All language subtitles for sois_belle_et_tais-toi frances-bueno1958

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Original subtitles

Plante -toi une heure ou deux avant d 'aller chez Raphaël. Eh bien, je m

le cinéma, patron.

On m 'a recommandé un très bon film politique. Pensez, moi je vais chez

Chez Maxime !

Circuler, monsieur.

Circuler, voyons.

Qui est -ce qui a fait le coup ? On ne sait pas.

Naturellement, bien sûr.

L 'inspecteur Morel a eu l 'idée. Ça, c 'est plus intéressant.

Il dit que c 'est signé Charlemagne. Charlemagne ? Vite, téléphone au

Mais qui est Charlemagne ? Monsieur, si nous le savions, nous ne l 'appellerions

pas Charlemagne.

François, septième dernière.

Charlemagne recommence.

Demandez François, septième dernière.

Vous ne pouvez pas rester ici, monsieur, c 'est interdit. C 'est passé.

Qu 'est -ce

qu 'elle a fait ? Des bêtises. Quel genre ? Deux évasions.

Elle sort de prison ? Non, du bon pasteur.

Le bon pasteur ? C 'est une maison de redressement.

Dommage, une si bonne noce.

Oui, mais elle est orpheline et mineure. On l 'a mise à l 'assistance publique.

Je ne veux pas y rester.

Ça l 'a menée en maison de redressement.

Et cette fois -ci, probablement d 'Oulence.

D 'Oulence ? Oui, la prison.

Virginie Dumayet ? Oui ? Police.

J 'aurais dû m 'en douter rien qu 'avant, peut -être.

Bon, je peux aller m 'habiller ? Oui, et je te ramène au bon pasteur.

Tu as de la chance, il reste un lit inoccupé.

Sans ça, je t 'aurais fait dormir au cachot.

C 'est pas beau de mentir, ma soeur.

Allez,

tais -toi.

Au lit.

Qu 'est -ce que tu as ? Oh, il est dans son glacé.

Oui, oui, oui.

Tu es devenue bien douillette.

Essaie de dormir.

Tu passeras demain devant le conseil. Je te souhaite bon courage.

Merci, ma soeur.

Walter ! Vous ne m 'embrassez pas ?

Tu ne le mérites

pas.

Une seconde, je viens d 'arriver.

Et puis je ne sais plus où aller maintenant.

Je sais.

On m 'attend chez des amis.

Alors donne en donnant.

Tu me fais sortir et moi je te blanque.

D 'accord.

Moi je m 'appelle Olga.

Moi c 'est Virginie.

Quand est -ce qu 'on te tire ? À onze heures, après la ronde.

Dis.

Qui c 'est tes copains ? Des gars sérieux. Qu 'est -ce qu 'ils font ? Des

voyages. Ils vont me faire passer à l 'étranger.

Tu crois qu 'ils pourraient m 'emmener ? En France, plus un cirque vaudra de

moi. J 'en parlerai à Loulou. Qui c 'est Loulou ? Le caïd.

C 'est mon ami.

T 'as un ami ? Pourquoi ? Pas toi ? Non, pas encore.

Vous avez vu les journaux ? Déjà ? Une édition spéciale. Ça fait toujours

plaisir.

Merde, Charlemagne.

Ils ont reféré que c 'était le patron.

Comme personne ne sait qui est Charlemagne, va commencer par moi.

C 'est pas beau ? C 'est trop beau.

Ce qui veut dire ? Difficile à vendre.

Faut pourtant faire vite, le patron est pressé.

D 'accord, mais pas aux conditions habituelles. Cette fois, je garderai

Attention, monsieur Raphaël, le patron est dangereux.

Moi aussi.

Alors, qu 'est -ce qu 'on fait ? Je m 'occupe de vos pieds ou pas ? Si pas

qualifié, faites comme d 'habitude.

Pour les conditions, je demande au patron.

Bon, faisons l 'inventaire.

Tiens, tiens le gars.

Passe -moi une cibiche.

Tu te crois en 1935 ? On dit pas passe -moi une cibiche, on dit refile -moi une

pipe. Je vais noter ça.

Faut se la faire.

Loulou, c 'est pour toi.

Oui, passe -le -moi la cabine. Je veux jouer, mais j 'ai pas d 'argent.

20 balles maintenant.

Attends, attends.

Pierrot.

Olga, c 'est formidable comment elle a fait.

Oui, ma punaise. Mais je ne me suis pas tirée seule.

J 'ai promis à ma copine qu 'on la planquerait avec nous.

Elle a fait tout le travail.

Regulière ? Bon, mais pas un mot sur le business.

On vient vous chercher.

En scooter ? Mais pas question ! On va se faire retapisser à tous les

croisements par les flics.

Trouve une tire.

Une chignole ? Mais t 'es pas un peu dingue, j 'en ai pas.

Madame veut circuler en baignoire.

On pourrait étouffer l 'attraction à Raphaël pour une tombe ou deux.

Raphaël nous doit bien faim, non ? Correct.

Bougez pas, je traverse le mur du son et j 'arrive. A tout de suite.

Je reviens, hein ? Le gars est dehors.

Oh, mince ! On ne dit pas mince, on dit...

Voilà Virginie. Bon, on n 'a pas le temps. Venez. Allez, vite.

On monte tous les trois devant. Oui.

Ah, vous vous êtes gonflé, vite.

Vous vous tutoyez, les enfants.

Je vais vous offrir un verre.

Non, ce n 'est pas vrai. On ne l 'a pas volé.

Oui. Ma voiture ? Oui.

Où l 'aviez -vous laissée ? Là, comme d 'habitude.

Avec les clés dessus ? Dans une cour.

Oh, merde.

Ce n 'est pas tout ? Non.

Les armes sont restées dedans.

Les armes ? De la place Vendôme ? Oui. C 'est la catastrophe.

Je vais m 'en occuper.

Je vais aller porter plainte au commissariat.

Ne vous en faites pas, ma bonne foi sera prouvée. Je vais dire qu 'on a pris la

voiture un peu avant 19h.

Tiens, je ne voudrais pas être à la place du voleur.

J 'ai l 'impression qu 'on est fait.

Dire qu 'on ne va même pas pouvoir passer la nuit ensemble.

Bon, ce n 'est pas la peine de se prendre.

Allez, arrête.

Descendez, je continue le rodéo. J 'aimerais mieux pas fréquenter les

Merci Virginie, je t 'en voudrais ça.

Mais vous êtes folle ! C 'est bien là qu 'on avait rendez -vous, non ? Ah, c

'est pas le moment de plaisanter.

Présentez vos papiers.

J 'en ai pas. Pas de papier ? Ben, et la carte grise, alors ? J 'en ai pas non

plus. Une mitraillette. Oh, dis donc.

Eh ben, c 'est du beau.

Vous croyez que c 'est une vraie ? Ben, évidemment.

Allez, venez par ici, il faut qu 'on s 'explique.

Allez -vous. Oh, mais dis donc, vous, c 'est pas une raison pour...

Où est Morel ? Je n 'en sais rien, patron.

Il n 'est jamais là, celui -là.

Ça, c 'est sa méthode, sa discrétion. Attends.

Tu nous as compris ? La rapidité du Jaguar. Oui, ben, Jaguar ou pas, dégotez

immédiatement. Je veux qu 'il aille au commissariat du Kremlin -Bicêtre.

On a trouvé une traction volée avec une mitraillette de 9 et un 7 .65, les armes

du Hold -Up. Voilà le rapport.

Poncez. Bon, patron ! C 'est le gars qui conduisait la voiture.

C 'est une fille de 18 ans.

18 ans, c 'est 18 ans. La fille qui a fait le coup de la passe -bandeau avait

ans. Ça repose complètement. 18 ans, c 'est quand même.

Encore un petit prodige.

Voilà.

Parfait.

C 'est pas normal, ça. Très bien, merci, ma sœur.

Alors, vous étiez deux à vous enfuir du bon pasteur.

Exact. Pourquoi ne l 'as -tu pas dit ? C 'est à vous de le trouver, vous êtes

payé pour.

L 'inspecteur Morel vient d 'arriver, monsieur le commissaire. Bon, ça va, je

reçois tout de suite.

Une tire.

Le comité avance pas tout de suite.

Allez -vous asseoir.

Je suis innocent.

Pas moi, je ne suis pas un mouton.

Monsieur le commissaire vous attend. Merci.

Allez, tu viens ? Tant pis.

C 'est pour une autre fois.

Alors, tu viens, oui. Voilà ! Bon pièce, quoi !

Allez, Ous, viens ici, toi.

Vous connaissez l 'inspecteur Jean Morel ? Je n 'avais pas de plaisir, mais j

'ai beaucoup entendu parler de vous, comme tout le monde.

