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Cette histoire a pour toile de fond l'Inde avant son indépendance.
Toute ressemblance avec les castes, ethnies et peuples mentionnés
est purement fortuite.
À la mémoire de notre père bien-aimé, monsieur Vershi Khetshi Gada
Malli !
L'HISTOIRE
FORÊT D'ADILABAD
Je me balance aux branches Je joue dans les vallées
Mais je devrais me lover Sur les genoux de ma mère
Le rossignol qui chante Là, derrière l'arbre
Devrait être auprès de moi Quand il me répond de son chant
Lorsque je l'appelle
Chaque jour, à l'aube
Mère, je devrais marcher sur tes pas
Je me balance aux branches Je joue dans les vallées
Mais je devrais me lover Sur les genoux de ma mère
La chasse fut bonne, très cher ?
Plutôt bonne, oui.
Regardez donc cela !
Incroyable. À qui doit-on cette œuvre d'art ?
Quoi ? Cette gamine ?
Je veux faire un trophée de cette petite chose.
- Edward ! - Oui, monsieur.
Elle cherche à te remercier pour ce qu'a chanté ta fille.
Accepte ces pièces, Loki.
À votre service, madame.
À votre service, monsieur.
Malli !
Loki, ils ne cherchaient pas à te remercier,
mais à acheter ta fille !
Malli !
Malli !
Malli !
Mon trésor !
Je vous en supplie, rendez-moi ma fille !
Par pitié !
Je vous le demande à genoux !
Sergent !
Savez-vous ce que coûte votre balle ?
Fabriquée en Angleterre avec des métaux anglais,
elle a été acheminée par un navire anglais.
Le temps d'arriver dans votre arme,
elle nous aura coûté une livre.
Une livre sterling !
Et vous voudriez la gaspiller pour abattre
un basané ?
Dégagez la route.
Je vous en supplie, rendez-moi ma fille.
Rendez-moi ma fille…
LE FEU
DANS LA PÉRIPHÉRIE DE DELHI
Relâchez Lala Lajpat Rai, notre meneur !
Ou nous brûlerons ce commissariat !
Relâchez Lala Lajpat Rai, notre meneur !
Non, monsieur ! Nous n'avons rien fait pour envenimer la situation.
Ils protestent contre l'arrestation de Lala Lajpat Rai
à Calcutta.
Ils sont furieux !
Il nous faut des renforts au plus vite !
Ils ne seront là que dans sept heures.
Gardez les rangs.
Brûlons-les !
Qu'on arrête cette ordure !
Et…
qu'on me l'amène.
Ordure ! Sale traître !
Sale traître !
Qu'on arrête cette ordure !
Et qu'on me l'amène.
Qu'on arrête cette ordure !
Et qu'on me l'amène.
Retirez-lui son lathi !
Bon Dieu !
FEU
Quelle foule !
J'ai redouté le pire.
Moi, c'est lui que je redoute.
CASERNE BRITANNIQUE
À l'occasion de la cérémonie annuelle en l'honneur des policiers de haut rang,
seuls trois candidats sur 75 ont été jugés dignes d'une promotion
pour leur contribution exceptionnelle.
J'ai nommé Philip Anderson,
Charles Langford,
et Frank Poole.
Quant à vous autres, que la chance vous sourie l'année prochaine.
Rompez les rangs !
L'EAU
Bonjour, monsieur.
Voici M. Venkat Avadhani,
conseiller spécial du nizam.
Le gouverneur Scott n'est pas en Inde.
Veuillez expliquer ce qui vous amène à M. Edward.
Quand le gouverneur Scott s'est rendu à Adilabad il y a peu,
il en a ramené une petite fille.
Le nabab m'a envoyé vous toucher deux mots de cette affaire.
Il s'agit de la jeune fille ramenée du Deccan.
Nos services de police pensent qu'elle devrait être rendue aux siens.
C'est aussi l'avis du nabab.
Pourquoi ?
Cette enfant est une Gond, monsieur.
- Et alors ? - Et alors ?
- Sont-ce des créatures diaboliques ? - Non.
C'est un peuple pur.
Même opprimés, ils n'élèvent pas la voix.
Mais ils sont particuliers.
Ils aiment vivre en groupe, comme un troupeau de moutons.
Si ne serait-ce qu'un seul agneau disparaît, c'est le drame.
D'où la présence d'un berger.
Ce berger protège le troupeau, quitte à risquer sa vie.
Si je comprends bien, cet homme des forêts va abattre le puissant Empire britannique
avec son arc et ses flèches.
Cet homme va donc nous terrasser ?
Ne vous méprenez pas.
Je souhaite seulement vous avertir.
Peu importe la distance, ce berger fera tout pour retrouver l'agneau disparu.
De nuit comme de jour,
quels que soient le temps et le lieu,
il retournera ciel et terre.
Et s'il trouve l'agneau dans la gueule du tigre,
il forcera la mâchoire de ce dernier pour ramener l'agneau au troupeau.
Il semblerait que le berger soit arrivé à Delhi pour ouvrir la chasse.
DANS UNE FORÊT AUX ALENTOURS DE DELHI
Le piège est en place. Lance le signal !
Jangu, ce n'est pas un loup mais un tigre !
Jangu !
Je t'utilise à mes fins.
Pardonne-moi.
Nous ratissons Delhi depuis maintenant six mois.
Nous nous démenons pour retrouver Malli.
Crois-tu
qu'elle est encore en vie ?
Akthar ! Où étais-tu passé ?
- Je… - On a du pain sur la planche. Viens.
Passe-moi ça.
Hé ! Vous !
Bonjour, monsieur.
Mon moteur est encore tombé en panne. Qu'avez-vous réparé ?
J'ai beau solliciter le moteur,
cette moto ne veut pas démarrer.
Permettez-moi de vérifier.
Vous êtes sur la réserve, monsieur;
Désolée.
C'est quoi, ce petit jeu ?
Je n'ai rien fait, monsieur.
Vous aviez retiré une pièce que vous avez remise ?
- Histoire que je paie deux fois ? - Je n'ai rien fait.
Sale fourbe !
Je n'ai rien fait, monsieur.
Monsieur, je vous en supplie. Veuillez l'excuser.
- Je n'ai rien fait. - Veuillez l'excuser, monsieur.
Monsieur…
- Pardonnez-le-lui, monsieur. - Robert, arrêtez !
Je n'ai rien fait de mal, monsieur.
Ça ne se reproduira plus ! Pitié !
- Mon Dieu ! - Allah, ayez pitié de lui !
Fiston.
- Doucement. - Tout va bien ?
Cet homme est un monstre.
Voyez comme il l'a rossé.
Pourquoi réprimez-vous votre colère ?
Si ces hommes apprenaient la vérité sur moi,
ils vous puniraient tous pour m'avoir hébergé.
Vous me protégez, moi qui ne suis ni des vôtres ni d'ici.
Je refuse de vous porter préjudice.
Quoi qu'il arrive, jamais personne n'aura vent de ma vraie identité.
Voilà qui résume la chose.
Un chasseur cible le gouverneur et rôde en liberté dans Delhi.
Ces gens des tribus devraient être le cadet de nos soucis,
mais le nizam, notre bon ami,
pense qu'ils pourraient nous jouer un vilain tour.
Puisqu'il en va de la sécurité du gouverneur, nous devons réagir.
- En nous décarcassant. - Bien, monsieur.
Nous allons arrêter cette canaille !
Bien que je préférerais faire rôtir ce porc à la broche !
Bien dit, monsieur !
