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...
...
-Solène, pousse plus
-Solène, pousse plus
dans le sol !
Inès, place-toi.
-Ca va, Inès ?
Désolée, j'ai trébuché.
J'ai perdu l'équilibre et...
-Ca va, Inès ? -Hm.
-Ca va, Inès ? -Hm.
-Alors, debout.
Tout le monde en position de départ.
Maintenant !
Maintenant !
-Ca va ?
-T'inquiète.
-Elle a pété un câble.
Elle est au courant ?
-Je sais pas.
Quelqu'un m'a peut-être
balance.
Tu voulais m'empêcher de passer les qualifs ?
P'tite pute.
-Pour quoi faire ? Je t'éclate quand je veux.
-Pour quoi faire ? Je t'éclate quand je veux.
-Moi, je t'éclate quand je veux.
Elle sanglote.
...
...
...
...
-Il était quelle heure ?
-Bonjour. Ca va ?
-OK. Merci.
Ca va, patron ? -Ca va. Et toi ?
-Bien. C'est ce monsieur qui a découvert le corps.
Il est urbex.
-C'est quoi ? -Exploration urbaine.
C'est les gens qui photographient les lieux désaffectés.
Là, c'était pour son Insta.
C'est là.
-OK.
-Un jeune homme, 20-25 ans. Grosse plaie à la tempe.
Une autre derrière le crâne. Il serait là depuis 3 jours, 4 max.
-Comment il est arrivé là ?
-On a dû le jeter par en haut.
-Bonjour, patron.
-Salut, Duchesse. Ca va ? -Ca va ?
-C'est de la peinture sur ses mains ?
-C'est de la peinture sur ses mains ?
-A priori, oui. Ce serait un artiste.
On a trouvé ça dans sa poche.
-Crayon graphite 9B.
-Crayon graphite 9B.
-Et ça.
-Une clé et un badge d'immeuble.
-Sans nom, ni adresse. Sinon c'est pas rigolo.
-Y a rien d'autre qui permettrait de l'identifier ?
-Non, pas de papiers...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
-Patron. -Oui ?
-On a sans doute trouvé
le lieu et l'arme du crime. La PTS a commencé les prélèvements.
le lieu et l'arme du crime. La PTS a commencé les prélèvements.
Regardez.
-Il s'est passé quoi, ici ?
-D'après la police municipale, il y a eu une fête non autorisée
dans la nuit de samedi à dimanche. Une patrouille est venue à 2h30.
-Des interpellations ?
-Des interpellations ?
-Non. A leur arrivée, ils avaient tous disparu. Et ça ?
Ce serait pas un dessin de Stardust ?
-Stardust ?
-Stardust.
-Ah.
-Ah.
-Salut, Marijo.
Ca va ? -Pas du tout. J'ai passé 1h
avec le proviseur de Léa à me faire expliquer la vie.
Responsable, mon cul !
Responsable, mon cul !
Elle sèche les cours maintenant.
Ca va chier des bulles, ce soir.
-Des grosses bulles. -Ben et Marijo,
faites le tour des magasins de fournitures de dessin.
faites le tour des magasins de fournitures de dessin.
On vous tient au courant. -Ca marche.
-Briefe-moi. Mais d'abord, je te raconte.
Tellement chier...
Tellement chier...
-Patron, regardez, il y a des photos de la soirée
sur les réseaux sociaux. C'est pas Stardust, ça ?
-Si. -Elle a été prise
-Si. -Elle a été prise
à 00h20. -Par qui ?
-Emilia. C'est une influenceuse.
*-Le meilleur open air
*pour écouter de la house à Lille ?
*pour écouter de la house à Lille ?
*J'aime bien le Deck.
*C'est 24h de teuf en plein air tous les vendredis,
*à partir de 20h...
*-Les loulous, on n'oublie pas : l'alcool avec modération. Bisou.
*-Les loulous, on n'oublie pas : l'alcool avec modération. Bisou.
Rire niais.
-Tu te crois où ?
-SRPJ de Lille. On a des questions pour vous.
-SRPJ de Lille. On a des questions pour vous.
La fête, samedi soir, dans une usine désaffectée,
vous avez posté des photos,
qui l'a organisée ?
-Personne n'organise ces teufs.
-Personne n'organise ces teufs.
Ca s'improvise au dernier moment sur Insta, boomer.
-Vous reconnaissez
-Vous reconnaissez
cet homme ?
-Je l'ai croisé 1 ou 2 fois, mais je lui ai jamais parlé.
C'est un tocard, ce type. Il dessine sur des bouts de carton.
C'est un tocard, ce type. Il dessine sur des bouts de carton.
-Il s'est disputé avec quelqu'un, samedi ?
-Il s'est embrouillé avec Baz.
-Baz ? Vous savez à propos de quoi ?
