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Entrez, Belkacem ! J 'ai mal à la tête, Madame Bélanger.
Vous auriez pas quelque chose à me donner, s 'il vous plaît ?
Ça devrait aider.
Merci, Madame.
Je peux retourner en classe ? Vous pouvez, jeune homme.
Je suis indisposée et je me sens vraiment pas bien du tout.
Encore ? Vous seriez pas plutôt indisposée au cours de gym ? Merci,
Bélanger. De rien, mademoiselle Gomez.
Vous le sentez ? Respirez.
Regardez en l 'air.
C 'est fait mal en sport.
Ah oui ?
Allez, allez, allez, levez.
Tout va bien.
Vous êtes encore battus.
Ça va vous faire du pire.
À demain. Bonne soirée. Au revoir.
Bonne soirée. T 'es certain de ne pas vouloir venir ce soir ? Tu sors jamais.
Je dîne chez ma sœur.
Ah bon ? Tu es certaine de toujours vouloir aller au théâtre ? Tu la
bien, chaleureusement, de ma part.
Madame Benjim.
Bonsoir, mademoiselle Courret.
Bon, moi, je dirai à Georges que tu viendras la prochaine fois.
Oui.
Je sens que ça va me barber.
Allez, souris. Ça fait plaisir à Georges.
Je sais.
Maman.
Tu as une troupe d 'ici ? Tu les connais ? Non, ils viennent de Paris. C 'est
des amis de Georges.
Et ton mari ne vient pas, alors ? Il m 'inquiète un peu. Je le trouve déprimé.
Puis alors, il vit chez sa soeur, donc ça risque pas d 'aller mieux après.
Il a peut -être décidé de nous laisser toutes les deux ce soir.
Ça fait un petit moment qu 'on ne s 'est pas eues.
Et qui l 'a faute ? C 'est pas moi qui ai enchaîné les nuits de garde dans les
bras du séduisant docteur... Je sais plus quoi.
Il est retourné chez sa femme, figure -toi. Il a préféré l 'assurance
du mariage à une vie de débauche avec moi.
Oh,
pauvre Denise.
Comment c 'est à m 'ennuyer ? Plus qu 'à me faire, j 'ai plus de temps pour toi.
Arrête, ça va pas.
Regarde, il n 'y a personne.
Ne t 'inquiète pas.
Mais qu 'est -ce que tu en sais ? Il y a plein de parents d 'élèves ici.
Allez, détends -toi.
Alors, papa, est -ce qu 'il parle des concerts de Johnny Hallyday ? Merci.
Il parle de choses plus sérieuses.
Mes élèves ne jurent que par lui.
Cette espèce de chimpanzé est tout juste bon à se rouler par terre.
La jeunesse te perd, Anne -Marie.
Cette assiette ? Oui.
Élise, Christophe, Hervé, vous deux et moi, ça fait six.
Tu m 'avais dit que Martine restait garder les enfants. Elle vient
Bonsoir, papa.
Bonsoir, Élise.
Je suis contente de te voir.
Dis -donc, ça pousse. Eh oui.
Alors, tu sens quoi ? Fille ? Garçon ? Garçon, j 'espère.
Bonsoir, Christophe.
Bonsoir, Camille.
Ça va ? Ça va, oui.
Bon, alors, les enfants sont malades. Oui, rien de grave. De bons gros rhumes.
Mathilde vous embrasse. On leur gardera des bulles, ils adorent ça.
Bonsoir.
Bonsoir.
La porte était ouverte, je me suis permis d 'entrer. Vous avez bien fait
Francis, entrez.
Entrez.
Ton manteau.
Venez dans mon bureau Francis.
Vous avez invité Francis ? C 'est un dîner de famille.
Jusqu 'à nous d 'ailleurs, Francis est encore notre gendre.
Mais parce qu 'il refuse de me donner son accord pour divorcer.
Ah ben ça tombe bien, chez nous on ne divorce pas.
Prends un plat.
Vous espérez quoi ? Quand le faisant vient ici, je vais changer d 'avis ? C
exactement ce qu 'on espère, oui.
Tu voulais avoir un travail.
Francis te l 'autorise. Ton chantage a porté ses fruits. Mais ce n 'était pas
chantage. Alors maintenant, sois raisonnable et retourne vivre auprès de
mari.
Le mariage, c 'est un conflit. Toi aussi, tu étais dans le coup. Tu ne peux
nous en vouloir d 'essayer d 'arranger les choses entre vous. Mais je ne veux
pas que ça s 'arrange.
Je veux que ça se termine.
Écoute, essaye -toi parce que moi, je perds de patience.
Il est malheureux.
Vous devriez faire un bébé, ça vous ferait du bien.
Je ne l 'aime plus, Élise.
Est -ce que c 'est si difficile à comprendre ?
Alors,
Francis, quoi de neuf à l 'étude ? Tout se passe bien.
Le nouveau clair que j 'ai engagé a fait ses preuves.
Nous avons de nouveaux clients.
Ma secrétaire est enceinte, c 'est le seul problème.
Au moins, c 'est la preuve que chez certains, ça se passe normalement.
Je suis désolé de ce qui nous arrive.
Vous savez, Anne -Marie et moi avons veillé à inculquer à nos enfants de
valeurs. A ma grande déception, je constate que nous avons échoué avec
J 'espère vraiment que cette crise qu 'elle traverse va vite prendre fin.
Et moi dans mon colonel.
Et... Depuis quand, Seigneur, craignez -vous la présence de ces paisibles lieux
si chers à votre enfance ? Depuis que sur ces bords les dieux ont envoyé la
fille de Minos et de Pasiphaë, j 'entends de vos douleurs la cause
Phèdre ici vous chagrine et blesse votre vie.
La reine tousse près à son terme fatal.
Elle vient.
Un long point plus avant.
Demeurons, chère Hénone.
Je ne me soutiens plus.
Ma force m 'abandonne.
Mes yeux sont éblouis du jour que je revois.
Et mes genoux tremblants se dérobent sous moi.
Tout m 'inflige et me nuit, et conspire à me nuire.
Noble et brillante auteur d 'une triste famille, toi dont ma mère osait se
vanter d 'être fille, qui peut -être rougit du trouble où tu me vois.
Je vis, je rougis,
je palie la vie, un trouble s
'éleveur.
Je meurs de faim. Je sens que cette année, le carême va être difficile.
J 'espère bien que tu ne vas pas jeûner dans ton état. Ça va très bien.
Peut -être toi, mais je veux que ça aille bien là -dedans aussi. Je te dis
ça va très bien.
Tes deux soeurs sont têtues, en fait.
Alors, comment ça se passe pour l 'été ? Ça va.
Il nous en rend pas plus, c 'est ta nouvelle passion.
C 'est pas ma nouvelle passion, c 'est mon métier.
Et toi, comment ça va avec ton directeur ?
Je te rappelle
qu 'à Noël, tu nous renforçais de ne pas nous intéresser.
À ce rythme -là, ça va devenir difficile de te parler, tu sais.
Allons, Kémy a déjà répondu, elle a dit.
Moi, ma secrétaire est enceinte.
Tu n 'aimes pas ton nouveau directeur ? Et c 'est la secrétaire enceinte.
Jeanne, Denise ! Donc ça t 'a plu ? Énormément ! Tu vois, tout arrive.
Accompagnez -moi dans les loges.
Jeanne, tu veux pas qu 'on aille boire un verre plutôt ? J 'arrive.
Tu sais, tu restes faux, hein. Je crois que c 'est pas tout de suite sur Paris.
C 'est une mise en scène.
Je voulais vous dire... Bravo,
parce que je vous ai trouvé... Très... Formidable.
En tout cas, vous savez flatter les goûts démesurés des comédiennes.
Non, mais pas du tout. Moi, je ne fais jamais ça.
Je n 'aime pas le théâtre. Bonjour.
Qu 'est -ce qu 'on fait ? On y va ? Venez, j 'ai du champagne. On boit un
avec Georges, non ? Ok.
Allez.
Lee Oswald n 'a pas fait ça tout seul.
C 'est impossible.
Comment tu peux le savoir, Julie ? Je lis les journaux.
Des rapports d 'autopsie ont chuté.
Moi, je l 'aurais fait étudier un article au lycée.
Le Kennedy ? Ce n 'est pas les professeurs que j 'ai lu qui auraient
Pour être honnête, je m 'attendais à plus d 'enthousiasme.
Mes élèves sont très difficiles à intéresser.
Est -ce que c 'est aux professeurs d 'intéresser les élèves, maintenant ? On
peut pas lui reprocher d 'essayer.
On s 'est tous plaint un jour d 'un cours rébarbatif.
Oh oui !
Je vais vous dire.
Les jeunes, aujourd 'hui... N 'ont pas connu la guerre et ça se ressent.
Parfaitement, ça se ressent.
Il suffit de les voir applaudir leurs idoles.
Et quelles idoles ? C 'est qu 'on ne me dise pas qu 'il n 'y a pas une crise de
la jeunesse.
Il n 'y a pas que la jeunesse qui est en crise.
Je suis désolé.
Je pensais qu 'il t 'avait dit que j 'étais là ce soir.
Eh non.
Tu veux que je te raccompagne ? On peut partir maintenant si tu veux.
Si tu te vois partir avec moi, ils diront rien et toi t 'échappes à la fin
dîner.
Tu peux même plus monter dans une voiture avec moi maintenant.
Mais non.
Bon, allez, d 'accord, on y va.
De toute façon, je ne tiendrai pas une minute de plus à cet homme.
Donc, je suis là depuis deux ou trois heures, seule, un peu libre, je dois
avouer.
Comme si ça ne t 'arrivait jamais, Irène.
Enfin, Roger, tu sais bien que je suis la vertu incarnée.
Donc, je me retrouve seule, je m 'assois sur un canapé à côté d 'une femme.
Je ne lui prête pas attention, mais elle peut retourner à moi.
Et elle me dit, qu 'est -ce qu 'on s 'emmerde ici ? C 'était la femme de
chambre. Mais non, Sagan ! Prends -toi, Sagan ! Sagan
! Depuis, on est devenus proches. Alors moi, j 'ai une théorie
sur les rencontres.
Allons bon, on y va.
Je vais rester un peu.
Mais rentre, toi.
On va rentrer ensemble.
Non, mais la prochaine fois.
Tu plaisantes ? Mon pote Denis, on ne s 'est jamais rien pris, donc je m 'amuse,
je reste.
Ça m 'a fait plaisir de te voir, Paul.
Moi aussi.
Et merci pour le dîner.
Salut, Rajen, de notre part.
J 'espère qu 'on la reverra vendredi prochain.
Oui.
À bientôt.
Rentre bien.
Paul ? Paul ? Denis ? Vous n 'êtes pas avec Jeanne
? Figurez -vous qu 'elle vient de me planter d 'une manière, je n 'en reviens
pas.
