All language subtitles for Joy - 1983 (Remastered)

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Original subtitles

Kind: subtitles Language: fr Version: 1 PublishDate: 2025-04-14

T'es la plus belle, Joy.

Tu es gentille.

ArrĂŞte de regarder les femmes

Elle est belle, tu la connais ?

C'est Joy, un mannequin

Et ça ?

Regarde

Ah oui, j'aime bien

Tiens

C'est beau.

Je suis belle comme une mandoline.

Un petit kilo en trop, non ?

Mais qui pourrait me résister ?

Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait ce soir?

On sort avec Irène et Karine. - Oui.

Tiens, si on allait au Capitaine Flynn?

Bonne idée, oui.

Oh, ben, c'est peut-ĂŞtre David.

Bon, je vous laisse. Je dois passer Ă  l'agence.

T'as le temps. Reste encore un peu.

Non, je ne peux pas.

Bonjour.

Bonjour.

Ça va?

Oui.

Et moi?

Je vous ai dérangé peut-être?

Excuse-moi, David. Tu ne me chasses pas. Je dois aller Ă  l'agence.

Ă€ ce soir, Marco.

Ciao.

Il n'y a pas moyen de parler avec elle.

Chaque fois, elle s'en va.

Et pourtant, elle a besoin qu'on l'aide.

L'aider?

Oh, alors, mon petit bonhomme, on aimerait se rendre indispensable?

Et pourquoi pas moi?

Il faudrait bien qu'on lui dise un jour.

Quoi?

Elle court parce qu'elle se sent coupable.

Joy?

Oui.

Elle a été abandonnée par son père.

Elle prend ça comme une punition.

Oh, elle a peur de t'abandonner une deuxième fois.

Alors, elle passe d'homme en homme.

Dis donc, t'en sais des trucs, toi!

C'est bon pour toi ? - Pas de problème.

La rythmique est bonne sur le bass guitar. - Joy, alors tu trouves comment ?

Il me semble qu'il est con. - Super ! Génial !

C'est bien ? - Dessertons.

Alors, t'as aimé ? - Oui.

Oui, mais alors moi, je serais toi. J'aurais plus de couilles.

Bon, Joy, Antoine. - Bonjour.

On va prendre un pot ? - Après, j'ai quelque chose à donner à Alain.

OK, je t'attends à côté. - T'es gonflée, je trouve.

Dis-moi, qu'est-ce que tu cherches?

Je cherche... je cherche...

Bon anniversaire, Alain.

Oh, écoute, t'aurais pas dû!

C'est quoi?

Ouvre.

Hum...

J'y attacherai les clés de notre baraque.

Alain, tu sais... - Je sais.

Les autres hommes de ta vie sont découplés.

Moi, je suis ton refrain, tu me reviens toujours.

Bon, bien, je reviens de suite.

OK.

Dis-moi, Jean-Luc, t'es gentil, tu me renvoies la bande?

Yes, sir.

On va écouter ce que ça donne.

♪ ♪ ♪

Tiens !

Bonjour.

Joy, mon amour.

Ah, bonjour, Mergot.

Alain m'a téléphoné. Il était tout triste.

Mais je crois qu'il aime ça.

Au fait, comment c'était avec ton musicien ?

Ah, il m'a joué sa musique toute la nuit et...

Déjà, j'ai oublié l'air.

Une faiblesse de l'archer, peut-ĂŞtre ?

Oh non, non, très bien.

Et alors ?

Je me sens bizarre aujourd'hui, Mergot.

Comme si je sortais de ma coquille.

-Pierre...

-Tiens.

-Ensemble, madame.

Bon, je vais boire un verre.

Nous avons quelque chose en commun avec ce tableau.

Ah oui ?

Puisqu'il nous a attirés tous les deux vers lui.

C'est tout de même étonnant.

Vous avez remarqué ce détail étrange ?

Les mains ?

Les mains, oui.

Elles sont énormes et masculines.

Elles ne protègent pas l'enfant. Elles le retiennent.

Et la petite fille est comme prisonnière de cet espèce d'homme-femme.

On est toujours prisonnier de ceux qui nous aiment trop ?

Vos mains, elles, n'ont rien de masculine.

Quelle ligne de vie!

Je vois une rencontre importante.

Ah oui?

Un dîner ?

D'accord.

Oui, c'est bien ? - Oui.

J'étais seule, très seule, un peu dépoussolée, je sais pas, je jouais à un jeu bizarre.

J'imaginais une barque sur l'inverge en rhynchotique.

Je me mettais à la tête et je me laissais à mon portée.

J'imaginais toutes sortes de choses, c'était extraordinaire tout ce que je pouvais voir.

Et Marie, tu jouais encore. Mais c'est fou tout ce que je peux te dire Ă  toi.

J'ai pitié.

Il me semble que je te connais pas plus longtemps.