Le dossier, je vous prie.
Justement, à ce sujet…
On ne sait rien de lui.
Rien du tout ?
Pas de signes distinctifs ?
Pas d'antécédents ?
Cela relèverait presque de l'impossible.
Comment va-t-on l'attraper ?
Ils veulent qu'on capture un homme sans antécédents judiciaires ?
Celui qui accomplira l'impossible
sera promu officier de police de haut rang.
Le voulez-vous mort ou vif ?
Je réponds de cet homme.
Si quelqu'un peut réussir, c'est bien lui.
Ramenez-le-nous mort, et vous recevrez une récompense.
Ramenez-le-nous vivant, et vous serez promu officier de haut rang.
Inutile de le chercher dans tout Delhi.
Ce qu'il veut se trouve chez le gouverneur Scott.
Il est forcément dans les parages.
Il s'y rendra.
Comment le trouver parmi tout ce monde ?
Il verra les ennemis de ses ennemis comme des amis.
Agissons comme si nous étions dans son camp.
Pour ce faire,
renseigne-toi quant aux lieux où se tiennent les réunions
des révolutionnaires et des rebelles.
Baissez la tête avant d'entrer,
et ne la relevez pas jusqu'à votre départ.
Faites votre travail, puis partez.
Vos papiers.
Vous.
Papiers.
Je les ai oubliés, monsieur.
- Hé ! - Arrêtez !
- Arrêtez ! - Pitié.
- Pourquoi le rossez-vous ? - Il n'a pas ses papiers.
Cela ne justifie pas de tels abus.
Navré, madame.
Elle semble avoir bon cœur.
Se lier d'amitié avec cette femme
pourrait nous permettre d'entrer dans la caserne.
SHAHEED KARANVEER SINGH DARIYAGANJ
La liberté est un droit imprescriptible.
Ne supplions pas pour que ces droits nous soient rendus.
L'idée d'une révolution doit être inculquée à nos enfants.
Que nos enfants se voient enseigner la révolution.
Un instant.
Pourquoi ne pas aller droit au but ?
Frappons là où ça fait mal.
Assassinons le gouverneur Scott.
Pourquoi le gouverneur ? Tuons le roi George, tant qu'on y est !
Il a suggéré d'assassiner le gouverneur.
Je lui ai suggéré de s'attaquer au roi George pour plaisanter.
Dites, étiez-vous sérieux ?
Y a-t-il un moyen de tuer le gouverneur ?
Évidemment. Comment vous appelez-vous ?
Lacchu.
Le gouverneur nous a fait du tort.
On est venus avec l'un des nôtres.
Pourriez-vous nous aider ?
Bien sûr. Où se trouve votre camarade ?
Je vais vous conduire à lui. Suivez-moi.
On a erré un peu partout.
On ne savait pas vers qui se tourner. Et voilà que vous tombez du ciel…
Je suis un policier en service. Vérifiez nos papiers comme d'ordinaire.
Papiers.
- Il est bien policier. - Bien.
- Vande Mataram ! - Vande Mataram !
Vande Mataram !
C'est quoi, ça ? Ce poisson n'est pas frais du tout !
Je vais vous en trouver un bien frais.
- Pour une pièce… - Approche.
Je reviens tout de suite.
Mes amis !
Que se passe-t-il ?
Un policier.
Il m'a poursuivi tel un fauve.
- Un policier ? Qu'as-tu fait ? - Jangu.
Par là.
Dis-moi tout.
On aurait dit l'un des nôtres.
Quand j'ai réalisé qu'il était policier, je l'ai semé.
Si ça s'apprend, on y passera tous.
Ne te montre que quand je te le dirai.
File.
Raju, le serpent est retourné se terrer. Tu ne le retrouveras pas.
C'est peine perdue.
On ne va pas pouvoir tenir la promesse faite au village.
On ne retrouvera jamais Malli.
Mince alors !
Au secours !
Quelqu'un aurait-il un bateau ou une corde ?
Sauvons l'enfant !
- Vous êtes fou ? - Je vous en prie, voyons.
Ce n'est encore qu'un enfant. Monsieur, aidez-moi à…
Au secours !
VANDE MATARAM
- Raju ! - Akhtar !
Entre un tigre et un chasseur
Entre une tête et la guillotine
Entre un feu de forêt
Et une tempête
Entre le soleil et les nuages
Une nouvelle amitié est née
Un coup du sort inattendu
A précipité ce lien
Qui sait si cela finira en bain de sang ?
Une amitié entre un volcan en éruption Et une terrible tempête
Une amitié entre le libre arbitre Et la destinée
Une amitié entre deux êtres Que tout oppose
- Mon père. - Bonjour.
- Ma mère. - Bonjour.
Goûte ça.
Combien de fois t'ai-je dit de ne pas manger de la main gauche ?
Quelle importance ? Je meurs de faim.
Qu'y a-t-il ?
Rien. Un souvenir m'est revenu en tête.
À Chandni Chowk ?
Crois-tu que tout ça lui suffise ?
Ne te moque pas de lui, mon oncle.
Un coup de vent imprévisible
A effacé la distance entre eux
Leur rivalité Prendra-t-elle un jour le dessus ?
Ils empruntent le même chemin
Mais pourtant, leurs buts sont différents
Cette amitié ne s'achèvera-t-elle pas Sous le coup d'une trahison ?
Dans ce jeu trompeur du destin
Nul ne sait ce qui l'attend au tournant
Un coup du sort inattendu
A précipité ce lien
Qui sait si cela finira en bain de sang ?
Coucou !
C'est quoi ?
Pourquoi rougis-tu ? C'est un cadeau de l'élue de ton cœur ?
- Je le savais. Comment s'appelle-t-elle ? - Sita.
Ram et Sita.
Une main protège
- Tirez plus fort ! - Et l'autre tue
L'est et l'ouest ne font plus qu'un
Quand aura lieu un combat imprévisible
Qui saura dire à qui revient la victoire ?
Un coup du sort inattendu
A précipité ce lien
Qui sait si cela finira en bain de sang ?
Raju, qu'est-ce que tu tiens ?
Le portrait d'une personne que je cherche.
Pourquoi ne pas m'en avoir parlé ?
Tu as raison. J'aurais dû.
Montre-le-moi. Si cette personne est du coin, je la reconnaîtrai.
Akhtar, tu la trouves si belle que ça ?
Oui, magnifique.
Alors, parle-lui.
J'aimerais bien, mais j'ignore comment m'y prendre.
Akthar, n'attends jamais une occasion de parler à une femme.
Provoque-la.
Conduis. Je t'indique le chemin.
Akhtar, arrête-toi.
M'arrêter ici ? Pourquoi ?
Elle va s'arrêter là.
Ici ?
Mince !
Comment savais-tu que ça arriverait ?
J'ai jeté des clous sur la route. Ses pneus sont crevés.
Toi, tu en as dans la tête !
Je vais pouvoir réparer ses pneus.
Elle me remerciera, et on entamera une discussion.
C'est ça, non ?
Excusez-moi ! Pourriez-vous m'aider ? J'ai crevé.
Évidemment, madame ! Notre garage est tout près.
Je vais vous réparer ça en cinq minutes.
Il dit que ça va prendre au moins cinq heures.
Y a-t-il un arrêt de bus ou de tramway dans le coin ?
Y a-t-il un arrêt de bus ou de tram dans le coin ?
- Oui. À deux pas… - Fais signe que non.
Demandez-lui de vous emmener.
C'est sur votre chemin ?
