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Précédemment dans Sheriff Country...
Dites bonjour Ă Dawson Raines.
D'aprĂšs son casier judiciaire,
il est notre meilleur suspect.
Tu aurais pu compromettre ta couverture.
Tu ne peux pas transporter de l'oxy, Brandon.
Tu as dit que tu avais attrapé le couteau.
- Qu'est-ce que tu en as fait ? - Je l'ai laissé tomber.
Cassidy vient de rentrer de la scĂšne de crime.
L'arme du crime a disparu, Mickey.
Je te conseille de ne pas quitter le comté d'Edgewater.
J'ai acheté le couteau.
Tu as acheté le couteau ?
Michaela Francis Fox, on a un mandat
pour fouiller les lieux.
Je te demande de sortir de la maison, s'il te plaĂźt.
T'es lĂ ?
Ouvre, c'est Skye.
Désolée pour tout à l'heure.
On peut discuter ?
S'il te plaĂźt ?
T'es lĂ ?
Brandon ?
IL Y A UNE SEMAINE
Brandon ?
Brandon ?
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu.
Brandon, réveille-toi.
- Tu as trouvé le couteau ? - Pas encore.
Je n'arrive pas Ă croire ce qui se passe.
C'est en train d'arriver.
Vous n'avez pas le droit d'ĂȘtre ici.
Ne me parlez pas de mandat, car je m'en fiche complĂštement
- de ce bout de papier. - Papa.
Un petit signe aurait été sympa.
Je croyais que tu avais innocenter Skye.
Qu'est-ce qui est arrivé aux autres suspects ?
Tu sais que je ne peux pas te parler, Mickey.
Sur quoi tu te bases pour justifier ce mandat ?
Quels motifs ? T'as menotté Brandon,
tu l'as jeté dans ta voiture et tu as confisqué sa drogue
sans faire de rapport ?
C'est de ça qu'il s'agit ? Je l'ai laissé partir.
Et 48 heures plus tard, il était mort, Mickey.
C'est louche.
Tu vois le genre de flic qui arrĂȘte quelqu'un
et qui ne le signale pas.
Un flic véreux.
Le genre de flic qui aiderait son gamin
Ă cacher un meurtre.
Bien sûr que le juge a signé leur mandat.
Skye a acheté le couteau.
Le ticket est dans sa chambre.
J'allais t'appeler avant...
On cherche le ticket de caisse de l'arme du crime, un couteau.
Vérifiez les chambres, surtout celle de Skye.
Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
J'aurais jeté le ticket de caisse.
Non, ne prenez pas ça. Ce n'est pas à moi.
- C'est Brandon qui me l'a donné. - D'accord. TrÚs bien.
Ses chansons sont dessus, il avait confiance...
Ăa n'a pas d'importance pour l'instant.
J'ai besoin que tu restes calme.
Viens ici, assieds-toi.
Qu'est-ce qu'elle fait ici ?
Le protocole standard, c'est que les occupants
- attendent dehors. - C'est ma maison, Ruben.
- Je suis toujours le shérif. - Pour l'instant, Mickey,
tu fais l'objet d'un mandat de perquisition.
Je suis venu aussi vite que possible.
J'ai laissé un message à Katie, elle va contester ce mandat.
C'est une enquĂȘte sans fondement.
Je sais, je sais.
- Tout va bien se passer. - Monsieur le procureur,
on a trouvé le ticket.
Maman ?
Boone, attends, attends.
- Skye Fraley... - Maman ?
tu es en état d'arrestation pour le meurtre de Brandon Debrauske.
- Quoi ? - C'est n'importe quoi.
C'est ça votre dossier ? Un ticket ? Ce n'est rien.
- C'est juste un ticket. - Ta fille s'est disputée
avec la victime, puis a menti aux policiers.
Elle avait un mobile et elle avait les moyens.
Et l'arme du crime qui a si bien
disparu, c'est elle qui l'a achetée.
Ăa ne te dit rien ?
Reste avec elle, s'il te plaĂźt,
et ne l'emmÚne pas par l'entrée principale.
