All language subtitles for Une femme fidèle (1976) Rus. Fr.

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Original subtitles

Monsieur Charles.

Pas de feuilleté.

Madeleine, rendez -moi le service de la mettre au four exactement 15 minutes.

Pas plus.

Vous les porterez à ma tante pour son réveil.

Et ne lui dites surtout pas que je suis ici.

Tes croissants étaient très bons, Charles.

Depuis quand n 'es -tu pas venu ? Tu n 'es pas bien ? Une angine m 'attend.

Naturellement, elle galopait toute la nuit.

Madeleine t 'a trouvé une petite mine.

Moi, je te trouve la tête d 'un Parisien.

Il y a presque un an.

Un an.

Un an déjà que je vous ai fait des croissants.

Je vais dormir une heure ou deux.

Qui dort le jour voit sa mort.

Tu vas te lever.

Angine ou pas.

La cloche sonne dans cinq minutes.

Tu sais que je suis toujours très stricte pour les repas.

Allez, dépêche -toi.

Ah, M.

Leroy est revenu.

Enfin, là -bas, il n 'y a pas que lui sur la terre.

Bonjour, mon père.

Bonjour.

La fugue que vous avez jouée tout à l 'heure n 'était pas dans les temps.

Beaucoup trop vite.

Comment trop vite ? Nous attendons quelqu 'un ? Elle n 'est jamais en

pourtant. Oui, Mme Leroy.

Vous avez dû entendre parler du président Leroy.

Il m 'a débrouillé des affaires de biens nationaux autrefois. Au fruit du

galant, l 'abbé allait la chercher. Elle n 'a pas entendu.

C 'est ma faute.

Je lui dis hier qu 'à son âge, je marchais au moins trois lieues par jour.

'exercice était bien meilleur que toutes les autres jouvences.

Mais cette petite fait tout à l 'excès.

J 'aurais dû réfléchir avant de parler.

Elle a dû se perdre en forêt. Il vaut mieux que j 'y aille.

Vous allez prendre froid à ouvrir si grand la bouche. Mais ma maîtresse est

perdue. Cherchons -la.

Madame de la Palme s 'inquiétait.

J 'ai son neveu.

Vous étiez perdue ? Non, j 'ai fait une longue marche.

Quoi de neuf à Paris ? On parle d 'adapter les illusions perdues de M. de

Panzac.

Demandez à votre mari de vous y emmener, à son retour d 'Angleterre.

Monsieur le roi est à Londres.

Il va y plaider.

Pour des affaires de tableau perdu.

Pas pour tout le monde.

Il en nous réclamait tout ce que nous avons volé.

On viderait le Louvre.

Je voudrais être monsieur pour recevoir vos lettres.

Vous souriez toujours quand vous lui écrivez.

Un trèfle à quatre feuilles ! Vous y croyez, mon père ? Il y a plein de

à quatre feuilles ici, plein de bonheurs.

Moi, je crois que le bonheur est toujours une décision.

Je n 'ai jamais pu en trouver un de ma vie.

Tu nous referas des croissants demain matin ? Tout ce qui vous fait plaisir,

tante. Tu devras en faire au poivre pour l 'abbé, comme la dernière fois.

Oh oui, monsieur le comte, oh oui.

C 'est promis.

Vous êtes fâché, le bébé. Vous pourrez pardonner cette blague à des enfants,

mais vous, madame, à votre âge...

Mais

je n 'attends personne.

Je ne fais que passer.

Flora.

On m 'attend à Crécy, mais passer si près sans vous faire un baiser.

Et à mes vieux amis.

Monsieur l 'abbé.

Madame le roi.

Madame le roi.

La marquise de Saint -Gilles.

Au bal donné par les périgords, le vieux Beaumont a perdu un oeil.

Comme dit Talran, la vie serait supportable s 'il n 'y avait pas les

Victoire ! Mes petits cadeaux.

Le dernier produit des manufactures Gaston Crégneux.

Oh, c 'est ravissant.

Merci.

Comment va -t -il ? Bien.

Et quand vous mariez -vous ? Bientôt.

Mais il est tellement pris par les affaires. Il vient de racheter une mine.

Charbonnage et chiffonnage, il ne peut pas tout faire.

Bonsoir, les filles.

Tu as vieilli plus vite que moi.

La campagne ne te réussit pas, on dirait.

Tu as forci.