Mais je ne te remets pas.

Afreux.

Je vais te dire il y a longtemps que je n'ai pas fassé une aussi belle soirée.

Merci pour tout.

Bonne nuit. - Bonne nuit, tu vois.

Alors, tu montes ou tu t'en vas?

Merci.

Bonjour. Bonjour ma fille. Alors, on se voit quand maman ? Quand tu veux ma chérie. Je ne sais pas moi, un jour de la semaine prochaine.

Mais c'est maintenant que j'ai besoin de te voir. Oh j'aimerais aussi ma chérie, mais je n'ai pas une minute à moi. Tu sais comment est Jean-Albert, je dois tout organiser.

On peut tout quand on veut. Bon, je vais te trouver un moment. Tiens, on pourrait aller prendre le thé chez Angelina. J'aime pas les gâteaux.

Qu'est-ce que tu as ce matin ? On dirait que tu en veux à la terre entière. Oh maman, tu ne comprends pas ? Allez, je t'embrasse, on se rappelle. Au revoir. Au revoir Joy.

Salut. - Salut, Karine.

Karine, tiens, regarde mon poids favori.

Attends, attends.

Regarde, regarde.

Pas mal.

Ça va ? - Ça va.

Tu t'amuses ? - Je t'adore.

Bonsoir, poète.

Actuellement, je ne trouve plus d'inspiration que sous les ponts.

Vous connaissez la méthode ?

Petite salope. - Ah oui, c'est pas mal.

Allez, en place.

Allez.

Oh, moettes bouclées.

Pelletoisons forestières.

Je veux passer ma vie

Ă  humer vos parfums

et Ă  pencher vers vous

ma bouche qui a faim.

Je veux glisser mon doigt

dans vos profonds mystères.

Un autre monde s'ouvre

au-delĂ  du bouton.

Qu'est-ce qui se passe

avec Joyce ? Ça va pas ?

Je sais pas.

Elle arrĂŞte pas de danser.

Un univers plus beau

tomber entre vos cuisses.

Mais qu'est-ce qui se passe, John ?

Tu as un regard de banquette arrière.

C'est vraiment plus possible chez toi, Margot.

Qu'il descende sur moi

de peur que je ne puisse le transpercer.

C'est pas tellement longtemps, hein ?

Tu disais pas non ?

De mon sabre clouton.

Oui, c'est vrai.

Beste en verre.

C'est pas parce que je fais l'amour

quand j'en ai envie que je suis une salope.

Ma liberté sexuelle

est conditionnelle, surveillée.

Alice au pays de la perversion.

Margot...

Je pense que je suis...

Tais-toi, je sens que tu vas encore dire une bĂŞtise.

Je suis amoureuse.

Tiens, bois.

C'est ton musicien ?

Je croyais qu'il avait rengainé son saxophone.

Non, c'est un autre.

Un homme, un vrai.

Ah bon, voilĂ  autre chose.

Tarzan et Jay ?

Triste, profondément triste.

Et je ne sais mĂŞme pas oĂą ils habitent.

Je connais par coeur.

Ils bandent un seul soir et puis tchao, tu les revois plus.

Allez, oublie. - Je n'en ai pas envie.

Mais tu vas te faire piéger.

Nous, on les connaît trop bien.

Faut pas croire, je les comprends pas tous.

Et d'ailleurs, c'est beaucoup plus excitant

quand on comprend pas, hein ?

Ce qui ne peut se comprendre

ne mérite pas d'être enseigné.

Hein ?

J'ai entendu, ça va pas du tout.

On a des pépins d'étanchéité.

C'est toujours la mĂŞme chose.

Les entrepreneurs veulent faire des économies sur les devis

et à la fin, ça va coûter le maximum.

C'est toujours la mĂŞme chose.

Tu me sors le dossier ? - Oui, tout de suite.

Ah, M. Marc, votre amie est lĂ .

Elle vous attend dans votre bureau.

Et puis aussi pour les soins... - Merci, Denise.

Marc, tu peux me faire un sordeil ? - Tout Ă  l'heure.

Enfin, te voilĂ .

Tu as ta moto?

Oui, pourquoi?

Alors je prends la voiture.

Tu as les clés et les papiers, s'il te plaît?

Ben oui, il n'y a pas le feu.

Je t'attends depuis une demi-heure.

Bon, bon...

On sort ce soir? - Je ne peux pas.

Il est la première d'Elton John.

Je dois faire l'article pour le journal de demain.

Attention, je vérifierai. - Si ça t'amuse.

Denise, vous m'appelez les établissements Ringo?

Tout de suite.

Les entreprises Ringo sur la 2.

D'accord.

Combien tu paries que demain je te ramène la photo dédicacée?

Bon d'accord.

Écoute, on peut se voir un moment en bas?

Oui, oui, j'arrive, j'arrive.