Commissaire ? Qui ne vous connaît pas. Vous êtes trop gentil.

Alors dites -moi, qu 'est -ce que vous pensez ? Eh bien voilà, je vais vous

montrer le rappeur de la gosse.

Ah, c 'est tout ce que j 'ai pu lui faire lire. Si vous en tirez davantage,

aurez de la chance.

Vous savez si je dois passer la nuit ici ? Ah, c 'est probable, oui.

Avec votre permission, monsieur le commissaire, j 'aimerais tenter une

expérience. Ah, t 'as une idée ? J 'ai une idée.

T 'es sûr que c 'est une bonne idée ? Oui, je crois que cette petite va nous

mener loin.

Écoutez, dis donc, pourrais -tu avoir l 'air d 'un flic méchant ? Oui.

Qu 'est -ce que tu fabriques ? Pas quoi, je m 'installe pour la nuit.

Allez, avance.

Allez, avance, mon salaud. Tu vas commencer à malmener ici, mon petit

C 'est un très individu. Petit salaud ! On va te dresser, nous, on va te faire

parler. Le monsieur veut nous rouler dans la farine, maintenant. C 'est une

ruse, ce que j 'aime pas. Allez, avance, là. T 'as pas fini de rigoler.

Moi, je te le dis, moi, petit salaud. Fais gaffe à ce que tu dis, hein.

Donne -moi une cigarette.

Parce que monsieur veut fumer, maintenant.

Les détenus ne fument pas ici.

Bon,

bouge pas de là.

Malheureux, si tu bouges.

Vous avez vu comment tu me dis là ? Je l 'ai traité.

Mais par force.

Vous avez vu ? Approche.

Prends mes cigarettes.

Qu 'est -ce que tu as, Tom ? Dans ma poche.

Si vous continuez à le provoquer, il va devenir mauvais.

Je t 'occupe.

J 'aime les nanas qui obéissent sans causer.

Non mais disons, tu fumes ! Oh, mais moi j 'ai fait regretter d 'être venu au

monde ! Allez en route, tu dégueulasses ! Qu 'est -ce que tu as dit ? Là, je

parlais de choses et d 'autres.

Tu as dit dégueulasses.

Moi, je dis dégueulasses ? C 'est évident que j 'aurais pu dire chou

tilleulement. Alors j 'ai dit dégueulasses.

Pour ton malheur, tu as dit dégueulasses.

Et dis -toi bien que je n 'oublie jamais ni les vaches, Ni les amis.

Je te retrouverai, toi.

Allez, en route ! Et j 'en ai marre des autres ! Non, mais pas en blague ! Dis,

madame, allez ! C 'est bien ma chance.

Je perds 18 années avant de tomber amoureuse.

Boum, ça m 'arrive.

Maintenant, il faut que j 'attende 30 ans pour savoir si je me suis pas

En un mot comme en deux, vous n 'aimez pas la police.

Je la vomis.

Ah, bon.

Il y a pourtant le bon policier.

On peut être rigolés.

Ah, vous avez tort.

Vous avez tort parce que vous pouvez très bien tomber, des fois...

Vous savez que je peux

personnellement beaucoup pour vous.

Oui.

Ce jour -là, il fera chaud, dites -donc.

Bon, ça n 'a pas l 'air de...

Tenez, je m 'en vais vous donner votre chance.

Je vais fermer les yeux et vous allez vous évader.

Ah, on ne peut pas être plus... Vous

ne voulez pas vous évader ? Non, vous ne fatiguez pas.

C 'est un con, mais alors ça c 'est la première fois qu 'on refuse de s

Vous croyez que je ne vous ai pas vu venir avec votre petite tête de sadique,

tiens ? Vous voulez me pincer en plein grand délit pour me passer à tabac, j

très bien compris.

Je vous dis que vous vous évadez, c 'est tout. Non, non, non, non.

Non, non, vous allez vous évader.

Elle s 'est attirée.

Elle était là.

Elle s 'est fait la malle. Il faut courir après.

Dans quelques minutes, la prochaine séance du Palais des Mirages.

Spectacle unique au monde, sans supplément de prix.

Au premier étage, le Palais des Mirages.

J 'ai acheté un flic.

Tu sais, l 'inspecteur en civil que tu as vu hier soir.

Alors, il m 'a fait un prix de gros pour ton évasion et la mienne.

Voilà. Oh, ces flics, tous des vendus, alors.

Oh, mais crois pas ça.

C 'est tout à fait exceptionnel, au contraire. C 'est parce qu 'il a peur de

moi.

Et ça vaut combien, un flic ? J 'aimerais être au courant des tarifs, ça

servir.

Bon, parlons pas de ça.

Alors, un cadeau.

On laisse sa voiture ouverte et clé à son tableau de bord.

Dans ma cour, monsieur l 'inspecteur. Il n 'était jamais rien arrivé.

Ben voyons, on croit comme ça des choses et puis pas du tout.

Est -ce qu 'on va me rendre ma voiture, monsieur l 'inspecteur ? C 'est un

instrument de travail pour moi.

Je suis un modeste photographe.

On vous la rendra, on vous la rendra.

Vous avez oublié votre revolver dedans.

Mon revolver ? Oui, et votre mitraillette. Je vous dis ça au cas où

chercheriez.

Mais je n 'ai jamais été en possession d 'âme, moi, monsieur l 'inspecteur.

Alors pourquoi vous avez le droit d 'avoir une voiture ? Pourquoi ? Pourquoi

Pourquoi ? Pourquoi ? Je ne sais pas, moi.

Je suis un honnête artisan.

Une pauvre voiture.

Ma pauvre mère en mourra.

Mais non, mais non, mais non, mais non. Viens, on ne vous en fait pas comme ça.

C 'est bien que vous n 'êtes pour rien dans cette histoire.

Si,

vous me soupçonnez.

Vous êtes un honnête homme, vous.

Je ne sais pas, quelque chose me le dit.

La seule personne qui ne m 'a jamais vraiment aidée et comprise, c 'est toi.

Tu n 'aimes pas quand ils disent merci.

Je crois que tu ne me dis pas toute la vérité.

Tu t 'évades avec une jeune fille et tu ne connais pas son adresse.

J 'étais... Tu sauves un jeune voyou et tu ne sais pas qui il est.

Hier, tu parlais de les rejoindre et maintenant, tu ne sais plus où.

Tout ça n 'est pas très clair.

Si tu veux me garder comme ami, Virginie, il faut jouer le jeu.

Oui.

Il existe vraiment ce loulou ? Bien sûr.

Je vais téléphoner pour essayer de le retrouver.

Vous téléphonez ici ? Oui, à cette heure -ci, il n 'y a plus personne.

Je reviendrai dans cinq minutes, ça te laissera le temps de réfléchir un petit

peu. Qu 'est -ce que tu veux dire ? Je ne suis plus un gamin, tu sais.

Alors n 'essaie pas de me faire marcher, je ne marcherai pas.

Pas de manière entre nous, je te laisse tomber.

À toi de décider.

Il ne bouge pas d 'ici, quoi qu 'il arrive.

Alors, je commençais à me faire l 'incendant. Quoi ? Vas -y, dis -moi.

vas -y. Loulou ? Loulou ? Oui.

Loulou comme Tomérani.

Attention à ce que tu fais.

Loulou, 18 ans ? 20 ? 18 -20 ans.

Non, je ne vois pas qui ça peut... Au nom du bonhomme à mémoire, phénoménal.

Ah, tu ne trouves pas.

Oui, et c 'est tout ce que tu as vu tirer d 'elle.

Quand je pense à tout le mal que je me suis donné.

Non, non, non, je suis sûr qu 'elle dit la vérité. Cette fille n 'est pas dans

le coup.

Ou alors, elle est très forte.

Alors, je vais brusquer un peu les choses.

Si elle ne parle pas maintenant, on n 'en sortira jamais rien.

De toute façon, ça ne va pas être long.

C 'est ça.

Je joue le jeu, c 'est ce que tu voulais ? Oui, mais tu

as peut -être dépassé un peu ma pensée.

Pas de manière entre nous.

C 'est ce que tu avais dit ? Oui, oui, bien sûr.

Tu aimes être obéi, non ? Naturellement, oui.

Un homme comme toi, il peut avoir toutes les femmes qu 'il veut.

Il ne perd pas son temps avec une môme simplement parce qu 'elle lui a proposé

de s 'évader.

À moins d 'avoir une raison cachée.

Quelle raison ? Justement, je n 'en vois aucune.

Alors il ne reste qu 'une seule solution.

Je te plais vraiment, non ?

Je suis en moi que tu ne m 'aimes pas du tout.

Tu ne peux pas me jurer ? Non.

Tu vois, j 'ai eu raison de te faire confiance.

