All language subtitles for The.Lady.of.Heaven.2021.FRENCH.WEBRip.x264.AAC-MULTiViSiON.fre

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali Download
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian Download
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Laith !

Laith !

Tu cours plus vite parce que tu es plus grand que moi.

Exact !

Le monde est en état de choc,

un groupe de terroristes a réussi à prendre le contrôle

de très larges territoires en Syrie et en Irak.

Leur chef a annoncé l'instauration d'un nouveau califat

au Moyen Orient.

Mossoul est soumise à la loi de la charia,

elle est gouvernée par le calife des Musulmans Abu Bakr.

Celui qui refusera de faire allégeance sera brûlé vif.

Celui qui coupera sa barbe aura la tête tranchée.

Toute femme qui ne respectera pas les règles de la Charia

sera fouettée !

Laith !

Respire calmement.

Calme-toi.

Je t'avais dit de rester à la maison.

Respire calmement. Calme-toi.

Tu veux que je te l'achète ?

Qu'est-ce que j'entends ?

Voilà un chant intéressant, petit soldat.

Non. Il est trop jeune.

Comment tu t'appelles ?

Laith.

Laith. Ça veut dire lion. Un nom fort.

Sois bien sage, d'accord ?

Quand tu seras un peu plus grand,

tu rejoindras les soldats du califat.

Viens Laith, on rentre.

Ouvrez ! Ordre du califat !

- Maman ? - Va vite te cacher.

File !

Ouvre !

Je suis toute seule. Ce n'est pas convenable.

On veut juste te poser des questions sur ton fils.

Tu te souviens de moi ?

Qu'en est-il de l'hospitalité légendaire de Mossoul ?

"Que la paix soit sur toi,

"Ô Dame Fatima,

"qui a été tuée injustement."

Alors, tu es une Rafida toi aussi !

Fatima.

Fatima Lanrawi.

Où est ton mari ?

Mort.

Une explosion ?

Une voiture piégée, il était innocent !

Pas si innocent que ça s'il a appris

un chant d'infidèle à son fils !

Non ! Ne faites pas de mal à ma maman !

Non. Mon fils, non !

Arrêtez ! Vous lui faites mal !

Non !

Maman.

Je témoigne qu'il n'est qu'un seul Dieu miséricordieux,

et Mahomet est son messager,

et Ali est son représentant.

Maman !

Non !

- Sortez ! - Allez !

- Maman ! - Les militaires arrivent !

Laisse-moi tranquille !

Où est-ce que je suis ?

Tu nous as fait très peur.

Il est tiré d'affaire ?

Oui. Ça va aller.

Tu as été très courageux !

Comment tu t'appelles, mon garçon ?

Laith Lanrawi.

Ça va ? Comment tu te sens ?

Je veux pas qu'elle soit morte !

C'est à cause de moi qu'ils sont venus.

Allons, allons.

Ce n'est pas ta faute. Ce sont des sauvages.

Ils n'ont besoin d'aucun prétexte pour faire ça.

Ils ont trouvé un petit papier dans le livre de prière de ma mère.

Et après, ils se sont mis en colère.

J'ai une idée.

Peut-être que tu pourrais habiter chez nous quelques temps ?

Ma grand-mère fait les meilleurs kleichas de ce côté-ci de Bagdad.

Et en plus, si tu es là,

elle cessera peut-être de m'embêter pour que je me marie.

On est arrivés.

Elle est impatiente de te connaître.

Bibi !

Bienvenue, mon garçon !

Je te présente Laith.

Alors comme ça, c'est toi le petit héros.

Contente de te voir !

Tu vas aller te mettre à l'aise.

Viens.

De notre envoyé spécial à Mossoul

où des combats ont éclaté tôt dans la matinée.

Nos troupes ont secouru de nombreux civils,

parmi lesquels des femmes et des enfants ont été

transportés aux hôpitaux de Bagdad.

Maman !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu as fait un cauchemar ?

Ils l'ont tuée.

Oui, je sais.

Il y a des gens dont la foi est si intense

qu'ils donnent de la force à tous ceux qui les entourent.

C'est une force très différente, ici.

Est-ce que ta mère t'a raconté l'histoire de notre chère Dame, Fatima,

la fille du prophète Mahomet ? La paix soit avec eux.

Je sais que c'était une gentille dame.

Elle était remarquable, exceptionnelle !

C'est une histoire merveilleuse,

et elle commence quand notre Dame est encore une petite fille.

Tout le monde l'aimait et la surnommait

"la Dame du Paradis."

À l'époque déjà, les opprimés étaient persécutés

pour leurs croyances.

Pendant des années, ils vécurent à La Mecque, mais la brutalité païenne

les obligea à fuir.

D'un courage exemplaire,

Fatima fut la dernière à partir.

Sa difficile traversée du désert arabique

allait constituer la première épreuve du long voyage qui l'attendait.

Les croyants avaient suivi un grand homme

destiné à créer un nouvel ordre

et à bâtir un meilleur avenir.

C'était son père, Mahomet,

l'Envoyé d'Allah sur Terre.

Alors, c'est lui,

ce prophète dont on parle tant ?

Mais pourquoi ont-ils si peur de lui à la Mecque ?

Ils ont transformé Médine en sanctuaire pour leur peuple.

Ces musulmans, c'est pas bon pour les affaires.

Et cet homme de Dieu ne se soucie que de sa fille.

Il refuse d'entrer dans la ville sans elle.

Les chefs de la Mecque ne l'autoriseront jamais.

Qu'est-ce que vous construisez ?

L'avenir.

À l'extérieur de la ville de Médine,

il construisait une mosquée avec un groupe de compagnons.