OK.

Je voudrais parler à M. Ringo, s'il vous plaît, de la part de Marc Charoux.

Demain, il faut que tu passes tout de suite Ă  l'agence, quand tu viendras. OK?

D'accord.

Je vais vous proposer Debbie, qui fait le mĂŞme genre.

C'est OK pour elle? D'accord, je vous la vois.

Non, papa, tu fais un truc sur Jean-Dati.

Je reviens tout de suite.

Oui, je vous la vois tout de suite.

Ah, Joey, enfin!

Écoute, il me faut une réponse aujourd'hui pour le projet Sunlit.

C'est où le tournage déjà?

Bah, aux dernières nouvelles, c'était en Afrique.

Tu peux leur dire non. Je déteste l'Afrique. C'est humide.

Hum, oui, c'est nouveau, ça.

T'es sûre que tu veux pas le faire?

Non.

Assieds-toi, tu m'énerves.

Tu me surprendras toujours avec tes lubies.

Enfin, bon, alors j'ai une autre proposition, c'est au Mexique.

Une petite île au large du Yucatan.

C'est pour une affiche à un nouveau magazine féminin. Ça te va, ça?

Ça, je prends. - Bon.

C'est qui, le photographe?

Helmut Edison. C'est un ancien du Liban qui avait eu envie de changer.

Tu sais, ça commence à marcher fort pour lui.

Tant mieux.

Rien d'autre, Joey?

Si, j'ai besoin d'une avance.

Tu trouves pas que t'exagères un peu?

Ça fait la troisième fois depuis le début du mois.

Je suis désolé, je ne peux pas.

Bon, ben tant pis. Merci quand mĂŞme.

De rien. - Sympa.

Enfin, c'est comme ça.

Oh, oh, oh!

Tali! Tali!

Tali! Tali!

Tali!

Je suis désolée, je...

C'est coquin ce que tu as signé.

Oh, c'est mieux.

Tu aimes quand on te regarde, hein ?

Montrer tes cuisses, ton sexe, imaginer tous ces hommes qui bandent pour toi, ça te fait jouer.

Et toi, ça t'excite de savoir qu'ils me regardent, avoue-le.

Oui, mais avoue que t'adore t'exhiber.

OK.

Oh, Marc, on va *****'engoler pour des bĂŞtises.

On est si bien tous les deux.

Avec toi, je me sens autrement.

Oh lĂ  lĂ , le parcours romantique.

Tu es contre ?

Tu sais ce qu'on dit, il n'y a pas d'amour, il y a des preuves d'amour.

L'amour, ça se mérite.

Tout ce que tu veux.

Vous ĂŞtes toutes pareilles.

Non, pour toi, je ferais n'importe quoi.

Tu serais ma chaune.

Je suis ta chose.

Ah oui ?

Comment tu peux en douter ?

Monsieur?

Répète un peu ce que tu viens de dire pour voir.

Tu peux faire de moi tout ce que tu veux.

Je suis ta chose, ta putain.

Et je vais te le prouver.

L'addition, s'il vous plaît.

Oui, monsieur.

Bien.

Surpris?

Ben, un peu.

Détends-toi.

Oh!

Monsieur.

Monsieur.

Voilà un magnifique sujet d'étude.

Voici un vagin printanier, en pleine période de floraison.

Les lèvres sont des pétales qui s'ouvrent et donnent toutes leurs couleurs.

Eh bien, messieurs, nous allons nous amuser.

Allumez, allumez, allumez.

Bien sûr, tout de suite, maître.

La un, la deux, la trois.

Le son.

Mettez trois marches.

Bien, nous allons pouvoir opérer, chers amis.

C'est prĂŞt.

Tu as l'air inquiet.

Mais c'est ce que tu voulais, non?

Oui.

Mais enfin...

Assieds-toi.

Et regarde.

Vous savez, ce qu'il faut prendre en considération,

c'est la gamme chromatique et la texture de la chair.

Regardez, je vous prie, ce rose.

Ce rose qui tire sur le nacreux.

Notez le frémissement des muqueuses.

Pour votre initiation, vous avez droit Ă  un morceau royal.

Vous savez, parmi les femmes qui viennent ici,

il y a souvent des truqueuses,

des créatures attirées par l'argent,

ou bien des petites oies

qui se bloquent quand sont dépassées les limites,

disons bourgeoises, de l'exhibition.

Celle-ci n'appartient pas à ces catégories.

Regardez bien.

Oui, et ce qui fait sa qualité principale est, à mon avis,

le ******* désir qu'elle éprouve de se montrer, de s'exhiber.

Vous avez raison.

A ceci près qu'une autre pulsion en altère la pureté.

Elle veut à présent être prise, pénétrée, chevauchée.

Retirons-nous pour laisser opérer notre habile invitée.

C'est bon. C'est Ă  vous.