Tout va bien se passer. Je te le promets.
- On se voit au poste. - D'accord.
Je suis juste derriĂšre toi.
Ă quoi tu pensais, bon sang ?
Ă rien. Je...
Si j'avais pensé que retenir Brandon allait nous obtenir un mandat...
Je ne parle mĂȘme pas de ça.
Le fait que tu aies arrĂȘtĂ© ce gamin est la seule chose
que tu aies faite que je comprends vraiment.
Tu as pratiquement donné le ticket à Boone.
Et toi alors ? Tu lui as dit de me mentir.
- Bien sûr que non. - "Ne parle pas aux flics,
ne leur dis rien" ?
- Je parlais de Boone. - Je suis flic, papa !
Elle a suivi ton conseil. Elle ne lui a pas parlé du couteau,
et elle va finir en prison.
Tu ne comprends toujours pas.
Non, tu penses que tu peux juste aller cocher
les petites cases et que le systÚme va te protéger.
T'es le foutu shérif,
et ils viennent d'emmener ta fille
- pour un crime qu'elle n'a pas commis. - Tu nous as fait perdre du temps.
Si j'avais été au courant,
j'aurais pu anticiper tout ça,
j'aurais pu parler Ă Boone,
mais au lieu de ça, tu as dû le dire
- Ă l'homme. - Bon, arrĂȘte !
On peut rester assis ici et continuer Ă se rejeter la faute
les uns les autres, ou on peut trouver un plan
qui aidera notre fille.
Parce que chaque seconde qu'on perd
est du temps qu'elle n'a pas.
Et Ă qui la faute si on n'a plus de temps ?
J'étais folle de penser que tu pourrais changer.
Gina.
Elle va bien, Mickey.
Ils sont en train de la préparer pour la procédure.
J'ai besoin du dossier de Brandon Debrauske tout de suite.
Gina, Gina, ne bouge pas.
- Ne bouge pas. - Ne lui dis pas quoi faire.
- Dossier, tout de suite. - Mickey.
Rentre chez toi. Tu ne fais qu'empirer les choses.
Tu dois partir, Mickey.
Je réponds
aux électeurs du comté d'Edgewater.
C'est Ă eux de me dire quand partir, pas Ă toi.
Si tu ne pars pas tout de suite,
je t'accuserai de complicité de meurtre.
C'est à cause des élections, c'est ça ?
Tu veux devenir procureur général.
Non, non. Tout le monde sait que tu te présentes.
"Le procureur général met la fille du shérif derriÚre les barreaux" ?
Ăa devrait te valoir quelques gros titres.
- Fais-la sortir d'ici, Boone. - Mickey,
on est en train de rassembler des preuves.
Tu me connais.
Je vais suivre toutes les pistes.
Il n'y a pas d'autres pistes.
Et pas d'autres suspects.
Avec tout le respect,
c'est moi qui mĂšne cette enquĂȘte.
Je connais mieux les auteurs,
et franchement, je ne me sens pas Ă l'aise...
Je me fiche de votre niveau de confort, adjoint.
Vous ĂȘtes beaucoup trop impliquĂ© dans cette affaire.
Mon bureau va prendre en charge cette enquĂȘte.
Et ne vous y trompez pas, je vais porter plainte
contre toute personne de ce service qui est compromise.
Ne la laissez pas rentrer dans le bĂątiment.
Tu sais quoi ?
Je me retire.
Je bosse dans ce bureau depuis 20 ans.
J'ai pris quoi, quatre jours de congé ?
Ne me transfĂšre aucun appel, Gina.
Mickey, s'il te plaĂźt,
quoi que tu envisages de faire, ne le fais pas.
Je ne suis plus au bureau.
Sous-titres : Maylee
Pas maintenant, Dawson.
J'ai appris pour Skye, je voulais juste
-voir si tu allais bien. -Ma fille
va passer le reste de sa vie en prison
si je ne trouve pas qui a tué Brandon.
Tu veux me le redemander ?
Ăcoute.
Ce Brandon, il était dans le milieu, pas vrai ?
