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J'ai vu la mort, j'ai vu mes amis, mes hommes se faire tuer.
En quelques jours � peine...
�a vous change un homme.
On avait faim : ni nourriture, ni munitions. On avait froid...
ni v�tements, ni feu. Si on faisait du feu, on nous tirait dessus.
Il y avait des morts partout. Un soldat � nous par-ci...
un soldat � eux par-l�...
Des civils... Des animaux morts...
La mort �tait partout.
Quand vos amis tombent, vous n'avez pas la possibilit�...
de vous occuper d'eux comme il faut.
Surtout si on vous attaque et que vous �tes en mouvement.
mais j'ai eu beaucoup de probl�mes plus tard dans ma vie...
parce que ces souvenirs ressurgissent...
et on ne les oublie jamais.
FRERES D'ARMES
POINT DE RUPTURE
2 janvier 1945 For�t des Ardennes, Belgique
Apr�s Bastogne...
on appela la Easy Company pour la contre-offensive des Ardennes.
C'est l� qu'on �tait ce matin. On est descendu par l�.
- Donc on est juste l�. - Doucement !
- Je vais vous la visser sur la t�te. - C'est fait pour, c'est du bois !
- Allez, on s'en va. - Oui, chef. 2�me Section, en avant !
J'�tais content de sortir de ce trou, au moins pour me r�chauffer.
D�ployez-vous ! Gardez vos distances.
La Easy Company a �t� charg�e de nettoyer une for�t pr�s de Foy.
On se doutait bien que c'�tait pour pr�parer l'attaque du village.
Attention aux mines !
Pendant cette avanc�e en for�t, on a essuy� des tirs de mitrailleuse.
Deux bless�s, mais, en fait, peu ou pas de r�sistance.
Nelson ! Regarde ! Nelson !
La rencontre avec l'officier � cheval fut le clou de la journ�e.
Halte !
Halte !
Merde...
Merci, grand !
Hoobler nous cassait les pieds avec son histoire de Luger.
Il racontait � tous comment il en avait trouv� un.
Il tombe du cheval comme un sac de patates.
Une pr�cision de tir �poustouflante, sans me jeter des fleurs.
- Tu vas te g�ner ! - On y va pour les fleurs.
M�me toi, Shifty, je suis pas s�r que tu l'aurais eu.
Je suis pas si bon que �a. Mon p�re �tait un excellent tireur.
Il aurait coup� une patte � une mouche.
Qu'est-ce qu'il faisait l�, cet Allemand ?
Une reconnaissance. Il pensait qu'on n'entendrait pas un cheval.
Tu parles ! Il se d�binait, oui !
- Il est o�, le cheval ? - J'en sais rien.
J'esp�re qu'il s'en tirera.
- Tu l'as enterr� ? - Ouais.
Maintenant, je fais mon petit tour.
T'es un bon tireur. On a du bol de t'avoir !
Merci, Lip.
- Lip ? - Oui ?
- Merci pour le coup de main. - Pas de quoi, Shifty.
- Lip ? Vous avez une seconde ? - Oui, chef.
Creuse un peu.
- O� est Dike ? - Il ne doit pas �tre loin.
- Vous pourriez �tre plus pr�cis ? - Pas vraiment, non.
Je l'ai pas vu de la journ�e. Je veux un �tat de situation des troupes.
- Brown et Stevenson. - Merde ! Et o� est Dike ?
Qu'est-ce qu'il fout ?
J'en sais rien, mais o� qu'il soit, qu'il y reste.
- Fermez vos clapets. - Par� � fermer clapet, chef !
D'o� �a vient, �a ?
- Patrouille ? - Non, on l'aurait su.
- Peut-�tre un tireur isol�. - C'�tait pas un fusil.
- Qu'est-ce que tu vois, Shift ? - Y a pas un chat.
Tu en es s�r ?
- C'est Hoobler ! Il est bless� ! - Tireur ?
- Non, il s'est tir� dessus tout seul. - Infirmier !
Qu'est-ce qui est arriv� ?
- C'est grave ? - Ma jambe !
- Qu'est-ce qu'il a fait ? - Il est parti comme �a !
Vous foutiez quoi avec un flingue charg� dans votre poche ? Putain !
- J'y ai pas touch� ! - Infirmier !
- Hoob, t'es touch� o� ? - C'est ma jambe.
- �a va aller. T'inqui�te pas. - Ne regarde pas. C'est pas la peine.
- Doc ! - Ne vous inqui�tez pas, Hoob.
- �a va aller, c'est pas grave. - R�chauffez-le !
R�chauffez-le.
Trouvez-lui une couverture.
- Parlez-lui. - �a va aller, t'inqui�te pas.
T'as cru que t'�tais un Chleuh ?
- Enveloppez-le bien. - Voil�, voil�...
- T'as dit que j'�tais un bon tireur ? - T'es un excellent tireur.
Pour un gars qui saute des avions, c'est pas grand-chose.
- Tout va bien. - Serre les dents.
- On en est o�, doc ? - Je ne vois rien.
- Pr�parez-vous � le lever. - �a va aller, du calme !
Doc. Doc !
Perco ! Trouvez une jeep.
Il avait tellement de v�tements qu'on n'a pas vu � quel point il saignait.