Viens, je suis ta chose.

Baise-moi.

Je me propose un super reportage au Mexique.

Mais je vais dire non.

Je ne veux plus te quitter.

MĂŞme pour quelques jours.

Ben, t'as tort, parce que je pars pour Montréal.

Ah bon? - Oui.

Mais tu m'avais dit que... - C'est pour des affaires.

Eh bien, tu m'emmènes.

Montréal, ça me va très, très bien.

Non. Je crois pas.

Mais pourquoi il me ronge autant ce type ?

Hmm...

Ouf!

Regarde!

Oui! Ouais!

T'as vu la fresque?

C'est peinture. C'est le dieu Shaak.

Viens!

Quelle galère, ce métier! C'est vraiment drôle!

T'as raison! J'en peux plus!

Alors, quand est-ce qu'on travaille?

Dès que la lumière est bonne.

Oh! Oh! Oh!

Wouah!

Ok.

Wouh ! Wouh ! - C'est cool.

Pique-au-bout! - Wouh!

That's it.

Down we go. - That's it. Beautiful.

Regarde-moi.

Tchin up!

Combe-toi !

Back.

Gotcha! OK, that's the one!

Tu vas voir de lĂ -haut, il y a une vue.

Oui.

Tu as pas le vertige ?

Non.

Bon, allez-y alors.

OK.

Go.

Viens.

Allez-y.

Tchoi !

Joy, depuis ce matin, je mélange mes objectifs.

J'ai envie de toi, c'est vrai.

C'est vrai.

Mais j'ai un autre homme dans la tĂŞte.

Il me manque.

Y a un moment ridossal.

Bonjour Joy, chérie, c'est Alain.

J'appelle pour voir si tu étais rentrée.

Je t'embrasse de tout mon cœur.

Je te rappelle.

Joy, mon amour, je m'envole dans une demi-heure avec David.

Si tu le voyais, il est tout frétillant.

Bon, je t'embrasse.

Bonjour, c'est moi, Marc.

Je suis Ă  Toronto.

Ici, tout est parfait.

Mais je préfère Montréal.

Les filles sont plus amicales.

Je t'appelle dès mon retour.

A très bientôt.

Je t'embrasse.

Je pense Ă  toi.

Sous-titrage Société Radio-Canada

Qu'est-ce que tu fous lĂ ?

Je sentais que tu arrivais.

Bon ben allez viens alors.

Là-bas, c'est la tranche qui est finie avec l'appartement témoin.

Et puis lĂ , c'est la fin du chantier.

Allons voir.

Quelle couleur! Tu aimes?

J'aime!

Tu appelles quelque chose?

Hum-hum!

Et lĂ , tu as vu les colonnes?

Regarde ces arbres, quelle merveille!

Je t'aime quand tu me parles.

Seulement dans ces moments-lĂ ?

Ça, j'aime bien, là-bas.

Toi aussi?

Oui.

Il y a quelque chose d'important Ă  te dire.

C'est pas facile.

Mais il faut que tu saches.

Ça me pèse sur le cœur.

Ben voilĂ .

Il y a une autre femme dans ma vie.

-Génie.

Je ne veux pas te perdre.

Je vous aime toutes les deux.

Qu'est-ce que tu racontes?

Tu as très bien compris.

Ne fais pas cette tronche.

Je pourrais continuer de vous voir toutes les deux, tout simplement.

Tu arranges bien tes petites affaires.

Tu me prends vraiment pour une conne.

Va-t'en. Je rentre toute seule.

C'est lĂ  aussi.

Tu vois vraiment partout. - Oui.

Tu vois, je sers quand mĂŞme Ă  quelque chose.

Joy, Joy, Joy, que pensez-vous des droits de la femme ?

Ce sont les droits de tout le monde.

Merci.

Merci.

Bien, c'est par lĂ .

Bisous, bisous.

Par lĂ .

Par oĂą ?

LĂ .

Attention Rémy, l'antenne dans 5 secondes.

5, 4, 3, 2, 1, top antenne.

Vous connaissez tous cette photo.

Elle a subjugué la France.

Toute la presse en parle.

Comment réagissent les professionnels ?

Le prix Ă  payer ?

La femme, c'est mon ennemi ?

Elle est devenue l'une des composantes du paysage national et international.

Pour en parler avec nous sur le plateau de femmes de notre temps,

celle par qui le scandale est arrivé,

Joy Loren.

Je vais vous demander, Joy,

quelle impression on ressent quand du jour au lendemain,

on se transforme en superstar ?

Beaucoup d'étonnement d'abord.

Je ne m'y attendais pas.

Et puis, une certaine frayeur devant les sollicitations et les pièges qu'on vous tend.

Je voudrais savoir les rebondissements de cette campagne sur votre vie privée.

Aucune, je n'avais déjà plus de vie privée.