C'est un petit poisson, il n'était pas dans le collimateur de la DEA.
J'ai des sources Ă tous les niveaux. Je peux t'aider.
- Ăa va compromettre ta couverture. - Laisse-moi m'en occuper.
Tu as passé une année entiÚre à monter ton dossier.
Tu t'es complÚtement coupé de ta famille et de tes potes,
et de tous ceux que tu connais.
Pas tout le monde.
Je ne vais pas te laisser faire ça pour moi.
Tu ne me fais pas confiance.
C'est pour ça que tu ne me laisses pas t'aider.
- Je n'ai pas le temps pour ça... - Non, non, écoute, c'est tout.
- Tu ne fais confiance Ă personne. - TrĂšs bien, je ne te fais pas confiance.
Je ne te connais pas.
Je ne sais mĂȘme pas si ton vrai nom est Dawson.
J'ai tout gùché. J'ai vraiment tout gùché.
Je n'étais pas là quand elle avait besoin de moi.
- Juste... - Je dois y aller.
Je dois distribuer des contraventions pour flĂąnerie ?
Ce bureau ne s'arrĂȘte pas de tourner
parce que Mickey Fox décide de prendre des vacances.
Au travail.
Merci.
Cupcake ?
Mme Baker. Bonjour.
Vous avez l'air super chic aujourd'hui avec votre tenue.
C'est un uniforme, mais merci.
Merci. Je n'aurais jamais pu sortir ce mignon petit gars
de mon grenier sans vous.
Et vous l'avez pris avec tant de grùce quand il vous a aspergée.
La prochaine fois que vous avez une mouffette,
n'hésitez pas à appeler la fourriÚre.
- Mme Baker... - June.
June, j'ai pas mal de trucs Ă faire.
Je vous laisse tranquille.
Je vous ai apporté ça pour vous remercier.
Lundi, elle a apporté une tarte pour dire merci
d'avoir vérifié que sa ligne fixe fonctionnait toujours.
Mardi, c'était des biscuits, et à ce rythme,
vendredi, on ouvre une boulangerie.
Ă quoi tu t'attends ? Depuis que son mari est mort,
elle est toute seule dans cette grande maison.
Bref, prends un cupcake.
Tu vas avoir besoin de dopamine.
De toutes les tùches d'un adjoint du shérif,
quelle est ta préférée ?
Skye comparait demain Ă la premiĂšre heure.
Tu dois t'assurer qu'elle ait un bon repas
et un bon repos.
Bien sĂ»r. Tu dois ĂȘtre perturbĂ©.
- Comment tu vas ? - Et elle a aussi le droit
d'avoir un accÚs raisonnable à un téléphone.
Et comme certaines personnes dans ce bureau
ont besoin qu'on leur rappelle, elle ne doit jamais ĂȘtre interrogĂ©e
sans que moi ou son avocat soyons lĂ .
- Travis ? - Elle s'appelle Katie Wells.
- Ăa s'Ă©crit W-E-L-L-S. - Travis,
pourquoi tu me parles comme si j'étais une inconnue ?
Je ne te parle pas comme si tu étais une inconnue.
Je te parle comme l'adjointe
qui a arrĂȘtĂ© mon enfant.
- Cassidy, tu viens avec moi. - Super.
J'aurais bien besoin de me rafraĂźchir le palais.
On est en train de signifier des avis d'expulsion.
J'ai juste besoin d'une minute.
- S'il vous plaĂźt. - Je ne vous dois
absolument rien.
Votre fille a tué mon fils.
- Non, ce n'est pas vrai. - Si, c'est vrai.
Je suis vraiment désolée pour Brandon, Tish,
mais Skye ne l'a pas tué.
Et comment vous savez ? Elle vous l'a dit ?
Parce que je suis sa mĂšre.
Parce que je l'ai nourrie
et je l'ai baignée
et je lui ai appris Ă distinguer le bien du mal.
Je ne dis pas qu'elle est parfaite...
Elle ne l'est pas...
mais c'est quelqu'un de bien.
Brandon aussi.
Je vous crois.
