Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
-Vous n'aurez qu'une seule chance.
Si vous échouez, c'est terminé pour toujours.
-Je n'ai pas peur ! -Vous devriez. Imaginez, assis
à cette table, les meilleurs cuisiniers de leur temps
prêts à vous juger :
moi-même, j'en ai le frisson. -Dites-moi ce que je dois faire.
-Revenir dans 10 ans, jeune homme ! Vous verrez, ça passe très vite.
Comme vous voudrez !
Vous préparerez un plat sur un thème imposé.
7 membres de la confrérie jugeront votre cuisine.
S'ils l'aiment, vous serez le plus jeune chef jamais adoubé
et vous entrerez dans l'histoire du Cercle.
Sinon... -Ca me va !
-Altenberg de Bergheim.
Albert Weiss, 2004. Vous composerez
un plat à partir de ce vin pour mercredi.
Allez !
-Vous avez besoin d'un labo et d'une petite équipe
pour votre grand projet mystère ? -C'est important, le mystère !
-J'ai hâte de savoir ! -Oui, vous frétillez.
-Non. -Si !
Depuis quand vous donnez vos rendez-vous au bistrot ?
-Pourquoi je suis là, moi ? -Vous me trouvez irrésistible !
Delphine ! C'est de l'humour ! C'est un concept épatant. Je vous
expliquerai comment ça marche.
C'est possible d'avoir un café en attendant ?
-Pour votre labo, c'est bon.
-Comment ça, c'est bon ?
Parlez avec la bouche ! Je ne comprends pas !
-C'est ici. -Quoi ?
-Votre labo.
-Pardon ?
-Bonjour, Marcel ! -Bonjour, ma petite fifille !
-Marcel, je te présente le chef. -Ouais, je sais qui c'est.
Si t'veux du café,
le perco fait le mariole, mais je me débrouille avec ma casserole.
-Enchanté aussi ! -2 petites minutes !
Tu vas bien ?
-Tu me sers une bière ? -J'arrive.
-Vous plaisantez ?
-Tiens, ma fifille, pour ton petit canard !
-Merci !
Ca va, l'arthrose ? -Bof, la vie est une lutte !
-Voilà l'idée : en échange d'un peu de popote, vous disposez
de la cuisine de Marcel. Quelque chose
de très simple ! -Donnant-donnant !
-Win-win même !
-Hé, hé ! Win-win !
-Marcel ! -Excusez-moi !
-C'est quoi, ces conneries-là ?
-Marcel partageait un cheval avec mon père. On venait ici le mercredi
quand j'étais gosse, après j'ai fait un peu la serveuse.
-Moi, j'ai besoin d'une cuisine professionnelle pour créer !
Un lieu opérationnel, performant, pas d'un bar aux cafés pourris !
-Espèce de bégueule, on ne vous demande qu'un plat du jour !
C'est dans vos cordes, non ? Marcel a une cuisine, il vous la prête
gratuitement. Gratuitement ! Ouvrez vos chakras, cessez de râler !
-N'importe quoi !
-Alors, je te montre ?
-Chaud ! Chaud !
-On envoie !
-Romain !
Tu ne peux pas faire ça !
Romain !
-Tu ne me crois pas capable ?
-Mais non ! Enfin si ! C'est juste super risqué !
-Si je me plante, mais je ne me planterai pas.
-La 6 demande à changer
pour les tortellinis
grenouille. Je dis quoi ? -"Oui", après on se démerde.
-Les tortellinis pour la 6 et soignés !
Romain,
ce n'est pas la question !
Si tu te foires, tu vas passer pour un petit con prétentieux
auprès de tout le métier !
-Ce que je fais, je le fais pour mes clients, pas pour le métier.
-Pourquoi tu fais ça alors ?
Non mais dis-moi !
-Parce que je suis le meilleur, non ?
Envoie ça ! -Le meilleur ?
-Ca va ! -Que qui, Romain ?
Tu es meilleur que qui ? -C'est bon là, stop !
-Bien, chef !
Il tape sur le zinc pour envoyer.
