlement bien monté, le gaillard, si ma mémoire est bonne.

Enfin, monsieur Martin, qu 'est -ce que je peux faire pour vous d 'être agréable

? Je cherche Tony ou Anthony.

On m 'a dit qu 'il travaillait ici.

Tony ? Je ne connais pas de Tony.

Si, une erreur sans doute.

Oh, tenez, voici Alfred, mon majordome. Posons -lui la question.

Je viens informer madame que l 'heure de sa leçon de piano approche. Oh,

merveilleux, merveilleux. Dites -moi, Alfred, j 'ai monsieur Martin ici

qui recherche un de ses amis à un nommé Tony.

Vous le connaissez peut -être ? Je ne crois pas, non.

Monsieur a dû être mal informé. C 'est exactement ce que je lui ai répondu.

Si madame veut bien se diriger vers le petit salon, je vais raccompagner

monsieur. Oui, excellente idée, Alfred.

Adieu, monsieur Martin. Mise d 'amitié à votre oncle.

Fou le camp.

Tony, laisse -moi t 'expliquer.

J 'ai dit dégage.

Juste une minute.

Shakespeare.

Quoi, Shakespeare ? On doit jouer Shakespeare.

Bien payé, pas de sexe.

C 'est trop tard.

Je vis une situation stable et confortable.

Ok. Tu veux jouer les toutous de luxe ? Ok, je peux pas t 'en empêcher. Mais

laisse -moi te dire un truc.

Tu veux beaucoup mieux que ça. Beaucoup mieux. Et la compagnie à quatre pattes

sans toi, ça vaut rien du tout.

T 'as toujours été bon pour embobiner les gens.

Écoute, je te donne deux minutes avant d 'appeler le garde -chasse.

Il s 'appelle Yannos et c 'est un ancien champion de MMA.

Bah, c 'est les filles qui vont être déçues.

Et puis surtout Chloé.

Ouais, c 'est ça, tu mens. De toute façon, il n 'y en aurait aucune qui

accepterait de revenir.

Hein ?

Bien,

je vois que tu es prête pour ta leçon de piano.

Alors, allons -y.

Oui,

monsieur.

Une bonne question ?

Oui, monsieur.

Je suis là pour apprendre la discipline.

Oui, oui monsieur.

Petite souillon.

On ne va pas être confondus comme d 'habitude.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh

! Oh ! Oh !

Oh !

Oui,

monsieur.

Oui, monsieur.

Oui,

monsieur.

Allez, on passe au professeur de musique.

Oui, monsieur.

Regardez -moi, Sooyong.

Oui. C 'est bon, ça ? Oui, monsieur.

Oui, c 'est bon. Je suis bien honoré par ton maître. Oui.

C 'est très dur.

Voilà, aujourd 'hui on va se coudre.

La leçon de piano est terminée.

Veuillez répondre, mon brave.

Dépêchez -vous.

Madame la comtesse devrait acquérir un portable.

Ce serait quand même bien plus pratique.

Oh, écoutez, Alfred, le jour que j 'aurai besoin de vous conseiller à viser

'est pas prêt de voir le jour.

Alors en attendant, je vous paye, alors faites ce que je vous demande.

Et dépêchez -vous.

Bien, madame la comtesse.

Mais Alfred ! Mais Alfred, qu 'est -ce que vous faites ? Revenez, Alfred !

Alfred ! C 'est un ordre !

Oh

mon Dieu, il nous faut nos quatre.

Je suis d 'accord.

Je t 'en prie.

C 'est qui, ce guignol, là ? C 'est Jonathan Marolle, ton futur Dimitrius.

Ah non, non, non, pas question.

J 'ai pas besoin d 'un beau gosse avec le cul d 'une moule, là. Regarde -moi ce

que je garde.

Non, mais tais -toi.

Putain, tais -toi. Regarde le nombre de vues.

Ah ouais, 4 millions.

Et c 'est pas fini, hein.

Les producteurs vont se l 'arracher.

Ah, mais c 'est vraiment super pour lui, mais je vois pas ce qu 'on va faire là

-dedans.

Bah, écoute.

Il se trouve que je l 'ai contacté. C 'est un jeune homme délicat, cultivé et

surtout fan de ses paupières. Enfin, en théorie, parce qu 'il a été incapable de

me citer le nom d 'une pièce.

Mais bon, comme on dit, l 'important, c 'est de participer.

Et puis avec son nom sur l 'affiche, c 'est sûr, on va grave faire le deuxième.

Oh, top. Je vous le répète, le festival Dramatico, c 'est pas la Fashion Week.

Donc le beau gosse, vous l 'oubliez parce que c 'est une super mauvaise

Eh bien, moi, je le veux.

