All language subtitles for Chefs - S02E06

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Ne t'inquiète pas !

-Il a eu de la chance, le petit.

Il va se remettre vite, il est costaud.

Après l'hôpital, être au vert, ça lui fera du bien.

-On va bien s'occuper de lui, va !

Ne t'inquiète pas !

Portière.

-Ca va, fiston ? -Ouais.

-Allez !

C'est juste là.

Chant du coq.

C'est par là.

Tu vois, c'est là que j'ai grandi. Il n'y a pas mieux pour se refaire

une santé. -Il faut aimer la verdure !

-Je ne connais pas mais ça me va.

Et merci beaucoup de m'accueillir chez vous.

-Chez nous, c'est chez toi, mon chou.

Sers-toi !

-Merci, madame !

-J'aurais un petit service à te demander.

J'aimerais que... que tu les lui donnes.

-Ah mais, c'est à toi de le faire, mon garçon !

-Je sais, mais ce n'est pas le moment là.

Puis je ne sais pas bien faire ces trucs-là, tu feras ça très bien !

-Tu sais, mieux vaut parler tant qu'il est temps,

après ça devient difficile !

Reste donc un peu !

-Non, je ne peux pas.

Il lui tapote l'épaule.

Portière de la voiture. Démarrage.

-Voilà ! Vous allez retrouver votre restaurant.

-Oui. Je voulais vous dire juste...

-Oui ?

-Vous dire merci : je sais que pour vous, ça a été compliqué.

-N'en faites pas trop, ce n'est pas votre truc

et ça me met mal à l'aise. -Après vous !

-Je n'en ferai rien ! -S'il vous plaît !

-Je vous en prie !

Musique extrême-orientale et brouhaha de repas.

-Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

-Bienvenue au "Paris-Pékin" !

Vous aviez réservé ?

Vagissements de bébé.

-C'est bien ça !

Ben oui, c'est bon ! Allez, encore une !

Qu'est-ce qu'on a ?

Qu'est-ce que c'est ? Rire de bébé.

On va compter

jusqu'à 10 !

Dom, dom, dom !

(Ca va ? Je pense que c'est mieux

(qu'elle ne te voie pas tout de suite. Attends-moi au café en bas !

-(Pas de problème.

(-Merci ! -(A tout de suite !)

-C'est quoi tout ça ?

-Je ne savais pas ce que tu aimais, alors voilà !

-Tu es complètement fou !

-J'espère que tu as faim ! -Désolée pour tout à l'heure !

Mais c'est encore un bébé.

-C'est normal, je comprends. Tout va bien !

Qu'est-ce que tu comptes faire alors ?

-Je ne sais pas. J'étais sur un super coup mais je pense

que c'est mort. Au départ,

je me voyais bien cuisinière

dans un petit bistrot, à ma taille. -Avec des toutes petites cuillères.

-Petit, mais très chic, comme moi. Non, je me voyais vraiment cuisiner

chaque jour juste selon mes envies, le marché, l'inspiration du moment.

Faire ce que

je veux, quoi !

Ce n'est pas pour tout de suite, mais en attendant, je ne sais pas.

Pardon, je ne parle que de moi. Et toi,

tu as des plans ? -Que fais-tu ce soir ?

-Je parlais boulot là. -Pardon, je n'avais pas compris !

Non mais des plans,

ça va, ça vient !

-Pour ce soir, je préfère passer un peu de temps avec ma fille.

Ca fait longtemps. -OK, je comprends. Demain soir ?

Ou après-demain ?

Ou encore après après-demain ! Tous les jours, moi, ça me va !

-Demain ?

Demain.

-C'est un honneur et un plaisir de vous recevoir à ma table !

Je vous en prie, goûtez ! -C'est très gentil, mais...

-C'est un malentendu, nous n'avons pas été informés de votre bail

avec les ex-propriétaires. -Vraiment ? C'est fâcheux !