-Et voilà !
C'est là que ça se passe. Le royaume de mon épouse !
Un sacré cordon bleu !
-Ca, c'est du made in France ! Ca fait 40 ans que ça marche !
Tiens, regarde !
Elle t'a mis là, toi.
-Ha oui !
Ben, il faudra que je l'embrasse, votre femme. Elle se cache où ?
-Colette est décédée
il y a 10 ans.
-Je suis désolé ! -Tu ne pouvais pas savoir !
C'est Colette qui cuisinait. Depuis, je n'ai pas le coeur à ça.
Et puis je ne sais pas bien faire, alors
ça ne rendrait pas service !
Bon ! Eh ben, je vois que ça ne vous plaît pas.
On peut en faire une dînette !
M. Joubert ! -Il y a quelqu'un pour toi, Marcel.
-Qu'est-ce qu'ils me veulent encore ?
-Marcel, tu es où là ? -Qu'est-ce que tu veux ?
-Franchement ! -Vous voyez comme moi, non ?
-Ah, M. Joubert ! -Bonjour et au revoir !
Tu connais la sortie ! -Je ne suis pas votre ennemi,
M. Joubert ! Ecoutez-moi ! -Ne me parle pas comme à un gâteux.
J'ai dit non ! Va répéter ça aux mémères !
-C'est ridicule, M. Joubert ! -Salue les vieilles biques !
Tire-toi ! Casse-toi, je te dis !
-Ben voilà ! Elle est là, la couille.
-Hé oui !
-Les soeurs Coudère,
elles rachètent les vieux trucs comme le mien, elles cassent tout
et refont tout
à la mode pour des gogos prêts à payer 30 balles leur petit jus.
Chez moi, on sert
quasiment à l'oeil. Chacun sa religion ! Elles aiment les sous,
moi j'aime les gens, même les moches et les pauvres.
-Marcel ne souhaite pas vendre
à ces demoiselles ! -Je voudrais voir ça !
A ces 3 salopes ? Pardon !
Elles ont déjà tout l'immeuble et une partie du pâté de maisons.
Elles veulent en faire une espèce de truc branché. Il n'y a plus que
moi qui gêne dans le tableau. Je comprends que tu ne veuilles pas.
-Je n'ai pas dit ça !
-Ben win-win alors !
-Extra ! -Vous êtes la dernière personne
en France à dire "extra". Ca ne se dit plus, même Marcel !
-Si, Marcel, il le dit. -Non. Moi, je dis :
"C'est bath,
"c'est chouette". -Plein de gens disent "extra" !
-Les bourges, pas ma fifille quand même !
-Elle est bonne ! -Il arrache !
-J'ai presque envie d'en remettre ! Là, ça envoie du bois !
Voilà !
Ca ! -Ben dis donc !
Rires.
-Bonjour !
-Alors c'est vous, la grenouille !
Ca vous a plu ?
-J'ai trouvé ça très bon.
Très surprenant aussi. J'aime beaucoup votre façon
de vous jeter dans le vide sans savoir à quelle branche
vous vous rattraperez. Le panache, c'est rare !
-Je peux ?
-Hum.
-Ca devrait vous plaire.
-Maury, millésime 1980,
truffes au chocolat.
-Pas mal ! Un peu dommage !
-Merci, Karim !
"Dommage", c'est-à-dire ?
-D'abord, ne jamais ouvrir ce genre de bouteille pour une inconnue :
ça peut être du gâchis. Ensuite,
le décanter à l'avance : loupé ! Et éviter la redondance :
le chocolat, les fruits confits. Vous avez du fromage ?
Un stilton ou une mimolette vieille.
-Non, mais vous faites quoi là ?
Vous êtes qui ? -Ah ! Je vois que vous avez fait
connaissance ! Désolé, ma chérie,
je suis en retard. Ma nièce, Clara, une professionnelle accomplie !
Sommelière
de l'année en 2015, qui intègre la brigade du "Paris".
Tchin !
-Pardon ?
-Je reviens.