Elle demande si tu vas par là, afin que tu la déposes.
- Non. - Fais signe que oui.
C'est un oui ?
- Oui. - Formidable. Je prends mes affaires.
- Pourriez-vous me conduire au marché ? - Hein ? Ah, oui.
Merci.
Ces objets sont trop petits, madame.
C'est grand, chez vous.
Votre maison…
Votre maison est immense.
Je crois comprendre. Ma maison est grande ?
Certes, mais…
elle n'est pas vraiment belle.
Elle est impersonnelle.
Puis-je passer chez vous, madame ?
Puis-je la visiter ?
Désolée, je ne comprends pas ce que vous dites.
Comment vous appelez-vous ?
Pardon ?
Votre nom…
- Votre nom… - Je crois avoir compris !
Comment vous appelez-vous, madame ?
[en anglais] Ne m'appelez pas madame. C'est Jenny tout court.
Que son nom est long !
Vous n'auriez pas un surnom, madame ?
[en anglais] Ne m'appelez pas madame.
[en anglais] C'est Jenny, tout court.
[en anglais] "Ne m'appelez pas madame. C'est Jenny tout court."
[en anglais] "Ne m'appelez pas madame. C'est Jenny tout court."
Non !
Ce n'est pas fait pour vous.
C'est pour les enfants.
Ce n'est pas pour moi. Une petite fille vit chez nous.
Malli.
C'est pour elle.
Combien vous dois-je ?
Vous permettez ?
Merci.
Ceci ira bien avec ce que vous avez acheté.
C'est magnifique !
Elle va l'adorer.
Est-ce vous qui l'avez fait ?
Pardon, je vous demande
si c'est vous qui l'avez fait.
Je n'en veux pas. C'est moi qui l'ai fait.
Dieu merci ! Vous êtes saine et sauve. On se faisait un sang d'encre.
Pourquoi donc ? Tout va très bien.
Se promener avec un autochtone est risqué, madame.
Rentrez avec moi.
- Un instant. - Bien, madame.
J'aimerais beaucoup vous revoir.
Il y a une fête au Gymkhana Club.
Voici une invitation.
Venez donc.
Au revoir.
Bonjour, Malli.
Regarde ce que je t'ai acheté.
Ça te plaît ?
Un jouet en forme d'éléphant ?
Un bracelet ?
Raju !
Je lui ai parlé.
À ta girlfriend ? Comment va-t-elle ?
- Ma quoi ? - Ta girlfriend. Ton amoureuse, quoi.
Ta chérie, ta bien-aimée, ta dulcinée.
Arrête un peu. Tu dérailles.
Je déraille ?
Si tu ne lui plaisais pas, serait-elle montée sur ta moto ?
Je n'en sais rien. Dis-moi quoi faire.
D'accord. Comment s'appelle-t-elle ?
Son nom est interminable, mais je l'ai mémorisé.
[en anglais] Ne m'appelez pas madame. C'est Jenny tout court.
[en anglais] Ne m'appelez pas madame. C'est Jenny tout court.
Ce n'est pas son nom.
Elle t'a dit de ne pas l'appeler madame, mais Jenny.
Jenny…
C'est court.
Bien. Que vous êtes-vous dit d'autre ?
On a beaucoup parlé, mais au moment de me quitter,
elle m'a dit "party, come" ou quelque chose du genre.
Elle t'a invité à une fête dès le début ?
- Où, quand ? - Tiens, elle m'a donné ça.
Le 14 février… C'est là, maintenant !
Pose ton assiette et file !
Seul ? Et si tu m'accompagnais ?
D'accord. Avec plaisir.
Allons-y.
Quoi ? Dans cette tenue ?
FÊTE ANNUELLE DE LA YMCA
Il y a si longtemps que je n'avais pas assisté à une fête. J'ai hâte de danser.
Si vous désirez un partenaire de danse,
inutile de chercher plus loin.
Je suis le meilleur danseur à la ronde.
- Oui ! - En effet.
Je pourrais vous enseigner quelques pas…
Akhtar, le costume vous va à ravir !
Il tenait à se faire beau pour vous.
Venez, joignons-nous à la fête.
Allez-y. Je vous rejoins après.
Allez.
- Bonjour, Jenny. - Bonjour, Maggie. Comment se porte Max ?
- On ne peut mieux. - Merveilleux.
Une danse, peut-être ?
Je vois que ça vous démange. Venez, dansons.
Ma main va là. La vôtre, ici.
Un pas en avant.
Un en arrière, puis un de côté. Parfait !
Vous avez cela dans le sang.
- Avez-vous donné le bracelet à l'enfant ? - Désolée, je ne saisis pas.
- Puis-je me rendre chez vous ? - Pardon ?
Chez vous…
- Ça va ? - Je n'ai rien.
Je suis navrée. Mais pas d'inquiétude, on va arranger cela.
- Désolée. - Il n'y a pas mort d'homme.
Il y a toujours un minable pour se vanter d'être bon danseur.
Pour qui vous prenez-vous ? Espèce de balourd de la campagne.
- Regarde-les. - Attendez.
Regardez-moi ces basanés.
Que savent-ils de l'art ? Du raffinement ?
De la danse ?
Tango.
Swing.
Flamenco.
Vous savez faire ?
Oubliez la salsa et le flamenco.
Connaissez-vous le Desi Naach ?
Qu'est-ce donc ?
Dansez et soulevez la poussière Tels des taureaux sur une piste aride
Dansez au rythme des tambours Par la force de l'adrénaline
Que tous ceux qui filent plus vite Qu'une flèche dansent
Dansez tels des chevaux Se libérant de leurs rênes
Labourez les terres, préparez des roti Mangez des piments et dansez ainsi
Approchez, mon garçon Approchez, homme blanc
Approchez
Et dansez
Dansez cette danse folle
Dansez
Dansez frénétiquement
Dansez cette danse aussi saisissante Qu'un bon morceau de mangue
Dansez tel le scorpion à l'affût
Assez avec ces bêtises !
Vous, dehors !
Non, Jake. Trêve de brimades !
Du vent !
Allez-y !
Au sein du tambour, même les malades Se lèvent pour danser
Entendez-vous ceci ? Les tigres et les éléphants dansent
La fête bat dans nos cœurs Et nous dansons ensemble
Marquez le tempo de vos talons Dansez cette danse de la campagne
Dansez, jusqu'à ce que la sueur Vous perle au front
Approchez, mon garçon
Approchez, homme blanc
Approchez
Et dansez
Dansez cette danse folle
Dansez
Dansez frénétiquement
Dansez au son de ma voix
Dansez Si vous n'êtes pas trop impressionné
Tout ceci est d'une obscénité !
Jenny !
Le village se balance, tout le monde danse Levez les pieds bien haut
Et frappez le sol C'est une fête improvisée en milieu rural
Dansez
Dansez
Entrez dans la danse, ne vous arrêtez pas Vos pieds reprennent vie
Dansez encore et encore Agitez la foule entière
Dansez
Allez !
Allez, les gars ! On doit l'emporter !
Ne vous arrêtez pas !
- Ram ! - Non !
Allez, Akhtar !
Allez, Akhtar !
Ram !
Oui !
Oh bon sang !
Allez, descends. Tu pèses lourd.
- Je ne peux plus… - Ne dis pas ça ! Je t'en supplie.
Mes jambes sont sur le point de tomber. Porte-moi encore un peu.
Pourquoi avoir autant dansé si tu souffrais tellement ?
Je ne sais pas.