Le temps qu'on arrive, il �tait mort. L'art�re de la jambe a �t� sectionn�e.
�a n'aurait rien chang� si vous l'aviez vu.
Quand on a une art�re sectionn�e, c'est foutu.
Oui, Capitaine. Je retourne voir si les gars ont fini leurs trous.
Lip ?
- O� est Dike ? - Vous vouliez le voir, Capitaine ?
Non, mais c'est � lui de m'annoncer ce genre de nouvelles.
Il se trouve que j'�tais l�. J'ai pris sur moi de venir vous le dire.
O� est Dike ? J'ai d� entendre cette question des centaines de fois...
et je me la suis probablement pos�e aussi.
Il se passait des journ�es enti�res sans qu'on sache o� il �tait.
Il disparaissait des heures.
Ce n'�tait pas grave si �a avait �t� un des gars.
Mais le lieutenant �tait cens� commander la compagnie.
Le capitaine Winters �tait un officier qu'on respectait tous.
Moose Heyliger aurait �t� un meneur d'hommes.
Mais il s'est fait tuer avant d'avoir pu le prouver.
Et puis Norman Dike est arriv�.
Je veux une s�curit� renforc�e autour du poste.
Il ne prenait pas de mauvaises d�cisions...
puisqu'il ne prenait pas de d�cisions.
Le bataillon S-3 s'appr�te � engager une action.
Je vais donc �tre oblig� de me rendre au QG r�guli�rement.
Des questions ?
Oui. Quelle formation voulez-vous qu'on adopte ?
Comme d'habitude. Je vous donnerai des indications en temps voulu.
A vos ordres.
J'ai un appel � donner.
- Allez, on continue. - A vos ordres.
C'�tait le prot�g� de quelqu'un de la division.
Il �tait l� pour avoir de l'exp�rience au combat.
On avait l'impression d'�tre un fardeau pour lui.
Une activit� fastidieuse � endurer avant de continuer son ascension.
- On est bais�, les gars ! - Dike est jamais l�. Tant mieux.
On s'en sort pas si mal. M�me avec Dike le planqu� !
Ouais, pour l'instant. T'as peut-�tre pas remarqu�...
le village en bas de cette colline ? Y a des Allemands l�-bas.
- Ils ont des tanks. - Je le sais !
Nos patrons, ils vont vouloir y aller.
Et qui ils vont envoyer toquer aux portes des Boches ?
Je sais bien Bill. T'as pas � m'expliquer �a.
On va s'y coller avec un officier qui a les noix qui font bravo...
si fort que �a ferait peur � une arm�e de marmottes !
- Bonjour, Adjudant. - Salut, les gars.
- Salut, Lip. - Alors, Muck ? Quoi de neuf ?
On cause, on �voque, on se les g�le... On dit du bien de Dike.
Oui... Le lieutenant Dike.
Alors l�, je vais vous dire...
J'aimerais pas �tre officier et d�barquer ici...
� la t�te de types qui se connaissent depuis quoi ? Deux ans ?
Qui se battent c�te � c�te depuis la Normandie.
Le gars se pointe et, d'entr�e, tout le monde le suit ? C'est infaisable.
Comment arriver � se faire respecter par la bande d'enfoir�s...
la plus professionnelle et d�vou�e des Forces Alli�es en Europe ?
Il r�ussirait, �ventuellement, s'il partait � l'assaut de Berlin...
et rapportait au moins les poils de la moustache d'Hitler.
En tout cas, vous faites pas de souci pour Dike. Okay ?
Oui.
On continue � faire notre boulot et tout ira tr�s bien.
- A plus tard, chef. - A plus tard.
Je ne sais pas si je croyais � �a, mais en tant qu'adjudant-chef...
je devais, non pas prot�ger Dike, mais garder la compagnie soud�e.
Tu sais quel est le probl�me, avec Dike ?
C'est encore un de ces trous du cul de Yale.
Les salauds, ils nous en refilent encore un !
Ils ne voudront pas que je le remplace parce qu'il ne me para�t pas terrible.
M�me s'ils �taient d'accord, qui je mettrais � sa place ?
Shames ?
Quand je parle, on ferme sa gueule !
Il a vu trop de films de guerre !
Vous n'avez pas �cout� un seul mot de mon briefing, hein ?
Ou Peacock ?
Il se donne du mal, mais il n'est pas fait pour mener des hommes.
Je ne lui confierais pas une section et encore moins une compagnie.
- Tu as pens� � Compton ? - C'est le seul qui tienne la route.
Buck est un vrai commandant d'unit� de combat...
mais je veux que la Easy garde un chef de section exp�riment�.
On sait tous qui tu aimerais voir � la t�te d'Easy.
Mais �a ne fait plus partie de ta mission, Dick.
Il faut qu'on trouve quelqu'un.
Buck aurait �t� la solution id�ale pour Easy...
si Winters avait pu virer Dike.
Mais Buck n'�tait plus le m�me depuis sa blessure en Hollande.
Il �tait plus s�rieux.
Il avait un Luger dans sa culotte !
- Nom de Dieu ! - Ne me faites pas ce coup-l�, hein ?
- On va essayer, Buck. - J'esp�re bien.
Et toi, Spaghetti Bill...