Et je suis désolée de ne pas avoir appris à mieux le connaßtre.
C'est ma faute.
Mais j'aimerais apprendre Ă le connaĂźtre. Je dois le faire,
surtout si je veux attraper celui qui l'a tué.
Je sais juste que ce n'était pas Skye.
En troisiĂšme.
Ce n'est pas de la saleté sur sa lÚvre, c'est ce qu'il appelait une moustache.
Je n'arrivais pas Ă le convaincre de raser ces sept poils.
Skye m'a demandé de lui acheter un soutien-gorge au collÚge.
Il ne soutenait rien d'autre que de l'air
pendant quelques années.
Est-il toujours ami avec certains de ces garçons ?
Y a-t-il quelqu'un Ă qui je devrais parler ?
Non, ce sont de bons gamins.
Pas comme ceux avec qui il traĂźnait
ces derniers mois.
Vous avez des noms ?
Au fil du temps, il a commencé à me cacher des trucs.
Et c'est normal, les enfants font ça.
Je me suis dit que quand il serait plus grand,
je pourrais vraiment apprendre Ă le connaĂźtre.
Il adorait cette voiture.
C'était une vieille guimbarde quand je la lui ai achetée.
Et je n'arrive pas à me résoudre à la vendre.
Elle est lĂ ?
Brandon avait un iPhone, non ?
Et alors ?
C'est un chargeur pour un autre type de téléphone.
Cette voiture est de 2005 ?
Le lecteur CD a l'air tout neuf.
Brandon aimait les supports physiques ?
Vous savez comment sont certains jeunes de nos jours ?
Il se moquait de moi parce que j'achetais encore de vrais magazines.
Qu'en pensez-vous ?
Je peux ?
Y a quelqu'un ?
Mickey ? On est lĂ .
Mickey, mon Dieu.
Travis a dit qu'ils avaient fouillé, mais je n'en savais rien.
J'appelle quelqu'un pour nettoyer ?
Ou Rick et moi pourrions aider...
C'est pas pour ça que j'ai appelé, Miranda.
Rick, j'ai besoin de te parler.
C'est Ă propos du meurtre de Brandon.
T'as pas de problĂšme, Rick,
J'ai juste besoin de te poser quelques questions.
Comment est-il censé aider ?
Rick ne connaissait mĂȘme pas Brandon.
Le téléphone de Brandon dit le contraire.
Il y a plein de messages et d'appels
entre toi et Brandon qui remontent Ă plusieurs mois.
Je n'arrive pas Ă y croire.
Je n'arrive pas Ă croire que tu recommences.
Ăa suffit, tu vas passer un test de dĂ©pistage
dÚs qu'on sera rentrés.
- Miranda, ça n'aide pas. - Ne te mĂȘle pas de ça.
Comment tu connais quelqu'un comme Brandon ?
- Comment tu l'as rencontré ? - Par Skye.
On traĂźnait parfois tous les trois ensemble.
Mais je ne consomme pas,
- je te le jure. - Donc, je te retire de l'école,
je paie pour ta cure et un prof Ă domicile,
et tout ça part en fumée
parce que ta cousine t'a présenté un junkie criminel ?
C'était pas un "junkie criminel",
c'était juste un gamin qui a fait une erreur,
comme Skye, comme Rick.
La seule différence, c'est que Brandon est mort.
Il n'aura pas de seconde chance,
et si tu ne me laisses pas faire mon boulot,
Skye non plus.
Tous les privilÚges que tu avais regagnés, c'est fini.
Pas de téléphone, pas de voiture. Je te ramÚne en cure ce soir.
Maintenant, dis Ă cette femme ce qu'elle veut savoir.
Le jour oĂč Brandon est mort,
il a reçu plusieurs appels de ce numéro.
Il n'y a pas de nom associé.
Les appels ont cessé une heure avant qu'il soit tué,
comme si l'appelant savait
qu'il ne pourrait plus répondre.
Tu reconnais le numéro ?
Non.
Mais qui mémorise les numéros ? Je connais à peine le mien.
Et ses potes ?
Ou les gens avec qui il traĂźnait ?