-Oui. Naturellement, si nous avons souhaité acquérir Le Paris,

c'est pour permettre au chef de pratiquer la haute gastronomie

qui a fait la renommée de ce temple de la cuisine française.

-Vous connaissez ce plat ?

C'est un potage de nid

d'hirondelle, l'un des plus grands trésors de la cuisine chinoise.

Vous aimez ?

-C'est subtil !

-Ca n'a aucun

goût. C'est sans importance !

Nous ne cuisinons pas pour satisfaire

la bouche et l'estomac,

nous cuisinons pour élever l'âme et le corps.

-Vous pensez que le plaisir, ça n'élève pas l'âme ?

-Disons que c'est rudimentaire !

Ici, nous faisons tout autre chose, c'est un art qui vous échappe,

à vous, Occidentaux.

Quand vous serez capable de composer un plat aussi parfait,

pur et équilibré et quand vous serez à même de l'apprécier,

là oui, vous serez un maître et pourrez

prétendre à un tel temple !

-Ecoutez, tout a l'air

parfaitement en règle. -Vous êtes sûre ?

-Oui, c'est une catastrophe. -On s'est bien fait enfler

par cette vieille peau ! -Non, mais ça ne va pas se passer

comme ça ! On va trouver une solution, faire un procès,

je ne sais pas encore, mais ça ne va pas se passer comme ça !

-Ca peut marcher ? -C'est une éventualité, oui.

-D'accord !

Vous, vous tentez le coup comme ça. -Comment ça, "vous" ?

Occupez-vous de la partie légale. -Et ?

-Vous vous souvenez de ce qu'elle a dit sur la gastronomie française ?

Elle a employé le terme "rudimentaire".

-Où voulez-vous en venir ?

-Vous trouvez ma cuisine rudimentaire, Delphine ?

Vous ne me croyez pas capable de faire des nouilles sautées ?

-Laissez tomber !

-Tss, tss ! Non, on m'a lancé un défi.

-Non, elle s'est foutue de vous et vous galopez à bride abattue.

-Ces gens-là ont un sens de l'honneur très développé.

Ne le prenez pas à la légère ! -Vous voulez vous ridiculiser ?

Allez-y,

mais sans moi !

-Ca va ?

Vous êtes toute pâle ! -Ca va très bien.

Laissez-moi, j'ai du travail !

Le chef sort de la pièce.

Allô, maman !

-Merci, madame !

-"Madame" ? Simone !

-Simone, pardon !

Téléphone.

-Tu ne décroches pas ?

-Non, c'est rien, pas important. -Dans le temps,

quand ça sonnait, on décrochait toujours. C'était toujours

important !

*-C'est encore moi.

*Je sais que tu ne veux plus me parler,

*que je me suis mal comportée. Si tu me laisses juste une chance

*de t'expliquer, peut-être pourras-tu comprendre.

*Rappelle-moi !

-Il t'en veut, c'est ça ?

-J'ai été injuste.

J'ai cru qu'il vous avait fait du mal.

-Tu l'aimes ?

-Non.

Enfin non, je ne crois pas.

-Si tu l'aimes...

il faut le lui dire.

Sinon, un jour...

il est trop tard.

Tu veux bien me préparer mon thé ? -Oui.

-Bonjour !

-Bonjour, Romain !

-Tu as bien dormi, gamin ?

-Très bien, merci !

-Je ne sais pas si tu as remarqué,

gamin, mais on est des vieux. Ca fait beau temps qu'on est

à la retraite.

A part piocher les rosiers, il n'y a pas grand-chose à faire !

Demi-heure à la pendule.

Va faire un tour au village, des fois

qu'il s'y passe quelque chose !

Ce n'est pas la grande aventure, mais bon.

Ca t'occupera la matinée, non ? -Oui.

Oui, oui.

-Hé, hé !

Brouhaha.

Silence.

Le brouhaha reprend.

