All language subtitles for Class__ secret - S01E03 - Aminnemis WEBDL-1080p.fr

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Original subtitles

- Nos services évaluent à un mètre cube

le volume des explosifs dans le conteneur.

- Vous travaillez sur quoi?

- On va recruter une source chez les dissidents du Chammar.

- T'en penses quoi?

- Il y a un 3e joueur sur la glace.

- Chadli est membre d'un groupe de presque 100 dissidents

exilés du Chammar un peu partout sur la planète.

Le plan de recrutement?

- On va insérer Irène par gravité

autour de Grenade, le mettre en confiance.

- Oui? - Demande de soutien technique?

- O'Leary? - Les Américains ont fait quoi?

O'Leary a pris contact aujourd'hui avec Rachel.

C'est quoi que tu me dis pas?

- T'as donné l'information à Émile?

- Oui.

- L'intégralité des 5 dernières réunions

du cabinet du premier ministre.

Ça, ça devrait prouver ce que je vaux.

- Je comprends pas que ce soit en panne.

- Merci d'être venue si rapidement.

(cri)

À l'aide! Quelqu'un!

(cri)

Yasser, vite! Yasser!

Yasser, vite! Vite!

(respiration haletante)

Appelle la police!

- Non, non! Pas la police!

Non, t'appelles pas la police, pas la police.

(respiration haletante)

(♪ rock sur haut-parleurs )

- Un gars ne peut même plus décompresser en paix?

- Rachel Miller.

- Un vrai romantique, toi!

Zéro préliminaire, même pas un petit bec avant.

- J'ai besoin de savoir si Émile essaie de couvrir sa femme.

- Oublie ça!

Il va me voir venir 3 km à l'avance.

Puis je veux pas avoir Rachel en maudit contre moi.

Émile, il peut être violent, mais elle...

elle est pire.

Trouve-toi quelqu'un d'autre pour faire ta job.

- Il te reste combien de temps avant ta pension, Bob?

- Non! Ça finit ici puis maintenant.

Tu te trouveras une autre source dans notre équipe.

- Tu veux vraiment que je m'intéresse à ta femme?

- Tu touches à Sarah puis c'est moi qui vais t'effacer.

Fais attention en traversant les rues.

- On devrait appeler le 911.

- Ah, appelez personne. Ça va aller, j'ai rien.

Je suis pas légale.

Si la police vient, ils vont me rapporter à l'immigration,

on va me déporter.

S'il vous plaît.

- Tu as fui ici pourquoi?

- Mon mari est journaliste, un opposant au régime,

encore emprisonné en Tunisie.

- Il a été condamné pour quoi?

- Un site web d'opposition au régime.

- Mais comment il s'appelle?

Combien de temps il lui reste à purger?

- Kamel Sassi. Mais j'ai aucune nouvelle.

De toute façon, chaque fois que sa sentence arrive à terme,

ils en rajoutent une nouvelle.

- Je connais des gens, je peux m'informer.

- Pour vrai?

Il est au pénitencier de Siliana.

Mais vous, pourquoi on vous en voudrait?

- Je ne sais pas.

Un acte de haine, sans doute.

- Je comprends que vous vouliez rien me dire.

On se connaît pas.

De toute façon, moi,

je peux rien dire ou faire quoi que ce soit.

Je n'existe pas.

Pour personne.

- Pour nous, tu existes.

Tu n'es plus toute seule, ma soeur.

- Merci.

(raclement de gorge)

Je repasserai bientôt?

Bonsoir!

(bip de la porte)

(soupir)

- Tu la crois?

- Oui. Et toi?

- Peut-être.

- T'as des bons réflexes!

- Une chance que le gel ignifuge a fait la job.

Sans ça, là, j'aurais un méchant coup de soleil.

- Ç'a marché? T'in?

- Rien que le gros orteil.

Il est méfiant, notre Grenade.

(démarrage du moteur)

- Pourquoi je peux pas y aller?