Je me gardais pour l 'homme que j 'aimerais.

Je l 'imaginais si souvent.

Et moi, j 'avais qu 'une peur.

C 'était de rencontrer la femme qui me ferait perdre la tête.

Tu l 'as trouvée ? Oui, j 'en ai peur.

Elle a surgi là où je l 'attendais le moins.

On n 'est mal pas. Oui,

beaucoup plus que tu ne penses.

Habille -toi, je te dis.

Pourquoi ? On s 'en va. Le musée est fermé ? Ça n 'a pas d 'importance.

Alors, qu 'est -ce qu 'on fait ? On va à la petite roquette.

Je n 'aime pas ce genre de plaisanteries.

Vous deviez avoir très honte.

Beaucoup plus que tu ne penses.

Maintenant, tu peux me croire ou ne pas me croire.

Je t 'emmène en prison, oui.

Mais je ferai tout ce que je pourrai pour t 'en faire sortir.

Bon, on y va ? Prends les mains ! Il y a erreur, voyons. Nous ne sommes pas des

voleurs.

Inspecteur de police Jean Morel.

C 'est du propre. Pardon ? Un inspecteur de police avec une femme, chez la

Dubac. Oh non, je vous en prie mon vieux, je vous dispense de vos

Mais ça se passera pas comme ça, croyez -moi.

C 'est le temple de l 'histoire ici, pas un hôtel.

Alors, vous ne pouvez pas faire attention ? Non, écoutez, excusez -moi,

glissé. Pas de mal.

Non, non, merci.

Et dans une salle du musée Grévin ! C 'est faux !

Enfin, vous n 'allez tout de même pas croire tout ce que cette sale petite

vous raconte, non ? Non mais elle, on ne la croit pas, non, mais il n 'y a que

le gardien de nuit du musée qui est venu ce matin raconter la même histoire.

Mais puisque je dis que c 'est faux ! Il peut porter plainte, écrire à son

député, et pour compte de malheur, il est décoré ! Patron, cette histoire ne

tient pas debout. Pour peu que la presse en empare, elle n 'a pas besoin de

tenir debout. Comment pour peu ? Mais ce soir même, tous les journaux ne parlent

que de ça ! Parfait.

Dans ces conditions, je démissionne.

Moi aussi.

Mais ce n 'est pas votre démission qui empêchera le scandale !

On nous traite déjà tous les jours de brutes policières.

Alors si nous commençons à faire évader les mineurs pour abuser d 'elles dans

les musées, vous voyez d 'ici la campagne de presse. Le préfet, moi, tout

monde saute.

Elle nous en veut, la petite garce.

Après ce que je lui ai fait, je la comprends.

Vous avouez ? Non.

Non, mais je dis que c 'est une fille bien.

Et j 'ai été moche de la doubler, c 'est tout.

Il la défend maintenant.

On ferait mieux de lui laisser faire son métier au lieu de l 'enfermer.

Mais c 'est vous qu 'on devrait enfermer.

Cette fille a été passée au volant d 'une voiture volée où se trouvaient les

armes du crime. Vous savez parfaitement qu 'elle n 'est pour rien dans cette

histoire. Elle ira tout de même en prison.

Et le préfet, vous et moi, nous n 'aurons plus qu 'à changer de métier.

À mon âge, après tout ce que j 'ai fait pour vous.

Car c 'est moi qui vous ai imposé ici, malgré vos idées géniales. Eh bien, le

moment serait venu d 'en avoir une, M. Morel, pour nous tirer de là.

J 'en ai une. Mais dites -la, Morel ! J 'ai

quatre enfants à nourrir, moi.

Je l 'épouse.

Et alors ? Marie est émancipée, elle ne relève plus du tribunal des mineurs.

Et le musée ? Des amoureux ont parfaitement le droit d 'oublier l

soit au bois de Boulogne ou au musée Grévin.

Vous croyez qu 'il plaisante ? Non, parce que quand il plaisante, il a l

'oreille qui remue.

For elle, un seul mot.

Merci. Pardon.

Attendez, attendez, il faut qu 'elle soit d 'accord.

Je m 'en charge.

Où est -elle ? Vous l 'avez fait convoquer, elle attend à la salle B.

Allez m 'attendre à côté.

Envoyez -moi Virginie Dumayel.

Alors, ils vont partir à tabac ? Entrez.

Assieds -toi, mon petit.

Alors, tu n 'aimes pas la prison, hein ? Je voudrais vous y voir.

Oui, c 'est vrai, mais la question est idiote.

Tu ne me fais pas dire. Ne le prends pas sur ce ton.

Je m 'en porte, je m 'en porte.

L 'habitude, ne fais pas attention.

Je suis là pour te prouver que les policiers ne sont pas tous méchants et

quelquefois compréhensifs.

Pas de publicité, SDP.

Voilà.

Pour t 'éviter la prison, un de mes inspecteurs a proposé de t 'épouser.

Il est dingue ? Oui.

Non, pas du tout.

Je comprends ta surprise et ta joie, mon enfant.

Et tu as de la chance.

Il est très beau garçon. D 'ailleurs, tu le connais, c 'est l 'inspecteur Jean

Morelleux.

N 'épousez -lui jamais ! Tu ne veux pas l 'épouser ? Non, je vais l 'envoyer en

prison. Et lui ne pense qu 'à t 'en faire sortir ! Ça, je serai sûre par le

rencontrer. Tu vas me faire le plaisir de profiter de l 'occasion ! Jérôme

arrêtera de marcher.

Ah, moi, je ne peux plus. Je ne peux plus, je ne peux plus attendre.

Tu veux de nouvelles ? D 'abord, pourquoi est -ce qu 'il veut m 'épouser

Je te l 'ai dit, il veut t 'éviter la prison.

Tu prétends qu 'il a été moche avec toi, il veut t 'aider.

C 'est tout ? C 'est tout.

Alors je ne lui plais pas.

Mais si, beaucoup au contraire.

Alors, c 'est oui ? Non, je ne peux pas être la femme d 'un flic. C 'est

incompatible avec ma dignité.

Alors t 'en mets pour toi, tu l 'auras voulu, tu finiras ta vie en prison.

Et si je me marie, je retourne en prison ? Ah non, je te libère tout de suite et

je m 'en occupe moi -même.

Ah bon, ça change tout.

Eh bien, dites à votre fille que j 'ai réfléchi.

J 'accepte ta proposition.

Bravo !

Eh

bien, jusqu 'au mariage, il faut la confier à quelqu 'un de sérieux. Votre

-mère, par exemple.

Oui, ma grand -mère, oui. Qu 'est -ce que je vais lui raconter ? Qu 'elle

du courant.

Voilà. Je voudrais que vous sachiez... Je voudrais que tu saches que je ne t

'épouse pas uniquement pour te rendre service.

Je veux être le premier à féliciter les fiancées.

Je peux embrasser la fiancée ? Non. Non. Bon. Eh bien, devant votre accueil

enthousiaste, tu n 'as rien à donner au courrier ? Non.

Parfait. Je vais... Tu ne peux pas faire attention, tu mets les pieds. J 'ai dû

buter. Ça partait bien.

Je vous remercie beaucoup.

Ne vous dérangez pas.

Bon. Attention.

Bien. Pardon.

Alors voilà, nous allons nous marier dans 15 jours.

Il y aura des petites formalités pour l 'état civil et pour la police.

Et puis, en attendant, je pense que tu pourras habiter chez ma grand -mère.

Celle qui vous prend pour quelqu 'un de très bien.

Oui, mais elle me connaît.

Qu 'elle est à droite, cette petite.

On la reprend tout, hein, chez les soeurs.

Tu sais, grand -mère, elle était dans un couvent très évolué.

Ah, tu as de la chance.

Je n 'aurais jamais cru qu 'une jeune fille aussi accomplie accepte de devenir

la femme d 'un policier. Moi, on m 'aurait plutôt haché, Méluche.

Je trouve ce métier très vulgaire. Et tac ! Dieu merci, il n 'est pas allé

chercher sa fiancée sur les bancs des prisons.

Et tac ! Oh, mais vous savez, c 'est qu 'il est capable de tout.

Madame, laissez -moi faire la vaisselle.

Je voudrais vous laisser seules tous les deux.

Ne me contrôlez pas.

Je vous observe.

Voilà plus de huit jours que Virginie est ici et tu ne l 'as pas encore

embrassée une fois. Oh, mais si, m 'embrasser. Non.

Je pensais que je vais vous laisser l 'appartement, que je vais aller vivre à

Chantilly chez ma soeur.

Et alors, moi, je ne vous verrai plus.

Vous n 'avez pas compris que je suis votre amie. Une vieille amie que votre

bonheur réchauffe un peu.