-Baz ? Vous savez à propos de quoi ?
-Qu'est-ce que j'en sais ? -Je sais pas.
-Baz ressemble à quoi ?
-C'est lui.
...
...
...
-Sandra ?
-Delphine ?
-Delphine ?
-Incroyable. -Ouais.
-Ca va ? Je te présente Jean-Marc et Antoine,
de futurs investisseurs, j'espère. Et Sandra,
de futurs investisseurs, j'espère. Et Sandra,
une amie que j'ai pas vue depuis... -10 ans.
-Il faut qu'on y aille, mais on se fait un truc bientôt ?
-Carrément. Un dîner ce soir, ça te dit ?
-Carrément. Un dîner ce soir, ça te dit ?
-Euh... ben...
-T'es peut-être super occupée... -Non. Ce soir, 20h, à la maison ?
T'as toujours
T'as toujours
le même numéro ? Je t'envoie l'adresse.
-Putain, elle est gonflée. -Quoi ?
-Léa m'informe qu'elle dormira ce soir chez une copine.
-Léa m'informe qu'elle dormira ce soir chez une copine.
-A 15 ans, c'est normal de vouloir dormir chez une copine.
-Et d'être convoquée chez le proviseur parce qu'elle sèche,
-Et d'être convoquée chez le proviseur parce qu'elle sèche,
elle fout rien à l'école et passe son temps sur son téléphone,
c'est normal ? -Faudrait peut-être...
Bonjour. SRPJ de Lille. -Bonjour.
Bonjour. SRPJ de Lille. -Bonjour.
-Bon...
avez-vous vu cet homme ?
-Il est venu plusieurs fois acheter du matériel
et faire encadrer ses "oeuvres".
et faire encadrer ses "oeuvres".
-Auriez-vous son nom quelque part ?
-Je regarde.
Il m'a commandé un encadrement la semaine dernière...
Il m'a commandé un encadrement la semaine dernière...
Il chantonne.
...
Ah, voilà... Non, c'est pas ça.
Ca, c'est pas la semaine dernière...
Ca, c'est pas la semaine dernière...
Je ne l'ai pas noté.
Non, désolé.
Il a son ticket. Il paiera en récupérant sa commande.
-Il a laissé une de ses oeuvres ici ? On pourrait la voir ?
-Il a laissé une de ses oeuvres ici ? On pourrait la voir ?
-Ah ben, oui, avec plaisir.
Il rit.
Il chantonne.
...
Ca, c'est pas ça...
Ca...
Ca...
Ah ! C'est ça...
-Ah. Oh merde,
y a que les initiales.
y a que les initiales.
-Non, c'est un monogramme.
-M'en fous.
-Merci, monsieur. On va le garder.
-Non, mais attendez. Je lui dis quoi
quand il va revenir ? -Il reviendra pas.
quand il va revenir ? -Il reviendra pas.
-Au revoir. Merci.
Stardust a probablement peint ça depuis chez lui.
Vu la hauteur du point de vue,
Vu la hauteur du point de vue,
c'est au moins au 3e ou 4e étage.
-Et c'est un immeuble ancien.
-Un immeuble ancien face à une église.
-Un immeuble ancien face à une église.
Y aurait combien d'églises à Dunkerque ?
-Je dirais une dizaine.
Message.
-C'est Emilia, l'influenceuse.
"Il y a une rave ce soir dans un fort abandonné.
"Il y a une rave ce soir dans un fort abandonné.
"Baz y sera sûrement."
-Allez-y parce que Marijo et moi,
ça le fera pas. -Non, j'ai un truc.
-Duchesse, y a un problème ?
-Non, y a aucun problème.
Je dois juste repasser chez moi
pour gérer 1 ou 2 trucs. Mais c'est bien, on fait ça.
pour gérer 1 ou 2 trucs. Mais c'est bien, on fait ça.
-On se rejoint là-bas ? -Je t'envoie l'adresse.
-A demain. -Amusez-vous bien.
-Ouais, merci.
-J'y serais bien allée, mais comme j'ai un truc...
-J'y serais bien allée, mais comme j'ai un truc...
-Ouais, si t'as un truc...
-Bienvenue.
-Waouh, qu'est-ce que c'est beau.
-Merci.
L'archi a fait un boulot de dingue.
L'archi a fait un boulot de dingue.
-C'est Xavier ? Vous êtes toujours
ensemble ? -On peut dire ça, je crois.
Elle rit.
-Incroyable. Il est là ?
-Incroyable. Il est là ?
-Non, il est
à Milan. -Dommage.
-Il a une réunion pour son fonds d'investissement.
Il va rentrer tard. -Ca m'aurait fait plaisir.
Il va rentrer tard. -Ca m'aurait fait plaisir.
Ca, c'est pour toi.
-Merci. Il fallait pas.
Ah oui, Monbazillac.