J'ai fait de toi quelqu'un qui est vaguement utile � quelque chose.
- Si tu te fais d�glinguer... - Je sais, vous me tuerez.
Oui, je te tuerai, m�me si t'es d�j� raide.
A tout � l'heure ! Je vais voir comment vont les autres.
- Crazy Joe McCloskey. - Quoi ?
Il passait son temps devant Delancey � regarder les gens.
Je sais qui est Joe McCloskey. Quel rapport avec le reste ?
Buck devient un peu comme lui.
- Quoi ? - Depuis sa blessure en Hollande.
T'es en train de dire que le gars est dingue ? Comme Crazy Joe ?
J'ai pas dit qu'il l'�tait ! Ce que je dis...
Qu'est-ce que tu dis, alors ?
- Laisse tomber. - Quoi ?
J'ai rien dit. Tu l'as vu comme moi, Bill !
- Il est tendu comme un nerf de boeuf. - Il est en pleine forme.
C'est d'�tre dans cet h�pital qui l'a foutu par terre.
- J'y ai �t�, l�-bas. C'est pas joli ! - Je sais.
Quand il a recommenc� � vadrouiller, il est redevenu lui-m�me.
Tu peux me croire, Buck Compton va bien.
- Je suis tr�s s�rieux. - On a compris.
- Enregistr�. Hein ? - Enregistr�.
C'est bien. George ?
Pas de b�tises, Buck.
Pas de b�tises ? Il sait � qui il parle ?
Des malades pr�ts � sauter d'un avion. C'est d�j� con de faire �a.
T'as pas tort.
- Je vous jure. C'�tait un pari. - Avec un tonneau ?
C'est pas les chutes que j'ai travers�es, c'est le fleuve.
- Je te crois pas. - 20 km avant les chutes.
Le courant est si puissant...
que j'ai d�riv� sur 3 km avant de pouvoir traverser, mais je l'ai fait.
Je ne trouvais pas que j'avais fait une b�tise...
Mais ma m�re et ma soeur Ruth m'ont pass� un de ces savons !
- �a m'�tonne pas, Muck. - Faye aussi.
- La ravissante Faye Tanner. - Ta gueule, George.
Elles n'avaient pas tort. T'es un vrai con !
J'ai su pour Hoobler. Quelle tuile !
Oui, Lieutenant. C'est triste.
- C'est le fameux Luger ? - C'est celui-l�.
- Qu'est-ce que vous allez en faire ? - J'en sais rien encore.
- Vous �tes d'o�, Lipton ? - Huntington, en Virginie.
- Huntington ? - Oui, Lieutenant.
Je ne connais pas.
Vous faisiez quoi, comme travail ?
Avec mon fr�re, on aidait ma m�re � tenir une pension de famille.
Votre p�re fait quoi ?
Il s'est tu� quand j'avais 10 ans. Un accident de voiture.
C'est tr�s triste.
Pourquoi vous engager dans les paras ?
J'ai lu un article sur les paras dans un magazine.
On y d�crivait l'entra�nement, combien c'�tait dur.
�a disait que pour devenir para, il fallait �tre le meilleur.
Je voulais me battre aux c�t�s des meilleurs.
�a vous manque ?
- Pardon ? - Huntington.
A vrai dire, Lieutenant, j'y pense le moins possible.
Et vous, Lieutenant...
- Capitaine Nixon ? Capitaine Nixon ? - Quoi ?
Excusez-moi. �a vient de l'�tat-major.
Merci.
- Bonjour. - Un avis d'expulsion ?
�a va peut-�tre r�soudre vos probl�mes de commandement.
- Dike est mut� ailleurs ? - L�, je n'ai pas de solution.
L'�tat-major a d�cid� de prendre un officier de chaque r�giment...
qui a d�fendu Bastogne. Ils les envoient en perm pour 30 jours...
faire du porte-�-porte pour vendre des emprunts de guerre.
Et c'est moi qui m'y colle.
- Je suis content pour toi. - C'est gentil.
- En quoi �a peut m'aider ? - Je ne pars pas.
Les Etats-Unis, je connais. C'est pour �a que je suis en Europe.
On aurait juste d� me dire qu'il y avait la guerre. C'est du gaspillage.
Mais il y a s�rement un officier � qui cela ferait le plus grand bien.
F�licitations, lieutenant Peacock. Vous m�ritez cette perm.
Merci.
- Content que vous rentriez. - �a, c'est une bonne nouvelle !
Sacr� bonhomme !
Merci. �a me fait tellement plaisir.
Arr�tez, on va tous pleurer. Un ban pour Peacock.
Hip, hip, hourra... Hip, hip, hourra... Hip, hip, hourra...
S'ils filment, faites de beaux sourires.
Il faut que les Am�ricains gardent bon moral.
- Pourquoi ? - Vous me posez de ces questions.
Dites-moi ce qui va nous tomber dessus � Foy.
Au moins une compagnie de la 10�me Panzergrenadiers.
Ils ont aussi un 88, mais on ne sait pas o� il est positionn�.
- Des blind�s ? - Il y avait trois Tigres.
- Vous voulez bien m'excuser ? - Allez-y.
Ce que �a me fait que Patton vienne � la rescousse ?
Je suis flatt�, mais vous voulez que je vous dise ?