Il attendait l'arrivée de Dame Fatima

parmi ceux qui l'avaient suivi dans sa traversée du désert

vers un nouveau refuge

où ils pourraient enfin vivre dans la paix et l'harmonie.

Le prophète savait que le voyage de Fatima depuis la Mecque jusqu'à Médine

serait dangereux.

Leurs ennemis ne reculeraient devant rien

pour les empêcher d'entrer ensemble dans la ville.

Alors, qu'a-t-il fait ?

Il a confié la protection de sa fille

à son plus fidèle serviteur, l'imam Ali.

Regarde !

Ali, crois-tu vraiment que tu vas t'en sortir ?

La fille de Mahomet ne doit pas rejoindre son père.

Vous devez vous rendre !

Et si je refuse ?

Si tu refuses,

nous te couperons la tête et nous la rapporterons à la Mecque.

Il l'a coupé en deux ?

L'imam Ali était doté d'une puissance et d'une force incomparables.

Mais parfois, Ali triomphait du mal sans même devoir tuer qui que ce soit.

Comment ?

Son cœur était plus fort que sa main.

Ali avait un énorme cœur.

Et si ton cœur est pareil au sien, toi aussi tu seras victorieux.

Mon Prophète !

Mon Prophète !

La meilleure des nouvelles !

Ils sont arrivés !

Ta fille est là.

Heureux de te revoir, Prophète !

Cette ville, Médine, nous offrira la protection à tous.

Musulmans, Juifs, et non musulmans.

Le temps de l'oppression est terminé !

Toutes les tribus...

Toutes les tribus vont vivre ici

comme une seule nation dans le droit et la justice !

Nous allons tous nous entraider,

soutenir les opprimés, pardonner ceux qui s'égarent

et nous défendre devant tout envahisseur !

Dorénavant, chacun sera libre de pratiquer sa propre religion.

Tu crois vraiment que notre peuple sera sauf ?

Seul le temps pourra nous le dire.

L'asile sera offert à quiconque le sollicitera,

quelle que soit sa tribu, quelle que soit sa religion.

Et sur ce rouleau est apposé le sceau

du messager d'Allah, le Prophète Mahomet !

Ici, nous bâtirons la mosquée

de notre sauveur Mahomet !

Mahomet !

Au nom d'Allah,

le Clément et Miséricordieux.

La plus grande chose dans cette vie et dans l'au-delà,

c'est la diffusion de la paix dans le monde.

Tous les prophètes et leurs successeurs

sont envoyés ici-bas avec cet objectif.

Je suis le dernier des prophètes.

Et mes successeurs descendront de ma fille Fatima,

la Dame du Paradis.

Fatima est une partie de moi.

Celui qui lui fait du mal, me fait du mal.

Si tu avais une femme, tu serais moins désordonné.

Mais mon désordre est ce qui me maintient en vie sur le terrain.

J'en ai trouvé une pour toi,

- et elle est très... - Très belle ?

Je l'ai vue avec sa mère à la mosquée vendredi dernier.

- Je suis sûre que vous... - Êtes faits l'un pour l'autre ?

Bonjour Laith. Tu as bien dormi ?

J'y vais.

Alors, qu'est-ce que tu veux manger ?

La même chose que lui.

Mais pourquoi Raed ne veut pas se marier ?

Tout ce qui l'intéresse, c'est d'être un bon soldat.

Tous les soldats ne sont pas comme ça ?

L'imam Ali n'était pas un soldat ordinaire.

Mon Prophète...

Mon Prophète,

tu sais

que mon cœur t'es entièrement dévoué. À toi et à ton message.

- Je ne t'ai jamais abandonné... - Ali...

Peut-être veux-tu me demander la main de Fatima.

Oui, mon Prophète.

Ali !

Prends ton temps.

Tu puises tellement d'eau que tu vas assécher toute la Terre !

C'est incroyable.

Tu es le plus grand guerrier des Arabes,

le plus courageux d'entre tous !

Et tu épouses une famille

qui peine à trouver à manger au jour le jour.

Mais si tu épousais ma fille...

Nous sommes heureux avec ce qu'Allah nous a donné.

Notre fierté réside dans nos actes et non dans nos biens.

Dorénavant, je n'engagerai que des guerriers.

Imam Ali.

Imam.

Merci.

On raconte qu'une dame a conquis le cœur de ce guerrier.

Et il doit apporter une grosse dot pour impressionner son père.

Ton futur beau-père a beaucoup œuvré pour que Médine soit à nouveau sûre.

Saeed fixe la mise à prix à cent dirhams.

J'offre cent cinquante dirhams.

Qui dit mieux ?

Cent-quatre-vingt-dix !

Deux cents !

- Deux-cent-trente ! - Trois cents !

- Quatre-cent-cinquante. - Cinq cents !

Cinq cents dirhams !

Saeed l'emporte !

Bien. Voilà un bouclier de très grande valeur.

- Assalamu alaykum, Père. - Wa alaykum assalam.

Puis-je demander que ma dot soit différente ?

Alors, quelle est la dot que tu souhaites ?

Une intercession pour ceux qui ont péché, pour qu'ils entrent au Paradis.

Allah miséricordieux, ils sont ce que j'ai de plus cher.

Aime-les et protège-les,

unis leurs cœurs dans l'harmonie.

Allah miséricordieux,

fais d'eux et de leurs descendants les héritiers du Paradis.

Accorde-leur une descendance pure, bénie et bienveillante,

des futurs chefs qui guideront selon ton commandement.

Très chers Ali et Fatima,

vous êtes semblables à deux étoiles qui brillent dans la nuit.

Ali, ta femme est bénie entre toutes.