Quand j'ai croisé ton regard, j'ai eu envie de me frotter à toi.
Vous êtes blessé ? Que s'est-il passé ? Il va bien ?
Il a une crampe. Pourriez-vous le déposer au nouveau bazar ?
Bien sûr.
Montez.
Souhaitez-vous prendre un café chez moi avant que je ne vous dépose ?
Elle t'invite à prendre un café chez elle.
Je vous déposerais bien aussi, mais c'est une deux places.
Pas de problème, j'attends un ami.
Bien, au revoir.
La première fois qu'on l'a rencontré, il a posé sa main sur mon épaule.
Je m'en souviens très bien.
Il avait de la peinture sur ses ongles. C'est un peintre, c'est sûr.
Cherche-le par là.
- Auriez-vous vu cet homme ? - Non.
- Auriez-vous vu cet homme ? - Non.
- Bonjour, Thomas. - Bonjour.
- Comment allez-vous ? - Très bien, merci. Et vous ?
Bien, merci.
Ouvrez les portes.
La deuxième porte ne s'ouvre qu'une fois la première fermée.
Je ne comprends pas ce qui justifie autant de précautions.
Impressionnant, n'est-ce pas ?
Mon oncle reviendra de Londres dans deux jours.
Il a été fait chevalier.
Ma tante Cathy souhaite fêter cela en grande pompe.
Tout a été vérifié, monsieur.
À la moindre porte près ?
Des centaines de personnes se démènent pour que tout soit parfait.
- Je ne tolérerai aucun accroc. - Bien, monsieur.
- On a même fait installer ces lumières. - Que faites-vous là ?
Robert, que faites-vous ? Il est avec moi.
Je l'ai invité. Lâchez-le.
L'entrée principale est interdite aux domestiques.
Je le fais passer par-derrière.
Robert ! Ce n'est pas un domestique.
C'est mon ami. Lâchez-le !
Bien, madame.
Il s'est comporté de manière épouvantable. Je vous demande pardon.
Je suis profondément navrée.
Ce n'est rien.
Tout va bien, n'est-ce pas ?
Bon.
Oublions-le.
J'attendais ce moment avec impatience. J'ai tant de choses à vous montrer.
Je vous en prie, asseyez-vous.
Voici ma chambre,
et mes tableaux. Qu'en pensez-vous ?
Allez, asseyez-vous.
Votre danse m'a époustouflée.
- C'était incroyable. - Merci, madame.
Jenny !
Merci, Jenny.
C'était bouleversant.
Le tambour qui résonnait dans votre corps,
vos pieds comme animés par le feu, votre regard brillant…
Votre regard.
Akhtar, vos yeux expressifs semblent toujours chercher quelque chose.
Jenny, je ne comprends pas ce que vous dites.
Martin triste Je ne peindrai pas tes ailes, viens à moi
Croissant de lune, je ne te couvrirai pas De plumes de paon, viens à moi
J'ai faim.
Désolée de ne rien vous avoir proposé. Je vais vous chercher de quoi manger.
Jouons tout en mangeant de bon appétit
Lapin errant, viens à moi
Je me balance aux branches Je joue dans les vallées
Mais je devrais me lover Sur les genoux de ma mère
- Maggie ! - Oui, madame ?
Malli…
Bheem !
Bheem !
Bheem !
Ne pleure pas, Malli. Je suis là.
Je ne veux pas rester ici. Emmène-moi.
Ne crie pas. Si la police nous entend, nous serons dans le pétrin.
Écoute, je vais revenir te chercher.
Bheem !
Tu ne m'emmènes pas ?
C'est impossible.
Non ! Je veux rentrer à la maison ! Ne me laisse pas ici !
Je refuse de rester ici une minute de plus.
Écoute-moi, Malli. Je t'en supplie.
- Non, je m'en fiche. - Ne fais pas de bruit.
Si on nous entend, on va se faire prendre.
Je m'en fiche !
Bheem !
Par pitié, ne me laisse pas ici.
Je veux retrouver ma mère.
Ramène-moi à la maison.
Toi te balançant aux branches Et jouant dans les vallées
Ces images s'offriront à toi
Si tu fermes les yeux
Le rossignol qui chante
Là-bas, derrière l'arbre Surgira dans ton cœur
Si tu fermes les yeux
Les arbres et les jeunes feuilles Verront aujourd'hui
Depuis l'enceinte de pierres tout autour
Si tu t'armes assez de patience Pour fermer les yeux un instant
Le jour de recouvrer ta liberté Approche à grands pas
Madame,
ces blanches ne mettent-elles jamais d'enfants au monde ?
Ignorent-elles la douleur ?
Elles ont enlevé une enfant et l'ont enfermée dans une cage.
Même si elles ne doivent pleurer qu'une fois,
je leur ferai comprendre combien les larmes font mal.
Que devons-nous faire, à présent ?
Récupérons Malli.
N'ayons plus peur.
Déferlons sur eux.
Quiconque nous fera obstacle sera éliminé.
Jangu, où est Lacchu ?
Où est votre camarade ?
Où est votre camarade ?
Il est en mission, et il ne se laissera pas capturer.
Surtout pas par des traîtres comme vous.
Un chien ne peut pas chasser un tigre.
Il n'y a personne à l'horizon !
Sita.
As-tu des nouvelles de Ram ?
- Aucune. -T'a-t-il au moins écrit une lettre ?
Franchement, voilà quatre ans qu'il est parti.
Doit-on encore l'attendre ?
Se souvient-il au moins de nous ?
Se souvient-il de son village, de sa terre et de la promesse qu'il nous a faite ?
Mais mettons ça de côté.
Se souvient-il au moins de toi ?
Vous allez souffrir jusqu'à ce que j'obtienne une réponse.
Dites-moi où est votre camarade.
C'est un bongare annelé.
Même les Anglais n'ont pas d'antidote pour son venin.
Vous serez mort dans l'heure.
Il vous faudra une journée pour défaire ces nœuds.
Vivez votre vie.
La famille du gouverneur organise une fête pour fêter son retour.
Nous devons à tout agir ce soir.
Si nous ratons cette occasion, nous n'en aurons peut-être pas d'autres.
La camionnette fonctionne bien ?
Je l'ai réessayée. Elle roule bien.
Nous débarquerons dès le début des festivités.
Jangu, tu te rappelles le plan ?
Oui, Bheem.
En route.
Bheem, à quelle heure seras-tu au palais ?
À 20 h.
Mon ami, demande à Abbajaan de réinspecter le véhicule. D'accord ?
Jangu, va te familiariser avec le bruit des portes.
Que se passe-t-il ?
Raju !
Raju, que s'est-il passé ?
Une morsure de bongare annelé.
Un morceau de charbon ardent, vite !
Jangu, trouve-moi une racine de datura.
Raju, ça va aller.
L'est et l'ouest mènent une lutte acharnée
L'un est une arme mortelle
L'autre, un funeste présage
Une fois le voile levé, leur affrontement Ne sera-t-il pas destructeur ?
Le venin semble déjà faire effet.
Pourquoi retires-tu ton cordon sacré ?
Ne fais pas ça.
L'enlever va te porter malheur.
Il en a plus besoin.
Partez devant.
Ne ferme pas les yeux. Je suis là !
Ça va aller.
Te voilà hors de danger. L'antidote fonctionne.
Tu seras sur pied demain.
J'ai quelque chose à faire. Je reviens plus tard.
Raju !
Si je le pouvais, je resterais avec toi.
Mais je dois y aller.
Raju,
je t'ai caché quelque chose.
