All language subtitles for Bedevilled (2010)1

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Original subtitles

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Ecoutez bien.

Ça s'est passé il y a cinq ans, j'avais 21 ans.

Donc j'ai 26 ans maintenant.

A l'époque, tout le monde parlait des régimes à base de légumes crus.

Un jour, je suis parti à la campagne

pour trois jours avec un club végétarien.

Le premier jour, on s'est promenés dans la nature.

Sur le chemin, l'animateur a cueilli des feuilles et nous a dit :

"C'est des trèfles, on peut les manger."

Et il les a mangés.

Ça ne nous donnait pas très envie,

mais on a goûté.

La texture était désagréable

et ça avait un goût étrange.

Je me suis consolé

en pensant au repas du soir.

Mais bizarrement,

on ne nous a rien servi.

On a demandé

quand on allait manger.

Il a répondu :

"Vous avez mangé des trèfles."

Qui ça ?

Qui a répondu ?

C'est l'animateur qui a répondu :

"Vous avez déjà mangé des trèfles."

Lâche-moi !

Aidez-moi.

Un film de JANG Cheol-soo

BLOOD ISLAND

Je vous l'ai déjà dit.

On ne peut pas vous prêter

autant d'argent

car vous n'avez pas de revenu fixe.

Mais vous m'aviez dit que oui.

J'ai déjà emménagé.

Cette somme concerne

les familles avec un revenu.

Voyez avec votre propriétaire

ou demandez à vos amis.

Si je pouvais, pourquoi je serais là ?

Annulez le bail.

J'ai déjà payé une partie de la caution,

c'est trop tard maintenant.

Allez emprunter à vos amis, alors.

Qui prêterait à une vieille qui vit seule ?

Il fallait bien vous renseigner avant de signer.

Mais vous m'aviez dit que c'était bon.

Je n'ai jamais dit ça !

Madame...

Allô ?

C'est encore vous.

Je m'absente quelques minutes.

Si le directeur me cherche...

C'est non, rentrez chez vous, madame.

Guichet fermé

Je suis au travail.

Désolée. Tu es tout le temps si occupée.

C'est toujours comme ça à Séoul ?

T'as pas répondu à mes lettres. Tu veux pas venir ?

Faut que je te laisse.

C'est sûr qu'ils ne me voient pas ?

Bien sûr.

C'est strictement confidentiel.

Ils avaient à peu près la même apparence qu'eux.

Vous avez raison.

Pardon ?

Les amis de la victime les ont vus tourner autour d'elle au bar.

C'est bon, alors.

Ils n'ont pas vu l'agression, il nous faut votre témoignage.

Je vous l'ai déjà dit,

j'étais dans ma voiture et je n'ai pas bien vu leur visage.

Essayez de vous en souvenir, on a besoin d'un témoignage !

Sergent !

Excusez-nous.

Il n'a pas de bague.

Une bague ?

L'un des deux

portait une bague avec une tête de mort.

Le médecin, lui aussi, a parlé d'une bague.

Les blessures auraient été causées par une bague.

- Ne m'appelez plus. - Si votre mémoire...

Dans ce cas, je vous appelle, mais ça n'arrivera pas.

Salauds !

Pourquoi vous avouez pas ? Je sais que c'est vous !

Je vais tous vous tuer !

Vous étiez là, vous les avez vus !

Lâchez-moi.

Dites-leur que c'est eux ! Vous avez tout vu !

Témoignez, s'il vous plaît.

Vous étiez là !

Vous les avez vus, je vous en supplie !

Reste en dehors de ça.

Mes potes sont des vrais durs.

Facile d'amocher une gonzesse.

Ils vous ont menacée ?

Non.

Vous voulez discuter à l'intérieur ?

Non.

- Vous voilà. - Elle est encore là ?

Madame, tout est réglé.

Revenez avec le propriétaire pour le contrat.

Merci beaucoup.

Je vous remercie.

Qu'est-ce qui se passe ?

Qu'as-tu dit au directeur ?

Je n'ai rien dit sur vous.

Comme si j'avais commis une grave erreur...

Ce n'est pas ça. Je lui ai expliqué sa situation.

Tu es proche du directeur ?

Ou de tous tes supérieurs masculins ?

Fais gaffe.

Il y a une limite à ce qu'on peut obtenir avec son cul.