-Ca doit être à cause du bruit : je n'ai pas bien entendu là.
Ca ne vous est pas venu
à l'idée de m'en parler ?
Je n'ai besoin de personne là.
Encore moins de votre nièce. -C'est un joli cadeau, non ?
Une professionnelle de cette qualité, ça ne se refuse pas !
-Je choisis avec qui je travaille.
C'est ma cuisine, mon équipe. -Et c'est mon argent.
Laissez-lui sa chance !
Et puis elle vous sera utile ces jours-ci.
Altenberg de Bergheim, c'est bien du vin, n'est-ce pas ?
-Vous me faites visiter ?
-Allez, allez !
-Voilà ! Donc ici, c'est la brigade. Le passe
qui doit être nickel, Vincent à la viande.
Le garde-manger. Woo, notre chef de partie entrées froides. Mathilde,
son commis. Manu au poisson. -Bonjour !
-Et Charlène, ma... mon second.
-Bonjour ! Clara, je vais m'occuper
de la cave. -Ah ? Bienvenue !
-Merci ! -On continue ?
Au fond, M. Souleymane, plongeur.
Et là, c'est J-C, grand chef pâtissier.
Martial, chef de partie à la viande.
Je n'avais pas prévu d'avoir de la visite, alors le rangement laisse
un peu à désirer.
-L'entretien aussi !
Il faudra changer des bouchons et contrôler l'humidité.
Je peux voir le livre de cave ? -On n'a pas ça ici.
-L'inventaire me prendra
des semaines, mais j'adore ça.
Et on en profitera pour faire votre éducation.
-Ecoutez, je n'ai rien contre vous mais je n'aime pas qu'on me mette
devant le fait accompli. Je ferai semblant de travailler avec vous
parce que je n'ai pas le choix : vous époussetez les étiquettes,
vous changez les bouchons si ça vous amuse, mais c'est tout.
-Mon boulot consiste à mettre en valeur votre travail,
pas à vous poser des problèmes. -Bon courage pour le ménage !
-Bonsoir, Charlène !
-Bonsoir, Georges ! -Ca n'a pas l'air d'aller
très fort ! -J'ai eu des jours meilleurs !
-Racontez-moi tout ça, jeune fille !
A l'amitié ! Aux vieux maîtres et à leurs disciples !
-On n'oublie jamais son meilleur
professeur !
-Quand vous étiez mon élève, j'admirais 2 choses chez vous :
votre sauce béarnaise
et votre ambition. Vous aviez des projets très précis :
apprendre le métier
chez les meilleurs, voyager et ouvrir votre propre restaurant.
Où en êtes-vous ? -C'est un peu compliqué.
-Mélanger sentiments et travail n'est jamais
très sain. Surtout
dans ce métier. -Je ne sais plus si je vis
avec mon boss
ou si je bosse avec mon mec. Et j'ai très peur de perdre les 2.
-Et auquel tenez-vous le plus ?
Si vous ne changez pas d'amoureux, il faut changer de patron.
Vous admiriez beaucoup ces jeunes chefs anglo-saxons :
Thomas Keller, Brett Graham, Jim Ruhlman !
-Ruhlman, j'aurais donné n'importe quoi pour passer juste 1h
en cuisine avec lui ! -Il est à Paris quelques jours.
Il cherche un second à New York. Ca vous dirait de le rencontrer ?
-Ce serait possible ? -Peut-être !
Ca dépend surtout de vous.
-Ben ouais, carrément !
-S'ils aiment,
vous serez le plus jeune chef adoubé et entrerez
dans l'histoire du Cercle.
Sinon...
Loquet.
Rumeur des clients du bistrot.
-C'est quoi ça ?
-De la main-d'oeuvre !
-On dirait du papier !
-La crème de la crème ! Ex-Robuchon, ex-Ducasse,
ex-Bristol, ex...
Vous ne m'écoutez pas ? -Je ne suis pas intéressé, non.
-Vous pensez travailler seul ? -Non.
-Vous cherchez quel type de profil : clown, énarque ?
Chiropracteur ?
