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-On est bien, là. Vous entendez les oiseaux ?
Ca me fait plaisir de vous voir.
J'avais peur que vous ne veniez pas.
Je me disais que... ce n'était pas important pour vous.
Je sais bien que je vous ai déçu. Mais je n'avais pas le droit.
Pas après tout ce que vous avez fait pour moi.
Ca ne suffit pas
de se choisir un père.
Il faut aussi qu'il vous choisisse.
Vous reviendrez, hein ? Promis ?
-Ce soir, c'est le grand soir.
C'est notre grand soir.
Ca fait un an que j'attends ce moment,
un an d'espoirs, de luttes, de sacrifices.
Chacun d'entre vous mérite sa place ici.
Chacun doit être fier de chaque plat qui sortira de cette cuisine.
Donnons du plaisir et prenons-en.
J'ai besoin d'un second. Est-ce que quelqu'un a une idée ?
Mademoiselle ?
-Tu as une idée, toi ?
-(Il parle de toi.) -(Non !)
-(Si.) -(Arrête !)
-Bravo, chef !
Allez ! Au travail ! Au travail !
-Il faut faire attention.
-Il y en a ce soir ? -Deux.
-Vous êtes sûr ? -Certain.
Je connais leurs pseudos. Ce soir, c'est No et Dibril.
-Merde ! C'est des peaux de vache.
On n'a pas de bol pour le premier soir.
S'ils chipotent sur leur assiette, on peut fermer la boutique.
-Je voulais vous souhaiter bonne chance pour ce soir.
Ca va être formidable.
-Bonne chance ? Bah merci. C'est gentil à vous.
-J'ai appris
pour Yann. Je suis désolée.
-C'est trop tard pour les regrets,
vous ne croyez pas ?
-Alors, au revoir.
-Au revoir, oui. Delphine.
-Tu veux du café ?
-Dis donc, tu sens bon, toi. Tu vas où comme ça, là ?
-J'ai rendez-vous
avec un vigneron qui se lève tôt.
-C'est ce soir. Ca ne te fait rien ?
-Non. C'est fini, ça n'a aucune importance.
-C'était génial, ce que tu faisais.
C'est pas juste... -Chut !
-C'est juste que... -On n'en parle plus. Terminé.
-De quoi vouliez-vous me parler, mon oncle ?
-Que tu es belle, ma chérie !
-Merci.
-C'est amusant,
on dit de certaines beautés qu'elles sont vénéneuses.
J'imagine que ce qualificatif te convient particulièrement.
-Quelque chose ne va pas ? J'ai fait comme vous vouliez.
-Sais-tu pourquoi le vert a la réputation de porter malheur ?
L'oxyde de cuivre, le vert-de-gris,
c'est très joli, mais surtout très toxique.
C'est aussi la couleur de certains champignons, du genre létal.
Les hommes sont plus directs, moins dissimulés,
moins habiles aussi, sans doute.
On règle ça aux poings, à l'arme blanche, au pistolet.
C'est salissant.
Mais le poison, c'est très bien. Enfin... quand ça marche.
Moi qui pensais que tu tenais de ton père,
ce sympathique raté.
Quelle erreur !
C'est à moi que tu ressembles. J'en suis touché, vraiment.
-Je...
-Que dis-tu
de cette ironie ?
L'homme qui t'a dénoncé l'a fait pour de l'argent.
Cet argent revient aujourd'hui à mon plus vieil ennemi.
Avoue que c'est rageant.
Oh ! Quelle actrice !
Détends-toi, ma chérie. Je ne suis même pas certain de t'en vouloir.
Cependant, je vais avoir besoin de toi.
Lui, au moins, tu ne le louperas pas.
-Désolée, ça s'est éternisé. -Ca s'est bien passé ?
-Tu sais où je peux me changer ? -Oui. Là, juste derrière.
-Merci. -Ta dégustation, ça a été ?