Ji-soo...

Je suis désolée. On boit un coup ce soir ?

Oui, réconcilions-nous. Où peut-on aller ?

Il y a quelqu'un ?

Allons au bar...

Mademoiselle Chung !

Dehors !

Prenez des congés.

Qui est-ce ?

C'est le gardien.

Je ne reconnais pas votre voix.

C'est moi, le gardien.

Qu'y a-t-il ?

Tenez, votre boîte aux lettres allait exploser.

Expéditeur : Bok-nam

CHUNG Hae-won En congés

Il y avait deux bateaux par jour

jusqu'à il y a dix ans.

Maintenant, il n'y a que neuf habitants sur l'île.

Au fait,

qu'est-ce qui vous amène ici ?

Mon défunt grand-père habitait là.

Comment il s'appelait ?

Kim Suk-hwan.

Attends, tu es Hae-won, non ?

Je pensais bien que c'était toi.

Tu me reconnais pas ? C'est Deuk-soo.

Petite, tu étais si jolie.

Tu es toujours aussi belle.

Au fait, tu es mariée ?

Oui, vous l'êtes.

Moi non.

Vite, vite !

C'est bien toi ?

- Oui. - C'est toi, Hae-won ?

Ne la touche pas avec tes mains toutes sales.

Excuse-moi.

C'est bien toi ?

Oui, c'est bien moi, Hae-won.

Oui, c'est toi, Hae-won !

J'y vais.

La voilà enfin.

Qui ça ? La petite-fille de M. Kim ?

Tu es Hae-won ?

C'est bien elle. Son visage n'a pas beaucoup changé.

Tu nous reconnais ?

Quelle beauté !

L'air de Séoul l'a rendue toute blanche.

- Tout à fait. - En effet.

A gauche, c'est mon mari. Tu le connais, Man-jong.

A droite, son petit frère, Chul-jong.

Man-jong, Chul-jong.

Attention à ta langue.

Ne les appelle pas par leur prénom comme ça.

C'est dans ce coin paumé qu'elle vient en vacances ?

Madame,

les gens des villes passent leurs vacances

en profitant du bon air et de l'eau pure de la campagne.

C'est pas une île touristique !

Tu repars quand ?

Dans une semaine.

Demain, tu changeras d'avis.

Retournez au travail, les patates vont pourrir s'il pleut.

Allons-y.

Tu viens pas, Chul-jong ?

Bok-nam, viens nous aider.

D'abord, j'accompagne Hae-won chez elle.

Qu'est-ce qu'ils mâchent, ton beau-frère et le monsieur ?

Tu sais pas ?

Si on en mâche longtemps, on devient crétin,

alors on appelle ça : "l'herbe des crétins".

Donne.

T'as chaud ?

Tu t'en souviens ?

On l'a gravé ensemble.

On s'est fait gronder par ton papi.

Hae-won et Bok-nam

Maman.

Viens ici, dis bonjour à la copine de maman.

Viens.

Comment tu t'appelles ?

Yeon-hee n'a jamais quitté l'île, elle n'est pas très sociable.

Elle est dans quelle classe ?

Elle a neuf ans, mais elle ne va pas à l'école.

Je voulais absolument l'envoyer à l'école,

mais Man-jong et sa tante s'y sont opposés.

Ils disent qu'elle nous quittera

si elle reçoit une éducation sur le continent.

L'école primaire est obligatoire.

C'est important pour les enfants.

Oui, c'est vrai.

J'espère pouvoir l'envoyer l'an prochain.

Je pense qu'elle aussi, elle en a envie.

Elle passe son temps à lire des manuels scolaires.

- A propos de... - Ça fait 15 ans que papi est mort.

Comment ça se fait que c'est si propre ici ?

A ton avis ?

J'ai passé trois jours

à ranger et nettoyer la maison.

Merci.

Tu disais ?

Tu allais me dire quelque chose sur Yeon-hee, non ?

C'est bon, on en parlera plus tard.

Tu dois avoir faim. Je vais chercher quelque chose à manger.

J'amène Yeon-hee à la pêche.

- C'est vrai ? - Oui.

Tu vas encore rentrer bredouille.

Tu aimes tant aller à la pêche avec papa ?

La feignasse est encore debout ?

Vous voilà.

Tu t'es bien amusée ?