Cette campagne est une honte, vous m'entendez ?

Une honte ?

Les femmes sont en train de revendiquer et d'obtenir leur indépendance dans la société

et on nous relance la femme objet.

C'est trop.

Mais je ne suis pas d'accord.

Joy est belle, elle a raison de se montrer,

seule la beauté est révolutionnaire.

Je trouve scandaleux que la télévision accorde une telle importance à une exhibitionniste.

Il y a des sujets plus intéressants, comme la recherche.

Joy Loren, vous désirez répondre ?

Elles ont toutes raison, cela dépend de quel point de vue on se place.

C'est vrai, j'utilise mon corps, on peut me mépriser.

Mais on peut aussi penser que je fais mon travail tout simplement.

Vous n'avez pas le droit de salir les murs de nos villes avec vos objections,

c'est de la prostitution.

Moi je voudrais dire que j'aime bien ça, et mes copines aussi.

C'est l'immense genre de trucs, qu'est-ce qu'ils aiment ?

Non, non, laisse !

C'était le mot de la fin.

Non, non, tu es sûre ?

J'ai toujours su que tu irais très loin, ma petite fille.

Je l'ai souvent dit à ta mère.

N'est-ce pas, Emma ?

Tiens.

À ta santé, ma belle.

À ton succès.

George, je suis très fier de toi.

Ă€ nos efforts Ă  toutes les deux.

Ă€ tous les trois.

Je vous remercie.

Ce n'est pas tout, mes chéries.

Vous allez voir ce que je vous ai fait de bon pour le dîner.

Un petit peu de musique.

J'ai envie de te verser, de te caresser comme hier.

Je veux être plus qu'un beau-père.

Oh, mais... mais qu'est-ce que vous faites tous les deux ?

Espèce de petite vicieuse ! Monte dans ta chambre tout de suite !

Mais maman, c'est pas ma faute !

Monte.

Tu es belle.

Je peux te demander quelque chose, maman?

Bien sûr, ma chérie.

OĂą t'as mis les photos de moi, enfin?

Les photos?

Ça m'amuserait de les revoir.

Celles de mon père aussi.

De ton père?

Tu ne devrais pas.

Si. J'en ai envie.

Oh, je t'en prie, Joy, oublie tout ça.

D'ailleurs, je ne sais mĂŞme pas oĂą je les ai mises.

Tu le reconnaîtrais si tu le revoyais aujourd'hui?

Bien sûr, pourquoi tu me demandes ça?

Tu repartirais avec lui?

Mais non, Joy.

Tu l'aimes encore?

Tu m'embĂŞtes avec toutes tes histoires.

-Ca sent bon.

-La loi anti-sexisme a été votée à la majorité au Parlement.

Cette loi, qui a suscité une sorte de controverse ces mois derniers,

sera, selon les termes du ministre des Droits de la Femme...

-Pardon.

-Un instrument mis Ă  leur disposition...

-T'es chaud.

-Qu'est-ce que c'est ?

-Un petit sauté de roue.

-On dirait qu'il t'a fait ça toute ta vie. Qui t'a appris ?

-Maman, ça t'étonne ?

-C'est la meilleure cuisinière de l'Ouest.

-Un peu de paprika ?

-Oh, pardon.

-J'ai oublié le tire-bouchon.

-Pour rester dans le mĂŞme sujet,

vous avez tous reconnu ce qui passionne la France.

Arnaud Duval-Gousset, député centriste du Calvados,

a déposé une question ouverte sur le bureau de l'Assemblée,

demandant au ministre de l'Intérieur

si cette photo ne tombait pas sous le coup

de la loi du 14 mai 1952

relative Ă  la protection de l'*******.

Bien sûr, le ministre a tenu à s'exprimer

devant tous les représentants du peuple.

A ce propos...

-Il y a d'autres problèmes plus graves dans le monde.

-Non, laisse !

Tu ne m'avais pas dit que tu te la connaissais ?

-Oui, oui.

Je l'ai rencontrée à un vernis. Je ne sais plus quand.

-Mon journal m'a demandé d'aller l'interviewer.

-Ah bon ?

Mais quel intérêt ? -Quoi ?

-Cette interview.

-On ne parle plus que d'elle partout.

-Bah, justement.

-C'est mon boulot, Marc.

Ça me regarde.

-D'accord, n'en parlons plus.

Mais je te préviens, je la connais un peu

et elle est assez mythomane.

Vous donnez l'impression de vouloir prouver quelque chose.

Oh, c'est pas faux.

Oui, je dois avoir besoin de me prouver quelque chose, de me dépasser.

Pourquoi ce rendez-vous ici?

Oh, c'est un endroit qui me parle, qui me fait rentrer en moi.

Regardez, il est beau cet arbre, vous ne trouvez pas?

Oui, si vous me parliez de vous.

Pourquoi pas, allons-y.