Madame a eu un coup de foudre, je vous jure, avec une comédienne de la troupe.
C 'est bien simple, je n 'existais plus.
Elle n 'avait Dieu que pour elle.
Mais non.
Mais si.
Et vous savez ce qu 'elle vient de me dire ? On ne s 'est jamais rien promis.
Je suis désolé.
Ce n 'est pas à vous d 'être désolé.
Quel est le béguin pour une autre fille ? Il n 'y a pas de problème, on est
libre. Alors me planter comme ça, c 'est...
Ça vous embête si j 'allume une cigarette ? Je n 'aime pas fumer en
Ah, non, non.
Merci.
Tenez.
On ne s 'est jamais rien promis.
On dirait un mauvais dialogue de film.
Ça ne manque pas d 'air quand même.
C 'est un cavalier.
Je suis sûr qu 'elle n 'a pas voulu vous blesser.
Il ne manquerait plus que ça.
Vous lui pardonnerez quand même ? Bien sûr que je lui pardonnerai.
Je suis juste vexée comme un pou.
Et en plus, vous prenez sa défense.
Elle est forte, hein, oui ? Ne vous inquiétez pas. J 'aime trop la vie pour
perdre mon temps avec la rancœur.
Et puis Jeanne... Jeanne, c 'est une gentille enfant.
Mais... Elle est sacrément culottée.
J 'ai le droit de le dire ? On peut se mettre d 'accord là -dessus ? C 'est pas
un défaut d 'être culottée.
Il faut même savoir l 'être de temps en temps.
Oui.
Pardon. Désolé.
Je ne peux pas.
Où est ma vête ? Ma vête ? Mais enfin, vous n 'allez pas
partir comme ça ? C 'était une erreur. Je suis désolé.
Paul, tout va bien.
Non, tout ne va pas bien.
Je pensais que ça allait marcher.
Je voulais que ça marche.
Même avec vous, ça ne marche pas.
Ça veut dire quoi, même avec moi ? Je suis désolé.
Tenez.
Je suis désolé, vraiment. Et une bonne fois pour toutes, arrêtez de vous
excluter.
On trinque à quoi ?
À l 'amour.
À la liberté.
Neutricisme ! Neutricisme astrologique !
Vibre ! Vibre ! Vibre !
Dans la boule métallique des odeurs, ton souffle est gris et
météorologique en pâleur et nos regards sont d 'autant plus végétaux !
Merci.
C 'était mon hommage à Tristan. Tristan. Tristan.
Tristan.
Tristan.
Tristan.
Tristan. Tristan. Tristan. Tristan. Tristan. Tristan.
Tristan.
Merci à
tous.
À l 'hôpital, plusieurs de mes collègues savent que j 'aime aussi les femmes.
L 'important, c 'est de ne pas en parler.
Je fais semblant.
Et eux, ils font semblant de ne pas savoir.
Dès qu 'une femme me plaît, je perds mes moyens.
Je suis tétanisé.
J 'ai l 'impression que je vais mourir.
Toutes ces années au séminaire, ça a dû... Oh non, ça date de bien avant.
Un échec, deux échecs, et puis j 'ai fini par relancer.
J 'ai jamais... J 'ai toujours... J 'ai toujours
perdu mes moyens, si vous voyez ce que je veux dire.
Je ne le sais ? Bien sûr.
Enfin, on n 'en a jamais parlé.
Mais elle sait.
Vous êtes la première à qui je me confie comme ça.
C 'est parce que vous n 'avez pas annoncé ce que vous en dites.
Sinon, vous ne m 'auriez pas embrassé ce soir.
Cette année, j 'ai rencontré une femme.
Vous êtes amoureux ?
Je crois qu 'elle m 'aime aussi.
Mais bien sûr, j 'ai paniqué.
J 'ai été injuste et je crois que je l 'ai blessée.
Et ce soir, je me suis dit que si j 'y arrive avec une autre... Une que vous n
'aimez pas ? Peut -être que je pourrais encore réparer le mal que j 'ai fait.
Je vais vous laisser dormir, Denise.
Paul, pour le mal que vous avez fait, essayez peut -être de le réparer avec la
personne concernée.
À défaut d 'être un bon mari, je suis au moins un bon chauffeur.
Arrête.
Je le pense même pas.
Quoi ? Que je suis pas un bon mari.
C 'est peut -être moi qui suis pas une bonne épouse.
Ça c 'est sûr.
T 'as jamais réussi la blanquette de veau de ma mère.
Mais il y a d 'autres choses que tu sais très bien faire.
T 'as un aplomb renversant.
Tu disais que tu aimais bien...
Mon corps.
Et mes mains.
Et que tu aimais... Quand je te touchais.
Et quand je t 'embrassais. Arrête, arrête.
Nos deux corps s 'entendent bien.
Attends, je veux pas que tu t 'imagines.
J 'imagine rien du tout.
Ça veut pas dire que je change d 'avis.
Il va mourir.
C 'est une invitation ? Je n 'ai pas envie de te quitter.
Moi non plus.
Alors viens à Paris avec moi.
Tu m 'emmènerais chez Castel ? Tous les soirs si tu veux.
Tu me présenterais ça bon ? Je ne sais pas, ça pourrait être dangereux.
Chalouse.
Tu es irrésistible.
Toi, tu es belle.
Tu crois qu 'une rencontre peut changer une vie ? Si on est assez fous pour le
vouloir.
L 'amour, c 'est fou.
Tu vas me tuer ! Lâche -le, ordure ! Partez !
Sortez d 'ici ! Allez, on s 'arrache, les gars
! Calme -toi.
Calme -toi.
Ils ont eu leur compte !
Oui.
Enlevez -lui son futur. Fernand, vous m 'entendez ? Si vous m 'entendez, c 'est
les mamans.
Roger ! Roger.
Mon Roger.
J 'avoue, j 'en ai bavé par vous, mon amour, avant d 'avoir eu vent de
vous, mon amour.
A votre avis, qu 'avons -nous vu de l 'amour ? De vous à moi, vous m 'avez
eu, mon amour.
Ne vous déplaise, en
danse dans la javanèse, nous nous
aimions.
Je ne me suis même pas réveillé.
Il est encore tôt, t 'en jettes pas.
Tu claqueras la porte en parlant.
Bonjour mademoiselle Courret.
Qu 'est -ce qu 'elle est belle, Sophia Loren ? Et Brigitte Bardot, alors ?
Brigitte Bardot, ma mère, elle la trouve vulgaire.
De toute façon, ce film, c 'est interdit aux moins de 18 ans.
Mais apparemment, il suffit de passer par la petite porte de derrière, là où
gens sortent.
Comment tu sais pas ? C 'est un garçon qui m 'a dit.
Eugène ? Non, pas du tout.
Tu crois que tu me présenteras un jour ? Qui ? Eugène.
Je sais pas.
Alors je vais vous prendre deux gigots et trois pâtés en croûte pour lundi.
Et six tranches de jambon.
Six tranches de jambon.
Vous avez vu madame Gauthier récemment ? Ça fait des semaines qu 'on l 'a pas
vue. Il paraît qu 'elle fait une sorte de déprime.
Avec son fils et le mis en ménage.
J 'ai entendu dire.
Avec la vie des nouveaux coiffeurs de la regrande.
Vienne d 'Oran.
Il paraît qu 'elle est d 'un commun.
Ça c 'est sûr avec les pieds noirs.
Que faisons les pieds noirs ? Tu comprendras quand tu seras plus grande.
Ils sont très vulgaires.
En tout cas, c 'est bien malheureux. J 'espère qu 'on la reverra, madame
Gauthier.
Et voilà, ça vous fera 3 francs 20.
Merci. Et votre fils alors ? Avec lui, on a de la chance. C 'est avec les
qu 'il compte.
C 'est bien ça.
Il ira loin.
Allez, une bonne soirée, madame Manon. Bonne soirée.
Pourquoi tu dis qu 'ils sont vulgaires, les pieds noirs ? Parce que je le dis.
Mais on mélange pas les boudins noirs et les saucisses.
Ah les filles, que des soucis.
Ce soir je peux pas, j 'ai promis que je devais préparer le dîner.
Et pourquoi tu remontes pas à tes parents ? J 'habite chez mon oncle et
tante.
Ça fait des mois que j 'ai pas vu mes parents.
Je sais, je sais, excuse -moi.
Parce que tu me troubles aussi, voilà.
Quand je te vois comme ça, j 'ai envie de t 'embrasser.
Du coup, tu seras pas avec Michelle cette soir ? Bah non, pourquoi ? C 'est
grave, si elle me dit qu 'elle est avec toi, je suis sûr que c 'est faux.
Tu vas pas recommencer avec cette histoire ? Elle m 'a menti, Simon.
Et toi, tu lui mens jamais peut -être ? Elle fréquente pas un garçon quand même.
On est là pour parler de ta soeur ? Elle fréquente ? Non, elle fréquente pas.
Bon, on y va ?
Moreno, 3 ,5.
Mademoiselle Magnan, 5.
Applebaum, 6.
Pichon, 7.
Des génies.
Lobrac, 10.
Et enfin, Mademoiselle Sabiani, 12.
Silence !
On n 'est pas au cirque.
Et je vous rappelle que ce n 'est pas moi qui note sévèrement, c 'est vous qui
êtes des ânes.
Alors demain, atelier dissection de grenouilles pour tout le monde.
12 avec Herman.
Là, tu parles.
Dis, tu ne voudrais pas me donner un petit cours particulier, hein ? Non.
Quel pot de vache, quand même, ce prof.
Faudrait lui voler ses fichus grenouilles pour lui faire les pieds.
une excellente idée, ça.
Mais personne n 'osera jamais le faire.
Si j 'y arrive ? Si j 'y arrive, tu me le donnes ce cours particulier ?
D 'accord.
Quoi ? On dit une heure de cours tous les deux ? Tu lui voles toutes ses
grenouilles.
Je suis partant.
Oui, dis.
Quoi ? On t 'a pas sonné, toi ? Ah, il peut. Tout le monde veut participer.
Hé !
Le premier qui arrive à relâcher les grenouilles d 'Hermann gagne une heure
cours avec Annick. Une heure de cours avec Annick ? Et tout le monde, une
avec Annick !
Monsieur
Bélanger, venez donc voir.
Oui, que se passe -t -il ? Nous nous demandions avec mademoiselle Courret l
'organisation des salles pour les épreuves de Bachot. C 'est ce qui est
Ou alors c 'est ce que vous avez distribué lundi dernier ? Non, c 'est
vous a été... Distribué ? Distribué. Et bien voilà qui dissipe tous les
malentendus. Merci, monsieur Bélanger.
En effet, il est toujours préférable d 'éviter les malentendus.
Mademoiselle Couragie, je... Il y a les femmes.
Mais qu 'une erreur d 'affichage, en fait.