La pêche a été bonne ?

Comment ça se fait qu'un insulaire est si mauvais pêcheur ?

Ça fait 2 semaines qu'on a pas mangé de poisson.

Pourquoi j'en ramènerai ? Pour que tu les dévores ?

Je mange pas seule.

Tout le monde en mange, Yeon-hee, toi et ton frangin.

Montre un peu de respect à ton mari et à ton beau-frère.

Les chiens obéissent quand on les bat,

mais toi, tu changes jamais, salope.

On dirait un chien.

Bouffer par terre comme ça...

Voilà pourquoi on a besoin d'hommes.

Une douzaine de femmes pourraient pas fixer ça.

Vous avez raison.

Neveu, tu pourras venir réparer ma grange après ?

Oui.

Ma porte aussi, d'accord ?

Bien sûr.

Fais-le toi-même.

Vous allez tuer mon neveu en lui demandant toutes ces choses.

- Elle a raison. - Faut pas qu'il meure.

Sans lui, on mourrait tous.

C'est vrai.

Qu'est-ce que tu fais ?

Va faire des nouilles au lieu de rester clouée ici.

D'accord.

Finis ça d'abord.

D'accord.

Laissez-la se reposer un peu.

Elle fait rien d'éprouvant par rapport à mes neveux.

Que fait la petite-fille de Kim ?

Elle dort encore.

Quel genre de fille reste au lit si tard ?

Sa vie à Séoul doit être épuisante.

Une femme a besoin d'avoir une bite dans la bouche.

Elle est encore célibataire et elle voyage comme ça ?

Plein de filles ne se marient pas à Séoul.

Et alors ?

Tu parles souvent de Séoul ces jours-ci.

C'est délicieux.

Reprends-en.

Je peux me faire à manger, arrête de t'embêter.

Dis pas ça, je le fais avec plaisir.

Tu veux qu'on aille se baigner à la source ?

A la source ?

On s'y baignait souvent, tu te souviens pas ?

Il n'y a personne.

Ici, tout le monde se couche dès qu'il fait nuit.

Je vais d'abord y faire la lessive, rejoins-moi là-bas.

Donne-moi ton linge sale.

Non, je vais le faire.

Avec ces petites mains ?

Il n'y a pas de laverie ici ?

A Séoul, on ne lave pas son linge soi-même ?

Quels feignants !

Bok-nam !

Il y a beaucoup d'eau sur cette île.

A l'époque, on avait même des rizières.

Quelle belle peau bien blanche !

Elle est tellement lisse

que mes mains glissent toutes seules.

Dans notre enfance,

on se baignait ici tous les soirs, tu t'en souviens ?

Bien sûr. L'eau était toujours aussi claire et fraîche.

Qu'est-ce que tu fais ?

Pas la peine de paniquer comme ça !

J'ai eu très peur.

Peur de quoi ?

Laisse tomber.

Les mecs tournent autour de toi comme des mouches sur un cadavre, non ?

Depuis qu'ils ont installé une antenne sur la colline, les portables passent.

Le seul téléphone de l'île

est un fixe chez ma tante.

Je sais pas à quoi sert cette antenne.

Qu'est-ce que tu fais, tonton ?

Tu aimes les fleurs ?

Copine de maman, qu'est-ce que tu fais ?

"Copine de maman" ? Appelle-moi tata.

Tata ?

Oui. Tu veux que je te les lise ?

Fais-moi un pliage.

Ta maman va te gronder.

Elle me les a donnés pour que je joue avec.

Quoi ?

Mais il faut bien garder celui-ci.

- Pourquoi ? - Parce qu'il parle de Séoul.

J'aimerais bien avoir des trous dans les oreilles.

Coquine.

J'espère que j'aurai bientôt des gros seins comme toi.

Crie !

Hurle, salope !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Rien.

Elle est encore venue ?

Crie, je te dis !

Qu'est-ce qui se passe ?

C'est rien, il s'amuse. Tu peux garder Yeon-hee ?

Va jouer chez tata.

Tiens-lui la main.

Allez-y.

Vite !

Dis-lui de vendre mon miel aussi.

D'accord.

T'arrives à bouffer avec ce boucan ?

La bite de ton mari est dans un autre trou.

Regarde comment tu bouffes, on dirait un cochon.