-Bonjour !

Je pourrais avoir un petit café ? -Je suis tout seul, attendez !

Je te remets le même, Vincent ?

-Je crois que ça sent le brûlé !

-Je n'ai pas le temps, je vous dis !

Grésillements de cuisson.

Ben, fais comme chez toi ! -Ca brûlait !

-Mon cuistot s'est tiré !

-Je peux aider, si vous voulez. -Tu es du bâtiment ?

-J'ai des notions, oui.

-Ah, des notions ? Ici, ce n'est pas l'ambiance purée en poudre

en oeufs en tube. Il faut maîtriser la chaîne alimentaire

et respecter les estomacs !

Je ne sais pas si tu as le profil ! -Ca ne coûte rien d'essayer !

-Hé, Gégé, tu me sers au goûter ? -Ca vient !

-Demain, 8h tapantes. Je n'aime pas les retardataires, les feignasses !

Allez, zou !

-Tu n'as pas un clope ? -Chef !

-Comment ça va ?

-Ca va. Ce n'est pas comme avant mais c'est bien.

-Dis-moi, tu sais cuisiner la bouffe chinoise un peu, toi ?

-Chef, moi, c'est plutôt la cuisine française.

Je peux faire les nems.

-Non, je te parle de cuisine traditionnelle !

-Non, désolé. -Tu ne connais personne ?

-Non.

-Merde !

-Ha !

Chef !

Peut-être quelqu'un.

Ecoulement.

Quelqu'un s'avance.

-Tout va bien, madame ? -Tout va bien, merci.

-Vous voulez que j'appelle quelqu'un ?

-Alors ?

-Alors rien !

Tout est parfaitement régulier. -Impossible !

-Juridiquement imparable.

Vous pourrez récupérer le fonds de commerce dans 3 ans.

Vous avez oublié de lire les petites lignes ?

C'est joli ça, c'est nouveau ?

-Quoi ?

-Tes seins, c'est vraiment très naturel ! Tu me donneras

les coordonnées de ton chirurgien !

-Qu'est-ce que tu...

-Tu es enceinte ! -Quoi ? Mais pas du tout !

-Ma petite fille !

-Arrête ça, maman ! Je ne suis pas enceinte !

-Tu ne devrais pas.

Delphine s'étouffe.

Tu es ridicule !

Mécanisme.

-Problèmes de foie. -Ecoutez !

Je crois qu'on ne s'est pas bien compris !

-Vésicule

biliaire encrassée. Voies respiratoires

aussi.

-C'est très agréable, les petites papouilles sur les orteils,

mais j'ai dû me

tromper d'adresse. -Si vous pensez

que la façon dont vous nourrissez votre corps n'a aucune influence

sur lui, alors oui, vous vous trompez.

Mais pas seulement d'adresse !

-Je...

Je dois apprendre à faire une recette en particulier. Est-ce que

vous pouvez m'aider ? -Sur un pied !

-Ca va ! Je... Ca va !

-Vous avez besoin de vos 2 jambes pour marcher.

La cuisine chinoise, c'est ça.

Une affaire d'équilibre et de complémentarité

entre le yin et le yang.

Entre le féminin et le masculin. Entre le froid

et le chaud. C'est la base de tout.

L'homme soupire.

Ca va être très...

très difficile.

Je ne sais pas si vous pouvez réussir.

-J'ai vraiment... J'ai vraiment envie d'apprendre.

-Revenez demain soir !

-Vous voulez visiter ?

Voilà !

Vous êtes du métier ?

-Oui. Oui, je suis dans la cuisine. Je fais de la cuisine.

-Il y a beaucoup de potentiel.

Le quartier est en pleine mutation.

Ca vous intéresse ?

-Ouais, beaucoup. Beaucoup, oui.

-Alors appelez-moi !

-Super ! Je vais vous appeler, ouais.

Vibreur.

Merci beaucoup ! -Merci à vous, au revoir !