-Est-ce que vous avez faim ? Moi, oui.
Ca vous plaît, hein ? -Je suis comblée.
-Ouvrez vos chakras, fifille ! -J'ai fait quelque chose de mal ?
-Tout ce qu'il y a ici, c'est de la saloperie industrielle.
Ca vient direct de chez le grossiste sous forme de poudres
bizarres. On n'y touche pas avec les mains, au risque d'attraper
des saloperies ou un cancer
généralisé. Regardez cette petite tomate mozzarella !
Quelqu'un ici se donne
du mal, s'applique, veut que ce soit bon, met de la poésie.
Vous avouerez que dans cet environnement,
c'est plutôt héroïque !
Salut, petit ! -Bonjour ! Bonjour !
-Dis donc, aujourd'hui, tu t'es surpassé !
-Oui, ça va !
-Elle est là, la gardienne ?
-Chef !
La voilà !
-Un problème, messieurs dames ?
-Non, tout va bien. Pourrait-on se parler 2mn ?
Loquet.
-Que faites-vous chez moi ?
Pardon, c'était pour rire !
-J'allais partir. Ca avance, votre ménage ?
-Ca va ! Le classement m'échappe un peu, mais sacré collectionneur,
votre père ! -Hum.
-Ca, par exemple ! Altenberg de Bergheim.
Albert Weiss, c'est un génie.
-Ca vous plaît, ça ?
-J'adore. Un vrai rebelle ! -Ah ouais ?
-Vous connaissez un peu l'Alsace ? -Hum !
-Le cépage qui prime sur le terroir :
riesling, gewurzt, pinot gris, etc, Weiss, il s'en fout.
Lui travaille la vigne
en fonction du sol, de l'exposition, des parcelles
et il assemble en biodynamie. -Bien sûr !
C'est un peu de la connerie, non ? -Passez-moi le tire-bouchon,
je vais m'ouvrir les veines ! -Prenez un verre, c'est mieux !
-Chez Weiss, les vins sont incroyables. Complexes,
aromatiques. Celui-là, vous l'aimez, j'espère ?
-Oui, oui. -Ca vous envoie direct au paradis.
Bon, je vous pardonne. Vous avez des projets pour ce vin ?
-Lui offrir un plat.
En biodynamie, au moins !
-Vous avez une idée ?
-Une base de foie gras,
ça me paraît logique.
Quoi ?
-"Logique", justement !
Du gras, du sucre. De la douceur sur de la douceur.
Vous ne pouvez pas faire ça. -Je ne peux pas faire ça ?
-Goûtez mieux !
Vous sentez ?
La fraîcheur,
la pointe d'acidité calcaire.
Laissez-vous faire, laissez-vous emporter !
Les agrumes.
Les fleurs blanches.
Travaillez là-dessus !
-Merci !
-De rien !
Clara sort de la cave et referme la porte derrière elle.
-Je ne comprends pas. Vous lui voulez quoi, en vrai, à Aziz ?
-Je veux qu'il vienne travailler avec moi. Si ça t'intéresse,
bien sûr ! -C'est une blague !
-J'ai l'air d'un comique ?
-Il ne sait rien faire
de ses 10 doigts, le petit, à part bosser sans se plaindre.
Vous voulez vous foutre de sa gueule ? Et j'ai besoin de lui !
Vous débauchez chez les confrères ? -Seulement chez les meilleurs.
Bon, tu veux
continuer à touiller
de la béchamel en tube ou tu veux apprendre ?
-C'est-à-dire...
En fait...
Je me plais
bien ici. Je sais faire. Et mes collègues...
-On ne va pas y passer la nuit : oui ou non ?
Décidez-vous, Aziz ! -Ben, c'est que...
-Il n'est pas à vendre. -Voilà !
On y va ?
-Je t'attends, petit. Mercredi, 8h tapantes.
Vous avez vu son regard ? Il va se pointer.
-Je n'ai même pas vu qu'il avait des yeux ! Ca suffit !
On arrête les conneries, on s'y met sérieusement !
-Oh là là !