Fatima, tu as l'époux le plus digne qui soit.

Ô Allah, je cherche refuge près de Toi contre Satan,

pour elle et pour sa descendance.

- Raed ? - Reste là-haut.

C'est rien.

Qu'est-ce que c'était ?

Je ne sais pas encore. Il y a une épaisse fumée noire.

Oui, chef ?

J'arrive tout de suite.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Il y a eu une explosion à Karrada.

J'ai ordre d'aider à gérer la situation.

Attends.

Tiens.

Prends ça avec toi.

Qu'Allah te protège, mon garçon.

Je vais revenir, Incha'Allah.

Ne t'inquiète pas.

Sois sage.

Laith,

je compte sur toi pour veiller sur Bibi.

Dans ton histoire, il y a des batailles ?

Oui, il y en a une.

Une très grande bataille.

Elle a eu lieu trois ans seulement après l'arrivée du Prophète à Médine.

Les païens de la Mecque

voulaient se venger de notre Prophète

après la bataille qu'ils avaient perdue un an avant,

la bataille de Badr.

L'armée d'Abu Sufyan marchait sur Uhud pour les combattre à nouveau.

Ils arrivent.

Ils sont combien ?

Des milliers.

Plusieurs milliers.

Bilal, mon cher ami, il faut prévenir les archers.

Quoi qu'il puisse arriver,

ils devront suivre les ordres que le Prophète a donnés,

ne jamais abandonner leurs positions.

Dame Fatima avait tissé une tunique à l'imam Ali,

d'une étoffe plus puissante que le bouclier le plus solide,

son amour.

Ses prières étaient sa défense la plus sûre face à la bataille à venir.

Pour l'amour du Dieu que vous vénérez,

j'implore ta pitié.

Ne me tue pas.

Sus à l'ennemi ! Tous derrière moi !

À la vue de sa bannière tombée au sol,

Abu Sufyan entra dans une colère terrible.

Il était vaincu.

Les ordres du Prophète à l'intention des archers étaient clairs.

"Quoi qu'il arrive, n'abandonnez pas vos positions."

Mais voyant les païens tomber,

les archers quittèrent leurs postes.

Profitant de l'aubaine,

les païens se glissèrent de l'autre côté de la montagne,

prêts à tendre une embuscade.

Tandis que les archers ramassaient leur butin,

l'armée du Prophète fut laissée sans protection.

La cupidité avait triomphé.

Père !

Ne meurs pas.

Non, mon fils.

La vraie vie commence.

Écoute-moi.

Mon dernier souhait

est de protéger le Prophète.

Il est notre sauveur,

je lui donne toutes mes terres et mes vergers.

Père !

- À la montagne ! - À la montagne !

Sauve-toi !

À charge de revanche !

Comment osez-vous abandonner votre Prophète?

Mon Prophète !

Implore Allah de déverser sa colère sur eux.

On a tué Mahomet !

On a tué Mahomet !

Le Prophète n'est plus.

Le Prophète est mort !

Le Prophète nous a quittés.

Nous devons revenir à la religion de nos pères.

À l'annonce de la mort du Prophète, ils perdirent la foi

et déposèrent leurs armes.

Pauvres idiots ! Le Prophète est vivant !

Ne le trahissez pas !

Quiconque annoncera que le prophète est mort

goûtera à ma lame !

Où est Mohammed ?

Il est vivant ?

Ne lui répondez pas.

Ce sont les ordres du Prophète.

Le Prophète est vivant !

Le Prophète est vivant !

Le Prophète est vivant !

Le Prophète est vivant !

Le Prophète est vivant !

Je crois que c'est vrai.

Il est vivant.

Il s'agissait d'un guerrier qui avait été confondu avec le Prophète.

Le Prophète était encore en vie.

Abu Sufyan comprit que la bataille était terminée.

Il n'y a pas eu de victoire, ce jour-là.

Honteux, les musulmans rentrèrent en baissant la tête.

Leur cupidité leur avait coûté cher.

La Dame Fatima était soulagée de retrouver son père et son mari vivants,

mais elle était affligée à la vue de leurs blessures.

Elle les accueillit et guérit leur douleur.

Allah a révélé...

Ne lâchez pas pied,

et ne soyez pas attristés,

car c'est vous qui êtes supérieurs si vous êtes croyants.

Si vous êtes touchés par une blessure,

les adversaires ont été touchés par une blessure pareille.

C'est ainsi qu'Allah purifie les croyants.

Comptez-vous entrer au Paradis

sans qu'Allah ne distingue parmi vous

ceux qui luttent et sont endurants ?

Moi, Mahomet,

je ne suis qu'un messager.

D'autres messagers m'ont précédé.

Si je venais à mourir

ou à être tué,

renonceriez-vous alors à votre foi ?

Il me semble qu'Allah ne le protège plus.

Même au sein de sa propre maison, le Prophète était surveillé.

Sa femme, Aïcha,

la fille d'Abu Bakr,

était rongée par la jalousie.

- Assalamu Alaykum, Dame Fatima. - Wa Alaykum Assalam.

Permettez-moi,

ma Dame.

Votre fils vous réclame.

Savez-vous que votre père a été trahi ? Et abandonné ?

Nous avons failli le perdre.

J'ignore comment le Prophète peut encore les tolérer.

Il va même jusqu'à leur sourire.

Sourire à son ennemi

te sauvera des flammes de l'Enfer.

Sourire à un allié t'ouvrira les portes du Paradis.

J'ai une bonne nouvelle pour vous.

Les vergers de Mukhayreeq ont produit une récolte exceptionnelle.

Nous en obtiendrons un bon prix au marché,

- et la somme récoltée... - Devrait être distribuée aux pauvres.