On n'a aucun besoin que Patton vienne. Vous avez not� ?
- Joe ? - Capitaine.
Excusez-nous une minute.
D�sol�, chef.
D�sol� de quoi ? Patton ? Non, je suis d'accord.
- Qu'est-ce que vous fichez l� ? - Je veux retourner sur la ligne.
Je voudrais retourner avec les autres, Capitaine.
- Parfait, alors, allez-y. - A vos ordres.
Joe �tait rest� 3 jours � l'antenne de secours.
Tout le monde �tait content de le revoir. Surtout Bill.
- Salut, Joe. - Salut, Bill.
- Qu'est-ce que tu fous ici ? - Je viens voir si tu t'en sors.
Je m'en sors impeccable. J'ai m�me attach� mes lacets tout seul.
- Regardez ce que j'ai trouv� ! - Joe Toye, il en redemande.
Comment �a va, Joe ?
- Bien. Je me suis �chapp�. - Vous �tes touch� o� ?
- C'est quoi, �a ? - Webb. Nouveau r�serviste.
Je croyais le conna�tre depuis 2 ans et l'avoir oubli�.
Joe est bless� au bras. Une carte de voeux de la Luftwaffe.
- Vous avez beaucoup d'accident�s ? - On dit bless�.
Accident�, c'est quand on tombe.
On nous balance tant de saloperies que tu en prendras forc�ment une.
Chacun des gars a �t� touch� au moins une fois.
Sauf Alley, qui a fait un doubl�. Un vol plan� sur du verre cass�...
et un arrosage cors� par un presse-pur�e.
Bull, un tank lui a saut� � la gueule en Hollande.
George Luz n'a jamais rien eu. T'as le cul bord� de nouilles, toi.
- Et le tien, alors ? - On est des veinards.
Liebgott s'est pris un pruneau dans le cou en Hollande.
L'autre petit maigre, c'est Popeye.
Il s'est fait trouer son petit cul en Normandie.
Buck, c'est encore le cul, mais le sien est plus gros !
C'est une tradition de la Easy Company d'�tre bless� au cul.
M�me l'adjudant-chef Lipton s'est mang� deux �clats d'obus.
Un dans la tronche. Et l'autre lui a presque arrach� les noix.
- Comment elles vont, ces noix ? - Tr�s bien. Merci de t'en inqui�ter.
Le 3 janvier, la Easy est rentr�e vers notre ancienne position.
Quelques hommes �taient rest�s pour tenir la ligne de r�sistance.
Bonne chance, les gonzesses.
Content de vous avoir connus.
- A ta place, je boirais pas autant. - Attention s'il offre une cigarette.
Si qui nous offre une cigarette ?
Le lieutenant Speirs.
Le lieutenant Speirs �tait chef de section. C'�tait d�j� une l�gende.
- Ces histoires sont des conneries. - Quelles histoires ?
Quelles histoires ?
Il aurait flingu� un de ses gars parce qu'il �tait bourr�.
Tu plaisantes ! J'en crois pas un mot.
Il aurait aussi fil� des cigarettes � des prisonniers allemands...
- avant de les buter. - Il a tu� des prisonniers de guerre ?
Il y en avait 30, je crois.
- Christenson ? - Lieutenant Speirs...
- J'ai bien prononc� votre nom ? - Oui, chef.
- Quelle est votre mission ici ? - On surveille la ligne, Lieutenant.
C'est bien. Renforcez votre couverture.
Le Lt Dike dit que c'est pas utile.
Alors, c'est pas utile.
Ne changez rien.
Quelqu'un voudrait une clope ?
Toi ?
Tard dans l'apr�s-midi du 3 janvier...
nous avons atteint notre position au-dessus de Foy.
Qui est-ce qui se fout de ma gueule ?
Y en a un qui va crever la gueule ouverte !
Regardez ce merdier ! Un enfoir� du 1er Bataillon a chi� dans mon trou !
Ils ont chi� dans les trous de tout le monde, Joe.
Ils �taient bien trop p�teux pour en sortir.
Les Allemands avaient pilonn� notre position.
Il y avait des arbres d�chiquet�s partout.
Consigne de silence. On approche.
De l'autre c�t�, l'ennemi �tait visible.
Je n'avais pas rep�r� leur artillerie, mais elle �tait l�.
Les Chleuhs ont d� pilonner la zone avec des 88.
- Ce secteur les int�resse. - L'objectif a peut-�tre chang�.
- Non, ils attendent. - Quoi ?
- Qu'on r�occupe la position. - On devrait se replier ailleurs.
On est charg� de tenir la ligne.
Il faut juste renforcer nos couvertures.
- Si on est dans leur objectif... - On tient la ligne. Lipton a raison.
On renforce nos couvertures et on s'accroche.
Nous n'allons pas nous replier. N'est-ce pas, Lieutenant ?
- N'est-ce pas, Lieutenant ? - Chargez-vous de l'ensemble.
Faut que j'aille au QG.
- On ferait mieux de s'y mettre. - Oui.
- Tiens, Bill. - Merci, Lip.
- Je vais chercher d'autres branches. - C'est chouette.
En approche ! A couvert !
A couvert !
C'est un 88 !
A couvert ! Abritez-vous !
Ils nous ont rep�r�s !