Qu 'est -ce que vous attendez ? Quoi ? Vous n 'avez donc pas de cœur ?

-moi.

J 'aime beaucoup votre grand -mère.

Je ne voulais pas lui faire de peine.

N 'allez pas vous imaginer autre chose.

Moi, je n 'ai aucune imagination.

Ce mariage est un marché.

Vous m 'évitez la prison, c 'est beaucoup.

Et je me donne à vous, ce qui n 'est pas mal non plus.

Mais nous ne revenons pas là -dessus.

Nous sommes entièrement d 'accord.

D 'ailleurs, j 'ai décidé que tu ne serais pas à moi tant que tu ne m

pas. Ça me pouvait attendre. Ne t 'emballe pas.

Si un jour il se passait quelque chose, j 'ai dit si.

Alors tout simplement, viens.

Gratte à ma porte.

Ça voudrait dire je suis déshonoré, mais je t 'aime.

Allô ? Allô, Jérôme ? Oui, je t 'écoute, oui.

Virginie, vous voulez aller ouvrir ? Mais non !

Qu 'est -ce que c 'est que ça, mademoiselle ? Un plumot. Bravo,

vous avez gagné les 1000 francs du grand concours d 'Europe numéro 5.

Question subsidiaire, vous voulez revoir Olga ? Mais vous êtes le jeune homme au

scooter. Voilà, rendez -vous dans 10 minutes au coin de la rue Saint

Exact, mademoiselle, c 'est bien la Sainte -Hélène qui est mort Napoléon.

mademoiselle, et avec les compliments de Plumatome, le plumot qui fait chanter

la poussière.

Merci.

Une recette à moi.

Alors, t 'as vampé un flic ? Oui, mais il faut que je l 'épouse.

Jamais ! On va te tirer de là. Il a un long et des grosses bacchantes.

Ah non, quand t 'es portée, il est plutôt vos garçons. Moi, j 'aimerais

mourir. Faut pas exagérer non plus.

Tu veux toujours passer à l 'étranger ? Oui, mais dans trois jours, la neuf.

Mais te traquasse pas, ça peut s 'arranger. Je vais t 'affranchir.

Écoute, c 'est toi ou c 'est moi qui parle ? Loulou, t 'es mon caïd, mais moi

parle mieux.

Nous travaillons dans l 'appareil de photo.

Déguisés en joyeux scooteristes, nous passons à l 'étranger des appareils

minables et nous revenons en France avec des objets d 'une demi -brique.

Et ta -ta pour la douane.

Tu passes avec nous, on te laisse de l 'autre côté.

Correct ? Correct.

Mais tu crois qu 'en trois jours... Dès demain, je te montre à Raphaël. Je vais

parler de toi.

Alors attention, ne bougeons plus.

Un peu à gauche, madame, un peu à gauche. Voilà.

Monsieur aussi, serrez, serrez là.

Voilà, ne bougeons plus.

Parapluie ! Attention ! Un...

Trois ! Merci ! Merci.

On m 'accouronne, attends.

Quand est -ce qu 'on aura les épreuves ? Ce soir, madame, ce soir.

Mais on sera à la campagne. Qu 'à cela ne tienne, donnez -moi l 'adresse, je

vous les livrerai.

Dépêche -toi, mon chéri, on va être en retard à l 'église. Oui, j 'arrive.

C 'est chez Léopold, près de Chantilly.

Ben oui, Léopold, ça s 'écrit comme ça.

Léopold, allez, venez.

Alors, c 'est fini ? Oui, oui, elles sont sèches, je peux partir.

Et voilà l 'appareil.

Vous le porterez chez Schneider, à Lausanne.

Il vous en mettra un tout neuf que vous m 'apporterez.

Soyez prudent.

Ça s 'est toujours bien passé, patron. Oui, justement, vous vous en dormez pas

sur vos lauriers.

C 'est une affaire importante.

Rempartez -vous.

Nous campons près de l 'auberge, là au pôle, à Chantilly.

Dès que Virginie Postalienne nous rejoint, moi je pars avec elle.

Nous roulerons toute la nuit.

Tu seras à la frontière dans la matinée ? Oui, midi ou plus tard.

Bon, téléphonez -moi avant de passer.

Je vous confirmerai si notre douanier est de service.

Vous avez un petit téléphone ici ? Ah non ! Jusqu 'à nouvel ordre, plus aucun

contact ici.

J 'attendrai votre appel aux Zéniths. D 'accord.

Oh, vous en avez mis du temps ! Oui, le principal, on est là, c 'est tout.

T 'as repéré l 'auberge ? Oui. Il y a la noce au grand complet. Il y a une robe

terrible. Bon, ça, on s 'en fout. Moi, j 'y vais, mais vous m 'attendez ici.

Et montez les tentes. Oui, qu 'on ait l 'air de vrais campeurs.

Pierrot t 'attendra avec un scooter derrière la petite porte du potager.

Dès que tu veux la recul, casse -toi.

Attention, il y a un chien.

Regarde, c 'est celui -là qu 'on va.

C 'est vache pour mon mari ce que je fais là.

Attention, si tu changes d 'avis, tu sais ce qui t 'attend ? Une robe de chez

Borgnol. Ah, mon gaillard ! Je vous y prends.

Vous faites la cour à ma femme ? Pour vous punir, je vous emmène au buffet.

Vous êtes présimé.

Il y a de quoi.

Regardez -moi ce vieux machin, patron. Ça monte au moins du 14, ce truc -là.

C 'est lourd, hein ? A côté, le bruit que ça fait ! On se demande qui veut

se passer à l 'intérieur.

Si vous êtes tout drôles, venez boire quelque chose.

Moi, je ne bois pas de champagne.

Moi, on me laisse tomber. Moi, on me brille.

C 'est bien ce que je préfère.

Tu vois, grand -mère, il n 'y a rien à faire. Je ne peux pas la laisser seule

une seconde sans la retrouver entourée d 'hommes.

Ce sera quand on épouse une jolie fille.

Eh bien, on se la garde.

Oh, c 'est trop mignon.

Je vais improviser un coup de piano.

Ah non, pas de piano ! Je vais improviser un coup de piano, si !

Au revoir, madame.

Moi, je me tire, parce que pour ces flics, ça me rend nerveux, à tout à l

'heure.

Un moment, monsieur.

Quand nous livrez -vous les photos ? Les photos ? Dans 48 heures, monsieur.

Bien.

Apportez -les donc à l 'APJ, ce sera plus simple.

À l 'APJ ? À l 'APJ.

Bien, monsieur, un certain.

Jean,

je vais voir.

Oui, mon père.

Vous désirez voir le patron, M. Raphaël ? Le voici.

Ravi de vous connaître.

Je rentre de voyage à l 'instant et je suis très contrarié par ce que vient de

'apprendre Gino.

Je me passerai désormais de vos services.

Un pourcentage, ça peut se discuter.

Je ne discute jamais.

Où sont les pierres ?

Elles sont parties pour Rotterdam. Comme c 'est fâcheux. Faites -les revenir.

C 'est trop tard. Rendez -moi mes pierres tout de suite, ou tant pis pour

Oui, oui, je sais, mais ça serait bête.

Parce que plus de Raphaël, plus d 'Emeraude, permettez -moi de vous le

Je me fous de ce que vous dites.

Ça m 'apprendra à travailler avec des gens que je ne connais pas.

Bon, mes transporteurs vont me téléphoner demain matin, avant de passer

frontière. Vous téléphonez ici ? Oui.

Eh bien, nous attendrons ce coup de téléphone ensemble, si vous le

Ah, ben c 'est ça, oui.

Justement, je savais pas quoi faire de ma soirée.

Alors, tu as vu, ma chambre est à côté.

Comme ça, c 'est simple.

Si tu m 'aimes, si tu m 'aimes, à tout de suite.

Si tu ne m 'aimes pas, dors bien.

Regardez, c 'est elle ! Elle va se tirer ? Vite, fais des appels avec ton frère.

Allez Pierrot, vas -y, grouille -toi. Bon, j 'y vais.

Et nous ? Nous, on démonte les tentes.

T 'as réparé ? Il va réveiller toute la baraque, ce chien. Allez, saute le mur,

je te rattrape de l 'autre côté.

Pas ici, il y a une main !

Tu es parfait.

Je t 'avais dit gratte à ma porte et tu passes par la fenêtre.

Alors tu m 'aimes.

Je crois qu 'on ne s 'est pas trompés tous les deux.

Je suis sûr qu 'on va être heureux, tu la vois.

Tu plais ? Non.

Mais si tu pleures, pourquoi ? Oh, tu es si gentille, tu sais.

Mais ce n 'est pas une raison.

C 'est salé, hein ?

Un peu.