C 'est qui, elle ? Clara.

C 'est une de tes amies, ça ? Eh bien alors, Patrick Machin, tu ne me

pas ? Isabella... Écoutez, c 'est très simple, vous m 'avez donné une seconde

chance, pourquoi pas lui ? Et puis je vais vous dire, ou bien il est engagé,

bien je ne joue pas.

C 'est du chantage, ça ! Non, c 'est un caprice ! En fait, quand elle a été

bourrée, je trouve qu 'elle va vraiment nous emmerder. Je vous entends ! Et Tony

? Ah ! Oui, Tony l 'a accepté.

D 'accord.

Reste Chloé.

Chloé, tu as vu l 'heure, là ?

Je faisais pas un peu de ma gueule ? Non, mais je suis désolée, Francky, mais

y avait une queue de dingue au magasin.

Non, mais écoute, t 'avais toute la matinée, là, pour déposer le fric à la

banque et faire les courses pour ce soir.

Et en plus, ta petite hôte le pointait à la bourre.

Mais c 'est quoi, Chloé, le problème ? Je t 'en demande trop, c 'est ça ? Faut

me le dire.

Non, mais pas du tout, Francky.

En même temps, t 'as raison, c 'est de ma faute. J 'ai envie de faire les

courses en premier.

Écoute, j 'en ai rien à foutre de ce que tu devais faire ou pas faire. De toute

façon, j 'ai changé tout le plan de travail.

On fera quand même la comédie, hein.

De quoi ? La comédie ? Non, mais c 'est terminé, tout ça.

J 'ai eu comme un flash, une révélation.

Le porno à papa, c 'est terminé. Je me suis fait livrer ce matin une caméra,

à réalité virtuelle.

J 'avais fait un petit texte.

De quoi ? Mais tu n 'écoutes pas ce que je viens de dire.

Ça rentre là, ça ressort par là.

Maintenant, on est au 21e siècle. Tout va très vite.

OK ? On va faire notre petit plan.

Mais d 'abord, je vais terminer la séquence avec Lola.

Lola ? Elle est ici ? Bah, écoute, t 'es arrivé à la bourre.

Tu voulais que j 'appelle qui ? Ok ?

Non,

mais c 'est quoi ça ? Ça, c 'est le casque VR Master.

Toute nouvelle génération, le top du top. Enfin, grosso merdo, c 'est une

caméra.

Non, mais je parle de ça, là. L 'ascension, filou nous. Mais qu 'est -ce

'est ? Apprends à dire bonjour avant d 'inciter les gens.

Faudrait -il déjà encore être un être humain ?

Écoute, Chloé, c 'est bon, ça suffit.

Ce que tu vas faire, c 'est que tu vas nous laisser travailler et tu vas aller

me chercher des clopes.

Tu veux quelque chose, Lola ? Je veux un paquet de Dillinger Light spécial avec

des billes au menthol, tu sais, pour un petit coup de fraîcheur.

Et ma main dans ta gueule en prime, tu l 'avais aussi ? Ça suffit, Chloé.

Le mieux, c 'est que t 'ailles prendre l 'air et tu vas nous chercher des

clopes. Et surtout, relaxe, quoi.

Allez, ma petite Yoko.

Tu vas me montrer de quoi tu es capable.

Surtout, tu ne dis rien.

Tu poses tes petits cris de temps en temps.

Tu peux même chialer.

Mais tu as pété un plan. Je ne vais pas me mettre à chialer quand même.

Écoute, c 'est comme ça qu 'elles font les vraies japonaises.

Ça, elles donnent l 'impression qu 'elles sont très mal.

Mais enfin, bon, c 'est culturel. Tu ne peux pas comprendre.

Culturel, culturel. Coup de con, oui.

Je ne te demande pas de réfléchir. Sinon, je n 'aurais pas envoyé l 'autre

gaucho chasser des clopes.

Allez, parce que là, on n 'a pas toute la journée.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Sous -titrage FR ?

Wow!

Sous -titrage Société Radio -Canada

Hé, c 'est moi, c 'est moi ! Hé, hé, hé ! Décale -toi, c 'est moi, c 'est

Patrick ! Non, mais me refais plus jamais ça ou je te tue ! Qu 'est -ce que

fais d 'abord dans ma voiture ? Ben, c 'est Francky, je veux pas qu 'il me

Francky, il est au studio avec Lola.

Et c 'est qui, ça, Lola ? C 'est une nouvelle trouvaille.

Ben, sinon, ça va, toi ? Pas fort.

Bon, alors, raconte.

Shakespeare, songe d 'une nuit d 'été, festival dramatico.