Mon amie Joëlle, elle, elle peut!

- Parce que.

- "Parce que", c'est pas une raison!

- Hé, ils nous ont chargé 2 fois le rôti de porc!

Joëlle, on la connaît pas.

Faut faire vérifier ses parents, tu le sais.

- Mais c'est ma nouvelle BFF!

Je suis tannée de toujours avoir à attendre

avant d'aller chez mes nouvelles amies!

- Change de ton, veux-tu?

Sinon tu vas aller compter le nombre de lattes

au plancher de ta chambre.

- Il y en a 148. Je les ai comptées 2 fois hier.

- Exact!

Joseph Antibes. Viens-tu au salon funéraire avec moi tantôt?

- Oui.

- On organise une levée de fonds

pour les études de ses enfants.

- OK, donne 2000$ de ma part.

Mais marque ça comme un don anonyme.

- Ha! Tu chialais pour le rôti de porc

puis là, t'es prête à donner 2000 piastres

à 2 enfants que t'as jamais vus, incognito?

- C'est pas pareil.

- Ils parlent de quoi?

- Decashpuis de rôti de porc.

- T'étais pas obligé de te donner tout ce trouble-là, papa.

Qu'est-ce qu'il y a?

- As-tu vu ta cousine, dernièrement?

- Oui, pourquoi?

- Ils sont venus souper ici en famille il y a quelques jours.

Est-ce que Rachel t'a paru plus préoccupée que d'habitude?

- Pourquoi tu veux savoir ça?

- Parce qu'elle est pressentie pour une grosse promotion.

Puis, euh... si elle a recommencé...

Si ses symptômes réapparaissent, elle l'aura pas.

- Non, j'ai rien remarqué.

Elle est en parfait contrôle, comme d'habitude.

Je me souviens quand...

quand tu partais puis tu disparaissais

pendant des semaines,

tu revenais avec tes sourires mystérieux

puis tes silences.

Maman disait qu'elle aurait préféré

que tu sois un meurtrier.

Elle pensait qu'un meurtrier peut agir sur un coup de tête,

pour ensuite regretter puis vouloir être pardonné.

Mais un espion?

Un espion est toujours un espion.

Le jour, la nuit, au lit comme à la table,

avec sa femme puis ses enfants.

- Honoré de Balzac.

- Pardon?

- Hum. Ta mère te citait du Balzac.

Je l'aimais,

mais mon Dieu qu'elle passait trop de temps dans ses livres.

Comme toi.

- Hé, Bob!

- Sarah est pas là?

- Non, elle avait l'entrevue finale

pour le nouveau poste en fin de journée.

Mais merci d'avoir facilité le transfert.

- Ah! Oui, je perds une excellente adjointe,

mais le Service gagne une future grande analyste.

Elle va aller loin.

(sonnerie de cellulaire)

Les autres sont en dedans? - Ouais.

- Excusez-moi.

- Je sais pas comment tu fais.

- Fais quoi?

- Douter de ta femme. La faire surveiller.

Rien laisser paraître.

- Je doute pas d'elle.

Il y a sûrement une explication logique,

je l'ai juste pas trouvée encore.

- J'ai un rendez-vous après.

L'épouse d'Antibes, c'est quoi son prénom?

- Marie-Hélène, je pense.

- Marie-Hélène. Marie-Hélne.

(sirène au loin)

- Merci d'avoir accepté mon invitation, Rachel.

- Pourquoi vouloir me parler directement, Mme Bartoli?

C'est M. McKenna, votre interlocuteur désigné.

- Je pensais que vous pourriez m'aider.

La situation est instable en ce moment.

La sécurité de la conférence secrète

avec la délégation chammarienne...

Disons que les enjeux économiques pour notre pays

sont très significatifs.

- Les contrats pour la construction du pipeline,

la vente de matériel militaire et policier,

la centrale nucléaire...

- Vous êtes bien renseignée.