Je te jure de te rendre heureuse toute ma vie.

Qu 'est -ce que tu as, chérie ?

Tu as réveillé depuis longtemps ? Non.

Je ne

sais pas.

J 'ai déjà oublié comment c 'était avant.

Tout ça, rien.

On va sûrement attraper une pneumonie par tête de piste.

Moi, je veux bien les téléphoner, mais Raphaël ne sera pas encore au Zénith.

Alors, rappelle chez lui. Mais il l 'a défendu. Il est urgent.

File. Bon.

Oh, pauvre monde.

Quelle nuit horrible, elle a dû passer.

Moi, je suis sûre qu 'elle s 'y fait tout doucement.

Allez, Pierrot, va. Je crois que tu peux redescendre.

Dix mille de mieux.

Un petit full.

Il est bon.

Je regrette, mais il n 'y a pas d 'écouteurs.

Décrochez, dites -leur de venir ici, sans plus.

Ah oui ? On est toujours près de Chantilly.

On n 'a pas pu... Ça ne fait rien, il y a contre -ordre.

Revenez vite, tous.

D 'accord.

Là où vous nous attendez ? Exactement, faites vite.

Ils seront là ce soir, ils étaient... À la frontière.

Un peu d 'air ? Volontiers, oui.

Il n 'y a pas eu de gros coups dans cette partie. Ça peut venir.

On a jusqu 'à ce soir.

Vous aimez les gros coups, hein ? Oui.

Tant mieux.

Non, ne tire pas, je veux savoir où il va.

Allez vite, on décan ! Où ça ? Au Zénith ! T 'es sûr ? Oui, il a dit à l

'endroit qu 'on venait. Tu t 'es fait engueuler ? Non, il était pas causant,

mais je crois qu 'on perd rien pour attendre. Bon, écrase, tu veux ? Vous

rejoindrez plus tard.

Filez à l 'auberge et tâchez de récupérer l 'appareil. Pourquoi c 'est

moi qui me tape les missions dangereuses ? C 'est vrai, toujours les mêmes qui

se font tuer. Tu rouspettes ! T 'aimes ça, les racines de puissance ? Ah là là,

il y a des fois je me demande qui est le caïd dans cette bande.

Loulou ! Et si tu me ramènes pas l 'appareil, prépare tes fesses.

C 'est que c 'est pareil.

Mais je le reconnais.

C 'est celui du petit photographe d 'hier.

Il l 'a oublié.

Donne, mon chéri, donne.

Dis donc, puisque tu vas qu 'à les Orfèvres, prends -le. C 'est là qu 'on

nous livrer les photos, alors on le rendra à ce moment -là.

Une seconde, mon chéri, on finit ça en partout plus.

Ici, deux patrons.

Pardon, pardon, deux d 'ici.

J 'ai compris, ça va.

Le comité à Mouchet, capitaine des Alvraies.

Patron, patron, la note, s 'il vous plaît. Tout de suite, M. Morel, elle est

prête.

Voyons, voyons.

Et alors,

tu vas trouver, tu vas voir ici, les déclarations de la fille Bertrand.

Les déclarations.

Attends,

de toute façon... Voilà, M. Morel.

On a bu 33 bouteilles de champagne ? Non.

Non. Ah oui, mais il est vrai que tu étais là.

Ah, j 'en ai pris qu 'une. Quoi ? Deux.

Jérôme. Combien on vous doit, patron ? 160 francs.

Tant pis pour mes fesses, il y a trop de flics ici.

Dis, chérie, si on allait à la foire du trône cet après -midi ? Oh non, moi j

'aime pas la foire. T 'aimes pas la foire ? Non.

Eh bien, tu iras quand même à la foire cet après -midi. Allez, viens !

Voilà comment on dresse les filles.

Chérie, veux -tu venir à la part du trône avec moi ? Oui, mon chéri.

Très bien, je me sens souple.

Mais qu 'est -ce qu 'il y a encore ? Il n 'y a qu 'un peu d 'essence.

Tu n 'aurais pas pu faire le plat avant, non ? Je n 'ai pas eu le temps, c 'est

toujours moi qui faut qui fait tout là -dedans.

Je te jure, j 'ai voulu te transformer en caïd, mais vraiment, tu n 'as pas la

matière première.

Oublie -moi cinq minutes, si tu n 'es pas contente, tu rentres à pied.

D 'accord, tu vas voir, je vais te montrer si je vais rentrer à pied.

Pardon, monsieur, est -ce que vous pourriez m 'emmener ? Bien sûr, montez.

Ah, merci.

Quelle direction allez -vous ? Est -ce que vous allez vers Paris ? Là, j 'y

vais.

Je vous ai déjà vu quelque part.

Je ne peux pas dire.

Oui.

C 'est ça.

Où ? Au bord de la route, il y a deux minutes.

Vous vous souvenez ? Non, je vous ai déjà vu quelque part.

Et encore merci.

Décidément, je prononce à savoir où je vous ai vu.

Vous êtes très mignons.

On se quitte comme ça ? Eh bien, moi, je ne vous oublierai jamais.

Moi non plus.

Au revoir, monsieur.

Au revoir.

La police, ça a du bon.

M. Raphaël.

Où est l 'appareil ? On l 'a paumé.

Vous êtes folle ? Ne vous énervez pas.

Pierrot va peut -être le retrouver.

Peut -être.

Et puis ce n 'est pas celui -là dont vous en peurez un autre.

Mais c 'est celui -là que je veux.

Bon, ben, attendons Pierrot.

Du feu.

Virginie vient d 'arriver avec son mari.

Elle m 'a fait signe de loin.

Elle n 'a pas l 'appareil. Et où est -elle maintenant ? Dans les autos

tamponneuses. Mais je veux savoir où est l 'appareil, allez lui demander.

Mais je vais me faire repérer par l 'inspecteur. Faites ce que je vous dis,

vite.

Je vais vous expliquer.

J 'avais mis les émeraudes dans un appareil de photo. Ah, c 'est ingénieux.

mais l 'appareil a disparu.

C 'est ennuyeux.

Alors bon, on va le retrouver, c 'est la femme de l 'inspecteur qui s 'en

occupe. Non, allons, ce n 'est pas sérieux tout ça.

Qu 'est -ce que vous faites ? Je préfère les cadavres anonymes.

Eh bon, eh bon, qu 'est -ce que vous foutez là ?

Sous -titrage Société Radio

-Canada

Inspecteur Morane, appelez police, je cours vite.

Ne bougez pas, restez dans vos voitures, ça n 'est rien, ça n 'est rien, ne

bougez pas.

Restez sur place, dégagez la piste, s 'il vous plaît.

Y a -t -il un médecin sur le champ de poire, s 'il vous plaît ? Ne

bougez pas, dégagez la piste, ne bougez pas, ne bougez pas, restez dans vos

voitures, s 'il vous plaît. Je vais vous dire, je suis Raphaël, c 'est moi

qui...

Sans. J 'ai fouillé, il n 'y a pas de papier sur lui.

Le père ? L 'assassin est peut -être encore là.

Moi aussi, je suis là.

Tu te connaissais ? Mais non.

Tu faisais des signes tout à l 'heure.

Mais non, pas à moi.

C 'est à toi qu 'il faisait signe.

Ah, peut -être bien, oui.

Tu es sûre de ne l 'avoir jamais rencontré ? Non.

De toute façon, ce n 'est pas la peine que tu restes là.

Tu reviendras alors du dîner à la maison.

On se descend pas entre trafiquants d 'appareils, c 'est pas vrai.

Et Virginie, on ne devait pas la descendre ? Mais jamais de la vie.

Mais c 'est toi qui l 'as dit.

Ben, je causais. Si on se met à nous descendre pour de bon, ça va plus, non ?

Ouais. Je me demande encore à qui il est pied.

Ouais. Tiens, là -bas.

Ils sont au courant ? Ouais, je viens de leur dire. Tu as vu ? Tu parles, j 'ai

tout vu.

Tu as vu l 'assassin ? Ouais.

Tu le connais ? Non.

Et Raphaël ? Ils l 'ont pas encore identifié.

Jean m 'a demandé si je savais qui c 'était.

J 'ai dit non, pour pas vous mettre dans le vin.

Ouais, je sais, t 'es régulière.

Nous sommes dans un drôle de pétrin.

Il ne faut pas rester à Paris. On prend les scooters et on file dans la nature.

Pas moi.

Pas toi.

Je ne veux pas quitter Jean.

Ça y est, voilà autre chose.

Hier tu voulais, maintenant tu ne veux plus.

Il n 'y a je ne savais pas.

Je l 'aime.

Amoureuse d 'un flic, toi ? Et lui, il t 'aime ? Oh oui.

Eh bien bravo.