Non, tu déconnes ! Hé, hé ! Ah !

Regarde, ils ont fait une nouvelle traduction, tu vas adorer.

Et c 'est pour de vrai ou c 'est une astuce pour que je revienne ? Absolument

pas. Prends ça comme une bouée de sauvetage.

Un capitaine n 'abandonne jamais un matelot tombé à la mer.

Je suis devenue obsolète.

Tu crois qu 'il m 'aime encore un peu ? Tu t 'es affranchi ? Ouais,

je pense.

Et toi ?

Alors ça, c 'est la question du nombre de dollars.

Tu ferais bien d 'y répondre rapidement parce que Sir Williams va finir par s

'impatienter.

Bravo, Patrick.

Moi, j 'aime beaucoup cet endroit.

Je sens déjà des bonnes ondes positives me pénétrer.

Je sens qu 'on va faire du bon boulot.

Ah oui, d 'entendre.

Par contre, tu peux retirer ta main, s 'il te plaît ? J 'ai comme une douleur

lancinante. Une douleur lancinante ? Attends, tu veux que je te passe un

massage ? Ce soir, ne vers dans ma chambre.

Je te dois bien ça.

Non, en fait, ce soir, je préfère rester tout seul.

Je suis plus relax.

Tu veux te faire un petit sex -call avec ta copine, toi ? Non, pas du tout.

Cocain ! Mais tu devrais en plus, ça ouvre les chakras.

Ce petit cul a croqué.

J 'avoue, mais bon, moi, faut pas que je craque parce que je suis encore

sevrage. Tu vois, ça serait bien la première fois que tu passes une journée

'envoyant en l 'air.

T 'es vraiment idiot, si tu te pensais drôle.

C 'est pas comme ça que tu vas l 'avoir.

Tu dis n 'importe quoi, Chloé, c 'est juste une collègue.

Mais oui, bien sûr, t 'es tombé amoureux d 'elle dès que tu l 'as vue.

Mais bon, c 'est vrai que vous êtes relou, vous les mecs, quand il s 'agit d

'exprimer vos sentiments.

Non, mais alors là, t 'es complètement à côté de la plaque.

La petite grosse a raison. Vous y prenez comme un manche.

La petite grosse, comme c 'est aimable à vous.

Mais bon, je vais mettre ça sur le compte de la vieillesse et puis de l

bien sûr.

Patrick, c 'est tout ça ? Ah, salut.

Désolé pour tout ça. Moi, c 'est Jean -Paul.

Très joli sourire.

Par contre, j 'aime pas trop le nez.

Pardon, t 'as dit quoi là ? Salut Jean -Paul.

Écoutez tous, je vous présente Jean -Paul, le maître des lieux. Il nous

cet endroit fantastique pour toute la durée de répétition.

Jean -Paul ne dit jamais de mensonges.

C 'est une qualité.

Vous vous en rendrez compte par vous -même.

Et pourquoi tu portes une combinaison, M. Jean -Paul ? Ça se voit, il est

apiculteur. Ah non, ça, rien à voir. Il y a de l 'amiante partout ici.

Mais non, je déconne.

C 'est pour les abeilles.

Je ne dis jamais de mensonges, mais je fais des petites blagounettes de temps à

autre.

Allez -y, entrez. Venez choisir vos chambres.

Vous vous êtes parfaites. Des

grosses fesses comme je les aime.

Alors, écoute -moi bien, les nains. Tu me traites encore une seule fois de

grosses. Je prends tes couilles, je les arrache et je m 'en fais des boucles d

'oreilles. Capite ? Oui, oui.

On dit oui, mademoiselle Juliette. Oui, mademoiselle Juliette. Ben voilà, c 'est

pas si dur.

Ça y est, je suis amoureux.

Donc c 'est ici que nous allons répéter ? Et jouer aussi, devant le comité du

festival. De Fallange a insisté pour venir nous applaudir, à l 'issue des

semaines.

Je ne comprends pas bien. Je pensais que nous étions déjà engagés.

Ah, si.

Ça, nous sommes engagés.

Mais c 'est une petite formalité de rien du tout.

J 'ai la désagréable sensation, Patrick, que vous ne me dites pas tout. Et

vraiment, vraiment, j 'espère que vous n 'avez pas d 'autres petits secrets dans

ce genre.

Non, absolument non. Pas de secret. Absolument aucun.

Bien entendu.

On se retrouve dans une heure pour la lecture générale.

Une heure.

Est -ce que t 'as un peu stressé la famille là ? Jean -Paul, je t 'adore,

il va falloir que tu sois plus subtil, d 'accord ? Ok, pas de soucis.

Venez te voir, c 'est moi -même un petit miel qui calme tout.