-On change pas une équipe qui gagne.
-Je vais ouvrir ça. Installe-toi.
-Je vais ouvrir ça. Installe-toi.
Ca me fait plaisir de te voir. -(C'est trop beau.)
-Merci. -Incroyable, cette maison.
Excuse-moi. Pardon. -Je t'en prie.
-Y a un problème ?
-Ouais. Rien de grave. Pardon.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Une histoire de dégât des eaux. Le plombier a mieux à faire...
-Oh, merde.
-Je suis bonne pour dormir chez ma mère.
-Je suis bonne pour dormir chez ma mère.
-Tu vas pas dormir chez ta mère. Reste ici, on a de la place.
-Je veux pas vous déranger...
-Tu plaisantes ? Tu restes ici.
-Tu plaisantes ? Tu restes ici.
-OK. Merci, c'est gentil.
-Tiens. -Merci.
-On trinque à quoi ?
-A nos retrouvailles après 10 ans.
-A nos retrouvailles après 10 ans.
-10 ans. -C'est fou, non ?
Vibreur.
...
-Merde, j'avais oublié. Désolée, j'en ai pour 10 minutes.
-Merde, j'avais oublié. Désolée, j'en ai pour 10 minutes.
Je fais au plus vite. Mets-toi à l'aise, j'arrive.
Allô !
Oui.
Oui, tout à fait.
Des fournisseurs qui sont en connexion avec ces valeurs-là
et qui représentent...
Propos indistincts.
Propos indistincts.
...
...
-Ca fait 3 fois qu'on reporte ce dîner.
Je dis quoi à Antoine et Cécile ? -La vérité : je suis
Je dis quoi à Antoine et Cécile ? -La vérité : je suis
sur une enquête. On a un suspect à choper ce soir.
-Fais une exception, pour une fois. Ton boulot passe toujours avant !
-Fais une exception, pour une fois. Ton boulot passe toujours avant !
-Mais t'es en couple
avec une flic !
-Estelle, il faut que tu redescendes, vraiment,
parce que t'es en train de faire n'importe quoi.
parce que t'es en train de faire n'importe quoi.
Tu snobes tes amis, ta famille. On te reconnaît pas, t'as changé.
Pardon, mais t'as vu comment tu t'habilles ?
Pardon, mais t'as vu comment tu t'habilles ?
-Quoi ? -Et comment tu parles ?
Tu fais plus d'efforts.
-Parce que j'ai plus envie d'en faire.
-Je vais te dire ce que je pense. -Non.
-Je vais te dire ce que je pense. -Non.
-Si, je te le dis.
Tes 3 collègues, c'est des losers
et ils ont une très mauvaise influence sur toi.
C'est le bordel dans ta vie.
T'as frôlé la suspension, tu bosses dans des bureaux pourris,
et t'es toujours pas capitaine.
Mais c'est ça que tu veux dans ta vie ?
Mais c'est ça que tu veux dans ta vie ?
Et dis-moi les choses honnêtement : là, tu vas retrouver Benjamin ?
-C'est ça qui te préoccupe ? C'est simple :
plus jamais tu ne parles de Marijo, de Ben et de Darius de cette façon.
plus jamais tu ne parles de Marijo, de Ben et de Darius de cette façon.
Tu me reconnais pas ? Tu ne sais rien de moi, en fait.
Avec eux, je me sens bien. C'est ça qui te fait chier.
Avec eux, je me sens bien. C'est ça qui te fait chier.
Avec eux, je suis enfin moi-même. Voilà.
Si je corresponds plus à ton idéal féminin,
je m'en fous. Je suis pas ton trophée, bordel !
je m'en fous. Je suis pas ton trophée, bordel !
Donc, si je te conviens pas...
-Tu te trompes, Estelle.
T'aimerais être quelqu'un d'autre, mais t'es une Lacorderie.
T'aimerais être quelqu'un d'autre, mais t'es une Lacorderie.
Tu viens de ce milieu-là et tu vas y retourner.
Tu vas juste perdre du temps et blesser du monde.
Tu vas juste perdre du temps et blesser du monde.
-Ma grand-mère m'avait offert une collection de porte-clés...
-Vous prendrez
-Vous prendrez
un dessert ? -Non, juste un café.
-Je vais être audacieux,
on ne vit qu'une fois : café gourmand !
-Parfait.
-Parfait.
-Une fois n'est pas coutume.
Je vous disais : ma passion, c'est le vélo.
-D'accord. -Qu'il neige ou qu'il pleuve,
il pédale, le Jean-Marc.
il pédale, le Jean-Marc.
Dimanche dernier, par exemple... Vibreur.
Non, pas dimanche dernier,
puisque j'étais... Attendez, ça va me revenir.
puisque j'étais... Attendez, ça va me revenir.
C'était...