De toute façon, tu n 'as pas de souci à te faire, j 'ai tout arrangé.

Bravo, tu n 'as pas perdu de temps.

La justice est tout de suite ou jamais.

Le ministre est fou de moi.

Un peu plus bas, à droite.

Merci. Tes duels, ça suffit.

Ça, c 'est un peu d 'expédier les maris dans un monde meilleur.

Ce crétin ne savait pas tenir un pistolet.

Je voulais lui loger une balle dans le bras, il a trébuché et il l 'a prise en

plein cœur.

De toute façon, un service en vaut un autre et j 'ai besoin de toi.

Ah.

Crée mieux m 'a laissé tomber. Je rentre à Paris.

Adieu, fortune.

Non, mon amour.

Et que dois -je faire ? Accident de chasse ?

Sa voiture dans un ravin ? Non, plus subtil que ça.

Je le veux vivant, à moi, et je l 'aurai.

C 'est un amant moins doué que toi, mais les mines, les manufactures, notre

avenir assuré.

Il te remplace par qui ? Bon, par une petite dame qui sort du couvent,

de Volnay.

Isabelle ! Isabelle.

J 'ai tout fait pour empêcher les fiançailles.

Je n 'ai pas réussi.

La vertu est sans doute un trop fort piment.

Charles, tu vas t 'occuper de cette petite.

Et que tout le monde le sache, tu vas la séduire, la déflorer, la pervertir.

Et rapidement, tu rentres avec moi à Paris.

C 'est impossible.

Tu as peur ?

Je suis sur un autre travail.

Ici ? Ici.

Cette blanc -ceintre, Madame Leroy.

Fidèle, honnête.

Je croyais que ce genre de femme n 'existait plus.

Un ennemi digne de moi.

Perdre son temps à la campagne avec une prude.

Quel peineur.

Mathilde, ce sera ma plus belle conquête.

La plus difficile.

Seriez -vous amoureux ? Petit canaille, tu es amoureux ?

Devine.

Je vais mener l 'affaire sans la moindre bavure jusqu 'ici.

J 'arrive à un tournant difficile.

Continuer à jouer l 'amitié ne serait qu 'un cul -de -sac.

Il me faut maintenant jeter le trouble.

Je t 'aime.

Pardon ? Je parle à Mathilde.

Vous trichez.

Taisez -vous, l 'abbé. Vous êtes mon confesseur. Vous êtes là pour écouter

fautes. Et nous les pardonner.

Bref.

Caro.

Tu ne sais plus jouer ? Et si j 'allais, moi et digne, te dégoûter de la vertu

de ta belle dévote ? Aucun risque.

Viens. Non.

Je serai ta récompense.

Prends cette femme, vite.

Et ronds aussitôt après, dans ton style.

Elle n 'est pas très douée pour le jeu. Tu ne dois pas commencer à

être jalouse.

Saviez -vous que mon neveu souffre d 'une terrible manie ? Le chemin de fer.

Oui, oui, le chemin de fer.

Vous conduisez les molocotifs ? Locomotives ? Non, j 'en fais

exactement, je prête mon argent à ceux qui les fabriquent.

Ça vaut mieux que de perdre son argent au jeu, n 'est -ce pas l 'abbé ? Il vaut

mieux perdre quelques louis aux cartes que son âme à construire ses machines

infernales.

C 'est extrêmement simple.

fait du feu, donc de la vapeur, qui presse et qui actionne les pistons, qui,

eux, font tourner les roues.

Je n 'y comprends rien.

À quoi ça sert ? Le cheval est tout de même plus simple.

Mais on l 'appelle le cheval vapeur.

Un jour, la Terre sera toute petite.

Nous irons presque aussi vite que nos pensées.

Oh,

je n 'y vois plus rien.

qui bougent, tout bascule.

Et si on roulait sur un caillou ? Oh, arrêtez ! Faites arrêter !

Mais faites arrêter ! Vous savez bien qu 'avec moi, vous ne risquez rien.

Ce n 'est pas merveilleux ?

Les bijoux, les fleurs, tout ça, ce sont de vieilles lunes.

Moi, je séduis avec une locomotive.

Je suis un homme de progrès, Flora.

À propos, je pense à la seconde phase de ma campagne.

J 'ai jeté le trouble. Maintenant, je bouleverse.

Attaque hypocrite.