Enfin, il vaut mieux qu 'elle soit bien disposée à ton égard. Parce que quand il

saura que tu travaillais pour Raphaël... Il ne le saura jamais.

Tu parles, il y a nos adresses et des photos de nous chez lui.

Et mes négatifs du mariage ? J 'y vais.

Tu n 'es pas secouée.

Je ne veux pas que Jean sache que je travaillais pour Raphaël. Mais après,

puisqu 'il t 'aime. Il ne me croira plus.

Il n 'aura plus confiance en moi. Avec l 'amour, tout s 'arrange.

Oui, si ça ne s 'arrange pas, je perds mon mari.

Et je ne veux pas le perdre.

Chez Raphaël, tu trouveras les poulets.

Ils ne savent pas encore que c 'est lui.

Il faut que j 'arrive avant eux.

Mais comment tu vas rentrer ? Parlez -toi.

Et si tu te tues ? Tu as l 'air malin.

Dis, je suis professionnelle.

De toute manière, tu ne veux pas y aller comme ça. Toi, file -lui ton fil

butant. Mais quoi ? Ton pantalon ! Ah ben non ! Je veux encore me retrouver le

joufflé à l 'air ! Ah,

mais laissez -moi ! Raphaël a été assassiné en plein jour au milieu de la

avec une ode affinouie.

Ça ne vous rappelle rien, non ? Quoi donc ? La manière de Charlemagne.

Dis donc, Jérôme, ce Raphaël -là, c 'est pas le type à qui on avait volé ta

voiture ? Exactement.

Eh ben, il doit être dans le coup de la place Vendôme, mes enfants.

Probablement. Il avait été interrogé ? Oui.

Et ça n 'a rien donné ? Non.

Qui l 'avait interrogé ? C 'est moi.

Ah ben, ça explique tout, alors.

Allez, viens, va.

On fonce chez Raphaël, patron. Allez -y.

Qu 'est -ce que vous faites ici ? Je faisais un peu de ménage.

Mais bien sûr.

Vous passiez sur la gouttière, vous avez vu une fenêtre ouverte et vous vous

êtes dit, si j 'entrais, mettre un peu d 'ordre, n 'est -ce pas ? Ça, oui.

Pourquoi brûlez -vous ces papiers ? Je ne veux pas qu 'on cherche que je

connaissais Raphaël. Ah oui ? Pourquoi ?

Je posais des photos pour lui.

Enfin, vous voyez ce que je veux dire. Ah oui, très bien.

Je peux voir.

Vous êtes la femme de l 'inspecteur Morel ? Oui.

Vous savez que Raphaël vient d 'être tué ? Oui.

Mais vous, comment savez -vous ? La police m 'a prévenu il y a un instant.

suis l 'avocat de Raphaël.

Je suis son meilleur ami.

Pauvre vieux.

C 'est toute une partie de mon enfance qui s 'en va avec lui.

Croyez, maître, que je compatis. Merci. Je voudrais savoir ce que vous faites

ici.

J 'ai confiance en vous, maître. Vous pouvez.

Voilà.

Je travaillais pour Raphaël.

Ah, vous travailliez pour Raphaël ? Je passais des appareils de photos en

fraude. C 'est très grave, dites -moi.

Justement, j 'en ai un. Où ? À la PJ.

Croyez -vous que c 'est bête ? Oui, plutôt.

Vous pourriez le récupérer ?

Bien sûr, oui. Bon, écoutez, alors, rapportez -le -moi très vite. Je vous

promets de ne pas parler de ça à la police. Votre mari n 'en saura rien.

Oh, merci, maître.

Est -ce que vous êtes chic avec moi ? Vous me gênez.

Téléphonez -moi à ce numéro.

Attendez. Pardon.

Quelle est cette jeune personne ? Stolga.

Elle peut vous rendre un grand service ? Non.

Elle a vu la Sainte Raphaëlle. Ne me dites pas ça, mais c 'est très

dites -moi.

Où puis -je la joindre ?

Au bar Le Zénith, rue de la Gaîté.

Merci.

Je peux finir de brûler tout ça ? Mais je vous en prie, Marie.

Merci.

Ouvrez, palice ! Non, Marie, oui.

Ce n 'en est pas l 'intention.

Hé, n 'oubliez pas l 'appareil.

Oh, pardon, pardon. Je m 'excuse. Pardon.

Vous permettez ? Il est charmant, ce monsieur.

C 'est formidable.

C 'est un fût avec une agilité incroyable. Je n 'ai pas pu le

Bon, c 'est pas grave. C 'est pas grave.

Dis donc, tu en connais beaucoup, des gens qui peuvent se balader sur les

comme chez eux, toi ? Euh, non. Dans mes relations, je n 'ai pas... Non ? Non.

Eh bien, moi, je connais quelqu 'un.

Où tu vas ? À la maison, je viens d 'avoir le cœur net.

Quand tu auras fini, je vois moi là -bas.

Hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là,

là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé

hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là,

là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là, hé là,

hé là

Virginie ! Oui ! Viens voir ! Devine en quoi je suis déguisée

! En jeune d 'arc.

Oh ben, flûte, t 'as deviné tout de suite.

Et toi ? Tu es déguisé en ramoneur ? Oui, oui, j 'ai poursuivi un acrobate

les toits.

Un acrobate ? Oui, un acrobate.

C 'est curieux, non ? Oui.

Et tu l 'as rattrapé ? Non, mais mon chéri, je ne suis pas acrobate, moi.

Je donnerai des leçons.

Je vais ouvrir.

Ouvrir en jeun d 'arc ? Je te le défends bien.

Je ne tiens pas à ce que tout le monde sache que j 'ai épousé une folle.

Ça finira par se savoir.

Allez, va t 'habiller convenablement.

Regarde un petit peu ce que j 'ai trouvé dans le poêle. Ce n 'est pas du

travail, ça ? C 'est plein que ça. C 'est plein que ça, je te dis.

Dis -donc, tu n 'es pas maladroit, toi.

Tu passes comme ça à l 'heure des repas, mine de rien, et tu te figures qu 'on

va t 'inviter à dîner. Eh bien, des clous, mon vieux.

Des clous ! Alors, raconte -y. Fais voir.

Je vais te montrer des photos de la fameuse Olga.

Oui.

Ce sont des factures mystérieuses.

Parfait, elle a fait les scooters pour un paquet de six.

Tiens la place.

Compare avec la photo d 'identité.

Et le plus beau, c 'est que j 'ai ramassé ce matin en auto -stop.

Et où l 'as -tu ramassé ? Pas de l 'auberge.

Oui.

Oui, alors je l 'ai conduit dans un petit café rue de la Gaîté, le... le

Le génie, celui de la gaieté. Bien,

qu 'est -ce qu 'il y a de bon ?

Regarde,

dans la marmite ! Là, c 'est un pantalon.

Tu fais un régime ? Il est trop cuit, là.

Attends.

Virginie vole la voiture de Raphaël.

Raphaël est tué près de Virginie.

Regarde pas chez Raphaël. Elle a connu Virginie.

Un jeune homme sur un toit, un pantalon dans le bouillon de Virginie, qu 'est

-ce que tu ferais, toi ? Je parlerais à Virginie ? Décidément, t 'es pas doué.

Virginie ! Oui, mon chéri ?

Tu te rends compte, Virginie ? L 'acrobate que je poursuivais sur les

toits tout à l 'heure.

Eh bien, c 'était une fille.

Et tu la connais très bien, d 'ailleurs.

Olga.

Tu sais, Olga, avec qui tu t 'es évadée du bon pasteur.

Ah, pauvre môme.

Incendie volontaire et fraction, bruit de clôture, et surtout, surtout

complicité dans une affaire de meurtre.

Ça, elle va en avoir pour dix ans, hein.

C 'est qu 'elle n 'a pas eu ta chance, elle.

Alors justement, on va l 'accueillir avec Jérôme dans un bar.

Au Zénith.

Bon, ben je m 'en vais.

M 'attends pas, hein.

T 'en veux pas trop ? Pourquoi ? C 'était notre premier dîner de jeunes

Tu viens, Jérôme ? Au revoir.

Au revoir.

Alors tu vas rentrer.

Raconte n 'importe quoi, reste un quart d 'heure et va -t 'en après.

Mais qu 'est -ce que tu veux que je... Mais vite, vite, avant qu 'elle me

téléphone, fonce !

Tiens,

Jérôme, qu 'est -ce que vous voulez ? J 'ai oublié quelque chose. Quoi ? Ben, ce

que vous voulez. Je sais pas, ce qu 'il faut trouver.

Ce qu 'il faut trouver, ce qu 'il faut... Faut que je me rappelle de quoi.

chapeau ? Oui, non, j 'ai pas de chapeau, j 'ai un maître chapeau.