Il tape sur la table.
il y a 3 semaines, un jeudi.
il y a 3 semaines, un jeudi.
Je m'en souviens car je me suis dit : "Mon Jean-Marc,
"prends ton après-midi, tranquille Basile."
-Ben... voilà. -J'ai enfourché ma bécane
-Ben... voilà. -J'ai enfourché ma bécane
et je suis parti sur les pavés du Nord...
-Ouais, voilà. Alors... merci.
-De rien. -Ah.
-Le café gourmand. -Merci.
-Bonne dégustation. -J'adore le chocolat.
-Bonne dégustation. -J'adore le chocolat.
*Musique techno.
*Musique techno.
...
...
...
...
...
...
-Ben, je suis là.
Ca va ? -Ouais.
T'as vu Baz ? -Non.
T'as vu Baz ? -Non.
Ca fait plaisir de te voir.
-Ah bon ?
...
...
S'il te plaît...
-J'ai rien fait.
-Tu vas pas bien. -Si, ça va.
-Tu vas pas bien. -Si, ça va.
-Non. -Si, je te dis.
-Attends, je reviens.
...
...
Ca va, Léa ?
-Ben ? -Ca se passe bien chez ta pote ?
Vous avez avancé les maths ?
-Tiens. -Elle a pas soif.
-Tiens. -Elle a pas soif.
-Tu veux quoi, toi ?
-Range ça ou je t'embarque.
...
...
-C'est qui ce gros con ? -Arrête, il est flic.
-Putain, les gars, y a les keufs ! Cassez-vous !
Cris, agitation.
Cris, agitation.
...
-Désolée ! -Sérieux ?!
...
...
-Ah !
-Allez ! -Laissez-moi, j'ai rien fait.
-Bien sûr. On va vérifier ça tout de suite
Ah. -C'est ma conso perso.
-Prends-nous pour des cons.
-Prends-nous pour des cons.
Samedi soir, il s'est passé quoi ? -Je sais pas de quoi vous parlez.
-Ce gars-là, est-ce que tu le connais ?
Vous vous êtes embrouillés. -C'était quoi ?
Une histoire de cachetons ? -Il a touché le cul de ma meuf.
-Et alors ?
-Je lui ai foutu un coup de boule et cramé ses dessins, c'est tout.
-Je lui ai foutu un coup de boule et cramé ses dessins, c'est tout.
-Allez, on va aller vérifier ça. Viens.
-Vas-y, c'est bon.
-Toi, je te ramène chez ta grand-mère.
-Ah, je comprends mieux.
-Ne lui dites rien, elle va me tuer.
-Ne lui dites rien, elle va me tuer.
Ben, s'il te plaît ! -Y a pas de Ben.
-Duchesse, je peux dormir chez toi ? Tu connais Marijo.
-OK, d'accord. -Merci.
-Ben, tu nous ramènes chez moi, s'il te plaît ?
-J'étais certaine de te trouver là.
-Oh là là,
quelle élégance ! -Merci. Tiens.
quelle élégance ! -Merci. Tiens.
-Merci, c'est gentil.
-Tu regardes encore cette photo ?
Qu'est-ce qu'on aurait pas vu ?
-Sur cette borne à incendie, ici, il y a une inscription, c'est sûr.
J'arrive pas à la déchiffrer.
Visiblement, c'est pas la priorité de la scientifique.
Visiblement, c'est pas la priorité de la scientifique.
-Je leur mets la pression ?
-Ca te ferait plaisir ? -J'adore les voir transpirer.
-Et toi, que fais-tu là ?
-Moi ? Rien. J'avais besoin de prendre l'air.
*Ballade.
-C'est bon de se laisser aller. Elle rit.
-C'est bon de se laisser aller. Elle rit.
Avec Xavier, on n'arrête pas. On n'a plus le temps de profiter.
-C'est vrai que, vue comme ça, votre vie a l'air horrible.
-C'est vrai que, vue comme ça, votre vie a l'air horrible.
Elle rit.
-Non. Mais il n'est pas souvent là
et puis on s'est un peu calmés. -Calmés ?
et puis on s'est un peu calmés. -Calmés ?
Xavier ? -Ouais, justement.
Tu te souviens ? Quand il picole, il a du mal à s'arrêter.
Donc on évite.
-Je comprends.
-Mais tout va bien,
t'inquiète pas. Il est vraiment super,
j'ai de la chance.
Il me soutient dans tout ce que je fais.
Il m'aide à trouver des investisseurs...
Il m'aide à trouver des investisseurs...
Il est super.
-Mais ?
-Rien.
C'est juste que...
Sanglots dans la voix. C'est l'alcool, pardon.
Sanglots dans la voix. C'est l'alcool, pardon.
-Je vois bien qu'il y a plus que ça.
...
-Il y a 2 ans...