Je vais jouer les repentis, lui avouer mes forfaits passés, la supplier de m

'accorder le soutien dont j 'ai besoin.

Elle sera l 'ange qui m 'aidera à sortir de l 'égout.

Je ne lui en dirai pas trop, nous finirions vous et moi en prison.

Demain, début de l 'offensive.

Puis le cheval vapeur, mais le cheval tout court.

Vizir ! Vizir ! Qui est -il ? Mais il vient qu 'il a fait tomber M. le Comte,

pourvu qu 'il ne se soit rien brisé.

C 'est bien agréable d 'être mort.

Mais, essayez de bouger.

Ça va.

Rien de cassé.

Plus de peur que de mal.

La peur était pour moi.

Tu sens.

Rien de plus banal.

On a tué ma soeur sous mes yeux dans les journées de septembre.

J 'avais quatre ans, elle en avait huit.

Et le dégoût ne m 'a plus quitté.

J 'ai vu tous les régimes.

Ce ne sont que des règlements de comptes, des jeux stériles, des

même. Non.

Merci pour moi.

Je n 'aime que l 'inutile.

Je n 'aime que ce qui n 'a pas de grammaire, pas de prix, pas de loi.

Je n 'aime que ce qui est au -dessus de nous, incompréhensible, intouchable.

Quoi donc ? L 'art, la musique, l 'amour.

Mais je ne l 'ai pas su tout de suite.

Je suis resté longtemps dans le désordre.

Entouré d 'hommes sans moral, je les ai imités, j 'ai mis mon amour propre à

surpasser leurs vices.

C 'est bien utile de m 'en parler.

Je ne peux me repentir qu 'en avouant.

Je ne veux rien savoir.

Mais j 'ai besoin que vous sachiez, que vous sachiez tout.

Vous allez probablement me haïr ou pire encore me mépriser, mais j 'ai besoin d

'être honnête avec vous.

Mathilde, il faut m 'écouter, je vous en prie.

J 'ai aimé le plaisir pour survivre.

Je m 'en suis servi.

Ce n 'était pas un but en soi, mais une fuite.

J 'ai cru trouver mon âme dans le corps de mes maîtresses.

Il y a pire, Mathilde.

J 'ai été complice d 'un meurtre.

Un meurtre ? J 'étais jeune, 18 ans.

J 'avais une maîtresse que je partageais avec un vieux marquis.

Sans qu 'il le sache, le pauvre.

Un jour, il nous a surpris.

C 'était lui ou nous.

Elle l 'a empoisonné.

Je l 'ai su.

J 'étais lâche, je n 'ai rien dit.

Le remords me ronge.

Je vous en supplie, Mathilde.

Aidez -moi.

Non.

Oui ? Mme Leroy n 'est pas bien.

Elle va garder la chambre ce soir.

Je vais la voir.

Elle m 'a dit qu 'il ne fallait pas s 'inquiéter. Un peu de migraine, c 'est

tout. Elle aimerait rester seule.

Bien.

Monsieur n 'est pas de la promenade, je vois.

Trois jours qu 'elle m 'évite.

Mais vous ne m 'aviez promis qu 'un Louis.

C 'est pour l 'accident de cheval.

Le second Louis, c 'est pour une affaire un peu plus délicate.

Je vous écoute.

Ciel, mon maître.

Pardonnez -moi, monsieur.

Alors, Pauline, on s 'amuse ? Et sur le crucifix ?

Je vous en prie, ne dites rien, madame. Nous allons

avoir un secret, tous les deux.

Oh non, monsieur.

J 'aime Samson.

Tu te trompes.

Ce n 'est pas toi que je veux.

Alors, qu 'est -ce qu 'il faut faire ? Répétez ce que je vais te dire.

de ma vie et je veux être sûr que tu n 'oublieras rien.

Ce n 'est pas celui -ci ? Les pauvres me font peur.

C 'est une des poupées de M. Charles.

Crois -tu qu 'elle l 'ait volée ?

J 'ai peut -être été dure avec lui.

Je ne sais pas, madame, mais en tout cas, il mérite.

Je l 'aime bien.

Et il jouait avec tout comme un enfant.

Dimanche, il avait mis des rubans au cou dès la fin.

Il rit de tout.

Et puis, vous savez, l 'autre matin, je l 'ai vu à la chapelle.

Il était seul.

Il pleurait.

C 'est un drôle d 'homme.

