All language subtitles for @Torrent9FilmsSeries_fr _Mixte_S01E01-4French_Track02

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Original subtitles

J 'ai toujours suivi mes études dans un lycée qui n 'était pas mixte. Et je

pense que la présence de jeunes filles apporterait un nouvel élément qui serait

néfaste aux études. Et qu 'il y a des filles dans un lycée, les garçons s

'efforcent d 'être un peu moins bruts. Et aussi les filles un peu plus

dégourdies qu 'elles ne le sont habituellement. Je suis sûre qu 'on est

dans un lycée de filles. Parce que les lycées mixtes n 'est pas assez sérieux.

Je trouve qu 'entre garçons et filles, ce n 'est pas possible.

Gérard, on a déjà du monde.

Viens, pose -le là -bas.

Ça te retourne à quelle heure ? Comme Jean -Pierre, je pense.

Je vais vous aider dès que je sors.

Oh, regardez -moi comme il est beau.

Ça a pas l 'allure de quelqu 'un qui va avoir le bachot, ça.

On y travaille.

T 'es prête ? Bon, tu suis bien ton frère.

T 'inquiète pas, je m 'en occupe. Et tu te fais pas remarquer, hein ? Allez,

bonne journée les enfants.

J 'espère qu 'ils vont être sympas, tes copains.

Mais tu vas pas leur parler à mes amis.

Mes parents acceptaient que tu viennes au lycée, très bien.

Ce qui me concerne, à partir de là, toi et moi, on n 'est plus frères et soeurs.

Jean -Pierre.

Tu me connais pas, je te connais pas.

Si j 'avais une chance, j 'aurais allé dans un lycée petit, tu le sais bien.

T 'as pas besoin d 'aller au lycée pour travailler à la charcuterie.

Ça y est, c 'est le grand jour ! Les filles arrivent ! Je croyais que c

une blague.

Il y a vraiment des filles, cette année ? Pour de vrai ? Et puis est -ce que je

te le dis ? Il paraît qu 'ils ont décidé ça pendant l 'été. C 'est fou ! C 'est

le premier litot auquel ça arrive.

Et combien elles font ? Tu crois qu 'elles sont jolies ? Oh, content de te

Comment ça va ? T 'es intelligent, toi.

Bah ouais, t 'es anglaise.

J 'adore ça.

Combien sont -elles ? Onze, je crois.

Tout en secondes. Oh, ça va être quelque chose, ça.

Monsieur Bélanger, 38 élèves par classe, vous vous rendez compte ? Monsieur

Douillard, je sais que ça fait beaucoup. Non, ça ne fait pas beaucoup, ça fait

trop. Mais les effectifs scolaires explosent partout.

Et alors ? Est -ce que toutes les Françaises doivent vraiment aller au

Paul !

Je vous présente Mlle Courret, notre nouveau professeur d 'anglais.

M. Douillard est notre professeur de latin.

Et M.

Vélanger, notre surveillant général.

Bonjour. Enchanté. M.

le proviseur, j 'ai une classe avec quatre filles.

Elles n 'ont pas de lycée où aller si elles veulent leur bachot. Mais les

garçons aussi veulent leur bachot.

Et je doute qu 'ils y arrivent avec des filles pour les déconcentrer.

Bon, je vous laisse entre collègues.

Si vous aviez l 'amabilité de servir de guide à mademoiselle Courret... Oui,

bien sûr.

Bon.

Alors, vous êtes le... le redouté et redoutable surveillant général ? Il nous

marque, les surgés.

Moi, je me souviens encore de la surveillante que j 'avais au lycée. Je

vous dire qu 'avec elle, ça fit les droits. C 'était pas une tendre.

Vous savez comment elle s 'appelait ? Non. Madame Coriath.

J 'invente rien.

Pardon.

Pardon. Je m 'étale partout et après je m 'étonne de ne plus rien retrouver.

C 'est idiot, non ? Ma femme est infirmière.

D 'accord.

Je veux dire, c 'est l 'infirmière du lycée.

Ah. Je vous la présenterai.

Avec plaisir.

Allez, messieurs, c 'est l 'heure.

C 'est l 'heure.

Il paraît qu 'elles sont bonnes en philo.

Et en histoire.

Et en langue.

Tu crois qu 'ils contestaient les langues mortes dans les langues ? Je

'en seconde, elles ont déjà des seins.

La première vient d 'arriver.

Et c 'est parti.

Elle est toute seule.

Je la reconnais. C 'est la fille du charcutier. Elle habite dans ma rue.

Elle n 'a pas dû y aller.

Elle n 'a pas l 'air méchante.

Qu 'à d 'en devait dire Dave.

Oh la pauvre. La femme n 'a pas porté.

Elle n 'est pas mal la petite nouvelle là.

Mignon. Oh, la pauvre.

Ils ne vont pas se regarder en chien de faïence, tout de même.

J 'espère que les garçons seront les accueillir.

Tant qu 'elles ne sont pas enceintes à Noël.

Non, je plaisante.

Non, je plaisantais, pardon.

Pardon, je n 'aurais pas dû.

On est même pas vingt, c 'est ça ? J 'ai cru que j 'étais la seule fille.

J 'attendais que tu rentres.

Je m 'appelle Simone.

Michel.

C 'est l 'impression que tout le monde me regarde.

C 'est pas qu 'une impression.

Bon, et toi, Dupin, les vacances ? On s 'en fout des vacances. Maintenant, c

'est tous les jours, les vacances.

Eh, mais c 'est Pichon ! Bah alors, Pichon cochon, tu viens pas dire bonjour

Tu vas rejoindre tes copines ? Pichon...

Il faudrait être dans un autre lycée.

C 'est eux qui devraient changer de lycée. C 'est elles qui devraient

lycée.

T 'as pris une blouse, toi ? Elle est dans mon sac.

Ah ouais.

Tu nous dis rien, je sors pas.

T 'as mis des talons ? Ma mère a rien dit, alors j 'espère que les professeurs

non plus.

Et on est dans la même classe ? Je sais pas. On va voir ? Bah les filles... J

'ai trois soeurs à la maison, ça m 'empêche pas de savoir lire une liste.

Tu connais les autres filles ? Je sais qu 'il y en a trois de mon cours

complémentaire, mais c 'est pas des copines.

Toi, t 'étais aux Ursulines ? Moi, j 'étais à Alger.

Je suis arrivée en France il y a un mois, je connais personne ici.

Il y en a un qui vient vers nous.

Tourne -toi. Bouge pas.

Oh non ! Un problème ? Mon prof principal, c 'est Barbebleu.

J 'y crois pas.

C 'est Cochon qui est le premier à leur parler.

T 'inquiète pas.

De toute façon, je crois que c 'est pas une qui m 'intéresse.

Je la connais ? Oui.

Elle en est là.

Les amis, la fête commence.

Allez, voilà.

Bienvenue au lycée Voltaire.

Les trois années qui commencent aujourd 'hui vont marquer votre vie à jamais.

Dans 40 ans, il y a des noms de professeurs dont vous vous souviendrez

Des compositions de philosophie qui resteront gravées dans vos mémoires.

Parmi les visages qu 'il y a autour de vous aujourd 'hui, certains deviendront

des amis pour la vie.

Avant de vous laisser entre les mains de vos professeurs principaux, je vous

rappelle que le lycée Voltaire accueille dans ses rangs cette année des filles.

Je vous prierai de bien vouloir les accueillir avec toute la politesse, le

respect, la galanterie et l 'élégance dont je suis sûr que vous êtes capables.

Dans vos meilleurs moments.

Il en rit, mais je ne crois pas qu 'il soit vraiment détendu. Je laisse

maintenant la place à Mme Giraud. Ça risque pas.

Avant d 'être mariée, vous voulez devenir prêtre ? Bonne rentrée à tous.

ans au séminaire.

Des filles ici...

J 'appelle les élèves de seconde 1.

C 'est elle, Barbe Bleue ? Aplebaum, Daniel.

Je pensais que Barbe Bleue était un homme.

Je pensais que Barbe Bleue était barbu.

Belkacem, Ahmed.

Au

revoir,

madame.

Regarde, je vois qu 'il y a Pichon qui va faire dans son froc.

Je suis donc Madame Giraud, votre professeure principale.

Votre nom, mademoiselle ? Annick Sabiani.

Et où vous croyez -vous, mademoiselle Sabiani ? Vous pensez pouvoir vous

à côté d 'un garçon ? Prenez vos affaires.

Non.

Vous, levez -vous et allez donc vous asseoir au dernier rang. Mais je ne vais

pas bien.

Au fond et vite.

Gagnon cochon.

Silence.

Je disais donc, Madame Giraud, avec un D

comme discipline.

T 'as entendu mon discours ? Je me remets à bégayer.

T 'inquiète pas, ça fait des années que tu bégayes plus.

Ce fichu rideau voulait tenir.

Et voilà, les filles auront cette sublime poêle pour se protéger des

impudiques des garçons malades.

À moins que ce soit les garçons qui veuillent se protéger.

Et le proviseur sait à quel point tu désapprouves sa brillante initiative d

'ouvrir son lycée aux filles ? Ah, vous voilà.

Monsieur le proviseur.

Alors ? Personne ? Oui, monsieur ? Je crois que

mademoiselle lève la main.

En effet, oui. Alors ? Les Romains accueillent Horace avec des cris de joie

des félicitations et ils l 'éclatent jusque chez lui.

Les Romains acclament Horace.

Oui. Pouvez -vous me conjuguer au ouari ? Au ou, au ouas, au ouas, au ouamus, au

ouatis, au ouam.

Donnez -moi ça.

Allez, donnez.

Vous trouvez ça drôle ? C 'est à moi.

Ah oui.

Et qui est l 'auteur de cette oeuvre ?

Votre nom ? J 'ai rien fait.

J 'ai rien fait. J 'ai rien fait.

Le nom de famille de tous les coupables.

À croire qu 'ils sont tous frères et sœurs.

Alors, monsieur, j 'ai rien fait ? Le Braque.

Je m 'appelle Le Braque.

Eh ben voilà, Le Braque.

Vous êtes le gamin de l 'assistance ? Un fils de personne qui serait bachelier.

Comme c 'est amusant.

On vous a pas appris la discipline à l 'assistance publique ?

Je ne vais pas laisser un bâtard semer le désordre dans mon cours, alors vous

sortez d 'ici. Mais il n 'a rien fait.

On ne vous a pas appris à lever la main dans votre école de filles, mademoiselle

Magnan ? Vous pensez peut -être que vous avez un passe -droit parce que vous

êtes la nièce du surveillant général ? Allez accompagner votre nouvelle

fréquentation chez votre oncle.

Vous lui demanderez une heure de colle pour vous aussi.

Quelle pourriture.

Tu n 'aurais pas dû me défendre.

Tu peux dire merci, ça marche aussi.

Je ne t 'avais rien demandé.

Je suis désolé, monsieur.

Je sais ce que je vous dois.

Michel, tu peux attendre dehors.

Faut que vous soyez plus malin qu 'eux, Lebrun.

Je vais pas y arriver, monsieur.

C 'est pas mon monde.

Merci d 'y avoir cru, mais il était une erreur.

Je ne fais pas d 'erreur.

Du moins pas avec mes étudiants.

Alors j 'aimerais vous dire que vous n 'avez pas besoin, en plus qu 'un autre,

de vous tenir à carreau, mais c 'est très faux.

C 'est injuste, je sais, mais c 'est comme ça.

Par contre, j 'ai vu vos résultats, vos certificats, je... Je sais que vous

pouvez y arriver.

Si je vous le dis, il faut me faire confiance.

Il faut me croire.

Le lycée, c 'est la chance de votre vie.

Accrochez -vous.

On se croit en vous.

Vous serez collé jeudi.

Les professeurs sont contents d 'avoir des filles ici, avec tous les problèmes

que ça peut provoquer.

Et toi, tu leur donnes raison en faisant remarquer dès le premier jour ? Mais je

voulais juste... Michel, il n 'y a pas de mai.

Cette rentrée est déjà assez difficile comme ça.

Alors si au moins je pouvais compter sur ma nièce, ça ne serait pas trop.

Je ne veux plus aucun problème.

Je compte sur toi.

Michel ? Qu 'est -ce qui s 'est passé tout à l 'heure ?

Je t 'ai vu passer dans le couloir pendant le cours.