Mes fantasmes les abîment, la part de l'ombre, les mecs.

Oh, mais non, c'est pas le genre de votre journal.

Bon, pour en revenir à votre carrière, vous chantez et dansez aussi.

J'apprends.

Mais vous avez des beaux projets.

J'ai lu que vous allez partir aux Etats-Unis pour une grande série à la télévision.

Ça y est, ça marche. Vous allez devenir une star.

J'ai juste fait des essais Ă  Paris, mais j'ai beaucoup d'espoir.

Nous avons un ami commun, je crois, Marc Charou.

Marc Charou? C'est drĂ´le, vous le connaissez depuis longtemps.

Oui, nous sommes des très vieux amis.

C'est fou la passion que j'ai pour cet ĂŞtre pourpre.

C'est le nom de cet arbre !

Oui

Joy ? Mais qu'est-ce qui se passe ? Ton téléphone est en dérangement

Oui

Écoute, ça fait plusieurs jours que j'essaye de te joindre

Tu sais ce qui se passe au moins ?

Non

Comment non ?

Et les essais que tu as faits pour le feuilleton américain ?

Oui

Oh comment oui ! Ça a marché !

Et alors ? Quand est-ce que je pars ?

Avant-hier

Non écoute, on m'a appelée de New York en pleine nuit pour savoir où ça en était

Ok d'accord, c'est comme si j'y étais

Bon je t'attends

Merci, au revoir, j'y passe tout de suite

Bye bye

Welcome to New York

A votre succès

Merci Monsieur Miller

Cheers

Cheers

Ils sont tous impatients de vous connaître au studio

Ah oui ?

...

♪ ♪ ♪

Please.

Entrez!

Entrez !

Oh attends attends

Merci.

Thank you.

Marc ?

Bonjour de Paris et bienvenue Ă  New York, Marc.

OK, les gars, pas de blague.

Tout le monde a passé un bon moment.

On va Ă  la maison.

All right. - Hey, Johnny.

Johnny, ça va ?

Yeah, it's OK, Joy.

I'm glad it's only a movie.

Je suis désolée.

Harry !

I'm OK, honest.

OK.

Mais qu'est-ce qui t'a pris, Joy?

Mais enfin, pourquoi l'as-tu frappé si fort?

Ce cascadin me coûte une fortune.

Je m'entraîne. Tu veux une démonstration?

No.

No.

All right, you guys, this is no tea party around here.

Let's go.

Are you coming from Paris?

Yes.

May I speak to Joy Laurie, please?

Je peux pas. Later.

Joy's busy right now. She'll call you back later.

You sure?

OK. Thank you.

Sam !

Hey!

Joy, il faut que je présente un de mes meilleurs amis.

Oui?

Joy, Bruce.

Bonjour.

Bonjour.

Enchantée.

Enchantée.

Cet homme est absolument génial.

Foyant, George.

Non, non, non, c'est vrai.

C'est un pur scientifique et en mĂŞme temps, il sait tout, vraiment.

Nous écrivons les scenarios ensemble.

Et maintenant, il est passionné par l'esotérisme.

Hey, George!

Excuse me.

Quel honneur.

Pour moi aussi.

Vous avez de très beaux objets.

Oui, je pourrais dire que chacun me représente une étape de ma vie.

Asseyez-vous.

Merci.

Vous voulez un café ou un jus de fruits?

Je veux bien un jus de fruits. Merci.

VoilĂ .

Merci.

On lui donne toujours des tas de noms.

Comment l'appelez-vous ?

Durga.

En Inde, on l'a nommé aussi Shakti.

Elle se réveille aujourd'hui.

On vous a parlé de ce mouvement aux Etats-Unis

qu'on appelle le Nouvel Age.

J'ai lu quelques articles de la DC.

Nos amis, les rationalistes,

nous appellent les conspirateurs du verso.

Mais on aimerait plutĂ´t ĂŞtre...

les architectes du futur, si vous voulez.

Il faut chercher à libérer cette force de métamorphose

qui est en germe au fond de chacun d'entre nous.

Mais je vous en dis.

Non, au contraire.

C'est votre première visite à New York ?

Oui, c'est ma seconde patrie.

Comment ça ?

Mon père était Américain.

Était ?

Grande et beau.

Quand il est parti, je n'ai pas voulu y croire.

Je me disais qu'un jour, en sortant de l'école, il serait là.

Chapeau de cowboy, une cigarette aux coins des lèvres, les yeux bleus,

la peau bronzée, au volant d'une casiaque verte,

et qu'il m'emmènerait très loin.

L'homme de ma vie est un fantĂ´me.

Vous n'avez jamais essayé de le retrouver?

Peut-on retrouver un fantĂ´me?

C'est quoi cette figure?

Ah, ça!

Ça, c'est la pyramide intérieure de l'homme.