Allah m'a donné tout ce dont j'avais besoin.

Mon père m'a appris que la générosité est un arbre qui pousse au Paradis

et dont les branches s'étendent sur toute la Terre.

Je comprends pourquoi on l'appelle la Dame du Paradis.

Pourquoi les laisses-tu te parler ainsi ?

Ils ne sont rien d'autres que des porcs et des singes !

Arrête, Aïcha. Ne sois pas obscène.

Allah déteste un tel langage.

C'est évident !

Je vois que tu aimes ta fille Fatima et son mari plus que moi.

Et que mon père !

Assalamu Alaykum, ma fille.

Wa Alaykum Assalam, Père.

Ma fille, à présent, mon corps est fatigué.

Apporte-moi mon manteau yéménite.

Toute la famille de Fatima s'était réunie sous le manteau de son père.

Allah déclara que la famille de Fatima était la plus pure d'entre toutes.

Les générations à venir seraient inspirées par leur bonté.

La déclaration d'Allah résonna dans les cieux et sur la Terre.

Ô Allah, ceux-là sont les gens de ma maison.

Leur chair est ma chair, leur sang est mon sang.

Ce qui leur fait du mal et les attriste me fait du mal et m'attriste.

Ils font partie de moi et je fais partie d'eux.

Puissent tes bénédictions descendre sur eux, les préserver de toute souillure

et les purifier pleinement.

Puis une voix est venue d'en haut.

"Allah ne veut que vous préserver de toute souillure,

"ô gens de la maison du Prophète,

"et vous purifier pleinement.

"Ô mes Anges, ô habitants de mes Cieux.

"Je n'ai créé le ciel,

"les vastes étendues de terre, la lune lumineuse,

"le soleil radieux, les corps célestes qui tournent,

"l'océan ondoyant ou les arcs mouvants

"que pour l'amour de ces cinq.

"Fatima, son père, son époux et leurs fils."

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Un attentat suicide.

Une voiture remplie d'explosifs.

Une femme.

Mais comment elle a pu franchir le check-point ?

Quatre-vingt-quatre morts.

Des douzaines de blessés.

Des femmes, des enfants.

C'est une femme qui est à l'origine de cet attentat suicide.

Elle s'était infiltrée dans la ville en trompant son cousin,

un sergent de police qui a été tué dans l'explosion.

Elle a fait exploser une voiture piégée

après avoir franchi un poste de contrôle à Karrada.

Le groupe terroriste État Islamique revendique la responsabilité de l'attaque.

Ça va ?

On dénombre au moins quatre-vingt-quatre morts...

Pourquoi des gens veulent tuer leur famille ?

Le Coran enseigne que parfois, les mauvaises choses viennent

de nos proches.

Le Prophète n'a pas été épargné.

Un complot mené par trente-quatre traîtres.

Ils jurèrent qu'après la mort du Prophète,

ils reprendraient ce qui étaient à eux.

Ils reviendraient aux anciennes coutumes tribales et gouverneraient.

Un pacte secret avait été conclu.

Le Prophète était conscient de leur trahison.

Il aurait pu riposter.

Mais il était plus important pour lui d'éveiller son peuple

aux valeurs de la tolérance et du pardon.

Il conduisit ses compagnons au saint pèlerinage de la Mecque,

après avoir libéré la ville des païens.

Il voulait montrer que sous l'Islam,

et même face à tous ces dangers,

s'ils croyaient en lui, Allah les protégerait.

C'était répondre au dessein d'Allah.

Alors que les musulmans faisaient le voyage de retour vers Médine,

le Prophète demanda à ses compagnons de le rejoindre à Ghadir Khumm

pour un rassemblement d'une très grande importance.

Allah avait un dernier message à délivrer.

Allah m'a informé qu'il m'appellera bientôt auprès de lui.

Allah m'a informé qu'il m'appellera bientôt auprès de lui.

Je laisserai pour vous deux éléments très précieux.

Je laisserai pour vous deux éléments très précieux.

Deux éléments qui seront vos guides à l'avenir.

Deux éléments qui seront vos guides à l'avenir.

Le Livre d'Allah et les gens de ma maison.

Regarde ses yeux.

On peut y voir la folie.

C'est à Ali qu'il reviendra de vous diriger.

Allah m'a guidé pour le nommer comme mon successeur.

Allah m'a guidé pour le nommer comme mon successeur.

Allah m'a béni de sa lumière.

Allah m'a béni de sa lumière.

Et cette lumière continuera de briller...

Et cette lumière continuera de briller...

...chez les douze chefs légitimes qui me succéderont,

descendants de ma lignée par ma fille, Fatima.

Ali est l'Élu.

Il est le premier et le Mahdi est le dernier.

Celui dont je suis le guide

doit prendre Ali

pour guide.

C'est scandaleux.

Je vais devoir suivre qui ?

Le mari de sa fille !

Ce n'est pas la volonté d'Allah.

C'est la sienne.

Il veut qu'à sa mort ou s'il était tué,

sa famille prenne tout naturellement sa place.

Non !

Jamais !

Je fais allégeance.

Mon Imam.

Je fais allégeance.

Imam.

Tu l'as entendu de sa propre bouche.

Quand il retournera à Médine, Ali prendra sa place.

Que veux-tu qu'on fasse ?

Veiller à ce qu'il ne revienne pas.

Le Prophète retournait à Médine pour mettre par écrit

ce qu'il avait proclamé afin que tout le monde entende sa parole.

Mais certains étaient prêts à tout

pour empêcher la transition pacifique du pouvoir.