Je t 'ai pas fait vivre le premier jour de cours, j 'espère ? Pourquoi tu me

parles comme si je ne sais pas ? Fais attention à toi, Michel.

Couvre -toi un peu, là.

Levin ?

Je t 'ai pas fait trop de... Tu t 'es parti mon oncle ? Si.

Même les profs sont pas contents qu 'on soit là, apparemment.

Les profs, peut -être.

Mais pour les garçons, je suis pas d 'accord.

À voir comment certains nous regardent. Moi, je pense qu 'il y en a qui sont

très contents.

Tu crois ? Mais t 'es pas dans notre classe, alors.

Dans notre classe, ils sont encore immatures.

Moi, je te parle des premières et des terminales. C 'est à eux qu 'il faut s

'intéresser. J 'y vais, je tiens plus.

Pardon.

C 'est les dégâts.

Les toilettes des professeurs, vous n 'êtes pas sérieux.

Il n 'est pas sérieux.

On pourrait bloquer les toilettes de tout un étage juste pour elles.

Mais elles ne sont que onze.

Ils n 'ont pas pensé aux toilettes des filles.

La France a connu plus grave, il me semble.

Monsieur le proviseur, les toilettes des professeurs, tout de même.

On ne peut pas priver de toilettes tout un étage de garçons pour seulement onze

filles, monsieur Douillard.

On fait comme vous dites.

Vous voyez, vous trouvez toujours des solutions.

Pas prêt ?

Si

seulement vous m 'alliez demander mon avis, monsieur le proviseur.

Des filles, si ce n 'est pas sérieux.

Ce sont des filles, Paul.

Pas de la dynamite. Pas de la dynamite.

On va s 'imaginer ce que ça va être.

Ce sont des filles.

Pas de la dynamite. Pas de la dynamite.

Pas de la dynamite.

Oui, je suis prof de latin quand vous levez la main.

C 'est comme si on n 'existait pas.

C 'est vrai que t 'es la nièce du surjet ? Oui.

Ça aide ? Désolé, Annick.

C 'est l 'autre débile qui devrait la lupater.

Elle a un problème, la nièce du surjet ? Qu 'est -ce que t 'as raconté à ton

oncle ?

Le bras qui est innocent, tonton, c 'est des cons, le méchant.

La nièce du changé et le bâtard, le nouveau roman, l 'eau de rose.

Et on veut savoir ce que t 'avais écrit de si intéressant sur ce papier, d

'ailleurs. J 'ai rien écrit, c 'était un dessin.

Attends, je te montre.

C 'est un portrait.

Ça, ça te rappelle quelqu 'un ?

Lucas, messieurs !

Tiens.

Tiens, t 'es une dingue.

Dis donc, il y a un truc, regarde.

Elle arrive.

T 'es bonne en anglais, toi ?

Vous m 'étiez pas de vrai, parce qu 'il était drôlement drôle ce garçon. Vous m

'auriez dit Alain Delon.

Alain Delon. Le vrai Alain Delon Bonheur.

Surveillez -les.

On va faire sécher l 'arabe à l 'infirmerie, l 'incidence sera vite

Magnan ! Magnan ! Non mais c 'est vraiment débile ! C 'est pas un médecin.

content ? C 'est pas quand on a l 'air d 'être un médecin.

Oh ! Oh ! Arrêtez -la ! Lâche -moi ! Arrêtez !

Faites voir. Mon oeil.

Je vois plus rien.

Ne touchez pas. Surtout, ne touchez pas.

Madame Bélanger, il y a eu un petit incident. Michel.

Vous auriez peut -être des affaires de rechange ? Bon, il faut que je m 'en

occupe.

Vous pouvez vous relever ? Faites voir.

Vision, allez chercher l 'intermédiaire tout de suite.

Il y a un bout de verre dans l 'œil.

Attention.

Ils lui ont crevé l 'œil.

On va vous emmener à l 'hôpital.

Dans votre casque tout de suite.

Toi, t 'es un homme mort. Dupin, à votre place.

Jean -Pierre dans mon bureau.

Lobrac, vous saignez. À l 'infirmerie.

Vous deux, vous me remettez toutes les chaînes en place.

Vous, vous essuyez ça.

Et vous, vous nettoyez ça. Tout de suite.

Les autres, assis.

Et en silence.

Grand votre classe, mademoiselle Couray.

Je t 'ai battu ? Euh, c 'est pas moi.

C 'est jamais toi, c 'est ça ?

Monsieur le proviseur,

Jeanne est avec lui à l 'hôpital.

Je ne vous ai pas demandé votre avis.

J 'ai fait une erreur.

Moi qui aimais l 'idée d 'un lycée avant -gardiste.

Même si vous l 'aviez fait, personne ne pouvait envisager une catastrophe comme

celle -ci.

Le nouveau lycée qu 'ils doivent construire sera mixte.

Peut -être qu 'il sera fini à temps pour que les filles fassent leur terminale.

D 'ici là, elles devront être scolarisées ailleurs.

Paul ?

Monsieur

Bélinger, est -ce que vous avez des nouvelles du garçon ? Apparemment, il va

perdre son oeil.

Ma femme est encore avec lui à l 'hôpital.

On ne laisse jamais une classe de surveillance.

J 'ai écrit ma lettre de démission.

Ce n 'est pas nécessaire.

Nous manquons de professeurs d 'anglais.

J 'ai cru comprendre que les filles ne pourront pas rester ici.

Elles n 'auraient jamais dû venir ici pour commencer.

Mais avant que je fasse une erreur, elles étaient déjà là.

Est -ce qu 'a dit le prof de latin que tu en as encore de l 'existence ?

Je suis de mauvaise fréquentation, c 'est ça.

C 'est ce que tu penses de hier, c 'est sûr.

Et toi ? Vous saignez encore ?

Vous pouvez retourner en classe.

Je suis désolée, oncle Paul, j 'ai... C 'est au courant.

Est -ce que ça va ? Je suis désolé de qui t 'es arrivé.

Je te jure que j 'essaie de me tenir à l 'écart des ennuis.

Je vais appeler ta mère, tu vas pouvoir me traiter toi.

Non.

Enfin, ça va.

Je vais retourner en classe.

Michel... Ils me font pas peur.

Je veux vous montrer que vous avez eu raison.

Excusez -moi de vous interrompre. Est -ce que je peux retourner à ma flatte ?

Allez -y.

Elle est en pantalon.

Elle est habillée comme un garçon.

C 'est idiot.

Si elle avait mis sa blouse, elle aurait pris.

Mademoiselle Courret.

Mademoiselle Sabiani, c 'est ça ? C 'est vrai qu 'on va devoir quitter le lycée

? Je crois qu 'ils veulent vous transférer dans les lycées de jeunes

environs. À la Rochelle ? Si ma mère avait les moyens de me mettre à Notre

de la Providence, ce serait déjà.

Pour moi, c 'est ici ou pas le lycée du tout.

Et ici, j 'aurais été la meilleure de la classe.

Alors je ne comprends pas pourquoi eux pourraient passer le bachot et pas moi.

Même sans le bachot, jolie comme elle est, elle s 'en sortira.

Tu n 'avais pas tant qu 'on sait de discipline ? Rentre.

Tu viens me faire ennoyer ? Je suis un des meilleurs élèves du VT, j 'ai jamais

eu de problème de discipline.

Tu viens d 'envoyer quelqu 'un à l 'hôpital, bon plan.

Qu 'est -ce qui t 'a pris ? Mais il l 'a ridiculisé ! Tu es censé faire quoi ?

Je vais être ma famille se faire humilier ? Elle peut très bien se

toute seule. Une fille pour son garçon, mais en lâcher tout au fauve ? Ah donc,

ce sont vous les fauves, c 'est ça ? Mais si elle n 'était pas venue ici,

de tout ça ne serait arrivé.

C 'est de sa faute, maintenant.

Elle n 'a rien à faire ici, il a preuve.

C 'est comme ça que tu es solidaire de ta sœur ? Elle se fait humilier par un

crétin et c 'est de sa faute ? C 'est toi Jean -Pierre qui a éborgné ce

C 'est à vous de savoir vous tenir.

Ou alors si c 'est pas ta sœur, la prochaine fois ce sera toi qui va jeter

seau d 'eau et un autre qui va t 'éborgner.

C 'est à vous de changer.

Parce que dans la vie, les filles, on y est forcément confronté un jour.

À moins de rester toute sa vie enfermée chez toi ou de... De rentrer au

séminaire.

Le nouveau lycée qu 'ils doivent construire sera mixte. Ce qui sera fini

pour que les filles fassent leur terminale.

Il n 'y a pas peur.

Je veux vous montrer que vous avez raison.

Je n 'aurais jamais fini à essayer de vous connaître.

Mais avant que je fasse une erreur, elle était déjà là.

Il faut que Voltaire reste mixte.

Vous plaisantez ?

J 'étais justement en train d 'expliquer à Mlle Courret qui veut nous quitter

pourquoi nous devions nous séparer des filles.

C 'est notre responsabilité auprès des élèves.

Cette année, les filles en font partie. On les a acceptées, on les garde.

Donc on persévère dans l 'erreur. Si elles n 'avaient pas été là... Elles

déjà là, Mme Giraud.

Vous disiez vous -même que nous n 'étions pas prêts.

Et vous que j 'étais votre meilleur surveillant général.

Il va falloir repenser certaines choses.

Il va falloir se réorganiser, gérer les mauvaises surprises.

Et ça, je sais faire.

Nous devons le faire.

Nous gardons nos élèves.

Donc elle a déposé les vêtements et je me suis dit, tant qu 'à faire, autant

mettre.

En tout cas, revenir habillée comme ça, fallait vraiment le faire.

Mais j 'ai pas vu dès quand il s 'était fait gérer.

T 'es pas au courant ?

Je lui ai dit

que ça pouvait pas bien se passer.

Mets -moi cette chape, Yannick.

Je voulais tout dire.

Les filles vont pouvoir rester au lycée.

Allez, rentrez bien.

À demain, mademoiselle Courret.

À demain, Pichon.

Insouciance d 'un jour, insouciance d 'un instant.

Combien de temps sera -t -il duré ? Peut -être que moi te demande plus souvent

que je serai dans quelques heures.

Alors ? Le médecin a l 'air de dire qu 'il ne va pas rester très longtemps à l

'hôpital.

Et Jean -Pierre ? Il risque l 'exclusion définitive.

Il va passer en conseil de discipline.

Il me paraît que tu as fait une très belle intervention.

Vous ne pouvez pas être du côté de Bordebleu ? Je savais que tu changerais

'avis.

Je m 'abandonne pas à mes élèves, c 'est tout.

À ce soir.

Merci pour tout à l 'heure.

Ou bravo, en tout cas merci pour ces filles.

J 'ai fait mon travail.

Oui.

J 'espère qu 'avec le temps, vous apprendrez à faire le vôtre.

Non, mais tu te rends compte ? Je savais bien qu 'il fallait pas que tu y

ailles. Mais j 'ai rien fait !

Si jamais Jean -Pierre se fait renvoyer du lycée par ta faute, tu

peux faire une croix dessus toi aussi.

T 'aurais pas vu mes boucles d 'oreilles rouges ? Si.

Elles sont là.

Café ? Bonne idée.

Vous allez voir le Félini, finalement ? Je sais même pas, c 'est Denis qui a

choisi.

Quoi ? J 'aimais bien Olivia.

Olivia parlait trop.

Elle avait plus à perdre que toi. Elle était mariée avec deux enfants.

Moi, j 'ai un travail.

Ça compte tout autant.

Et puis moi aussi, je suis mariée.

Oh, s 'il te plaît, dis -lui que j 'arrive.

Salut, je suis à l 'heure.

Bonsoir, Denise.

Enfin.

Jeanne arrive tout de suite.

Vous voulez un café ?

Même chez vous, vous pensez encore à vos élèves ? Oh oui.

Alors que les patients de Denise peuvent toujours rêver pour qu 'elles pensent

encore à eux après le travail.

C 'est faux.

On y va ? A bientôt ? Bonne soirée.

Jeanne ?

C 'est son avenir qu 'il joue là.

En plus, t 'es un de leurs meilleurs élèves.

J 'espère qu 'ils s 'en souviendront.

Ton frère pouvait faire quelque chose de moi.