Je suis désolée.

Tu as trop bronzé.

Tiens, une crème solaire.

Comme si on était copines...

Je voulais pas venir ici,

mais mon patron m'a forcée car ton mec lui a proposé le triple.

Je suis vraiment désolée.

Je te reproche rien, c'est au salaud que j'en veux.

Tu devrais mieux t'occuper de ton corps.

Je sais bien.

C'est quoi ?

Comment tu le supportes ? Je m'enfuirais à ta place.

Si j'essaie une fois de plus, il va me tuer.

Tu es allée jusqu'où ?

Il fallait te cacher à Séoul.

Là-bas, personne ne pourra te retrouver.

Et t'auras pas besoin de ce truc pour blanchir ta peau.

Et toi, pourquoi tu vis comme ça ?

Si on fuyait ensemble ?

On pourrait bosser dans un restaurant à Séoul.

Un enfant grandit mieux

quand il vit avec son père.

A quoi ça sert d'avoir un père ?

J'ai bien grandi sans en avoir.

Oui, tu as très bien grandi.

Tu fais pas à manger ?

Espèce d'idiote.

Quoi ?

Tu vas pas récolter le miel ?

Le bateau arrive demain.

J'attends que les piqûres se calment.

T'es gonflée !

Mets de la pâte de soja.

Qu'est-ce que tu fous ?

Arrête de parler comme ça.

Qu'est-ce que tu as ?

C'est des piqûres d'abeilles.

Comment peux-tu le laisser faire ?

C'est juste des piqûres d'abeilles.

Je ne parle pas de ça.

Il faisait ça devant toi,

dans votre chambre à vous, et toi, tu ne disais rien.

Ici, on ferme les yeux sur certaines choses.

Tu n'as pas de solution à me proposer, j'imagine ?

Il faut tout le temps que quelqu'un t'aide ?

Tu es adulte, tu dois pouvoir t'occuper de toi.

Arrête !

C'est pas facile.

Pousse-toi.

Laisse-moi rester comme ça. Juste cinq minutes. Non, une minute.

T'es rentrée, ma puce ?

Allons prendre un bain, d'accord ?

Tu fais quoi ?

Je veux que papa m'aime.

Tu m'as dit de faire des efforts, pour qu'il m'aime.

Je parlais pas de ce genre d'efforts.

D'où ça vient ? Tu l'as volé à la nana ?

Non.

- D'où alors ? - Elle me l'a donné.

La nana te l'a donné ?

Arrête de mentir.

Tu veux une fessée ?

Tu réponds pas ?

C'est papa qui me l'a donné !

Pourquoi il te donnerait ça ?

Et cette culotte avec des lapins...

Il y a du linge par terre, tu le ramasses pas ?

Vous vous disputiez ?

A cause de ça ?

Les gonzesses...

Prends-le, mets-en partout, salope !

Arrête d'être jalouse de la petite !

On va donner ça à maman.

Je t'en achèterai un mieux, d'accord ?

Prends ça et dégage.

Je supporte plus ta gueule !

Vous avez été licenciée selon la procédure...

Directeur

Votre correspondant n'est pas...

Salut.

Je vais prendre le prochain bateau.

Je me suis bien reposée grâce à toi.

En rentrant à Séoul, je vais démarrer une nouvelle vie.

Je sais que ça ne sera sûrement pas facile.

Merci pour tout.

Je pourrai revenir ?

Tu saignes ?

C'est pas du sang.

Mais pourquoi...

Hae-won...

Pourquoi tu subis tout ça ?

Hae-won.

Dis-moi.

Hae-won...

Yeon-hee et moi...

tu peux nous emmener à Séoul ?

Tu peux aller où tu veux.

Mais je ne sais pas comment on vit sur le continent.

C'est pareil partout.

La vie à Séoul est encore plus dure qu'ici.

Tu m'avais promis de m'y emmener.

Quand ça ? Il y a quinze ans ?

Oui.

C'était une promesse.

D'accord, mais...

après avoir réglé mes affaires à Séoul.

Tu dis toujours "après".

D'accord.

T'es pas obligée de m'emmener,

mais prends Yeon-hee avec toi.

Pourquoi Yeon-hee ?

Me demande pas pourquoi.

S'il te plaît...

Je t'en supplie.