Trouvez-vous un abri ! Vite, abritez-vous !
- Dans les trous ! - A couvert !
Trouvez un trou !
A couvert !
Et merde !
Magnez-vous ! A l'abri, vite !
Pour une raison obscure, je me revoyais enfant...
le jour de la F�te de l'Ind�pendance.
J'adorais bricoler mes propres p�tards, je fabriquais des fus�es.
Je faisais sauter des bouteilles... Toute l'ann�e, j'attendais �a.
Ce jour-l�, j'ai vu la plus grosse puissance de feu de ma vie.
Je n'aurais pas ri si j'avais su ce qui arrivait � Joe Toye.
- Faut voir si quelqu'un a morfl�. - C'est ce qu'ils veulent.
Les Fritz vont tout faire pour qu'on sorte.
Restez enterr�s ! Ne bougez pas de vos trous !
T'arrives � marcher ? File dans ton trou.
Faut que je me l�ve.
Faut que je me l�ve.
Faut que je me l�ve.
Faut que je mette mon casque.
- J'ai besoin d'aide ! - T'as entendu ?
- Faut venir m'aider ! - C'est Joe ?
On dirait bien que c'est Joe.
Reste l� !
- A terre ! Restez � terre ! - A terre ! Restez tous enterr�s !
- Bougez pas de vos trous ! - Au secours !
- Au secours ! Y a quelqu'un ? - Bon Dieu !
Faut que je me l�ve. Faut que je me l�ve.
Putain ! Je suis l�, Joe. Je te tiens, mon grand. Viens, on s'en va.
Tu devais rentrer en Am�rique avant moi !
Pour l'instant, tu vas nulle part.
- Faut que je prenne mon casque ! - Oublie ton casque.
- Y a quelqu'un ? Au secours ! - Attends !
- C'est qui ? - Heff ! Babe !
- Attends. - Sortez-moi de l� !
Faut que j'arrive au trou !
- C'est bon, je te tiens. - Faut que j'arrive jusqu'au trou !
Allez, Joe.
Attends.
Allez, accroche-toi !
J'ai un peu forc� sur la couverture !
- Obus ! - Obus !
A couvert !
A couvert ! Magnez-vous !
Guarno ! Tu vas te faire buter ! D�p�che-toi !
Grouille-toi, Bill ! Grouille-toi !
- Allez, Joe. - J'arrive ! Je vais vous aider !
Non !
Infirmier !
Je ne riais plus pendant le deuxi�me tir de barrage.
Lip !
Restez � couvert !
- Personne ne bouge ! - Adjudant-chef Lipton ?
Occupez-vous d'organiser tout �a. Je pars chercher du renfort.
Quel enfoir� !
- Il s'est barr� o� ? - J'en sais rien.
Dis au QG de pr�venir l'�tat-major.
Le QG ? Tout de suite.
Infirmier !
Restez en alerte ! Ils vont peut-�tre forcer la ligne !
T'es entier, Popeye ?
Pr�t � d�glinguer autant d'Allemands que tu veux !
- T'as pas une clope ? - Tiens.
Bon Dieu ! Qu'est-ce qu'il faut faire pour pas crever ici ?
- Bill, tu y vas en premier. - Comme �a t'arrange.
Par ici. Emmenez-le.
- Ils ont chop� Guarnere ce coup-ci. - On t'emm�ne, soldat.
Laisse-toi faire.
Joe, je t'avais dit que je rentrerais avant toi.
H�, Lip !
Comment va Buck ?
- Vous �tes s�r ? - S�r, �a va.
Vous devriez peut-�tre aller lui parler.
Oui.
Certains disent que Buck n'est plus le m�me depuis la Hollande.
Mais il a chang� quand il a vu tomber Toye et Guarnere.
Le rapport dit que Compton rentrait pour cause de gelures graves.
Mais il ne pr�cisait pas qu'il avait perdu ses amis.
Buck �tait un chef magnifique.
Il avait �t� bless� en Normandie puis en Hollande.
Il re�ut la Silver Star pour cette prise de canons allemands.
Il avait essuy� tous les coups des Boches.
Lieutenant Compton ?
"UCLA ne jouera pas la finale du Rose Bowl parce que tu n'es pas l�.
Je suis s�r que tu communiques � tes soldats ta passion pour le football...
toi qui sais �tre si enthousiaste. Tu sais la valeur du don..."
Il n'a pas d� supporter de voir ses amis d�chiquet�s par les bombes.
Ce n'est pas pour autant qu'il a perdu notre estime.
H�, Bull !
Buck ayant quitt� la ligne, il ne nous restait plus que Dike.
Enfin, d'apr�s ce qu'on pensait.
Merci.
Salut, Muck.
Muck ? Je cherche le lieutenant Dike.
On �tait coinc�s avec Dike. Et lui, il se baladait.
Foudre Six, Kidnap.
Nous avons nettoy� la zone verte...
On a quadrill� le bois � l'est de Foy.
Puis la Easy et le 506�me ont nettoy� les bois � l'ouest de Foy.
On a rencontr� peu de r�sistance.
- Les morts au combat. - Treize.
J'ai aucune raison de vous raconter des conneries, hein ?
C'est pas du bidon.
C'�tait � peine croyable. Vous allez pas me croire.