-Oui, très bien.
-Il y aura du beau monde. -Tant mieux !
-Certains veulent investir dans vos talents.
-Merci, mais je tiens à ma liberté. -Ah !
-Qu'est-ce que c'est ?
-Ma démission.
-Molester son employeur, c'est quelque chose de grave.
-J'ai eu un comportement inqualifiable.
Je vous présente mes excuses.
-Vous pensez vous en tirer comme ça ?
-Il est préférable d'éviter une procédure pénible.
-Pour la suite, vous envisagez quoi ?
-J'ai envie de prendre du recul, faire le point sur ma vie,
mes envies, mes projets. -Une année sabbatique ?
Du développement personnel ? -Oui, peut-être.
-On va arrêter de dire n'importe quoi. Asseyez-vous.
Asseyez-vous.
Je ne vais pas vous laisser partir faire des salutations au soleil
dans un ashram Sri lankais.
Vous êtes très douée,
Delphine, vous êtes pugnace, un peu folle et j'aime ça.
Alors on va oublier tout ça et je vous sors ce soir.
C'est pour le travail, mais c'est très amusant.
Vous allez mettre vos jolis souliers.
Et je vous enlève à 21h précises.
-C'est quoi, ça ?
-La langoustine, chef.
-On dirait une chaussette pisseuse.
-J'ai essayé de... -Non.
Je veux la perfection. Tu comprends ? La perfection !
Refais-moi ça vite !
-Chef.
-Quoi ? -Rien. J'ai cru qu'il y avait
un problème. -Non.
-Oui, chef ?
-Non.
-Tout va bien ?
-Très bien, merci. -Merci.
-Il y en a un à la 14.
-Bonsoir. -Bonsoir.
-Ca fait plaisir.
On a très bien mangé.
Merci. -Très bien ? C'est-à-dire ?
-C'était bon. Et alors copieux.
Ce n'est pas comme dans tous ces endroits à la mode.
Paroles incompréhensibles.
-Sortez !
Dégagez !
Merde !
-Ca a l'air vachement bon, tes machins.
Il y a du gluten dedans ?
-Non, c'est du boeuf. Il n'y a pas de gluten dans le boeuf.
Enfin, je ne crois pas. Vous voulez goûter ?
-Non, non. Moi, j'aime pas les "animals".
-Super.
-Santé ! Courage !
-Courage, oui.
-Tu prends le relais 2 minutes ?
-Bonsoir.
-Bravo ! C'est vraiment très beau. C'est fin, c'est élégant.
Du très haut niveau.
-Merci.
-Vous n'aviez pas volé votre étoile.
Dommage que tout le monde
ne soit pas en état d'apprécier. -Ceux qui savent, ça me suffit.
-Je n'aime pas l'idée qu'une étoile s'éteigne.
J'aimerais bien qu'on discute,
tous les deux.
Vous m'appellerez ?
-Oui.
Bonne soirée.
-A bientôt.
Ca va ? -Parfaitement.
-On a lâché.
C'est comme dans le temps.
Retour à la case départ.
Il n'y a rien qui a vraiment changé, finalement.
-Merci de m'avoir accompagné. Vous étiez renversante.
Même les meubles sont tombés amoureux de vous.
-Vous n'êtes pas mal non plus.
-Ce serait très déplacé que vous m'invitiez
à boire un dernier verre ? -Oui, complètement.
Vous avez une journée très chargée demain, ce n'est pas professionnel.
-Et nous sommes des gens extrêmement professionnels.
Quel dommage !
Nous aurions pu continuer à discuter comme de vieux amis.
Nous aurions passé une délicieuse fin de soirée.
Bonne nuit, Delphine. Faites de beaux rêves.
-Romain, vous saviez qui c'est, n'est-ce pas ?
-Qui l'ignore ?
Je ne demande déjà pas à mes amis de surveiller leurs fréquentations,
alors leur arbre généalogique...