S'il te plaßt, Rick, essaie de réfléchir.
- Je ne sais pas. - Rick, allez, réfléchis.
Si j'avais su quelque chose qui aurait pu aider Skye,
tu crois pas que j'aurais dit quelque chose ?
Je crois qu'il y a eu une fois...
- Une fois quoi ? - J'ai entendu Brandon parler
au téléphone avec un type.
On aurait dit que Brandon lui devait de l'argent.
Beaucoup d'argent, mĂȘme.
AprÚs avoir raccroché, Brandon avait l'air...
je ne sais pas.
Effrayé.
C'est tout ce que je sais, je te le jure.
Je suis désolée, Miranda.
C'est ma faute.
Je suis sa mÚre. C'est mon boulot de le protéger.
Je n'aurais jamais pensé qu'on devrait le protéger
de sa propre famille.
Je vais m'en occuper.
J'ai trouvé un boulot à la scierie.
Je fais la sécurité le week-end.
Je sais que je suis en retard, mais j'attends une réponse
sur cette pose de cloisons qui m'aidera Ă rattraper mon retard.
J'ai besoin d'un peu plus de temps.
Désolé, on n'a plus le temps.
Et Mickey ? OĂč est-elle ?
Si je pouvais juste lui parler, alors...
DĂ©solĂ©, Mickey vous direz la mĂȘme chose que moi.
- Salut, mon petit. - Papa ?
On a des problĂšmes ?
C'est quoi ton jouet préféré ?
Mon jouet préféré
quand j'avais ton ùge, c'était l'aspirateur de ma mÚre.
Il était aussi grand que moi et il avalait
toutes sortes de trucs cool comme la saleté et les déchets...
Un aspirateur, c'est pas un jouet.
Ah bon ?
Tu peux aller me chercher un vrai jouet pour me montrer ?
Vous pouvez rester avec votre famille ?
-Des amis ? -Il n'y a que moi et Sammy.
D'accord ? Il a cinq ans.
Il pense encore que son papa peut tout arranger.
Comment je suis censĂ© lui dire qu'on n'a nulle part oĂč aller ?
Skye ?
Ton avocat est lĂ .
Ne me fais pas regretter ça.
T'es là pour soutenir émotionnellement,
pas pour aider à "s'évader de prison".
Je peux soutenir émotionnellement.
Bien.
La nuit oĂč Brandon est mort... Raconte-moi tout.
Donne-moi tous les détails dont tu te souviens.
J'ai déjà tout raconté à Boone. En quoi est-ce différent ?
La différence, c'est que je te crois.
Tu dis que tu as laissé tomber le couteau.
- Dis-moi oĂč, je le trouverai. - Il a disparu, grand-pĂšre.
Je l'ai laissé tomber chez Brandon et il n'est plus là .
D'accord.
OĂč tu l'as achetĂ© ?
- Au magasin de surplus militaire. - Sur Oakmont ?
Ăa n'a pas d'importance, grand-pĂšre. C'est trop tard.
J'ai eu tellement peur tout ce temps, j'ai essayé...
d'arranger ça, mais je... mais je n'y arrivais pas.
Il y a ce train qui arrive vers moi,
et peu importe Ă quel point j'aimais Brandon
ou que je ne l'ai pas tué,
il va me percuter.
Et j'ai enfin compris ça.
Et je n'ai plus peur.
J'ai...
J'ai fini.
- Rose ou bleu ? - Mon Dieu.
DĂ©solĂ©, je suis juste passĂ© prendre quelques vĂȘtements.
- Skye comparait demain matin. - D'accord.
Demain. Bien sûr.
J'aime bien le bleu, mais...
Prends n'importe quoi, si tu trouves.
Je m'en occupe. Tu peux y aller.
Sérieusement,
- tu peux rentrer chez toi. - Regarde cet endroit.
Ăa va te prendre toute la nuit.
Allez... Je veux t'aider.
Pourquoi commencer maintenant ?
D'accord.
- Raconte. - Je suis venue te voir, Travis.
