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Original subtitles

...

*Questions de journalistes

Alarme

---

*Sirène

*Sirène et cris

*Annonce dans haut-parleurs

*Sirène et annonce

---

- Ca sert à rien de courir.

On va tous crever.

---

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

Quoi ?

Vous êtes où, là ?

OK.

OK, j'arrive.

- Etienne, David !

- Tu les as pas vus ? - Non !

- Etienne !

- David !

---

Colette.

Tu sais où sont mes fils ?

- Hein ?

- Y a une alerte missile, faut pas rester là !

---

Etienne !

- David, sors !

- Pourquoi ?

- Ca va ?

T'as vu ton frère ? - Non.

- Venez. - Il se passe quoi ?

- Je ne sais pas.

- Mylène !

- Je sais où on peut se planquer.

- S'il vous plaît, laissez-nous rentrer, bordel !

- Mais ouvrez !

- Il se passe quoi ?

- Fermé de l'intérieur.

Ils tambourinent.

- OUVREZ !

- Y a des enfants avec nous.

Cris

- Défonce la porte ! - Calme-toi.

- On va pas crever ici !

---

Cris et coups

- Thomas ! - Attends.

Je veux pas crever ici.

- La porte est fermée, il faut trouver un autre endroit.

- Calme-toi. - On va où ?

Regarde ce qu'ils disent.

- Ecoute-moi.

(Y a nulle part où aller.) - Quoi ?

(- Faut calmer tout le monde.)

Les amis, y a nulle part où aller, d'accord ?

On se calme, on s'assoit là avec les enfants, j'ai servi à boire.

*- Ceci n'est pas un exercice, agissez immédiatement.

Si vous êtes en intérieur, restez-y.

Si vous êtes en extérieur, mettez-vous à l'abri.

(- Oh, putain.)

Sirène et annonce

---

- Maman. (- Tu t'assois là, ma chérie.)

---

---

- Je veux pas crever.

---

- Calme-toi. - Nah !

- Voilà.

---

(- Je veux pas crever.)

- Respire, hein.

---

- T'inquiète pas, ma chérie, je suis avec toi.

Allez.

---

- Vous avez vu Raphaël ?

- Non. - On peut éteindre cette télé ?

- Respire.

Je voulais vous dire

que je suis fier d'être votre ami, vraiment.

Je suis fier de vous avoir dans ma vie et vous avez changé la mienne.

Je vous aime, tous.

- Nous aussi, on t'aime.

- Je t'aime, ma chérie. - Moi aussi.

- Je vous aime, mes chéris.

Vous êtes les meilleurs enfants de la Terre.

Et toi, l'homme le plus extraordinaire.

---

On a partagé tellement de choses.

Vous êtes mon inspiration.

Vous êtes... - Je veux pas mourir.

- J'ai pas les mots, mais je vous aime fort.

- Je vous aime. - On t'aime, Anton.

- On t'aime, Anton.

- Je t'aime, Anton.

- Je t'aime, Florence.

- Moi aussi. - MOI AUSSI.

- On aurait dû

rester ensemble.

Je veux pas mourir sans le dire. - Pardon ?

---

- Vous avez été ensemble ?

- Je vous salue, Marie,

pleine de grâce ;

Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes...

- Tu fais quoi, mon cœur ? - Je prie.

Priez avec moi, les enfants.

- Je connais pas les paroles. - Répétez.

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;

LE SEIGNEUR EST AVEC VOUS. VOUS ETES BENIE

ENTRE TOUTES LES FEMMES...

- Qu'est-ce que tu fais ? - J'ai trop peur, là.

- Qui t'a donné ça ? - David.

- PAUVRES PECHEURS,

MAINTENANT

ET A L'HEURE DE NOTRE MORT.

- Tu savais que ton fils droguait ma fille ?

(- Tiens, elle est hyper forte.) - Ils sont tellement jeunes.

Priez avec moi.

- Je vais détruire cette télé.

La détruire.

- Respire. - Tu sais, ce que tu me faisais

avec la Chantilly ?

- Putain. - Je pense à toi

dès que j'en mange.

- Tu m'as rien dit ?

Tout le monde était au courant ?

- On avait 17 ans. - Et à l'heure de notre mort.

- Vous allez l'éteindre ?

- Elle arrête

avec ça, la Sarah Bernhardt ?

- Cette télé, je la démonte !

- C'est qui, Sarah Bernhardt ? - Celle qui nous emmerde

à nous faire aller la voir dans des spectacles de merde

qui durent un siècle. - Ah, Stéphanie, ouais.

- Elles disent quoi ?

- Non, chérie. - C'est pas vrai ?

- NON.

- Vous les aimez pas ?

- SI, ON ADORE.

- Toi, tu dégages, petit...

Tu dégages ! - Ho ! Tu frappes mon fils, là ?

- Respire. - Arrête.

Vous pouvez pas les élever ?

Ca vous parle, le mot "éducation" ?

Des parents comme vous, ça devrait pas exister.

Cris

- Non, pas la violence.

Pas la violence.

- Calmez-vous !

- Mets-lui sa race !

- STOP. - Vous sentez

cette pulsion de vie parmi nous,

cette animalité ? Je me suis jamais senti aussi vivant.

On devrait crever plus souvent. Je vais mettre de la musique.

---

What's up (4 Non Blondes)

- Tout le monde hait

tes mômes. Dites-leur la vérité, que vous les détestez.

- C'est vrai ?

Vous aimez pas nos enfants ?

- Et toi, tu aimes mes spectacles ? - Mais oui, je les aime.

- Dis-moi que tu t'en souviens.

- Quelqu'un répond ? Vous aimez pas nos enfants ?

- On te supporte parce que t'es avec notre pote

mais on t'aime pas, t'es faux-cul.

- Moi, faux-cul ? - Ouais.

- C'est moi, la faux-cul ? - Ouais.

- Comme c'est moi la faux-cul, vous appelez comment leurs enfants ?

---

--- La dispute continue.

--- ---

- J'ai jamais vu un si beau sexe.

- Non ! Tais-toi ! - Vous les appelez

comment, bordel ?

- J'ai envie de te lécher.

--- ---

- Si bourgeois, là.

- NOUS ? - Qui c'est

qui en fout plein la tronche avec son fric sans rien branler ?

- C'est eux.

- Va te faire foutre.

- Vous, vous aimez mes pièces ? - Les pas trop longues.

- Vous vous êtes pas demandé pourquoi on vous invite plus ?

--- ---

- 2 secondes, temps mort, exercice de respiration.

- Arrête de dire de respirer !

On veut pas.

On va crever, on n'a pas envie de respirer,

tu comprends ? Tu arrêtes.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - On va crever.

- Alors, vous les appelez comment, nos enfants ?

- Comment ? - Par leurs prénoms.

- Voilà. - Non, non. Vous les appelez

comment ? Dites-le.

- Toi, c'est Peste, et Choléra.

- Vous nous appelez quoi ? - PESTE ET CHOLERA.

- Idée de Bruno, ton super pote.

- On va se calmer. Vous voulez pas qu'on se dise plutôt qu'on s'aime,

au lieu de s'engueuler ? - Oui.

- Et toi, enfoiré,

tu veux pas lui dire la vérité ?

- Hein ?

- Dis-lui.

- Attendez, on parle de moi ?

- Dis-lui.

L'alerte diminue.

- Tu veux me dire quelque chose ? - Dis-lui.

Dis-lui, Bruno.

- Vas-y, dis-lui.

- Attends.

Musique de suspense

Vas-y, je suis prêt.

---

- Bruno, dis-le. - Bruno.

Dis-lui.

---

- Ca va, les kids ?

Vous avez pas l'air au courant, c'était une fausse alerte.

Ils soufflent.

(- Putain.)