L'ami en question n'a plus de casque, plus d'arme, rien.
"Adjudant Lipton, organisez tout �a. Moi, je pars chercher du renfort."
"Je dois astiquer mes �toiles de g�n�ral."
- H�, Luz ! - Quel foireux, ce mec !
- Elle est bonne ! - Les gars...
- Bonne nuit. - A demain, Luz.
Oui, chef ?
Deux choses. Excellente imitation de Dike.
- Faut que je la travaille. - Vous avez saisi l'esprit.
Mais ne la refaites plus et ne r�p�tez pas cette phrase qu'il m'a dite.
- �a ne rend pas service aux gars. - Je comprends.
Bon...
Quel clown !
Obus !
Luz ! Grouille-toi ! Vite !
Bouge ! Luz !
- Grouille ! Viens ! - Vite, Luz !
- Vite, Luz ! - Grouille-toi !
Vite, Luz !
- Muck et Penkala ! - Quoi ?
Muck et Penkala en ont pris une !
Infirmier !
- Hashey ! - Mon �paule !
Viens ! L�ve-toi, on d�gage !
Restez � terre ! Obus !
- Je croyais que vous fumiez pas. - Je fume pas.
L'obus qui a atterri sur notre trou n'a pas explos�.
Celui de Muck et Penkala leur a saut� � la gueule. C'est comme �a.
Muck et Penkala �taient des bons.
C'�tait dur pour Malarkey.
Ses meilleurs amis �taient Compton, Muck et Penkala.
En moins d'une semaine, il en avait vu deux mourir.
- Quoi de neuf ? - Sur la ligne, �a va.
Le ravitaillement est l�.
Profil bas. La rel�ve ne va peut-�tre pas tarder.
- D'accord ? - Oui.
Nous avons rejoint notre position au-dessus de Foy.
On �tait tous inquiets pour Malarkey.
Salut, Malarkey.
T'as pas dit que tu voulais rapporter un Luger pour ton petit fr�re ?
Tu n'as qu'� lui donner celui-l�.
- C'est celui de Hoobler. - Oui.
Je voulais le larguer, mais...
Je sais pas si...
Winters veut savoir si tu es partant pour rentrer au QG.
Il aurait besoin de toi comme messager.
Dis-lui merci, mais je pr�f�re rester l�.
Tu devrais au moins y aller une heure... Va dire au revoir � Buck.
Je suis s�r que �a lui fera chaud au coeur.
Oui.
Fais gaffe avec �a.
Quitter la ligne pour une heure ou deux...
pouvait changer le moral d'un soldat du tout au tout.
Le matin qui a suivi le bombardement...
j'ai vu un soldat essayer de creuser un trou � mains nues.
Il n'avait m�me pas senti qu'il s'�tait arrach� les ongles.
Je l'ai fait �vacuer tout de suite, moins pour lui que pour nous.
La peur est un poison. Elle nous habitait mais on ne le montrait pas.
La peur est destructrice et contagieuse.
Je savais que vous finiriez par aimer.
Buck n'�tait plus le m�me apr�s avoir vu tomber Toye et Guarnere.
Il avait juste besoin de s'�chapper quelque temps.
Le tir de barrage du 3 janvier et les bombardements du 9...
ont �t� l'un des pires moments pour beaucoup d'entre nous.
Pourtant, rares sont ceux qui ont craqu�.
Mais cette terreur et cette pression finiraient bien par se payer.
J'avais peur qu'on soit moins attentifs, que notre moral chute.
Ce qui est dangereux dans les affrontements.
Et il y en avait encore � venir.
On avait nettoy� l'est et l'ouest de Foy.
On attendait l'attaque de la ville, c'�tait in�vitable.
Je savais que les gars de Toccoa n'en sortiraient pas indemnes.
Et je commen�ais � me demander si on allait pas tous y rester.
Easy m�nerait l'attaque. Le probl�me, c'�tait qu'� mon avis...
Easy n'avait toujours pas de chef.
La nuit d'avant, j'ai fait une chose inconcevable pour un adjudant-chef.
Lip !
- Je vous imaginais pas fumeur. - Vous �tes pas le seul.
Dog Company, lieutenant Speirs, ordre de patrouille.
Alors ?
On a surveill� Foy, il ne s'y passe rien.
- Vous voulez du caf� ? - Non, merci.
- Easy est en quel �tat ? - Les gars sont bien, ils sont pr�ts.
Je commanderai la 2�me Section.
Ils ont besoin de soutien, sans Toye, Guarnere, Muck et Penkala.
J'ai confiance en mes hommes.
Tr�s bien.
Mais je n'ai aucune confiance en notre chef de corps.
Le lieutenant Dike n'est qu'un uniforme vide.
Il est... Il est ailleurs.
- Il sera l� demain. - Il sera l� physiquement, bien s�r.
Mais ce sera la guerre, demain. Il faudra mener les gars au combat.
Il va falloir prendre des d�cisions et je...
J'ai le devoir de vous dire qu'il va envoyer un tas de gars se faire tuer.
- Ce sera tout, Adjudant. Merci. - A vos ordres.
J'ai dit ce que j'avais � dire. Winters ne pouvait rien faire.