Pour protéger ceux qui l'accompagnaient, il s'écarta de leur route et emprunta

le chemin le plus étroit et le plus dangereux.

- Laissez-nous les capturer ! - Non. Laisse-les.

Je suis l'Envoyé de la miséricorde sur Terre.

Je ne veux pas qu'il soit dit que Mohammed tue ses compagnons.

Sa clémence ne les empêcha pas

de fomenter un nouveau complot pour détruire sa vie.

Il était bien conscient des intrigues permanentes contre lui.

Quand la maladie s'est abattue sur lui, ses ordres étaient clairs.

On ne devait lui administrer aucun remède.

Deux traîtres, encouragés par leurs pères,

désobéirent.

Viens, ne reste pas là.

- Qu'est-ce que c'était ? - Une araignée dangereuse.

Non, c'était quoi dans la bouteille.

Du poison.

C'est normal que les femmes tuent leur mari ?

Ce genre d'araignée le fait.

Les veuves noires sont réputées pour tuer leurs maris.

- C'est vrai ? - Elles les empoisonnent.

Ces araignées.

Mais pourquoi le Prophète ne s'est pas défendu ?

Il aurait pu se battre !

Sauf si tu sais que la meilleure façon d'agir, c'est de ne rien faire,

seulement attendre.

Parfois, même les guerriers doivent patienter.

Mon heure est proche.

Après, vous allez affronter de nombreuses épreuves.

Et c'est toi, ma chère Fatima,

qui es destinée à en connaître le plus.

Ils s'uniront pour t'opprimer.

La sainteté sera violée.

Sois patient, mon frère.

Je sais que tu seras dénoncé,

je sais que tu seras défié.

Mais souviens-toi, quoi qu'il arrive,

sois patient.

Va voir mon père, c'est le moment. Laisse-le diriger la prière.

Abu Bakr dirigera la prière. Le Prophète l'a ordonné.

Abu Bakr dirigera la prière.

Prenez garde, je crains que certains d'entre vous se noient

dans votre dissension contre Allah.

Ne vous divisez pas comme les Tribus d'Israël.

Suivez le Livre d'Allah

et les gens de ma maison.

Pour la plupart des habitants de sa ville bien-aimée, ce fut un jour très triste.

Mais d'autres y virent au contraire une occasion à saisir.

Attendez ! Taisez-vous !

Attendez !

Laissez-le parler !

Le Ca...

Le Califat doit être nôtre.

Les tribus des Ansars sont le premier peuple de Médine.

Mohammed n'aurait jamais réussi à établir sa religion sans notre soutien.

Attendez !

Parler ainsi, c'est oublier les Muhajirs !

Jamais ils ne pourront accepter.

Ils revendiqueront le Califat,

parce qu'ils appartiennent à la même tribu que le Prophète !

Alors, nous les obligerons à avoir deux califes.

Un de chez nous, et un de leurs tribus.

Non !

Ce sera le premier signe de faiblesse.

Il a raison. Ça ne réussira pas.

Le pouvoir absolu est le seul choix valable.

Non, c'est impossible. Les Muhajirs n'accepteront jamais ça.

Le pouvoir aux Ansars ! Proclamons le Califat !

Attendez ! Non !

Agir ainsi, ce sera trahir la volonté du Prophète.

Le Prophète nous a donné Ali.

Vite, à la Saqifa ! Les Ansars s'apprêtent à annoncer un nouveau Califat.

Quoi qu'on décide, il faut le faire maintenant. Je vote pour deux califes.

Deux califes.

Deux califes.

Ce n'est pas la volonté du Prophète.

C'est un renversement !

Seulement Ali !

Nous ne prêterons allégeance à personne d'autre qu'à l'imam Ali.

- Ali. - Seulement Ali.

Il y a une rébellion contre toi.

Tu sais, ils veulent prendre le califat à ta place.

Va proclamer ton califat.

- Si tu ne le fais pas, ils vont... - Je n'abandonne pas le Prophète.

Deux califes !

Deux sabres ne peuvent entrer dans le même fourreau.

Alors, toi et tes tribus, quittez Médine.

- Et Allah vous détruira ! - Non, c'est ta tribu qui sera détruite.

- Allez-vous-en de Médine. - Jamais !

Va-t'en, tu n'es qu'un traître.

Vous vous rangez de leur côté ?

Vous êtes des traîtres.

Le Prophète n'est pas encore enterré, et vous vous disputez déjà sa succession.

Honte à vous !

Honte à vous !

Ali ! Seulement Ali !

Ali !

Taisez-vous ! Silence ! Maintenant, écoutez !

Tribu des Ansars. Vous étiez les premiers à chercher une meilleure voie,

ne soyez pas les premiers à changer pour la pire de toutes.

Tribu des Ansars,

nul ne peut ignorer votre rôle crucial dans l'Islam.

Mais nous, les Muhajirs, sommes du même sang que le Prophète.

Et son successeur doit être choisi dans notre tribu.

Les affaires du califat ne seront pas dirigées sans vous consulter.

Rejoignez-nous.

Rejoignez-nous et vous serez nos ministres !

Vous !

J'accepte.

Et c'est à toi que je fais allégeance, Calife.

Moi aussi, je fais allégeance, Calife.

Ce n'est pas la volonté du Prophète.

Moi aussi, je fais allégeance, Calife.

Je fais allégeance, Calife.

Calife.

Abu Bakr.

Abu Bakr.

Abu Bakr.

Vous allez tuer mon père !

Le tuer ? Puisse Allah tuer ton père !

Abu Bakr.

Abu Bakr.

Silence !

Je n'ai jamais demandé à être votre chef,

mais le peuple veut que ce soit moi.