Chaque couleur représente une énergie.

Là, elle est posée horizontalement avec ses quatre triangles à plat.

Il ne tient qu'Ă  nous de le relever dans sa position verticale.

C'est cela l'air du berceau.

-Entrez !

...

Oh lĂ  lĂ  !

Mélode là !

merci

Je suis Ă  Paris et tu me manques. Reviens vite, Marc.

Tout est exactement ce qu'il recherche.

Goldman est d'accord pour un nouveau contrat.

J'ai mĂŞme obtenu qu'il double ton cachet.

C'est merveilleux, George. Merci.

Je te l'avais dit, avec George Miller,

y a pas de problème. C'est le succès assuré.

Avec une garantie de 5 ans.

Ouf!

Ouais, ouais, si vous pensez que c'est la bonne piste, OK.

Poursuivez jusqu'au bout la recherche.

Non, non, non, je vous ai dit que c'est pour un ami.

Oui.

Vous me tenez au courant dès que possible.

D'accord, je compte sur vous.

Merci, au revoir.

Il faut absolument que je retrouve son père.

♪ ♪ ♪

Vous savez...

Je consacre pas mal de temps...

Ă  un groupe qui renoue avec une vieille tradition.

Ah oui?

Quelle tradition?

Ah! Vous connaissez le yoga tantrique?

Yoga tantrique? - Hum!

Oui, bien sûr! Vous pouvez m'en parler?

Vous aimeriez...

Vous voulez en savoir plus? - Oui!

Maintenant!

OK!

Ha! Ha! Ha!

♪ ♪ ♪

Ce sont les deux futurs amants.

Ils se sont choisis et abstenus depuis plus d'*****.

Et pourquoi ce choix ?

Parce que pour eux, le sexe est un moyen d'aller vers le divin,

c'est-Ă -dire vers nous-mĂŞmes.

Par jastété volontaire,

ils ont accumulé des forces qui en se libérant maintenant,

vont les transporter.

Et en mĂŞme temps, ils deviennent un.

Il est son beau...

...

C'est étrange ce que j'ai éprouvé cette nuit.

Une sorte de bien-ĂŞtre que j'ai ressenti moi aussi.

Oui.

Un instant.

Vous ĂŞtes aussi photographe?

Pas vraiment, mais j'aimerais bien le devenir un jour.

Ah ah.

Tu as vécu une vie facile, la vie d'une belle fille à qui tout réussit, incapable de résister au plaisir.

Mais peut-être que tu commences à découvrir un autre être en toi, et ça t'inquiète.

Ne te laisse pas entraîner par ces forces terribles qui nous hantent tous.

Apprends Ă  les utiliser, et confiance en toi, Joy.

Tu es forte, bien plus que tu l'imagines.

Merci.

Oui, oui, pousse la porte, pousse!

Chérie...

C'est si bon de te retrouver...

Que d'oĂą est-il?

Merci.

T'as eu beaucoup d'amantes?

Et toi, beaucoup d'amantes?

Tous les soirs.

Moi aussi.

Salope!

J'ai beaucoup travaillé, et tout ce temps-ci, je suis très fatigué.

Je crois que je vais partir en vacances.

Marc, je suis lĂ .

Pourquoi ces valises?

T'as l'intention de rester?

Excuse-moi, ma mère a emporté les clés de son appartement,

et j'ai prêté le mien à des amis.

Margot n'est pas lĂ , et il n'y a plus personne.

Si je t'embĂŞte, je peux toujours aller Ă  l'hĂ´tel.

Mais non, tu peux rester.

Tu es comme ma niece.

Tu es la plus belle fille que j'ai eue dans ma vie.

Marc, écoute ça.

Celui qui a vu passer l'amour absolu sans pouvoir le vivre,

est condamné à la déchéance, irrémédiablement.

C'est gentil, mais excuse-moi, je suis en train de lire un truc qui m'intéresse.

Viens lĂ .

Tout près.

Hum...

Hum...

C'est comme ça que ça devrait être tout le temps.

Hum...

Hum...

Tu veux vraiment me faire plaisir?

Oui, Marc.

Je vais t'emmener dans un de mes endroits favoris.

Tu veux bien, dis?

Bien sûr!

Marc, je t'aime.

Moi non plus.

C'est sinistre. Où tu m'emmènes?

Dans les anciennes cuves Ă  essence de la station-service.

C'est drĂ´le.

Si on veut.

La première fois, ça surprend toujours.

Bonsoir, monsieur.

Bonsoir, Charlotte.

Bonsoir, madame.

Bonsoir, Psuma. - Bonsoir.

Madame.

Bois un coup, ça te fera du bien.

♪ ♪ ♪

Wow! C'est débrayant!

♪ ♪ ♪

Ici, c'est le temple de la femme.

Les hommes ne sont ennemis que pour réaliser tes fantasmes.