- J'étais dans ma chambre, je dormais,

je me suis réveillé, j'ai allumé mon tél et j'ai lu...

ta-ta-ta...

(en anglais) "Alerte d'urgence. Il n'y a pas de menace de missile

"ou de danger pour l'État d'Hawaï".

"Fausse alarme."

Une erreur, quoi.

Un gars qui a appuyé sur le mauvais bouton.

Elles démarrent bien, les vacances.

Ca va être sympa.

Musique hawaïenne rythmée

---

--- Jingle d'aéroport

Normal qu'il soit pas au mood board,

les inside étaient mal choisis,

c'est pas comme si je l'avais dit 10 fois.

De toute façon, j'ai un problème

avec le planning stratégique.

Ouais.

Je sais, oui.

Non, je t'ai dit, je vais à Hawaï,

je marche vers l'embarquement.

Hein ?

Si tu crois que ça me fait plaisir

d'aller me dorer la pilule

en pleine compète.

Je pars avec des potes.

Je vais aussi bosser.

- Oreillettes.

- Je te rappelle, ma poule.

---

Enchanté, Raphaël.

- S'il vous plaît. - Bien sûr.

- Constance, enchantée.

- Enchanté.

Ca vous dirait pas de tout plaquer et d'aller à Hawaï avec moi ?

Vous avez passé la sécu, le plus dur est fait.

Vous avez juste

un petit pas à faire vers moi.

- Mon amour !

- Excusez-moi.

- Chéri, t'aurais pu m'attendre.

- On n'est pas ensemble. - Chéri d'amour !

- Ca va ? Oh là, là.

---

C'est un stagiaire, tu lui donnes pas de responsabilités,

il fait des cafés. - Hey !

---

- Tu fous quoi ? Non. - Ah, si.

- Pas ici, t'es fou. - C'est parfait, c'est magnifique.

- Bah, non. - Bah, si. Je vais me gêner.

Inès.

- Oui, c'est très beau, là.

- Vous voulez faire ça, là ? - Ouais.

Vas-y, chéri, enlève.

- Y a plein de monde.

- Bon, on va là-bas.

- Vous surveillez les gosses ?

- Ouais. - Des fois, ils sont pénibles.

- NON.

- On les adore.

- Alors, ce sera encore pas

pour cette fois. (- Putain.)

- S'il vous plaît.

On pourra jamais la faire. - Habillez-vous ou c'est la police.

- Tenez,

on vous a amené notre dernier livre.

- On vous l'a même dédicacé.

- Rhabillez-vous. - C'est ce que je fais, madame.

- On saisit l'irruption de la nudité

pour capturer les réactions.

Là, est-ce que l'indécence

est dans le regard ou dans l'objet ?

- Hm. - Et on était

à la FIAC, l'année dernière,

à Arles, aussi, un gros festival.

Et... Oui.

Vous tapez le nom de ma femme sur Internet,

une petite photo,

ça vaut une blinde.

- Je sais, le monde va mal.

Vous avez fini ? - Oui.

- On y va. Bon voyage.

- Centralisation des passeports

et des cartes d'embarquement.

- Arrête de te foutre de moi, c'est le plus simple.

- On est là ! - AH.

- Oh, bah, alors ?

- La navette, c'est long.

- Cool que tu sois venue. - Ouais.

- J'ai pris des stylos.

Exclamations

Je me souviens, l'année dernière,

la panique que vous avez eue.

- MERCI, FLORENCE.

Musique hawaïenne douce

---

- Finalement, on n'est pas morts.

L'océan est toujours là

et l'île fait comme si rien ne s'était passé.

C'est le mensonge des îles :

tout est si harmonieux qu'on croit que rien ne peut arriver.

- Stéphanie.

- Mais certains se demandent ce qu'ils font là.

- Ca va ? - Oui.

Tu sais, quand y a eu l'alerte,

je suis partie vite, j'ai tout laissé,

du coup, je suis venue tout récupérer.

- D'autres sont déjà partis.

- On repense tous à ce qu'il s'est passé

et on sait que rien ne sera plus pareil.

- Ouvrez la porte !

- Ouvre la porte ou c'est moi qui le fais.

Cris et tambourinements

- Au moins les enfants, merde !

- Ouvrez la porte.

- On se pose mille questions.

Que reste-t-il de notre amitié,

si ce n'est le souvenir d'une époque qu'on croyait éternelle ?

- Je sais pas ce qu'on fout là. - On achète des malasadas.

- Arrête de faire

comme s'il s'était rien passé.

- Je fais pas ça. - Si, un peu.

- Non ! On a tous eu

très peur, on n'était pas dans notre état normal. Redescends.

- T'es d'accord avec eux. - Mais non, arrête un peu.

- Bah, alors, explique-moi.

- Oui, attends.

- Arrête de taper, c'est pénible.

- On est pas obligé d'être d'accord pour pardonner.

- Il fout quoi, là ? J'ai faim. - Tu parles pas comme ça.

Tu te tais. - Si tu fumais moins de pétards,

t'aurais moins faim tout le temps.

Les neurones sécrètent des endorphines qui disent au cerveau

qu'il a faim, alors qu'on est repus.

C'est physiologique, je dis pas ça pour t'énerver.

Ca se passe comme ça, là-haut, OK ?

- Moi, je ne pensais pas ressentir quelque chose d'aussi fort.

L'envie de vivre avec elle, de rire avec elle.

- Oh, fait chier.

- De tout recommencer.

Ah, eh bah, voilà !

- Je te dérange, chéri ? - Pas du tout.

Viens là, maman.

- Tu pensais à quoi ?

- Quand j'ai cru que j'allais mourir,

ma seule pensée était

"Si je m'en sors, je l'épouse."

- Qui ça ? - Stéphanie.

- Ah, non.

Tu la laisses tranquille, tu oublies ça tout de suite.

C'est pas parce que t'as cru que t'allais mourir

que tu vas tout reprendre à 0.

- Je sais pas pourquoi je te parle, en fait.

- Elle reviendra pas.

Et c'est quoi, l'avenir, après ça ?

Une nouvelle dépression, une nouvelle tentative de suicide ?

Tu vas t'y prendre comment, cette fois ?

- Je n'allais pas bien, à l'époque.

C'était complètement con.

- C'est pas parce que t'es con à 30 ans que tu l'es moins à 40.

- Bon, je vais aller me pendre, puis organiser un barbecue

pour le moral des troupes. - Ils sont pas partis ?

- Tu me...

Tu me fatigues. - Toi aussi.

Il souffle.

- Je vais la récupérer.

Tout ça, c'est pas arrivé par hasard.

Ah, voilà l'Amérique.

- Tu sais qu'il a organisé

un barbecue ? - Hm hm.

- Y aura personne.

- Sauf qu'amitié et vérité, ça va pas ensemble.

- Même si on peut pas changer nos billets,

on n'est pas obligés de rester.

Enfin...

Aller dans un autre hôtel,

c'est moins cher que des billets.

Elle rit.

- Regarde ce qu'il y avait chez ma fille.

Il pouffe.

- Ah oui, quand même.

Bon, t'as pas envie de parler.

- Si, justement, j'ai beaucoup à dire.

Ca fait trop longtemps que je me tais.

Quand j'ai compris qu'on n'allait pas mourir,

je me suis promis de profiter de chaque instant.

On me traitera plus de faux-cul, crois-moi.

C'est terminé.

- C'est très bien.

Le joint,

dès le matin, t'es sûre ? - Oh,

ça va, c'est les vacances.

- Tu vas voir où est ta fille ?

- Non, j'ai envie d'aller me baigner.

Musique hawaïenne douce

Ca va, Bruno ?

- T'es nue. - Et toi, t'es mort.

Si j'étais Rodolphe, je te défoncerais la gueule.

Bon footing.

Pardon.