Allô ?

Ah oui !

Oui. Alors, en fait, heu...

Oui. -(Je regarde juste !)

-En fait, le propriétaire a accepté de baisser...

-(Au revoir, merci !) -Au revoir !

Et donc normalement...

-Han !

Le plat du jour !

On découpe, on marine, on rôtit et on sert avec une poignée de cèpes

à l'ail et des pommes de terre sautées.

A toi l'honneur !

-Enfin là, c'est...

-Tu touches ta bille ?

-Ben ouais, mais c'est juste que ça, je ne l'ai jamais fait.

-Ici, c'est la campagne. On mange des animaux morts et des trucs

qui poussent dans la terre. Si tu as du mal avec le sang,

pas la peine d'insister. Donne-moi ça !

Regarde bien, je ne te montrerai pas 2 fois.

Je te préviens, les gars d'ici, ce n'est pas des commodes.

Si tu leur sabotes le matériel, ils vont être rugueux.

A toi !

-Ca !

Bip.

Erreur.

-Ca ne marche pas ? -Hum !

Je ne comprends pas pourquoi ça bloque.

Votre profession déjà ?

-Je suis cuisinier, enfin restaurateur, mais...

-Ah, ce n'est pas pareil !

Je ne peux pas cocher les 2 cases à la fois !

-Cochez celle qui marche ! -J'entends bien !

Hum ?

Non ! -Non ?

-Ca ne passe pas.

-Putain !

Est-ce que je pourrais en parler à quelqu'un d'autre, un supérieur ?

-J'entends vos desiderata mais c'est l'ordinateur qui décide !

Vous ne remplissez

pas les critères. -Je ne remplis pas les critères ?

-Hum !

-Bon, c'est quoi le problème ? C'est que j'ai fait de la prison ?

-Ah non, non, non !

Ca, ça ne nous regarde pas ! C'est...

-Ca me soûle !

Je ne vous demande pas la lune, quand même ! Tiens,

sur votre pancarte de merde là : "Confiez-nous

"vos projets, nous réaliserons vos rêves" ! Vos putains de rêves !

Le mec qui a pondu cette connerie est venu ici demander un crédit ?

-J'entends bien, monsieur. -Tu entends que dalle !

Avec ta machine de merde !

Brouhaha de la salle.

-Tu es au point sur la suite ? -Je crois qu'on n'est pas mal.

-Tu n'es pas un crack de la boucherie mais le roi de la patate.

-Je prends ! -Où tu as mis la bête ?

-La grosse cocotte là.

-Tu as rajouté un truc, non ? Ca ne sent pas comme d'habitude !

-Ben oui, j'ai un petit peu adapt...

-Oui, alors tu dresses

et on envoie !

-Bon, j'y vais, Gérard. -Tu y vas ?

Tu as peur de louper ton métro !

Prends une chaise !

Bois un coup !

-Merci !

-Alors ? Verdict ?

-Chut !

Silence.

-Je suis désolé, Gérard, mais ce n'était pas comme d'habitude.

-C'est-à-dire, "pas comme

"d'habitude" ?

-Quand c'est toi, c'est bon.

C'est très bon même. Tu sais y faire, il n'y a

rien à dire !

-Désolé,

mais...

c'était meilleur.

-Et pas qu'un peu !

Sacrément meilleur !

-Ben on dirait que tu es embauché !

Messieurs ! -Santé !

-SANTE !

Le motocycliste fait gronder son moteur.

-La soupe de nid d'hirondelle a de nombreuses vertus.

Elle fortifie, fait tomber la fièvre,

repousse la vieillesse,

soigne la peau et les poumons.

C'est un aliment yin

qui conserve au corps

sa vaillance

et l'aide à se défendre.

-C'est quoi, au juste,

des nids d'hirondelle ? Des vermicelles de soja,

du riz ?