Et je voulais savoir si ça t 'intéressait que je vous serve ça au

déjeuner. Ouais, ok, c 'est gentil de ta part. Par contre, j 'ai vraiment besoin

que tu me planques toutes les bouteilles d 'alcool.

Toutes les bouteilles d 'alcool qu 'il y a ici, tu me les planques.

Ok, ça marche.

Ça marche, pas de souci. Tu peux compter sur moi, c 'est comme si c 'était fait.

On occupe.

Ah belle Hippolyta, voici que l 'heure de nos noces avance à grands pas.

Plus que quatre jours de liesse avant la nouvelle lune. Mais voilà que l

'ancienne tarda d 'écroître en même temps que mes désirs s 'attisent.

Comme une belle -mère ou une veuve fait attendre la récompense d 'un jeune

homme. Euh, dis -moi Patrick, on ne pourrait pas changer belle -mère par

chose ?

Parce que là, ça me fait vraiment penser au scénario des « Nature les préfère

Dieu ». Et c 'était un script affreux.

Alors, je ne sais vraiment pas de quoi il parle.

On ne change pas le texte.

Juliette, c 'est à toi. Tu es Hippolyta.

Euh, non. Je croyais le jouer Puck, moi.

Non. Chacun d 'entre nous va jouer plusieurs rôles. C 'est comme ça, dans

genre de pièce.

Ah, parce que toi aussi, tu vas jouer ? Oui.

Moi, par exemple, je vais jouer Bottom et Oberon.

D 'accord.

Quatre jours s 'écouleront très vite d 'ici l 'arrivée de notre nuit. Et quatre

nuits passeront aussi rapidement que le temps d 'un rêve. C 'est alors que la

lune semblable à un arc -en -ciel fraîchement apparu éliminera nos

Patrick, je ne sais même pas ce que je lis. J 'ai étudié que les répliques de

Puck, moi.

Mais qu 'est -ce que c 'est que cette mascarade ? Je n 'ai jamais rien entendu

'aussi ridicule.

Personne, je dis bien personne, n 'a jamais aussi mal lu Shakespeare.

Vous balancez vos répliques comme si vous étiez de vulgaires acteurs pornos.

Figurez -vous, madame la tragédienne, que c 'est exactement ce que nous

Patrick, c 'est vrai ce qu 'elle dit ? Alors, techniquement, c 'est plutôt des

comédiens de scène.

Ouais, on termine comme à la poêle.

Jonathan, vous étiez au courant de tout ça ? Alors non, pas du tout. Je suis

comme vous.

Mais moi, je trouve ça plutôt cool.

C 'est enrichissant, enivrant.

Un peu comme un choc des cultures, vous voyez.

Bravo, je vois surtout que vous êtes aussi allumés qu 'eux.

En même temps, il ne faut pas être une lumière pour faire une pub pour des

yaourts.

Ce ne sont pas des yaourts, c 'est des yogourts. Vous voyez, il y a une

différence. Patrick, je commence vraiment à saturer avant que je craque

nerveusement. Vous me ramenez à la gare.

Pour aller où ? N 'importe où, soit ici, très très loin.

Ramenez -moi.

Vous vous en prenez à moi pour simplement vous divertir. Mais si vous

civilisé et courtois, vous ne me feriez pas subir un tel affront.

Cessez de me haïr comme vous le faites à présent.

Isabella, sans vous, nous ne sommes rien.

La pièce ne te montrera pas si vous nous abandonnez.

Restez et enseignez -nous le bon savoir.

Au pire, nous serons ridicules et vous...

Je serai fort courageuse.

Oui, il y a de la noblesse de vos cœurs à tous, et non, je ne vous ouai point.

Soyez prêts. Demain, 7h pétante, on attaque.

Ça s 'est plutôt bien passé.

Encore une cachoterie comme ça et moi je me casse. Je t 'avertis.

Attends, je voulais savoir quelque chose. Vous êtes vraiment interpandou ?

Ouais, t 'es choqué ? Pas du tout, je trouve ça génial.

Mais j 'ai senti dans ta voix que tu m 'avais l 'air un petit peu tendu. Ça te

dirait pas un petit massage ? Bah ouais, pourquoi pas ? Super ! Par contre, je

viens juste de terminer mon stage. J 'espère que tu seras un petit peu

avec moi.

Bon, t 'inquiète. En plus, j 'ai une super huile que j 'ai trouvée dans mon

du petit béton. C 'est génial. Ah ouais ?

C 'est bien nouvel.

C 'était pas joli, je suis allée écouter aux portes.

Je me disais, mais qu 'est -ce que tu fais là ? Bah, la même chose que toi, j

'imagine. C 'est la chambre de Jonathan ? Ouais.