- C'est mon travail.

Qu'est-ce que vous voulez, Mme Bartoli?

- Ah, vous êtes directe! J'aime ça.

Si vous pouviez m'informer un peu à l'avance,

sans que ça passe par les canaux officiels,

ça permettrait d'anticiper

puis de gérer les retombées politiques.

- Comme par exemple?

- Où est-ce qu'on en est avec l'infiltration

des dissidents chammariens.

- C'est classé très secret.

- Oui. Mais j'ai les accréditations

pour ce niveau-là.

- Les informations sur les opérations

sont toujours cloisonnées.

Vos accréditations servent à rien.

- Écoutez, le premier ministre

veut savoir si on a du neuf au sujet des explosifs.

Vous savez, ceux qu'on a trouvés dans uncontainerau port?

Est-ce qu'il y a une bombe quelque part

qui menace d'exploser?

- Il y a toujours une bombe quelque part qui dort.

Ici ou ailleurs.

Quand j'aurai des certitudes,

je vais les partager avec mon patron.

Ce sera à M. McKenna de décider si vous pouvez ou devez

avoir de l'information opérationnelle cloisonnée.

Ce qu'on sait, c'est qu'il y a des traces, il y a des résidus,

mais il y a aucune confirmation

qu'il y ait des explosifs en sol canadien.

- Rachel, je peux...

En fait, je veux être votre amie.

On pourrait s'aider mutuellement.

- Vous voulez m'embaucher comme agent double?

Pour le premier ministre ou pour vous?

C'est toujours un plaisir de vous voir, Mme Bartoli.

- Rachel!

Vous manquez une belle occasion

d'avoir un vote de plus pour votre promotion.

(fermeture de porte)

- Émile? Ça va pas?

- Migraine.

Ça se gère mieux dans le noir, je trouve.

Ton meeting?

- Rien de spécial. Ici?

- Le drain de la douche est bloqué

puis le broyeur fait un drôle de bruit.

(soupir)

- Ça va t'occuper pour le week-end.

- Ouais, c'est ça.

- La phase 2 de Grenade?

- Comme prévu.

Il est déstabilisé, il a peur.

T'as pas l'air dans ton assiette.

- Je suis fatiguée.

- Bien, c'est comme un peu normal.

- Il y a rien de normal dans nos vies.

(soupir)

- Tu as mal juste quand tu cours?

- Non. Dans les escaliers aussi.

- Est-ce que tu as forcé la machine, récemment?

- Non, pas vraiment.

- Ah, peut-être le fémoro-rotulien.

- Le quoi?

- Tu vas devoir faire des exercices.

Un renforcement, conditions musculaires, étirements.

- OK. - À la maison, comment ça va?

Du neuf?

Comment va Rachel?

- Hum...

- Tes migraines et tes insomnies?

- C'est du pareil au même.

Et M. McKenna vous demande de vous libérer à 11h00.

On a de la visite américaine.

- La CIA?

- On dirait.

- As-tu des noms? - Pas encore.

- Lui as-tu annoncé la nouvelle?

- À Robert? Non, euh... Je veux me retester avant.

- Il va être fou comme un balai.

- Devenir père à son âge, je pense pas, là.

- Il va te surprendre.

Sarah?

Je veux les noms puis les titres des visiteurs de la CIA.

(ouverture et fermeture de porte)

- Martin a débriefé avec un gars de la GRC?

T'es sûre de ça?

- Je l'ai déjà vu, ce gars-l, dans une formation à Ottawa.

C'est un inspecteur de la GRC.

Il pétait plus haut que le trou.

Je fais quoi avec ça moi, là, l?

Je dis tout à Émile?

- Prends pas ça personnel. C'est lagame.

À partir de maintenant,

on peut juste se fier à nous trois.

Toi, moi puis Émile.

- Intéressant.

Les Américains ou les Canadiens?

Et ils ont laissé notre équipement en place

chez Chadli?