-Il y a 2 ans...
j'ai découvert qu'il m'avait trompée.
Avec une fille de passage,
soi-disant.
Il m'a dit que ça voulait rien dire
et que ça n'arriverait plus, évidemment.
-Mais ça a cassé quelque chose entre vous ?
-Non. Depuis, il fait tout pour se faire pardonner. Mais...
C'est vraiment un mec bien, tu verras.
-J'en doute pas une seconde.
Claquement d'une porte.
Quelqu'un monte les escaliers.
...
...
-Tu ne dors pas ?
-Tu ne dors pas ?
-Non.
-T'as bu ?
-Un peu.
Elle rit.
...
...
...
-Léa, je t'ai appelée 15 fois. T'as pas eu mes messages ?
T'as encore oublié le chèque de la cantine.
*-Je le prendrai demain. T'inquiète pas,
*-Je le prendrai demain. T'inquiète pas,
*ça peut attendre, Marijo.
-Comment s'est passée ta soirée
avec Alice ?
*-C'était bien.
*On a regardé un film.
*On a regardé un film.
-Arrête ton char. Monte dans la voiture.
*Tourne la tête.
*A droite !
*Monte
dans la bagnole !
-Bonjour, patron. Bonjour, Ben.
-Ca va, Duchesse ? -Super.
Alors, Baz,
la nuit au poste,
ça a donné quoi ? -Il a un alibi.
A 00h15, heure à laquelle Emilia a photographié Stardust bien vivant,
il était en voiture avec sa copine, sur la route de Bailleul.
il était en voiture avec sa copine, sur la route de Bailleul.
La vidéosurveillance
le confirme. -Donc c'est pas lui.
-On a reçu les analyses,
Stardust avait bu et aussi fumé du cannabis.
Stardust avait bu et aussi fumé du cannabis.
-BONJOUR, MARIJO. -Salut, Marijo.
-On a commencé sans toi. -Ouais, c'est bien.
-On a commencé sans toi. -Ouais, c'est bien.
-Il avait des traces de rouge à lèvres
sur ses lèvres et son cou, mais trop dégradées pour avoir de l'ADN.
Grand coup.
-Sur les réseaux, j'ai retrouvé
deux teufeurs qui étaient présents quand la police a débarqué.
Mais, visiblement, ils n'ont rien vu, rien entendu...
Mais, visiblement, ils n'ont rien vu, rien entendu...
-Classique.
Motus et bouche cousue. Je me trompe ?
-Et que donne la toile ?
-Il n'y a qu'un clocher de ce genre à Dunkerque.
L'église Saint-Antoine.
-On y va ? -Mm.
-A tout à l'heure. -A TOUT A L'HEURE.
Grand coup.
-Vous auriez dû
-Vous auriez dû
me la ramener. -Pardon...
-A son âge, c'est de la connerie. Au vôtre, c'est irresponsable.
Vous êtes lamentables.
-Sandra ?
Delphine... m'a dit.
Le dégât des eaux.
Le dégât des eaux.
Tu as bien fait de rester. -Ca te dérange pas ?
-Au contraire, ça me fait plaisir de te voir.
-Au contraire, ça me fait plaisir de te voir.
-Moi aussi.
-T'as pas changé. -Ah ouais ?
Toi non plus.
-Une p'tite clope ?
-T'as déjà besoin de faire une pause ?
-T'as déjà besoin de faire une pause ?
-Ah, je t'adore.
La plus mauvaise foi de la police française.
-Tu parles, Charles.
Oh, putain...
Elle souffle.
-Donc, il avait vue sur cette façade-là.
Si on prend en compte
la distance et la hauteur du point de vue
sur la toile, on a une chance que ce soit un des deux
bâtiments blancs abîmés, jouxtant la baraque rouge.
bâtiments blancs abîmés, jouxtant la baraque rouge.
Bon, Marijo,
tu veux prendre ta journée ? -Non, certainement pas.
Je risque pas de déserter.
-Ce serait bien que tu ne désertes pas ta vie non plus.
-Ce serait bien que tu ne désertes pas ta vie non plus.
-Ma vie ? Quelle vie, Darius ?
C'est quoi, ma vie ? A quel moment je suis à ma place dans ma vie ?
C'est quoi, ma vie ? A quel moment je suis à ma place dans ma vie ?
J'ai été le père et la mère de mon fils.
Et maintenant, de nouveau pour ma petite fille.
Et maintenant, de nouveau pour ma petite fille.
Je ne suis jamais au bon endroit.
Je suis comme sur le quai d'une gare
à regarder passer les trains, sans monter dedans.
Et quand, enfin, je me décide à m'occuper un peu de moi,
Et quand, enfin, je me décide à m'occuper un peu de moi,
je suis rattrapée par une ado
qui se rend pas compte à quel point je suis fatiguée
qui se rend pas compte à quel point je suis fatiguée
d'essayer de remplacer ce qui ne pourra jamais être remplacé.