Tu crois qu 'il est avec toi ? Je suis absolument avec toi. J 'espère pas la

que je trône.

Bon, je vais aller chercher de l 'huile dans ma troupe de toilettes.

Bon alors les filles, on écoute aux portes ? Non, c 'est pas dire que... En

fait, on était partis pour aller réviser nos textes, on passait par là, de là...

Ouais, c 'est ça, ouais.

Bon allez, je vais chercher quelque chose.

Putain de dégâts.

C 'est nul ça, comment on va faire ? Qu 'est -ce qu 'on va se mettre sous la

dent pendant 5 semaines ? Bah je sais pas, je vais chercher, il y a peut -être

un club ou un truc avec des affamés. On va pas rester comme ça.

Bon bah sinon, en attendant... T 'as des piles R4 ? Pour ton copain vibrant ? Je

vais voir, normalement j 'ai ça, je te ramène ça.

Merci, c 'est sympa. De rien.

Salut, je suis désolée de te déranger, mais je voulais savoir si t 'aurais pas

des piles R4, parce qu 'en fait je pensais en avoir, mais j 'en ai plus.

Ah non, j 'ai pas du tout ça ici, je peux pas t 'aider.

D 'accord, c 'est pas grave, merci quand même.

Mais au fait, tu regardes quoi comme film ? Un programme spécial.

C 'est ça.

Mais c 'est moi, ça.

Oui, j 'ai galéré un peu à te trouver, mais c 'est toi.

En même temps, je peux comprendre. Je vais faire 3, 4 scènes, grand maximum.

Tu as de la suite dans les idées, toi.

Mais ça te plaît ? Ça répond à ta question ? Ok, oui.

fiction à la réalité ? D 'accord.

On dit d 'accord qui ? D 'accord, mademoiselle Juliette. Voilà, bon

Mouah !

C 'est pas du tout.

Je n 'ai plus de plaisir de nous avoir rencontré.

Mon garçon.

Merci à tous.

C 'est un bémol, c 'est chouette !

C 'est aujourd 'hui

que commence votre nouvelle vie.

Une vie faite de souffrance. Une vie faite d 'endurance. Une vie

sans récompense.

où chacun de vos pas vous mènera un peu plus proche de l 'échec ou de la

gloire d 'une vie où la sueur et les larmes seront vos seuls amis.

Alors est -ce que vous êtes prêts ? J 'ai rien entendu ! Est -ce que vous êtes

prêts ?

Je vais vous enseigner l 'art

de l 'improvisation.

Tony, Chloé, si vous voulez bien venir au centre.

Nous allons dire que Chloé est médecin et qu 'elle annonce à Tony qu 'il va

mourir d 'un cancer.

Ok.

Désolée, monsieur Dupont, mais le diagnostic est sans appel.

Vous allez mourir dans deux semaines.

Oh, mon Dieu ! Et dire que je n 'ai jamais vraiment connu l 'amour ? Vous ?

homme aussi sensuel ? C 'est un crime ! Docteur, seriez -vous d 'accord pour me

soulager ? Défie mon thermomètre, s 'il vous plaît.

Oh, mais c 'est précisément mon métier.

Laissez -moi faire.

Ok, on va arrêter là.

On ne se fait pas.

C 'est bon, on a compris.

C 'est bon, c 'est bon.

J 'ai compris où vous vouliez en venir sur votre improvisation.

Asseyez -vous, asseyez -vous.

C 'était très, très, très bien.

On va passer à notre couple.

Jonathan, Juliette, si vous voulez bien venir au milieu.

Changement de situation.

Nous allons dire que Juliette est une femme foyer et elle sera interrompue par

un VRT particulièrement insistant.

Je vois.

Oui, très bien.

Qu 'est -ce que tu fais là, Juliette ? Je passe l 'aspirateur, donc ça fait du

bruit. Tu ne veux pas faire un silence, s 'il te plaît ? Je me disais que ça

rajouterait un petit peu plus au réalisme de la scène.

Oui, mais non. Bon, d 'accord.

Toc, toc, toc.

Mais qui est -ce donc ? Mais je n 'attendais personne.

Et je ne suis même pas habillée. Bon, tant pis.

Bonjour, très chère demoiselle.

Je viens vous proposer mon cyclotor.

Mais qu 'est -ce donc ? Le cyclotor est un aspirateur nouvelle génération.

Oui, mais hélas, j 'en ai déjà un. Il est vieux, certes, mais il fonctionne

encore. Oui, mais le mien est beaucoup plus puissant, beaucoup plus variable.

Et sa prise en main est bien meilleure.