Si tu la sors d'ici,

je ne te téléphonerai plus,

je ne t'écrirai plus.

Mais je dois savoir pourquoi.

Dis-moi ce qui se passe.

Sinon je ne l'emmènerai pas.

Man-jong...

a dû...

baiser avec Yeon-hee.

Tu entends ce que tu dis ?

- Quoi ? - Tu dis ça pour que je vous emmène.

Même si tu as très envie de partir,

comment tu peux dire ça ?

Trouve une histoire vraisemblable.

Une histoire vraisemblable ?

Tu sais comment ils sont, les gars du coin !

Je n'en sais...

Tu bouquines ?

Pourquoi tu veux de gros seins ?

Tu sais pas ? Une fille en a besoin pour être aimée.

Yeon-hee...

Papa t'aime ?

Comment il t'aime ?

Qu'est-ce que vous faites là ?

Yeon-hee, viens ici.

Arrête de traîner comme ça. A ton âge, tu dois gagner ton riz.

- Tu peux lui donner à manger ? - Bien sûr.

- Je dois prendre le manuel. - Viens avec moi.

Maman !

Tu prends le prochain bateau ?

J'ai une chose...

Les coutumes varient selon les environnements.

Ecoute bien,

Bok-nam est une menteuse.

Elle a grandi en mendiant. Dès qu'elle veut quelque chose,

elle dit n'importe quoi pour l'obtenir.

Il faut une enquête.

Si tu la crois, dénonce-le à la police.

Tu sais que Man-jong n'est pas le vrai père de Yeon-hee ?

Pardon ?

Si ta vie n'est pas sur l'île, va faire ta valise.

Mi-ran ?

C'est moi.

De l'île de Moodo.

Ta proposition...

elle est toujours valable ?

D'aller à Séoul ensemble.

Tais-toi.

On va où ? Je suis fatiguée.

On va fuir.

On va où ?

Sur le continent.

Papa m'a dit que la vie est dure là-bas.

Tu iras à l'école.

Je veux pas aller à l'école.

D'accord, mais on doit s'éloigner de papa.

J'aime bien papa, j'aime bien ici.

Tu veux pas partir, alors ?

Si j'y vais pas, tu restes aussi ?

Je pars pas sans toi.

Et tu vas te faire battre toute ta vie ?

Je viens avec toi, maman.

Je déteste vraiment qu'on te batte.

Qu'est-ce que tu attends ?

Le bateau arrive.

Ça fait mal, tu me tiens trop fort.

Maman, tu pleures ?

Tu m'avais jamais vue pleurer.

Si, un soir.

Tu pleurais en disant : "Je ferais mieux de mourir."

Ça sert à rien de mourir.

Je suis désolée.

Même une vie de merde vaut mieux que la mort.

Mais je veux pas d'une vie de merde.

Mais pas lui, je te l'ai dit !

C'était le seul disponible à cette heure-ci.

Mais pas Deuk-soo, espèce d'idiote !

T'inquiète pas.

Je me mêlerai pas de cette affaire

si tu me donnes assez de fric.

D'où vient ce fric ?

Oh non !

Regarde là-bas.

Maman, on y va.

Vite !

Qu'est-ce que t'attends ?

Deuk-soo, allons-y.

Man-jong est là.

Vite !

Deuk-soo, partons. Il arrive.

Je compte d'abord.

J'ai perdu le compte !

- Allez ! - Vite !

Attends, je compte.

J'ai pas de feu ? Il est où, mon briquet ?

Qui a du feu ?

Vite !

Partons !

Je finis de compter, d'abord. Je recommence.

Un...

deux...

trois...

Madame, madame !

Papa.

Viens, salope !

Je t'ai accueillie avec ta fille !

Et tu me trahis comme ça, salope ?

Sale garce !

Vous faites rien ? Arrêtez-le, s'il vous plaît !

Casse-lui les jambes.

C'est ce qu'il faut faire

aux chiens et aux femmes qui fuient la maison.

- Lève-toi ! - Papa...

Fais quelque chose, il va la tuer.

Papa !

Lève-toi !

Quelle pute idiote...

Il fallait pas t'en mêler.

Papa, arrête !

Je vais vivre avec toi,

arrête de la taper.

J'étais si gentil avec toi.

Et tu me trahis comme ça ?

Parce que je suis pas ton vrai papa ?