---

- Merci.

---

- Tu sais que Florence est partie ?

- Ecoute, Florence,

elle reviendra avant ce soir.

T'inquiète pas.

Y a une étude au Canada

qui a

montré que

chez les moins de 24 ans,

la capacité de concentration est de 8 secondes.

Pour te donner une idée,

chez les poissons rouges,

c'est 9 secondes.

- Et ?

- On est battus par des poissons rouges, et toi tu es triste

parce que tes amis décrochent sur des spectacles exigeants.

- Si je servais mieux les textes, ça les passionnerait.

- T'es une grande actrice.

J'habite à 12 000 km, je sais

que t'as un talent fou.

Tu fais ce que t'as toujours eu envie

de faire.

T'es libre.

Tu t'en fous de ce que pensent les gens.

- C'est pas les gens, c'est nos potes.

- Où tu vas ?

- Chercher Florence.

- Je pouvais pas m'arrêter, j'entendais ces mots qui sortaient

et je me demandais qui était cette folle et c'était moi.

- Et la Chantilly, c'est parce que vous étiez à côté d'un frigo ?

- On passe à autre chose ? - C'est vrai,

dis-nous pourquoi la Chantilly. - Stop.

- NON. - Vous m'avez soûlée.

Je vous jure, j'ai trop honte. - Reste !

- J'étais très bien au camping. - Reviens !

- J'avais un bon emplacement. - Je t'assure,

reste, allez, viens. - Non, je reviens pas.

Il me l'a fait à moitié prix, je reste ici.

- Allez ! - Non.

- Allez, viens. - Arrête, je reste pas.

- Nous, c'est gratuit à l'hôtel. - Vous m'avez soûlée.

- Allez, viens, c'est bon.

- Vous arrêtez, hein. - Oui, on arrête.

- La Chantilly. - Non, mais...

- Je t'ai cherchée partout.

- Bah, j'étais là.

- Tu viens ?

- Tous tes potes détestent ta femme, et tu dis rien ?

Anton.

C'est quoi, le secret de Bruno ?

Musique hawaïenne

---

---

- Allez.

Tu peux me dire que t'aimes pas mes pièces.

- Quoi ? Je les adore.

- Arrête.

- C'est ridicule, j'adore tes spectacles.

J'ai pas vu le dernier, mais le reste, j'aimais bien.

- Lequel ? C'est quoi le nom de ton préféré ?

- Ma souffrance I et II, c'était long, mais j'avais kiffé.

- T'es arrivé à l'entracte.

---

- J'ai une question.

Tu le vis comment de nous avoir mis dans la merde ?

Bien ? - Ouais, très bien.

Et toi, d'avoir insulté mes enfants ?

- Ah, ouais, OK.

- Sympa, hein ?

- Ca va, les amis ? - Super.

- Bon, ce qui s'est passé ce matin, on s'en fout, OK ?

Ca change rien.

- Je vais me prendre un verre.

- Justement, regardez. - Je vais prendre une bière, merci.

- Vas-y, je goûte. - Désolé, je peux pas prétendre.

Désolé. Je me casse.

Bonne soirée, les amis.

---

- Dis-moi, je me demandais...

- Ouais ?

- Comment ça se passe par rapport à la Chantilly ?

Je veux dire, est-ce que vous vous interrompez,

quelqu'un se lève et va chercher... - Je te jure, c'est dur.

- La crème au frigo ? - C'est dur.

- Ou bien, vous la sortez au préalable ?

---

- Je sais que vous êtes en colère,

mais tu peux pas taper partout comme ça

et ton frère peut pas mordre tout le monde.

Qu'est-ce qu'on a dit ?

- Que c'est des crevards.

- Non, on a dit qu'il fallait pardonner.

- On a quand même dit ça.

- Vous voulez pas aller dans l'hôtel, mon cœur ?

C'est important qu'on soit entre adultes, ce soir.

Va chercher ton frère.

---

- Viens, maman veut qu'on se casse.

- Je suis obligée de rester ?

- T'es obligée de rien.

Tu fais ce que tu veux, quand tu veux.

Comme avant, sauf que maintenant, je m'en fous.

- OK.

- Ma chérie,

tu feras attention à tes fesses.

Dans quelques années, on pensera que t'es enceinte du cul.

---

- Tu devrais te calmer sur l'alcool.

- Ca va !

C'est les vacances.

---

Et hop !

Je vais prendre ça pour pas faire de mélange.

Elle chante l'air.

Musique hawaïenne

---

- Bon,

les amis, j'ai besoin de vous parler.

---

Je voudrais vous dire un truc qui est important pour moi.

---

- Attends.

- C'est que...

Euh...

Simplement, je vous observe depuis tout à l'heure et j'ai l'impression

que vous vous rendez pas compte qu'on s'aime, les amis.

Et...

Et vous vous rendez pas compte qu'on a de la chance, parce que

on se connaît par cœur et on continue de s'aimer.

On a de la chance, 10 000 fois on aurait pu exploser en vol

et puis on est toujours là. Alors, je vous le dis,

on a de la chance.

Je vous aime.

Et je suis fier d'être votre pote. Voilà.

Petits rires

- T'as raison, Raphiloph.

Je suis d'accord avec toi.

Ils rient.

Et, Sonia ?

- Hm ? - Je suis vraiment désolée

pour ce que je t'ai dit ce matin.

J'espère que tu me pardonnes ?

En tout cas, je vous pardonne.

Et je pardonne à Rodolphe,

et je suis sûre qu'il vous pardonnera aussi.

- Ah, bah, moi, je pardonne pas.

Mais c'est pas grave, enfin,

je vais très bien.

- Chérie. - Mais je pardonne pas.

- Moi non plus.

Non, bah...

Quoi, on se dit qu'on s'aime

et tout est effacé ?

C'est ça ?

On fait "ardoise magique" et plus rien n'existe ?

Ce matin, vous m'avez tuée,

je sais même pas comment je vais m'en remettre.

Vous aimez pas

mes pièces, mais quand je joue,

c'est pour vous.

Plus rien n'a de sens, pour moi.

C'est comme si j'étais morte.

Mais je rigole ! - NON !

- Mais t'es folle ! - Si vous aviez vu

vos têtes !

Rires

Par contre, j'ai fait court.

- Un triomphe pour toi.

- BRAVO.

- Magnifique.

Un triomphe !

Acclamations

--- ---

- C'est le moment qu'on se roule tous une grande pelle de l'amitié.

- Oh, oui !

--- Rires

--- ---

- Eh, bah voilà !

C'est fini, les histoires.

- Je fumerais bien un pétard.

---

Ca va, c'est les vacances. - Bah, oui.

Murder She Wrote (Chaka Demus & Pliers)

---

There's Nothing Like This (Omar)

---

- C'est fou, ce que cette beuh donne faim.

- C'est notre chanson.

---

Tes efforts pour me faire croire que t'as oublié sont touchants.

---

T'en es à ton 116e M&M'S.

---

- Qu'est-ce que

vous faites là, les enfants ?

- Vous faites quoi ?

La musique est hyper forte, vous êtes sourds ?

- On passe une soirée entre adultes, alors,

au dodo, hein.

- Au dodo ? - Oui.

- J'ai 16 ans. - Je dors pas, je suis un vampire.

- David, tu es un peu plus jeune que ce que tu crois.

- Arrête, mon chéri. - Non.

- Anton, c'est pas le moment. - Ecoutez-moi, c'est très limpide.

David,

dans l'heure

qui est ici et qui est celle de Thomas,

et qui est différente de celle en France et dans laquelle on vit,

tu es plus jeune que ce que tu crois.

Tu as exactement 11 heures de moins que l'âge

que tu aurais si tu étais resté.

Tu vois ?

- Ouais, je commence à comprendre.

- C'est vous qui avez volé la beuh ?