Je ne m'appelle pas Akhtar, et je ne suis pas musulman.
Je suis Bheem, fils du peuple Gond.
Une petite fille de notre village a été enlevée.
On ignorait comment la sauver,
à qui faire confiance,
et quoi faire.
J'ai donc endossé ce déguisement.
J'ai voulu te demander de l'aide à plusieurs reprises,
mais je me suis retenu, car je craignais de mettre ta vie en danger.
Ce n'était pas une question de confiance.
Nous allons sauver Malli ce soir.
Si on s'en sort, je reviendrai te voir.
Mais si j'échoue,
j'aurai eu ton amitié, plus précieuse que ma propre vie.
Je mourrai fier.
À bientôt, mon ami.
J'aurai eu ton amitié, plus précieuse que ma propre vie.
Il en a plus besoin.
Tante Catherine a vraiment organisé une fête grandiose.
- Allons la rejoindre. - Restons plutôt avec nos amis.
Ravi de vous voir.
Dame Buxton.
- Quel plaisir de vous voir ! - Merci.
Félicitations pour cet événement grandiose !
- Allez, capitaine ! - Tuez-les !
Bheem !
Malli !
Malli !
Verrouillez tout !
Bheem !
Bheem !
Akhtar !
Raju, pourquoi
portes-tu cet uniforme ?
Je t'arrête pour rébellion contre le gouvernement britannique.
Raju, tu es policier ?
Tu es vraiment de la police ?
Je n'en reviens pas.
Rends-toi, Akhtar.
Je jure sur les miens que je n'ai rien fait de mal.
Je t'ai raconté mes malheurs !
Raju, mon ami, je n'ai vraiment rien fait de mal.
Regarde-moi dans les yeux. Allez !
Je n'ai rien fait de mal !
Nous sommes venus chercher la petite.
Ce n'est qu'une enfant.
Ce n'est qu'une enfant.
Je t'en supplie.
Laisse-moi la ramener chez moi.
Laisse-moi la ramener parmi les siens !
Je ne te le redemanderai pas, Akhtar.
Suis-moi.
Rends-toi !
Comment peux-tu me demander cela ?
Rends-toi !
Te voir agir ainsi me brise le cœur.
Raju, n'es-tu pas des nôtres ?
Tu es des nôtres, je le sais !
Si on ne l'arrête pas d'ici là, le gouverneur nous écorchera vifs.
- Bheem ! - Tais-toi, petite insolente !
- Bheem ! - Malli !
Bheem !
Rends-toi, Bheem. Rends-toi si tu veux sauver Malli.
Bheem !
Un coup du sort inattendu
A précipité ce lien
Qui sait si cela finira en bain de sang ?
Nous ne savons rien, messieurs.
- Du vent ! - Oui !
Je vous le jure !
Ils nous ont échappé.
Ils ont disparu, monsieur.
Et ces singes refusent de parler.
On a ferré le gros poisson, sergent.
Ces rats ne vont pas tarder à sortir de leur trou.
En effet.
- En route. - Bien, monsieur.
Faites place !
En raison de ses excellents résultats sur le terrain,
et pour avoir capturé un dangereux criminel,
M. A. Rama Raju se voit promu officier de police de haut rang.
Première ligne, en joue ! Deuxième ligne, en joue !
À l'attaque.
En avant !
Changement de position.
Changement de position.
Demi-tour et en joue !
Demi-tour et en joue !
Chargez !
Au repos !
En joue ! Deuxième ligne, en joue !
Première ligne, en joue !
Dernière position !
Deuxième ligne, en joue ! Avancez !
Troisième ligne, en joue ! Avancez !
Plus vite !
- Mani. - Baba !
- Cet exercice devrait mettre 15 secondes. - Entendu.
Chargez !
Chargez !
Baba !
Ces fusils en bois étaient destinés à nous entraîner.
Nous sommes prêts.
Il nous tarde de tirer de vraies balles.
À quand les vraies armes ?
Savez-vous combien coûte cette balle ?
Quinze roupies.
Mais un Anglais a un jour donné
sa vraie valeur.
Habitants de Paalakurthi, voici les ordres du gouvernement.
Les villageois prétextent depuis longtemps des inondations pour ne pas payer l'impôt.
Quand un officier britannique est venu ici mener l'enquête,
Malla Reddy, le chef du village, l'a malmené.
Il a commis un crime odieux.
Pour ce crime, le criminel est condamné à mort.
Soldat !
Savez-vous ce que coûte votre balle ?
Elle a été fabriquée par un Anglais, sans ristourne.
Elle a été acheminée ici par un navire anglais.
Le temps d'arriver dans votre arme,
elle aura coûté six shillings à la Couronne.
Ne la gaspillez pas pour un villageois.
Exécutez-le autrement.
Bien, monsieur.
Il a dit que la vie d'un Indien ne valait pas une balle.
Alors, comment donner de la valeur à cette balle ?
En la tirant et faisant en sorte qu'elle transperce le cœur d'un Anglais.
Quand cette balle ardente sera trempée de son sang,
alors seulement elle aura de la valeur.
Ces balles,
c'est notre liberté.
Je vous en donnerai
quand je serai sûr que vous n'en perdrez pas une seule.
En attendant, entraînez-vous.
Hé, que vois-je là ?
Combien de fois t'ai-je dit de ne pas manger de la main gauche ?
Mais ça va plus vite comme ça, maman.
- Ram ! - Mon oncle.
Mon oncle !
- Approche, Venkateswarulu. - Mon frère… Tenez.
Sita, que fais-tu toujours là ? Tu ne rentres jamais chez toi ?
Je suis Ram partout.
J'ignore si elle deviendra ma belle-fille,
mais je la considère comme ma fille.
Tu formes une vraie armée.
Pourtant, tu m'as envoyé au sein de la police.
Je veux rester ici auprès de toi, Baba.
Non, ta place est là-bas.
On a besoin d'informations.
Bien. Et maintenant ?
Une fois les hommes formés, on va avoir besoin d'armes.
Tu ne disposes que d'un fusil et de quelques balles.
À qui vas-tu les donner ?
Chaque balle porte le nom de sa cible.
Chaque fusil porte le nom du tireur.
Elles viendront, Venkateswarulu.
Les armes viendront à nous en quête de leurs cibles.
Demi-tour et en joue ! Chargez !
Pose le fusil contre ton épaule.
Qu'as-tu donc ?
Au repos.
Que vois-je là ?
Hier soir…
je me suis servi de ton fusil.
Tu crois que c'est un jouet ? Hein ?
C'est moi qui le lui ai passé, Baba.
Sita !
Je l'ai passé à Ram,
et il a très bien tiré.
Je vais te montrer.
Suis-moi.
Regarde !
Ram,
tu as tiré de ces rochers ?
Non.
Alors d'où ?
De là-bas, Baba.
Je suis désolé, on ne m'y reprendra plus.
Notre arme vient de se révéler à nous, Venkateswarulu.
Notre fils ?
Tous à l'abri !
Venkata Rama Raju, rendez-vous,
ou nous tuerons tout le monde ! Ceci est votre dernier avertissement
Battons-nous, Baba. Battons-nous !
Pas tout de suite, Ranga.
Sauvons d'abord les villageois.
- Emmenez tout le monde au pont. - Bien !
Nous lui avons fait peur.
- Venkata Rama Raju. - Maintenant !
Rendez…
Plus vite ! Par là !
Fuyez !
Vite.
Fuyez !
Ne pleure pas !