Difficile de muter un chef de corps...
sur les �tats d'�me d'un adjudant-chef.
Il y a 250 m � travers champs avant d'arriver � Foy.
Vous serez � d�couvert.
Deux mitrailleuses l�g�res vous couvriront.
La Dog Company sera en r�serve.
Il va falloir que vous bougiez tr�s vite.
Faudra �tre sur eux avant que leur artillerie vous alignent.
- C'est clair ? - Tr�s clair.
Alors je compte sur vous. Au travail.
- Tir de couverture ! - On y va ! Faut pas tra�ner !
Tir de neutralisation !
- Avancez ! - Continuez d'avancer !
Avancez, avancez !
Tir de neutralisation !
Serrez les rangs, Shames !
- Continuez ! - Allez, on avance !
Chleuhs � d�couvert !
Avancez ! Vous arr�tez pas !
Y en a trois dedans !
Attendez... O� est Foley ?
- Randleman ! - Y a une br�che ! Cours !
Liebgott !
O� est pass�e la 1�re Section ?
- N'avancez plus ! - Continuez d'avancer !
Easy Company ! N'avancez plus !
- 2�me Section ! N'avancez plus ! - Qu'est-ce qu'ils foutent ?
- Appelez-moi Foley � la radio. - Bougez-vous !
- Faut qu'on se mette � couvert. - Mettez-vous � couvert !
Quoi ?
- Easy Rouge ! - Six, � vous.
Six Easy Rouge, � vous.
Easy Rouge, en attente pour six.
Foley ! Revenez ici o� je peux vous voir, nom de Dieu !
1�re Section, halte au feu ! Abritez-vous ! Martin !
- En avant ! - A vos ordres !
Repliez-vous ! Repliez-vous !
A couvert !
- Bon Dieu de merde... - Section, en avant !
- Herron, avec moi ! - En arri�re !
Colle-moi au cul !
- Tenez la position, 2�me Section ! - Suivez Lipton ! A couvert !
- On fait quoi ? - Pourquoi on n'avance plus ?
On se replie ! On se replie !
Roger Kidnap. En attente op�ration six.
- Lieutenant, c'est quoi, le plan ? - J'en sais rien !
Passez-moi Dike imm�diatement !
- Quel est le plan ? - Le capitaine Winters !
- Il faut une tactique ! - D'accord, �coutez, Foley !
Op�rez une mission d'attaque de flanc. On va les prendre � revers.
On peut pas rester l� !
Vous voulez qu'on prenne le village ?
- Il y aura un tir de neutralisation. - On va se sentir un peu seuls.
On les couvrira avec un tir de soutien !
Continuez d'avancer !
Il faut que vous parliez au capitaine Winters !
Ecoutez, voil� ce qu'on fait...
On passe par l'autre c�t�. On les attaque par derri�re.
Ramirez, prends deux gars et fonce.
On y va !
- Merde ! - Nom de Dieu !
Webb, avance ! A couvert !
Neutralisation ! Feu !
Perconte ! Viens par l� !
Couvrez-moi !
- �a va, Perconte ? - Ils m'ont tir� dans le cul !
- Reste � terre ! - On a perdu 5 gars. �a vient d'o� ?
Le b�timent avec le toit �croul� !
On est trop expos�s ! Il faut faire bouger nos gars !
- Il faut bouger ! - Dick ! Capitaine Winters !
Je vous interdis d'y aller ! Vous commandez ce bataillon. Revenez !
- Je comprends votre attachement... - Speirs ! Venez par ici !
Prenez la rel�ve de Dike. Menez cette attaque !
- En avant, soldat ! - En arri�re. T'es trop vuln�rable !
- Repliez-vous ! - Allez, Webb ! On y va, mon grand !
Accroche-toi, Perconte.
- Lieutenant, on fait quoi ? - Faut tenir !
- Je prends la rel�ve. Lipton ! - A vos ordres !
- On en est o� ? - La compagnie est d�ploy�e l�-bas.
La 1�re Section a tent� un encerclement.
Il y a un tireur isol� dans ce b�timent.
On l'arrose d'obus et de grenades, puis vous attaquez de face.
- Tout le monde derri�re moi. - Il �tait temps !
- On d�gage ! - 3�me Section, en avant !
Voil� les consignes. On suit le commandant !
- Sergent Alley ! - Derri�re vous !
1�re Section, avec moi ! En avant !
Debout, 2�me Section ! A l'assaut !
On s'arrache, putain ! Grouillez-vous !
On prend ces enfoir�s sur le front droit !
- En avant ! - Feu !
- A l'assaut ! En avant ! - Suivez-moi, allez !
Radio ! Par ici !
- Aux abris ! - Feu !
Lieutenant !
Lipton ?
Combat rapproch�, Easy Six. Termin�.
- Vous voyez quoi, Lipton ? - Blind�s, beaucoup d'infanterie !
La l Company est cens�e �tre de l'autre c�t�.
- Radio, vous les avez ? - Non.
Si on raccorde pas avec eux, ils vont se replier.
- C'est vrai. Attendez ici ! - Contact, Easy Six !
Qu'est-ce qu'il fout ?
Au d�but, ils ne lui ont m�me pas tir� dessus.
Ils avaient du mal � croire ce qu'ils voyaient.