Elle soupire.
Putain...
Je veux
être égoïste.
Je veux être égoïste et je me sens coupable de penser ça.
-Si quelqu'un n'arrive pas à être égoïste,
c'est que c'est pas sa nature, non ?
Au même titre que quand quelqu'un bosse aussi bien que toi,
Au même titre que quand quelqu'un bosse aussi bien que toi,
c'est qu'il est peut-être à sa place.
-C'est tout ce que t'as à me dire ? -C'est déjà beaucoup.
-C'est tout ce que t'as à me dire ? -C'est déjà beaucoup.
-OK. Mais je fais quoi avec Léa ?
-Parle-lui, avec douceur.
Arrête d'avoir peur pour elle. Fais-lui confiance.
Arrête d'avoir peur pour elle. Fais-lui confiance.
On y va ?
-Dis donc, c'est notre jour de chance.
-Tu parles d'un jour de chance, ça sent le célibataire là-dedans.
-Tu dis ça à cause du rangement nickel ou du parfum de violette ?
-Tu dis ça à cause du rangement nickel ou du parfum de violette ?
-Oh, le salaud.
D'après une feuille de soins, Stardust s'appelait Vivien Moudet.
-Vivien Moudet. -Il est né en septembre 99,
-Vivien Moudet. -Il est né en septembre 99,
dans le Doubs.
Bon ben, voilà.
-Il se cherchait un peu, notre artiste.
-Il se cherchait un peu, notre artiste.
-Hm.
Il avait un job de surveillant à mi-temps au lycée Mangin,
Il avait un job de surveillant à mi-temps au lycée Mangin,
à Dunkerque.
-Lycée Mangin, tu dis ? -Ouais, pourquoi ?
-Regarde.
On dirait les gamines qui s'entraînent.
On dirait les gamines qui s'entraînent.
Hou là.
C'est chaud, non ?
-Ce serait la prof ?
Elle a un chronomètre au cou. -C'est un autre genre de sport.
Elle a un chronomètre au cou. -C'est un autre genre de sport.
-Bonjour, madame.
Vous êtes Sandra Volard ? -Oui.
-SRPJ de Lille.
Vivien Moudet, ça vous parle ? -Vaguement, oui.
Vivien Moudet, ça vous parle ? -Vaguement, oui.
Il est surveillant au lycée. Pourquoi ?
-Il a été tué samedi, dans une fête sauvage.
-En quoi je peux vous aider ?
-En quoi je peux vous aider ?
-On a retrouvé ça chez lui.
-C'est plutôt réussi. -Vous saviez
qu'il vous dessinait ? -Il m'avait demandé ma permission.
qu'il vous dessinait ? -Il m'avait demandé ma permission.
Il travaillait sur le corps en mouvement. Il préparait une BD.
-Une BD ? -Hm.
-Donc, là, on serait plus
sur une BD version adulte.
Vous n'avez pas remarqué qu'il s'intéressait à vous ?
-Non.
-Non.
-Il était un peu chelou.
-Chelou ? C'est-à-dire ?
Inquiétant ? Etrange ? Equivoque ?
Inquiétant ? Etrange ? Equivoque ?
-Il était toujours là à nous mater.
-Il vous observait, vous épiait ? -Non, il nous dessinait.
Il faisait une BD.
Il faisait une BD.
-C'était pour nous mater. -Non, pour sa BD.
-Il était chelou.
-D'accord. Donc un type suspect, bizarre.
-Ouais. -C'est ça ?
-Ouais. -C'est ça ?
-Vous êtes chelou aussi.
-C'est désespérant, ce manque de vocabulaire. Alors...
Je vais vous montrer quelque chose.
Son corps a été retrouvé dans une usine désaffectée.
Il a dû se faire tuer
samedi soir.
Etiez-vous à cette soirée ?
Etiez-vous à cette soirée ?
Ho !
Oui ou non ? -Vous savez ce qu'on fait ici ?
On s'entraîne pour les championnats de France.
Demain, c'est les qualifs. Alors vos soirées, on les évite.
Demain, c'est les qualifs. Alors vos soirées, on les évite.
-Vous les évitez ou vous n'y allez pas du tout ?
C'est pas pareil.
-On n'y va pas. Aucune de nous.
-On n'y va pas. Aucune de nous.
-Vivien Moudet. Casier judiciaire vierge.
Il a abandonné son bachelor à Lyon pour se lancer comme artiste.
Ses parents lui ont coupé les vivres.
Ses parents lui ont coupé les vivres.
-On a retrouvé son ancienne petite amie.
Elle le qualifie de pervers, manipulateur et violent.
-Les filles ont dit qu'elles le trouvaient chelou.
-Les filles ont dit qu'elles le trouvaient chelou.