Je t'ai dit que j'étais inquiÚte pour elle et Brandon,
et tu m'as traitée de dingue.
Tu es venue me voir aprĂšs l'avoir mis dans ta voiture,
- ce qui était dingue. - Il ne s'agit pas que de Brandon.
MĂȘme avant lui,
j'ai toujours dĂ» te demander
- de faire ta part. - Tu ne demandes pas, Mickey.
- Tu commandes. - Et pourquoi ça ?
Quelqu'un devait apprendre à cette fille la responsabilité,
l'honnĂȘtetĂ© et la discipline.
Et comment ça s'est passé ?
Parce que j'ai dĂ» le faire moi-mĂȘme !
Tu dois toujours ĂȘtre le gentil flic.
J'étais toujours la méchante, et elle me détestait pour ça.
Mickey. Elle ne t'a jamais détestée.
Skye ne t'a jamais détestée.
Elle t'aime.
Tu devrais lui apporter ces chaussures.
Pour aller au tribunal. Elle les adore.
Je croyais que tu les détestais.
Je détestais le fait qu'elle parte. Alors...
Alors tu t'es disputée à propos des chaussures.
C'était une bonne journée.
Tu as demandé le divorce une semaine plus tard.
Je vais te laisser tranquille.
Mais, pour info.
On n'a pas divorcé parce que tu ne pouvais pas compter sur moi.
On a divorcé parce que tu ne veux compter sur personne.
J'ai besoin de ton aide.
Pardon, je te connais ?
Donc, le proprio de ce numéro
pourrait ĂȘtre impliquĂ© dans le meurtre de Brandon.
- T'as essayé de l'appeler ? - Il est déconnecté.
Je l'aurais bien cherché dans la base de données, mais j'ai...
en quelque sorte interdiction d'accéder au bùtiment.
J'aime bien cette Mickey.
Tu veux que j'utilise mon accÚs fédéral pour le vérifier.
C'est beaucoup demander.
C'est beaucoup demander de ta part.
Pour quoi que ce soit.
VoilĂ .
J'ai envoyé le numéro à notre équipe technique.
Maintenant, on attend.
Boone. Je peux te parler ?
Aujourd'hui...
c'est ton jour de chance.
Je n'ai aucune nouvelle concernant l'affaire Skye.
Moi, j'en ai.
Je suis venu pour avouer quelque chose.
J'ai tué Brandon Debrauske.
Je n'ai jamais aimé ce gamin.
Et il m'a volé, alors... je devais m'en débarrasser.
Je lui ai tiré dessus plusieurs fois avec mon fusil.
Le lendemain, je suis retourné là -bas et je l'ai achevé avec mon couteau.
Wes, je comprends ce que tu essaies de faire,
mais ça ne marchera pas, OK ?
Ă moins que tu aies l'arme du crime
ou un autre moyen de prouver ton histoire,
- le procureur n'y croira jamais. - Quoi, Massey ?
Ăa fait des annĂ©es qu'il essaie de me mettre en prison.
OK, donc...
Disons qu'il accepte, qu'il y croit.
Il te fait enfermer pour avoir tué Brandon.
Comment tu penses que Skye se sentirait
en sachant que son grand-pÚre est allé en prison pour elle ?
- Elle s'en remettra. - Mickey s'en est remis ?
Est-ce qu'elle s'est remise de ton départ quand elle était petite ?
D'accord, Boone.
J'ai merdé.
J'ai dit Ă Skye de mentir.
C'est à cause de moi qu'elle n'a pas dit la vérité
sur l'achat du couteau.
Tu dois me laisser arranger ça, mec.
Elle ne survivra pas en prison,
et Mickey ne me le pardonnera jamais.
Rentre chez toi, Wes. Tu ne peux rien faire.
Bien sûr que je peux.
Comment va Skye ?
Je suis désolé, je sais.
"Ce n'est pas ce qu'on fait."
Elle a peur des araignées.
Quand elle avait six ans,
une araignée-loup est sortie de sous son lit.
Et pendant des années, elle ne voulait pas dormir dans une chambre
à moins que je ne l'aie d'abord inspectée.