Vous lisez les lettres des autres ? Mais non, je me tiens au courant, ça sert

toujours. C 'est une lettre de la marquise de Saint -Gilles qui est

mon maître.

Qu 'est -ce qu 'elle dit ? Curieuse, hein ? Merci pour ton information

au sujet du chevalier Tanguy.

Tu avais raison, il est fou d 'Isabelle et a le tort de lui

écrire. Mais comme tu le sais déjà...

J 'ai décidé que Crémieux et sa fortune seraient pour moi. J 'ai donc subtilisé

une lettre de l 'imprudent Tanguy que j 'ai remise à la mère d 'Isabelle, la

comtesse de Volnay.

L 'ingrate, l 'idiote.

Au moment où j 'allais tout sourder.

Isabelle épousera Crémieux. Elle l 'épousera. Je conserverai nos terres de

Normandie.

Ils ont -ils des rapports ?

Avec Tanguy ? C 'est à Nico.

Oh, le bon jeune homme.

Par prudence, tout de même, je la changerai de cadre. Je lui ferai oublier

Paris.

Dès demain, j 'irai à la campagne.

Vous savez que Mme Leroy est chez la marquise de la Palme ? Un quilde ? Que

devient -elle ? Je l 'aime tant.

Ce serait une bonne compagnie pour vous.

Et Isabelle aurait d 'autres cités.

Je suis morte.

Je suis froid.

Je ne m 'en capte plus que ce mariage de bouseux.

J 'ai mal aux pieds.

Mouche -toi.

Ah, hyphigénie ! J 'ai grondé, Madeleine, de ne pas m 'avoir réveillée

nuit.

Vous êtes super.

Bonjour, Isabelle. Bonjour, madame.

Votre cocher s 'est perdu. Trois fois. C 'est vrai ? Vous êtes fou comme un

polonais. Je n 'ai pas voulu vous tirer du lit.

On dirait votre petite soeur.

Vous savez que votre arrivée est une surprise.

Je n 'ai rien dit.

Je ne savais pas que le comte de la Palme était ici. Eh oui, il est venu se

refaire un son neuf.

C 'est gentil, n 'est -ce pas ? Bouge -toi.

Alors, la paix.

Bon appétit.

Bon appétit et bonne descente.

Cette fois, la peur était pour moi.

Mathilde.

Il fait génie.

Charles.

Charles. Venez, c 'est très amusant.

C 'est arrivé à l 'ancien gardien du château. Monsieur le comte. C 'est une

histoire tout à fait ludique.

Il vous a ensorcelé.

Je ne comprends pas.

Il suffit de voir comme vous le regardez.

Ça crève les yeux.

Savez -vous qui est cet individu ? Exactement. Qui il est ? C 'est un homme

charmant et malheureux.

Un hypocrite comme il n 'y en a pas deux.

Il a passé sa vie à semer le trouble dans les familles.

Le scandale et le déshonneur.

Je le sais, il m 'a tout avoué.

Décidément, il est encore plus fort que je pensais.

Il a changé, voilà tout.

Vous le défendez ? Il vous a séduite ? Vous êtes prise, ma petite.

Vous êtes dans ses filets.

Avez -vous pensé à votre mari ? S 'il vous voyait dans cet état, s 'il l

'apprenait. Apprendre quoi ? Je n 'ai rien fait.

Être en tête à tête avec un tel homme, à la campagne, pour jouer avec le feu.

Vous le recevez bien chez vous ? Une inconséquence ajoutée aux mille autres

gouvernent la société.

Croyez -moi, s 'il en est encore temps, un moment d 'égarement est si vite

arrivé. Vous ne pourrez plus effacer la faute.

Vous l 'aimez ? Non.

Vous savez que j 'ai raison.

Au nom du roi, le préfet en a fait défense formelle. Il va empêcher mes

villageois de danser ? Oh, mais ça ne se passera pas comme ça. Je vais écrire à

mon ami Courrier. Madame la marquise, nous avons des ordres. Tout le monde est

sage ici, allez le dire.

Vive ma jeunesse, vive Louis XV.

On danse entre les murs, pas dehors. C 'est l 'ordre. Faites place.

À quoi jouez -vous ? Le roi... Le roi, le roi, ici c 'est moi. Allez, file.

File.

Vous ne descendez pas dîner ? J 'ai la migraine.