C'�tait pas le plus sid�rant.
Apr�s avoir �tabli le contact avec la I Company, il est revenu !
On a fait plus de 100 prisonniers. Il ne restait qu'� faire le m�nage.
Allez, on avance ! Emmenez-les dans la grange.
Assieds-toi !
- Alerte tireur ! - A couvert ! Abritez-vous !
Allez, viens vite !
Il est o� ?
Merde ! Je le vois plus.
2�me �tage, b�timent de droite.
Ne le rate pas, Shifty. Allez !
Par ici, j'ai besoin d'aide. Les gars, venez m'aider !
Mellet, Herron, Sowosko et Webb ont �t� tu�s par un tireur isol�.
Sans Shifty, il y en aurait eu d'autres.
Des volontaires pour conduire les bless�s � l'antenne de secours.
Allez, on ne tra�ne pas ! On se d�p�che !
- Emmenez-les � l'antenne. - A vos ordres.
- T'as pris du plomb, Perconte ? - Un beau trou, Lip.
Ils m'en ont balanc� une dans le cul.
- Chef ? - Oui ?
- C'est vrai, pour Dike ? - Oui.
- Le bon Dieu se d�merde pas mal. - Ouais.
On a regard� Foy de loin pendant un mois, en sachant qu'on irait un jour.
C'�tait un grand soulagement de l'avoir fait.
Les gars devaient penser...
qu'on pourrait quitter la ligne, qu'on soufflerait un peu.
Mais non...
On a pris Noville deux jours plus tard, et ensuite Rachamps.
A Rachamps, on a pass� la nuit au couvent.
La premi�re fois en un mois avec un toit au-dessus de la t�te.
Les soeurs avaient rassembl� leur chorale. C'�tait le paradis.
L'humeur �tait d�tendue.
On nous relevait enfin et on serait bient�t � Mourmelon.
Le lendemain, on a appris qu'on oubliait Mourmelon.
Hitler avait lanc� une contre-offensive.
On est parti � Hagenau pour tenir la ligne.
Mais cette nuit-l�, on ne le savait pas encore. On �tait en s�curit�.
J'ai fait un �tat des effectifs pour voir qui il nous restait.
On est venus en Belgique avec 121 hommes, plus 24 r�servistes.
Soit 145 soldats au total. On en repartait � 63.
Guarnere �tait gravement bless� et Hoobler mort accidentellement.
Joe Toye avait perdu une jambe.
Parmi les morts, il y avait Herron, Mellet, Sowosko, Kenneth Webb...
Harold Webb, Alex Penkala et Skip Muck.
Ce mois pass� en Belgique nous co�ta un bon officier : Compton.
Et un mauvais : Norman Dike.
En revanche, on en avait touch� un bon. Au final, on y gagnait.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.
Je vais choper l'�tat-major avant qu'ils l�vent le camp.
- Vous avez envie de savoir ? - Savoir quoi ?
Si ces histoires qu'on raconte sur moi sont vraies.
Tout le monde pr�tend les avoir entendues par quelqu'un qui �tait l�.
Ce quelqu'un dit les avoir entendues par quelqu'un qui �tait pr�sent.
C'est pas nouveau.
2 000 ans en arri�re, on entendrait deux centurions...
Ils continuent peut-�tre � bavasser parce que Tertius n'a jamais d�menti.
Peut-�tre voit-il un int�r�t � ce que ses hommes...
pensent qu'il est le pire salopard des l�gions romaines...
Lieutenant ?
Les gars se fichent un peu de ces histoires.
Ils sont heureux d'�tre command�s par vous.
Ils sont contents d'avoir un bon chef � nouveau.
J'ai entendu qu'ils en ont toujours eu un.
Qu'il y a un homme sur lequel ils ont toujours compt�...
qui a men� l'attaque du Bois Jacques, qui les a gard�s soud�s.
Qui leur remontait le moral, les gardait concentr�s.
Toutes les choses que fait un bon commandant au combat.
Vous n'avez aucune id�e de qui je veux parler ?
- Non, aucune. - Pourtant, c'est de vous, Adjudant.
D�s que Winters a �t� mut�, c'est vous qui avez command� la Easy.
Et vous n'allez pas rester adjudant-chef longtemps, Adjudant.
Non ?
Winters a propos� votre promotion et le colonel Sink l'a approuv�e.
Vous aurez l'avis officiel d'ici quelques jours.
F�licitations, Lieutenant.
Regardez, c'est le 1er Bataillon.
- H� ! H� ! - Qu'est-ce que tu veux ?
Merci d'avoir chi� dans nos trous, enfoir�s !
Bonne promenade, les enfants !
Voil� les gars de la Easy Company ! Ils sont repartis !
"Les bless�s et les morts n'ont pas �t� les seules victimes � Bastogne.
Ceux qui ont �chapp� aux balles et aux shrapnel ont souffert aussi."
"Je ne suis pas s�r que tous ceux qui l'ont v�cu
n'en portent pas encore les cicatrices cach�es.
Ce sont elles, peut-�tre, qui contribuent � cr�er le lien
qui unit les hommes de la Easy." Cap. Richard Winters
Traduction : Dessin Signal
Sous-titrage : Dubbing Brothers
Adapt� par : SDI Media Group
[FRENCH]
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