C 'était un accident.

Salut Jean -Pierre.

Qu 'est -ce qu 'il se passe ? Cet après -midi, c 'est le conseil de discipline

de Jean -Pierre. Tu peux rien y faire, alors tu arrêtes tout de suite d 'y

penser. Tu sais ce qu 'il y a d 'autre cet après -midi ? Premier cours de gym.

Devine quoi ? Je me suis cognée ce matin. Je sens que je vais avoir un bleu

comme ça.

Salut Martine.

Salut Moïse. Salut.

T 'as déjà repris le prénom de tout le monde ? Tout le monde, non.

Une fille, oui.

J 'espère qu 'on va pas perdre de l 'endurance.

Tu transpires beaucoup, tu vois ? Salut, le braque.

Salut.

Pourquoi tu lui as dit bonjour ? Pourquoi je lui dirais pas bonjour ?

vraiment bizarres, ici.

Si mon frère se virait... Tu vas pas se faire virer.

Souvent, dans certains des camps, il lui a crevé un oeil. D 'accord.

Mais tu sais l 'avantage ? Mais dis pas qu 'il lui reste un oeil.

L 'avantage, c 'est que dès qu 'en, il est en convalescence.

Donc les profs ne le voient plus.

C 'est qui voit les profs ?

Ton frère.

Ton frère avec ses cheveux bien prégnés, ses bonnes notes, ses bonnes manières.

C 'est lui qu 'ils retiennent.

L 'autre avec son œil crevé, on l 'a oublié.

Ça va devenir optionnel. Rendre le latin optionnel. On parle de décaler le début

de l 'apprentissage à la classe de quatrième.

Et voilà pour les premières nécessités des professeurs. Si vous avez besoin d

'autre chose, vous savez où trouver. Merci, madame Mélenchon. Merci, madame.

Ça veut dire que le latin en quatrième, pourquoi pas arrêter d 'apprendre à lire

? Je ne sais pas s 'il y en aura assez pour tout le monde.

Merci, c 'est très gentil, ça.

Madame Giraud, je l 'ai fait hier soir.

Il y a de l 'amande.

Oui, de la poudre d 'amande, des oeufs.

Monsieur Mélenchon, vous savez que je serai au conseil disciplinaire de votre

neveu aujourd 'hui.

Je suis au courant, oui.

Vous y serez aussi ? Seulement au début.

Je ne participe pas aux délibérations. Bien entendu, je ne peux pas.

C 'est l 'affaire.

J 'aurais préféré ne pas les avoir à voter.

Désolé.

Qui peut me donner les dates exactes de la bataille de la Marne ? Monsieur

Felbeck.

Du 5 au 12 septembre 1914.

Quelles étaient les forces en présence ? Mademoiselle Savioni,

comptez -vous grimper sur la table pour que je vous voie ? Croyez -vous que vous

n 'attirez pas déjà assez l 'attention ? Les forces en présence ? Les Français

et les Allemands.

Et le corps expéditionnaire britannique, quand on ne connaît que la moitié de la

réponse, il est inutile de lever la main.

Et faites -moi le plaisir d 'attacher ces cheveux, nous ne sommes pas au bal.

Bien, nous reprendrons la bataille de la Marne demain et nous allons passer au

chef de classe.

Monsieur Fairbeck ? Mes anciens professeurs m 'ont toujours choisi comme

classe.

Pour mes bonnes notes et mon sérieux.

Eh bien, je ne suis pas vos anciens prophètes, Sir Felbeck.

Avec moi, tout se mérite.

La bataille de Marathon.

Est -ce que cela évoque quelque chose à l 'un de vous ? Je vois.

Celui qui trouvera la date de la bataille de Marathon pour notre cours de

après -midi sera nommé chef de classe.

Entrez.

Vous avez demandé à me voir ? Madame Delcouré, oui, je vous en prie.

Je suis en train de préparer les fiches de paix.

Votre nom n 'apparaît pas dans la liste.

Il y a le nom de tous les professeurs, mais... Madame Hervieux.

Pardon ? Le nom de Madame Hervieux apparaît dans la liste, n 'est -ce pas ?

effet, oui.

Madame Hervieux, c 'est moi.

Je suis en instance de divorce.

Vous comprenez que je ne pouvais pas verser un salaire à Mme Hervieux sans

savoir qui est Mme Hervieux. J 'aurai officiellement retrouvé mon nom de jeune

fille d 'ici quelques mois.

J 'ai préféré que mes collègues et les élèves me connaissent dès maintenant

ce nom -là.

Mon mariage n 'a pas duré.

Et je n 'ai pas d 'enfant. Je ne vous demande rien. Vous me convoquez dans

bureau ?

Mlle Couré, votre vie privée ne regarde que vous.

Je voulais juste m 'assurer de l 'identité de la personne à qui le lycée

un salaire.

Maintenant que ce point est éclairci... Vous pouvez...

Eh bien, bonne journée, M. Bélanger.

Finalement, ça te va plutôt bien.

Ça te donne un air féroce.

Je suis sûr qu 'il y a des filles qui adorent ça.

C 'est Vincent Auriol qui a un oeil en moins.

Pourquoi tu dis ça ? Juste comme ça.

Il a un oeil en moins, mais il était président, c 'est tout.

Tu sais combien de fois j 'ai entendu ça depuis que j 'ai perdu mon nez ? Une

fois par jour.

Mon père, ma mère, l 'épicière, le boucher, les voisins.

Le prochain qui me parle de Vincent Auriol, il se prend mon poing dans la

gueule.

C 'est pas Vincent Auriol qui borne ? Si, c 'est lui.

Pardon, Annick.

Tu veux être chef de classe ? Moi, je peux pas être chef de classe.

Girod déteste les filles et je veux pas faire de vagues.

Je suis obligée de faire profil bas.

D 'accord.

D 'accord quoi, pour être chef de classe ? Non, non, je voulais dire d 'accord,

mais... J 'ai la date de la bataille de marathon.

A toi, je veux bien la donner. T 'as l 'air moins con que les autres.

Mais c 'est toujours Felbeck, le chef de classe.

Il a trouvé la date de la bataille, Felbeck ? Pas encore, mais... Tu vas

chef de classe.

Herman m 'a voté pour le renvoi de Jean -Pierre.

C 'était sur lui que je comptais pour faire pencher la balance du bon côté.

Ils peuvent pas renvoyer Jean -Pierre.

Ah, ta soeur a appelé, en fait.

Je lui ai déjà dit que je ne pouvais rien faire.

Non, ce n 'était pas pour parler de Jean -Pierre.

Elle voulait savoir si on comptait faire quelque chose pour nos dix ans de

mariage.

Quoi ? Tu crois qu 'elle se doute de quelque chose ? Je te rappelle que la

dernière fois qu 'on a dîné chez eux, elle espérait encore que tu sois

Je ne sais pas. En charcuterie, c 'est tellement des ragots à longueur de

journée. Et puis, on n 'a pas d 'enfant. J 'ai 36 ans.

Jeanne, personne ne peut rien deviner.

Ça arrive à plein d 'autres couples de ne pas avoir d 'enfant.

Tu crois sérieusement que depuis l 'autre soir, ma sœur aurait tout d 'un

compris que, en fait, si on n 'a pas d 'enfant, c 'est parce qu 'on n 'a

jamais... Allons.

Parce qu 'on n 'a jamais... Arrête.

Jouer les maris à Libye, tu peux me dire coucher, c 'est trop pour toi.

Couche.

Arrête.

Tu es le vieux garçon le plus touchant que je connaisse.

Concours régional.

Un professeur accompagné de son meilleur élève.

Eh bien, je me demande bien quel élève je pourrais présenter.

Chaque année, ils sont un peu plus mauvais.

Madame Vélanzé, tu exagères. Il n 'exagère pas du tout. Moi, je ne sais

depuis combien de temps je n 'ai pas eu un vrai bon élève. Vous avez déjà passé

ce concours ? Non, jamais.

Vous êtes contractuelle, n 'est -ce pas ? Oui, c 'est fait mon premier poste.

Et vous ? Ah non.

Non, moi, je suis un vrai enseignant de l 'éducation nationale. Je suis agrégé,

mademoiselle.

Ah.

Non, mais c 'est très bien qu 'on fasse appel à des gens comme vous.

Alors, qu 'est -ce que tu veux ? On n 'a pas assez de vrais enseignants dans l

'éducation nationale.

En tout cas, ce n 'est pas vous qui risquez de présenter le concours, ils ne

font pas l 'élan.

Ah, pardon.

Mais j 'ai entendu dire que cette année, ils avaient ouvert le concours au latin

et à la philo.

Mais c 'est une langue, la philo.

Pour moi, c 'est une langue étrangère, c 'est sûr.

De quel concours vous parlez ? Un professeur de secondaire accompagné d

élève de son choix parmi les premières et terminales.

Et vous avez dit que le concours était ouvert au lapin ? Et à la philo.

C 'est Marcelin qui va être content.

Je me suis

fait

tromper. J 'ai un bleu comme ça sur les cuisses.

Imagine que je croise l 'homme de ma vie aujourd 'hui.

Imagine, je crois être Tony Stone.

Je le vois.

Il me voit.

On tombe amoureux.

Et là, bim, il voit mon bleu à la cuisse.

Je ne sais même pas de qui tu parles.

Tony Stone ? Quand même.

Charles Tony Stone ? Bénure, la soif du mal.

Attends, Charlton Eston ? Oui. Mais ton prénom, c 'est Charlton, ce n 'est pas

Charles. Ah bon ? Avant de lui montrer ta cuisse, tu ferais mieux savoir

il s 'appelle.

Ça va ? Je te répondrai après mon conseil.

Il va s 'en sortir. Tu vas voir ça.

En tout cas, on croise les doigts, Jean -Pierre.

Bonne chance.

Vous croyez qu 'elle a quel âge, la prof d 'anglais ? Pas si jeune.

11 -25.

Didier ? Je m 'en fiche de l 'âge de courir.

Tu trouves pas ? Non.

Il n 'y a pas une ligne sur marathon.

Annick, elle a déjà dû trouver.

Pourquoi tu dis ça ? Parce qu 'elle trompe toujours tout.

Tout à l 'heure, elle s 'est trompée.

Pourquoi tu veux tellement être chef de classe ? Avec tes notes, t 'es déjà

assuré d 'avoir le capot d 'honneur.

Regarde -les tous.

À l 'école, je suis pas grand -chose.

Mais je suis chef de classe.

Tu es premier en latin, premier en maths, premier en philo.

Ils ne vont pas te virer.

Ça va ? Je crois que je vais vomir.

Tu remarqueras que les garçons ont un vestiaire et nous, on a les toilettes

profs.

Mon frère me déteste.

Arrête.

Je te jure, même avant tout ça, il me tient toujours à l 'écart.

Mon frère, ça déteste pas ta terre.

Parce que toi, t 'as de la chance.

Pardon ? Mon frère est resté en Algérie avec mes parents, je vais même pas le

voir pour Noël.

Comment tu as fait qu 'il serait resté là -bas, d 'ailleurs ? C 'est chelou.

Mais ils sont pas tous revenus il y a un an, les Français de là -bas ? Non, pas

du tout.

On est plein à être restés. À Alger, à Oran, partout.

Mes parents, ils ont un travail là -bas.

Mon frère, il est pompier.

On n 'a jamais mis un pied en frein. Je ne vois pas pourquoi on viendrait ici.

Mais ta tante alors ? Elle ne croit plus en l 'Algérie. Tant pis pour elle. En

attendant, moi, je passe. On va jouer ici. Et après, je rentre et je serai

à Alger.

Mais pas ta main devant, ça attire encore.

Maintenant, il est jaune et vert avec des points violets. C 'est inonde.

Personne ne le verra. Tu parles. Tout le monde va le voir. C 'est horrible.

Les shorts. En plus, vous êtes tous en bleu marine.

Je vais mettre un peu de profil.

J 'ai besoin de me mettre de profil, en fait.

Eh non, non, non, s 'il vous plaît, je passe au conseil de discipline dans cinq

minutes.

C 'est con, hein ? Il paraît que les absents ont toujours tort.

Décans ? Non, décans, décans. C 'est pas ça, bordel, décans ! Décans, c 'est pas

ça, bordel ! Décans ! Décans, hein ! Décans !

