All language subtitles for Jim.Hensons.The.Storyteller.E03.The.Luck.Child.CUSTOM.REMASTERED.MULTi.TRUEFRENCH.1080p.BluRay.GBR.REMUX.AVC-FLP (1)

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Original subtitles

Lorsque tombe le soir et que la nuit est noire, lorsque la lune blanche s

'arrondit dans le ciel, chacun d 'entre nous sait que la meilleure place au coin

du feu est celle des monstres et merveilles.

naissent avec la chance.

On pourrait croire qu 'elles brillent d 'un éclat très particulier, tout à fait

personnel.

Comme une étoile au firmament.

Elles sont illuminées. Tout le monde aime ces personnes car elles éclairent

vie.

Les chats se frottent à leurs genoux. Que l 'horreur ! C 'est la chance, vous

dis -je. C 'est un don, un cadeau du ciel qui ne se peut détruire.

Ce qui est aussi le cas des prophéties.

Alors s 'il arrive qu 'une nuit naisse un enfant béni par la chance et dont on

prédit qu 'il règnera un jour, c 'est qu 'il règnera aussi pauvre qu 'il ait

été.

Aussi cruel que soit le roi qui règne au jour de sa naissance, aussi monstrueux

que puisse être le monstre.

Il n 'y a pas si longtemps tout au nord de la Terre, là où il fait très froid,

si froid que la neige elle -même y semble tiède, deux cœurs durs régnaient

un royaume. L 'un d 'eux palpitait dans la poitrine du roi, et l 'autre dans

celle d 'une immonde créature, le griffon.

Et il arriva qu 'un vendredi de la semaine de glace, le roi cruel entendit

prophétie que lui rapportèrent ses espions. Un enfant était né.

Un enfant de la chance est pauvre comme pénitence en carême, le septième fils d

'un septième fils.

Et les sages avaient prédit que l 'enfant deviendrait roi un jour.

« Superstition, majesté ! Absurdité ! » s 'exclama le chancelier.

« Des contes de bonnes femmes et des sottises ! Comment un fils de paysan, un

fils de moins que rien, à rien du tout pourrait -il devenir roi ? » Pourtant le

roi cruel écouta la prophétie, et si son cœur n 'avait été si dur, il s 'en

serait brisé.

Mais son cœur était dur, il ne se brisa point, et le roi partit en quête de l

'enfant pour le prendre et le tuer.

Que l 'ennemi nous protège et que le Seigneur veille sur nous.

Amen.

Nous cherchons l 'enfant de la chance.

Est -il ici ? Eh bien, oui ou non ? Nous serions -nous trompés de masures ? On l

'appelle fortuné, Seigneur, mais de chance, nous n 'en avons point, et de

fortune, guère plus.

Oh, mon Dieu !

Mon ami qui est un saint homme offre cette pièce comme celle -ci.

Il cherche un enfant pour en faire son fils et l 'aimer.

Autant que la chair de ma chair.

Oh oui, et voici l 'enfant de la chance.

Topéla, c 'est votre fortune. Oui ou non ? C 'est mon petit garçon, Seigneur.

Vous en avez six autres, la mère, et ils deviendront gras comme des cochons de l

'air. C 'est mon petit amour à moi.

Mais bien sûr. Mon amour à vous. Alors il vous faut davantage d 'or pour vous

contenir. Ce n 'est pas d 'or que ma femme a besoin.

Vous ne pouvez pas serrer de l 'or contre votre sein et l 'or n 'a pas un

qui bat. Et mon bébé ? Comme tu voudras.

Tu as eu ta chance.

J 'enverrai mes soldats demain et le sang coulera sur la neige.

Allons. Très bien.

Nous allons vous confier notre petit garçon pour que vous l 'éleviez.

Que pouvons -nous faire d 'autre ? Prenez grand soin de lui, parce qu 'il

notre trésor précieux. Ah oui, il est le septième fils de septième fille.

Il est fortuné, fils de la charrie. Il a beaucoup de chance.

Que pouvait -il dire ? Ce fut si rapide.

A peine avait -il compris que le bébé avait disparu.