Laisse -nous, Pauline.

J 'ai été si tourmentée de vous avoir dit ces choses.

Je partirai demain matin.

Je savais que vous étiez raisonnable.

Prenez ma voiture et mon cocher.

Trouvez -moi des excuses pour ce soir.

Je ne voudrais peiner en rien, Madame de la Palme.

Je m 'occupe de tout.

Ne la cherchez pas.

Elle est -elle malade ? Non, elle n 'est pas malade.

Je vous fais mon devoir.

Si vous arrivez à temps, voilà tout.

Le monde préfère vous ménager.

Moi, pas.

Je me vengerai.

Qui est là ?

Otez

le verrou, c 'est grave.

Que je m 'attire.

Renaud.

Ce n 'est pas toi ? Non, c 'est moi.

Oh non ! Si tu cries, ta maman va demander pourquoi ta porte était

pourquoi je suis dans ton lit.

Oui.

Et alors, il n 'y aura plus de Renaud, mais le couvent.

Tu veux que j 'appelle ? Non.

À la bonne heure.

Enlevez votre main.

Si tu n 'es pas gentil, je vais faire du bruit.

Ou je le dirai au chevalier.

Oh non, il ne serait pas content.

Votre main.

Tu crois que les hommes prennent tout.

Mais non, ce sont de grands échangeurs.

Je pose une main sur toi, mais en revanche, tu poses la tienne où tu veux.

Ici, par exemple.

Est -ce que je fais des histoires, moi ?

Alors ? C 'est affreux.

Ça bouge.

Vous êtes malade ? Renaud, c 'est pareil.

Menteur par Renaud.

Mais c 'est énorme ! L 'homme n 'est jamais content de son sort.

Mais il faut faire avec ce que l 'on a.

J 'ai déjà vu des statues à Versailles, mais... Ce qui prouve que l 'art est

toujours en deçà de la réalité.

Ça me fait tout drôle.

Tu vois qu 'il vaut mieux te trouver un peu bête devant moi que devant Renaud.

Il n 'apprécierait peut -être pas une oie blanche.

Qu 'est -ce que nous allons devenir ? Il y a un proverbe chinois qui dit...

Mets la clé dans la serrure.

La fleur dans le vase, l 'homme dans la femme, et tu ne poseras plus de

questions.

Les lapons disent à peu près la même chose, les Espagnols aussi, même les

Suisses. Vous tremblez.

Vous avez froid ? Vous voulez que je vous fasse un feu dans la cheminée ?

Ou voulez -vous que j 'aille ?

Non, c 'est mon épingle.

C 'est agréable ? Oui.

Alors, je continue ? Oui, vous ne direz rien.

Comme tu voudras.

Alors, qui dit mieux ? Qui dit plus vite ? J 'espère que vous êtes contentes de

moi. Voilà pour Isabelle.

Quand Amatilde, sa fuite, rentre dans mes plans, elle croit m 'avoir échappé.

Elle est perdue.

Devinez qui j 'ai pris pour allié.

Son propre confesseur, le père Anselme.

Il croit à ma conversion.

Il croit que je pars chez les sauvages, chez les bons pères.

Mieux, il a accepté d 'aller porter Amatilde ma lettre d 'adieu.

Il s 'en va ? Loin, très loin. Il pense que là -bas, il pourra refaire sa vie.

Mais il faut être atteint.

Ces natures difficiles deviennent souvent l 'étoffe de la sainteté.

Quand il m 'a remis cette lettre, je ne l 'ai pas reconnue, même physiquement.

Pâle, les yeux cernés, défait.

Et il me fait peur pour sa santé.

Je suis venu vous dire adieu.

Mais qui vous... Pauline m 'a fait entrer.

Je vous attends depuis deux heures.

Ici ? Vous êtes fou.

C 'est possible.

Je n 'ai pas dormi depuis votre départ.

Mais qu 'importe.

Vous, je vais.

Oui, on me l 'a dit.

Et j 'ai lu votre lettre.

Le plus lointain de cette terre est encore trop proche de vous.

Je vous ai écrit six lettres.

Et les ai toutes jetées au panier.

Il ne reste qu 'une façon de vous oublier.

Non.

Non, ne dites rien.

Elle ne sort jamais sans me prévenir.

Où a -t -elle mis le chocolat ?

Mon

mari a reçu du cacao de Hollande.

C 'est très amer.