-Mais qu'avez-vous l'intention...
-Il n'est plus l'heure de travailler.
Vous l'avez dit vous-même.
-Allez ! Mange !
-C'est bon.
-Ce n'est rien.
-Non, ce n'est pas rien.
Merci, Souleimane.
-Je t'aime bien, chef.
Le problème, c'est que toi, tu ne t'aimes pas beaucoup.
Mange.
-Vous pouvez me le donner ?
-Tiens.
-Mon amour, tu vas jouer un peu là-bas. J'arrive.
-On devait jouer ensemble.
-Je discute un peu avec la dame et j'arrive. D'accord ?
-C'est euh...
-Mon fils, oui. Ca vous étonne ?
-Je ne comprends pas bien ce qu'on fait là.
-Vous lui manquez.
Il est dingue de vous. Ca crève les yeux.
-En quoi ça vous concerne ?
-Sans vous, il n'y arrive pas.
-Clara ?
Clara, tu es là ?
-Oui.
-Qu'est-ce que tu fous ? -Je fais un peu de rangement.
-Oh là ! Joli, ça !
Ca tombe bien, parce qu'on a quelque chose à fêter.
-Attends. Euh...
On ne peut pas boire ça. -Pourquoi ?
-C'est pour un client.
-Tu lui en trouveras une autre. -Non, c'est celle-là.
-Bon.
J'irai acheter du champ'. -Pourquoi ?
-Tu te souviens du mec d'hier ? -Oui.
-Philippe Gauthier.
-Et alors ?
-Il veut me voir pour un projet, un super projet.
-Sérieux ? -Oui.
Je lui ai dit que je ne ferais rien sans mon associée. Normal.
Quoi ?
-Rien.
Je t'aime. -De quoi ?
-Je t'aime.
-Je n'ai pas entendu.
-Alors ? Qu'est-ce que ça dit ?
-Rien de méchant, mais rien de très bon non plus.
-Il est là ?
-Non. Mais ne vous inquiétez pas.
-Alors ?
-Rien.
-Qu'est-ce qu'on fait ? -On commence sans lui. Woo ?
-J'ai dû mal comprendre.
-Je ne peux pas faire ça. Je ne veux pas.
-C'est charmant d'avoir des scrupules,
mais c'est trop tard, jeune fille.
-C'est son père.
Et c'est un meurtre. -Les grands mots !
Et tu m'as fait quoi ? Une cure thermale ?
De la phytothérapie ?
Très bien !
Au fond, tu as le choix.
Perdre l'homme que tu aimes,
tirer un trait sur ta carrière, ton bel avenir,
la vie dont tu rêves depuis toujours,
ou faire un geste qui ne te coûtera rien de plus
qu'une égratignure à ta conscience.
Les égratignures, on souffle dessus et c'est fini.
-Mais...
-Mais quoi ?
Cet homme n'est rien pour toi.
Il n'a causé que du tort autour de lui, Clara.
Allons, ma chérie ! Qui le saura ?
-Moi. Et vous.
-Moi ? J'ai déjà tout oublié.
-Oui, c'est moi.
-Ne reste pas planté là. Rentre.
Tu n'as pas perdu la main, j'espère.
Ce soir, c'est un couple de retraités australiens.
Ils ont réservé il y a 2 ans. Le monsieur est mort entre-temps.
La dame vient quand même, avec son amant.
Prépare-moi 4 navets.
Tu n'es pas bavard.
Tu n'as pas beaucoup changé
depuis le premier jour où tu es entré dans ma cuisine.
Tu avais l'air d'un chat sorti du caniveau.
Tu étais prêt à tout.
Tu voulais cuisiner, cuisiner, cuisiner, rien d'autre.
Ca ne va plus, maintenant ? C'est ça ?
On fait un métier bizarre. On sacrifie tout.
On n'a du temps pour rien d'autre, pour personne.