- QUOI ?

- La quoi ?

On dîne. - Je sais pas de quoi tu parles.

- Regardez nos

chattes. Exclamations

Rires Porcelaine de Limoge.

- Non, c'est un cauri.

Fais-moi un caurilingus.

Salut, les enfants.

(voix aiguë) - Salut, les jeunes.

Ca va ?

Rires

- Pardon, on a fait un bain de minuit.

- Maman.

Maman.

Rends la beuh.

- Non, je l'ai pas,

je sais pas de quoi tu parles.

- Rendez-la, c'est bon.

- Rendez-leur ou je vous arrache les couilles.

- EH, HO !

- Et même,

même si on avait chipé le sachet.

Je dis "même" parce que c'est juste une hypothèse.

Ecoute.

Vous devriez être

heureux pour nous, parce que la cannabis, c'est une drogue

d'amour.

C'est une drogue

d'échange, de partage.

- Exactement.

- Pas comme ce truc qu'on se fout dans le nez

qui sépare les gens les uns des autres.

- Elle parle de la cocaïne.

- Voilà. - Pas bien.

- Alors que la marijuana...

- Hm ?

- C'est la positivité.

Ca réunit les gens, et c'est vert, la couleur de l'espoir.

- Et de...

Et c'est la nature qui s'exprime.

- Mais

par contre, ça donne faim,

mais ça, tu le sais, on en a parlé ce matin.

- Les gars, rendez la beuh.

- On l'a pas, ta beuh !

- Ecoute, euh...

Je t'ai dit, euh...

- Mylène.

- Tu jures que tu me l'as pas volée ?

C'est quoi, ça ? T'es sérieuse ?

Mais toi, en plus...

Putain, ils ont tout fumé !

T'es sérieuse !

- Ho, c'est les vacances, Mylène.

- Et on fume quoi ?

Vous volez à des enfants.

Vous cassez les couilles, vous faites chier.

- Elle me fait peur.

- On se casse.

Faites chier.

- Dingue, cette journée.

- Je me demande, quand même, qui était l'enfoiré

planqué dans le sous-sol. - Je pensais à la même chose.

Et je me dis qu'on le saura jamais parce que,

tout comme les rats,

les couards se terrent

dans les sous-sols

et les artères.

- C'est très beau, ça.

- TRES BEAU.

- Pourquoi dès qu'il ouvre la bouche on s'extasie ?

- Bah, déjà, on comprend ce qu'il dit.

- Et vous savez pourquoi

l'alerte a duré si longtemps ?

Vous savez ?

- Non.

- Eh ben, en fait,

le gouverneur retrouvait pas ses mots de passe de réseaux sociaux.

Et du coup, il pouvait pas prévenir les gens.

- Tu déconnes. - Si, véridique.

- Mais non.

- Un gars a dû mettre un coup de coude sur le bouton

sans faire exprès. - Mais c'est vrai ?

- Ouais.

C'est fou, hein ?

- C'est dingue.

On vit dans un monde où le mot de passe est devenu

la nouvelle clé d'intégration sociale.

- Bon, on est d'accord qu'on laisse plus Anton s'approcher du joint ?

Rires

- On est d'accord qu'on te laisse plus t'approcher d'Anton ?

- HO !

- Je crois que c'est le bon moment.

Vous me le dites, ou pas ?

- Quoi ?

- Ce truc que tu dois me dire et que tout le monde sait sauf moi.

- Moi non plus, je sais pas.

- Alors, tu peux nous le dire.

C'est quoi, le secret ?

C'est une surprise ?

Bon.

J'espère qu'elle va être bien, la surprise.

Je vais me coucher.

Bisous, les p'tits loups. - Bisous.

(- T'es con, tu m'as fait peur.)

- Ca fait des heures que j'en ai envie. - Moi aussi.

J'ai eu tellement peur ce matin.

J'avais envie de t'embrasser et de te serrer dans mes bras.

Je pensais qu'on allait crever et on s'est pas embrassés.

Pourquoi ?

Tu crois que ça signifie quelque chose ?

- Ca signifie rien.

Tu te prends trop la tête.

- Tu m'aimes ? - Oui, je t'aime.

- Tu m'aimes comment ?

- Comme un dingue. - Ah ouais ?

- Ouais.

- Tu vas lui parler quand ?

- A sa place, ça me tuerait.

- Faut que t'arrêtes ce délire "frères de sang".

Je peux lui parler. - Non.

C'est moi qui vais lui parler.

Faut juste que je trouve les bons mots au bon moment.

J'ai peur qu'il fasse une connerie.

- Faut arrêter avec ça aussi. Il avait trop bu.

Il avait pas envie de se suicider. - On n'en sait rien.

Toc toc

- Merde.

- Eh, ça commence à devenir très compliqué, hein.

Je peux rentrer ?

- T'es déjà rentrée.

- Vous voulez un Chamallow ?

La beuh, elle...

elle donne faim. - Ouais.

- Vous comptez faire quoi ?

- Hein ?

---

- Eh, faut lui dire, en fait.

Faut lui dire, on peut pas...

On peut pas attendre, c'est pas possible.

Ou sinon, on peut le faire.

---

- On dit ça...

- Non mais, vous êtes encore nombreux comme ça ?

- Je vais pas rester longtemps.

- OK.

Petits rires

- Faut que tu lui parles. - Je sais.

Vous allez pas me mettre la pression pendant 1000 ans ?

Mettez-vous à ma place. Je vais lui parler.

- Ah, non. Toi,

tu te mets à notre place, d'accord ?

Parce que, non mais,

c'est important pour

la cohésion du groupe

quand même.

Tu vois.

C'est important aussi

pour la cohésion de votre couple

de l'amour.

- Waouh. - Tu imagines

la brutalité de la dissociation mentale

que tu nous imposes chaque année ?

Moi, je vais devenir fou.

- Que je perde mon pote, on s'en fout.

- Par exemple. - Ah, bah, oui, merci.

- Prends des Chamallows. - Non.

- Je te jure. - Non.

- Si, prends-en. - OK.

- Coucou. - C'est une assemblée générale.

- Ananas.

- Tu sais qu'il s'est mis en tête de t'épouser.

- ON SAIT.

- C'est pas vrai. - Si.

- Pardon, je dois vous couper,

je pouvais pas rester longtemps,

je vais me coucher,

le devoir m'appelle.

- Bon.

Je partirai pas d'ici sans lui avoir dit.

OK, c'est bon ?

- C'est très bien.

(- Promis.)

- BONNE NUIT.

- Chamallow pour la route ? - NON, MERCI.

(- Je vous aime.)

(- Nous aussi.) (- On t'aime aussi, Inès.)

(- BISOUS.)

- Bisous.

- Allez, ouste. - Non.

- Tu me touches pas avant de lui avoir parlé.

- Je sais que tu luttes contre ton désir.

Elle rit.

Mais, toi,

nos corps, ils se parlent. - Oui.

- Ils communiquent. Et tu sais ce qu'il me dit ?

Que je lui manque.

Oh, non !

Oh, non, tu déconnes !

- Aïe ! - Pardon, mon cœur,

je t'avais pas vue.

Tiens, un Chamallow.

(- Attends.)

(- Tiens.) (- Non.)

(Attends.)

(C'est sérieux.)

(- Quoi ?)

(- On en parle ?)

(- D'accord.)

(- Alors ?)

(- Euh, de quoi ?)

(- Le secret de Bruno.)

(- Non, je peux pas te dire.) (- Si, tu peux tout me dire.)

- Je peux pas te le dire, parce que

je veux pas les trahir. - Tu trahis pas.

Je suis dans ta vie.

Tu peux tout me dire. - Il faut respecter l'intimité.

Je te le dirai pas. Tais-toi, chut.