-Non, chef, c'est vraiment des nids d'oiseaux et ils les fabriquent

avec leur salive et ça durcit en séchant.

-Avec leur salive ?

-Vous savez, chef,

c'est un mets très raffiné !

-C'est tout ?

-La leçon est terminée. Revenez demain.

-C'est gentil de prendre

de mes nouvelles. Votre sollicitude me touche.

-Enfin, j'espère que vous allez vite vous en remettre, monsieur.

-Qui sait ? J'ai fort peu

de visites, vous savez.

Les gens n'aiment pas les hommes à terre,

à moins de vouloir leur donner le coup de grâce. Pas vous, j'espère ?

-Non, pas du tout !

-Alors pourquoi, Yann ?

Parlez-moi librement, je vous en prie !

-La personne qui vous a fait ça,

peut-être que je sais qui c'est.

-Ha !

Vous ignorez les règles du chantage, Yann ! Normalement,

ce n'est pas à la victime de payer. -Je ne veux pas vous faire chanter.

Je pensais que vous auriez envie de le savoir, c'est tout.

-Mais ?

-Mais je... J'ai des projets.

-Des projets, bien sûr ! A combien se montent ces projets ?

-100 000.

-La personne dont vous me parlez, elle les vaut ?

-Oui. -C'est une somme conséquente.

Encombrante ! Elle va

vous peser sur les reins.

-Je sais, j'en fais mon affaire !

-Je vous écoute.

Pas.

-Pardon de vous déranger.

J'apportais votre médicament.

Je reviens plus tard ?

-On fait comme on a dit ?

-Je ferai le nécessaire.

-D'accord.

Claquement de porte.

-Tu apprends vite !

N'oublie pas de retirer la glande à fiel !

Viens boire un coup !

Tu sais le gars auquel tu me fais penser ?

-Non, je ne sais pas. Un beau mec, sympa, pas con ?

Tom Cruise ?

-Un copain d'enfance. On a fait toutes les conneries ensemble

de la communale aux 1res clopes. -Tu as été pote avec Tom Cruise !

-Tu as un truc à lui.

Je ne saurais pas dire quoi : les gestes, la manière de bouger ?

On a appris la cuisine ensemble. On ne se voit plus beaucoup.

Dommage !

C'est la vie.

Tu lui diras, à ton père, que ça me ferait

plaisir de boire un canon

avec lui ! Quoi ? Tu crois quoi ? C'est un village ici, plein

de petits vieux

qui racontent leur vie, pire que votre Facebook !

J'y pense, à propos de causer, il paraît qu'un type bizarre demande

après toi dans le coin, le style romanichel, mais plutôt affûteur

que rempailleur !

Ca ne te dit rien ? -Non, ça doit être une erreur.

-Tant mieux ! Je ne veux pas de grabuge ici.

-Posez ça là, merci !

-Bonne soirée ! -Bonne soirée !

-Que fais-tu ici ?

-Mais !

On papote gentiment, tu vois bien !

Allez !

Viens t’asseoir avec nous, on va boire un verre tous ensemble !

-Non. Elle ne reste pas.

-Romain ! -J'allais partir, de toute façon !

Merci pour le verre et pour le reste !

Portière.

Moteur.

-Clara !

Clara !

-Je suis désolée, désolée ! Je t'aime !

Ha, ha !

-Ha ! -Ca fait mal ?

-Non, ça va !

-Sérieux ?

-Tu veux vraiment savoir ?

Ben, sur une échelle de 1 à 10, je dirais un bon gros 8.

Enfin, je suis très courageux, on va dire 7.

-C'est vrai que tu es très courageux, toi !

-Allez, 6,5 ! -Hum, hum !

Tu comptes rester longtemps ?

-Je ne sais pas encore mais je suis bien ici. J'apprends des trucs.

Non, sérieusement, tu vois, pour la 1re fois de ma vie,

c'est con à dire mais je me sens en paix.