Votre gabardine ? Peut -être, c 'est ça.

Ben non, vous voyez bien qu 'elle est pas là. Oui, je vois bien qu 'elle est

là. Vos lunettes ? Ah, c 'est possible. Je me suis dit, tiens, j 'y vois moins

bien, j 'ai dû les laisser.

Parce que j 'y ai pensé, j 'y pense.

Voyez -vous, j 'y ai pensé. On va les prendre, parce qu 'elles sont là.

Je ne peux pas arriver à trouver, et j 'ai une mémoire colossale pourtant.

Je ne peux pas situer ce que je cherche.

Bon, Jérôme, l 'appareil du petit photographe, vous savez où il est ? C

la BG, dans mon bureau.

Ah, ben parfait.

C 'est fou, ça, ça ne me donne pas le nom de ce que je cherche.

Bon, Jérôme, mais qu 'est -ce que vous cherchez ?

C 'est pas ça. Mon Dieu, comme le temps passe vite, il faut que je me sauve

maintenant. Écoutez, je vais essayer de me rappeler, si je pourrais. C 'est pas

grave, d 'abord, parce que moi, ça n 'a plus d 'importance.

Je vous prie de m 'excuser, j 'ai... de vous avoir accaparé de la salle.

Je me suis trompé. C 'est ça, au revoir. Au revoir. Au revoir.

Oui, c 'est vrai.

Virginie ? Tu rappliques ? Non.

Ah bon ? On se tire.

Vite, vite.

Loulou.

Allez, dépêchez -vous, on n 'a pas le temps.

Valise,

vous savez qui je suis ? Non.

Bien sûr, on se connaît sans se connaître.

Inspecteur Morel.

Venez vous asseoir là -bas.

Et moi, whisky -joue.

Ce n 'est pas la peine que tout le monde écoute ce que j 'ai à vous dire.

Essayez -vous.

Dis -donc, toi, tu as une jolie jupe.

Ferme ton capot, tu veux.

Alors c 'est vous les terreurs, hein ? Comment je vous dois ? De faire pas la

maison.

Vous fumez ? Non.

Je suis venu vous parler de Virginie.

Vous connaissez Virginie ? Non.

C 'est bien de respecter la loi du milieu.

Et la fille qui s 'est enfuie avec vous du Montpaster, comment s 'appelait -elle

? Je sais pas.

J 'ai jamais revu depuis.

Vous savez que c 'est ma femme ? Félicitations.

Qu 'est -ce que ma femme trafiquait avec vous ?

Rien.

Rien ? Bon, mais j 'ai assez ri, moi.

Et celle -là, tu la connais ? Un peu.

Ma femme a essayé de faire brûler ses photos tout à l 'heure. Pourquoi ? Je ne

sais pas.

Ma femme vient de téléphoner. Pourquoi ? Personne n 'a téléphoné.

Je vais vous dire pourquoi.

Elle vous a téléphoné pour vous dire que le zénith s 'est cuit.

Et vous êtes fait.

Et je vais vous arrêter tous les trois si vous ne me dites pas immédiatement ce

qu 'il y avait entre vous, Raphaël et ma femme.

Je posais pour des photos, c 'est tout.

Ah oui ?

Et vos scooters ? Vous posez aussi pour des photos, eux ? Pas pire moins qu

'elles.

Allez, la vérité, tout de suite.

Puis -je vous poser une question, monsieur l 'inspecteur ? Vas -y. Vous

aussi arrêter votre femme ? C 'est le mérite, oui.

C 'est beau, la flicaille.

Tu n 'as encore rien vu, ma fille.

Non. Je vais tout vous dire si tu l 'ouvres dans ta trossère.

Si tu continues, ça va être ta fête.

Parle, mon petit.

Pierrot, tu ne m 'en voudras pas ? Bon, alors voilà.

Non, écoute, tu as assez bu. J 'aime pas les flics, moi, je vais lui botter les

fesses. Oh, mais écoute, reste tranquille, en fait, c 'est tout le

Tant qu 'il sort, tu vas voir la danse. On veut pas voir la danse. Des

rillettes, tu vas voir.

Voilà, c 'est tout.

On savait pas que c 'était grave. On faisait ça surtout pour voyager.

Et combien, Raphaël, vous donnez -t -il pour passer des appareils de photo ? 50

000. Par tête ? Non, on porte tous.

C 'est bien payé pour passer des appareils de... Alors, le...

L 'appareil que ma femme a gardé, c 'est celui qui devait passer la frontière

aujourd 'hui.

Oui.

Vos deux petits cons.

Pour 50 billets, vous risquez le bagne, vous vous rendez compte ? Ah, vous êtes

dans un beau pétrin, tous les trois.

Peut -être essayez de vous éviter le pire.

Mais ne bougez pas d 'ici, vous entendez ? Ne bougez pas d 'ici avant que je

revienne.

Sinon, je vous promets le maximum.

A tout de suite.

J 'ai le temps, vous.

Assez.

Pierrot. Va me mettre un disque.

Laisse maman tranquille. D 'accord à toi.

C 'est de la part de Virginie. Comme ça tombe bien.

Je vais pouvoir lui dire que vous êtes une belle bande de dégonflés.

Allô ? Oui, c 'est moi.

C 'est de la part de Virginie, mademoiselle Olga.

Venez tout de suite au coin de la rue de la Gaieté et de la rue Sébastien.

Venez vite, c 'est urgent.

Oui.

Qu 'est -ce que tu fais, Olga ? T 'es folle, mais tu sais bien que l

a dit... Pierrot.

Quoi ? C 'est pas marrant d 'être gangster.

Et donc ? Tout à l 'heure, pendant que vous étiez ensemble, ma femme t 'a parlé

de l 'appareil.

Non. Veux -tu ne pas mentir ? Elle m 'en a parlé comme ça.

Elle ne savait seulement pas ce qu 'il y avait dedans. Tu crois ? Ben, voyons.

Si tu le crois, pourquoi tu mens ? Bon,

il n 'y a plus une minute à perdre.

Tu vas foncer au musée des faux.

Puis essaye de me ramener des émeraudes en toque, mais les belles, hein. Vite.

Ah ben, si c 'est fermé, il n 'y a personne.

Bah, tu pourras ouvrir une enquête, là. Je suis bien là, moi.

Et puis, tu me démerderas ! Je te demande pardon.

Je me dis, t 'as de la peine.

C 'est ce qu 'on fait de mieux. Fais gaffe qu 'elle est là pour 5000 balles.

Elle est là pour 50 millions.

Tu vois, c 'est comme les femmes.

A première vue, c 'est très difficile de faire la différence entre la bonne

marchandise et le toc.

Attention, on ne les mélange pas. Ah oui.

Allô ? Le Virginie ? Dis -moi, mon petit, je ne peux pas rendre à dîner.

Non.

Non, il faut que je travaille toute la nuit ici.

Alors tu sais ce qui serait gentil, si ça ne t 'ennuie pas trop ? Ce serait que

tu m 'emmènes un sandwich et un...

Un thermos de café.

Oui.

À moi que tu sois couché, bien sûr.

C 'est gentil, ça.

A tout de suite.

Où veux -tu en venir ? Je vais lui demander un piège.

Je préférerais pas lui parler franchement.

Moi aussi.

Sinon, tu comprends, je veux savoir où vont ses émeraudes, moi.

Alors, c 'est oui ou c 'est non ?

C 'est vous, Virginie ? Je crois que je vais pouvoir récupérer l 'appareil.

Attendez -moi dans une demi -heure au coin du pont Saint -Michel et du quai

Orfèvres.

Et après, je serai tranquille, hein ? Ça sera fini ? Mais bien entendu, ma chère

petite.

Je vous envoie mon chauffeur, n 'est -ce pas ? À tout à l 'heure, maître.

Au revoir.

Cette manière, elle sera obligée de passer par ton bureau, je lui ai mis la

Alors tu vois, Jérôme, c 'est très simple.

Si elle croit encore au trafic d 'appareils, elle ne prend pas de risque

vieux relais flex minable.

Si au contraire, elle est dans le coup des émeraudes, elle l 'emporte.

C 'est très risqué pour elle ? Très, oui.

Et en ce qui vous concerne, tous les deux ? Si Virginie prend cet appareil,

ne l 'enverrai jamais. Dis pas ça, dis pas ça ! Jamais, Jérôme.

C 'est toi, Virginie ? Oui ! Sois gentille, chérie, passe par la porte de

Jérôme, j 'ai oublié ma clé. D 'accord.

Va te planquer en bas.

Dès que tu l 'avais ressortie, on ne la quitte pas d 'une semelle, je te

rejoindrai. Va, compte sur moi.

Ah, alors Jérôme, vous avez retrouvé ce que vous aviez oublié ? Ah, oui, non.