Faites bien attention aux doigts, hein, chauffez -vous bien.

Soyez précis en mouvement.

Voilà ! C 'est bien, ça.

Si vous voulez rester avec nous, vous vous mettez sur le côté.

Merci.

Messieurs, nous allons engager un match.

Donc je veux deux équipes sur le terrain, l 'une en face de vous.

Messieurs.

Ah, oui.

C 'est fini.

Eux, ils jouent handball.

Non, mais non, mais non, mais non ! Bien, mais... Il ne manque plus que le

principal intéressé.

Si vous le voulez bien, puisque je ne participe pas au vote, j 'ai quelques

remarques que j 'aimerais vous communiquer.

En attendant qu 'il arrive.

Oui. Bien.

Jean -Claire est un élève très studieux.

Allez ! C 'est trop imprécis ça ! Allez !

Les passes, les passes, le jeu d 'équipe ! Circulez, circulez, allez ! Ouais,

ouais, ouais ! Bravo ! Allez, engagement ! Allez ! Ouais, c 'est

parti ! Faites tourner, faites tourner !

Même un film, elle est forte.

C 'est la fille cachée de Marilyn Monroe.

Je te jure, elle a un truc pas comme nous, cette fille. T 'as vu sa peau ?

est parfaite.

C 'est Hollywood, ça.

Je crois que ton frère te cherche.

Tu me trouveras un blazer, Michel.

Quoi ? Tu veux que j 'aille demander à oncle Paul ? Oncle Paul, il est déjà à

mon conseil, alors qu 'il est... Annick, tu bouges pas ? Je reviens tout de

suite.

Tu peux pas demander à un de tes copains, je le sais pas.

Mais merde de toi, Michel.

C 'est à cause de toi que j 'en suis là.

Je suis déjà en retard, là.

Tu me couvres ? Fais un vœu.

T 'as bien un cil ?

Euh... Salut ? Je... C 'est... C 'est pas... Faut que je fasse un plaisir pour

mon frère.

Mais alors... Tu m 'as pas vu, tu fermes les yeux.

Et moi, je vais prendre la veste de... De ce con de Dupin et... Non.

Non, mais je vais lui la rendre juste après. Non.

Tu vas rien voler du tout.

Si tu veux crier au voleur, c 'est maintenant.

Tu vas prendre ma veste.

C 'était les affaires de quelqu 'un d 'autre qui dit pareil. Ils vont croire

c 'est moi, alors...

Enfin,

j 'aimerais ajouter que jamais aucun élève n 'a été renvoyé sans

préalable et excluant temporaire.

Or, Jean -Pierre n 'a jamais eu d 'avertissement.

Et à mon avis, aucun élève n 'a jamais été absent de son propre conseil de

discipline.

Je suis désolé, M. Bélanger. J 'étais prêt à accorder à votre neveu une

chance.

Mais ne pas se présenter aujourd 'hui ? En ce qui me concerne, mon vote est

fait. Je refuse de passer plus de temps ici à discuter du sort de quelqu 'un

qui, visiblement, ne s 'en préoccupe pas lui -même.

M. le proviseur.

M.

Magnan. Vous déniez nous honorer de votre présence ? Je suis désolé.

Le conseil est fini. Non, non, non, s 'il vous plaît.

On m 'a enfermé dans les toilettes.

D 'où Alex ? Près de l 'ex.

Puis c 'est moi pour le coup de poing que j 'ai donné à la décan.

Au moins, je l 'ai voulu.

Ah, et vous en êtes fier ? Non, mais ça, c 'est vraiment arrivé par ma faute.

Contrairement à mon retard de maintenant.

Et... Si vous vous demandez si je mesure la gravité de mon geste, la réponse est

oui.

Et... Si j 'ai conscience que mon avenir se joue maintenant devant vous,

Oui, vous aussi.

Changement d 'équipe, messieurs.

Allez.

Bravo. C 'est bien, Pichon.

T 'as pas vu mes lunettes ? Non, je les vois pas.

Je les avais mises là.

Tu te tiens toujours très droite ? Oui.

C 'est ta mère qui t 'a appris ? Non.

T 'as déjà été à Hollywood ?

Mes parents m 'ont toujours appris à protéger ma petite sœur.

J 'ai été éduqué comme ça.

Mais je ne m 'étais pas préparé à devoir la défendre ici, au lycée.

J 'ai réagi instinctivement, en croyant faire mon devoir.

Mais je me suis trompé.

C 'est moins compliqué.

Quant aux conséquences de mon geste, je les regrette.

Je n 'ai jamais voulu marquer des camps à vie.

Je voulais simplement mettre fin à l 'humiliation infligée à ma sœur.

Et si je pouvais revenir en arrière, je le ferais, mais... Ce que je veux dire,

c 'est que je n 'ai jamais eu le moindre problème de discipline.

Je ne me crois pas au -dessus des règles et je travaille dur.

Je travaille très dur pour passer l 'examen approbatoire du baccalauréat.

Et si vous me mettez une seconde chance, je vous assure que vous m 'en montrerez

digne.

Bien.

Le proviseur viendra te chercher quand ils auront fini.

J 'ai été bon, non ? Vas -y, défonce -le, mec, de droite !

Vas -y, défonce -le ! Très direct, toi ! Oh,

it was for love, miss.

Vous trouvez ça drôle ?

Je comprends pas, j 'étais sûr de les avoir laissés sur ce banc.

C 'est pas drôle, j 'y vois rien.

Je vous rejoins.

Décan ? Tu peux lui rendre ses lunettes ? C 'est un problème, gros ?

Arrête de l 'emmerder.

C 'est une menace ? Tu as quelque chose à m 'offrir en échange ? Être chef de

classe, t 'intéresse ?

Pourquoi elle ne nous parle jamais ? C 'est un truc de vedette, ça.

Elle dit qu 'elle n 'a jamais été à Hollywood, mais on n 'en sait rien.

Tu m 'écoutes ? Ah oui.

Ça peut durer longtemps, qu 'on s 'y aille de discipline, ne t 'inquiète pas.

T 'es souvent montée à la corde ? Non.

Pourquoi ? Comme ça, j 'oublie.

Annick ? Annick ? Pourquoi tu n 'as pas juste lui parlé ? Qu 'est -ce que tu

veux ? Je peux te parler ? Tu crois qu 'il a

une mort de mariage ? C 'est Descamps qui va être chef de classe, en fait.

Je voulais te prévenir.

Attends, pardon, répète.

Il n 'arrête pas d 'emmerder Applebaum.

Alors on a passé un marché.

Je lui donne la date de marathon et il laisse mon copain tranquille.

Est -ce que tu crois qu 'un mec comme Descamps, ça respecte un marché ? Tu

de donner les pleins pouvoirs à une ordure.

T 'en voulais pas, des pleins pouvoirs ? Je te les avais donnés à toi.

Eh ben, je les ai utilisés.

Et en tant que chef, j 'ai décidé que ce serait lui le chef.

Le Conseil de Discipline a rendu son verdict.

Être envoyé définitivement.

Laguerre, venez, venez, venez.

Les gens qui ne maîtrisent pas le latin ne maîtrisent pas la pensée, Laguerre.

Mettez -vous ça dans la tête.

Jusqu 'à la votre évidence, ça devrait tenir.

Monsieur Bouillard ? Allez -y.

Oui, je voulais vous demander, êtes -vous au courant que le concours

'est ouvert à de nouvelles disciplines ? Ah bon ? Au latin ? Au latin.

Alors, qui mérite d 'être chef de classe ?

M. Felbeck, vous avez trouvé la date de la bataille de Marathon ? 5e siècle

avant Jésus -Christ.

Absolument. Mais si je vous demande la date de la bataille de Verdun, vous

me répondre 20e siècle ? M.

Descamps, est -ce que vous pouvez faire plus précis ? 490 avant Jésus -Christ.

Félicitations, Descamps. Quel retour !

Pouvez -vous me dire où vous avez trouvé cette date ? Dans le livre.

Vraiment ? C 'est étonnant.

Les guerres médiques ne sont pas au programme.

C 'était peut -être un autre livre, alors je ne m 'en souviens plus, madame.

Déjà ? Mais si vous ne vous souvenez déjà plus de quelque chose qui s 'est

aujourd 'hui, comment pourrez -vous retenir le programme du Bachot ?

C 'est moi qui lui ai donné la date.

Je vous écoute, Pichon.

490 avant Jésus -Christ, c 'est pas dans le livre d 'histoire, c 'est dans le

manuel de Grès -Campien.

Et d 'ailleurs, ce que je le sais, c 'est que... Je l 'ai lu dans le

livre.

Mais pourquoi avez -vous donné la réponse à Descamps ? Je... Je n 'étais

d 'être à la hauteur...

Des responsabilités d 'un chef de classe, madame.

Il y a pire défaut que l 'humilité.

Certains et certaines feraient bien de t 'en souvenir, d 'ailleurs.

Pichon, vous êtes chef de classe, ça.

Didier, attends ! Attends de quoi ? Que tu me dises que t 'étais désolé ? Mais t

'avais pas trouvé la date ? Parce que toi, tu l 'as trouvée tout seul, peut

-être. C 'est Annick qui me l 'a donnée pour que je sois chef de classe. Tu t

'en foutais d 'être chef de classe ? C 'est plus compliqué que ça. Non, c 'est

très simple.

Annick fait de toi son petit toutou et toi tu cours parce que... Tu espères

au juste ? L 'épouser ? Ah non.

Salut.

Non mais qu 'est -ce que je vois là sur vos yeux ? Du maquillage ? Non mais vous

vous croyez où ? Dans une surprise partie ?

Ici, vous êtes encore au lycée, mademoiselle.

Vous croyez qu 'une jeune fille convenable se met du noir sur les yeux ?

voulez vous faire remarquer ? C 'est ça ? Vous voulez que les garçons vous

regardent ? Voilà ! Vous êtes contente ? Les garçons vous regardent.

Vous savez comment ça finit, les filles comme vous ? Madame Giraud.

Faites très attention à ce que vous allez dire, mademoiselle Courret.

Je ne pense pas que vous soyez bien placé pour me donner des leçons de

respectabilité.

Allez, messieurs, circulez.

Allez, on va vous passer le visage à l 'eau.

On va voir ce qu 'il en reste du maquillage.

Trois ventes, l 'autre deux.

Douillard, Herman, Giraud.

Exclusion définitive.

Mais on ne peut pas faire appel ou quelque chose comme ça ?

non.

C 'est les parents de pas vouloir que je rêve, sont que Paul.

Paul ! Jean -Pierre n 'est plus renvoyé.

Monsieur Douillard a changé d 'avis.

Ils sont dans le bureau du provideur.

Mais comment tu le sais ? Douillard a changé d 'avis ? Je pense que ce n 'est

pas étranger à un certain concours régional de latin qui vient d 'ouvrir et

une médaille qu 'il pourrait remporter s 'il participe avec son meilleur élève.

Le voilà.

Exclusion de 8 jours et un blâme.

J 'ai jamais vu un élève annoncer ça avec le sourire.

J 'ai échappé au renvoi définitif.

Grâce à ta tante que tu peux remercier.

Alors je suis content pour toi.

Mais surtout pour Michel qui, elle, n 'y est pour rien.

Mais ne compte pas sur moi pour te féliciter d 'avoir éborgné un camarade.

Madame Giraud n 'est pas contente. Mais tant pis.

Il faut se préparer à un monde sans latin.

Je préfère gagner une médaille tant qu 'elle est encore tant. Et même si ça

être avec un élève qui en a éborgné un autre.

Aoudakels, Fortuna et Watt.

Madame Giraud s 'en remettra, ne vous inquiétez pas. Puis le petit Magnan est

bon élève, ce serait dommage de s 'en priver. Ça devient rare.

Vous parlez du neveu de M. Bélanger ? Oui.

Il s 'en sort bien, finalement.

Enfin, il écope tout de même d 'un blâme et d 'une exclusion de huit jours.

Sans compter les versions latines qu 'il aura désormais à travailler tous les

soirs. Jusqu 'au concours.

Vous auriez préféré qu 'il en soit autrement, mademoiselle... Mademoiselle

Courret ? Non, non, non, je ne me permettrai pas, messieurs. Je ne suis qu

contractuelle.

Mademoiselle Courret, monsieur Bélanger demande à vous voir.