Non, c'est moi qui dirai pas.

- C'est quoi, il est gay ?

- Bah, oui.

- Oui ? - C'est ça.

Il est gay.

- Bah, c'est pas drôle.

Pourquoi tu rigoles ?

Pourquoi tu rigoles ?

- Parce que je suis défoncé, là.

- Mais, attends. Deux secondes.

- Fais-moi un bisou. - Non.

Attends. - S'il te plaît.

Embrasse-moi.

- Bruno, il est gay ? - Je t'aime.

- Bruno est gay, c'est tout ?

- Bah, ouais, mais il est très, très gay.

Le plus gay des gays.

Le gay-gay-gay. - Attends.

Attends.

Tout ça pour ça ? - Non, mais...

- Qu'est-ce qu'on en a à foutre ? C'est n'importe quoi.

- Mais ouais, on s'en fout.

C'est OK. - Je m'attendais à un truc

super grave.

Un vrai truc. - Ce qui est grave,

c'est que tu m'embrasses pas. - Je suis déçue.

- Oh, non, t'es déçue.

Mais moi, je suis hétéro.

Et je vais te le prouver.

Ils rient.

- Aïe !

---

- C'est bon,

je vous dérange pas ?

Vous savez

que je dors juste là ? La chambre à côté, c'est moi.

Déjà, ça vole mon herbe, et après, ça s'amuse ?

Je veux plus rien entendre.

C'est clair ?

Est-ce que c'est clair, merde ?

Maman, je t'entends ken.

Je veux pas ça, ni qu'on me vole. (- La vache.)

- OK ?

Merci, bonne nuit.

(- On s'est fait disputer.) (- Oh, putain.)

(Oh, la vache.)

(Attends.)

Elle est pas très,

pas très...

Hein ?

Il faudrait lui rendre sa beuh.

Toc toc

---

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Demain matin,

je vais à la falaise.

Est-ce que tu veux venir avec moi ?

- D'accord.

Et au milieu de la nuit, c'est un bon moment pour me demander ?

- Non.

Je suis désolé.

Du coup, je passe te prendre direct demain.

- Ah.

- Fais de beaux rêves.

- Bon, ce qui est pas mal avec une caméra, c'est que

a priori, elle te juge pas,

elle t'interrompt pas.

Euh...

Tu peux pas voir dans son œil que t'es un immense lâche.

Et...

Faut que je vous dise quelque chose.

Voilà, c'est, c'était moi,

c'était moi

qui ai... Bon.

Soupir

Musique hawaïenne douce

---

- Tous les matins, je me balade le long de cet océan

qui est là depuis toujours et qui se moque de nos existences.

- Qu'est-ce que tu fous dans une église ?

- J'avais envie d'être au calme

et j'ai même allumé un cierge, si tu veux tout savoir.

- Ca va ?

- Ouais. - Pas trop crevé ?

- Non. Je vais faire un décrassage, ça a besoin de respirer.

- Je peux te parler ? - Je vais courir.

- J'ai une idée de cagnotte équitable.

- Quoi ?

- J'ai pas osé en parler hier, c'était pas le moment,

mais on a fait un barbecue et Stéphanie mange pas de viande.

On fait comment ?

- Bonne question.

- Elle participe à l'assassinat d'un animal ou elle paie moins ?

C'est pareil,

vous avez bu des litres de vin, moi, je bois pas.

- ON FAIT COMMENT ?

- OK. - Voilà,

l'idée, c'est que chacun participe selon sa consommation

et aussi selon ses moyens.

- Tout est si fragile.

Tout peut s'arrêter en un claquement de doigts.

Comme ça.

Et on réalise qu'on n'a pas eu le temps de dire le plus important.

J'ai fait mettre ce fond-là, aujourd'hui.

Qu'est-ce que j'attends ? La prochaine fin du monde ?

---

Les prochains regrets ?

Ou simplement qu'il soit trop tard ?

Donc, on parle pas de ce baiser, jamais.

- Quoi ?

- Tu fais semblant de pas te souvenir ?

- Je vois pas de quoi tu parles.

- Hier, au moment de l'alerte, devant la télé.

T'étais paniquée, t'as dit que tu voulais pas crever,

on s'est serrés dans les bras, on a cru qu'on allait mourir

et on a eu envie de s'embrasser.

Tu veux pas qu'on recommence à 0 ?

- Non.

- J'ai changé.

- Non.

Tu changeras jamais.

- Depuis quand tu m'as pas vu avec une fille ?

Depuis quand tu m'as pas vu tenter un truc avec une fille ?

Voilà. Tu sais pas, parce que ça fait des années.

- Tu prends sur toi une semaine. - Waouh.

Oula, c'est dur, ça.

C'est vrai que c'est une semaine de torture,

faut que je m'attache.

- C'est vrai qu'on a failli s'embrasser ?

- Oui, on a failli s'embrasser.

Enfin,

t'as eu très envie, moi, j'essayais de te sauver la vie,

toi, tu pensais qu'au sexe.

- J'ai super envie de hurler, là.

- Ah, je m'attendais pas à "hurler" à la fin.

- Ca t'embête si je hurle ?

- Non.

Fais-toi plaisir.

Cri aigu

---

- Tu veux hurler avec moi ?

- Non, ça va, merci,

j'essaie d'arrêter.

- Là, j'ai envie de sauter. - Non.

- Ah, si. Tu sautes avec moi ?

- Non plus. C'est que des trucs que je veux pas faire.

Elle rit.

Eh !

Cri

---

Steph !

- C'est génial !

Allez, viens !

Saute !

C'est génial !

Allez ! - Non.

- Je suis libre.

Je m'en fous de tout.

Je m'en fous qu'on n'aime pas mes spectacles.

C'est trop agréable !

- Rodolphe !

Viens, on parle.

- Fous-moi le camp,

j'essaie de me détendre.

- On va juste parler, viens.

- Je veux pas parler.

Laisse-moi tranquille, putain.

- OK.

- Merde.

Putain, on peut pas être seul, tranquille ?

- Rodolphe !

Rodolphe ! - Quoi ?

- Arrête-toi, là.

Tu vas pas m'éviter. T'as rien à me dire ?

- Et toi ?

- Ecoute, je suis désolé pour Peste et Choléra. Ca va ?

- Ils ont un nom, putain. - Oui, pardon, attends.

Désolé pour David et Etienne.

Pourquoi t'en veux qu'à moi ?

- T'es le seul qui m'oblige à mentir.

Va parler à Thomas.

- Je vais le faire, OK ? Là, je peux rien faire,

je suis bloqué, blo-qué.

- Hey, what the fuck

are you doing here?

Sifflet

- Putain.

Allez !

Allez, Etienne, dépêche !

Ils rient et crient.

- Calme-toi et respire. Arrête tes conneries.

- Laisse-moi, j'ai besoin de personne.

- Tu veux te péta ? - Lâche.

- Je suis prof de sport.

- Prof de sport de mes couilles, ouais.

Mais dégage, merde !

- En fait, on participe à la hauteur de nos moyens.

- Tiens, doit y avoir 200.

- Mais non, regarde.

- Ca me fait plaisir. - T'as un truc à faire pardonner ?

- Non.

- Inès, t'étais où ? - A l'église.

- Très drôle. T'as 2 secondes

pour la cagnotte ? - Désolée, j'ai pas d'argent

sur moi.

- C'est OK, tu donneras plus tard. - D'accord.

- Je vous laisse,

je vais à la pétanque.

- Il va à la pétanque.

Elle bafouille.

Vraiment.

C'est pas bien.

Vraiment.

- Faut pas recommencer.

- D'accord ? - OK ?

- Cool.

- On fait quoi, du coup ? - Je sais pas.

- C'est ouf. - Quoi ?

- J'ai toujours imaginé Tristan comme ça.