(soupir)

Ça pourrait nous aider

si ce sont les Canadiens qui cherchent à le recruter.

On va suspendre l'intimidation.

Le temps de savoir qui est qui et qui fait quoi.

Mais maintiens la surveillance.

Et continue les préparatifs pour le reste.

(clappement)

Omar?

Ne te fais pas prendre.

- J'ai 25 ans de métier.

C'est Rachel, la taupe.

- Le grand patron veut une évaluation des dommages.

Si vous avez raison,

il y a 3 enjeux qui me semblent dominants.

Le premier est nos négociations en coulisses avec les Français

pour un partage de renseignements électroniques.

Le second est notre position réelle de renégociation

relativement au site secret de la CIA au Labrador.

Et le troisième est l'accs à nos sources diplomatiques,

au Canada et à l'étranger.

Émile.

- Quoi?

- Est-ce que vous avez vu des documents transiter

à votre résidence sur ces sujets?

Est-ce qu'elle les a évoqués devant vous?

- Sauf votre respect, monsieur,

Rachel ne me partage aucune information.

Quand les documents rentrent chez nous,

ça va directement dans le coffre-fort.

Puis si c'est de l'informatique,

c'est consulté sur notre portable

qui est pas lié à l'Internet.

Rachel est trop professionnelle pour prendre des risques.

- Tu vas nous faire croire qu'elle te fait

aucune confidence sur l'oreiller?

- Je dis que Rachel est une pro.

Qu'elle coule pas d'informations aux Américains.

Je dis qu'on veut la "framer",

probablement par la CIA pour qu'on perde confiance en elle,

pour pas qu'elle prenne votre poste, monsieur.

Ou par quelqu'un qui voudrait la discréditer

puis prendre votre place à votre retraite.

Je connais ma femme.

(en anglais)

(soupir)

J'ai une autre réunion.

- C'est pas Rachel.

(ouverture de porte)

(fermeture de porte)

- Merci de t'être déplacé.

- J'avais une réunion en ville sur un autre dossier,

puis des faveurs, je vous en dois plusieurs.

Personne sait que je passe vous voir,

comme vous me l'avez demandé.

- Comment aimes-tu nos bureaux de Vancouver?

- C'est loin. C'est pluvieux.

- Et si je trouvais une façon de te faire transférer à Montréal?

- Vous avez encore assez depushpour ça?

- Disons que t'es pas le seul à me devoir une faveur.

(écoulement d'eau)

Si ce que je souhaite fonctionne,

tu vas bientôt pouvoir recommencer

à faire le tour des clubs montréalais, VJ.

Mais il y a une condition.

- Il y a toujours une condition.

- Une fois en poste,

tu vas me demander conseil quand je te le dirai.

(sirène au loin)

(en anglais)

- Nous pouvons faire ça en français.

- Un agent de la CIA qui parle français?

Il y a de l'espoir!

- Merci pour la courtoisie.

- Vous avez évoqué une urgence?

- Oui. Yasser Chadli.

Le dissident chammarien.

- Je sais pas de qui vous parlez.

Nous aussi, on a des caméras de surveillance

autour du consulat.

Et notre système de reconnaissance faciale

est meilleur que le vôtre.

- Hors de question.

- Une de nos employées est morte.

Chadli était la cible. Il sait des choses.

Rendez-nous ce service.

M. Chadli est citoyen canadien.

- Résident permanent.

Vous pouvez toujours l'expulser.

On a juste à fabriquer la preuve qu'il a commis un crime.

(soupir)

- Nos supposés partenaires.

Ils nous traitent comme si on...

- Vous avez remarqué?

- Quoi?

- Le 2e agent ne vous lâchait pas des yeux.

- Une spécialiste du non verbal.

Elle essayait de décoder quelque chose.

Pourquoi vous avez pas négocié plus durement avec eux?

Est-ce qu'il y a des enjeux que je devrais savoir?