-Chaud ! Chaud !
Marcel, le magret,
combien de temps là ? -2mn !
-Woo, les asperges !
-Ambiance vieux Paris, authentique, dans son jus. Non, c'est top !
-Quel CV impressionnant !
-Merci !
Et sinon, ce sera où, le restaurant ?
-Moi, je suis très à l'aise avec toutes les formes de cuisine.
Formé un peu partout, tout ce qui est world, fusion, métissé...
J'adore la cuisine japonaise,
aussi la cuisine moléculaire. Tout ce qui est cuisson à froid,
azote liquide. -Les petites poudres de couleur,
les serpentins
balsamiques ? -Carrément ! J'adore la déco,
le dressage. Tout ça, j'adore, et le fromage aussi, j'aime bien.
-Mais vous ne croyez pas que c'est un peu prématuré pour vous, non ?
-Vous n'aimez pas la jeunesse ?
-Non, ce n'est pas ça, mais...
-La cuisine, c'est à la portée de tous !
C'est magique !
On peut mettre n'importe quoi, salé, sucré !
C'est le goût !
-Il y a l'école. Tu ne vas pas pouvoir travailler avec nous.
-Mais c'est comme une école, la cuisine ! L'école de la cuisine !
-Vous savez faire une pâte feuilletée ?
Vider un poisson ?
-Ben, non.
-D'accord. Trousser une volaille ?
-Vous savez faire quoi au juste ?
-J'ai une recette
de lasagnes tip top. Mes amis me la réclament à chaque fois !
Enfin, mes amis...
Sanglot.
-Ce n'est pas grave ! -Non, ce n'est pas grave.
Bon !
-Qu'est-ce que vous faites ? -J'ai aussi un travail !
Vous connaissez le Dirty Pussy ? -Hein ?
-En angliche, ça veut dire... -Oui, je sais !
-Rendez-vous là-bas demain à 23h30.
-Je trouverai !
Cuisson.
-Merci !
Super service !
-De rien, chef ! Tout le plaisir était pour moi.
-Non, tu as assuré. Bravo !
-Je sais !
Tu as avancé ?
-Peut-être, oui.
Tiens, goûte ça !
-Waouh, c'est sublime ! Ca ne va pas avec tout par contre.
-Voilà, tu as saisi le problème. -Et donc ?
-Homard poché, chutney de mangue et beurre de piment
oiseau. -C'est super ça !
-Il manque un truc.
Un truc à la hauteur du vin.
Un truc qui les mette sur le cul ! -Je vois !
-Tu ne veux pas rester avec moi ? -Mais je ne peux pas.
Il faut que je te laisse bosser !
Allez, au boulot, chef ! -C'est ça. File !
Couinement des battants de porte.
Musique électronique.
-Vous buvez quoi ?
Quoi ? -Un scotch sans glace,
s'il vous plaît. -Impossible.
-Cindy va vous préparer
un truc moins pépère. -Ca ne me surprend pas.
-Vous vous connaissez ?
-De réputation !
-Il y a quoi là-dedans ? -Iron Sting.
Tequila, piment, coriandre,
concombre, agave, citron vert. -La même, Cindy !
-Non, pas pour vous. Pour vous, ce sera plutôt un butterfly case.
En tout bien,
tout honneur !
Rhum jamaïcain, miel de citronnier, jus de citron vert,
poivre noir doux et fort.
-Et si je n'aime pas ?
-Je pose ma dém' !
-Ha oui.
-Goûtez-moi ça !
Elle est très forte.
-On change ?
-Hum !
-C'est vous qui faites ces petites choses-là ?
-Je bricole. -Sans blague !
-J'ai bossé dans des brigades, sauf que les mecs avaient tendance
à confondre mon cul avec
l'essuie-mains et j'ai balancé
une poêle à la gueule
d'un mec. Les petits coqs fachos, machos trahis par leur zob, fini !
Je fais mon truc dans mon coin !
Ici, personne ne m'emmerde !
-Vous dites que vous avez laissé tomber ?