- Tristan ?

- Tristan et Iseult.

C'est ouf.

- Attends.

Le lifeguard

te fait penser à Tristan de Tristan et Iseult ?

- Ouais.

- Tu sais, c'est extraordinaire,

cette capacité que t'as

à t'épanouir dans ton monde, là où on peut pas te blesser.

Tu as de la chance. - Merci.

- C'est moi qui fais le trait.

Bavardages

---

- Vous étiez où ?

- A la falaise.

J'ai sauté d'en haut.

- C'était bien ?

- Génial. Je me suis libérée d'un truc.

- Tu veux me rendre fou ? A quoi tu joues ?

- Tu sais ce qu'il faut faire.

---

- Je vais

compter les points. - Ouais.

- Il devait pas

être interdit de jeu, logiquement ?

- J'ai eu la fédé, ils sont OK pour lever

les sanctions temporairement.

- J'ai pas voté pour.

- Pas de mauvais esprit, pas de mauvais joueur.

- Je suis compétiteur, pas mauvais joueur.

Bon, on joue, ou on discute ?

- On joue, on joue, on joue !

Exclamations

- Bouh !

- Attends, faut mesurer, là.

- Non. - On mesure.

- Pas de problème.

Je suis sûr de moi. - OK.

- Tu mets pas au milieu de la boule, c'est normal.

- Point pour Sonia.

- Mets-toi au milieu ! - Eh, ho.

Brouhaha

- Tu me charries. - Je suis au milieu.

- Vous trichez,

vous trichez tous. - Personne ne triche, ici.

- Ah bon ? Personne ne triche ?

- Non, personne. - Bruno, pas de triche ?

Hein ? Je sais pas. - OK.

- Ca, c'est la meilleure. OK.

Exclamations

Ca m'énerve, ça. Voilà, les bouboules ! Allez, hop !

---

- Arrête.

- J'en ai marre de vous.

- Non, mais, ho !

- Vos bouboules de merde ! Merde, vous me faites chier !

Merde, merde, et merde ! - Y a trop de colère.

- Fatigant, le mec. - Pardon, c'est une blague ?

- Non. - J'ai bien entendu ?

Moi, fatigant ? Waouh. - OUI.

- Qui nous emmerde depuis des années ? C'est qui, l'emmerdeur ?

- C'est toi. - C'EST TOI.

- Moi ? - OUI.

- On m'a dit ça.

- C'est pas moi, c'est lui.

C'est toi, avec ton putain de secret

depuis des années.

C'est pas vrai ? Dites-le !

Bruno.

Dis-lui.

Dis-lui, ou c'est moi

qui lui dis.

Vas-y.

- Bruno est gay.

- Quoi ?

- Voilà.

- Qu'est-ce que tu dis ?

- On va pas passer les vacances là-dessus.

- Pardon ?

- Chérie.

- Non, mais, Bruno,

c'est pas grave, enfin.

On est au 21e siècle.

Hou hou !

- Vous vous foutez de ma gueule ?

- Je vais boire un verre.

- Vous avez tous voté Christine Boutin en secret ou quoi ?

Elle s'éloigne.

- C'est pas vrai.

- Je sais pas quoi vous dire.

Vous êtes en train de tous nous casser, là.

- D'où elle sort ça ? - Non, c'est...

C'est moi, hier, j'avais un peu...

Elle m'a dit "C'est ça ?", j'ai dit "Ouais".

- Ouais, bah...

Musique joyeuse

---

- Manquait plus que ça.

---

- Il a fait une fausse note.

---

- Chérie, ça te gêne pas de boire dans un dé à coudre ?

- Je suis d'accord. Ils avaient pas la taille au-dessus.

- Et vous pensez que Bruno va rester gay encore longtemps ?

- C'est vraiment con, comme question.

On n'est pas gay cinq minutes.

---

- A l'aide !

Chérie.

---

Amour, arrête.

- Ca va ?

---

Et Rodolphe, il est encore en colère, il est dans sa chambre ?

---

- Oui. Il rit.

---

- T'es allée à l'église, ce matin ? - Oui ! Elle est magnifique.

- C'est génial, je trouve ça super chouette,

enfin, tu sais, d'arriver à passer au-dessus de tout, comme ça.

De pouvoir pardonner tout, comme ça, d'arriver à faire ça.

---

Et tu sais, je voulais te dire,

---

en fait, quand y a eu l'alerte...

- Je veux rien savoir.

---

- Pourquoi ?

Tu penses que t'arriverais pas à pardonner ?

---

- Je sais pas.

---

Je me pose pas la question, comme tu m'as rien dit.

---

- Attends ! Oh là, là, le cou.

- Ca va ?

- Oh là, là.

Attends.

Elle marmonne.

---

- Ca va, t'es bien, là ? (- Ouais, très bien.)

- Tu serais pas mieux dans le lit ?

---

Je vais voir ce que fait ta fille.

- Super.

- Je suppose que tu viens pas.

---

Tu veux pas te démaquiller ?

- Ca va, c'est les vacances.

- Chérie,

tu sais, Bruno,

il est pas gay, hein.

- Hm ?

- Bruno. - Hm.

- Il est pas homosexuel.

(En fait, il est avec Stéphanie.)

(C'est ça, le secret.)

Bruit de surprise

- Il est avec Stéphanie ?

- Hm.

- Oh là, là, c'est bon, ça.

Je suis contente, là.

- Je savais que tu serais contente.

- Ca va être une boucherie.

(- Steph.)

Elle est là, j'entends du bruit.

Pourquoi ta meuf a été raconter ça ?

Ca l'amuse ?

OK, super.

(Ouvre, chérie.)

Il toque.

- Flo ?

Je te vois.

- Anton.

Ca va ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Pourquoi

t'es pas venue me voir pour la cagnotte ?

- Ah, j'ai oublié.

Je l'ai pas, on peut faire ça demain ?

- Hm.

- T'en veux ?

- Oui, merci.

Hmmm.

Dis-moi, tu veux

qu'on parle de ce qui s'est passé pendant l'alerte ?

- Non, ça va. Si j'ai besoin d'une consultation,

je viendrai te voir, promis.

- Je te parle d'une conversation amicale,

pas d'une consultation chez le psy.

- Oui, amicale, oui.

C'est bien, ça. - Tu sais,

c'est normal, ce qui t'est arrivé.

Avec le stress qu'on subissait,

t'as fait ce qu'on appelle

une décompensation psychotique réactionnelle.

En gros,

c'est une rupture de ton équilibre et des bouffées délirantes.

- D'accord, bah, merci.

- De rien. - C'est très amical.

- Tu sais,

moi non plus, j'ai pas oublié la Chantilly.

J'en garde même un très bon souvenir.

Et j'ai aimé que tu dises que t'as jamais vu un sexe aussi beau,

je trouve ça très flatteur.

Merci.

Moi aussi, j'aime beaucoup ton sexe.

Tes seins, aussi.

Tes fesses, je les aime beaucoup.

Si j'avais pas Sonia dans ma vie,

j'adorerais remonter le temps avec toi.

Tu te moques ?

- Ah, non.

Pas du tout.

Non.

C'est important de poser des mots.

- Ouais.

- Je te remercie, Flo.

- Je vais apporter ça à Steph.

- Moi, je vais chercher Mylène.

Musique rêveuse

---

- GOOD MORNING.

- J'ai rêvé de toi.

Elle souffle.

Bon, je vais garder mes rêves pour moi.

- Tu veux pas monter devant ? - J'ai besoin d'air.

Quelqu'un a une bière ? J'ai mal au crâne.

- J'ai les sous, on te doit combien ?

- Ah, super, alors... - Salut, les kids.

- SALUT.

- Ca va ? - Ca va.

- Ca faisait cher, j'ai mis un plafond, donc ça fait 500.