Tu vas voir quand je suis en colère !

Ça va ?

Arrête !

Pas ma fille...

Man-jong, attention !

Tu es folle ou quoi ?

Tu oses lapider ton mari ?

Tu as besoin d'une leçon.

Une femme peut se faire lapider, mais pas un homme ?

Il vous a accueillies, toi et ta bâtarde de fille.

Tu dois lui être reconnaissante.

Bien sûr.

Tout à fait.

Arrêtez de dire ça !

A votre avis, pourquoi j'ignore qui est son père ?

Comment je peux le savoir ?

J'ai été violée par plusieurs mecs !

Par tous les salauds d'ici !

Ferme ta gueule, sale pute !

Espèce de sale garce !

Papa !

Yeon-hee, reviens à toi !

Yeon-hee !

Va chercher de l'eau.

D'accord.

Yeon-hee...

Lève-toi.

On doit aller à Séoul, Yeon-hee.

Yeon-hee.

Arrête ton numéro.

On va lui mettre de la pâte de soja.

Non !

Ne la touchez pas !

Allez-vous-en !

Merci d'être venu.

Ça doit être dur de s'occuper des vieux.

Pourquoi ta tante voulait me voir ?

Ton père se porte bien ?

Oui, il m'a dit de vous passer son bonjour.

Si vous m'aviez expliqué la situation, j'aurais prévenu un médecin.

De nos jours, en cas de décès,

on a besoin d'un certificat médical.

Elle est tombée, c'était un accident. Un docteur n'y peut rien.

- Tout à fait. - Elle a raison.

Je peux constater un décès en tant qu'officier de police.

Je suis la grand-tante de Yeon-hee.

Moi aussi, je suis presque sa grand-mère.

On dirait que vous nous soupçonnez, c'est très embarrassant.

C'est qu'elle a des bleus.

Bok-nam, dis quelque chose.

Si on mentait,

la mère de la victime ne serait pas si calme.

Elle est drôlement calme. C'est peut-être elle qui l'a tuée.

Qu'est-ce que vous dites, madame ?

Pousse-toi.

Qu'avez-vous dit à l'instant ?

C'est lui qui l'a tuée.

Ce salaud lui a donné...

un coup de pied...

et elle est tombée violemment...

J'allais fermer les yeux sur ta bêtise,

mais si tu essaies de me rejeter la faute,

je n'ai pas d'autre choix.

Ecoutez,

cette garce...

elle a essayé de fuir au petit matin.

C'est vrai ou pas ?

C'est exact.

Tu étais là au moment de l'accident ?

Vous me croyez pas ?

Vas-y, continue.

Je savais qu'elle allait fuir,

mais pas qu'elle allait prendre Yeon-hee.

Je ne pouvais pas l'accepter.

Alors je lui ai dit : "Si tu veux me quitter, vas-y,

"mais laisse la môme ici."

Je lui ai même donné de l'argent.

De l'argent ?

Tu m'en as jamais donné !

Alors d'où ça sort, cet argent ?

Je l'ai volé.

Je l'ai pris dans sa poche.

Et tu en es fière, espèce de voleuse !

Notre neveu...

il essaie même de couvrir

le vol de sa femme alors qu'elle voulait le trahir.

- En effet ! - Quel gentil garçon !

Gentil ? Foutaises !

- Tu oses, salope ? - Du calme, Man-jong.

T'as gagné ce fric avec mon miel !

Très bien.

Désolé, je ne t'ai pas offert grand-chose.

Mais qu'est-ce que je pourrais lui offrir dans ce coin paumé ?

Vas-y.

Va démarrer une nouvelle vie.

Mais...

Mais la môme...

- Ma fille... - Man-jong.

Tu aurais dû lui laisser choisir sa vie.

Alors...

qu'est-ce qui s'est passé exactement ?

Normalement, un enfant se sent proche de sa mère.

Mais sa mère l'a tellement maltraitée

qu'elle a couru vers son beau-père.

Elle résistait à sa mère en s'agrippant à ma jambe.

Sa mère l'a arrachée de force

et la petite a été projetée

et est tombée...

sur la tête, sur une pierre.

Bon sang !

Madame.

Est-ce vrai ?

Et l'amie de Bok-nam...

Vous étiez là ?

Non.

Je dormais.