Mais, si tu as le coeur sec, ça ne marche pas.
-Je ne comprends pas.
J'ai tout ce que je veux. J'ai un restaurant...
-Ah ! Vraiment ? C'est ce que tu veux ?
Une cuisine, une salle, des chaises, des tables.
C'est ça, la vie ?
Tu resteras toujours
le môme de l'Assistance publique
venu frapper à ma porte il y a 35 ans.
Pas vrai ?
-Ce n'est pas... Ce n'est pas comme ça que j'imaginais les choses.
-Tu veux quoi ? La recette du bonheur ? Je ne l'ai pas.
Mais toi, toi, au fond, tu sais.
-M. Karim ? -Oui.
-Bonjour. -Bonjour.
-Pour le Chef. Remise en mains propres.
-Je signe où ? -C'est vous, le Chef ?
-Pourquoi ? Ca vous étonne ?
Je n'ai pas
la tête de l'emploi ?
C'est vous qui voyez.
Si vous préférez revenir, il sera là dans une heure.
Il l'aura en mains propres.
-D'accord.
-Chef !
Karim.
Pardon, j'ai cru que c'était le chef.
Vous... Vous avez des nouvelles ? -Il va revenir.
-Mais ça lui arrive souvent de disparaître ?
-Il disparaît, il réapparaît, il disparaît.
Il réapparaît toujours.
Ne vous inquiétez pas. Tout ira bien.
-Alors voilà, ces chères dames Couderc et moi-même,
nous allons ouvrir un très bel endroit.
Très chic, très cher, très moderne. Un complexe de grand luxe
qui alliera nos compétences respectives.
L'hôtellerie me concernant et la restauration pour ces dames.
L'idée est que nos fortunés clients dépensent leur argent chez nous.
-Bref, on veut de la jeunesse,
du charme, du peps, du rock'n'roll. -C'est nous, ça.
-Tout à fait.
-Ce sera un restaurant gastronomique ?
-Non ! Pas de gros mots ! La gastronomie, quel ennui !
L'argenterie, la porcelaine,
le cristal et les chichis, toutes ces vieilleries, pitié !
Vous savez comment ça se passe, aujourd'hui. Benchmarking,
co-branding, storytelling, on crée l'événement.
-En termes de cuisine,
je travaille quand même de façon traditionnelle.
J'ai mes fournisseurs, des produits d'excellence,
de saison. -Oui, Romain.
Mais l'essentiel, c'est d'avoir une histoire à raconter. La vôtre.
"Le bad boy de la 'food'
"et la diva du vin", par exemple.
-"Il tue son père, devient le meilleur cuisinier
"et enlève la princesse
"des divins nectars."
-Parfait, ça.
-En tout cas, ils seront très chou sur les photos.
-Et vous serez outrageusement bien rémunérés.
-Naturellement. Je suis navré,
mais c'est l'heure de ma leçon de stretching.
Vous savez ce que c'est. Biking, footing,
"manging"... Hein ?
Darling.
-Au revoir.
-JC, tes desserts ?
-Opéras capuccino et fèves,
macarons tomates cerises et framboises.
-C'est bien.
-Les premiers clients arrivent dans 15 minutes.
-Woo,
tes ballottines de pigeons ? -C'est bon, chef.
-Bien. Aziz, tu vas y arriver ? -Oui.
-C'est bien. C'est super.
-Que fait-on,
Karim ?
-On n'a pas le choix. Vous êtes le second, à vous de jouer.
-Karim !
Je ne peux pas.
-Mais bien sûr que vous pouvez.
-Je n'y arriverai pas. Je...
Je ne peux pas prendre cette responsabilité.
-Si vous partez, on ferme.
-Qu'est-ce que vous faites là, vous ?
Quoi ? Vous fumez ?
-Je vais commencer aujourd'hui.
Ca se voit dans son regard,
comme s'il était vide.