Mais entrez donc, je veux tout voir.

Ok, ok, ok, parfait.

On va arrêter l 'improvisation ici. Veuillez rejoindre votre place, s 'il

plaît.

Il semblerait que vous ayez tous un don naturel pour l 'improvisation. Vous êtes

très spontanés.

Ça fait plaisir à voir, c 'est très bien.

Catastrophe.

Qu 'est -ce que ça fait du bien de se détendre. On a tellement travaillé ces

dernières semaines.

Oh Isabella ! Alors, on était comment ? Mieux, de mieux en mieux.

Vous m 'outiez.

Pas du tout, pas du tout.

Je peux m 'asseoir ? Oui, allez -y.

En même temps, c 'est vrai, t 'as vu, c 'est la première fois qu 'on joue la

pièce, mais toute habillée. C 'est tellement impressionnant, hein ? Bon,

on va pas m 'en mentir, c 'est pas le spectacle de l 'année, mais vraiment,

vous en sortez très bien.

Et vous n 'avez jamais bien fait d 'autres dans la vie, d 'ailleurs ? Si,

serveuse ! Bon, quitte à se prendre des mains au cul, autant le faire en étant

payée gracieusement.

Pour nous, c 'était parfait.

Vous savez, y a pas trop de reconnaissance, et puis...

En même temps, les garçons, ils vont pas applaudir avec le fusil dans la main.

Marc, on a exactement le même problème dans le traditionnel.

Pourquoi vous avez arrêté ? À cause d 'un homme.

Un metteur en scène.

L 'amour.

Le cœur brisé.

L 'histoire très classique, finalement.

J 'étais tellement folle amoureuse de lui.

Et lui, avec toutes ses exigences, il me donna un tel trac.

Impossible pour moi de monter sur scène.

Finalement, j 'ai trouvé refuge dans l 'alcool.

Les mecs, c 'est tous des enfoirés. Des menteurs et des lâcheurs.

Bon, les nôtres, ils sont gentils, mais au mot, jusqu 'à la moine.

Vraiment ? J 'ai rien vu.

Jonathan et Tony, ils se planquent.

Personne, moi, je m 'en fous.

Jonathan ? Ouais, un bel gars.

que j 'aurais obtenu la potion que je pourrais observer pendant son sommeil,

Tania, et verser quelques gouttes dans ses yeux, cette potion.

Et dès qu 'elle ouvrira les yeux le lendemain, que je sois un ours, un lion,

taureau,

un... putain, je me plante à chaque fois sur ce moment -là.

Mais c 'est... Qu 'est -ce que je fais là ? Non, mais continue, vraiment, c

très bien, c 'est émouvant, c 'est joli.

Non, j 'ai pas encore le personnage, je me sens pas à l 'aise, franchement.

Non, mais c 'est normal, Oberon, c 'est un personnage très complexe, très

difficile à déchiffrer, même par les plus grands tragédiens.

Mais toi, avec ta personnalité et avec ta sensibilité particulière, c 'est sûr

que tu vas y arriver.

Avec ma sensibilité particulière ? Qu 'est -ce que tu veux dire ? Mais oui !

puis, d 'ailleurs, tu sais, je pense que tu devrais vivre au grand jour... Mais

jusqu 'où ? Le coming -out, tout ça, quoi.

Le coming -out ? Oui, et... Mais ça ne va pas être possible, parce que...

Pourquoi ? Je ne suis pas du tout homo.

Je ne sais pas quoi dire.

En fait, les filles, elles m 'ont dit que toi et Tony... Mais les filles, ça

m 'étonne pas d 'elles.

Tu vois, Chloé, Juliette, ce n 'est pas du tout mon genre de nana. Ce n 'est pas

du tout ce qui m 'intéresse.

Et qu 'est -ce qui t 'intéresse ? Ce qui m 'intéresse, c 'est la maturité, l

'expérience d 'une femme comme toi.

Ah, les vieilles femmes comme moi, en fait. Les vieilles femmes comme toi, t

pas du tout vieille, t 'es belle.

Alors, excuse -moi, j 'ai peut -être été un peu direct.

Non, non, vraiment, vraiment, c 'est pas grave, tu sais, ça fait tellement

longtemps qu 'un homme n 'est pas...

Mesdames, Messieurs, la compagnie à quatre pattes vous souhaite la

Entre entrées, prenez un petit bonbon. Ils sont traditionnels et 100 % bio. N

'hésitez pas, faites -vous plaisir.

Bonjour.

Bonjour. Bonjour.

Excellent accueil.

Merci. Quoique, peu orthodoxe.