Merci pour tout.

Prends une grande cuillérée de ce miel à jeun tous les matins.

N'oublie pas, une grande cuillérée, d'accord ?

Non, je vais le déguster petit à petit.

Au fait, la copine de Bok-nam,

elle voulait partir.

Tu es occupé, vas-y. Ne t'inquiète pas pour elle.

Mets ça dans le bateau, c'est lourd.

- Non, je vais le prendre. - C'est bon.

C'est quoi ?

Pour le trajet, c'est rien.

Hae-won et Bok-nam

Attendez !

Pourquoi elle court ? Qu'est-ce qu'elle veut lui dire ?

C'est pas la peine de courir, il y a un bateau demain.

De toute façon, il n'y a plus de bus pour Séoul.

C'est vrai.

Ça doit être dur pour Bok-nam, tu devrais la consoler.

Bien sûr, une copine sert à ça, n'est-ce pas ?

Remerciez Bok-nam de ma part.

Elle est de Séoul, elle te dénoncera tout de suite.

En plus,

je pourrai témoigner en sa faveur.

Tu l'essuies pas ?

Tu rigoles ?

Lâche ça !

Man-jong, attrape-la !

Merde !

Bande d'idiots !

Le bateau est là.

Il va pleuvoir, va aider les autres à récolter les pommes de terre.

Il a fallu qu'elle l'enterre ici !

Dégage !

Sinon je t'enterre à côté de ta fille !

Chul-jong, grouille-toi !

Chul-jong, t'es content d'aller sur le continent ?

Reste pas planté ici et pousse-toi un peu.

Venez boire un coup !

C'est lourd !

Je suis crevée. Voilà pourquoi on a besoin d'hommes.

Les garçons rentrent demain.

Arrête de trembler, vieux con.

Bok-nam,

viens te reposer un peu.

Madame,

elle a pas l'air d'avoir toute sa tête.

Normal, elle a perdu sa fille.

Laissez-la se reposer.

Il vaut mieux qu'elle s'occupe, elle oubliera plus vite.

Tu verras que j'ai raison.

Je vais chercher une raie.

C'est vrai ?

- Pas la peine de s'exciter ! - D'accord.

Cette salope est une bonne à rien.

Je vais chanter une chanson.

Ô le temps

Arrête de t'écouler

Qu'as-tu fait de ma jeunesse

Je suis toute vieille

Es-tu née belle ?

Es-tu devenue belle en grandissant ?

Je suis née vilaine

Je suis toujours vilaine

J'ai longtemps fixé le soleil

et il m'a parlé.

Qu'est-ce qu'elle a ?

Ça rend malade de se retenir.

Dites quelque chose.

Que s'est-il passé ?

La salope...

elle est devenue cinglée.

On a besoin des hommes.

Le bateau arrive bientôt.

Les garçons vont rentrer.

On doit tenir bon jusque-là.

Tante !

Allez-y doucement.

Sinon vous allez tomber.

Va en enfer !

Va en enfer, salope !

Arrête, s'il te plaît.

Ça suffit, maintenant.

Espèce de pourriture !

Tu es fichue.

Les garçons sont là.

J'avais...

quinze ans quand je me suis installée ici.

Depuis 50 ans, je pêche en apnée.

Toi, reste ici.

Je vais chercher les garçons.

T'as pas entendu un bruit bizarre ?

Quel bruit ?

Laisse tomber.

Il a plu, va voir les ruches.

Ma crétine de femme a dû les laisser sous la pluie.

Tu montes boire un coup ?

Pourquoi pas ?

Pauvre tante...

Elle aurait dû porter des lunettes.

Les patates sont restées sous la pluie !

Elles sont passées où ?

Et c'est quoi, cette odeur ?

Quoi ?

Réseau indisponible

Grand-père,

il s'est rien passé ?

Il dit que tout va bien.

Ce vieillard est increvable.

Il a même survécu à l'orage qui a tué tous les hommes de l'île.

Les femmes l'ont tabassé l'accusant d'avoir tué leurs maris.

Peu après, chacune l'invitait à manger chez elle.

Sauf ma mère, bien sûr.

Ta mère l'entraînait directement dans le bois sans le nourrir.

- Elles sont où, putain ? - Surveille ta langue !

Calme-toi !

Salaud...