-J'ai sauvé ma peau, nuance ! -Vous n'avez rien sauvé du tout !
Vous vous planquez là pendant que les mecs continuent le concours de bites !
Vous les avez laissés gagner, merde alors ! On est des guerrières,
pas des bébés ! On ne demande pas pardon
d'exister ! Rendez-vous demain matin ici.
Ben, venez !
-Elle n'est pas un peu lunatique, votre femme ?
-Ce n'est pas ma femme ! -Bon courage quand même !
-Merci !
-Alors ?
-Elle est parfaite. J'ai davantage de réserve sur votre façon
d'insulter les gens qu'on cherche à recruter.
-Vous avez vu son regard ? Je vous parie ma selle et mon cheval
qu'elle sera là demain. Allez, hop, la bonne nuit !
Sonnerie de portable.
*-Ah, Charlène !
*Merci de me rappeler. J'ai une excellente
*nouvelle pour vous : Ruhlman est d'accord pour vous rencontrer.
-Ecoutez, j'ai bien réfléchi et je pense que je me suis un peu
emballée. J'adore ce que je fais ici. J'apprends tous les jours,
j'ai un super boulot, une brigade géniale, je ne me sens pas
de lâcher tout ça maintenant. Je suis désolée.
*-Rien ne vous empêche de prendre un café avec lui.
*Une telle opportunité, ça ne se refuse pas.
-Je n'ai pas envie de lui faire perdre son temps, ni à vous.
Je suis désolée.
*-Bon ! Il repart dans 2 jours, Charlène : réfléchissez bien !
-Non, je vous assure, j'ai pris ma décision.
Merci, en tout cas.
*-Au revoir ! -Au revoir !
-Je crois que j'ai trouvé.
-J'ai le droit ?
-Toi, tu peux.
Juste toi.
-C'est vrai ?
Je crois qu'ils vont t'adorer !
Bravo !
-Je suis sûr que le gamin va se pointer.
-Vous rêvez ! -On parie ?
-100 balles sur la fille. -Tenu !
-100 balles sur le gamin.
-Et je double si le gamin ne vient pas.
Bonjour !
-Presque !
Porte.
-Bonjour ! -Bonjour !
Bonjour ! J'espère juste que je ne vais pas regretter d'être venue.
-Vous êtes une vraie femme !
-Bon ben, donnez-moi vite un truc à faire avant que je change d'avis.
-Allez dans la cuisine, c'est au fond.
-Hum, dites donc !
-Ca va, ça va !
Il va venir. -Hou !
Delphine claque la langue
au rythme des secondes.
-Bon, allez, ça va ! -Hum-hum !
Porte.
-Bonjour ! -Ravi
de te voir, gamin ! -Désolé du retard. Je me suis
trompé de station et j'ai dû... -Je te préviens : ça ne sera pas
des vacances ! -J'aime le travail, monsieur.
-Chef ! -Chef !
-Allez, va dans la cuisine ! C'est au bout là-bas, j'arrive.
-De l'iode, des agrumes, de la mangue !
-J'ai suivi
vos conseils ! -Non, votre instinct, c'est bien.
Je peux ? -Non.
Désolé, je ne préfère pas.
C'est personnel. -Non, ce n'est pas personnel.
C'est du travail. Ne mélangez pas tout !
C'est divin. Bravo !
Le genévrier pour fumer à la minute, ça, c'est...
-Et au menu déjeuner, suprême de poularde au foie.
-Servi avec ?
Servi avec ?
-Crème fraîche et citron confit.
-C'est parfait tout ça ! -Parfait, oui.
-Merci !
-Et on va faire quoi ?
-Ben, la cuisine. C'est pour ça qu'on est là, non ?
-C'est-à-dire ?
-On va jouer au père Noël.
Cindy,
tu vas émincer le chou. Une mirepoix, Aziz, tu connais ?
-Oui, plus ou moins ! Un peu de carottes...
-Quand tu ne sais pas, tu dis "je ne sais pas".
-Oignon, carotte, céleri coupés en tout petits dés.
-Merci. -C'est dans tes cordes ?