Si vous m'obéissez et si vous me faites allégeance,

vous trouverez en moi un chef juste.

Mais si vous choisissez de vous opposer à moi,

prenez garde,

car alors un diable en moi se réveillera.

Pardon.

Va te laver les mains, mon garçon, le déjeuner sera bientôt prêt.

Va vite.

Ça te plaît ?

Et alors ? Il avait un plan ?

Oui. L'imam Ali avait un plan.

Montrer à ses partisans qu'ils étaient moins loyaux qu'ils ne le pensaient.

Nous jurons par Allah que vous seul êtes le Commandeur des Croyants.

Donnez-nous votre main et nous ferons allégeance à vous seul.

Tu en es sûr ?

Prouvez-moi votre loyauté.

Revenez me voir demain avec le crâne rasé.

Ali !

Fais allégeance.

Tous les autres l'ont fait.

Et si tu refuses...

Tu seras jugé par le sabre.

J'accepte de faire allégeance à Abu Bakr.

Calife.

Calife.

Calife.

Calife.

Calife.

Le lendemain matin, l'imam Ali attendait l'arrivée de ses partisans.

Il savait que la plupart auraient échoué à cette épreuve de foi.

Seuls quatre d'entre eux arrivèrent.

Maître, que devons-nous faire?

Rentrez chez vous.

S'il vous plaît, attendez.

Vous n'arrivez pas à vous raser la tête, et vous voulez affronter l'acier ?

Il n'y a rien pour vous, ici.

Le prophète avait confié à l'imam Ali une mission de la plus haute importance,

compiler les sourates du Coran avec leurs vraies interprétations.

Dame Fatima se préparait à donner naissance à leur enfant,

tout en veillant sur son mari et leurs premiers nés.

Obéissez-moi aussi longtemps que j'obéirai à Allah.

Quand j'agis avec droiture, soutenez-moi.

Et si ma route s'égare, vous ne...

Ce sont des mensonges.

Le Prophète a dit : "Ali est votre Commandeur et mon successeur.

"Si vous lui désobéissez, votre religion sera dénaturée."

Silence !

Personne ne t'a demandé ton avis.

Pourquoi devrions-nous te soutenir ?

Ali a un très grand savoir et il est le plus proche du Prophète.

Repens-toi, Abu Bakr. Ne trahis pas celui qui est le dernier des prophètes.

Un mot de plus, et je te coupe la tête !

Ali.

J'ai été absent, car j'accomplissais une tâche que m'a confiée le Prophète.

J'ai rassemblé les écrits du Saint Coran, chaque verset ainsi que son explication.

Telle était la dernière volonté de notre Prophète.

On a notre propre version.

La tienne ne nous est d'aucune utilité !

Alors, vous rejetez ce Coran comme vous nous rejetez nous,

les gens de la maison du Prophète.

Les paroles de l'imam Ali avaient poussé le peuple à le suivre à nouveau.

Mais après son test, il est apparu qu'on ne pouvait pas compter sur eux,

si la foi n'était pas enracinée dans leurs cœurs.

C'est la voie des ténèbres qui a été choisie.

L'obscurité va envelopper le monde.

Ne vous laissez pas abuser.

Buvez l'eau que vous savez pure,

et l'Islam illuminera votre existence.

Imam,

pourquoi refuser de se battre ?

Nous devons prendre les armes.

Rangez vos sabres.

Le sang ne coulera pas.

En grande infériorité numérique, et leur foi encore chancelante,

ils n'auraient jamais gagné un combat.

Le plan de l'imam Ali pour préserver la nation musulmane était enclenché.

Mais certains le suppliaient encore de se battre.

Et chacun de ses gestes était épié.

Ils sont encore rassemblés chez lui.

Bien que Fatima soit enceinte,

elle insistait pour soutenir le droit de son mari à la succession du Prophète.

Elle exhortait les fidèles à ne pas succomber à la tyrannie.

Mais malheureusement, ils avaient trop peur des représailles

pour suivre leurs principes.

Ils ont été vus allant de maison en maison.

Si Ali obtient davantage de soutien...

Ali ! Je n'entends que ce nom !

Comptes-tu faire quelque chose?

Oui.

Bien sûr.

Ce problème avec Ali doit être réglé au plus vite.

Laisse-moi faire.

Je vais dire à la Bête de se charger de lui.

Qunfudh, mon cousin.

Le successeur du Prophète veut te voir.

Le Prophète n'a pas nommé Abu Bakr comme son successeur.

Rends-toi à la maison d'Abu Bakr !

Je ne lui ferai pas allégeance.

Nous venons chercher Ali !

Dis-lui de sortir, et s'il refuse, on entre !

Je vous interdis d'entrer dans cette maison.

Vous n'avez pas assisté aux funérailles de mon père.

Vous avez préféré convoiter le pouvoir.

Votre avidité sera jugée par Allah.

Apportez le bois. On va la brûler dans sa maison.

Dépêchez-vous, apportez le bois !

Non. C'est la fille du prophète.

Tu vas laisser une femme nous dicter ce qu'on doit faire ?

Je te demande de régler ça de la plus violente des manières.

Rassemblez tout le bois et allez brûler sa maison !

Sors, montre-toi, Ali ! Viens faire allégeance à Abu Bakr !

Qu'est-ce que vous nous voulez ?

Pourquoi es-tu à la porte ?

C'est à cause de ta tyrannie, espèce de maudit !

Ils s'uniront pour t'opprimer.

La sainteté sera violée.

Sois patient, mon frère.

Je sais que tu seras dénoncé,

je sais que tu seras défié,

mais souviens-toi, quoi qu'il arrive, sois patient.

Voudrais-tu me faire peur avec ce rassemblement dicté par Satan ?