Mais dites -moi, où est M. Martin ? Il est là. Vous dire à l 'instant où il

j 'en suis totalement incapable, mais je l 'ai vu, il n 'y a pas plus tard que

ce matin.

Bon, appelez -moi un responsable.

Vous n 'avez pas un petit bonbon pour vous détendre ? Non, je suis diabétique.

M. de Salange, quelle surprise.

Enfin, je veux dire, ravie de vous voir. Où est M. Martin ?

Il est dans les loges avec les comédiens. Comment ça ? Ils sont pas

si. Ah, bien sûr que si.

C 'est juste que, vous savez, ils sont en train de régler les derniers détails

de dernière minute.

Euh, dernière minute ? Ce mot ne fait pas partie de mon vocabulaire.

Et cela vous honore ? Un petit bonbon ? Non.

Mais, qu 'est -ce que tu fais saper comme ça ? Bah, on m 'avait dit que c

déguisé aujourd 'hui. Mais les comédiens, pas toi ! Ah bah ouais, mais

précise pas.

Mais quel crétin va te changer ?

Elles sont toutes amusées.

Patrick,

t 'es pas sérieux, là. On va quand même pas porter tes frusques.

C 'est les tenues d 'un ancien spectacle.

Patrick, dis -nous, t 'as pas une thune, c 'est ça ? Je vous l 'ai déjà

expliqué. Ça, c 'est une sorte de répétition. Les vraies costumes, c 'est

la vraie représentation.

Oui, quand vous serez vraiment payé.

Parce qu 'avant cela, il va falloir que deux phalanges valident vos engagements,

n 'est -ce pas ? Et moi, je le connais. Ce mec -là, c 'est un abruti complet.

Non seulement il est complètement à vue de sa personne, mais en plus, il n 'a

pas le moindre humour.

Non mais là, c 'est bon, on est foutus. Il va nous dégommer.

Merci Isabella de remonter le moral des troupes.

Mais non, tout va bien se passer. Vous connaissez tous vos textes ? Oui.

Voilà. Alors à ce moment -là, vous allez faire comme Isabella vous a appris.

Et ça va rouler tout seul.

Et d 'ailleurs, en tientant, comme les costumes, vous avez que les moyens du

bord. En tout cas, j 'adore mes petites ailes. Et ben voilà, quelqu 'un de

positif.

Bon, écoutez, tout va bien se passer.

Vous savez pourquoi ? Parce que moi, moi j 'ai confiance en vous.

Vous êtes ma famille.

Quoi que vous en pensiez.

Et moi, moi je vous laisserai jamais tomber.

Moi je veux la remontrer qu 'on a tous quelque chose à défendre.

A savoir que dans le mot actrice porno...

Il y a le mot actrice.

Mais oui, c 'est vrai.

Mes frères, mes sœurs.

Je pense qu 'il est temps d 'ouvrir nos cœurs, de poser nos couilles sur la

table. J 'ai une expression, c 'est pas ce qu 'on va faire ce soir.

Dommage d 'ailleurs. Mais c 'est le moment de faire un câlin d

Allez, venez là.

Allez ! Ouais, on va y arriver.

On va y arriver.

On y va.

Allez, go mon gars.

Est -ce qu 'encore de dire une connerie ? Tu sais, si je t 'embrassais, c 'est

parce que j 'en ai pas envie.

J 'ai pas envie d 'une histoire d 'amour.

Pour ça, il me faudrait beaucoup plus de temps.

Mais bon, si tu veux, tu peux rester dans les environs.

Enfin, si t 'es d 'accord.

Très étrange, ces costumes.

Oui, effectivement.

Patrick a toujours été un avant -garde.

Oh, belle Hippolyta ! Voilà que l 'heure de nos noces approche à grand pas.

Eh ! Plus que quatre jours de liesse avant la nouvelle journée.

Mais cette dernière tarde à décroître, en même temps que mes désirs s

telle une belle -mère ou une veuve fait attendre le jeune homme.

Quatre jours s 'écouleront jusqu 'à l 'arrivée de notre nuit, et quatre nuits

passeront aussi rapidement que le temps n 'en rêve. C 'est alors que la lune,

semblable à un arc -en -ciel, fraîchement apparue, illuminera nos

Mon bon Lisandre, je le jure, sur le puissant arc du noble Cupidon, sur sa

meilleure flèche à pointes dorées, sur la candeur des colombes de Vénus, sur ce

qui tise les âmes et appise le feu de l 'amour, et sur ce même feu qui ravagea

la reine de Carthage, lorsque vit le fil Troyen sur la mer, ce même endroit que

tu m 'as indiqué, demain nous nous retrouverons.

Garde tes promesses, mon amour, car voici venir Elena.

Elena ?