C 'est vous qui jouez dans les couloirs, Alain ? Si vous croyez que j 'ai le
temps de jouer... Pardon, madame Bélanger, c 'est pas à moi.
Vous vous en sortez de vos devoirs avec le travail à la ferme ? Je m 'accroche.
C 'est bien.
Tenez.
Merci, mais il n 'est pas à moi.
Je sais, mais comme il n 'a rien à faire dans les couloirs, disons que c 'est un
cadeau.
Merci.
Pensez à vous amener de temps en temps, Alain.
C 'est précieux, la jeunesse.
Alors ? C 'est bien mes règles.
T 'as tâché ta jupe ? Non.
Ma culotte est fichue.
Le reste, ça va.
J 'ai mis plein de papiers.
Tu peux aller à l 'infirmerie ? Ma tante, elle aura des linges, c 'est sûr.
Non, mais ça va aller.
Ma peau.
C 'est marrant parce que mon frère aussi, il m 'aime pas. Michel, je peux
demander un service ? Oui ? Tu sais où ton oncle cache le double décliné de
Sainte -Euclid ? Il a forcément un double, non ? Hé, ça va pas dans ta
? Tu mets pas la niaise du chirurgien dans le cou.
Sinon, on va tout cafeter, t 'as compris ? De quoi il parle ? Oh non.
Ça va pas recommencer.
Tu crois quoi, toi ? Que je suis une faillote juste parce que je suis la
du surjet ? Ouais.
Viens, Michel.
Je peux te demander un truc ? Si c 'est pour me parler de cette année
grenouille, c 'est pas la peine.
Toi aussi, tu t 'es laissé embarquer.
Une heure de cours particulier avec la meilleure rêve de la classe, quand même.
Oui.
Le moyen instant, c 'est très bas. Il faut que je travaille.
Oui. Quoi ? Arrête ton chat.
C 'est facile pour toi.
Tu leur lances un regard, elles tombent toutes comme des mouches.
J 'ai trois sœurs, alors les filles, je sais ce qui leur plaît.
Et avec moi, c 'est pas immédiat.
Et avec Annick, j 'avais un peu d 'avance, dis -donc.
Mais si les autres se mettent à gagner des cours particuliers avec elle, je...
'a pas qu 'Annie que tu sais.
Mais moi je vois qu 'elle.
Si tu comprends pas, c 'est que t 'as jamais été amoureux.
Tu vas m 'aider alors ?
Oui.
Alors, le plus simple, c 'est que tu crochettes la serre de la salle de sang.
Je ne vais pas faire ça, moi.
Ah non ? Mais on va trouver un autre moyen.
Voler les grenouilles d 'Hermann.
Elle leur a jeté un sort, Annick.
Puis l 'autre dupin qui me traite de jaune.
Je suis peut -être la nièce du surjet, mais je ne suis pas une ballon.
Tu n 'es pas d 'accord ? Ça ne passe pas ? Ça va.
Je devrais aller demander à ma tante de faire un mot pour rentrer chez toi.
Tu crois ? Mais oui, là, t 'as vraiment pas l 'air bien.
Il faut que je repasse aux toilettes, là, je sens que c 'est déjà trempé.
À tout à l 'heure.
Et Michel, les grenouilles, t 'as qu 'à les voler toi -même, ça leur cloura le
bec.
Pardon.
Tout va bien, Mlle Paladino ? Vous avez besoin d 'aide ? Non, non, ça va, je m
'en occupe.
J 'ai mal au ventre.
Vous êtes indisposée ? Venez avec moi.
Elle est indisposée.
Vous avez mal au ventre ? Vous êtes chaude.
Installez -la.
Oui.
Madame Bélanger.
Zappa, vous pouvez retourner en cours.
Déjà ? Oui, déjà.
Allez.
Mademoiselle, est -ce que vos menstruations sont toujours aussi
comme ça.
C 'est la première fois que vous avez mal à ce point ? Oui.
Et de quand date vos dernières menstruations ? Non, c 'était il y a
mois. Je suis sûre que c 'était... Il n 'y avait pas grand -chose cette fois
-là. Est -ce que vous fréquentez un garçon ? J
'ai eu mes règles il y a moins d 'un mois.
Je pense que vous avez eu des saignements que vous avez pris pour vos
Je vous emmène à l 'hôpital.
Vous croyez que je suis enceinte ? Je pense que vous étiez enceinte et que
êtes en train de faire une pause courte.
Je reviens.
Allongez -vous.
Ça va aller, ils vont s 'occuper de vous.
Il te va pas, là ?
Vous
pensez que Mme Bélanger va le dire à M.
Bélanger ? Pour l 'instant, je pense qu 'elle va juste l 'avertir qu 'elle vous
accompagne à l 'hôpital.
Je suis obligée d 'y aller ? Je crois, oui.
C 'est bien une fausse couche.
Je ne suis plus enceinte.
Ils vont vérifier ça là -bas.
Ce n 'est pas possible. Avez attention.
Vous fréquentez ce garçon depuis longtemps ? Je ne peux pas être
'est pas possible.
Mademoiselle Palladino, on peut y aller.
J 'ai ma voiture qui est là.
Vous pouvez venir avec nous, s 'il vous plaît ? Je n 'y vois pas d
'inconvénients.
Oui, je vous accompagne.
Merci.
Michel ? Loubraque ? Qu 'est -ce que tu fais là ? Ne me dis pas
que t 'es là pour les grenouilles.
Toi aussi ? T 'as trouvé la clé ?
Comment t 'es rentré toi ? Il suffisait de se profiler quand les élèves de
première sont sortis. C 'était tout simple.
Bon ? Donc comment on partage ? Pardon, mais j 'étais là le premier.
Un niquet vous fait vraiment perdre la tête.
Je vais les prendre.
T 'as peur ? Non.
Attends, une seconde.
Non.
À vous de faire peur. Oui, j 'ai peur. D 'accord ? Arrête. T 'étais pas censé
travailler dans une ferme, toi ?
Je
vous confirme qu 'il s 'agit bien d 'une fausse couche.
J 'imagine que mademoiselle n 'est pas mariée.
Non.
Elle peut s 'en aller.
On n 'est pas obligés de prévenir ma tante.
Maintenant qu 'on sait que c 'est une fausse couche.
Mes parents, ils sont loin, ils vont être fous d 'inquiétude.
Et ils vont en vouloir à ma tante. Et ma tante, elle va pas vouloir me garder
chez elle.
Ils peuvent pas apprendre ça, s 'il vous plaît.
Vous êtes mineurs, on est obligés de prévenir la famille.
Qu 'est -ce que tu fais là ? Une élève.
Je te croyais à Paris, en train de recouler au sommet de la Tour Eiffel.
Ça risque pas, j 'ai le vertige.
Denise.
Pardon.
C 'est déjà oublié.
Un cinéma, alors, bientôt ? D 'accord.
Il y a le dernier film avec Sophia Loren à l 'affiche en ce moment.
Et ton mari ? Paul ? Comment il va ? Bien.
J
'arrive
pas à croire qu 'il nous a enfermés.
Et on peut pas ouvrir de l 'intérieur.
Non, mais tu te rends compte ? Hé, arrête.
Tu me donnes le tournil.
Toi, tu vas se planter là comme si tout allait bien.
On va se faire enguerlander, le braque. Mais non.
On attend la fin de la récré.
Herman ouvre la porte pour un nouveau cours.
Et nous, on s 'enfile dehors quand les élèves rentrent.
C 'est ni vu ni connu.
Quoi ?
Prends le sac.
Non, le cachet.
C 'est sûr qu 'il a couru maintenant, Armand ?
Jean
? Oui ? Je peux savoir ce que vous faites, là ? Je suis cherché à M.
Il n 'en est pas le lundi après -midi.
Allez, prends le cours.
Allez.
Allez, allez, allez.
Dépêche.
Il n 'y a pas cours ? Mais comment on va faire ? Ce n 'est pas possible, on a l
'attente.
On a cours de l 'attente maintenant, le break.
Alors ? Qu 'est -ce que vous avez fait pour provoquer cette fausse couche ? Ne
vous inquiétez pas.
Je vais vous prier de sortir, mesdames.
Mais... Je dois faire le nécessaire pour éviter une infection.
C 'est par ici.
Je vais vous demander d 'écarter les cuisses.
Si je comprends bien, vous avez l 'habitude.
Vous savez ce qu 'il lui fait, là ? C 'est un curetage.
C 'est très douloureux.
Et à ce stade de la grossesse, c 'est sans doute inutile, non ? Elle est
elle est pleine de vie.
Ça remettra.
Moi aussi, j 'étais pleine de vie.
J 'étais à peine plus âgée que Simone et pas encore mariée.
J 'ai compris que j 'étais enceinte.
J 'ai bu une bouteille de vin presque cul sec et je me suis laissée tomber
l 'escalier.
J 'étais désespérée.
Et deux jours plus tard, je faisais une fausse couche.
Ma plus grande peur, c 'était pas d 'avoir un bébé.
C 'était que mes parents l 'apprennent.
Je crois que j 'aurais pu sauter d 'un pont pour pas qu 'ils l 'apprennent.
Magnante, paladino, lobraque, je suppose que tout ce petit monde a une
excellente raison de manquer mes cours.
Si raison il y a,
à l 'intérêt est excellente.
Oui ? Les toilettes.
Il faut que j 'aille aux toilettes.
Tu vas te faire massacrer par douillard.
Tout est fini.
Tout ça pour un cours particulier avec Annick.
T 'es jalouse ? Pas du tout.
Et pourquoi tu voulais les libérer, toi, les grenouilles ? C 'est pas parce que
Descamps et sa bande pensent que t 'es une fayotte ? C 'est de ma faute, à
moi, si je suis née sur J ? Non, mais je pensais pas que l 'opinion de Descamps
comptait tant pour toi.
Je m 'en fiche de tes camps.
C 'est injuste.
On est tous étiquetés, tu sais.
Toi, t 'es la nièce du surgé.
Moi, je suis le gamin de l 'assistance.
Mais au fond, tu sais que je vaux mieux que ça.
Et moi, je sais que tu vaux mieux que ça aussi.
Beaucoup mieux.
Lobby ? T 'es là ?
Michel, qu 'est -ce que tu fiches ? Non, ferme la clé.
Mais maintenant, je sais quoi.
On a une clé. Je peux te l 'acheter par la fenêtre et tu remontes nous ouvrir. D
'accord.
Un crabe ? Comment il t 'a dit
que t 'étais là ? C 'est lui qui m 'a demandé de l 'aide pour voler les
grenouilles.
Et je l 'aime bien, le pichon, moi.
Tout ça, c 'était pas pour Annick ? Non.
Non, Annick, c 'est une chèque -fille, hein.
Mais bon, c 'est pas trop mon genre.
Elle est trop sûre d 'elle.
Tu préfères les filles pas sûres d 'elle ?
Je ne sais pas.
Oui. Nagué, il arrive.