- Les femmes et les enfants d'abord ! - Vite !
Emmenez les enfants là-bas !
Allez !
Ne vous retournez pas. Faites attention.
Je vais les retenir.
À mon signal, emmène tout le monde dans la forêt.
Cachez-vous dans la vallée.
Vous y serez à l'abri des Anglais. Sois prudente.
Et toi ?
Sarojini…
Je suis mon propre combat,
et la moitié te revient.
Vite. Par ici.
Rama !
Reviens là !
Vite !
À terre !
Tu devrais être avec ta mère. Que fais-tu là ?
Il est bien couvert. Impossible d'avancer !
Papa !
À terre ! Cache-toi !
- Papa ! - Cache-toi.
Sarojini !
Sarojini !
Rama !
Es-tu prêt à suivre mes ordres ?
Surtout, vise juste.
Tiens.
Chargez.
En joue.
Feu !
Feu !
Feu !
À terre !
Venez, vite !
Allez !
Maman.
Chinna !
Sarojini !
Maman !
Chargez !
Chargez !
Papa, maman…
Et mon frère…
Chargez !
En joue.
Feu !
Feu !
Changeons de stratégie.
Reculez.
Repliez-vous !
Papa !
Papa !
Papa…
Papa !
Tu as vu ça ?
Un seul tireur a suffi à les faire reculer.
Imagine
si tout le monde ici avait une arme.
Ils retourneraient dans leur pays pour de bon.
Donne-moi ta parole, Ram.
Promets-moi d'armer tout un chacun.
Chère Sita, comment vas-tu ?
Tout se passe comme prévu.
Des armes sont envoyées
aux quatre coins du pays depuis la caserne où je travaille.
À chaque livraison, ils font appel à un officier pour assurer le transport.
Mon tour ne saurait tarder.
Les armes sont à notre portée.
Mais pourquoi ai-je le cœur si lourd, Sita ?
Je fais du mal à ceux pour qui je me bats.
J'ai trahi mon meilleur ami.
J'approche de mon but, mais j'ai l'impression de m'égarer.
Je ne comprends pas.
J'aimerais que tu sois auprès de moi. Bien à toi, Ram.
Un seul fumier a semé le chaos et vous avez été incapables de l'arrêter.
Honte à vous, Edward. Honte à vous !
Je vous suis reconnaissant, jeune homme.
Vos services à la Couronne ont été remarqués.
Merci, monsieur.
Je veux que ce fumier serve d'exemple
et soit puni de sorte que nul n'ose à nouveau s'opposer aux Britanniques.
Je veux assister au spectacle, très cher.
Je veux le voir saigner.
Vous serez servie.
Flagellez-le en public !
Fouettez-le jusqu'à ce qu'il tombe à genoux
en avouant son crime de rébellion
et qu'il crie grâce.
Bien, monsieur.
Le criminel qui a tenté de s'introduire chez le gouverneur
sera flagellé publiquement demain.
Le criminel qui a tenté de s'introduire chez le gouverneur
sera flagellé publiquement demain.
Le gouverneur exige que tous soient présents.
Ce criminel va s'agenouiller.
Il va avouer ses crimes.
Et il va implorer la miséricorde du gouverneur.
S'il s'y refuse, il sera sévèrement puni.
Agenouille-toi.
Agenouille-toi, Bheem !
On m'a promis du sang.
Frappez-le plus fort.
Quelques coups de fouet ont suffi à le faire plier.
Mais il a à peine crié.
Et je ne vois pas de sang !
Je m'attendais à le voir… patauger dedans.
Il ne s'est pas agenouillé.
Il ne s'est pas agenouillé !
Officier de police !
Essayez donc avec celui-ci.
Faites-nous d'abord une démonstration sur le pilier.
Que ce scélérat voie ce qui l'attend.
Quelle cruauté, ma chère !
Ça ne va pas s'arrêter là, Bheem.
Agenouille-toi, ou c'est la mort qui t'attend.
Agenouille-toi, et avoue tes crimes.
Sauve ta vie.
Bheema, la terre où tu es né,
les arbres qui te permettent de respirer,
et le peuple Gond qui t'a nommé s'adressent à toi.
Les entends-tu ?
Ô Komaram Bheem, Ô Komaram
Attise le feu de ton cœur
Ô Komaram Bheem, Ô Komaram
Brûle comme le soleil ardent
Faites-le s'agenouiller !
Si tu tombes aux pieds de l'oppresseur Tel un esclave
Tu seras plus
Un digne enfant de la forêt
Si tu t'inclines Devant une autorité injuste
Tu ne peux être né de la forêt
Ô Komaram Bheem, Ô Komaram
Attise le feu de ton cœur
Crieras-tu de douleur Quand le fouet te fendra la peau ?
Trembleras-tu de peur À la vue de ton sang ?
Si la peur te prend Et qu'une larme tu verses
Comment peux-tu prétendre Être un enfant de la forêt ?
Un enfant de la forêt
Ô Komaram Bheem, Ô Komaram
Attise le feu de ton cœur
Le sang de ton cœur jaillit tels des flots
Le sang de ton cœur jaillit tels des flots
Pareil à du vermillon Sur le front de Terre-Mère
Pareil à la peinture rouge sacrée qui teinte ses pieds
Il brille comme un sourire sur ses lèvres
Ô Komaram Bheem, Ô Komaram
Tu as fait don de ta vie à Terre-Mère
Ô Komaram Bheem
Des renforts, vite !
Raju, tu as été choisi pour livrer les armes.
Regarde.
Leur expédition se fera dans deux jours.
Promets-moi d'armer tout un chacun.
Bheem doit être pendu après-demain.
Je dois faire en sorte que l'exécution ait lieu
au bord de la Yamuna et non à la prison.
Que veux-tu dire ?
Pourquoi changer le lieu de son exécution ?
Ce n'est qu'ainsi que je pourrai libérer Bheem.
Raju !
Pourquoi parles-tu de le libérer ?
Je dois aussi libérer Malli et la lui confier.
Bheem ? Malli ? Aurais-tu perdu la tête ?
Au contraire, je n'ai jamais été aussi sûr de moi.
Tout ce temps, j'étais prêt à tout sacrifier pour mon pays.
Je pensais même être prêt à sacrifier Bheem.
Mais aujourd'hui, j'ai compris
que Bheem ne peut être un dommage collatéral. C'est un volcan.
Je pensais que seules les armes pourraient nous rendre libres,
mais la chanson de Bheem a inspiré ces gens.
Et toi, alors ?
Tu t'es tellement démené pour atteindre ton but.
Vas-tu renoncer alors que tu es à deux doigts de réussir ?
- Quinze ans d'efforts partis en fumée… - Je remettrai cela.
Mais je ne sacrifierai pas Bheem pour réussir.
Père m'a dit d'armer tout un chacun.
Mais l'émotion de Bheem a transformé chaque personne en arme.
Je transmettrai cette émotion au peuple.
Réfléchis bien, Raju.
C'est très risqué. Tu risques ta vie.
Je mourrai volontiers.
Je veux le meilleur bourreau qui soit.
Je veux voir son cou s'allonger
et ses yeux se renfler et sortir de leurs orbites
juste avant que sa nuque ne se brise.
Bien, monsieur.
Mais il ne montrera aucune peur.
La raison est simple.
Même sous le coup du fouet, il n'a manifesté aucune peur.
- Il en sera de même face à la mort. - Oui.
Mais ce qui m'a sauté aux yeux, c'est votre incapacité flagrante
à faire tomber cet animal à genoux.