Elle passait sa petite tĂȘte et disait :
"Maman...
je suis en sécurité ?"
Et je répondais : "Chérie, tu es en sécurité."
Comment vais-je lui dire
que je n'ai pas pu la protéger ?
Mon bébé.
Ma fille.
Le numéro qui a appelé Brandon n'est pas répertorié.
On peut demander à l'opérateur de nous dire qui a appelé,
- mais alors... - Il faudrait une décision de justice.
Il doit bien y avoir un moyen.
Il doit y en avoir un.
Brandon vendait des pilules ?
La plupart des pilules qui passent par Edgewater
sont des contrefaçons.
Les fournisseurs les fabriquent avec des presses à comprimés.
Tu sais comment ils impriment ces petits symboles dessus ?
Pour que les clients satisfaits sachent quoi demander.
Donc, si on pouvait mettre la main sur une des pilules
- que Brandon vendait... - On pourrait découvrir
qui était son fournisseur.
J'ai pris quelques pilules Ă Brandon
deux jours avant qu'il meure.
C'est super. OĂč sont-elles ?
Dans le casier des preuves.
Au poste.
Je devrais m'introduire par effraction.
Mais il a un gamin de cinq ans.
Y a-t-il un refuge qui accepte les hommes ?
OK, je vais essayer.
Tu vas trouver un lit pour toutes les personnes qu'on expulse ?
Parce que tu as un boulot Ă plein temps.
Tu penses que Skye a tué Brandon ?
Les preuves sont convaincantes. Je comprends que le procureur l'a inculpée.
Ce n'est pas ce que je t'ai demandé.
Tu penses qu'elle l'a tué ?
Je ne pense pas qu'elle l'ait tué.
Je ne suis pas comme toi.
Je ne peux pas accepter que la vie de quelqu'un soit ruinée
parce que le procureur peut monter un dossier.
Et je ne peux pas regarder un pĂšre et son enfant
se faire jeter Ă la rue parce qu'ils ne peuvent pas payer leur loyer.
Les gens souffrent, Cassidy. Ils passent entre les mailles du filet.
Je sais que c'est nul,
mais si on essayait de réparer toutes les injustices,
on ne pourrait jamais faire notre boulot.
DerniĂšre chance pour le pain aux bananes
avant qu'Iglesias ne le bouffe tout entier.
Je vais attendre.
June est toujours dans sa phase pĂątisserie ?
Y a des façons bien pires de gérer la solitude.
Je vais le mettre dans la salle de pause.
Boone.
Je sais, je ne devrais pas ĂȘtre lĂ ,
et mon intrusion te met dans une situation délicate.
C'est une bonne chose que tu ne sois pas lĂ , alors.
Une imprimerie en ville imprime
des trĂšfles sur ses pilules.
Elle est dirigée par un gars qui s'appelle Adrian Lee Smith.
D'aprĂšs ma source, c'est un gars ambitieux et intelligent.
Il a un petit cÎté méchant.
Il l'a traité de "pitbull".
Ce pitbull a-t-il une adresse ?
Salut tout le monde.
Aujourd'hui, je suis content de vous dire que l'Ătat
a arrĂȘtĂ© quelqu'un pour le meurtre de Brandon Debrauske.
- Le suspect en garde Ă vue... - Elle n'a rien fait !
Le procureur a arrĂȘtĂ© une fille innocente.
Elle n'a rien fait.
C'est moi qui ai tué Brandon Debrauske !
- C'est moi qui l'ai fait. - C'est un coup monté.
- Ignorez-le, c'est un coup monté. - Il accuse une fille innocente.
C'est ce qu'il fait.
Il n'arrĂȘte pas de parler d'un couteau.
Un couteau ? Devinez quoi ?
Voici le couteau. C'est ce couteau.
C'est ça qui a tué Brandon Debrauske.
Il essaie juste de se faire remarquer...
ArrĂȘtez-moi. ArrĂȘtez-moi.
Bonne chance pour les élections.
Qu'est-ce que tu fais ?
Quoi, tu crois que je vais te laisser y aller toute seule ?