Vous aimez ?

J 'ai aussi de la liqueur de cacao.

Tu n 'aimeras que moi.

Oui.

Nous en irons.

Oui.

Tu renonceras au tout.

Oui.

Alors, je ne veux plus qu 'une chose.

Tu as raison.

Tu ne gardes rien ? Si.

Cha, ma robe brûle.

Ma seule robe.

Eh bien, tu vivras nue.

Tu t 'en lasserais vite.

Jamais.

Un pantalon de dentelle.

Un gant de la main gauche.

Une robe de promenade.

Une pêcheresse.

Et une chemise de nuit.

Il y a longtemps que vous êtes dans cette malle.

Depuis quatre ans et six jours.

Et qui faisiez -vous, mademoiselle ? Je vous attendais.

20, 21, 22, 23, 24, 25,

26, 27, 28, 29, 30, 31, 32,

33, 34, 35.

Ça fait 35 heures que nous n 'avons pas quitté ce lit.

Nous sommes déjà mardi.

Nous sommes au pays, au pays sans jour.

Où vas -tu ? La cuisine est vide.

Je vais chercher à boire et à manger au relais de poste.

Quels sont les autres ? Restons chez nous.

Tu dois payer pour sortir.

L 'octroi ?

C 'est suffisant.

Pour une heure, pas une seconde de plus.

Avec toi.

Ah, monsieur, enfin ! Je crois que j 'allais finir par me ruiner le moral.

Ça fait trois jours que je bois.

Les chevaux s 'impatientent, j 'ai fatigué un peu tour à tour, mais... Ah,

tu vas regagner Paris, je ne peux pas partir.

Monsieur est heureux ? C 'est une femme étonnante.

Et vous restez ? Oui, elle me surprend.

Reviens tous les deux jours, je ferai de même. Et pour le retour de monsieur le

roi, rien de changé ? Rien, Pauline me l 'a confirmé, et c 'est toujours pour le

vendredi qui vient.

Ah, j 'ai donc à peine cinq jours si je vais lui laisser un souvenir de moi.

Alors, monsieur veut être père ? Non, elle est si heureuse avec moi.

Ben, du premier temps, toujours.

Ne sois pas impertinent.

Mais, monsieur, on souffre et on jouit tout autant que vous dans ma condition.

Alors, on pense de même.

On se permet d 'être spirituel, malgré nous.

Pardonnez -moi, monsieur.

Je vous en prie. D 'ailleurs, je parle dans votre intérêt.

Et si vous changez d 'avis pour le vendredi ?

Je le ferai savoir.

Tiens l 'espoir.

Regarde ce que j 'ai trouvé.

Il est borgne.

Oui, c 'est pour ça que je l 'ai pris.

Trouve -lui un nom.

Thérine. Thérine de Lapin.

Un noble.

Un ultra.

Je t 'aime.

Je t 'aime.

Il est en retard.

Mon gratin a brûlé.

Eh bien, on mangera autre chose.

D 'où viens -tu, Charles ? Tu étais à la ferme ? J 'ai bien vu ton manège avec

cette fille l 'autre jour.

Quelle fille ? Celle qui nous a ramenés en carriole.

J 'ai vu comme tu la regardais.

Il faut que je ressemble au lapin.

Borgne pour commencer, avec un ruban autour du cou.

Ne te fâche pas, je disais ça.

Et tu m 'aimes.

Comprends, je t 'en prie.

Comprendre quoi ? Que tu es comme les autres ?

Et moi, un toutou qu 'une bourgeoise tient en laisse ? Mon canard, mon

mon lapin borgne.

Mathilde.

Excuse -moi.

Je suis nerveux.

J 'abandonne mes affaires.

Je ne fais plus rien.

Mathilde.

Nous ne pouvons pas continuer à vivre cachés.

Mais pourquoi ? Je ne te rends pas heureux ? Je ne t 'aide pas ?

Il faut que je retourne à Paris.

Il faut que j 'organise notre vie.

En deux jours, je réglerai tout.

Deux jours sans toi ? Comment je vais faire ? 48 heures matin, ce n 'est rien.

Tu dormiras.

Non.

J 'appelle la voiture.

Nous rentrons à cheval.

Et Madame Leroy ? Je n 'ai pas eu le courage de rentrer.

Je ne lui ai rien dit.

Je le ferai reconduire à Paris avant le retour de son mari.