Je suis navré de ne pas m'être montré à la hauteur, monsieur.
Veuillez me donner une dernière chance.
Pendons-le devant Malli, qu'il est venu chercher jusqu'ici.
Toute la peur du monde se lira alors dans ses yeux.
Je vois que vous avez adopté la voie de l'Empire, jeune homme.
- Défendez nos couleurs. - Bien, monsieur.
Qu'il soit prêt à être pendu dès 16 h et qu'on fasse venir la fille à 17 h.
- Monsieur… - Oui ?
Si nous le pendons ici, le peuple fera de lui un martyr.
Mieux vaudrait le faire près de la Yamuna.
Nous pourrions alors nous débarrasser de son corps discrètement.
Surtout, chargez-les délicatement.
Soyez vigilants. Cette mission doit se dérouler sans incident.
Bien, monsieur.
Que faites-vous ?
- Je vous aidais. - Reculez !
Allez !
Tout est prêt, monsieur.
Ça va être un sacré spectacle.
Merci pour vos efforts, mon garçon.
Merci, monsieur.
Merci.
Bheem était avec vous, non ? Où est-il passé ?
Accélérez !
Accélérez, bon sang !
Ramenez-moi ces maudits traîtres vivants !
Ou je vous écorcherai tous vifs !
Bheem !
Bheem !
Malli !
Je dois te laisser.
Sans toi, je…
Sita,
une partie de moi sera toujours avec toi.
Sita, mon courage me guide.
Mais c'est le tien qui me fera vaincre l'ennemi.
Chers anciens, chers amis, chers frères,
je vous donne ma parole :
j'armerai tout bras désireux de se soulever.
Je ne reviendrai qu'une fois cette mission accomplie !
Je le jure sur Mère Godavari !
- Vande mataram ! - Vande mataram !
- Vande mataram ! - Vande mataram !
Cela fait maintenant des mois, Edward.
Ce rat de la jungle,
ce Bheem,
se montre insaisissable.
L'étau se referme sur lui.
De son lieu prévu d'exécution,
il ne peut fuir que vers Agra.
Et nous avons bouclé toute la ville.
Ce fugitif est recherché.
On la ratisse zone par zone,
centimètre par centimètre, en bouclant tout.
Je ne sais rien, monsieur !
RÉCOMPENSE 10 000 ROUPIES
Dehors !
Il se terre donc forcément dans le quartier d'Hathras.
Renseignez-nous sur ces criminels !
Continuez comme ça.
En attendant,
allons donc rendre visite à notre invité spécial.
Il n'est nourri qu'une fois par semaine, comme vous l'avez exigé.
On lui donne juste de quoi le maintenir en vie dans la douleur.
- Comme à cette vermine ? - Non, monsieur. En moindre quantité.
Il doit être affamé au point de ronger ses chaînes.
Vous faites de l'exercice ? À quelques jours de la mort ?
Qu'espérez-vous ?
Vous courez toujours après votre rêve impossible,
même devant la Faucheuse ?
Ne pas s'attendre à des résultats n'empêche pas de travailler.
Ne soyez pas mû par le résultat, mais ne sombrez pas dans l'inaction.
Je me fiche du résultat.
Je me rapprocherai de mon objectif
jusqu'à mon dernier souffle.
Chargez !
En joue !
Feu !
Vraiment ?
Voyons comment vous avancerez après ceci.
Qu'on le jette en cellule d'isolement !
Voilà déjà deux jours que nous sommes ici.
Rester si longtemps au même endroit n'est pas prudent.
Nous partirons après minuit.
Pour aller où ?
On n'a nulle part où se cacher.
Ne vous en faites pas.
On trouvera un moyen.
J'ai faim, Bheem.
Mince alors. Nous n'avons que de l'eau à donner à une enfant affamée.
Jangu !
Les choses se corsent.
Rien qu'acheter un grain de riz relève de l'impossible.
Ces dangereux criminels se sont échappés et courent dans la nature.
Tout renseignement utile sera récompensé.
Debout !
Par là ! Fouillez le moindre recoin !
Retournez-moi cette pièce !
Que 20 gardes fouillent la cuisine !
- Cherchez partout ! - Filez !
Fouillez les moindres recoins !
Ils arrivent !
Inspecteur, fouillez cette pièce.
Ça grouille de policiers, dehors.
Je veux leurs noms et adresses !
Fouillez là-bas,
et là !
Je vous en prie, aidez-nous !
Nous devons nous rendre à l'hôpital.
Les miens ont la variole.
- Pardon ? - Ils ont la variole, monsieur.
La variole.
- Qu'y a-t-il là-dedans ? - Monsieur, ils ont la variole.
La variole ?
- En êtes-vous sûr ? - Oui, monsieur.
Cet endroit est contaminé ! Tout le monde dehors !
- Par pitié, aidez-nous. - Écartez-vous, maudite pestiférée !
Non, mon garçon.
Tout le monde dehors ! Et que ça saute !
Madame, tout va bien ?
Oui.
Ça va.
Vous parliez de variole. Qui est malade ?
Personne.
J'ai dit ça pour que vous échappiez à la police.
Mon fiancé dit toujours qu'on devrait tous s'entraider.
Venez, s'il vous plaît.
Je vous ai entendus tout à l'heure.
Les enfants ne devraient pas connaître la faim.
C'est un drame.
Nous vous sommes redevables.
Vous nous avez aidés sans savoir qui nous étions.
Qui êtes-vous ?
Je m'appelle Sita. Je viens de Visakhapatnam.
Je suis venue retrouver mon fiancé.
Vraiment ? Où vit-il ?
À Delhi.
Il est inspecteur de police pour les Britanniques.
- Comment s'appelle-t-elle ? - Sita.
Ne vous en faites pas.
Ce n'est pas vraiment son travail.
Il prépare une révolution.
Ram,
Pour atteindre son but, il faut être prêt à affronter n'importe quel obstacle.
Quoi qu'il arrive, n'oublie jamais ton but.
Encerclez-les !
Ordure ! Tu croyais pouvoir nous battre ?
Voyez comme ce chien saigne.
Chargez !
En joue !
Feu !
Que le ciel bleu soit peint
À l'aide de braises ardentes
Que mes cris de guerre
Soient ceux qui anéantiront l'ennemi
Mais j'ignore s'il a pu s'emparer des armes.
Il était à deux doigts de mettre la main dessus.
Mais pour ce faire, il a dû trahir son meilleur ami
et l'arrêter au nom des Britanniques.
Il ne l'a pas supporté.
Il ne savait plus si ce qu'il faisait était bien ou mal.
En fin de compte, il a décidé de sauver son ami, quoi qu'il lui en coûte.
Et il l'a fait.
Mais ce faisant, il s'est fait arrêter.
J'ai reçu cette lettre du gouvernement.
Il sera pendu dans deux jours.
On m'a demandé de récupérer son corps.
Je suis venu pour Malli,
mais votre fiancé est venu au nom du pays.
L'homme attaché à sa tribu que je suis
ne l'a pas compris.
Je l'ai battu de ces mains.
J'ai laissé mon meilleur ami pour mort !
Ce n'est pas à vous de chercher Ram, Sita.
Ram se présentera à vous.
Je vais vous le ramener.
Vous nous avez nourris.
Je vous donne ma parole.
Je vous ramènerai votre fiancé même si je dois y laisser la vie.
Voici la caserne.
La prison se trouve tout au fond.
Soyez prudent.
Bheem !
- Raju. - Bheem !
- Bheem, que fais-tu ici ? - Raju.