- C'est beaucoup trop, on va pas mettre tout ça.

On voudrait pas vous écraser avec notre pognon.

- Ca suffit, détends-toi. - T'inquiète pas pour nous.

- C'est les vacances. - Tiens, Flo.

(- Merci.)

- Je te vois.

- Arrête,

ça suffit, chérie. - Voilà Bruno.

- Alright, last one.

- Last call for alcohol.

Ca va ?

Allez, on y va !

(- Attends, arrête.)

- Ca va ? - J'ai des sandwiches

pour tout le monde.

- Une boucherie.

- En avant, Guingamp.

Musique entraînante

---

Hawaï !

---

- Allez, Etienne.

---

- Where the fuck are you guys going?

Come back here!

--- Cris de joie

---

Exclamations

- Allez, tout le monde se donne bonne conscience.

- J'ai réfléchi, cette nuit.

Je comprends que c'est de ma faute

et que t'aies pété un câble. On va pas se faire la gueule.

Je suis désolé. - Trop tard.

Si y avait pas Inès, je me serais cassé.

- OK, bon.

Te remets pas en question, t'as raison.

Continue à nous en vouloir. - C'est vous qui nous en voulez.

- Quoi ?

- Parce que ça rigole pour nous.

Les artistes, on les aime quand ça galère.

- C'est quoi, ces conneries ?

- Vous nous teniez la main, mais vous kiffiez qu'on galère.

Tu sais à quoi on reconnaît les amis ?

- Non.

- C'est ceux qui sont là quand ça va bien. Eh ouais.

C'est dur de se réjouir pour les autres.

Bientôt, faudra s'excuser.

- Tu sais quoi ?

Me parle plus, c'est mieux.

- T'attends quoi ?

Hein ?

Qu'elle se barre ?

Tu parles quand à Thomas ?

C'est sûr, ça demande plus de couilles que de vanner mes enfants.

- Tiens.

- Qu'est-ce que... Arrête ! - Moi aussi

je peux te défoncer.

- Ho ! C'est stupide, putain.

Arrête.

Cris

Arrête ! Putain !

Grognements

- Faudrait les arrêter, non ? - Vaut mieux les laisser s'épuiser.

Enfin, surtout Bruno.

- Eh, arrêtez, stop !

Stop !

Non, mais ça va pas ?

- Oui, mais c'est lui, aussi. - C'est moi ?

- Vous avez quel âge ?

C'est hallucinant.

- Je te reconnais plus, mon pote.

- Je te laisse gérer.

- Je m'occupe des enfants.

- Mon amour.

Attends.

Inès.

- Tu devrais aller voir ta fille.

- Je vais plutôt boire une bière.

- Ecoutez-moi bien. Que vous fassiez chier vos parents

toute l'année, OK. Mais venez pas pourrir nos vacances.

- OUAIS.

- On a pas à vous supporter. Contrairement à vos parents,

on vous aime pas. - On peut pas vous blairer.

Et vous savez pourquoi ?

Ca fait des années que vous nous faites chier.

Y a rien de sympa chez vous,

vous êtes pas drôles,

pas intéressants, ni intelligents.

Vous servez à rien, quoi.

- Y a un truc qu'ils font très bien :

foutre la merde entre nous et leurs parents.

- C'est à cause de vous, aussi.

- PARDON ?

- Non, David, c'est à cause de toi.

Toi et ton frère.

Ca m'étonnerait pas qu'ils finissent par se séparer.

- Ils travailleront plus ensemble, finie la vie d'artiste.

Ca va faire un gros changement. - Voyages, sorties,

fringues, costumes pourris, argent,

c'est terminé. - Ils sont bien, mes costumes.

- Quoi ? - Ils sont bien.

- NON, C'EST DE LA MERDE.

- Votre mère fera des photos

de mariage. - Et encore.

- Quant à votre père,

éclairez-moi, se mettre à poil, c'est pas un métier ?

- Non. - Ca me parle pas.

- Voilà, je crois pas. Donc il fera quoi ?

- Il va se mettre à boire.

- Exactement. Et ça va être très difficile

entre une dépressive et un alcoolique.

- Vous allez finir dans un foyer. - Au mieux.

- C'est quoi ? - Une prison pour enfants.

- D'accord.

- Et toi, l'homme-orchestre,

tu crois que tu vas pouvoir continuer avec tes baguettes

à taper partout en te prenant pour Phil Collins ?

Non, c'est terminé, mon vieux. Tu vas devoir aller bosser.

Rire - Toi, fais pas

la maline. - Il paraît

que ton père est un gros con. Ouais.

Alors, continue d'emmerder Anton et ta mère,

et Anton va partir.

Et tu vas vivre avec le gros con. - Et arrête de te la péter.

Fumer des joints, sortir avec des branleurs, on l'a toutes fait.

- Ca, c'est sûr.

- Alors, on va encore

entendre parler de vous ?

- Non.

- ON N'ENTEND PAS.

- NON.

- La prochaine fois,

Peste, Choléra et Syphilis,

je vais vous taper.

C'est clair ?

- Oui.

- Très clair.

- Je crois qu'il faut que je m'excuse auprès de tout le monde,

à commencer par toi.

Depuis l'alerte, j'arrive pas à redescendre.

Comme une colère qui en entraîne une autre,

qui en entraîne une autre.

- Ca fait beaucoup. - Oui,

ça me fatigue.

- C'est parce qu'au fond, tu penses qu'ils ont pas tout à fait tort.

Du coup, tu culpabilises parce que

de un, tu sais qu'on n'est pas les meilleurs parents du monde.

Hein ?

Et de deux,

parce qu'on a réussi et tu trouves pas ça normal.

T'essaies de te persuader de l'inverse, mais t'es mal à l'aise.

Mais tout ça, t'es pas obligé de leur dire.

Mais te l'avouer à toi-même, ça te ferait du bien.

- C'est le Ciel qui t'a inspiré ça ?

- Tu vas te moquer de moi,

mais je crois vraiment que j'ai été touchée par la foi.

- Tu as été touchée par la foi ?

C'est ça ? Viens voir.

- Quoi ? - Touchée par ton homme

aussi, viens. - Tu me crois pas !

- Si, je te crois.

- Alors, dis-le-moi sérieusement.

- Je te crois. - Que j'ai été touchée par la foi.

- Que t'as été touchée par ton... Par la foi.

- Oui ?

- J'ai entendu que maman était sous la douche,

donc je suis venue te voir.

- Et ?

- On a de la chance de t'avoir.

- Waouh.

Euh...

Merci.

- Ca me rend folle que tu prennes pas sa défense.

Pourquoi tu dis rien ?

- Parce que je suis patient.

Et intelligent.

- Et modeste, aussi.

- Et modeste.

Elle rit.

Ils vont se rendre compte

que c'est une femme géniale, ils sont juste lents.

C'est à cause de ta beuh.

- Arrête.

OK. - Bon,

est-ce que ce soir, tu peux te coucher tôt ?

Flo a prévu une journée d'enfer, demain, ça va être mortel.

- Pas "mortel", Anton, sérieux, non.

- D'enfer ? - Putain.

- Gigacool. - S'il te plaît !

- Over the top.

- Fais pas le jeune. - Wesh.

- Arrête. - Bien ou bien ?

- Faut pas dire des trucs comme ça.

- Non, ça va être mortel.

Words (Seinabo Sey)

---

- Hawaï !

---

- Je vais te taper.

---

--- Orage

---

- Je suis pas mauvais joueur, je suis compétiteur.

---

- Hey.

---

---

- Aloha.

---

- Are you kidding me?

What is...

Sir?

Appareil photo

---

- C'est bien, non ? - Super.

- Flo.

Cris

--- ---

---

Cris de joie

--- ---

Ils l'acclament.

--- ---

---

- Alors...