-On a trouvé un truc
sur la prof, Sandra Volard. Espoir prometteur de l'athlétisme.
En terminale, elle est éliminée des championnats de France,
En terminale, elle est éliminée des championnats de France,
suite à 2 faux départs. -Après, elle s'est retrouvée en HP.
-En HP, carrément. -Pour une course ratée ?
-Ca cache sûrement autre chose. -Vivien Moudet
-Ca cache sûrement autre chose. -Vivien Moudet
fantasme sur la prof. Il voudrait aller plus loin,
elle disjoncte et le tue.
Reste à savoir si elle était à la soirée.
Reste à savoir si elle était à la soirée.
*Musique rock. Elles rient.
... ...
... ...
...
-Ah, je vais en chercher une autre. J'arrive !
-Ah, je vais en chercher une autre. J'arrive !
...
...
-Bois.
Bois !
...
...
-Arrête !
Elle éclate de rire.
...
-Dommage.
Tu diras à ta femme
que je suis allée me coucher ?
...
Vibreur.
...
*Musique techno.
...
...
-Tu me fais quoi, là ?
C'était quoi, ton petit numéro,
hier soir ? -Je sais pas ce que David t'a dit,
hier soir ? -Je sais pas ce que David t'a dit,
mais c'est lui
qui m'a chauffée. -Arrête.
-Je te l'ai jamais dit, mais au lycée...
-Je te voyais lui tourner autour, t'étais pathétique.
-Je te voyais lui tourner autour, t'étais pathétique.
-Pas du tout. Crois-moi, c'est un sale type...
-Ferme ta gueule !
Sors de chez moi.
-Marijo, écoute-moi, s'il te plaît.
Je suis désolée pour Léa, l'autre soir. C'était con.
Je suis désolée pour Léa, l'autre soir. C'était con.
Je me voyais pas la ramener chez toi au milieu de la nuit.
Je pensais bien faire. -C'est bon, t'as fini ?
Je veux rien entendre, OK ?
-Putain, c'est pas vrai. Qu'est-ce qu'elle fout ?
-Putain, c'est pas vrai. Qu'est-ce qu'elle fout ?
-Bonjour.
-Y a un problème ? -Notre prof
-Y a un problème ? -Notre prof
n'est pas là.
-Elle en a peut-être marre des conneries
que vous racontez.
-Alors, je vous montre cette vidéo.
-Alors, je vous montre cette vidéo.
Voilà.
Maintenant, pas de doute,
vous étiez toutes là, le soir de la mort de Vivien Moudet.
-Ca fait mauvais effet "entrave à la justice" sur un dossier
-Ca fait mauvais effet "entrave à la justice" sur un dossier
pour des qualifs. Vous en pensez quoi ?
-Je leur ai demandé
de ne rien dire. -On peut savoir pourquoi ?
-Parce que j'ai pris un ecsta.
Si notre prof l'apprend, fini les championnats pour moi.
-D'accord.
-D'accord.
On vous voit partir en courant, vous fuyez quoi ?
-Justement. Notre prof
a débarqué. -Elle était à la soirée ?
-Que faisait-elle là ?
-Que faisait-elle là ?
Vous l'avez appelée ? -Ben non,
on n'est pas cons.
-C'est bon. Merci, les filles.
-Inès, on peut te parler 5 minutes ?
Elle claque des doigts.
-Mme Volard, police. Ouvrez, s'il vous plaît.
-Que se passe-t-il ? -SRPJ de Lille.
On cherche Mme Volard.
On cherche Mme Volard.
-Oui... mais ça fait plusieurs jours qu'elle n'est pas là.
-Vous auriez un double des clés ?
-Si on part sur 200 ou 300...
*-On partirait sur 200 pour commencer.
*-On partirait sur 200 pour commencer.
*Un investissement doublé en 2 ans...
-Excusez-moi,
je vous rappelle.
Qu'est-ce que tu fous là ? Tu veux quoi ?
Qu'est-ce que tu fous là ? Tu veux quoi ?
-Tu le sais.
-Je ne suis pas intéressé.
-T'as oublié ?
-Qu'on a couché ensemble ? Non, j'ai pas oublié.
-Qu'on a couché ensemble ? Non, j'ai pas oublié.
-Tu vois,
moi, j'en avais aucun souvenir. Puis ça m'est revenu comme ça,
d'un coup.
-Sors de chez moi. -Ou quoi ?
-J'appelle les flics.
-Voilà. -Merci.
-Merci, madame.
...
...
-Patron.
"Le journal de Sandra."
OK.
"Xavier, je vais te tuer."
-Qui c'est ? -C'est violent, ça.
-Nixon, trouve-moi un certain Xavier
-Nixon, trouve-moi un certain Xavier
qui était en terminale avec Sandra Volard.