Pardonne-moi.
Je ne savais pas que tu œuvrais pour une si grande cause.
- Je n'aurais pas dû… - Calme-toi.
Bheem !
Bheem !
Bheem !
Qui te l'a dit ?
Sita.
Tu l'as rencontrée ?
Oui, et elle m'a ouvert les yeux.
Je lui ai promis de lui ramener son Ram.
Même si je dois brûler le Lanka, je te conduirai à elle.
En route.
Entre un tigre et un chasseur
Entre une tête et la guillotine
Entre un feu de forêt
Et une tempête
Entre le soleil et les nuages
Une nouvelle amitié est née
Encerclez-les ! Dispersez-vous !
Qui a laissé ça verrouillé ?
Encerclez-les !
Un coup du sort inattendu
A précipité ce lien
Cherchez par là !
Où sont-ils passés ?
- Par là. - Cherchez-les partout !
Que diable se passe-t-il ?
Une amitié entre un volcan en éruption Et une terrible tempête
Une amitié entre le libre arbitre Et la destinée
Une amitié entre deux êtres Que tout oppose
- Qu'en est-il, Edward ? - Nous sommes arrivés trop tard.
- Ils se sont enfuis dans la forêt. - Quoi ?
Mais ils sont toujours dans la caserne.
Ne les poursuivez pas tête baissée.
Coincez ces misérables à l'aide des forces spéciales.
Une dernière chose.
Ne tirez qu'une fois assez près d'eux pour confirmer leur mort.
Bien, monsieur.
Appelez les forces spéciales.
Feu !
Edward à l'appareil. Halte au feu !
Halte au feu !
- Monsieur ? - Que diable se passe-t-il ?
Nous pensions les avoir encerclés,
mais des flèches fusent de partout.
Nous perdons des hommes.
Maudits soient-ils ! J'envoie des troupes en renfort.
Ne les laissez pas s'échapper.
Bien, monsieur.
Des renforts sont en chemin.
Des renforts sont en chemin ! Ne les laissez pas s'échapper !
Ne les laissez pas s'échapper. D'autres troupes arrivent.
Edward !
J'ai promis à mon père
que je donnerai à chacun une arme.
Allumez les projecteurs !
J'ai promis à Mère Godavari
que je ne rentrerais chez moi qu'après m'en être procuré.
Éclairez par là !
Rama, descendant de Raghu
Le plus grand des guerriers
Rama, descendant de Raghu
Le plus grand des guerriers Au charme impérial sans égal
Je ne fuirai plus. L'heure est venue de vous faire courir.
Rama, descendant de Raghu
Le plus grand des guerriers Au charme impérial sans égal
Éloignez-vous du feu ! Reculez !
Bon sang.
Courez !
Son arc est aussi puissant que celui du seigneur Shiva
Dont le son terrifie ses ennemis
Rama, descendant de Raghu
Le plus grand des guerriers Au charme impérial sans égal
Rama, descendant de Raghu
Le plus grand des guerriers Au charme impérial sans égal
Rama, descendant de Raghu
Le plus grand des guerriers Au charme impérial sans égal
Vite ! Par ici !
La peur assombrit le ciel quand Bheema
Le lion du clan Komaram
Bondit pour attaquer ses ennemis
Bheema, le lion du clan Komaram
Chargez.
En joue.
Feu !
Rama, Bheema !
Rama, Bheema !
- Rama le puissant ! - Bheema, le lion du clan Komaram
C'est un puissant danseur Dont les pieds gracieux
Terrassent les éléphants arrogants De la capitale Hastina
Bheema, le lion du clan Komaram
Bheem !
Combien de temps allons-nous chasser ces chacals ?
Attaquons-nous au lion !
Chargez les canons.
Feu !
Bheem !
Non !
Promets-moi d'armer tout un chacun.
Fabriquée dans une usine anglaise,
cette balle a traversé l'océan à bord d'un navire anglais, gouverneur.
C'est une balle qui vaut plus que la vie d'un Indien.
Et vous daignez la lâcher ?
Rends-la-lui, Bheem.
Qu'il la garde dans son cœur.
Chargez !
Non !
En joue !
Feu !
LE SOLEIL NE SE COUCHE JAMAIS SUR L'EMPIRE ANGLAIS
Tu as réussi.
Bheem,
tu m'as rapproché de mes ambitions.
Tu m'as donné cette tenue qui m'inspirera à me battre.
Que puis-je t'offrir en échange ?
Guide-moi.
Agitez ce drapeau Pour lequel nous avons donné nos vies
Il y a un homme d'acier Dans chaque ruelle et chaque foyer
Agitez ce drapeau Pour lequel nous avons donné nos vies
Il y a un homme d'acier Dans chaque ruelle et chaque foyer
Drapeau, acier, matraque, dégâts, victoire, soldat, fumée, braises !
Braises vives et ardentes
Notre poitrine est faite de braises Notre cœur en contient
Des braises ardentes Des braises impétueuses
Elles peuvent faire trembler la terre Et briser les barrières
Agitez ce drapeau Pour lequel nous avons donné nos vies
Il y a un homme d'acier Dans chaque ruelle et chaque foyer
Agitez ce drapeau Pour lequel nous avons donné nos vies
Il y a un homme d'acier Dans chaque ruelle et chaque foyer
Regardez !
Ram est de retour !
Vande Mataram !
Approche, ma chère et tendre Nous ne faisons plus qu'un
La joie envahit nos cœurs Au gré de leurs battements
Nous ne nous inclinons devant personne
Un nouveau jour se lève Et nous avons brisé nos chaînes
Des flammes brûlent désormais Dans nos esprits
Qui oserait nous défier à présent ?
Acier, flammes, boule de feu, lance, réveillez-vous, fils, parlez, braises !
Ces braises travailleuses Braises de Calcutta
Ces braises étincelantes Braises du Gujarat
Ces braises de la révolution Braises de Kittur
Ces braises rapides comme des flèches Braises de Tirunelveli
Agitez ce drapeau Pour lequel nous avons donné nos vies
Il y a un homme d'acier Dans chaque ruelle et chaque foyer
Maman !
Malli !
EAU - JUNGLE - TERRES
Une fois main dans la main Nous sommes inséparables
Les braves ont porté Le turban du sacrifice
Quand le clairon de la victoire retentit
Le cœur et l'esprit dansent
Les ténèbres ne sont plus Ayez confiance en vous
En bonne compagnie Nos cœurs sont rassurés
Venez, roi, approchez, victoire, réveillez-vous, flammes, là-haut, braises
Puissantes sont ces braises Braises du Pendjab
Ces braises infatigables Braises de Tanguturi
Ces braises pures Braises de Palasi
Ces braises de la victoire Braises des Marathes
Nous ne nous inclinons devant personne
Qui pourrait nous défier ?
Partout Les tambours du triomphe résonnent
Chantez à faire trembler la terre
Nos amis nous ont rejoints Alors, battez tambours
On chante et on danse Et le monde entier nous suit
- Vous y avez goûté - Jouez du tambour
- Vous avez goûté à la victoire - Alors, suivez le rythme
Ces grands noms brillent parmi les étoiles
Ils sont gravés dans nos cœurs
Agitez ce drapeau Pour lequel nous avons donné nos vies
Il y a un homme d'acier Dans chaque ruelle et chaque foyer
Agitez ce drapeau Pour lequel nous avons donné nos vies
Il y a un homme d'acier Dans chaque ruelle et chaque foyer
Sous-titres : Aude Rey
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