Alors ? Je l 'ai vu.
Vas -y, monte.
Bien joué, pichon.
Et t 'as réussi à faire ça en 5 minutes.
Il est malin, lui, contrairement à d 'autres.
J 'ai hâte de voir la tronche d 'Hermann.
Qu 'est -ce que vous faites ? Regarde, Fallback, j 'ai un cadeau pour toi.
Moi, je le trouve mignon.
Merci, tu as vraiment évité un second sur ce texte.
La dissection, je n 'aurais jamais pu.
Ah, mais tout ça pour ça ? Mais j 'ai quand même besoin d 'un coup
De fait, oui.
De toute façon, à toi, je te l 'aurais donné avec ou sans l 'écran.
Ça s 'est bien passé ? Qu 'est -ce qui a pris aussi longtemps ? Quelle que soit
la tâche, je fais toujours en sorte de m 'appliquer.
Tant que vous ne punissez pas vos patientes en faisant du sel.
Ces patientes -là se punissent toutes seules.
Et je n 'ai pas le sens à recevoir d 'une femme comme vous.
Qu 'est -ce que vous entendez par là ? Vous lui demanderez.
La tante a été prévenue ?
Oui, elle a donné son accord.
Et c 'est moi, en tant qu 'infirmière du lycée, qui va assurer le suivi.
Merci.
Merci.
Je ne peux pas avoir prévenu ma tante.
Bon, t 'as terminé avec tes friands ? Oui, oui.
Bonjour. Ça va mieux, toi, d 'ailleurs ? Je me suis fait un drôle de souci. Ça
va.
T 'imagines pas tout ce que j 'ai à te raconter.
Il semblerait que des petits malins dont, soyez -en assurés, je découvrirais
'identité tôt ou tard, se soient amusés à faire disparaître les amphibiens que
je vous avais préparés.
Contre -temps, regrettable.
Ne soyez pas trop déçus, il se trouve que j 'ai de très bons amis à l 'école
vétérinaire qui passent leur journée à disséquer.
Notre ami Ratus Norvegicus, vulgairement
appelé Radégou.
Ce sont de vraies petites merveilles, n 'est -ce pas ? C 'est pour vous.
Entrez. Tout va bien ? Est -ce que
le médecin entendait pas une femme comme moi ? Oui.
Je suis homosexuelle.
J 'espère que je ne fais pas une erreur en vous le disant.
Monsieur Bélanger n 'est pas au courant, je suppose ? Si, il est au courant. C
'est mon meilleur ami depuis toujours.
Alors lui aussi est... Non, non, pas du tout.
Je sais, vu de l 'extérieur, ça peut paraître étrange.
C 'est... très inhabituel.
Être mariée me protège.
Avec Paul, on a toujours été d 'accord.
Le jour où il tomberait amoureux, je m 'effacerais.
C 'est jamais arrivé.
Et ça m 'arrange bien.
Tu sais, j 'ai dit que j 'étais chez une récoltine. J 'ai eu la permission de 10
heures.
Allez, mais je vais quand même pas rentrer maintenant.
Hé,
mais c 'est ça en fait.
C 'est pas que tu veux être avec moi, c 'est juste que tu veux pas être chez
toi. Hein ? Je vais
empoisonner toutes les vaches.
Et je vais mettre le feu à la ferme.
Et comme ça, on pourra passer toute notre soirée ensemble.
Une fois que je suis à la maison tout seul.
Et toi, t 'es malade.
Je suis pas malade.
J 'ai froid.
J 'ai fait une pause couche.
Quoi ? Je voulais pas te le dire.
Parce que... Ouais, voilà, je te l 'ai dit.
Je dis rien.
Tu le fais avec quelqu 'un d 'autre ? Mais non, mais t 'es bête.
Ça veut dire qu 'il faudrait que tu fasses encore plus attention.
Encore un refrain.
Mais ça va ? Enfin, franchement, je veux dire, toi, ça va ? En
plus, ma tante ne le saura jamais.
Ça, c 'est un secret de soulagement.
Elle demande à quoi de Geoffroy aussi.
Arrête, Geoffroy !
Merci à tous.
C 'est certitude de nous.
J 'ai mis un sandwich pour le déjeuner.
Quand on voit ce qu 'ils vous servent.
Merci.
J 'ai vu l 'ophtalmologue.
Il pense qu 'on a attendu assez.
Ah ouais ? Il paraît qu 'ils ont fait des progrès stupéfiants.
Maintenant, ils arrivent à refaire l 'œil exactement de la même couleur. On
même la différence.
T 'as déjà vu quelqu 'un avec un œil de verre ? Il y a un œil qui tourne et l
'autre qui bouge pas.
Mon fils, c 'est pas un pirate.
Tu seras aussi beau qu 'avant.
Bon, à ce soir.
Quand tu peux passer la droguerie, il y a quelque chose qui t 'attends.
C 'est quoi ? Un œil de verre ? Il ne faut pas te blesser.
Et pour ton œil, on a rendez -vous samedi.
J 'aime pas la caisse à 5h. D 'accord.
5h pile, ça s 'interdit. D 'accord.
Je ne sais
pas.
En plus, je me suis complètement planté à la compétition.
Tu pensais trop à moi ?
T 'arrivais pas à te confondre ? Non.
Non. Je pense à moi, toi.
Menteur ! Et toi, tu penses à moi
? J 'en suis.
Un, deux, trois, neuf !
Viens, on va être en parc.
Michel ? Ça fait des semaines.
Tu comptes me faire la tête encore longtemps ? Je sais pas. Tu m 'as cassé
combien de temps, toi, que tu te sentais avec mon frère ? Je voulais te le dire.
Vous êtes bien payé de ma tête.
C 'était pas comme ça.
Tu lui as dit pour Alain et moi ? Bien sûr que non. J 'ai jamais rien répété de
tout ce que tu me confiais.
Et puis, tu te doutes bien que s 'il le savait, tu serais au courant.
Je t 'ai pas dit que c 'était Jean -Pierre, d 'accord, mais tout le reste,
'était vrai.
Michel ? Ça me manque qu 'on se parle plus.
Salut. Il paraît qu 'ils ont ouvert un foyer, tu sais si c 'est vrai ? Non.
si, j 'étais pas au courant. Je crois que c 'est grâce à ton nom.
Votre neveu ne vous en a pas parlé ? Je n 'ai pas vu Jean -Pierre beaucoup ces
derniers temps.
Le concours est en trois jours.
Les meilleurs professeurs de latin seront tous là.
Vous savez, je pense qu 'il prend la chose très au sérieux.
Si vous voulez bien m 'excuser.
Je vous en prie.
Mademoiselle Couré ? Oui ? Je voulais vous parler d 'Alain Lobrac.
Ses résultats ont...
chuter dans certaines matières.
Et... Oui, l 'anglais ne fait pas exception.
C 'est un... C 'est un bon gamin, vous savez.
Votre femme vous a dit que nous avions parlé ? Pardon ? À l 'hôpital ? Je les
accompagnés lorsque Mlle Palladino a eu un... un souci et... Non, enfin...
Pardon, ça n 'a aucune importance.
Si, si.
C 'était très sympathique d 'avoir l 'occasion de faire plus ample
Je vais y couvrir mes copies.
Les chaussettes noires à Bruxelles.
Ça change de la chorale ? C 'est Michel qui adore Eddie Mitchell.
C 'était le cas quand on se parlait encore. Et ça lui fait le travail.
Il nous en veut vraiment, Jean -Pierre.
Allez. Non, non, désolé.
Les cheveux pas vaches.
Le foyer, c 'est pour les premières et les terminales. Et les filles.
Et les filles.
Mais il faut pas qu 'on rentre et pas nous.
Mesdemoiselles.
Zappa, Zappa, pas elle. Elle est en seconde.
Qu 'est -ce que tu fais ? C 'est pas l 'endroit pour elle.
Bah, c 'est les premières qui font la loi maintenant ? Non, mais si tu veux
gagner ta place ici, la petite seconde, t 'as qu 'à nous raconter un truc
devant. Arrête, arrête, c 'est une gamine.
Mais non.
Non, pas du tout.
Euh... Euh... Qu 'est -ce que je pourrais vous raconter ? Raconner sur de
tante ? Ah mais oui ! L 'autre soir, je vais au cinéma.
Devinez qui je crois.
Notre tante. Madame Bélanger ?
Oui, c 'est ça.
Et devinez ce qu 'elle était en train de faire.
Vas -y, dis -nous.
Vous n 'allez pas le croire.
Elle était en train d 'embrasser une femme.
Sur la bouche.
Pour mentir.
Vas -y, installe -toi. J 'annule les détails.
Je sais que mes notes ont beaucoup chuté.
C 'est que Colombier me fait vraiment beaucoup travailler.
Et lui, il s 'en fiche de mes notes.
Il n 'y a que tes fonds qui comptent.
Et pour peu que j 'ai des devoirs le soir...
Le matin, en cours, je t 'en parle.
Je sais, Lebrac.
Je suis pas du genre à me plaindre.
Mais je crois que je préférerais l 'usine.
N 'importe quoi, mais pas la ferme.
Lebrac, j 'ai une solution.
C 'est vrai ? Un lycée est prêt à vous accueillir en internat.
Vous serez logé, nourri, blanchi.
Vous n 'aurez plus qu 'à vous contenter sur vos études.
C 'est à Clermont -Ferrand.
Je sais.
Il faudra encore vous acclimater à un autre lycée, mais... Mais non.
Non, je peux pas quitter Saint -Jean.
Le braquet, moi aussi, ça me rend triste de vous laisser partir. Mais la ferme,
ça se met en travers de vos études. Je peux m 'arranger avec la ferme. C 'est
pas grave.
Je croyais que vous étiez prêt à même aller travailler à l 'usine plutôt que
ferme. Oui, mais regardez.
Au début de l 'année, il y avait déjà la ferme et j 'avais des bonnes notes.
Donc c 'est pas la ferme le problème.
D 'ailleurs, il n 'y a pas de problème.
Je vous assure que mes notes vont remonter.
Vendredi, c 'est la compo trimestrielle de maths.
Là, vous allez voir, je vais avoir une excellente note.
Je vous promets.
Bon.
Vous savez, moi, je ne demande qu 'à vous croire.
Devine qui a échangé une version latine contre les clés de Chyrenée.
Euh, pas ce soir.
Qu 'est -ce qui se passe ? J 'ai pas envie, c 'est tout.
Si c 'est à cause de ce qui t 'est arrivé, je t 'assure que je ferai
Non, mais j 'ai pas envie.
Mais comment ça ? Tu peux m 'expliquer pourquoi tu es pénible avec ta sœur ?
Quoi ? Déjà, je vois pas le rapport.
Et ensuite, Michel, c 'est ma sœur. C 'est ce que je fais, non ? D 'ailleurs,
'aimerais qu 'elle arrête de traîner avec cette Martine. C 'est une fille.