Qu'Ali vienne nous affronter !

Je n'ai aucun respect pour toi et je n'appellerai pas Ali pour toi.

Si Ali refuse de se montrer, votre demeure brûlera.

Tu oserais brûler la fille de votre Prophète?

Et ses enfants?

Tu veux mettre fin à la lignée du Prophète et éteindre la lumière d'Allah ?

Arrête cette folie, Fatima !

C'est fini, Mohammed n'est plus là

et je ne vois pas de délivrance, pas d'anges qui descendent du Paradis !

Ô mon père, messager d'Allah.

Vois ce qu'il en est de ta famille entre les mains d'Abu Bakr et d'Omar.

Brûlez sa demeure !

Brûlez sa demeure !

Non ! Je t'en prie, tu ne peux pas faire ça.

C'est la demeure de Dame Fatima, elle est à l'intérieur avec ses enfants.

Et alors ?

Non ! Pitié !

Ne restons pas là.

Ils ont tué notre bébé.

Fidda !

Sois patient, mon frère.

Si le Prophète ne m'avait pas ordonné d'être patient

et d'accepter la volonté d'Allah,

tu n'aurais jamais osé entrer dans ma maison.

Aidez-moi à sortir.

Emmenez-le.

En défendant son mari malgré ses blessures encore en sang,

Dame Fatima fit ce que personne n'avait osé faire.

Abu Bakr, veux-tu faire de moi une veuve ?

Et de mes enfants des orphelins ?

Si tu refuses de libérer mon mari,

j'irai sur la tombe de mon père dans son vêtement ensanglanté.

Je crierai vers Allah

pour que sa fureur s'abatte sur vous tous.

Ne permettez pas qu'un tel châtiment s'abatte sur le peuple de Médine.

Va voir la fille de Mohammed, dis-lui de ne pas permettre pareil châtiment.

Tu m'as entendu, Abu Bakr ?

Veux-tu que ma fureur s'abatte sur vous?

Dame Fatima, Allah a envoyé votre père, porteur de miséricorde. Rentrez chez vous.

Ils osent s'en prendre à la vie de mon mari.

Je vous en supplie, Dame Fatima, Ali vous le demande.

Père, pardonne-moi,

ils ont emporté ton bien-aimé Ali,

avec une corde passée autour du cou.

Ne m'avais-tu pas fait allégeance à Ghadir,

selon les ordres du Prophète ?

Assez de ces absurdités.

Fais allégeance au nouveau Calife !

Ne reste pas sans rien faire.

Cet homme a conduit une rébellion. Alors, tue-le !

S'il vous plaît, Calife,

je vous en supplie, épargnez la vie de mon neveu.

Je vous assure qu'à l'avenir, il fera tout ce que vous lui demanderez.

Ali a fait allégeance.

Vous n'avez plus rien à faire ici.

Rentrez chez vous.

Dame Fatima, voyez.

C'était un garçon.

Allah vous avait donné un autre fils.

Elle est une partie de moi.

Père, messager d'Allah.

Celui qui lui fait du mal, me fait du mal.

Vois ce qu'il en est de ta famille entre les mains d'Abu Bakr.

Sors !

Abu Bakr n'était pas apaisé.

Sa rage se déchaîna à nouveau.

Il continua à chercher tout ce qui pouvait blesser Dame Fatima.

C'est ainsi qu'il décida de s'emparer des terres de Dame Fatima,

et surtout des magnifiques vergers de Fadak

que son père lui avait offerts.

Ces terres appartiennent désormais au Califat.

Non.

Louanges à Allah dont la parole atteint notre cœur à tous.

Il a établi la justice pour nous permettre d'harmoniser nos cœurs.

Il vous a sauvés par mon père Mohammed et mon mari Ali.

À présent, mon père n'est plus là pour nous guider,

le mal est avec ceux qui éteindront la lumière de la vérité.

Ils nous ramèneront au temps de l'ignorance.

Ce nouveau chemin de complicité et d'oppression a été tracé.

Si vous suivez ce chemin,

le sang sera versé

il coulera entre vous tous.

Qu'est-ce que ça veut dire?

Quelle dissension ?

Les femmes ne sont que des pions.

Des hommes comptent sur elles pour satisfaire leurs propres désirs.

Silence, calmez-vous !

Tout comme ces hommes qui encouragent leurs femmes à se prostituer.

Mais écoutez moi bien !

Sous ma direction, notre richesse est immense.

Honte à vous !

Allez tous au trésor. Votre récompense vous y attend.

Allez tous au trésor !

Abu Bakr avait acheté les habitants de la ville en utilisant leur cupidité.

Nous venons collecter les impôts pour le compte d'Abu Bakr.

Mais d'autres, encouragés par les mots de Dame Fatima, ont tenu bon.

Quand les tribus locales ont reçu l'ordre de payer les impôts, ils ont refusé.

Ils ont proclamé que leur loyauté n'appartenait qu'au Prophète

et à son successeur légitime.

Au nom d'Allah, c'est moi,

le calife du Prophète,

entends cette proclamation.

Cavaliers !

J'exige le respect de mon commandement.

J'exige votre obéissance.

Vous devez obéir aux lois et payer les impôts.

Si vous refusez,

tous vos biens vous seront confisqués.

Nous effacerons votre tribu de la surface de la Terre

et nous prendrons vos femmes comme esclaves.

La plus grande chose dans cette vie et dans l'au-delà,

c'est la diffusion de la paix dans le monde.

Dame Fatima était assise sous un arbre pour se protéger du soleil brûlant.

C'est là qu'elle essayait de panser ses blessures.