En fait...

Vous avez demandé à me voir, M. Bélanger ? Oui. Est -ce que mon contrat présente

un problème ? Est -ce que je suis trop inexpérimentée ? Est -ce que je suis

jeune ? Trop mariée ? Pas assez divorcée ? Trop immorale, peut -être ? Non, non,

vous n 'y êtes pas du tout. Oui, l 'inverse m 'aurait étonnée. Il

vraiment, vraiment, je ne comprenne rien à rien.

Je voulais savoir si vous préfériez toucher votre salaire en espèces plutôt

'en chèques.

Dans votre situation, un chèque ira sur le compte en banque de votre mari.

Il peut choisir de vous reverser cet argent, mais selon la situation, cela

s 'avérer un peu long.

J 'ai pensé qu 'il pouvait être plus simple pour vous de percevoir

votre salaire vous -même.

D 'où ma question.

Théoriquement, les femmes sont autorisées à disposer librement de leur

depuis 1907, mais on sait très bien que... Merci, des espèces, ça me

grandement les choses.

Bien. Ça sera fait.

Concernant la plaisanterie des cocottes en papier, c 'est une sorte de rituel.

Tous les professeurs y ont droit une fois de temps en temps.

Cela n 'avait rien de personnel.

Madame Giraud fait partie de ces professeurs nostalgiques des bonnets d

Punition corporelle.

humiliation publique et j 'en passe, que personnellement j 'exécre.

Mais je ne peux pas la désavouer devant un élève.

D 'ailleurs, au cas où il y aurait le moindre doute, c 'est elle qui m 'a

sur votre nom de famille et non moi qui le lui ai répété.

De toute évidence, vous êtes une femme très courageuse.

Reprendre sa liberté a un prix.

Mais je suis certain que vous arriverez à trouver votre place ici.

Il faut juste un peu de temps.

Je croyais que vous me méprisiez.

Tout le contraire.

Monsieur Bélanger ?

Tu crois que je devrais repasser la veste de l 'Aubrac avant de lui rendre ?

'ai oublié mon chandail.

Tu peux y aller, moi j 'ai une course à faire.

Mais, en tout cas, c 'est vraiment chouette de s 'en faire.

Tu me diras si tu croises M. Sonneston dans la rue.

Tiens ! Ça se ferait pas l 'Aubrac ? T 'es assis sur ma meuble.

Et alors ?

Ça va, ça va, ça va, ça va, ça va, ça va, ça va, ça va. Allez, on remballe.

Parce qu 'il n 'y a plus rien à voir.

Je vais te la repartir, sinon on te la laisse.

Juste en blâme.

C 'est dégueulasse.

Gisèle ! Ça va, ma chérie ? Ça va.

Je me pose, là, j 'ai des porcs. Et après, je monte nous préparer à manger.

D 'accord.

Tu t 'es tellement fait mettre pendant la guerre que tu rentrais comme dans du

beurre.

Salut Jean -Pierre.

Alors, ce conseil de discipline, il paraît que c 'est bon ? Oui, je t 'avais

que tu ferais la baraka avec ton cil.

Tu sais, je suis Simone.

L 'amie de Michel, on s 'est déjà vues, j 'étais là... Je t 'ai quitté.

Et j 'ai juste un blâme.

Ah bah, tu m 'as fait peur.

Tu disais plus rien là.

Puis Michel, elle était tellement soulagée tout à l 'heure.

Tu sais, elle s 'est vraiment fait du souci aujourd 'hui.

Elle était complètement ailleurs à cause de tout ça.

Puis, en plus, avec Décan qui revient au lycée pile ce matin, on avait des faits

exprès, non ? Enfin... Bon, on s 'en fait.

C 'est tout bon, terminé.

Bonjour.

Ta mère dort encore.

Tu pars travailler ? Je vais au lycée.

Comment tu t 'appelles ? Annick.

T 'as déjà pensé à faire du cinéma, Annick ? Non.

Je fais des photos pour des revues, des magazines, toutes sortes de choses.

Et toi, tu as un truc, je m 'y connais, tu sais.

Si tu as envie de tenter ta chance, tu appelles mon bureau.

Merci.

La mazière, 5.

Vergoût, 7.

Loubraque, on est de progrès, 4.

Telbec, excellent comme d 'habitude, 17.

Sabiani, vous soignerez la présentation.

Magnan, comme d 'habitude aussi, 9.

Mademoiselle Sabiani, 17.

Félicitations.

Et la meilleure note, 19, Mademoiselle Sabiani, ex aequo avec

Monsieur Lobrac.

Félicitations à tous les deux.

Heureusement que Mademoiselle Sabiani est là pour remonter la moyenne des

filles. Nous allons attaquer un nouveau chapitre. Veuillez ouvrir, s 'il vous

plaît, vos manuels à la page 48.

Alors, pour la semaine prochaine, comme nous sommes dans un lycée qui

expérimente, n 'est -ce pas ?

Nous allons expérimenter un nouveau mode de travail.

Et vous allez préparer des exposés en binôme.

Donc, chacun travaillera avec son voisin de table et chaque binôme présentera à

la classe son exposé.

Ça vous convient ? Oui ? Et si on n 'a pas de voisin, monsieur ?

Eh bien, vous vous mettrez avec mademoiselle Sabiani.

Allez, regardez, il y a Pichon qui est tout rose, là.

Rose comme un cochon.

S 'il vous plaît, du pain.

Oui, mademoiselle.

Est -ce qu 'on est vraiment obligés de travailler à deux, monsieur ? C 'est le

principe de l 'exercice.

Et je préviens, moitié de binôme, moitié de note.

Moi, ça me plaît bien, ce binôme.

Parce que tu bosses moins d 'an, et pourtant, on aura la même note.

Un livre !

Eh, si vous avez des enfants avec Pichon, on peut dire que vous avez lévé

cochons ensemble, non ? Hein ? Pas de problème, Dupin ? C 'est pas lui,

monsieur, c 'est Pichon. C 'est parce qu 'il est content, et quand il est

content, il brouine.

Comment tu veux qu 'on fasse pour l 'exposer ? Chez moi ? C 'est pas trop

D 'accord.

Il risque d 'y avoir mon frère, mais bon.

Pas grave.

Tu dis ça parce que tu le connais pas.

Ouais.

Je passerai jamais en première.

Bien sûr que si, on n 'a même pas fini le premier trimestre.

Je m 'attends, c 'est à 4h. Tiens, c 'est à toi.

Tu l 'as embarqué ce matin, c 'est par exprès.

Merci. A plus tard.

L 'anglais, c 'est pas la joie non plus.

C 'est un vrai drame, c 'est les maths.

Ouais.

J 'ai eu 3 sur 20 en dernier contrôle.

C 'est pas si mal, 3 sur 20.

Tu vas travailler avec Annick ? Je sais, oui.

Mais tu crois que tu vas aller chez elle ? Moi, je sais pas.

Enfin, en tout cas, chez moi, pas question.

Avec mes sœurs, pas question.

Tu crois qu 'elle ressemble à quoi, la chambre des niques ? Si ça se trouve, tu

vas même t 'asseoir sur son lit.

Pour l 'exposer, je peux demain ou mercredi après les cours.

Et ça m 'arrangerait qu 'on le fasse chez toi.

Bah, chez moi, c 'est compliqué.

Et chez moi, c 'est loin.

C 'est parce que j 'ai des sœurs.

Beaucoup de sœurs.

Et ?

Et... Demain, on s 'inclure chez toi, alors.

Tu crois qu 'ils sont doux, les Dradaniques ? Vous jurez, monsieur.

Je ne jure jamais, monsieur Casero. Mais vous pouvez me faire confiance.

De toute façon, je vous préviens, on va gagner.

Avec Zappa en attaque, vous n 'avez aucune chance.

On verra.

Vous jurez, hein ? Je ne jure pas.

Qu 'est -ce qu 'on vous demande de jurer si sérieusement ? Bonjour, mademoiselle

Couré.

Non, c 'est juste que c 'est bientôt le match de football professeur -élève. C

'est un événement très très attendu.

Cette année, les élèves ont voulu que j 'arbitre.

C 'est donc ça ? Mais vous ne jouez pas ? Non.

Mais arbitre, je veux bien.

Ça fait quatre années consécutives que les professeurs gagnent sous l

de monsieur Herman.

Je comprends que les jeunes en aient un peu assez.

M. Herman n 'était pas impartial.

Si seulement les professeurs étaient un exemple de fair -play.

M. Belanger ? Oui ? Est -ce que c 'est vrai ? Est -ce que c 'est vous qui allez

arbitrer le match ? Vous vous doutez de ma qualité d 'arbitre, M.

Vaud ? Alors non, pas du tout, pas du tout. Mais enfin, ça reste quand même un

match important.

Une grande tradition à Voltaire. Alors, monsieur, vous avez peur ? Oui, c 'est

ça. Qui est -ce qui pleure chaque année parce qu 'il perd ? Ah non, non, non,

pas que c 'est un monsieur.

Il n 'y aura plus Herman pour couvrir vos fautes. On dit M.

Herman. Oui.

Ah non, mais la mauvaise foi des perdants, c 'est incroyable.

Prenez -vous sur le terrain, monsieur.

Oui, c 'est ça.

On verra qui sera le plus fort.

Faut pas qu 'on se rate, M. Mélenchon, il faut pas qu 'on se rate.

Et voilà.

Merci. Merci.

Au revoir. Au revoir, Mme Brumet.

Tu reviens de joli thé ? C 'est avec les copains.

Vous et quoi ? On était au bistrot.

T 'as d 'autres questions ? Je pourrais venir un jour ? Non.

C 'est quoi ça ? 3 sur 20 ? T 'as demandé de m 'aider, t 'as pas voulu.

'on m 'aide, moi, peut -être ? En tout cas, t 'as raison de travailler.

Y a du boulot.

4 semaines de congés payés et on parle d 'une semaine de 40 heures.

Raoul, tu vas faire bailler les filles.

Vous peut -être, mais toi mon grand, il faut que tu suives un peu. T 'as l 'âge.

Oui, et bien vous en parlerez plus tard.

Henri, raconte -nous ta journée.

Le professeur de français nous fait préparer un exposant binôme.

Tu travailles avec qui ? Avec le fils Applebaum ? Non, Sabiany.

Sabiany ? Qui c 'est celui -là ? Celle -là.

C 'est une fille.

Une fille ?

Héloïse ? Une fille ? Elles sont trois, il y en a forcément une qui allait se

retrouver avec un garçon.

Pourquoi c 'est sur toi que ça tombe ? C 'est un peu le hasard. Il fallait

défendre. Qu 'est -ce que tu feras quand tes employés font grève ? C 'est la

première de la classe.

Et le site Felbeck, il s 'est mis avec une fille, lui ? Tu sais ce que tu vas

faire ? Demain, tu iras voir ton professeur et tu vas lui demander de te

avec un de tes camarades.

Oui, mais ce n 'est pas assez. Ça se passera très bien.

Il ne faut pas se laisser faire quand même.

C 'est amoureux ? Éloi.

Tu es à pied ? Allez, monte, je t 'emmène.

Toi, tu n 'aimes pas qu 'on te fasse des compliments.

Ce n 'était pas bien méchant quand tu t 'es proposé de faire des photos.

C 'est mon métier.

Je repère les talents. Et toi, tu as vraiment quelque chose.

Ça ne m 'intéresse pas.

Après, je ne dis pas que tu percerais forcément.

C 'est dans le milieu, beaucoup l 'appelaient feu d 'élu.

C 'est l 'avantage d 'une séance photo.

Ça, on verrait ce que t 'as dans le ventre, enfin, si t 'as quelque chose

le ventre.

Bon, t 'es pas obligé d 'en parler à ta mère, et puis ça rapporte aussi. J 'ai

pas besoin d 'argent.

L 'argent, peut -être pas, mais la nouvelle Selex, on dirait bien.

Bon, ça va, je te l 'ai pas volée.

Je préfère l 'intérieur cuir.

On est déjà arrivé, c 'est bête.

Bon, et tu y réfléchis.

Parce qu 'une séance photo, c 'est vite fait. Et puis, un nouveau solex t 'en

servira pendant des années.

Non, monsieur, monsieur ! Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.

Cinq minutes.

Carnet, mademoiselle.

Ah non, faites pas cette tête -là.