-Oui. -Alors, au travail, gamin !
-Tu es prêt ?
-Je te confie la boutique.
Ca va ? -Ouais.
-Tu es sûre ? Qu'y a-t-il ? -Rien, ça va !
Tu vas les bluffer !
-Allez !
-Je n'ai pas faim, moi !
Je ne vais pas manger à cette heure-ci !
Qu'est-ce que c'est que ça ? Qu'est-ce qu'il me veut là ?
Je n'ai pas faim !
-Tu vas arrêter de râler ?
Cindy !
-Monsieur !
-Ben dis donc ! Tu n'en fais pas un peu trop là ?
-Arrêtez de ronchonner ! -Tu te crois à Versailles ?
Saut de bouchon.
-Aziz !
-Toi aussi, tu t'y mets ?
Comment tu as réussi à faire ça ? -C'est sa recette.
Je l'ai trouvée en faisant du ménage.
-Depuis combien de temps tu n'avais pas cuisiné ?
-Trop longtemps. Je ne sais pas. Un an...
-Ca ne se fait pas, une chose pareille !
Si on prive les gens du bonheur qu'on pourrait leur faire...
on commet une faute morale !
-Ben, je suis sauvé alors !
-Ho, ho ! Ca ne suffira peut-être pas !
Tu as des enfants, toi ? -Un peu.
-Un peu, c'est quoi ? Une moitié ?
Un tiers ?
-J'ai un fils. Enfin, c'est nouveau pour moi et un peu compliqué !
-Encore dans les couches ?
-Dans les regrets plutôt !
-Ah ouais, les enfants !
On n'a jamais pu en avoir, Colette et moi.
Alors le tien, il faut que tu t'en occupes.
Que tu prennes soin de lui.
-Bonne chance, monsieur !
-On est fermés ! Clochette de la porte.
-Il paraît que vous cherchez du monde.
Alors comme je sais un peu cuisiner, je tente ma chance.
-Ah ouais ? Tu as appris avec qui ?
-Avec le meilleur.
Mais j'étais trop con pour m'en apercevoir.
-Peut-être qu'il lui arrive aussi d'être con.
Peut-être qu'il faut passer l'éponge et oublier tout ça.
Je te préviens, je n'ai pas grand-chose à t'offrir.
Ici on n'a que notre bite et notre couteau, sans compter qu'on va
en chier et qu'on risque de se planter en beauté.
-Ca me va très bien.
Ben, je vais... Je vous laisse !
-Qu'est-ce qu'il fait là, lui ? -Il postulait. Un problème ?
-Absolument pas ! Vicieux, méchant, tordu : tout à fait mon genre !
-C'est le meilleur
second du monde ! Travailleur, dévoué, précis.
Il tuerait sa mère pour moi si je le lui demandais.
-C'est une qualité ?
-Ho, ho ! -Ha, ha ! On se marre, hein ?
Arrêtons de jouer ! Expliquez-moi votre grand projet !
Vous allez tout me dire ! Il vaut mieux que je vous croie.
-J-C, les desserts pour la 9 ! J'attends là.
-Oui, chef !
-Woo ! -Oui ?
-Tu reprends le service, il faut que j'y aille.
OK ? -Oui, chef !
-Merci !
-Alors Yann ! Impatient de retrouver votre chef ?
C'est bon de revoir ses anciens collègues ! Disons,
ses vrais amis !
J'espère que vous prendrez le temps de bien échanger, n'est-ce pas !
Ca s'annonce passionnant. A très bientôt !
-Delphine, ne m'obligez pas à tout vous expliquer.
-Chef, c'est l'heure !
-Je suis sûr qu'au fond de vous, vous le savez très bien.
-Non, je ne comprends pas.
Crépitements.
-C'est mon restaurant, Delphine.
C'est chez moi.
-Mais c'est vous qui le lui avez laissé. Comment vous pouvez
faire ça ?
-Le "Paris", c'est ma vie et je veux revenir à la vie...
reprendre ce qui m'appartient.
Sous-titrage MFP.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.