Mais il arrive dans trois jours.

Je sais.

Mais mes affaires, monsieur.

Mais je n 'ai pas mes bagages.

40, 41, 42, 43, 44, 45.

46. Dans deux heures, Thérine, il sera là.

Oui.

Fini de tête à tête.

Voilà

le

courrier, monsieur.

Elle s 'amène à n 'avoir plus qu 'une femme.

Une seule, toute sa vie.

Monsieur décide comme il entend.

On passe chez Madame Leroy quand vous voulez.

Je n 'ai pas pris ma décision.

Crémieux ne viendra pas ? Non.

J 'enterre ma vie de garçon.

Comme un homme.

Pourquoi n 'aurions -nous pas vos privilèges ? Je hais l 'intolérance.

J 'admire comme vous lancez toujours la mode.

Monsieur le con de la palme.

Je t 'avais dit une soirée costumée, une soirée en blanc.

Tu as eu cette petite sette comme je te le demandais, mais tu n 'es pas venu me

prendre en récompense comme promis.

On m 'attendait à Londres.

Ils ont là -bas une nouvelle locomotive qu 'il fallait que je voie.

Menteur. Je suis renseignée, tu sais.

Londres sur scène, tout le monde connaît.

Alors, si vous savez.

Tu as mis les pieds dans un énorme pot de miel, mon chéri.

Oui.

Et ça colle.

En tout cas, tu es parti à temps.

Monsieur Leroy a quitté Londres où il était, lui.

Il sera là dans trois jours.

Ta folle maîtresse va retrouver son mari.

Toi, tes amis, tout rentre dans l 'ordre.

Tu bois comme ceux qui veulent t 'oublier.

Oui.

Si je peux t 'aider.

Mais tu n 'en as pas envie.

Qu 'est -ce qu 'elle a pu te faire, cette femme que je ne saurais pas ? Elle

là.

Là.

Toujours là, dans ma tête.

Et plus rien n 'existe.

Même pas moi.

Même pas toi.

Vous croyez toujours les plus forts. Et vous craquez.

Toujours les premiers.

À la première tempête.

Mais ne t 'inquiète pas, je suis là, comme toujours.

Merci. Ce soir, Adèle de Bélancourt est en jeu.

À vos cerceaux, messieurs.

Bravo, bravo.

Il a toujours la main heureuse.

Le prologue est un peu long, Charles.

Allonge -toi.

Descerre tes genoux.

Armand, Saint -Phalle, Neuchâtel, elle est à vous.

Tu es ivre ? Charles est malade ? Non, il est fou.

Il est capable de retourner comme un enfant de cœur dans ce cubaini et s 'y

noyer.

Votre rapproche, mon père Anne.

Allez porter cette lettre à Madame Leroy. Ou un mot des peupliers sur la

de Mantes.

Immédiatement. De la part du comte de la Palme.

de la part du comte de la Palme.

Mon ennui de tout, mon ange, c 'est une loi de la nature.

Ce n 'est pas ma faute.

Si donc je m 'ennuie aujourd 'hui de notre aventure, ce n 'est pas ma faute.

Adieu.

Je t 'ai prise avec plaisir.

Je te quitte sans regret.

Ainsi va le monde.

Sous -titrage FR ?

Ma petite Pauline, je regorge de surprises.

Oui, madame.

Elle n 'est pas là.

Tant mieux, faisons vite.

Aidez le gaucher à porter les paquets.

Les jupons.

La robe.

La robe.

Capeline.

Capeline.

Le petit bonnet. Le petit bonnet de dentelle.

Ah, les bottines.

Les bottines.

Deux autres chapeaux.

Votre maîtresse.

Ma chère Pauline va lancer la mode anglaise à Paris.

Surtout, ne dites rien quand elle arrivera.

Et moi, je l 'attends cachée au créneau.

Madame, vous a laissé un mot.

Elle n 'est pas rentrée de chez Madame de la Palme, mais je l 'ai avertie. Ça

fait plus d 'une semaine.

Où est ce mot ? Là, sur le bureau.

Je croyais vivre auprès de vous, mais c 'était une erreur.

Pardonnez -moi.

Je n 'ai jamais rien eu à vous reprocher.

N 'accusez que le destin.

Vous ne me verrez plus.

Je vous laisse tout jusqu 'à mon linge.

Adieu.