- Puis lui, c'est qui?

- Jamel al-Nazef, un officier du renseignement du Chammar.

Il est basé à Ottawa.

Sa couverture est celle d'un attaché culturel.

- Ah!

Il travaille pour le Mabahith.

Méchante culture, ça, c'est une gang de malades.

- Ouais.

- Même les Iraniens puis les Israéliens ont peur d'eux.

- Il est peut-être bien placé

pour nous donner de l'info sur Grenade.

Pourquoi tu fais pas une demande officielle de rencontre

avec leur responsable de sécurité à l'ambassade?

- Parce que j'aime déstabiliser.

On va placer untrackesur son auto.

On va lui organiser un petit quelque chose

quand il va être dans le secteur.

Autre chose?

- Ouais. Grenade a testé la légende d'Irène.

- Ta légende. Apprends tout ça par coeur.

- Mon mari est journaliste. Encore emprisonné en Tunisie.

- Comment?

- Deux appels pour vérifier s'il y a bien un journaliste

du nom de Kamel Sassi à la prison de Siliana.

Une série de courriels à son réseau de contacts

pour obtenir de l'information sur Irène Ayed.

La légende tient.

- Parfait.

- Ah, puis pour les micros déjà en place chez Grenade,

la technique confirme que c'est des"pass and pick".

- Hum!

- On pourra rien retracer avec ça.

Est-ce que je garde l'équipe en place au cas où?

- Ouais.

Autre chose? - Non.

Ah, Émile? - Ouais?

- Ah non, laisse faire.

Laisse-moi contre-vérifier avant.

- OK.

- Tu m'as fait attendre!

- Je voulais être sûr de pas être suivi, là.

- Puis?

- Irène commence à s'insérer,

on achève de préparer le reste des leviers,

puis on pourrait finir le recrutement de Grenade

d'ici 24 à 48 heures.

- C'est trop vite. Tu peux les ralentir?

- Vous préparez une opération?

Ah, shit...

Vous avez aussi du monde sur la glace?

- T'as pas à te préoccuper de ça.

- Vous allez tout faire dérailler, hein?

- Même si t'as été muté chez eux,

tu travailles encore pour nous autres.

Oublie-le pas.

Police un jour, police toujours!

Là, mon beau Martin,

trouve une façon de faire ralentir la machine chez vous.

Laisse-nous les Chadli puis arrête de poser des questions.

(démarrage du moteur)

- Savais-tu qu'il y avait 5 continents?

- Cinq? T'es sûre de ça?

- Je te jure! Il y a l'Europe du Nord...

(raclement de gorge)

... l'Afrique du Sud, l'Asie...

Puis, euh, les 2 autres, je ne m'en souviens plus.

(inspiration ardue)

- Puis toi, à l'école? - Rien.

(toux)

- Azure...

- Rien, je te dis.

Genre, espace vital puis vie privée?

- Bon, qu'est-ce qui s'est passé?

- Émile? Sa pompe.

Marine? Respire tranquillement.

(toux)

Par le nez, par la bouche. Oui.

Ça va mieux, ma puce?

- Ouais.

- Il faut que tu nous le dises quand tu sens

que tes bronches se contractent.

- Oui.

- OK.

Essaie de dormir, je vais laisser la porte ouverte.

- Comment ça se passe à l'école?

- Zéro intérêt, papa.

- Azure!

- Ç'a recommencé.

- L'intimidation?

- Oui.

- Les deux mêmes?

- J'ai essayé tous les trucs que tu m'as montrés, là,

ça donne rien.

- Ça ressemble à une job pour super papa, ça.

- Tu vas empirer les choses.

- Non, non, ils sauront pas que ça vient de toi.

- Ils vont avoir... Comment tu dis ça? De la visite?

- Hum! Oh, shit,yeah!

- Oh, shiyeah!

Je m'en occupe. Dors bien.

- Merci!