Une jolie fille comme vous, ça saurait la vie.

Hein ? Alors ? Dans la classe de ? La Société des

Nations, SDN.

C 'est mon père.

Et maintenant, il veut que je change de binôme.

Comme si c 'était facile.

Qu 'est -ce que je fais, moi ? C 'est Annick.

Des garçons qui voudraient être à ta place, il y en a plein. Mais toi, tu

voudrais pas.

le désarmement et la prévention des guerres. Silence dans le fond. Je disais

donc la sécurité collective par le désarmement et la prévention des

Mademoiselle Sabiani, comme c 'est aimable de nous faire la grâce de votre

présence. Vous avez un billet de retard ? Oui, madame.

C 'est quoi ? Non, rien.

Vous comptez vous asseoir dans cette tenue ?

Pardon, j 'ai couru.

Eh bien, il faut partir plus tôt de chez vous. Une heure de colle.

Vous protestez ? Deux heures de colle.

Madame, j 'habite loin. Je me lève à 6 heures de matin. Et vous continuez. Deux

de plus qui font quatre.

Je disais donc, la société des nations instaurée par le président...

Bon, M. Herman, vous vous jamberez bien à nous, arrière -gauche.

Ça vous dirait.

Ah oui, puisqu 'apparemment, on ne veut plus que je sois arbitre.

Et vous, M. Meilleur, arrière -droite.

En tout cas, je les ai prévenus.

Si il y en a un qui fait faute sur moi, je me vengerai sur sa prochaine compo.

De toute façon, avec Marcelin, on va gagner.

Vous vous souvenez, l 'an dernier, il a marqué trois buts.

Hop, hop, hop.

Le coup du chapeau.

Messieurs.

Bah, Emile.

Qu 'est -ce qui vous est arrivé ? Asseyez -vous, racontez.

Je crois qu 'il faut qu 'on trouve un remplaçant.

Monsieur Legault ? Non.

Vous voyez bien, il nous manque un joueur. Non, je suis cardiaque.

Désolé, mais non.

Cardiaque.

Moi,

je peux bien jouer, si vous voulez.

Monsieur Marcelin, vous êtes sûr que vous ne pouvez pas jouer ? Mais je suis

sérieuse. Parce que vous savez jouer ?

Il suffit de mettre le ballon dans les buts, non ? Je cours bien et j 'adore

gagner.

Bienvenue dans l 'équipe.

De toute façon, on n 'a pas tellement le choix.

Est -ce que c 'est validé par l 'arbitre ? L 'arbitre taline.

Bonjour, mademoiselle.

Jean -Pierre

?

Jean -Pierre ? Il n 'est pas là

? Héloïse, tu suis dans ta chambre.

Henri nous a dit que vous étiez une très bonne élève.

C 'est juste là.

Tu sais ce qui m 'aurait plu ? Quoi ? Qu 'on aille travailler au café.

J 'ai déjà perçu des terminales là -bas. Mon frère m 'aurait jamais laissé y

aller. Quand même.

C 'est facile pour toi. T 'attends, t 'as de laisser faire tout ce que tu

Je sais pas.

Tu sais quoi ? On n 'a qu 'à dire à ton frère que jeudi, on va étudier chez moi

et en fait, on ira au troquet.

Fréchis. Quand il revient, on lui dit.

D 'accord.

Il sort beaucoup ? Je sais pas, il fait un peu ce qu 'il veut.

Il doit avoir des filles.

On se voit au travail ? Je vous laisse.

On s 'y met ? Oui, oui.

Je

viens

de Simone.

On fait un devoir ensemble.

Ah oui, Simone.

Salut.

Vous êtes toujours collé en temps que vous lisez, non ?

Tu passes toute la soirée à lire trois pages, ça va être compliqué, là. Non, je

vais pas te le finir.

Bon, j 'en ai marre.

Non, mais t 'en vas pas, je vais lire, je vais lire.

Annick, je suis désolé.

Mais qu 'est -ce que tu me fais ? Tu veux me regarder ? Eh ben, regarde.

Mais qu 'est -ce que tu fais ? Arrête, non.

Non, non, vas -y.

Non.

Uniquement... Vas -y, regarde ! Regarde !

C 'est bon

? On peut travailler maintenant ?

Alors, c 'est quoi ce devoir ?

On prépare un exposé sur Racine.

Et vous avez qui en français ? Marcelin, tu le sais bien ?

On travaille en binôme.

Aujourd 'hui, on est ici et jeudi, on sera chez moi.

Et tu habites où ? Du côté des Albray.

C 'est de l 'autre côté de la ville, ça ? Non, c 'est pas si loin.

Mais ça va vous faire perdre du temps.

C 'est dommage.

On a déjà décidé qu 'on irait chez elle.

Mais c 'est plus simple de revenir ici.

C 'est pas bien chez nous ? Je suis bien.

Eh ben voilà.

Reviens travailler ici.

Mais c 'est que quand même, une fois tu es l 'une, une fois tu es l 'autre, c

'est mieux.

Là, c 'est toujours moi qui aurai à faire le chemin.

Si tu veux, je te raccompagnerai.

Tu le ferais pas.

On ne laisse pas une fille de votre âge seule dans la rue.

On ne sait jamais sur qui on pourrait tomber.

Pas vrai ?

Je vais y aller.

Déjà ? On m 'a volé mon Solex.

J 'en ai pour plus d 'une heure de marche.

Et pour demain ? Oui.

Même heure.

À demain.

À demain.

Bonsoir, monsieur.

Bonsoir.

Mais c 'est mon professeur, il n 'a pas voulu que je change. Je vois ça, oui.

Tu aurais dû commencer par là.

C 'est vraiment la première date.

C 'est ça.

Je passe par l 'hôpital normalement.

Finalement, je me repère bien, je ne me suis jamais perdue.

Tu sais, j 'arrive d 'Algérie.

Je ne connais pas moi ici.

T 'es pieds noirs ? Oui.

Je ne savais pas.

T 'es juive ? Catholique.

Ah.

Tu vas voir le match prof élève demain ? Tu joues ? Non, non, non, pas cette

année, non.

En tout cas, c 'est gentil de me ramener chez moi.

C 'est normal.

Et j 'habite plus là -bas.

Bon.

À demain.

À demain. Merci.

À demain.

C

'est

quand que tu arrives ? Oui maman, j 'arrive.

T 'ouvres pas le bar ce soir ? Non.

Robert vient me chercher.

Comment tu me trouves ? T 'es très jolie.

Il adore quand je porte du rouge.

C 'est un vrai taureau, je t 'assure.

Et puis, qu 'est -ce qui me fait rire ? On m 'a volé mon Solex.

C 'est pas vrai.

Mais enfin, qui peut faire une chose pareille ? Et le lycée a plus d 'une

de marche.

Oh, ma chérie.

Je suis désolée.

Mais comment ? Je sais pas.

Faut croire en ton étoile.

Tu sais que ça se passe vraiment bien avec Robert.

Il veut me voir tout le temps.

Il me parle des vacances d 'été.

Tu sais qu 'il veut même me proposer un rôle au cinéma.

Mais attends, c 'est quoi exactement son travail dans le cinéma ? Euh... Il est

metteur en scène. Non, photographe.

Enfin, un poste à responsabilité.

C 'est lui qui fait naître des talents.

Et ce soir, il va me parler d 'un projet.

Vous savez que dans le cinéma, en fait, n 'importe qui peut être producteur.

Il finit de mettre un peu d 'argent dans un film et hop, on est associés.

Et il veut que tu mettes de l 'argent dans un film ? C 'est pas, il va me

des détails ce soir.

Tu lui donnes pas d 'argent ce soir, hein ? Mais non ! Puis tu sais, hein, il

demande rien, hein.

Parce que... Tu te souviens ? Avec Maurice ? J

'allais te dire, hein.

Là où Robert m 'a mené dîner, C 'est pas Maurice.

Et puis Robert, il a pas besoin d 'argent.

Il propose d 'investir. C 'est comme ça que ça se passe.

C 'est lui.

Hé,

t 'inquiète pas, ma chérie, pour ton seul ex.

Hein ? Puis tu sais, quand je serai devenue une vedette de cinéma, c 'est en

Rolls que j 'irai te chercher à l 'école.

Tu verras.

J 'ai hâte de voir la tête de tes copains, moi.

Allez, bonne soirée, ma chérie. Bonne soirée, maman.

Pourquoi cette histoire de foyer ? Ils ont décidé que s 'ils gagnaient ce

ils auraient leur foyer.

Un endroit rien que pour eux, avec un électrophone et un coin pour fumer.

Pourquoi pas un majordome non plus ?

De toute façon, on va gagner ce match. Il n 'y a pas à discuter.

Allez, l 'enjouer.

Vous avez pris une fille dans votre équipe ?

Vous avez joué, mademoiselle ? Mieux que ça, monsieur Caziro, je suis une

gagnante.

Bon alors, on commence ce match ? Oui.

On est en train de perdre le match. C 'est du bon jeu ! Non

!

Obstruction ! C 'est bien fait, mélanger !

Pichon ? Pichon l 'exposé, je vais le finir. toute seule.

Je ferai ta partie, c 'est pas grave. De toute façon, vu la vitesse à laquelle

on avance tous les deux, ça ira pas forcément plus lentement.

Non, mais attends.

Je te rappelle qu 'on était censés travailler, pas regarder le match de

Tu m 'attends ?

Annick ? Annick ? Tu regardes pas

la fin du match ? Non, j 'ai des devoirs.

C 'est vraiment dégueulasse ce que t 'as fait, Barbe Bleue.

Qu 'est -ce que tu veux ? Je galère en maths et... Toi, t 'es super forte.

Tu pourrais m 'expliquer les intégrales ? Je me suis pris 4 heures de colle

hier. Tu crois que j 'ai que ça à faire, t 'expliquer les maths ? J 'ai même pas

le temps pour dormir, je suis désolée.

Charmante, vraiment.

C 'est pas facile pour elle.

Qu 'est -ce qui est pas facile pour elle ? Disons qu 'elle est moins privilégiée

que d 'autres.

Je savais pas que tu la connaissais si bien.

En tout cas, si c 'est de moi que tu parles, j 'ai pas l 'impression d 'être

particulièrement privilégiée.

Je disais pas ça pour t 'énerver.

Je suis pas énervée. J 'ai juste besoin d 'aide en maths et apparemment, je vais

encore devoir me débrouiller toute seule.

T 'es au courant que j 'ai eu 19 ? Félicitations, vous êtes tous très forts

moi.

Bon, écoute.

Quand je suis pas au lycée, je travaille pour les fermiers qui me logent.

Donc j 'ai pas le temps de tout t 'expliquer.

Mais...

Si ma copine peut t 'aider, je peux te la passer.

T 'as qu 'à demander.

Le braque ?

Fénati

! Fénati ! Fénati ! Fénati ! Fénati !

Fénati !

Je n 'en doute pas.

Bravo.

Annie ? Pas le temps.

Écoute, je sais que t 'as plus de soleil, que c 'est que tu mets des

venir à l 'école tous les jours.

Alors je sais pas comment tu veux qu 'on se débrouille, si tu veux c 'est moi

qui viens chez toi, peu importe. Mais cette exposition, on le finit ensemble.

Y 'a aucune raison pour que tu doives te charger de tout le travail.

Je t 'assure qu 'on peut le faire sérieusement.

Demain même heure chez toi.

Merci,

je vais la recopier.

Qu 'est -ce que t 'as à dire, toi, compendieux ? Non.

Mais si tu veux, le petit souvenir est dans ma chambre.

C 'est bon ?

Elle est étonnante, elle dit de ce type.

Poète et trafiquant.

Héloïne ! Après, personne ne dit qu 'il a aimé ça, être

trafiquant.

Mais pourquoi il l 'a été, alors ? Mais parfois, on n 'a pas le choix, Pichon.

Parfois, on fait des choses qu 'on n 'a pas du tout envie de faire, mais c 'est

comme ça. On ne peut pas se sentir comme...

Enfin, nous pourrions conclure avec un autre poète dit précoce, Raymond

Radiguet, mort à 19 ans, que l 'âge n 'est rien.

Tous les grands poètes ont écrit à 17 ans.

Et ce qui nous étonne, ce n 'est donc pas l 'âge de Rimbaud quand il écrivit,

qui nous étonne, c 'est l 'œuvre qu 'il écrivait.