L 'enfant a souri ? Je sourirais aussi si j 'étais fils d 'un roi, héritier de

votre trône, de votre or et de tout ce qui vous appartient. C 'est vrai ? Tu

sourirais ? Moi, non, sire. Je parlais de l 'enfant. C 'est lui qui sourit.

Une chute mortelle parce qu 'il a de la chance.

Il ne souffrira pas. Il ne sentira rien que le froid noir des vagues ou le choc

sur les pieds.

Je ne peux pas regarder.

Est -ce très profond ? Oui, plus de...

Et voilà ! Toi aussi, chancelier ! Bonne nuit ! Personne n 'aura jamais mon

trône ! C 'est terrible.

C 'est une histoire épouvantable.

Pourquoi ? Le bébé est mort. Pourquoi ça triste ? Qui te dit que le bébé est

mort ? Ça n 'est pas moi.

Il est l 'enfant de la chance, n 'oublie pas.

Non, non, non, le bébé n 'est pas mort.

Il est descendu vers le sol comme une plume portée par la brise. Il flotte,

plane, voltige, danse et ses langes s 'accrochent à mi -course, s 'enroulent

autour d 'une branche, retenant le bébé, soutenant l 'enfant dans sa chute lente

vers les abîmes et le dépose doucement sur le sable humide au pied des

Le méchant chancelier n 'eut pas assez de chance, lui. La mère l 'envoutit et

lendemain, ses restes furent servis au banquet du griffon.

Quant au roi cruel, de temps en temps, le remords frappe sa poitrine et amollit

son cœur.

Mais le roi se reprend et se durcit encore.

D 'ailleurs, le roi lui -même a bientôt un enfant de son sang.

Une petite fille.

Au cœur doux, tendre, souple, chaud, qui bat discrètement dans sa poitrine

tiède. Oh, comme le roi aime sa précieuse petite fille.

Les années passent. Dix années, douze, puis quinze et seize. Et la fille au

tendre, de ce roi au cœur dur, devient une charmante princesse. Et les

prétendants accourent. Ils sont cent, ils sont mille à vouloir l 'épouser.

le roi ne veut pas perdre sa fille. Oh non, pas si vite. Pas encore.

N 'approchez pas.

Voilà ce que pense le roi. N 'approchez pas de ma précieuse chérie.

Il y en a quatre pour Nicolas.

Oui. Quatre pour toi, Nicolas.

Oui.

Sa genouille devant le roi.

Votre majesté.

Je suis dans cette région pour examiner les récoltes. Qu 'en est -il ?

Elles sont bonnes, sire, très bonnes. Et les comptes ? Que sa majesté daigne

voir le livre.

Tout est inscrit, sire. Votre peuple a peiné pour chacun des grains de blé qui

ont fait un pain.

Et votre majesté va exiger de nous sa dîme, comme chaque année.

Mais bien entendu.

Naturellement, car il faut bien marquer qui est roi et qui ne l 'est pas.

C 'est exact.

Chacun sa place, non ? Pourquoi votre fils est -il blanc quand vous êtes si

? C 'est que je suis un enfant trouvé. C 'est un don du Seigneur, Sire. Nous n

'avions pas d 'enfant à nous.

Trouvé où ? Trouvé quand ? Au pied des grandes falaises, Sire. Il y a

17 ans. Déposé sur le sol sans une égratignure. Il dormait béatement, ce

Je vois.

Tu es fortuné, n 'est -ce pas ? C 'est ainsi qu 'on l 'appelle, Sire, fortuné.

Fortuné. Tu ferais excellente figure à ma cour, jeune homme.

C 'est qu 'on a besoin de moi ici, Majesté. On se passera de toi.

Du papier ? Une plume ? J 'emmène ce garçon.

Et je lui signe un sauf -conduit.

Porte ce message à la reine, elle prendra soin de toi royalement.

Le fortuné garçon que voilà est désormais à l 'abri du destin.

Hourra pour le roi ! Hourra !

C 'est un grand jour en vérité. Le roi respire à peine tant les battements sont

violents dans son cœur de pierre.

Car ce brillant garçon, c 'est sûrement le maudit, le futur usurpateur du trône,

l 'enfant de la chance.

À mort ! À mort, à mort, à mort, à mort, à mort, l 'enfant, à mort !