(soupir)

- T'as entendu?

- Hum, hum. Tu t'en occupes?

- Ouais. Considère ça comme fait.

- As-tu besoin de ton Air Gap dans le bureau?

- Non. Il est dans le classeur.

T'as des dossiers à consulter ou...?

- Ouais, une ou 2 affaires. Je veux pas laisser de traces.

- OK. Il est là pour ça.

(bips)

(bip)

- Merci beaucoup, Marianne. C'était pas nécessaire.

- Faut que t'excuses Yasser.

C'est un homme bon et doux,

mais il a été si souvent trahi en amitié, dans la vie...

- Je comprends.

- Il avait une jeune soeur qu'il adorait.

En 2001, elle est morte brûlée vive

dans un incendie au collège où elle étudiait au Chammar.

- C'est vraiment horrible.

- Elle a été refoulée dans le brasier

par la police religieuse,

simplement parce qu'elle voulait fuir les flammes

sans porter son voile.

- Ah...

- Yasser était pas politisé à l'époque.

Il écrivait des contes pour enfants, peux-tu croire?

(petits rires)

Mais après ça, il a renoncé à sa foi

et il a dénoncé la police religieuse et son régime.

Ils l'ont arrêté...

torturé.

Quand il a été enfin libéré,

il a fui en France, puis ici, avec moi.

Mais depuis, il est harcelé par la police politique de l'Émirat.

Même nos enfants, qui sont nés ici, le sont.

C'est très difficile pour nous

de faire confiance à des gens qu'on connaît pas.

Mais parfois, il faut faire une forme

d'acte de foi en la nature humaine, il paraît.

Nos chemins ne se sont pas croisés pour rien, Irène.

(sonnerie de cellulaire)

Oui, Bilal?

Comment ça, il est pas là?

Il a quitté il y a une heure. Il devrait être là.

As-tu essayé son cell?

(coups à la porte)

- (Homme): Police! Ouvrez!

(coups à la porte)

(ouverture de porte)

(respiration haletante)

(frémissement)

- Désolé d'avoir dû faire ça, mon Yasser.

Mais si je t'avais invité, t'aurais voulu avoir un avocat,

ça serait devenu compliqué pour rien.

Puis moi, honnêtement, je veux garder ça simple.

- Je n'ai pas peur.

- Ah, je sais, t'as probablement connu bien pire.

Mais l'affaire, tu vois, mon Yasser,

c'est que t'es pas tout seul dans la vie.

- Vous...

- Elle est moins chanceuse que toi, elle.

Elle a pas de statut légal, personne va la chercher.

- Vous n'avez pas le droit!

- Organiser un attentat,

ç'a des conséquences pour toi et tes proches.

- Quel attentat? Je ne prépare rien du tout!

Je suis juste un petit libraire.

Vous n'avez pas le droit!

(gémissement)

Marianne!

Elle a rien à voir l-dedans.

Ne faites pas ça! Ne faites pas ça!

- Faire quoi? On n'a rien fait. Elle est là de son plein gré.

On lui a dit qu'on te cherchait aussi

puis d'attendre voir si on trouverait pas quelque chose.

(cri)

Est-ce qu'on va trouver quelque chose, Yasser?

On lui touchera pas, à Marianne.

On va s'excuser puis on va essayer de l'aider à te trouver,

mais on te trouvera pas.

(frémissement)

Puis dans une semaine, on va geler vos comptes de banque,

on va "maxer" vos cartes.

Ça, ça va devenir un petit peu plus compliqué, là.

Maudite malchance, hein!

Puis tu seras pas là.

Elle va essayer de te trouver, elle va te chercher partout.

Mais pour rien.

Ta vie comme tu la connaissais est finie, mon Yasser.

- Qu'est-ce que vous voulez savoir?

- Moi? Rien.

Je veux juste te faire signer un contrat.

Entre toi puis nous.

On jasera après.

(soupir)

- Émile trouve que tu travailles trop.