Très intéressant.

Bravo.

Simone et Michel, vous aussi, j 'avoue avoir été agréablement surpris, vous n

'avez pas été en reste.

Comme quoi, la vertu des binômes.

Félicitations, mademoiselle.

Et monsieur.

Oui, bravo, mademoiselle Pichon, bravo.

Taisez -vous, des camps.

C 'est pas juste qu 'on a payé la même note, on est censé être en binôme.

T 'as pas su répondre à une seule de ces questions.

Au fait, t 'as parlé de mon autre chanteur ? Non.

Mais t 'inquiète pas, si il me demandait, je dirais rien.

Je suis loyale.

Où est -ce que tu m 'emmènes ? C 'est juste là, t 'inquiète pas.

T 'es parti tard de chez moi tous les soirs, donc je te dois bien faire.

Il appartenait à une de mes sœurs, mais elle était loupée.

Alors je suis sûr que tu vas refuser et que tu vas me dire... Tu me couves la

vie.

Vraiment ? On peut l 'utiliser ? Aussi longtemps que tu veux.

Merci, Bichon.

Henri, vraiment ? Il y a une condition.

C 'est -à -dire ? Ne te déshabille plus jamais devant moi, s 'il te plaît.

Enfin, je veux dire pas comme ça.

Enfin, je veux dire... Tu

rentres

chez toi à pied ?

Bah oui, c 'est toujours moins loin que chez toi.

Et puis si une fille peut le faire, Mlle Pichon aussi.

Et vous avez vu les élèves, M. Bélanger ? Ils sont tout calmes depuis leur

défaite. Oui, oui, Maurice, mais il faudra tout de même qu 'on reparle de

histoire de foyer.

Oui, bien entendu.

Bonne soirée. Bonne soirée, monsieur.

Mademoiselle Coricopa.

Copa, c 'est Raymond Copadeschi.

C 'est que vous êtes devenue célèbre avec votre but.

Vous voulez que je vous dise la vérité ? J 'essayais de faire une passe.

Bon, c 'est quand même grâce à moi qu 'on a gagné. C 'est vrai.

Bonne soirée. Voilà.

Oh, Annick, salut.

J 'ai un marché à vous proposer.

Bien sûr, oui.

Bien sûr, entre.

T 'en prie.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? On pourrait peut -être le dire à Michel maintenant,

? Il y a l 'entrée toute ampleur.

Et on pourrait plus voir après.

Ce serait dommage quand même, non ? Ça veut dire que ça te manquerait de pas me

voir ? Bien sûr.

C 'est bon.

Monsieur ! Salut ! Bonne année ! Bonne année ! Alors, c 'était comment tes

vacances ? Je préférais être à Alger avec mes parents.

Mon père m 'a pourri les vacances avec les études, les études, les études.

Je n 'ai même pas fait mon devoir de chimie. Mais hier, il m 'a tué. Ne t 'en

fais pas, on a cours d 'anglais, tu n 'auras pas le temps de le faire.

C 'est vrai, on a couru.

C 'est moi qui sais qu 'on s 'arrête quelque chose.

Tu n 'aimes vraiment pas les latins, hein ? Comment disons -nous qu 'on va

retrouver le monsieur ? J

'offre

à la France, cette année encore, des vœux très ardents.

Il ne parle pas du tout comme ça, le général.

Bonne année, Pichon. Bonne année.

Tu les connais ? Vraiment ? Et le braque ? T 'as eu de ses nouvelles ?

Tu m 'en parles pas. Toutes les vacances, j 'étais d 'abstente à la

Je te raconte pas le nombre de fois où j 'ai imaginé qu 'il passait la porte

pour rester du pâté.

Bonne année, Pichon. Bonne année, Pichon.

Bonne année.

Mais c 'est quoi ton secret ? Bonne année, le braque. Bonne année, Alain.

Bonne année.

Je dois passer au bureau du surjet.

A tout de suite.

C 'était bien ces vacances ? J 'ai bossé à la ferme des Colombiers.

Ça allait.

Et c 'est quoi ce que tu lis ? Le silence de la mer.

C 'est l 'histoire de la baleine, non ? C 'est pas Moubidi qui est la baleine ?

Bah alors ? On dit plus bonjour au vieux copain ? Salut Yves.

Tu veux quoi ? On a une petite course de mob ce soir où on a besoin de toi.

Je peux pas.

J 'ai pas le temps, je suis désolé.

T 'as pas le temps ? Non.

Mais, enfin, t 'es occupé à quoi ? Lire des bouquins, tailler des crayons ? Plus

à ça, en tout cas.

Allez, quoi ! Y a les gars du Val d 'Or qui nous ont défiés, on va se faire

rétaner sans toi ! Attends, l 'Aubrac, c 'est notre champion. Bon, c 'est plus

mon problème, je te dis.

Ah, d 'accord.

Monsieur va à Voltaire, du coup, il oublie le quartier et les copains.

Tu peux venir avec ton ami, si tu veux.

C 'est non.

C 'est... C 'est quoi, ton petit nom ? Michel.

Eh bien écoute Michel, si toi tu veux venir, tu es la bienvenue.

Vous faites des courses de mobilettes ? Je savais pas que t 'étais un champion.

Je suis champion de rien du tout.

Ces gars -là, c 'est les embrouilles assurées.

On t 'en approche pas.

Va voir ailleurs, Felbec. Eh, vous avez pas le droit. Laissez -moi entrer.

Qu 'est -ce que vous trafiquez ? Bon écoute, Felbec.

Il y a des chiottes ailleurs, t 'as qu 'à aller à l 'étage, d 'accord ? Allez !

Tu conduis pas ! J 'ai lu !

Oh non, pas maintenant !

Bon, alors tu comptes à la récré.

Dans les salons littéraires, qui sont d 'ailleurs presque bien connus par les

femmes, Madame de Sédigné, Madame de Lafayette...

La conversation est portée au rang d 'art.

Dupin, vous n 'arrêtez pas de parler.

J 'ai l 'impression que vous maîtrisez le sujet.

Vous pouvez nous dire ce que vous pensez des salons ?

Les

salons, c 'est bien, c 'est spacieux.

Oui, mais encore ?

Plus grand que la cuisine, non ? Dupin, on vous remercie pour votre formidable

contribution. On va vous demander de vous rassurer. Parmi les éléments qui

favorisé la montée du fascisme italien, il y a donc la crainte des troubles

sociaux et la peur d 'une révolution sociale.

Vous êtes pressé, Lamazière.

Très pressé, oui.

Vous pouvez vous lever et sortir calmement. Vous en dernier, Lamazière.

Les courses de mobilettes.

Tu vois, t 'as bien fait d 'aller lui parler.

Je sais pas trop à quoi ça m 'avance, mais non.

Plus t 'en connais sur lui, mieux tu peux l 'approcher. C 'est un truc, c

mathématique. Tu crois ? Mais c 'est sûr.

Il faut juste que, peut -être que tu te dégourdisses un petit peu, là.

Tu fréquentes quelqu 'un, toi, peut -être ? Non, pas du tout.

En fait, je fréquente.

Quoi ? Mais raconte -moi.

C 'est un ami de ma cousine.

Annie. Oui.

Il est grand, il est brun, il a des yeux verts comme des émeraudes.

Et non, vraiment, il est très, très beau.

Mais il a quel âge ? Parce qu 'Anne, il a 17 ans.

Tu le vois depuis combien de temps ? Pourquoi tu ne m 'as rien dit ? Je ne

savais pas si on allait continuer à se voir, tu vois.

Mais il est beau. Si tu savais, il est... Il s 'appelle comment ? Eugène.

Et...

Quand il me sert dans ses bras. Attends, tu l 'as déjà embrassé ? Oui, oui.

Sur quoi travaillez -vous avec autant de sérieux ? Vous essayez de

percer le mystère ?

Non, j 'ai pensé que ça pourrait peut -être intéresser les élèves.

Elle commence bien l 'année.

Vous savez ce qu 'ils ont demandé au professeur Dominique ? Une chanson d

Pretley. C 'est de l 'orage, Hélène.

C 'est bien simple, à part « Salut les copains », il n 'y a plus rien qui les

intéresse.

Vous savez, moi je pense qu 'un assassinat politique, ça vaut bien le

dérangement d 'Elvis.

complètement inconscient.

Ils en courent un renvoi définitif pour une chose pareille.

Et Applebaum qui est dedans avec eux.

Déjà que ces notes sont pas fameuses.

En plus, c 'est mal.

Comme dirait mon père, ça commence comme ça et puis ça finit sur l 'échappot.

Ou pire.

C 'est un bordel.

T 'as pas 10 centimes à me dépanner ? Pas toi, pichon.

Mademoiselle Fabiani.

Bonne année.

Bonne année, monsieur Bélanger.

Vous avez passé de bonnes vacances ? Peut -on mieux le faire ? Je suis

désolé pour vous.

D 'autant qu 'avec les félicitations que vous avez eues, vous méritiez de vraies

bonnes vacances.

Vous êtes fille unique, n 'est -ce pas ? Oui, monsieur.

De toute façon, on n 'est jamais content de ce que l 'on a.

Pour ça, ça me va.

Enfin, je veux dire, être seule, ça me va.

Vous savez, c 'est bien aussi de ne pas être trop seul.

Bonne journée.

Bonne journée, monsieur.

Je crois que vous allez vous marier avec Eugène.

C 'est un peu de ça, non ? Mais t 'as pas peur qu 'il va y aller plus loin ?

Je sais pas.

Tu me donnes un petit peu ? Moi, j 'espère que je trouverai vite mon mari.

Donc là, je partirai tuer mes parents.

Bien vu, le braque.

Merci, vous aussi.

Vous allez bien ? Ça va.

Merci pour le livre.

Avec plaisir. Ça vous a plu ? Oui, beaucoup.

Ça m 'a touché. Eh bien, je vous en prêterai d 'autres.

Merci. À plus tard. Au revoir.

Attention. Bonne année, monsieur. Bonne année.

Bon, moi j 'y retourne.

Bonne année, mademoiselle Pelladino. Bonne année, monsieur.

Oncle Paul ? Oui ? Quoi, ce livre ? Ah ça, c 'est... Tu peux l 'emprunter.

Oh, je suis pas sûr que ça te plaise.

Pourquoi ? C 'est une histoire sur la résistance.

Si, ça m 'intéresse.

Oui, mais les thèmes traités sont assez... adultes.

Mais si tu veux, je te prêterai d 'autres romans, d 'accord ? A tout à l

Il n 'a même pas voulu me le passer.

Ça veut dire quoi, adulte ? Qu 'est -ce qu 'ils nous toussent aujourd 'hui ?

On vient avec moi.

Pichon,

on peut savoir ce qu 'il se passe dans les toilettes ? Rien.

Depuis ce matin, vous n 'arrêtez pas de trafiquer je ne sais pas quoi.

Mais pas du tout. J 'en sais rien. Moi, ce qu 'il se passe, il ne se passe rien.

Ah oui ?

Pourquoi vous avez réagi comme ça quand vous avez vu Délanger tout à l 'heure ?

Mais réagi comment ? Pourquoi t 'es tout rouge ? Non, je suis pas rouge.

Simon, il est rouge ou il est pas rouge ? Il est rouge.

Très rouge.

Non, je suis pas rouge. C 'est mon teint naturel.

Donc on peut pas savoir que c 'est ça ? Ouais.

Dépêche -toi, Fall Boom, ça te sonne ?

Et Applebaum ? Il va se faire une entente, ça force, tu vas voir. Faut qu

fasse gaffe, ça rend sourd.

Mais de quoi il parle ? Je sais pas.

On avait dit

que ça rendait sourd.

Qu 'est -ce qui rend sourd à la fin ? Je sais pas.

Est -ce que vous avez entendu parler des Beatles ?

Les musiciens anglais ? Oui.

Let's see if those names ring a bell.

Hé, je vais la rendre, oui. Arrêtez de décoller les pages, c 'est ça.

C 'est beau, elle va vous entendre, là.

Non, pas moi.

Je ne sais plus quoi faire.

Ça ne serait jamais arrivé avec Mme Giraud, avec M. Herman ou avec aucun

Ça n 'est pas l 'anglais le problème, c 'est moi.