Ça veut dire quoi, ça ?
C 'est très bien.
Non, je vois pas.
Je veux pas que ma soeur traîne avec ce genre de fille. C 'est quoi, ce genre de
fille ? Arrête, c 'est aussi mal. Martine accouche. Elle accouche ? Mais
Alors, c 'est pas une fille bien ? Moi, je suis pas une fille bien, alors ? Ça
sert à rien. Tu m 'expliques la différence ? Arrête, c 'est différent
que... Qu 'est -ce que t 'as aujourd 'hui ? T 'es insupportable à la fin.
C 'est différent. Tu sais quoi, Jean -Pierre, laisse tomber.
Je suis dans la cuisine.
Mais... Tu n 'es pas au théâtre ? C 'est pas la
première de la nouvelle pièce de Georges ce soir ? Je l 'ai prévenue.
Enfin, qu 'est -ce qui se passe ? Tu ne veux
plus y retourner ?
Et si je te proposais de t 'accompagner, tu changerais d 'avis ? Merci, mais
non. Enfin, pas de peur, en tout cas.
Puis alors, si toi, tu te mets à sortir... Dis -moi,
est -ce que tu as parlé à Mlle Courret ? Qu 'est -ce qu 'elle t 'a dit ? Non,
mais vous avez parlé ensemble ? En fait, c 'est vrai, ça m 'est sorti de la
tête.
Comment ça ?
Je l 'ai dit, figure -toi.
Tu l 'as dit quoi ? Pour moi.
Une femme étonnante.
Pas du tout ce qu 'on pourrait imaginer.
On s 'est retrouvés toutes les deux à l 'hôpital. Mais qu 'est -ce qui t 'a pris
de lui dire une chose pareille ? Tu t 'es pas dit que tu pourrais m 'en parler
Ça t 'est sorti de la tête, ça aussi ?
J 'aurais pu te le dire avant, t 'as raison, mais... Mlle Courette, c 'est
tes amis du théâtre ! Écoute, il y avait un médecin à l 'hôpital qui était au
courant. Il a multiplié les sous -entendus devant elle... Mais je te le
arrêt ! De faire attention ! Mais comment t 'as pu me faire ça, Jeanne ?
j 'en ai marre de faire attention.
J 'en ai marre de mentir tout le temps.
En fait, tu vois, je te dis... J 'étais contente de lui dire...
J 'ai envie de lui dire ras -le -bol de mon secret ! C 'est pas ton secret ! C
'est notre secret !
Gilbert
? Comment on s 'est pardonné d 'une fille ? Simone ?
J 'ai dit une connerie une fois, là on fait tout un plat.
Hé Magnan, c 'est vrai que ta tante c 'est une lesbienne ? Si je te dis que
père est général, tu y crois aussi ? Qu 'est -ce que tu fais après à ma soeur de
dire ça ? Je sais pas.
Bon, comment on fait ? Bah comme tout le monde.
Tu t 'excuses et tu lui fais un cadeau.
Je peux pas.
J 'ai deux gars qui m 'attendent pour réviser le concours de latin.
Faut savoir ce que tu veux, mon vieux.
Des fleurs ? À mon avis, si elle t 'en veut un peu, des fleurs, c 'est bien.
Mais si elle t 'en veut beaucoup, quelque chose de plus personnel.
Qui parle d 'elle, tu vois.
Qui montre que tu l 'écoutes.
Tu voulais autre chose avec ça ? Non, c 'est tout ce qu 'il me fallait, merci.
Voilà, trois fringantes.
Michel.
Maman,
j 'ai oublié d 'aller chercher la Javel.
Oh, il faut toujours trouver quelque chose. Je vais vite la chercher, je
reviens. Et tu le dépêches.
Oh, la jeunesse.
Bonjour, madame Risset. Bonjour, mademoiselle.
Arrête.
Faut pas qu 'on nous voit.
En fait, tu pourrais pas venir te chercher demain matin.
Je veux absolument que je réussisse la compo de maths.
Et bon, je vais bosser jusqu 'à la dernière minute.
T 'as un problème ? Non, ça va bien.
Et puis comme ça, tu pourras aider ta mère demain.
Parce que je te vois le matin, je suis rien du tout.
Non, ne t 'en fais pas.
On se t 'attend là.
Salut. Toi, je sais ce que t 'es venu chercher.
Dis -donc, elle s 'est pas foutue de toi, ta mère ? Transistors ? C 'est vrai
'un oeil en moi, ça n 'empêche pas d 'écouter la radio.
Quand j 'étais à la guerre, j 'ai vu des jeunes de tournage qui avaient bien
pire qu 'un oeil crevé.
Et ils n 'avaient pas de transistors.
Quand on n 'a pas de tête, on a des jambes. Pas vrai ? Merci, au revoir. Au
revoir.
Allô, Rack ? Ça alors ? Vous vous êtes tous donnés le mot ou quoi ?
Qu 'est -ce que vous faites là ?
La charcuterie de mes parents est pas loin.
Bon, je vous l 'aide, ma mère va m 'engueuler.
On se voit au lycée ? T 'es pas censée bosser dans ton poulailler le jeudi ?
Même les cutérés ont droit des pauses, tu sais.
Bon.
Tu crois qu 'il a compris ? Je crois pas, non.
Dis un chiffre.
Un, deux, trois.
Je t 'aime.
... Doloris Magnan. Le manuel ne mentionne pas la longueur de la voyelle.
vous, vous la prononcerez.
Vous faites quoi ? Je dois passer à la librairie
parce que ça ferme dans une heure.
Non, il nous reste encore deux poèmes de vide.
Oui, mais j 'ai oublié mon manuel chez moi avec mes textes.
Comment voulez -vous travailler dans ces conditions ? Mais ne vous inquiétez
pas, au vite, c 'est comme Virgile, je connais déjà tout par cœur, monsieur.
Magnan, si votre présence est encore tolérée ici, c 'est grâce à moi.
Si c 'est grâce à moi, c 'est grâce à ce concours.
Par conséquent... Je ne vous décevrai pas, monsieur.
Je ne vous décevrai pas.
Au revoir, monsieur.
Francis ? Cadeau d 'un client.
Je me suis dit que c 'était trop bête de la boire tout seul.
À moins que je te dérange.
Qu 'est -ce que tu penses de ce projet de tunnel sous la Manche ? Il devait pas
faire un pont ? Finalement, ça fera un tunnel.
Sous l 'eau ? De Gaulle a même écrit un télégramme à la Reine Elisabeth.
It is vrai de vrai.
Ça marchera jamais.
Mon père y croit.
Oui, ton père, ça m 'étonne pas.
Il a souvent raison, tu sais.
Il a demandé de tes nouvelles.
Moi, je vais très bien, tu vois.
J 'étais en train de corriger des copies quand t 'es arrivé.
Et alors ? T 'as de bons élèves ? Je suis sûr que ça te plaît de mettre des
notes.
On peut pas faire sans.
T 'aimes ça, vous.
Rien en rouge, vous mettez des zéros.
Je suis sûr que tu mets des notes à tout, maintenant, dans ta tête.
Le 20, 18 sur 20.
L 'étiquette de la bouteille.
Douze. Le vin est bon.
Et la dernière nuit qu 'on a passée ensemble, elle méritait combien ? Une
note, c 'est sûr.
Ouais, c 'est vrai.
Tu sais bien qu 'il y a encore quelque chose entre nous.
Dis pas que tu l 'as pas sentie la dernière fois. C 'était l 'histoire d
fois.
Et tu vas me faire croire que c 'est pour ça que tu m 'as quitté ? Je t
Camille !
T 'es ma femme.
Francis, on a déjà eu cette discussion.
Mais qu 'est -ce que tu veux ? Je veux divorcer.
Et on peut savoir qui t 'a mis ça dans la tête ? Parce que je suis pas capable
de penser par moi -même, c 'est ça ? Est -ce que tu te rends compte du nombre de
femmes qui aimeraient être à ta place ? Mais qu 'elles la prennent, ma place !
Attention, Camille.
Parce que jusque -là, j 'ai été très gentil.
Mais je peux aussi devenir méchant.
Ah oui ? Y a rien qui me résiste dans la vie.
Et si tu penses par toi -même, réfléchis bien.
T 'es en train de te mettre toute ta famille à dos, et t 'es plus toute
Aujourd 'hui, je peux encore céder à tes caprices, mais bientôt, ni moi, ni
personne ne se portera volontaire.
Eh ben, je vais attendre encore un peu.
Très bien.
T 'étais pas heureuse avec moi.
Attends que voir son.
Merde. Merde.
Merde ! C 'est comme ça qu 'ils t 'apprennent à conduire dans ton lycée.
C 'est vous qui les aviez ? Merci.
T 'as encore rien foutu hier soir.
T 'as passé ta soirée dans tes bouquins.
Je vous promets, je fais tout ce soir. Non, non, maintenant.
Non, pas maintenant. J 'ai un examen ce matin. C 'est pas mon problème.
S 'il vous plaît. Moi, je t 'héberge et je te nourris en échange que tu bosses.
C 'était ça, le contrat.
Juste cet examen.
Parce que si je le racle... Et si mes bêtes n 'ont pas d 'eau ce matin, elles
vont crever.
Donc tu prends la charrette et puis tu vas au puits remplir les barriques. Les
mars sont sèches.
Plutôt tu t 'y mets, plutôt t 'es parti.
Encore une demi -heure.
Tiens, la dualité fait partie de l 'épreuve, le braque.
Désolé. Moi aussi, le braque.
Moi aussi.
Hé ! Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Un problème à la ferme.
Si c 'était à cause de la ferme, je n 'irais pas pouvoir te faire excuser, non
On peut toujours se voir, tu vois ? Chouette.
Tu vois que ça leur arrive de sortir à tes parents.
C 'est pas plutôt qu 'on a de la chance.
Et tu te laisseras tranquille dans sa maison.
Ouais, je vais m 'arranger.
Je te promets. Michel, il y a ton oncle au bout du couloir.
Merci.
Qu
'est
-ce que t 'as foutu ? Pardon ? Réponds -moi, qu 'est -ce que t 'as foutu en
maths ? C 'est la ferme.
Vraiment ? Ce serait pas Michel, plutôt.
Et ? Tu viens me féliciter ? Tu t 'es déjà plantée en histoire et en anglais.
Et maintenant, tu viens de te planter en maths.
Mais de quoi tu te mêles, Annick ? Tes études, c 'est ta seule chance, bon
À quoi tu joues ? Mais tu crois que je le sais pas, ça ? Mais tu
fous tout en l 'air pour une amourette. Non, c 'est pas une amourette.
Elle est un... Elle m 'aime vraiment.
Et quand on en fera un camp, il faudra qu 'elle choisisse un mari convenable.
Je crois qu 'elle va faire quoi ?
... ... ...