- Puis lui, il parle trop.

Comment ç'a été, l'entrevue de Sarah?

- Ha! Très bien.

Puis avec l'autre bonne nouvelle en plus...

- C'est quoi?

- Sarah t'a rien dit?

Elle est enceinte!

- Hein! Félicitations! - Merci!

- Je suis contente pour vous deux.

- T'es la première à qui je l'annonce.

Sarah puis moi, on voudrait que tu sois la marraine.

Esti que je hais ça, les jobs depaint shop.

- Il a commencé à craquer.

- Sérieux, va falloir remettre sa femme dehors bientôt,

sinon les enfants vont se mettre à paniquer.

- Dis-lui qu'on a localisé son mari,

qu'on lui pose des questions, qu'on va le laisser aller après.

Tu l'attaches bien, hein? On n'a pas le droit à l'erreur.

- Sauf votre respect, je connais ma job.

Je peux juste dire que ça m'écoeure

qu'on fasse ça à un gars de même.

- Présentement on sait pas encore c'est qui, Grenade.

Gère tes émotions, Irne.

(ouverture de porte)

(fermeture de porte)

(bips)

(bips)

- Tu signes, puis une fois qu'on a ce qu'on veut,

on te donne un bon montant d'argent

puis une nouvelle identité, puis à ta famille aussi.

Mais si tu signes pas,

on te retourne au Chammar avec un timbre sur le front

puis on "scrappe" la vie de ta famille.

Juste pour te donner une leçon.

(frottement du crayon)

- Je vais devoir faire quoi?

- Nous donner de l'information, nous dire ce qui se prépare,

nous aider à surveiller ceux de ta gang

qui veulent faire du trouble.

- Nous sommes pacifistes.

La solution n'est pas dans la violence.

- Bien oui, c'est pour ça qu'on te tire dessus

puis qu'il y a du monde qui meurt autour de toi.

De toute façon, c'est ton contrôleur

qui va t'expliquer ça.

- Ça ne sera pas vous?

- Non.

(bip)

- Bonjour, Yasser.

(♪ piano )

- Trois changements de propriétaire

depuis que je suis rentré ici la première fois.

C'était il y a un siècle.

Il y a rien de changé.

Ha! La table, là, l,

c'est là que j'ai appris la chute du mur de Berlin.

Là, j'ai autorisé l'incendie du consulat d'Irak.

Pendant que les pompiers évacuaient puis arrosaient,

on avait 3 hommes qui vidaient tous les casiers.

Mais ça, c'était avant ton temps.

(soupir)

T'étais encore dans l'armée.

Tu veux me voir à propos de Rachel?

- Pourquoi vous dites ça?

- Parce que normalement, tu te ferais amputer un bras

avant de me demander conseil.

- De votre temps, c'est déjà arrivé

d'essayer de "framer" un dirigeant du service?

Je veux dire, créer des conditions

pour son départ ou sa démission?

- Avant 84,

quand le Service était encore une division de la GRC, oui.

Depuis, je ne sais pas, peut-être. Pourquoi?

Tu penses qu'on veut pousser Rachel vers la sortie?

- Jacques Thomassin, c'est sûr.

Probablement M. McKenna.

- Adrien? Non, non, c'est impossible.

Il m'en aurait parlé avant.

- Si vous confrontez McKenna,

il va savoir que je vous ai parlé, là.

- Je savais que Thomassin était ambitieux, mais à ce point-l...

Je vais m'informer. Mais dis rien à Rachel.

- Vous pouvez pas savoir comment c'est difficile.

- Moi aussi, j'ai été marié. Moi aussi, j'ai aimé ma femme.

Mais si tu lui parles, tu coules avec elle.

Puis ça, ça va la tuer aussi sûrement

qu'une balle dans la nuque.

(coups)

- Suivez-moi.

J'ai fini de préparer. Extraction demain à 19h30.

Il me reste des détails à régler.