Non, mais non. Il se fiche de mes cours, il se fiche de moi.

Vous savez, ça arrive à...

Beaucoup de professeurs.

Ça ? C 'est déjà arrivé ? Non.

Vous connaissez les Beatles ? C 'est un groupe de rock 'n 'roll.

Ils sont britanniques.

Apparemment, les élèves adorent ça. Alors bon, j 'avais renoncé à l 'article

Kennedy pour leur faire traduire une chanson.

C 'est une excellente idée, ça. Mais non, j 'ai même pas le disque. Elle est

nulle, mon idée. Et moi, je suis nulle. Et eux, ils l 'ont bien compris.

Ça me rappelle Miss Bayes quand j 'étais en Angleterre.

Mademoiselle Courret, je ne sais pas qui est Miss Bayes, mais vous n 'êtes pas

nulle.

Vous êtes débutante.

Je n 'avais jamais prévu d 'enseigner.

Je n 'ai même pas été formée.

Je connais beaucoup de professeurs qui ont été formés et qui ne se sont jamais

posé les questions que vous vous posez.

Vous allez y arriver.

Parfois, les choses ne se passent pas comme on le voudrait.

Mais ça ne peut pas dire qu 'elles n 'arrivent pas.

C 'est la fin.

C 'est impossible que j 'en réchappe.

Tu seras collé, c 'est sûr. Je vais me faire virer.

Mon père, il va m 'envoyer dans le Cantal.

Pourquoi dans le Cantal ? Je déteste le Cantal.

C 'est là où habitent mes grands -parents.

Je les déteste aussi.

Applebaum, arrête de faire ta famelette et assume.

T 'avais qu 'à pas t 'endormir dessus.

Tu nous dois 40 centimes, je te rappelle.

Pourquoi c 'est moi qui devrais prendre ? C 'est pas moi qui l 'ai rapporté au

litier, le magazine.

C 'est pas faux d 'un côté.

Bon, toi, tu vas prendre à fermer ta gueule, déjà.

Tu vas te manger une grosse baffe. On se calme.

Si on balance nos noms, on balance tous ceux qui en ont profité.

Ah ouais, non, non, vous pouvez pas faire ça.

On va se gêner, tiens.

De toute façon, t 'es le chef de classe.

Alors tu vas te croire une solution.

Hein, Fichon ?

Annick ? Tu sais pourquoi les garçons disaient qu 'Applebaum allait devenir

source tout à l 'heure ? Oui.

Ah.

Alors tu pourrais m 'expliquer ? Non.

C 'est tout ce que tu sais dire, non ? Quand on te demande de l 'aide en maths,

c 'est non, là encore c 'est non. T 'arrives d 'être sympa de temps en temps

'en rends un service de faire quelque chose pour les autres ? Non ?

Je veux un nom.

C 'est compris ? Vous avez jusqu 'à demain.

Bichon, vous êtes chef de classe.

Vous avez de bons conseils.

Et il a dit que si on balançait pas ce qui a emporté le magazine, toute la

classe serait collée tous les jeudis jusqu 'à la fin du trimestre.

Alors comme ça, on sera tous collés.

Toute la classe.

Mais même les filles.

Tout le monde.

Mais c 'est pas juste.

Je vais pas me faire taquer à cause de Dupin.

C 'est Dupin qui a porté le magazine ? Ouais. Et Vergou. Et l 'Agnès Dutourger

et l 'Intellon, on vous a pas sonné.

J 'ai fait tout ce que j 'ai pu.

Jeudi, je dois bosser à la ferme.

C 'est pas cause de ce crétin d 'Applebaum.

Pas de ma faute.

Mais c 'est vrai que t 'étais sourd, toi.

Le Braque ?

Tu peux me dire ce qui rend sourd, toi ? Tu peux pas comprendre, c 'est des

trucs de garçons.

Mais t 'en fais pas pour ça. Mais je m 'en fais pas, je veux juste la voir.

Alors, qu 'est -ce que vous êtes dit ? Bah rien, il prend pour une gamine.

Tout le monde prend pour une gamine.

Hello ! Le marché, c 'était que je faisais les photos et qu 'après vous

laissiez tranquilles, ma mère et moi.

Oh, t 'es jolie quand t 'es en colère.

Qu 'est -ce que vous fichez là ? Je suis simplement venu te dire que le magazine

est sorti et que comme convenu, on te reconnaissait pas.

Oui, je suis.

Je peux plus jamais vous voir ni ici ni ailleurs.

C 'est pas grave.

Quand j 'aurai envie de te voir, il me suffira de regarder tes photos.

Tu ne m 'avais pas dit qu 'on pouvait aller chez ton ami ? Si, mais ses

ont annulé leur voyage.

Pourquoi pas chez toi ? Ma soeur.

Elle n 'est pas chez vous, là ? Et comment tu sais ? Elle reste en études

faire un devoir de maths.

C 'est vrai ? Oui.

Les copains, je vous présente Michel.

L 'ami de l 'Aubrac, Michel. Je vous présente les amis du Raval, donc Nicole,

poule. Pierre.

Thierry et Armand.

Voilà. Thierry, Pierre, Pierre, Michel.

Santé. Santé. Santé.

Alors, le Raval, vous êtes prêts ou quoi ? Prêt pour le grand saison ?

Tu veux te mettre ? Non, non, non, mais c 'est parce que d 'habitude, on

commence pas dans cette position.

Ah bon ? Et c 'est comme tu veux ? Comment tu veux qu 'on te mette ? Non,

'inquiète pas, je vais m 'adapter.

Tu vois, comme ça, je me rappellerai de toi toute ma vie.

Comment ça ? Bah, t 'es mon premier.

Ça s 'oublie pas, ça.

Moi, je sais bien que je suis pas ta première.

Toi, t 'es mon premier.

Tu veux que je le fasse ? De quoi ? Le lit.

Non, non, c 'est bon.

Et toi, c 'était comment ta première ? Je sais pas, moi. Tu m 'ennuies avec

toutes tes questions.

Désolée.

C 'est juste que les garçons, ça parle moins que les filles, tu comprends ? Et

puis on n 'a pas tous ces sentiments comme vous.

D 'accord.

Au revoir.

Tu vas l 'ouvrir avec des petits sacs en trois tours.

Prends le poing, là, géant, là.

Je me dépasse.

Je vais chercher

quoi,

là ? Augmenter le niveau de la course.

Qu 'est -ce qui se passe ? Je t 'écoute.

Tu prends une gonzette salariale, histoire de pimenter un peu les choses ?

va. Non, non, non, non. Pas ta gonzesse. Ce serait trop facile.

Chacun prend une fille de l 'autre bande.

C 'est quoi cet embrouille ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Vous avez peur de prendre

une fille des ravales, c 'est ça ? C 'est elle qui devrait avoir peur.

Elle a maubagilou, c 'est pas la déesse à papa.

T 'en fais pas pour ça.

Les frangines chez nous, elles ont pas froid aux yeux. Bon alors, qui s 'y

? Nicole.

Attends.

Ta copine, la petite nouvelle, là.

On va voir si elle a pas froid aux yeux.

Vas -y, viens.

Tu vas bien se passer.

Non, mais je suis désolée, mais la mob, c 'est vraiment pas mon truc. J 'en ai

jamais fait, en plus. Non, mais c 'est bon, on te demande pas de la conduire.

Mais Yves, je m 'y bats, je rentre. Non, mais c 'est bon, je peux y aller, moi,

si tu veux. On m 'a dit que c 'était pas toi qu 'on voulait.

Viens. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Tu perds pas au change avec Nicole, je t

'assure.

Bah, qu 'est -ce qu 'il se passe ? C 'est les gonzesses qui font la loi en

ravale ou quoi ? Bon, allez, vas -y.

Putain, dans le temps, les gonzelles de l 'obraque, elles étaient moignottes.

Alors maintenant, t 'arrête ton finoche et tu montes sur cette mob.

Non mais faut que j 'y aille, en plus j 'ai des trucs à faire.

Salut. Non mais je t 'explique, tu vas nulle part là.

Eh, la ravale, c 'est rien que des fialeuses !

Michel

!

Et un service d 'amis ? Parce que Dupin et toi, vous êtes mes amis.

Pas vraiment.

Toi, je te rappelle qu 'on est dans le même camp.

Ça passera jamais.

Bélanger veut des noms.

Je t 'en supplie Henri, fais ça pour moi.

Comment tu veux que le convainc des innocents se faire coller ? Les mecs, j

fais mon affaire.

Et toi, que ce soit des filles.

Essaye au moins.

Toi, elle t 'écoute.

Tu parles.

Non, mais ça c 'est vrai.

Elles t 'aiment bien, les filles.

Elles te parlent, elles viennent te voir.

Elles te font confiance.

Un peu comme si t 'étais l 'une des leurs.

T 'es un peu leur meilleure copine.

Ouais.

On est loin de chez toi, là, non ? Je préfère finir à pied, je voudrais pas qu

'on croise mes parents.

Merci en tout cas.

Quel fou, ça. Imagine si t 'étais pas venu.

J 'imagine très bien, ouais.

Mais ça me fait pas rire du tout parce que t 'es complètement inconsciente.

Ça va, de ce que j 'ai entendu là -bas, t 'es pas le mieux placé pour me faire

la leçon.

Et t 'as entendu quoi ? Rien.

Salut.

Michel.

Michel.

Qu 'est -ce que tu veux que je te dise ? Que j 'ai eu peur ? Bah, j 'ai eu peur.

Moi aussi, j 'ai eu peur.

Bon, ben, j 'y vais.

Ouais.

On se voit au lit, t'sais.

Attention.

Ça va ma chérie ? Oui.

Si t 'avais réussi à convaincre les filles, on n 'en serait jamais arrivé

Mais quelqu 'un aurait fini par te balancer.

Il n 'y a pas que les filles qui étaient innocentes.

Là, au moins, on est tous solidaires, alors estime -toi heureux.

Eh ben, t 'as refait du monde en moins.

Belle question, mais j 'aurais jamais pensé.

Suivant, monsieur Lamazière.

Ton petit ami.

Peut -être que tu vas le faire.

Good morning.

Sit down.

La check.

Un peu.

Je te comprends.

Bon, nous n 'allons pas attendre vos camarades. Ils sont en train de se faire

torturer dans le donjon du surveillant général.

Bon, aujourd 'hui, nous allons commencer par étudier un article sur l

'assassinat du président Kennedy.

Oui ? Et la chanson, madame ? De Song ? Non, il n 'y aura pas de chanson.

Malheureusement, je n 'ai pas trouvé le disque.

Qu 'est -ce qu 'il y a, Michel ? C 'est quoi la chose que les garçons font et

qui rend sourd ? Déjà, ça rend pas sourd.

Ça arrive à la liberté.

Merci.

Salut.

Ça va ? Tu es égouttante.

T 'as entré tard hier.

On a bûché les maths avec Simone.

Elle m 'a bien aidée.

Alors, je souhaite à chacune et à chacun une bonne et

heureuse année 1974.

Vive la France !

Il m 'ont fait croire qu 'un élève était en train d 'agoniser dans les

toilettes. J 'y suis allé, paniqué.

Et alors ? Et alors ? Il n 'y avait personne dans les toilettes et ils ont

la porte à clé. Ce film est d 'un ennui.

Alors, bardo.

Bardo ! Vous partez déjà, Madame Bélanger ? Je suis une lève -tôt et donc

couche -tôt.

Votre femme est bien raisonnable, Monsieur Bélanger.

À tout à l 'heure.

À votre place, je me méfierai.

Non, je plaisante, je plaisante.

Ça en fera plus pour nous.

Alors, qui le resserre ? Emile ?

Boys will be boys, c 'est de l 'anglais ça veut dire.

Mais merci, je sais ce que ça veut dire.

Des élèves transforment le lycée en lupinard et nous on doit fermer les yeux

J 'ai quelque chose pour vous dans mon jour.

Pour vos élèves.

Les 8 tonnes ! J 'espère qu 'il y a la chanson que vous cherchez.

Non, non, mais il y a même l 'embarras du choix.

Merci beaucoup.

Et... Celui qui est pour vous.

Je sais pas quoi dire.

C 'est peut -être un peu moins moderne, mais c 'est un artiste que j 'aime

beaucoup.

Je suis marié.

Vous ne respectez donc vraiment rien.

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