Gérard ? Alors, chez les magnons, on couche avec des
pieds noirs à des voyous ? Sers -toi des fils, c 'est toi le voyou ! Ah non, le
voyou, c 'est le gamin de l 'assassin, qui couche avec votre fille de 15 ans.
Ah oui, j 'étais pas au courant.
Pardon, bah oui, le petit était trop occupé, il a bâti le folet avec sa pied
noire pour vous prévenir.
Dehors ! C 'est des mensonges, tout ça, que des mensonges ! Vraiment.
Vous étiez des monstres, on ne vous ferait pas cette fête.
C 'est pas de petit merdeux.
Allez, mes salutations à Jean -Pierre. Je vais t 'apprendre à dire n 'importe
quoi, tu vas voir ! Non !
Pardon.
Simon ? Non, Simon, attends.
Attends.
Je voulais m 'excuser.
J 'étais con. Oui, en effet.
Tiens, ça se passe en Algérie.
Tu dis que ça te ferait plaisir ?
Ah, merci.
T 'as eu le temps de trouver ça malgré ton travail ? C 'est pas savant.
Tu sais ce que j 'aimerais vraiment ?
c 'est que tu te réconcilies avec Michel.
Si tu le fais pas pour toi, fais -le pour moi.
Parce que moi, j 'ai vraiment envie de me réconcilier avec ma copine.
Promis, promis.
C 'est bon, je suis pardonné ? Tu sais que j 'ai du plus de beauté douillard
pour aller chercher ton cadeau, quand même.
À cause de toi, je vais devoir réviser Ovi toute seule, maintenant.
Oui, c 'est très bien, c 'est très bien.
Tu me dis parfois que t 'agis un peu comme un porte -bonheur.
que maintenant que t 'es plus énervé, je sens que je vais briller à ce concours
de latin.
Voilà.
Ah, euh... Toujours d 'accord pour ce soir ? Euh, oui.
À ce soir.
Ce matin, c 'était un accident.
Oui, mais vous savez très bien qu 'il y en aura d 'autres.
Vous avez déjà fait tant d 'efforts.
Clairement, ça vous libèrera.
Vous imaginez, tout le temps que vous passez à faire toutes ces tâches que
détestez, là -bas, vous le passerez à lire.
Vous qui aimez tant ça.
Lire et étudier, rien d 'autre.
C 'est le bâchoituré.
Et ça, c 'est pour la vie.
C 'est loin.
Mais alors, de toute façon, dans deux ans, vous serez loin.
Vous allez étudier, non ?
Vous allez vous rapprocher d 'une grande ville, aller à l 'université.
Ne faites pas un choix que vous regretterez dans dix ans.
Quand le bonheur frappe à la partie, il faut ouvrir.
Si on attend trop longtemps, après on regrette à jamais d 'être passé à côté.
Il y a d 'autres portes qu 'on n 'a pas envie de fermer.
Clairement, c 'est ta chance, Alain.
Choisis d 'être heureux.
Et la réputation de la famille, tu y as pensé ? C 'est pour ça qu 'on t 'a
envoyé au lycée ? Pour coucher avec les garçons ? Tu n 'as pas volé, celle -là.
Et toi, si tu avais surveillé ta soeur, on n 'en serait pas là.
C 'est pas de ma faute si elle fait n 'importe quoi.
Et ta pied -noire ! C 'est pas de ta faute, ça, peut -être ? Je t 'avais dit
tu lui laissais trop de liberté à lui aussi ! Montez dans vos chambres.
Tous les deux ! Et n 'espérez pas qu 'on sorte ce soir ! Ce soir, personne ne
sort ! Entrez.
Ah, Paul.
Je vous en prie, installez -vous.
Comment ça va ? Il y a eu des jours meilleurs ? Rien de grave, j 'espère.
Ça nous est tous arrivé un jour de vouloir remonter le temps, j 'imagine ?
écoutez, Paul.
Il n 'y a pas de bonne façon de dire ça, alors je vais simplement le dire.
J 'ai reçu un appel de la mère de Solange Maillan.
Il semblerait qu 'une élève du lycée... Raconte avoir vu Jeanne au cinéma en
train d 'embrasser une autre femme.
Jeanne, ma femme.
C 'est forcément une erreur. Bien sûr.
Bien sûr.
Mais un appel des parents, c 'est ennuyeux.
Maintenant, la mère de Solange refuse que sa fille aille à l 'infirmerie. Non.
C 'est ridicule.
J 'ai bien peur qu 'elle ne soit que la première.
Les rumeurs se répandent vite, vous savez.
Alors je compte sur vous pour régler cette affaire.
N 'est -ce pas ? Je ne comprends pas, je fais toujours attention.
Je regarde toujours autour de moi quand le film commence.
Il y a toujours des films interdits au moins 18 ans.
Et c 'était Mademoiselle Courret. Ce n 'est pas Mademoiselle Courret, il a dit
une élève.
On peut divorcer.
Tu as découvert qu 'il était vraiment ta femme, une menteuse et une dégénérée.
Tu condamnes.
Tu te dors la tête haute.
Bien sûr, je quitterai le lycée.
Paul, je suis désolée.
J 'ai prévu du rôti pour ce soir. Ça te va ? Parfait.
En fait, tu peux annuler le rendez -vous chez l 'ophtalmologue.
Hein ?
Je ne portais pas de verre.
Ni aujourd 'hui, ni demain, ni jamais.
Mon ange.
C 'est pour nous, c 'est moi.
Et je ne suis pas un ange.
La nuit n 'en finit plus et j 'attends que quelque chose vienne.
Mais je ne sais qui, je ne sais quoi.
J 'ai envie d 'aimer, j 'ai envie de vivre.
Malgré le vide de tout ce temps passé.
Sous -titrage ST'
501
J 'avais rendez -vous avec Jean -Pierre. Il peut pas t 'en dire.
Vous avez été puni. Ah bon ? Vous avez été puni pour quoi ? C 'est à cause de
tes gants. Je t 'expliquerai.
Mais ça va, toi ?
Voilà. C 'est bon ?
Gratulation.
Et bravo aussi à M.
Denis Lambin, son enseignant.
La valeur d 'un professeur se mesure à la réussite de ses élèves.
C 'est maintenant au tour de M.
Louis Douillard et Jean -Pierre Magnan du lycée Voltaire.
Tirez votre sujet.
M. Magnan.
Vous pouvez commenter.
La lycéenne qui t 'a vu au cinéma, c 'est Michel.
Je me la quitte.
Non, non, attends.
Ça me concerne.
C 'est moi qui vais. C 'est une histoire de discipline.
Je m 'en occupe.
Bien, j 'ai commencé à corriger vos oeuvres.
Pardon d 'interrompre votre cours, j 'ai besoin de voir Michel Magnon.
Elle est absente ce matin, M. Bélanger.
Dis -moi, est -ce que Michel est malade ce matin ? Michel ? Ben non, il est
parti en cours comme d 'habitude.
Pourquoi tu me demandes ça ? Je l 'ai laissé, on a des clients.
D 'accord.
... ... ... ... ... ...
Mais qu 'est -ce qu 'elle fiche, bon sang !
Ma mère n 'a pas dormi de la nuit.
Tu crois cacher chez ce voyou ? Il lui est arrivé quelque chose.
Tu le connais, toi, ce garçon ? Mais non.
J 'étais au courant de rien.
Vous avez confiance ? Et voilà où on en est.
J 'ai couché à fond d 'âge. C 'est le monde à l 'envers.
Bon, je vais aller chercher, moi.
Je vous promets que vous allez trouver.
Aujourd 'hui, on ferme le magasin.
Qu 'est -ce que je dis à Anglopole si je le crois ? Rien.
Ça reste entre nous.
On n 'a pas besoin des leçons de mon frère.
On va se débrouiller.
Pierre, il y a une chose que tu peux faire. Oui ? Trouve -moi les noms de ce
bus.
C 'est Michel, c 'est votre propre nièce qui a raconté à tous ses camarades d
'avoir vu Jeanne au cinéma. Je sais, je suis au courant, je vais lui parler.
Non, Paul, non.
Des grenouilles qui se promènent dans les couloirs, des magazines licencieux
apparaissent pendant des cours, sans parler de votre neveu qui éborgne un
et maintenant votre nièce qui menace la réputation de l 'établissement.
Je vous ai toujours laissé faire à votre façon, mais force est de constater que
votre souplesse a des limites.
Je vais parler à Michel.
Je la veux aujourd 'hui dans mon bureau. Je compte sur vous.
C 'est bon.
Michel est pas rentré de la nuit.
Donc maintenant, tu me dis ce que tu sais.
Elle voit qui ? Et pourquoi, dès quand il est au courant ? Mais je... Non,
arrête, je te sais très bien. Donc tu me le dis pas, je vais voir dès quand,
moi. C 'est le braque.
Alain le braque.
Il est dans notre place.
Il est au lycée ? Oui.
Mais Jean -Pierre, il est absent depuis hier.
C 'est le soir où vous avez été punis.
Michel, elle m 'a demandé d 'aller le prévenir, ils avaient rendez -vous.
Et pourquoi tu m 'as pas dit plus tôt ? Tu te rends compte ? Mais je pouvais pas
savoir. Mais qu 'est -ce qu 'il va lui faire maintenant ce gars ? Elle décide
toute seule de ce qu 'elle fait, elle est grande. Tu parles.
Il habite où ? Demande à Pichon.
Paul.
Pas maintenant.
Il faut que je voie Michel.
Bonjour, mademoiselle Paladino. Bonjour, monsieur.
Michel n 'est pas avec vous ? Non, je ne sais pas. Il n 'a pas dû encore
arriver.
Bonne journée. Au revoir, monsieur.
Toi, Pichon ? Oui. Alors, le braque, c 'est vous de la vie ?
Bye, madame. Bye -bye.
Bye -bye. Bonjour, monsieur.
M. Bélanger. Pardon, je cherche Jean -Pierre Magnan.
Il est absent.
Tout va bien ? Je crains que non, il nous ait couru.
Comment ça a parti ? Avec l 'aubrac ? Oui, j 'ai retrouvé la ferme où il
Tu as été chez les Colombiers ? Parce que tu le connais ? Mais enfin, c 'est
possible. Et elle n 'a pas dormi ici cette nuit, mais pourquoi vous ne m
pas prévenu ? Mais tu plaisantes.
Qui c 'est qui nous a pas dit qu 'elle n 'était pas au lycée hier ? Quand je
pense qu 'on ne faisait confiance.
Tu n 'avais même pas vu que ce gamin manquait aussi à l 'appel.
Mais enfin, je ne suis pas... À quoi ? Censé surveiller ? Ça s 'est passé sous
tes yeux, dans ton lycée, avec tes élèves avec qui tu nous bassines à
'année.
Et toi, t 'avais rien vu.
Bon, c 'est qui ce garçon ?
C 'est pas un mauvais garçon. Pas un mauvais garçon ? Tu enlèves notre fille
Je vais les chercher.