- Rachel, attendez!

(fermeture de porte)

- Qu'est-ce qui pouvait pas attendre?

- J'ai la preuve définitive.

- Woh, woh, woh!

(en anglais)

(coups de feu)

- Quand on a placé les micros chez Rachel,

on a aussi remplacé leur portable sécurisé

par un modèle identique connecté à nos réseaux.

Elle a utilisé le portable pour ouvrir une clé USB

et consulter ce document.

Un contrat entre elle et la CIA.

(soupir)

- Vous allez la cueillir quand?

- Dans 48 heures.

Le temps de préparer les mesures spéciales pour l'interroger.

- Vous allez faire ça où?

- Avec tout le respect que je vous dois, M. McKenna,

vous avez pas à savoir ça.

À partir de maintenant, pour ce dossier,

je relève directement du comité

du gouvernement et de Mme Bartoli.

(en anglais)

(soupir)

- J'ai rien que ça à faire, venir vous voir!

(soupir)

(bips)

- Nous avons, je crois, identifié notre taupe.

Rachel Miller.

- Shit!

- J'ai une place chez le dentiste lundi

pour l'examen des filles.

- Tu vas y aller? - Oui.

- J'ai l'entretien de la voiture, 50 000 km,

la semaine prochaine, c'est toi ou c'est moi?

- C'est toi.

Va falloir acheter des nouveaux souliers à Marine.

- On pourrait pas recycler une des 80 paires d'Azure?

- Oublie ça.

- Ah, vous autres, puis vos godasses!

(en anglais)

(cri étouffé)

(sanglots)

- C'est correct, mon amour, je suis là.

(cri)

Hé! Hé...

(respiration haletante)

Respire. Respire.

(respiration haletante)

- Émile...

- Respire. C'est fini.

- C'est jamais fini.

(sanglots)

J'aurais dit n'importe quoi pour qu'ils arrêtent.

Je leur aurais tout dit.

Mais ils me demandaient jamais rien.

Ils me posaient jamais de questions.

(sanglots)

- Maman?

- Qu'est-ce qu'il y a, ma chouette?

- J'ai rêvé que maman criait.

- Ouais, c'était juste un mauvais rêve.

Va te coucher, OK?

- Je peux dormir avec vous?

- Bien oui.

- Viens.

(sonnerie de cellulaire)

- Darcy.

Shit, t'es sûr que c'est lui?

(soupir)

J'arrive.

- Quoi? - Ah, rien!

Irène est où?

- Euh... Je... je sais pas.

- Mauvaise réponse. Mauvaise esti de réponse.

À partir de maintenant, tu sais toujours où elle est,

avec qui elle est, puis qui qui est autour d'elle.

Puis si je te pogne une autre fois à pas savoir

où est l'agent dont tu es la police d'assurance,

je te transfère à Buttfuck au Yukon.

T'as compris?

- Oui, monsieur.

(fermeture de porte)

- Tu y retournes, des fois?

- Au casino? Non, je ne touche plus à ça.

Entre toi puis moi, un ultimatum de Rachel,

ça aide à mettre les points sur les "i".

- Qui tu penses qui a fait ça?

- Tonguessest aussi bon que le mien.

O'Leary avait une liste d'ennemis pas mal longue.

Mais les boss ont intérêt à trouver qui, puis vite.

Je sais pas ce qui se passe en ville, mon chum,

mais je sens que je vais avoir besoin de toi

comme jamais avant.

Je peux compter sur toi?

- Toujours!

Sous-titrage: MELS

- On me parle, Rachel, on me consulte beaucoup.

Puis ces jours-ci, on me parle de toi.

- Mononcle, c'est pas un jeu.

- Mais bien sûr que c'est pas un jeu!

T'es sous surveillance accrue.

Je le sais parce que le bureau de Vancouver

a prêté pas mal de monde à Jacques Thomassin.

On veut te coincer, Rachel.

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