Mais une profonde forêt sépare le palais du moulin et presque infranchissable

pour un homme à pied. De ceux qui osent entrer, peu en ressortent, car c 'est un

domaine interdit. Et fortuné n 'a ni carte ni guide. Il se perd, il s 'égare,

s 'enfonce dans la nuit des ombres et il ne voit plus rien, pas même la fosse

dans laquelle il tombe.

Où suis -je ? Sacre bleu, sacre...

Tu es tombé chez des ogresses, mon pauvre ami. C 'est le repère de mes

Un endroit terrible.

Il faut que j 'en sorte.

Je suis au service du roi.

Regarde, j 'ai ici une lettre de sa majesté.

Je vois, je vois.

Ce qu 'il faut éviter, c 'est que mes sœurs t 'aperçoivent. Elles sont

et très violentes.

Sacre bleu, dis -moi, est -ce que tu as faim ? Je peux sortir de là ? Non,

surtout pas.

Tu devrais manger pendant que je réfléchis à ce que je vais faire de toi.

Je suis cuisinier, un bon cuisinier. Et ça, c 'est mon... enfin, ma spécialité.

Merci.

Sacre bleu, sacre bleu.

Ne t 'en vas pas maintenant.

Je suis l 'enfant de la chambre.

On m 'appelle Fortuné.

Ton plat est délicieux. Merci.

Merveilleux.

C 'est fait.

Mais aussi empoisonneur, ainsi que curieux de nature.

Voyons un peu ce qu 'il y a dans tes poches, ami fortuné.

Ah, rien à manger.

Une lettre du roi.

En voilà une qui n 'atteindra pas le palais.

Oh non, ta chance est endormie, pauvre petit.

Écoutez bien, le petit homme n 'en croyait pas ses yeux. Quelle horreur,

horreur que cette lettre. C 'est horrible.

Femme. Et il continua. Quand tu liras cette lettre, ordonne que celui qui l

'importe et qu 'on appelle fortuné soit écartelé et découpé en morceaux.

Obéis sans attendre ton époux.

Oh, c 'est répugnant.

Pauvres garçons, vraiment.

Mais je vais arranger ça.

Il est cuisinier, mais il est aussi faussaire, ce petit homme, et vite,

vite, il s 'achit pour écrire une autre lettre, avant que ses sœurs les ogresses

ne rentrent et ne coupent la gorge au jeune homme endormi.

Le lendemain, Fortuné, fils de la chance, se réveille et aperçoit le

roi juste devant lui.

Comme c 'est étrange, pense -t -il, mais il avance quand même.

J 'ai une lettre de sa majesté.

Crie -t -il du point de vue. Une lettre de sa majesté, crie -t -il en entrant

dans la cour. Et il arrive enfin devant la reine et devant la princesse.

Et aussitôt, à l 'instant même, boum, la princesse regarde Fortuné. Et Fortuné

regarde la princesse et boum, les voilà pris. L 'amour, le coup de foudre.

Tandis que la reine ébahit, lit et relit la lettre.

Mon Dieu, quelle nouvelle.

Ah, boire contre le roi.

Boître. Et siffle. Non.

Imaginez le retour du roi, imaginez sa joie, le sourire qui gagne ses lèvres,

comme il savoure son affreux crime.

L 'enfant de la chance coupé en morceaux, comme l 'ordonnait sa lettre,

maintenant se doit être fait.

Il a trompé le sort, il a vaincu la prophétie.

Mais en approchant du palais, il entend une cloche, deux cloches. Et en levant

les yeux, le roi cruel voit. Il voit, mais il ne peut croire ce qu 'il voit.

Comment ? Pourquoi ? Mais comment ? Le roi hurle, mais personne ne l

'entend.

Pourquoi ? Vous l 'avez ordonné.

Mariage, disait votre lettre, sous peine de mort. C 'est la mort que j

'ordonnais la mort par découpage. J 'ai gardé la lettre. En mille morceaux et je

dis, et je l 'ai compté un par un dans ma tête. Regardez.

Regardez le prince, il est si charmant.

Regardez, ils sont si heureux. Je croyais que vous obéissiez au conseil d

âge.

L 'enfant de la chance montera sur le trône. Mon père, c 'est un tel bonheur.

Oh, merci.

Votre majesté.