Où est -elle ?

J 'écoute.

Madame, et toi, maudit peuplier.

Prêtement. J 'espère pour toi que tu dis la vérité.

Je ne vous ai pas fait venir pour entendre de la morale.

Je sais que la foudre tombe au hasard, ça me suffit.

Dieu n 'a que faire de nos histoires.

C 'est peut -être elle la plus malheureuse.

Elle croit peut -être que je ne serai lui pardonné.

Ne l 'ai -je pas tenu trop à l 'écart ? À qui la faute ?

Je ne suis pas certain que le pardon soit toujours préférable.

Votre pardon n 'est pas une excuse, la faute est là.

Toujours là, en dépit même de Dieu. Mais arrêtez, héritier.

Je ne vous reconnais plus.

Moi non plus.

J 'ai décidé de pardonner.

Je vous demande d 'aller chercher ma femme.

Sans reproche.

Simplement.

Avec votre action naturelle.

Je me renie.

Je capitule.

Je me livre au bourreau.

J 'ai décidé de la garder.

Je ne rends pas Mathilde à son mari.

Mais vous savez qu 'il est à Paris.

Il est rentré avec une nuit d 'avance.

Tant mieux.

Tout va être clair.

Nous partons tout de suite.

Tu as demandé à la ferme ? Oui, ils ont vu une voiture quitter le château il y a

une heure.

Envolée.

Eh bien, Samson, nous sommes des rêveurs.

Les femmes sont plus pratiques.

Tout est rentré dans l 'ordre.

Elle n 'a pas perdu de temps ? Décidément, les bons sentiments ne me

pas.

Tu l 'offriras à Pauline.

Mon père ? On ne vous a pas ouvert la porte ? Il n 'y a personne ? Vous m

fait le complice d 'un crime.

Soyez rassuré, je suis déjà puni.

Madame Leroy est en train de mourir au couvent de la rue d 'Egypte.

En train de mourir ?

Vous l 'avez tué par l 'arme la plus lâche.

Vous êtes fou.

Le coup le plus méprisable.

Mais je n 'ai jamais écrit cela.

Jamais.

Maintenant, il faut essayer de dormir, Mme Leroy.

Soyez sages.

Tu étais bien là.

Je croyais que tu ne reviendrais jamais.

Je suis là.

Après ton départ, tout s 'est gâté.

Le ciel, la cheminée qui fut.

Cette fois, je ne te quitterai plus.

Je t 'aime.

Que faites -vous ici ? Si vous étiez

un homme, je vous tuerais.

Vous êtes bête et vous êtes lâche.

Cette passion de collégien pour une femme qui est tout ce que nous avons

méprisé. Vous rappote au feu.

Vous puez.

Sortez ! Si Mathilde meurt, vous mourrez.

Vous avez perdu la tête.

J 'ai chez moi dans un coffret de quoi faire tomber la vôtre.

Dans un mois, vous viendrez nous remercier à genoux.

Souhaitez qu 'elle vive.

Sinon ? C 'est la guerre ? Oui.

Eh bien, c 'est la guerre.

Bon, voilà des mystères.

Vous faites partie d 'un complot ?

Vous m 'êtes toujours dévouée ? Sans restriction.

Il faut tuer un ministre ? Non.

Allez porter cette lettre au chevalier Tang, maintenant.

Saint -Georges en valet de poste ? Non, en judas.

Tu me débarrasses de Charles.

Que veux -tu ?

À toi, le chevalier, quand il aura lu cette lettre. Qu 'est -ce que c 'est ?

Charles décrit là -dedans tous les soins qu 'il a eus pour Isabelle. Il s 'en

vante. Et en détail.

On tient notre duel.

T 'en guittes du charron, j 'ai pour le crimeux, et tu m 'auras riche.

Et si Charles tue le chevalier ? Ça rentre aussi dans mes plans.

Dans ce cas, la police sera prévenue.

Deux morts en deux mois, même en duel.

Ça fait beaucoup de prison pour le comte de la Palme.

Tu seras témoin.

Mais qu 'est -ce qu 'il t 'a fait ? Il veut ma peau.

J 'aurai la sienne.

Avant.

Tu le détestes à ce point.

Je l 'aime.

Elle n 'est pas transportable.

En garde.

Allez, messieurs.

On continue.

En garde.

Allez, messieurs.

S 'il te plaît.

Merci.

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