C 'est que je voulais vous dire que votre mari vous aime. Je le sais.

Ah, très bien, alors à tout à l 'heure. T 'as l 'air bien, Zunine. Oui.

Et vous, vous l 'aimez ? Oui.

Alors, vous le lui bien et ne lui faites jamais de peine.

Encore. Bien.

C 'est pas toi qui me

mentirais. Moi, jamais.

Si tu mentais, ta bouche sourirait de la même manière et tes yeux auraient la

même expression.

Penses -tu ? Quand je mens, ça se voit à trois kilomètres. Tu serais pas capable

de me faire du mal, non ? Moi ? Je me jetterais au feu pour toi.

C 'est bon à savoir, ça.

Tu ne me crois pas ? Très difficile de ne pas te croire.

Bon, tu n 'as plus rien à me dire ? Si.

Je suis très heureuse.

Et toi ? Moi, je n 'arrive pas à croire à mon bonheur.

Tu as du travail ? Oui, beaucoup.

Tu avances ton affaire ? Pratiquement terminée.

Formidable, je te laisse.

À tout à l 'heure.

À tout à l 'heure.

Ah ! Tu me fais perdre la tête, j 'oublie mon cabas.

Alors ? Eh bien, les motifs d 'une cadillac... Pourquoi ne t 'es pas suivi

Au moment où j 'y allais, la cadillac est venue.

Montre au bureau et attends que je te téléphone.

Tu ne sais pas ce que je vais faire. Je vais monter au bureau et j 'attends que

tu me téléphones.

Oui,

ma femme.

Elle est partie tout de suite après vous. Votre femme l 'a appelée au

Je vous jure qu 'on lui a dit de ne pas y aller.

Je propose qu 'on arrête le match.

Ma femme et la tienne sont en danger de mort. Tu veux m 'aider ? Aider un flic ?

Ça me ferait mal.

Tu sais où ils sont ? Oui, mais je ne vous le dirai pas.

Chez Charlemagne.

Chez... Oui.

Trois rues de la Glacière.

Attends -moi là.

J 'aurais voulu vous laisser en dehors du coup, mais je ne sais pas si je

pourrais.

Alors voilà.

Si dans 30 minutes je ne vous ai pas appelé, téléphonez à l 'inspecteur

la Pégin.

Envoyez -le Trois rues de la Glacière.

Quand sur vous, hein. Oui.

Ça te sent mieux, oui ? Oui.

Bon, j 'y vais.

Mais je veux aller avec vous.

C 'est dangereux, tu sais.

Oui, mais j 'ai l 'impression que nos bébés sont pas à la noce.

T 'as raison.

Tiens, prends ça.

Et n 'oublie pas que dans la police, on tire jamais les premiers.

Ben, et vous ? J 'ai ce qu 'il faut, moi.

Bien.

Où sont les émeraudes ? Les vraies ? Je n 'en sais rien.

Je vais me fâcher, Virginie.

Je vous emmerde.

Ici, on ne t 'entendra pas.

Va surveiller en bas, il y aura peut -être des visites. N 'y suis pour

Elle, on lui a fait dire tout ce qu 'elle savait.

C 'est à toi maintenant.

au revoir

Où est ma femme ? Je ne sais pas.

Tu vas parler ? Aïe, mon épaule ! Où ? Allez.

Vous voulez qu 'on vous agrandisse un peu la bouche pour faciliter la

conversation ? Je vous ai dit tout ce que je savais.

Parfait.

Gino, tu peux commencer, tout doucement.

Moi, je passe à côté de la vue du sombre en malade.

Bonsoir, monsieur l 'inspecteur. Jetez votre révolver et levez les bras en l

'air. C 'est tout ? Gino, si

à trois, monsieur l 'inspecteur n 'a pas déposé son arme, tu peux commencer à

découper. Si vous faites le méchant, je descends votre petite amie. Ne vous

donnez pas cette peine.

J 'ai horreur des incapables.

Virgen, tire ! T 'occupe pas de moi ! Posez votre arme.

Avancez. Allons.

Tu t 'es bien foutue de moi, hein ? Non, Jean.

Non ! Vous avez dû rigoler tous quand t 'es épousée.

Non, Jean.

Et toi, tu me dégoûtes.

Alors, monsieur l 'inspecteur, où sont les vraies émeraudes ?

Dans un coffre à la PJ.

J 'ai le reçu sur moi.

Patron, s 'il est ici, la maison Poulaga va réappliquer au grand complet.

Oui, tu as raison.

Quant à vous, si vous avez un dernier message à faire à vos familles, dépêchez

-vous.

Nous, on va filer.

Surveille, monsieur l 'inspecteur, je reviens tout de suite. Quelques

dispositions à prendre.

Vous connaissez, patron.

Votre petite soeur des pauvres.

Alors, t 'es contente ? C 'est beau, l 'aventure.

C 'est comme au cinéma.

Pleure pas à tes erreurs. C 'est pas le moment de te dégonfler.

Jean, je te demande pardon.

Tu sais au point où on en est.

Je savais pas ce qu 'il y avait dans l 'appareil, je te le jure. Je ne te crois

pas. Maintenant qu 'on va mourir, pourquoi veux -tu que je te mente ?

Mais elle a raison, elle ne savait pas.

Personne ne le savait.

Tu ne veux pas me croire ? Je ne sais pas, moi je ne sais plus maintenant.

Alors raconte -moi ce qui s 'est passé.

Permettez ? Ça ne me dérange pas, c 'est la lecture.

C 'est leur téléphonel appelé ? Oui.

Évidemment, on sera indulgents avec nous.

Mais on risque la cabane jusqu 'à notre majorité.

On se retrouvera à la sorte.

C 'est ça.

Ben, faut y aller.

Pierrot, donne -moi un bézin avec.

Alors, ça va peut -être s 'arranger.

Voilà.

J 'espérais qu 'une fois l 'appareil rendu.

On me laisserait tranquille avec toi.

C 'est tout ? Oui.

Je voudrais que tu me pardonnes.

Si j 'ai volé l 'appareil, si j 'ai menti, c 'est parce que je t 'aime, tu

Moi aussi je t 'aime.

Je me fous du reste.

Dommage qu 'on soit obligés de mourir maintenant.

Je peux embrasser ma femme.

D 'accord, mais faites pas les andouilles.

Regarde.

Occupe -le.

Adieu, Jean.

Adieu, mon amour.

Dire qu 'il aura fallu que je vois ça avant de mourir.

Quoi ? Van Mechelen sélectionné dans l 'équipe de France.

Ah ça, rien ne m 'aurait été épargné. Mais pourquoi il ne serait pas

dans l 'équipe de France, Van Mechelen ? Mais parce que ce n 'est pas un

footballeur, toi, sale timban. Ce n 'est pas un footballeur, Van Mechelen.

Tu sais combien de fois il a marqué la semaine dernière à Reims ? Ça ne m

'intéresse pas. Saint -Bue, et ce n 'est pas un footballeur.

Saint -Bue ? Et qui était avec lui ? Djarkovic, Marinelli.

Naturellement.

S 'il était servi par Marinelli, ça ne m 'étonne pas.

Marinelli lui apporte les vannes sur un plateau, il n 'a plus qu 'à donner un

petit coup de pied dedans. Un petit coup de pied dedans ? D 'abord, le chemin, c

'est le plus grand tireur de tous les temps.

Ouvre les volets et appelle le loup. Vite, vite !

Ne bougez pas.

Rangez -vous tous les trois contre le mur.

Je vais m 'ennuyer sans vous.

Descendez.

C 'est tout.

L 'habitude.

Ça va ? Vous n 'êtes pas blessé ? Non, non, non.

Eh bien, baissez les mains maintenant.

Merci beaucoup.

Et remettez -vous, il n 'est pas chargé.

Ah bon ?

Vous allez vous

ennuyer sans moi.

Il est blessé ? Mais c 'est -à -dire que je l 'ai assommé.

C 'est malin, il vient de nous sauver la vie.

Oui, je ne pourrais pas le savoir.

Ça va mieux ? Tu étais bien, tu sais.

Jean ! Jean, tu n 'as rien ? Non.

Oh, mon loulou.

Comment te sens -tu ? Ça va mieux maintenant, mieux.

Tu as échappé bien, tu sais.

C 'est M. l 'inspecteur qui t 'a sauvé la vie.

Merci, monsieur.

Je n 'ai fait que mon devoir.

Maintenant qu 'on ne doit plus mourir, tu me pardonnes quand même ? Oui.

Je serai ton esclave.

Je ferai n 'importe quoi pour toi.

Tu pourras tout me demander, tu sais.

Je ne te demande qu 'une chose.

Quoi ? Sois belle.

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