Pardonnez -moi, je vous croyais cruel et tyrannique, aveugle, sourd et dur, mais

vous m 'avez choisi, moi, humble paysan, pour être votre héritier et l 'époux le

plus heureux qu 'il y ait sur terre.

Et ma plume d 'or ? Que dites -vous ? La plume d 'or du griffon, l 'as -tu

apportée ? Non, sire.

Alors, va la chercher.

N 'était -il pas convenu que ma fille ne se marierait pas sans elle ? Mais mon

père, cela est impossible ! Et pourquoi ?

Parce que le griffon est un monstre. Il dévore les humains.

Oui, ce ne sera pas facile.

Mais seul un être d 'exception peut épouser ma fille.

Très bien.

Je reviendrai, n 'aie crainte. Non, personne n 'est jamais revenu. Elle a

raison, cela m 'effraie.

Nous verrons bien. Et l 'enfant de la chance s 'en va. Il s 'en va, le

à la rencontre du griffon.

Au griffon, au griffon, chante -t -il. Et ce chant devient une direction. Ce

chant devient une distance.

Dès lors qu 'il n 'y en a plus, il avance. À chaque pas, le paysage s

L 'herbe devient poussière.

C 'est le désert noir du pays du monstre. Mais le fortuné avance, avance.

jour, il arrive devant un lac où les poissons sont morts.

Hé, batelier !

Me feras -tu traverser ? Je traverse sans cesse de cette rive à l 'autre, de

'autre à celle -ci, seul ou en compagnie.

Je vais me joindre à toi.

Comme tu voudras.

Je cherche le griffon.

Oui.

Suis -je encore loin ? C 'est là -bas.

Quelles sont ces lumières sur la rive ?

Des diamants et des richesses que personne ne peut rapporter.

Moi aussi, je les rapporterai.

Si tu reviens, peut -être pourras -tu découvrir pourquoi je dois indéfiniment

passer les gens d 'une rive à l 'autre sans jamais m 'arrêter.

Car je n 'en peux plus, mon âme est si las.

Je m 'en souviendrai.

Tous ceux qui venaient cherchaient la même chose.

Susses aux monstres, cria -t -il, pour l 'amour, la justice, la gloire ou la

fortune. Mais tous échouaient de même aux banquettes du griffon.

Et toujours les cris, les hurlements, les plaintes, les eaux broyées.

Et moi, je les sussais, inspirais.

Qui va là ? Sacre bleu ! Sacre bleu ! Joie d 'aimer.

Qu 'as -tu fait de tes sœurs ? Elles sont ici aussi.

Où ça ? Comment savoir si ces os sont à elle ? Qu 'est -ce qu 'il s 'est passé ?

Le griffon est venu jusqu 'à notre repère. Il avait faim et moi, ma bonne

cuisine m 'a sauvé. Oh mais cache -toi, va -t 'en vite mon cher garçon, il va

rentrer. Il me faut une plume de sang d 'eau, la plume d 'or. Sa plume d 'or ?

Oh rends déjà grâce au ciel si tu repars entier. Oublie la plume. Mais j 'ai

promis de la rapporter à ma fiancée. Tu as promis ?

Sacre bleu, sacre bleu, sacre bleu ! Je dois aussi découvrir comment le passeur

pourra cesser de passer ainsi.

Que je sois sous la table, je verrai ce que je peux faire.

Tu es mon ami.

Eh oui ! Mais vite, vite ! Mais je rogne !

Le snif, le snif, le snif, un parfum d 'homme.

Mais bien sûr que ça sent l 'homme, c 'est moi.

Non, un parfum plus fin du garçon tout blanc. Mais il n 'y a personne d 'autre

ici, vous devez avoir faim.

Ah, je pense que j 'en ai trois mille hommes.

Sans aucun doute.

C 'est ce que je veux voir.

Snif, snif, tu as faim, tu as faim de charbon blanc.

Moi, je redis.

Allez, à manger maintenant.

Caché sous la table, le fortuné compte en silence.

Et il essaie de toutes ses forces de ne rien sentir, même pas le vieillosse qu

'on pourrait ronger. Sacre bleu, sacre bleu, sacre bleu !

Terminé

! Bon, bon, bon, une petite gratouille.

Gratte, gratouille, gratouille, gratouille !