Chant du coq.

-Gamin !

Oh, viens voir une minute ! -Non, je suis à la bourre là !

Il n'aime pas ça, Gérard ! -Juste 1mn, allez, viens voir !

-Putain !

Il faut que je me trace là !

Qu'est-ce que c'est ?

-Ouvre !

Ouvre !

C'est ses 1ers, il y tient comme à la prunelle de ses yeux.

Il les a fait affûter exprès pour toi.

-Non, je ne peux pas

accepter !

-Non, donner, c'est une chose, mais

il faut aussi savoir recevoir.

Hein ? -OK.

-Alors, donne-moi une pièce, une toute petite.

Parce que un couteau, ça se paye. C'est la tradition.

Si on te fait cadeau d'un couteau,

eh ben, ça peut couper les liens d'amour.

Et moi, je ne voudrais pas prendre de risque

avec ça, tu vois !

Bon ben, alors !

Vas-y ! Tu vas te faire appeler Robert là !

-Putain, Gérard, je crois que ma terrine va devenir une sorte

de maître étalon du genre ! "Ze" terrine de campagne !

Sérieux, les mecs vont tomber dans les pommes !

-Je ne te promets pas

d'en rapporter une tranche, gadjo !

-C'était ça, cette odeur de pourri !

-Je suis perfectionniste. Quand j'ai commencé,

j'aime bien finir le boulot. Et toi,

je vais te crever.

-Ne fais pas le con, Tony !

-Tss, tss !

J'avais dit : "Pas de grabuge !"

Chat qui miaule.

Touches sonores.

-C'est bon.

Donc, c'est raté.

Complètement !

-Je ne comprends pas. Vous venez de dire que...

-Vous mélangez le yin et le yang. Ca n'a aucun sens !

Ca n'est pas du tout la recette !

-J'ai fait exactement ce que vous m'avez montré !

-J'avais prévenu.

Ca n'est pas une question de...

talent.

-Ah oui ? -Oui.

-Vous vous rendez compte quand même que votre nid d'hirondelle-là,

c'est juste un bouillon de bave de piaf ! Pardon, mais...

Pardon ! -En Chine,

nous ne méprisons rien de ce qui peut être consommé.

Si c'est vivant, ça se mange.

Si c'est mort aussi !

Les aliments ont chacun leur usage.

On ne crache sur rien.

Ni sur les insectes, ni sur les chiens,

pas même sur les rats.

-Ne fais pas ça !

-Qu'est-ce que tu fais avec lui ?

-Ca tombe bien, on vient de me faire un cadeau là.

J'ai bien envie

d'essayer celui-ci ! -Très bien !

-J'hésite entre le museau et le jarret !

-Très bien, le museau !

En plus, le sien est vilain !

-Et la carcasse ? -Fosse septique.

-C'est bon, les mecs !

Je voulais juste te foutre la trouille. Sur la tête de ma mère !

-Tu es un vrai dégueulasse, toi !

C'est un restaurant, pas un crachoir ! Dégueulasse !

-Qu'est-ce que tu fous ici déjà ? -J'ai une Perm.

Je dois être rentré dans 3h.

-Sinon ? -Sinon c'est la merde !

-Bon, dans tous les cas,

tu es dans la merde !

J'ai une autre idée mais les mecs comme toi, ça n'a pas d'honneur !

-Je n'ai qu'une parole ! -Alors jure-moi que tu ne touches

plus à Jeannot.

Plus jamais !

Tu as compris ?

Oh, tu as compris ?

-(Autrement, je te retrouve et je te saigne !

(Je te jure que je le ferai !)

-Je vous félicite ! Eh ben, vous êtes enceinte !

C'est une bonne nouvelle ?

-C'est une nouvelle.

Qu'est-ce que je dois faire ?

-Alors, où voudriez-vous accoucher ? Il ne faut pas

traîner : les bonnes maternités sont prises d'assaut.