Ce bâtard boit en premier avant de servir son aîné.

T'es sourd ? Donne-moi à boire.

Attention !

Tu fais quoi ?

Espèce de cinglée !

Je dois changer les offrandes funéraires.

Pourquoi tu les as tués, salope ?

Pourquoi ?

T'as qu'à crever toi-même !

Je n'ai pas envie de mourir.

Quand on ne veut pas mourir,

on doit vivre.

Tu m'as jamais donné ton cœur.

Tu me prenais pour une bête.

Ton corps est comme une pierre.

C'est pour ça que ma bite se lève jamais devant toi.

C'est pour ça que tu as touché ma fille ?

Ferme ta gueule !

Je vais au commissariat me rendre

et je vais te dénoncer.

D'accord.

Si je te tue, c'est de la légitime défense.

Si tu la tues, je te dénoncerai.

Je vais t'égorger comme une truie, sans douleur.

Et l'autre, j'en fais quoi ?

Je dirai que tu l'as tuée avec ta faucille.

Sinon je l'épargne et la garde à mes côtés ?

Quoi ?

Une meurtrière a aussi peur de mourir ?

Je n'ai peur de rien.

C'est juste...

que j'ai pitié de toi, chéri.

Chéri ?

Espèce de cinglée.

T'as mal ?

Beaucoup ?

Attends un peu.

Je vais te mettre de la pâte de soja.

T'as plus mal ?

T'as plus mal, fils de pute ?

Putain de sale bâtard !

Fils de pute !

Putain, relève-toi vite !

Me touche pas !

Qu'est-ce qu'il a, putain ?

Dépêche-toi, tête de nœud !

Quoi ? Dépêchez-vous, bande de connards !

Quelle bande ? Il y a que moi ici !

Toi aussi, t'es cinglée ?

Putain, tu vas voir.

Une fois qu'on sera sortis d'ici...

Putain de merde !

Putain !

Dépêche-toi !

Vite !

A Moodo ?

Il faut au moins 100 000 wons.

Tout de suite ?

Un instant.

Jang, finis cette partie et vas-y vite.

Finir cette partie ? Je suis fichu, de toute façon.

J'y vais.

T'arrives que maintenant ?

Vous allez où ?

Je vais visiter Séoul.

Vous sortez souvent de l'île ?

Jamais depuis ma naissance.

Ça fait à peu près 30 ans...

Vous avez pas perdu la tête, coincée sur cette île ?

Je vous parais saine d'esprit ?

Jouez-moi un morceau à la flûte.

Si vous jouez bien, je vous offre la traversée.

Vous descendez pas ?

Il y a un terminal de bus

sur le grand boulevard là-bas.

Tenez, payez-vous un bon resto.

Mais pourquoi ?

Tiens, il y a des personnes gentilles.

Salle de repos

Sergent Seo ?

Je vais à Moodo voir ce qui se passe.

Je vous rappelle de là-bas.

Ne la touchez pas !

Allez-vous-en !

Réveillez-vous, monsieur.

Lâche-moi !

Joue.

Quoi ?

Comme à l'époque.

Quoi ?

Le morceau que tu jouais à l'époque.

Ne me fais pas ça...

Quoi donc ?

Pourquoi tu me fais ça ?

Parce que...

tu n'es pas gentille.

Tiens.

Allez.

Dans les champs,

quand quelqu'un faisait une pause,

ma tante disait :

"Tu es comme Bok-nam,

"tu penses qu'à te reposer."

Je ne veux plus entendre ça !

Je suis retournée

Sur la colline, Maggie

Voir le beau paysage

Le petit ruisseau et le moulin...

Installez-vous.

C'est bien eux.

Sale pute !

Tu veux crever, salope ?

Ma chère Hae-won, tu me manques beaucoup.

Je ne sais pas si mes lettres arrivent bien.

Ma chère Hae-won, tu me manques beaucoup.

Si tu viens, j'aimerais que tu me rendes un petit service.

Ma chère Hae-won, tu me manques.

Tu es la seule à qui je peux demander...

Bok-nam.

Il faut que tu viennes...

Boston Investments Co., Ltd. présente

Une production Filma Pictures et Tori Pictures

Un film de JANG Cheol-soo

Avec SEO Young-hee

et JI Sung-won

FHD Team 2011

BLOOD ISLAND

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