-Inès, les filles sont parties ensemble de la soirée, sauf toi.
-Inès, les filles sont parties ensemble de la soirée, sauf toi.
Pourquoi ?
-Que s'est-il passé avec la prof ?
Portable.
Portable.
-Allô ?
Sandra ?
*-Tu vas m'écouter. *-Appelle les flics !
*-Tu vas m'écouter. *-Appelle les flics !
*-Ta gueule !
*Au lycée, ton cher Xavier m'a violée.
-Xavier, c'est quoi cette histoire ?!
*-On était à une soirée, j'avais trop bu.
*-On était à une soirée, j'avais trop bu.
-Sandra, je t'en supplie, arrête !
Une folle a pris mon mari en otage,
Une folle a pris mon mari en otage,
venez tout de suite au 38 rue des Lilas !
-Il m'a embrassée.
-Vivien ?
-Moi, je le trouvais pas chelou. Je l'aimais bien.
Il m'a embrassée et m'a prise par la main.
J'avais perdu les filles. Du coup, je l'ai suivi.
J'avais perdu les filles. Du coup, je l'ai suivi.
-Tu m'as entraînée dans la chambre, je titubais.
Arrête. -Viens.
Mais viens !
*Musique techno.
*Musique techno.
... -Il a commencé à me caresser.
Non ! Arrête !
Je voulais pas aller si loin, je lui ai demandé d'arrêter.
Je voulais pas aller si loin, je lui ai demandé d'arrêter.
-T'as mis ta main sur ma bouche pour m'empêcher de crier.
Arrête ! -Chut.
Cris étouffés.
Sanglots. -Lâche-moi ! Lâche-moi !
Sanglots. -Lâche-moi ! Lâche-moi !
Je me suis débattue, mais il était trop fort.
Cris étouffés. -Arrête ! Arrête !
... Arrête ! Arrête !
... Arrête ! Arrête !
Avoue ce que t'as fait ! -T'étais consentante !
Avoue ce que t'as fait ! -T'étais consentante !
Tu me courais après !
-Non. Non.
Avoue
que tu m'as violée ! -T'es complètement folle !
-Moi, je suis folle ?
Halètement.
Halètement.
Sanglots.
-J'ai appelé Sandra, la seule personne en qui j'avais confiance.
-J'ai appelé Sandra, la seule personne en qui j'avais confiance.
Sanglots.
...
...
...
Sandra, elle...
Elle voulait pas que je gâche ma vie à cause de ce mec.
...
Alors elle m'a aidée à cacher le corps.
Tintement d'une lame. -Sandra, arrête.
Tintement d'une lame. -Sandra, arrête.
Arrête, putain.
Arrête, Sandra ! Arrête !
Arrête ! -Avoue que tu m'as violée.
-Je suis désolé... je me suis pas rendu compte.
-Je suis désolé... je me suis pas rendu compte.
-Dis-le ! -Je te demande pardon.
-J'ai pas entendu.
-Je t'ai violée. Je t'ai violée, pardon.
-Je t'ai violée. Je t'ai violée, pardon.
-Posez ce couteau.
Posez ce couteau !
-Vous entendez ce qu'on vous dit ?
C'est fini, Mme Volard. Posez ce couteau.
C'est fini.
C'est fini.
Ben, menottes.
Sanglots.
-Je suis désolée.
...
...
-C'est pas ta faute.
D'accord ?
C'est pas ta faute.
Sanglots. Chut, c'est pas ta faute.
Avant de monter dans l'avion,
ta mère m'a fait un petit signe de la main.
Et ton père m'a confié sa montre.
Et ton père m'a confié sa montre.
"N'oublie pas de changer les piles", il a dit.
Depuis, je fais en sorte que les aiguilles ne s'arrêtent jamais.
Depuis, je fais en sorte que les aiguilles ne s'arrêtent jamais.
On se fait du mal
avec les fantômes qu'on se crée.
Mais c'est de notre faute parce qu'on essaie...
On veut retenir leur voix, on veut...
On veut retenir leur rire.
Il faut qu'on les laisse partir, Léa.
Il faut leur dire au revoir.
Il faut leur dire au revoir.
Moi, je les connais pas, les mots qui consolent,
Moi, je les connais pas, les mots qui consolent,
mais j'ai deux bras solides
pour t'entourer quand...
t'auras besoin de pleurer,
parce que les larmes, il faut que ça coule.
Les larmes, c'est de la douleur qui s'en va.
Tiens.
Elle est à toi.
-Merci, mamie.
Et si les aiguilles arrêtent de tourner ?
-Si elles s'arrêtent de tourner ?
Ben, je t'en offrirai une autre.
Ben, je t'en offrirai une autre.
Va à la voiture, je te rejoins.
Mon amour.
T'es resté trop longtemps dans mes poches.
Elle soupire.
(Au revoir.)
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