Tu peux faire tout ce que tu veux.

♪ ♪ ♪

Profite-en!

♪ ♪ ♪

Oh la gentille, gentille avec lui, hein?

♪ ♪ ♪

♪ ♪ ♪

Tiens.

Viens.

♪ ♪ ♪

...

Elle va jouer encore une fois, regarde !

Oh, ça suffit.

Attends.

Je n'en peux plus.

Tu vas rester.

On veut te voir baiser par cette fille, tu comprends ?

Non, Maxime, non.

Attention, s'il vous plaît, plus doucement.

Vous voyez bien qu'elle est infibulée.

...

Couche-toi.

Vas-y, lâche.

Ça va, Joey ?

Marc...

Marc, pourquoi ? Je t'aime, pourquoi ?

Bonjour Madame, j'ai un télégramme pour M. Charou.

Ah oui.

Tenez, voilĂ .

Merci.

C'est pas grave.

Au revoir Madame.

Au revoir.

Marc, mon amour, je rentre demain à la maison comme prévu.

Baisé, Joël.

Qu'est-ce qui t'arrive?

Moi, Marc, je suis allée jusqu'au bout de mes fantasmes.

Maintenant, je veux passer Ă  autre chose.

Un autre mec, plus tous les autres.

Tu ne vois en moi qu'une belle salope.

Ça ne te suffit pas, mais qu'est-ce que tu veux que je vois de plus en toi?

Ah oui?

Et qu'est-ce que tu vois en elle?

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Tu nous voulais toutes les deux, la mère et la putain.

Et tu vas te retrouver tout seul.

Mais c'est toi qui es revenu, ma chérie.

Moi, je sais ce que je veux dans la vie.

Mais toi, tu tournes en rond Ă  la recherche de l'homme que tu ne rencontreras jamais.

Il a fallu que je revienne pour tout comprendre.

Je t'ai aimé sincèrement.

Tu pouvais faire de moi ce que tu voulais,

mais je croyais qu'au fond de tout ça,

tu espérais autre chose que de me faire baiser par d'autres mecs.

Mais c'est toute ta vie.

Pauvre minable.

Comprends bien une chose.

C'est fini maintenant.

Tu n'es plus Ă  la hauteur.

Je suis ravi de pouvoir te rendre ce service, Joy

Merci, David

Je ne savais pas que tu habitais toujours chez ta mère

Pas fou, David

C'est un bon prétexte pour venir habiter chez moi

Ouais

Alors comme ça, t'as quitté Marc ?

Adieu, les folles étreintes ?

Non, mais je me suis aperçue

qu'une chose peut ĂŞtre noire ou blanche

Avec Marc, ce n'était que noir

Entrez

Oh, c'est qui ça ?

Oh ça c'est Amos, il est là depuis 1945

Vraiment ?

Viens, c'est lĂ -haut

Bon, je vous laisse, j'ai un coup de fil Ă  passer

D'accord

On est sous les toits!

Ouais!

Ça te sent pas bien?

Non. Ça va.

Ça va.

Installe-toi comme tu veux.

Merci, David.

Ça m'ennuie de déranger comme ça.

Non.

Ma gueule a raison.

Ah, il faut *****'approcher du mur.

Il sointe.

Il y a comme une mauvaise odeur.

C'est pour cela que j'ai mis des... des draps.

OK? - OK.

Ciao.

Ciao.

Hello Joy, are you there?

Hello?

Joy ?

Hello Joyce, c'est Bruce.

Je suis heureux de t'entendre. J'ai eu beaucoup de difficultés à te joindre.

Oui, beaucoup de choses sont en train de changer dans ma vie en ce moment.

Tu sais, j'ai pris une décision.

Je reviens Ă  New York. C'est vraiment lĂ -bas qu'il faut que je sois.

Tu vas avoir une raison supplémentaire de revenir alors.

Oui, pourquoi ? - J'ai quelqu'un à côté de moi.

Depuis que je lui ai parlé de toi, il ne pense qu'à une chose.

Te voir. - C'est quoi ça encore ?

Ne quitte pas, je te le passe.

Hello, Joyce.

Oui ?

Bruce m'a rencontrée pour me parler de vous. Il m'a bien expliqué qui vous êtes.

C'est vrai, j'ai très envie de vous voir.

Je suis... Mais qui ĂŞtes-vous ?

Je suis... Je suis très ému. Je vous repasse, Bruce.

Mais qu'est-ce qui se passe ?

Écoute, c'est très simple. J'ai beaucoup réfléchi sur tout ce que tu m'avais dit.

J'ai fait des recherches. Tu viens de parler à ton père.

Joy ?

Hello ?

Tu m'écoutes ?

Joy, are you there ?

Joy ?

Joy ?

Départ à destination de New York, vol 115, embarquement immédiat satellite numéro 3.

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