Je le connais, le braquet.
Je vais les retrouver.
Il faut faire vite.
Si les gens apprennent qu 'elle est partie avec ce voyou... Bon, écoutez,
deux jours, ce sont les grandes vacances.
Si elle n 'est pas revenue d 'ici là, vous dites qu 'elle est partie chez une
cousine pour tout l 'été.
On n 'y verra que du feu.
Tout ce qui compte, ce sont ces deux petits os.
T 'as déjà essayé de sabrer une bouteille avec mon épée ? Ça s 'appelle
fleuret. Vous venez pas à ma compétition pour dire n 'importe quoi. Non, on veut
t 'encourager.
Pillon ? Je peux te parler ? Juste deux minutes.
Tu nous rejoins après ? J 'arrive.
Le bras qui est absent depuis deux jours, je m 'inquiète.
Il doit être malade.
Il a jamais été absent.
C 'est peut -être la ferme.
Tu veux bien m 'accompagner ? Quoi, à la ferme ? Je suis pour vérifier.
Demain, si tu veux. S 'il te plaît.
Honnêtement, c 'est impossible.
On a promis à Didier qu 'on allait voir ce complexe sous le scrim.
S 'il te plaît, je ne te sens pas ce soir -là.
C 'est prévu depuis longtemps, je ne peux pas.
Pas grave, je vais y aller toute seule.
Annick !
Attends -moi.
Les gars, j 'y vais. A demain ? Didier ? Ma compétition.
Ah ! Jeanne ! Est -ce que tout va bien ?
Oui. Paul est parti pour une urgence familiale.
Apparemment, toute la famille n 'est pas au courant.
Rappelez -lui que j 'attends toujours Michel dans mon bureau.
Il est au courant.
Mais vous savez où ils sont partis ? Dis donc, ma mignonne, vous allez tous
défiler ici pour me poser la même question ? J 'ai déjà dit à votre
j 'en savais rien.
Alain, je ne veux plus en entendre parler, c 'est clair ? Planter des gens
ça.
Alors maintenant qu 'il aille au diable, avec ou sans sa poule. Allez, fichez
-moi le camp, j 'ai du travail.
C 'est Alain et Michel.
Et tu savais ? Faut rien dire, d 'accord ? Ils vont avoir de sacrés ennuis.
Non, je dis rien.
Mais parti.
Ça alors.
Sacré le braque.
Mais t 'inquiète pas, il est trop fort, Alain. Il va rien leur arriver.
Avec la nièce du surjet.
Si j 'avais su.
Merci de m 'avoir accompagné, en tout cas.
Annick ?
puisqu 'on est tous les deux, je voulais te dire... Tu trouves pas que Colombie,
c 'est vraiment un sale type ? C 'est fou, Alain, ça fait des mois qu 'il
travaille avec lui.
T 'as déjà travaillé dans une ferme ? Bah, non.
Moi, je supporterais pas de travailler dans une ferme, en fait. C 'est fou,
hein. T 'as tout le temps les mains sales, et puis les ongles tellement
et...
Merci à tous.
Tu crois que tu peux venir ici comme ça, toi ? T 'es pas flic, au moins.
Tu t 'es perdu ? Je suis un ami d 'Alain.
Un ami ? Tu m 'étonnerais.
Non, c 'est vrai.
C 'est moi qui lui ai trouvé le pochet colombier et la place au lycée.
Et là, il est en train de tout gâcher, il faut que je le retrouve.
Tout gâcher ? C 'est quoi que t 'appelles le gâchis ? On a du gâchis,
n 'avez rien à faire.
Mais lui, il va avoir les flics au cul si vous m 'aidez pas.
Allez, Jacques, raconte, il a l 'air inquiet, le bougre.
Quoi ? Quand on a croisé Alain avec Michel hier ? Vous connaissez Michel ?
est venue à une course il y a quelques mois.
Elle était pas tant sur les bécanes, mais par contre, elle lui a fait tourner
tête. Ah ça, l 'aubrac amoureux, ça vaut son pesant d 'or.
Alain essayait de vendre sa bécane à un sale type.
Je lui ai dit de pas la brader, mais il était prêt à se faire enfler pour avoir
ses sous.
Ses sous, mais pour quoi faire ? Pour aller où ? On en sait rien, nous.
Au pays des cons, peut -être, pas vrai ?
Michel a disparu.
Elle a fugué avec un voyou.
Paul est parti à leur recherche.
Appelle -moi si tu as des nouvelles.
Oui, bien sûr.
C 'est votre tante.
Paul ne lui a rien dit.
Mais qu 'est -ce qu 'elle fait, mon Dieu ? Faites des enfants, qui dit ?
Comment tu veux que ça aille ? La mère dort pas de la nuit, mon père a pas
ouvrir hier.
C 'est Martine qui m 'a demandé pourquoi le monsieur n 'était pas là.
T 'as rien dit, j 'espère ? Non, j 'ai dit qu 'elle était malade.
Très bien.
Mais bon, la grippe, on le voit.
Et ça, c 'est pas grave, c 'est votre dernière journée de cours, ça devrait
aller.
On dit rien, Simone.
C 'est sa réputation qui est en jeu, là.
Les parents veulent dire qu 'elle est partie chez une cousine, très bien.
Donc faites ce qu 'ils disent.
Dernière, je pense qu 'on va arrêter de se voir.
Quoi ?
C 'est compliqué comme ça en ce moment pour moi et mes parents. Je pense qu 'on
va arrêter de se voir.
Attends, Jean -Pierre, t 'es en train de me quitter, là ? Oui.
C 'est fini.
Écoute, on a eu une démonstration fabuleuse. Elle siffle, tu rappliques.
toutou. Mais c 'était une urgence.
C 'est ça, ouais.
Tiens, maison, prenez feu.
Non, non, mais je vous assure, c 'était quelque chose de très important.
Et on peut savoir quoi, monsieur le ministre ? Je peux pas vous dire.
Ah bah pardon, secret national.
Ben moi je vais t 'expliquer un truc, mon gars.
Annick peut te demander n 'importe quoi, tu vendrais père et mère.
Mais le jour où c 'est toi qui lui demanderais quelque chose... Ça veut
quoi ? Elle se sert de toi.
T 'es amoureux et elle te fait courir.
Pas du tout.
Bah si.
Tu les as trouvés ? T 'es au courant ? Tu rentrais pas alors j 'ai appelé ta
sœur et elle m 'a tout dit.
J 'ai tourné toute la nuit.
Alors ils sont vraiment ensemble ? Oui.
Et moi j 'ai rien vu.
Tu peux pas deviner tout ce qui se passe.
Il est au courant.
Voilà,
il faut tenir jusqu 'à demain. Et tant qu 'ici, personne n 'apprend rien, la
réputation de Michel est sauve.
Je sais pas s 'il voudra revenir.
Et j 'ai simplement honte après ce qu 'elle a raconté. Et puis maintenant,
se terre.
Non.
Ça n 'a rien à voir avec toi.
Ou avec nous.
Ils sont amoureux.
Vraiment amoureux.
Germaine et Gérard l 'ont appris.
Michel a compris qu 'on allait leur interdire de se voir. Et ils sont
Ce qu 'ils veulent, c 'est de la liberté.
C 'est exactement ce que j 'ai dit à Lebrac.
Je veux dire d 'être heureux.
Pardon.
Je vais m 'offrir.
Oui ? Je vais courir.
Il y a des jeunes ici qui comprennent les choses de la vie.
Bien avant moi.
Mais il n 'est jamais trop tard pour apprendre.
Alors, voilà.
Je vous aime depuis le début.
Je ne me suis jamais senti aussi vivant que depuis que je vous connais.
Il est peut -être un peu tard pour vous le dire, mais il
fallait que je le fasse.
Je vous aime.
Demain, remis des friandises, ma grande ! Quittons ces bêtises, lève les yeux,
exagétoires. Sur ce panorama de solubles collines, il est d 'un bel ensemble.
Il se tient, on sent son essence allongée ! Alors,
monsieur Magnan,
vous êtes prêt pour le probatoire de la semaine prochaine ? J 'y travaille,
monsieur, j 'y travaille. J 'espère que vous vous y prenez mieux que pour le
concours régional.
En tout cas, je suis impatient de corriger votre copie.
Peut -être que ce sera à votre tour d 'être humilié.
Paul, j 'attends toujours votre nièce dans mon bureau.
Est -ce que vous avez parlé à votre femme ? Il n 'y a rien à dire.
Vous vous rendez compte que c 'est son poste qui est en jeu.
Imaginez ce qu 'on va penser si on se met à raconter que l 'infirmière de
Voltaire est une femme aux mœurs déviantes.
Ça n 'est pas moi qui le dit, c 'est votre propre nièce qui a répondu cette
rumeur. Un proviseur responsable mettrait fin au contrat de Jeanne pour
que ça.
Bien sûr.
Mais monsieur le proviseur, Michèle est malade.
Elle est partie se reposer chez une cousine.
Elle ne sera pas de retour avec nous avant la rentrée prochaine.
Quant aux idiotiques qu 'elle a racontées, c 'est bien la première fois
donne autant de crédit à la parole d 'une élève, non ? Alors soyez le
responsable que vous voulez, mais sachez seulement que si vous renvoyez Jeanne,
je partirai avec elle.
J 'ai oublié de partir ! Mais comment vous savez que nous ne dansons pas là ?
'est une amie à Solange qui nous a dit que vous faites de la danse avec la
petite... Ah ouais, c 'est chiant.
Tu me fais par terre ? Non, je ne vous dirai pas les boutons.
Bonjour, je m 'appelle Élise. C 'est la sœur de Foucault.
Ouais, c 'est ça.
Foucault, c 'est vachement grand chez soi.
Et... Et Annick ? Est -ce que quelqu 'un l 'a prévu ? Non.
Magnan.
Prénom ? Michel.
15 ans.
Descriptions ? Elle est blonde vénitienne, les yeux bleus, 1m66.
J 'ai regardé dans son placard, elle a pris deux pulls, un en laine mauve et l
'autre... Elle a fait des bagages ? Oui.
Alors c 'est elle qui a décidé de partir ? Oui, enfin...
Pas vraiment, elle est... Elle est sous la influence d 'un voyou ? Mais comme
vous me présentiez les choses, on aurait dit un enlèvement.
Si c 'est une fugue, c 'est elle la foutive.
Alors, qu 'est -ce que tu fais, là ? Tu vas pas à la surprise partie ? Quelle
surprise partie ? Chez le fils pichon.
Bah non, faut que je tienne la quête.
C 'est dommage, il paraît que la maison est en face.
Et après, c 'est vrai que t 'as quitté Simone ? Alors, je peux y aller ? Y
quoi ? Tenter mon coup, quoi.
Bon, allez, j 'y vais, il y a toutes les filles de seconde, là -bas.