Je ne l'avais jamais vu comme ça.
-Je ne vois pas ce que je peux y faire, Karim.
-Lui parler, peut-être.
-Vous savez ce que je fais, en ce moment ?
Tous les jours.
J'essaie de ne plus y penser,
de ne plus lui en vouloir.
Et je vous assure que c'est un travail quotidien.
Alors si je lui parle, là...
J'ai peur que ça foute tout en l'air.
Je ne veux pas devenir dingue.
-Mais c'est ton père et tu n'en as pas d'autre.
Et, un jour, il sera trop tard.
Merci pour la cigarette.
Finalement, je vais arrêter.
-Eh ! Eh ! T'aurais pas une clope ?
Oh !
Je peux t'en taper 2 ?
-Oui. Prends tout, si tu veux.
-Sympa.
-Tu as faim ?
J'espère que tu aimes les champignons.
-D'habitude, je les vois sur les pieds des copains.
Alors je n'ai pas trop envie d'y goûter.
-C'est bon ? -Hum.
Ca manque d'un petit canon.
-Oui, évidemment. Tu as raison. -Merci.
-Quand même pas.
-Je peux vous en piquer une ?
Merci.
Vous l'avez déjà fait, vous ?
-Bah non.
-Moi non plus.
Vous avez quel âge ?
-16 ans. Et vous ?
-Je ne me souviens pas d'en avoir jamais voulu.
Je pense que j'ai toujours pensé que ce n'était pas pour moi.
Et là, je ne sais pas. Je ne sais plus.
-Bonjour.
-Au revoir.
-J'ai trouvé des bars magnifiques. Pêchés du jour.
Je pensais faire une petite farce.
Un truc assez simple, comme tu m'as appris.
-Pas mal. Et qu'est-ce que tu dirais de quelques chanterelles ?
-Et les pigeons ? Rôtis ?
-Laqués. Sauce soja.
-Avec une pointe de gingembre. -Des zestes de citron.
Et les tourteaux ?
-Emiettés.
Crème de raifort. En raviolis.
-Avec des cébettes.
-Oui. Sur un consommé de carottes nouvelles.
-Asperges et crème de yaourt. -Et dés de pamplemousse.
-Et miel d'acacia.
-Et chipirons ? -On poêle. Oignon et coriandre.
-Une selle d'agneau rosée.
-Carottes, petits pois, oignons nouveaux. Et on caramélise.
-On déglace.
-Tu passes les brocolis au tamis. Tu ajoutes du beurre cru.
-Confites. -Poivre au safran.
-Vinaigre.
-Oseille et agneau.
-Vinaigre de cidre, herbes fraîches, dés de pomme.
-Crème d'oignon, émulsion à la truffe.
-Poireaux blanchis. Une croûte de parmesan.
-Tu fais infuser les morilles, tu montes la crème.
-Pois gourmands sautés au beurre.
-Et les artichauts ? -Barigoule.
-Oignon, thym, citron.
-Olives.
-Une pissaladière.
-Oui, revisitée. -Non.
-Et une purée.
-Des pommes farcies.
-Carré d'agneau et caramel.
Si c'est beau...
-IL Y A DES CHANCES QUE CE SOIT BON.
-Il y a des chances, oui.
-Romain !
Romain !
-Karim, je veux qu'on invite chaque personne à revenir dîner ce soir,
y compris les critiques. Vous pouvez ?
-J'espère que ce n'est pas une vraie question, chef.
-Manu, 2 tourteaux en plus. -Oui, chef !
-Tu t'en sors ?
-Goûte-moi ça. Attention, c'est une tuerie.
-C'est dégueulasse ! Salopard !
Qu'as-tu mis
là-dedans ?
-Vous croyez aux miracles ?
-Il va falloir
laver la casserole. Tu es con !
Je me demandais.
Comme vous connaissez bien la cave,
pourriez-vous trouver des vins ?