- HAPPY BIRTHDAY TO YOU

---

Applaudissements, cris de joie

---

- CHEERS.

- Je t'aime.

- On va trinquer. - A toi.

Ils trinquent.

- A toi. - Arrête.

- Raphaël, allez.

- Ah, pardon, oui.

- Ca va ?

- Ouais. - Sûr ?

- Super.

- BON ANNIVERSAIRE, STEPHANIE.

Encouragements

---

- Arrête.

- Joyeux anniversaire !

---

- Merci, j'ai fait un vœu.

Arrête, t'es un peu bourré.

- Santé.

- Qui coupe ?

- Pourquoi vous avez fait ça ?

T'arrêtes pas de l'embrasser.

Qu'est-ce qui se passe ?

Il se passe quoi, là ?

- On est ensemble, Thomas.

- J'ai pas entendu.

- Steph et moi, on est ensemble.

- Et vous saviez tous ?

Je suis le gros connard de la soirée, c'est ça qui se passe ?

C'est pas gentil, de faire ça.

C'est pas gentil, de faire ça à son ami.

- OK, personne dit rien.

Putain.

Thomas.

Thomas !

Thomas !

Thomas.

Thomas !

Thomas !

Tu vas où ?

Musique mélancolique

---

- Un jour, j'ai failli me noyer.

Je me souviendrai toujours de cette impression.

Les poumons qui vont éclater,

le cerveau qui devient fou,

la bouche qui veut hurler, mais qui ne peut pas.

---

On est en train de mourir, et à quelques mètres, la vie continue.

La vie continue.

C'est peut-être ça, le pire.

On dira ce qu'on veut,

mais on meurt toujours seul,

même quand on n'y arrive pas.

---

- Pourquoi tu fais pas comme moi ?

Pourquoi tu laisses pas nos souvenirs là où ils sont ?

---

Je sais que là, tu peux pas l'entendre,

mais tout ce qu'a fait Bruno, c'était pour toi.

---

On a tous menti pour te protéger.

---

- Je l'ai regardée s'éloigner

tandis que je redevenais

ce que je n'aurais pas du cesser d'être :

un souvenir perdu sur une île lointaine.

---

Je n'ai dit adieu à personne, ç'aurait été une trahison de plus.

---

Quoi qu'en dise Stéphanie, j'avais été assez trahi

pour toute une vie.

---

Chacun a repris le cours de la sienne

en sachant qu'Hawaï, c'était terminé,

qu'on ne se verrait plus jamais.

---

Parfois, il y a trop de dégâts

pour reconstruire quoi que ce soit.

---

Parfois, ça va trop loin.

---

Parfois, ça fait trop mal.

Musique hawaïenne

Et puis, la vie a repris son cours.

Je ne ménageais pas mes efforts pour ne pas la sentir passer.

Waouh, waouh !

--- Il sifflote.

Je faisais tourner l'hôtel.

---

J'étais seul,

seul avec l'ivresse et l'oubli.

- Excusez-moi.

Je vais pas te regarder te détruire,

d'accord ?

Je vais partir.

---

- Le temps a passé sans que je ne sente plus rien.

Hey !

Quelques saisons sous anesthésie.

---

Et je les ai oubliés.

---

Non, c'est faux.

---

J'ai arrêté de penser à eux.

---

J'ai même arrêté de penser à elle.

---

Non, c'est faux.

---

J'ai arrêté de penser tout court.

---

- Thomas !

Elle rit.

Hey.

- Oh là, là.

Musique émotionnelle

---

- J'ai l'impression que ça fait une éternité.

---

- Bah, ça fait une éternité.

---

- Tu me racontes ce que t'as foutu pendant tout ce temps ?

---

(- Toi, d'abord.)

Et comme la vie a une manière de s'infiltrer partout

même quand elle n'y est pas invitée...

- Et Mylène adore Anton.

- J'ai su qu'Anton s'était installé chez Sonia.

- Mylène, tu en as encore pour longtemps ?

- Je suis chez moi, je fais ce que je veux.

Douche

- Je suis content que tu exprimes ce que tu ressens.

- Casse-toi.

- Je suis très content.

- Elle progresse, hein ?

- Bonjour. - Vous avez trouvé

votre bonheur ? - Je crois, oui.

---

Euh... Merci.

Bonne journée. - Bonne journée.

- Florence a arrêté de fantasmer sur Anton

pour se consacrer pleinement à Tristan.

---

- Je te baptise, au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit.

Amen.

- Rodolphe et les enfants font des efforts pour faire plaisir à Inès.

---

--- Acclamations

Stéphanie a eu le rôle de sa vie.

--- ---

- Sa pièce fait un triomphe.

Elle en est à la 500e.

- J'en étais sûr.

---

- Tu veux que je t'en raconte plus ?

---

Mon trésor.

- Tout aurait pu en rester là, mais un matin...

---

Allo ?

(Bruno) *- Allo, Thomas ?

---

C'est moi.

---

- Comment ça va ? *- Bien.

Je voudrais te présenter mon fils. Sanglots

- Un matin,

j'ai su que nous avions tous assez souffert

et que certains liens sont impossibles à rompre

quels que soient nos efforts.

---

- Hop hop hop. - Ce sera pas

pour cette fois.

- Monsieur, où sont les toilettes ?

--- Brouhaha

--- ---

- Nous allions tous être réunis comme avant.

Enfin, tous,

sauf Raphaël.

Personne n'a jamais compris pourquoi.

Parfois, on coupe les ponts et c'est un mystère

pour tout le monde.

Il y avait bien cette enveloppe au fond du tiroir.

Je l'avais touchée 100 fois sans jamais la saisir, mais ce jour-là,

savoir qu'on allait se revoir

avait réveillé l'envie de le revoir, lui aussi.

J'ai trouvé un vieux caméscope,

appuyé sur lecture, et me suis retrouvé 3 ans en arrière.

---

- Ce soir, c'est notre dernière soirée de vacances.

C'est surtout ton anniversaire, Steph, alors joyeux anniversaire.

J'ai mis ma plus belle chemise.

Euh...

Faut que je vous dise quelque chose, les amis.

Je...

---

(Putain.)

---

Voilà, c'est moi qui étais derrière la porte

pendant l'alerte, c'est moi qui ai pas ouvert.

Je sais pas ce qui m'est arrivé, j'étais tétanisé,

j'ai paniqué, quoi.

J'ai pas vraiment compris ce qui m'a pris.

---

Pendant les vacances, j'ai découvert un peu qui j'étais

et je me suis détesté, quoi.

J'ai détesté

l'homme que je suis devenu, le...

Je déteste ma vie, je déteste mon boulot, là, je...

---

J'ai même essayé de me foutre en l'air, mais même ça,

j'arrive pas.

Donc...

---

C'est pour ça que je vais disparaître de vos vies

et recommencer à 0,

pour être un homme meilleur, quelqu'un dont je serais fier,

quelqu'un comme vous, qui aurait ouvert

la porte.

--- Salutations

--- ---

Alors, essayez de pas m'oublier totalement, s'il vous plaît.

Parce que moi, je vous oublierai pas.

Jamais.

- Tu vas voir, je vais te... Attention.

Au revoir, voiture. - Au revoir.

- Je vais te présenter quelqu'un.

Il s'appelle Thomas.

---

- Petit Serge.

- Bonjour.

- Bonzour. - Bonjour.

- On se fait un bisou ?

---

- Je me suis dit qu'il fallait que je les protège à mon tour,

qu'ils n'avaient pas besoin de savoir,

que personne n'avait besoin de savoir.

Après tout,

si on savait tout de nos amis,

est-ce qu'on en aurait encore ?

How Bizarre (OMC)

- On court !

---

- HOW BIZARRE

---

---

Musique hawaïenne douce

---

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