-Non, ce n'est pas ça. Pour...

-Ha ?

Pour ça aussi, il ne faut pas traîner.

Ca mérite d'y réfléchir un peu, non ?

-Ton père...

Moi, je faisais bien la cuisine, j'étais bon, vraiment !

Mais lui, c'était autre chose. Il vivait pour ça.

Il est arrivé tout minot chez les vieux. Sa mère l'avait laissé

à l'Assistance publique. Elle venait le voir parfois, rarement !

Puis de moins en moins.

J'imagine qu'elle avait ses problèmes.

Tu sais ce qu'il faisait quand elle arrivait ?

Il lui faisait à manger.

Comme si c'était à lui de la nourrir, de lui donner

de l'amour !

N'empêche qu'un jour, elle n'est plus venue et lui, il est parti.

Toi aussi, tu dois partir !

Avec ce que tu as dans les mains, ce n'est pas ta place ici.

Coup.

Couinements.

-Allez, allez !

-En 17 ans de carrière,

je n'ai jamais vu une chose pareille !

Vous faites un élevage ?

-Ce n'est évidemment pas la véritable explication.

-Je veillerai à ce que vous ne serviez

plus le moindre nem !

Votre cigarette, monsieur !

-Il faut que j'y aille !

-Ne tarde pas trop ! Et reviens vite, on n'est pas éternels !

Tu sais, ton père, des fois, il s'y prend comme un manche,

mais c'est un type bien, n'oublie jamais ça ! Allez, file !

Une belle fille comme ça, il ne faut pas la contrarier !

-C'était les siens !

Ses 1ers couteaux. Tu te rends compte ?

-Ceux de ton père ? -Oui.

-Tu pourrais travailler avec lui après tout ça ?

-Peut-être, ouais.

Je crois que j'aimerais bien !

-Au Paris ?

-Non. Pas au Paris !

C'est terminé, Le Paris Il n'y a plus de Paris !

-Ton père a récupéré Le Paris, Romain. C'est à lui maintenant.

-Qu'est-ce que tu racontes là ?

Edouard a vendu, fin de l'histoire !

-Tu ne vois pas ? Tu ne vois pas qu'il a tout fait pour t'écarter ?

-Démarre, s'il te plaît !

*-Bonjour, Delphine ! C'est... C'est moi.

*Bon, vous allez sûrement m'en vouloir

*parce que je me suis

*comporté comme un gosse. Ne me demandez pas comment

*j'ai réglé le problème. Ce qui compte,

*c'est que c'est fait. On peut rentrer chez nous, Delphine !

*Le Paris est à nous et j'ai besoin de vous, voilà !

-A quoi on joue là ? -Attends, tu vas voir !

-Attends, il y a un truc ? -Non, rien. Vas-y, avance !

Voilà, ne bouge plus !

Fais-moi confiance !

Boum !

C'est ici ! -De quoi, c'est ici ?

-Ca te plaît ou pas ? -Ben, je ne sais pas !

Je... ben, oui !

-Attends, je t'explique ! Je vois quelque chose de super simple,

mais classe ! Tu vois ? Attends !

Tout blanc ! Bois, métal, verre : quelque chose de classe !

Qu'en penses-tu ?

Ne t'inquiète pas ! On peut commencer tranquillement !

On fait juste 30 couverts le midi, histoire de se chauffer un peu.

-"On" ?

Mais de quoi tu parles Yann là ? -De quoi je parle ?

Mais c'est qu'elle est longue à la détente, celle-ci !

Je parle de toi et de moi ! De nous !

Cet endroit, c'est pour nous, notre resto à tous les 2 !

-Tu es complètement dingue ! -Oui, complètement fou de toi !

Grincement des gonds.

-Ah, les ordures !

-Pourquoi ?

Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

-Que je te dise quoi ? Que j'ai toujours voulu rentrer chez moi ?

Sous-titrage MFP.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.