Allez,

bonjour, ma belle Elena.

Où vas -tu ? Moi ? Belle !

Toi, tu es belle.

C 'est le chagrin, ma ballerina, qui te fait dire ça.

Non, non, madame, c 'est la picole. Et je suis tellement bourrée

que je pourrais me faire tous les ateliers. Et puis, toutes les créatures

forêt aussi.

Oh, moi, Démétrius, il y en a un foutre de Démétrius.

Ah non, Lydon, c 'est des sous -sexes. Au fond, disons.

Mentir, moi.

T 'as baisé avec Isabella ? Euh, Héléna ? Mais jamais de la vie.

Elle est tellement ivre qu 'elle se mélange les pinceaux.

Menteur ! Perfide ! Ah tiens, ou pas. Au béron, allez -y. Toute la clique et

tous les mecs et tous les meurs. Hein ? Et vous comprenez rien.

Rien. C 'est de la picole, j 'ai fait mine.

Parce que moi, moi, moi, si je vois, c 'est parce que j 'ai peur, j 'ai peur de

l 'amour, moi, l 'amour, avec un grand A.

Mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, pas que, pas que, parce que c 'est

vous, c 'est votre faute à vous, hein.

Vous, les voyeurs, hein, vous vous réjouissez de notre malheur, hein, hein.

Vous, vous, vous, les misérables, vous, tous les soirs, vous venez nous voir

nous déchirer le cœur.

Je suis vraiment désolée, Patrick.

Tout est de ma faute.

C 'est pas grave.

Finalement, c 'est Henri qui avait raison.

Je suis juste un petit mec qui a trop rêvé de théâtre.

Puis, j 'ai même pas eu le talent de vous défendre, de vous soutenir, tous,

uns les autres, autant que vous êtes.

Je suis coupable.

J 'ai foiré Shakespeare.

Eh bien, moi, je ne suis pas d 'accord.

J 'ai adoré.

Oui, mais je suis désolé.

Participe rapport au festival.

Bon, je suis Horacio Salvez.

Et tant mieux.

Le Dramatico est un ennui mortel. Ce n 'est pas un festival, c 'est un

cimetière.

Bon, écoutez.

Je ne vais pas passer par quatre chemins. Je produis des spectacles

'organise quelques festivals un peu partout en France.

Et je serais ravie que votre...

on fasse partie.

Par contre, je veux un registre un peu moins

classique. Avez -vous quelque chose de plus original ? Ah, on a une pièce. La

verger et la ramoneur.

Parfait, j 'adore le titre.

Bon, écoutez, vous m 'appelez lundi et nous nous reverrons à mon bureau pour le

contrat. En tout cas, un grand bravo à vous tous.

C 'était magnifique.

Merci. Merci beaucoup.

Génial.

Je suis vraiment ravie, mais vraiment, pour vous.

Mais vous savez, pour moi, il est temps de retourner dans le caravane.

Il n 'en est pas question.

Isabella, on est une famille.

On partage les coups durs et on partage les bons moments.

Jonathan, c 'est pareil.

Il fait partie de la troupe maintenant.

Avec plaisir.

Moi, je dirais raison.

Elle n 'est pas des nôtres.

Chloé, qu 'est -ce que tu racontes ? Ça ne va pas.

Elle a raison.

Julien ? Si tu veux faire partie de notre groupe, il va falloir nous le

D 'accord, mais comment ? Moi, je crois savoir comment.

Nous vous avons choqués.

Pensez donc ceci et tout sera pardonné. Qu 'ici, vous n 'avez fait que rêver.

Chanteux dames, gentils messieurs, ne soyez pas fâchés.

Et si nous sommes pardonnés, nous ferons mieux la prochaine fois.

Aussi vrai que je suis un honnête Puck. Et si nous avons la bonne fortune d

'échapper au colibé, nous ferons, je le promets, amende honorable.

Sinon, vous pourrez traiter Puck de menteur.

Maintenant, bonne nuit à vous tous.

Et si nous sommes amis, applaudissez des deux mains.

Et Robin saura réparer tous ses peurs.

La bergère séquence 7, fric 1.

Après, j 'appelle le garde de chasse. Il s 'appelle Yannov et c 'est un ancien

champion.

Écoute, je te donne du... Je te regarde pas.

Et bien alors, pétric une cesse.

Je suis désolée, Francky, mais il y avait une queue de monstre.

Une queue de monstre.

Une queue de monstre.

Alors là, oui, j 'avoue, il est bon sans... Très épreuve, ces costumes.

Je sais que j 'ai un costume épreuve.

Tu me fixes, tu m 'as figé.

A tous les dix pieds des deux mains.

Et Robert...

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