Abu Bakr savait que cet arbre était le refuge de Dame Fatima.

Pour qu'elle souffre encore davantage, il coupa cet arbre.

Durant ces épreuves, l'imam Ali a été son protecteur et son réconfort.

Il a construit un nouvel abri, la Maison du Chagrin.

Craignant que ses larmes provoquent la sympathie,

Abu Bakr et son élite prétendirent que ses pleurs les dérangeaient.

La Maison du Chagrin était très éloignée d'eux.

Dame Fatima pleura pendant vingt-sept jours.

Pour son père,

pour l'enfant qu'elle portait et qui lui avait été arraché.

Sa santé s'était dégradée après l'agression.

Ses blessures n'avaient pas guéri.

Elle savait que son heure était proche.

Je méprise ce monde qui est devenu un terreau de violence.

Son ombre sera projetée sur de nombreuses générations à venir.

Mon brave Ali,

quand je partirai, personne...

Ni Abu Bakr...

Ni Omar...

Personne ne devra savoir où je repose.

Ô Dieu éternel, viens en aide à ta servante,

accueille-moi au Paradis

et réunis-moi avec mon père.

Et c'est ainsi que Dame Fatima fut enterrée.

Dans le secret, seule.

Quand l'imam Ali prépara son corps pour l'enterrement,

il s'aperçut qu'elle s'était cassée une côte lors de l'agression.

Elle lui avait caché sa douleur.

Les gens comprirent alors combien elle avait souffert

et combien elle avait enduré cette souffrance avec patience.

Dame Fatima avait conquis leurs cœurs.

Ainsi qu'elle l'avait prédit, pendant quatorze siècles,

le vent de l'Histoire a soufflé l'oppression et la tyrannie.

Mais son héritage est toujours vivant,

il a incité les gens à affronter leurs oppresseurs

et à s'exprimer, quel qu'en soit le coût.

Tout comme ta mère l'a fait pour te protéger.

Oh, mon chéri.

Ma mère...

Elle me manque tellement.

Elle s'appelait Fatima.

Oh, trésor, je suis désolée.

Je ne savais pas.

C'est normal de pleurer.

Les larmes sont une bénédiction divine.

On a tous besoin de pleurer.

Djamal ?

Sors, ne reste pas là. Va-t'en.

Pourquoi tu veux que je parte ?

Je suis venu prier pour ma mère et à la mémoire de Dame Fatima.

Qu'est-ce qui t'arrive ? Ça ne va pas ?

Tu m'as manqué, Djamal.

Tu m'as laissé tomber.

Non attends, j'avais pas le choix.

Respire calmement, Djamal. Calme-toi.

- Écoute. - Qu'est-ce que...

Sors d'ici tout de suite !

Non, fais pas ça ! Djamal ! Pas comme ça.

Faut pas les écouter.

C'est pas ça, l'Islam. C'est pas toi.

- S'il te plaît. - Il faut que je le fasse.

Djamal, non. Non, fais pas ça.

Viens avec moi.

Viens, on sort.

Viens Djamal, on sort tous les deux.

Attention, un terroriste !

Fais voir tes mains !

- Fais voir tes mains ! - Non, attendez !

Il n'a rien fait.

Les mains en l'air ou je tire !

Tirez pas, c'est mon ami !

Laith ? Qu'est-ce qui se passe ?

Va-t'en, pousse-toi de là !

Non. Vous ne comprenez pas, il s'est fait piéger.

Toi aussi, les mains en l'air, dernier avertissement.

Les mains en l'air ou je tire !

Non ! Je connais ce gamin.

Laith, qu'est-ce que tu fais ? Viens.

Viens, je te dis, reste pas là.

S'il te plaît, il n'est pas dangereux.

- Viens. - C'est pas un... Il est innocent.

C'est eux qui l'ont obligé à devenir un martyr.

Non ! S'il vous plaît ! Lui faites pas de mal, c'est mon ami !

C'est l'histoire fascinante d'un enfant qui a sauvé plus de 300 âmes,

il a persuadé un enfant kamikaze de sortir d'une mosquée

de Bagdad sans déclencher sa ceinture d'explosifs.

Les fidèles présents ont été choqués de voir

un enfant kamikaze à la porte de la mosquée

pendant la commémoration de Dame Fatima.

L'enfant arrêté a livré des informations cruciales à la police

qui ont permis l'arrestation

d'un commandant important de l'État Islamique.

Il est à présent en détention et attend son verdict.

Le véritable héros de cette histoire est un garçon de Mossoul, Laith Lanrawi.

Il paraît que tu as pris l'enfant kamikaze dans tes bras. Pourquoi ?

Il était mon ami.

Pourquoi as-tu pris un tel risque ?

Il était innocent.

Je me suis dit que si je lui racontais l'histoire de Dame Fatima, il arrêterait.

On nous l'avait jamais racontée.

Je crois que tout le monde devrait connaître cette histoire.

Tu as été très courageux.

- Tu es bien plus fort que moi. - Pas vrai.

Si elle avait vu ça,

je suis sûr que ta maman serait super fière de toi.

Ce que je voudrais, c'est pouvoir entendre sa voix. Une dernière fois.

Tiens, prends-le. Il te revient.

Mon cher Laith,

tu es encore très jeune et tu découvres peu à peu la vie.

Je suis désolée que tu aies déjà appris

combien le monde peut être dangereux et cruel.

Puise du réconfort auprès de celle dont je porte le prénom, Dame Fatima,

et prends sa vie en exemple.

Défie ceux qui veulent faire du mal aux autres, même si tu as peur.

Efforce-toi d'être toujours aussi courageux qu'elle.

Ta maman qui t'aime, Fatima.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.