Pichon ! Mais t 'as fait dix fois que je sonne, ça sert à rien. Mais vous êtes
sûr qu 'il habite là, les gars, le fils Pichon ? Ben oui, je crois bien, oui.
Ah ben t 'es venu, toi ? C 'est fermé.
Ouais.
Pichon ! Salut. Salut. T 'es ici chez Pichon ou pas ? Ben oui, faut rentrer
la porte du jardin.
Ah.
Bon ben allons -y. C 'est Annick, c 'est ça ? Oui.
Je suis en première à Voltaire.
Hum hum.
Disons que tu nous avais jamais dit que tu dansais comme ça. Eh oui.
Oh, Annick.
Ah bah je... Annick, t 'es obligée de m 'accorder une danse.
Non, je suis obligée de rien du tout.
Mais tu sais, je suis un excellent danseur.
Bah ça j 'en doute pas, mais j 'aime pas danser.
Bah allez, juste une danse.
Je suis mieux avec toi hier, tu me dois bien ça.
Tu me verras jamais danser, j 'aime pas du tout ça.
Regarde, je ne sais pas, peut -être danser avec Martine ou avec Françoise,
ont l 'air d 'adorer ça.
Il faut qu 'il ouvre les yeux.
Elle n 'aime pas le drôle.
Elle n 'aime pas le drôle, chacun ses goûts.
Salut Simon.
Mon père voudrait que je fasse ma télène plutôt que que je fasse la philo.
Philo c 'est pour les troncs.
Et toi tu vas faire quoi ? Philo.
Tu le connais ? C 'est pas moi Simon. Simon.
Vous ne savez pas où est Simone ? Non.
Simone, je vais te parler.
Viens.
Vous venez danser ? Non, ça ira, merci.
Et des nouvelles de Michel ? Non, non.
La prochaine danse, je me l 'accorde ?
Je pense pas. Non ? Je pensais pas à ce que j 'ai dit tout à l 'heure.
Oui, c 'était pas très élégant de ta part. Mais au fond, t 'avais raison. J
'étais idiot.
C 'est à cause de Michel. J 'ai perdu la tête.
Oui, je comprends. Mais vraiment, c 'est mieux comme ça.
Simone, je suis désolé.
Attention.
Simone, je pensais pas à ce que j 'ai dit tout à l 'heure.
C 'est assez compliqué comme ça en ce moment. Pas besoin de me faire payer 107
ans.
On oublie et tout redevient comme avant.
D 'accord ? Oui, si. C 'est pas pour te le faire payer.
Pendant longtemps, si tu m 'avais quittée, ça m 'aurait brisé le cœur.
Mais là, tout à l 'heure, j 'ai pas ressenti grand -chose.
Mais qu 'est -ce que tu racontes ? J 'ai été très, très, très, très amoureuse de
toi, mais... Mais Simone, arrête ! Toi et moi, c 'est... Moi, je peux pas me
passer de toi.
T 'es drôle, t 'es belle, t 'es intelligente, tu comprends tout, tu me
des choses que j 'aurais pas vues.
Mais mes parents, je m 'en fous de ce qu 'ils pensent.
Maman, je vais être avec toi, je t 'aime.
Je reviens, je suis vraiment désolée. Simone ! Simone !
Ça va ? T 'as pu te reposer un peu ? Oui.
J 'allais profiter pour te ramener tes bijoux.
Et toi ?
Tu crois que les professeurs ont entendu parler du
cinéma ? T 'inquiète pas.
Comme chaque année.
Je serai le mari le plus envieux du lycée.
Tu particulièrement as ton avantage, dis donc.
C 'est peut -être moi qui vais faire des envieuses cette année.
Allez, viens.
Monsieur et Madame Bélanger.
Oh, Madame Jacquet, comment allez -vous depuis l 'an passé ? Bien, je vous
remercie. Ça va, votre grand -fils ? Il est à Paris.
Oui. C 'est une grande ville.
Ah, Paris.
Lève mon verre aux vacances.
Aux vacances. Aux vacances.
Aux vacances. Aux vacances. Aux vacances. Aux vacances. Aux vacances.
Aux vacances. Aux vacances. Aux vacances.
Aux vacances.
Aux vacances.
Il y a beau le monde.
Je suis au courant pour le bras qui est Michel.
Ne t 'inquiète pas, je ne viens de dire personne.
Tu le sais, oui.
Bon.
Mon père dit que c 'est la seule chose des humains qui se tolère.
On peut ? Alors, vous faites mon appel ? Disputez.
C 'est vrai que le grand frère de Dupin, c 'est le garçon là -bas ? Je ne sais
pas.
On n 'a qu 'à faire un gardeur américain. Comme ça, tu pourras l
danser. Non, mais ça ne va pas à la tête. Je ne peux jamais.
Et sinon, il est sympa, Dupin ? Non.
Il y a la mazière qui voulait danser avec toi.
Mais je ne danse pas.
Ça va lui dire toi -même. On n 'est pas tes secrétaires.
Non, mais elle a un problème, ta copine, là.
C 'est pas mal.
Fallait pas la chercher aussi.
Sous -titrage Société Radio
-Canada
Non, enfin, ils n 'ont pas supprimé le bachot.
Ils suppriment déjà l 'examen probatoire de fin de première. Ça a été prévu
depuis longtemps.
C 'est pas pour ça qu 'ils vont supprimer le bac derrière.
Ça n 'a rien à voir.
Plusieurs années.
fumer une clope dehors ? Non, ça va, merci.
Ah, ben pourquoi ? Tu vas où ? Aux toilettes.
Elle peut venir avec toi ? Non, ça ira, merci, bonne soirée.
Malade ! Ça
va ?
Bonne idée d 'avoir dansé avec lui.
Tu m 'en veux ? C 'était juste une danse.
Juste une danse, oui.
Oh, allez.
Quand tu me demandes de lâcher mes amis parce que t 'as besoin de moi, je le
fais.
Quand je te demande juste une danse, tu me dis non.
Attends, tu veux aller danser ? Viens, on va danser. Tu sais très bien ce que
fais, Nick.
C 'est les gars qui ont raison.
Tu m 'utilises, tu joues avec mes sentiments.
Mais... On est amis, non ? Non, on n 'est pas amis.
On n 'a jamais été amis.
Une amie ne m 'aurait pas demandé de planter ses potes juste parce que ça l
'arrangeait. Je t 'ai jamais forcée.
Mais une amie ne se fait pas des habits devant moi, vous me forcez à la
regarder.
Alors danse avec qui tu veux, moi je vais plus jamais te parler.
Plus jamais.
T 'es qu 'une aiguille.
Il y a une épée qui me perd !
Mais heureusement qu 'il était là dans ton belle voiture.
Ça va ma chérie ? C 'était bien ta soeur Boum ? Non, pas génial.
Enfin bon voilà, c 'était Robert quoi.
Robert.
Robert qui avait disparu sans donner de nouvelles.
Mais enfin, avec un homme qui reconnaît ses erreurs, des fois il faut savoir se
montrer grande dame.
Mais qui sait, peut -être que la vie nous envoie un signe avec votre brevet.
On va voir.
C 'est vrai, mais qu 'est -ce que tu veux ?
Vous êtes tellement attachante.
On serait très heureux de vous avoir. Moi aussi, moi aussi.
Je vais manger encore un petit peu. De toute façon, je n 'arriverai pas à
dormir.
C 'est peut -être mieux que je t 'attende alors.
Non, ne t 'inquiète pas.
On a fait ce qu 'il y avait à faire.
Alors, on dit vendredi ? Ma femme vous prend son fameux boeuf bourguignon. Eh
bien, avec plaisir.
Vous allez voir, c 'est le meilleur de la région.
On va être prêts devant pour le remise des prix.
Et on s 'en fout du couloir, vive les jeunes ! Encore un coup, vive les valois
Je t 'aime, Simon.
J 'ai besoin de toi, Simon.
Je vais le dire à mes parents. Mes parents, je m 'en fous de ce qu 'ils
Moi, j 'ai besoin de toi. Je ne peux pas danser avec lui.
Avec moi, tu dois danser. Arrête, Jean -Pierre.
Tu ne pourras pas danser.
Ce n 'est pas aussi bien que d 'habitude.
Je t 'aime.
Et comment ?
C 'est amoureux.
Le monde est plein.
Mais par contre, je disais qu 'on apprenait tous les jours.
Mets -moi un peu, là.
Simone, je t 'aime.
Oui.
Allez, on en parlera plus tard. Non, je ne vais pas en parler plus tard.
Je vais en parler maintenant.
Jean -Pierre, je suis fatiguée. J 'ai envie de rentrer chez moi. Allez.
J 'ai raconté n 'importe quoi à ma tante pour avoir l 'autorisation de sortir.
J 'aimerais vraiment bien être en état de tenir mes mensonges. Alors, on y va.
Allez. Donne -moi ta main.
À la une, à la deux, à la trois.
Allez.
Bravo.
Allez.
On y va.
On est arrivé, regarde.
Ça tourne.
Ça tourne.
Oh là, Jean -Pierre.
Simon,
tu m 'entends ou pas ? Non, non, allez, lève -toi. Je t 'aime.
Jean -Pierre, lève -toi.
Simon, je t 'aime.
Qu 'est -ce que c 'est que ce bazar ? Simon, je t 'aime encore.
Allez, Jean -Pierre, rentre, dépêche -toi.
Bonsoir. Allez.
Allez, allez.
Et t 'as pas honte ? Allez.
Non. Ah, dis -moi, j 'ai raté mon probatoire. Quand c 'est à toi et moi l
prochaine, on est dans la même classe.
Jean -Pierre ! On y va.
Merci.
Bonjour à tous et merci d 'être là.
Je pensais finir l 'année sur la délicieuse note de notre peau d
Mais visiblement, nos jeunes auront le dernier mot.
Voilà.
Et maintenant l 'année est finie. J 'ai eu une visite heureusement
discrète de la gendarmerie ce matin.
Certains d 'entre vous connaissent Alain Laubrac.
en seconde 1, eh bien il a fugué.
La police le recherche.
Cet événement serait moins inquiétant si M.
Lobrac n 'avait pas entraîné avec lui dans sa fugue une de nos nouvelles
Michèle Bagnan.
J 'apporte tout mon soutien à Paul et Jeanne. Et je tiens à préciser que les
rumeurs odieuses, infamantes, qu 'elle a fait courir sur Jeanne, sa propre
tante, sont évidemment pauses, et une preuve de plus que Michel a choisi le
dangereux chemin du mensonge et du vice.
On ne va pas les laisser gagner.
On reste ensemble.
On ne répétera jamais à Dieu que bien les valeurs familiales s 'y ont fait
apprendre.
Le bilan de la mixité est terriblement décevant.
Ainsi, nous avons pris la décision avec la CPI de ne pas réitérer l 'expérience.
Nos jeunes filles ne reviendront pas l 'année prochaine.
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