Pardon, Seigneur, j 'ai le mal à droit. Je suis gratté si fort, je devrais

arrêter.

Gratte, gratouille, gratte, Ingrid, mon gros.

Très bien.

Je suis navré.

Je vais faire attention maintenant.

Très, très attention.

J 'ai grattouillé, compris.

Oui, bien sûr, vous êtes un monstre très sensible.

Je suis... Un monstre ! Oui, enfin, je voulais dire un monstrueusement

sympathique animal.

Une brave bête.

Mais non ! Pas une brave bête, pas une bête ! Moi, je suis un petit

oiseau. Naturellement, un oiseau. Un oisillon.

Je vais retourner là d 'où je viens. Bien fait pour moi, je ne mérite pas de

rester avec vous.

Oh non ! Je vais m 'en aller. Je demanderai au passeur de me faire

Oui, je sais qu 'il est dehors et il attend ses passagers.

Pauvre homme, pourquoi toujours là ? Pourquoi toujours lui ? J 'ai des

il ne bougera pas d 'ici.

À moins que quelqu 'un prenne en main la rame et qu 'il passe à sa place et pour

mille ans le fasse. Simple.

Alors si une personne prenait la rame, le passeur serait libre, l 'autre le

remplacerait. Oui.

C 'est tout simple.

Je vais aller le dire à ce pauvre homme. Je vais aller le remplacer. Vraiment, j

'ai bien le...

C 'est une sieste douillette.

C 'est ça ! C 'est une sieste douillette !

Le fortuné s 'enfuit vers la rive sans oublier sa plume d 'or ni les diamants.

Et il court vers chez lui. Il court vers sa fiancée, vers son bonheur.

Oh, ça n 'est pas possible. Je ne peux pas te croire.

Et pourtant, tu es revenu.

Personne n 'est jamais revenu.

Moi, si, tu vois.

Et je connais ta réponse.

Le prochain passager que tu prendras, donne -lui ta rame.

Afin qu 'il prenne ta place.

Et que toi, tu sois libre.

C 'est tout.

Pour la première fois depuis de longs siècles, le passeur retrouve l 'espoir.

Un sourire se dessine dans son cœur, un tout petit sourire à peine formé qui ne

demande qu 'à gagner son visage.

Il est de retour ! Seigneur, il rapporte

la plume d 'or ! Je suis de retour.

Et je vous rapporte la plume d 'or.

Et je vous ai obéi, ajouta -t -il.

Le roi est consterné, mais que peut -il faire ? Il donne sa bénédiction. Donne

ma bénédiction. Mais son cœur dur se durcit encore à cette idée.

Puis, Fortuné montre son trésor. Et les yeux du roi s 'écarquillent. De l 'or,

des diamants.

D 'où viennent toutes ces pierres précieuses ? Et Fortuné raconte.

J 'ai traversé un lac pour me rendre sur l 'île du Griffon.

Et sur le rivage, le fable était d 'émeraudes et de perles. Les galets

'or pur.

Et plus loin vers les terres coulait une cascade de diamants. Est -ce possible ?

Quelle chance ! Et en prononçant ces mots, le fiel consumait le cœur du roi

comme une chaux vive.

Et l 'envie le tenaillait, l 'avidité le poussait tant et tant que cette nuit

-là, il se leva et il partit tout seul à la recherche du rivage enchanté de l

'autre côté du lac.

Avance, avance, avance ! Peux -tu aller plus vite ? Bien sûr, seigneur.

Prenez la rame, dit le passeur.

Prenez -la.

Prenez -la.

Alors, si vous arrivez un jour au bord d 'un lac où il se dresse une île et que

vous voyez un passeur qui passe et qui repasse un passeur solitaire et maudit,

tournez les talons. Le griffon n 'est pas loin et vous risquez de ne plus

quitter l 'appart.

Car le batteur fut autrefois un roi cruel qui refusa de croire à la

tant son cœur était dur.

Et la nature est sage.

Elle sait où sont les monstres et où sont les merveilles.

Chacun a sa place.

Le garçon et la princesse, ils furent heureux et ils eurent beaucoup d

Oh oui, merveilleusement heureux.

Forcément fortunés.

était l 'enfant de la chance.

Lorsque tombe le soir

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