-On a créé 2-3 plats.
Tout ce qui est accord, ce serait super.
-Je veux bien, mais je n'ai pas ma tenue.
-Vous êtes parfaite.
-OK.
Je peux ?
-Oui.
-Tu ne crois pas qu'il... qu'il manque quelqu'un ?
-Eh ! On n'est pas
au spectacle ! On s'y remet !
-Voilà. Vous serez nos invités ce soir.
Monsieur et vous, comme l'autre fois.
Avec grand plaisir. On est ravis de vous recevoir à nouveau.
Je vous remercie.
A l'heure que vous voulez.
Mais avec plaisir.
C'est un cadeau personnel pour le chef.
-Oui, bien sûr. Pardon. -Il n'y a pas de mal.
Pardon, madame, on a été coupés. On vous recevra avec grand plaisir.
Très bien. Merci, madame. A ce soir. Mes amitiés à monsieur.
-J'ai pensé qu'on pourrait faire appel à un juriste spécialisé
pour nous assurer que votre contrat avec les demoiselles Couderc...
-Et moi, j'ai pensé qu'on pourrait parler d'autre chose.
-Qu'est-ce que c'est ?
-C'est une centrale vapeur dernier cri pour repasser vos chaussettes.
Je sais que vous en mouriez d'envie.
-Mais en quel honneur ?
-Il faut un motif ? Ouvrez-le.
-Bah j'ai...
-Elles vous plaisent ? -Elles sont magnifiques, mais...
On frappe.
-Je reviens.
Oui ?
-C'est à madame que je veux parler.
-Qu'est-ce qui vous dit que j'ai envie de vous écouter ?
-Vous vous souvenez de notre première rencontre ?
Vous avez débarqué dans ma cuisine
avec votre chemisier en soie couleur crème
et votre petite veste noire, qui vous va très bien, d'ailleurs.
Je vous ai détestée à la seconde.
Cette seconde même, j'ai su
qu'on ne pourrait jamais travailler ensemble. Jamais.
-Vous n'avez qu'un mot à dire et je le fais mettre dehors.
-Je n'ai jamais ressenti une chose pareille.
La certitude qu'entre vous et moi, c'était bien au-delà
d'une banale aversion.
Je vous regardais,
comme maintenant,
en me disant que vous me pourririez la vie et que rien ne serait plus
comme avant le jour où vous étiez entrée dans ma cuisine.
Je ne veux plus qu'on travaille ensemble, Delphine. Tu comprends ?
-Très bien. Alors partez, maintenant.
-Ca va aller.
-Vous dormez ou vous êtes morts ?
Allez ! Allez !
Karim, nous sommes tout ouïe. -Pour la 12, la langoustine,
un ravioli, 2 pigeons à suivre.
-Une langoustine, un ravioli et 2 pigeons !
-OUI, CHEF !
-C'est à cette heure-ci que tu arrives ?
-Je suis désolée.
-Non, c'est moi qui suis désolé.
Je te demande pardon.
En plus, j'ai une mauvaise nouvelle.
Tu restes mon second. Si tu es d'accord.
-Bon courage !
-J'ai versé l'eau à 70 degrés, comme d'habitude.
-Merci, Virginie. Vous êtes mon ange gardien.
-Autre chose avant que je parte ? -Non.
Virginie, avant de rentrer chez vous,
appelez-moi Corcelette,
le commissaire divisionnaire. -Bien, monsieur.
-Waouh !
-Bravo ! -Bravo !
-Qu'est-ce que tu fais, là ?
Clara ?
Qu'est-ce que tu fais avec cette bouteille ?
-Je regrette.
Vraiment, je regrette.
-Eh !
Le téléphone sonne.
*-Vous avez demandé la police. Ne quittez pas.
*Vous avez demandé la police. Ne quittez pas.
*-Edouard ?
*Edouard ?
Sous-titrage MFP.
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