Tu me laisses faire ?
Smith n'est qu'un numéro dans le répertoire de Brandon.
Je vais lui poser quelques questions. C'est tout.
Et si tu as des problĂšmes ?
Deadwater, née et élevée ici.
- C'est pas drĂŽle, Mickey. - Ăa va aller.
Je te le promets.
Adrian Smith ?
- Je suis le shĂ©rif... - Je sais qui vous ĂȘtes.
Je vais aller droit au but. T'es tout seul ici ?
J'ai des questions Ă te poser
sur une affaire sur laquelle je bosse.
C'est Ă propos du gamin qui est mort ?
Je n'ai rien à voir avec ça.
Alors ça ne devrait pas ĂȘtre long.
Tu vas quelque part ?
On est dans un pays libre, non ?
Je savais pas qu'un flic pouvait passer quand bon lui semblait.
Certains pourraient appeler ça de l'intimidation.
Alors, Brandon Debrauske.
Tu as dit que tu le connaissais.
Je le connaissais de vue.
Ton numéro est partout dans son téléphone.
Beaucoup de gens ont mon numéro.
Est-ce qu'ils finissent par mourir ?
Donc, vous dites que je l'ai tué ?
Je dis que tu l'as appelé neuf fois le jour de sa mort.
OK, d'accord.
Je connaissais ce gamin.
Je l'ai appelé parce qu'il me devait de l'argent.
Mais ensuite, tu as arrĂȘtĂ© de l'appeler. Pourquoi ?
Vous avez déjà deviné pourquoi.
Vous ne portez pas votre uniforme ?
Je parie que personne ne sait oĂč vous ĂȘtes, pas vrai ?
Réponds à la question, M. Smith.
Pourquoi tu as arrĂȘtĂ© d'appeler Brandon le soir oĂč il est mort ?
C'est simple.
Parce que j'ai entendu dire qu'il s'était fait descendre
par une petite...
salope.
Mickey !
- Ăa va ? - Ăa va.
Ăa va.
Il faut arrĂȘter le saignement.
Dawson.
Donc, quand on a amené Dawson
dans l'affaire du camion de la banque et que tu l'as interrogé,
c'était quoi, une comédie ?
Il est infiltré à Edgewater pour la DEA depuis un an.
Je le savais, en tant que shérif, mais il est sous couverture.
Je ne pouvais le dire Ă personne.
Donc, il a révélé sa couverture pour t'aider ?
C'est un sacré sacrifice.
J'ai tué Brandon Debrauske !
C'est moi qui l'ai fait. ArrĂȘtez-moi.
C'est ce qui a tué Brandon Debrauske.
Que quelqu'un me dise que c'est une blague.
Bon, tout le monde, retournez au boulot.
Ăa nous a pris une minute pour dĂ©masquer Mike
au magasin de surplus militaire.
Wes lui a filé mille dollars pour qu'il lui vende un couteau
qui ressemblait à celui que Skye avait acheté.
Certains papas s'excusent avec des fleurs.
Le mien avoue un meurtre.
Il a de la chance que je ne l'accuse pas.
Entrave Ă une enquĂȘte policiĂšre,
présentation de fausses preuves.
Malheureusement, ce sont des délits mineurs.
Quand je ferai tomber Wes Fox,
il écopera d'une lourde peine.
Tu n'es pas au courant ? Il se range.
Tu as de la chance.
Pardon ?
Smith a tué Brandon, ça ne fait aucun doute,
mais tu as dépassé les bornes.
Sois contente que ton pote de la DEA ait un casier vierge.
Tu n'aurais pas dĂ» ĂȘtre prĂšs de cette maison.
Cette affaire est peut-ĂȘtre terminĂ©e,
mais mon examen minutieux de ce département...
n'est pas terminé.
Amuse-toi bien Ă bosser avec ce type
pendant les dix prochaines années.
En fait, je suis un peu déçu de ne pas ĂȘtre lĂ pour voir ça.
Ăa va ĂȘtre diffĂ©rent ici aprĂšs ton dĂ©part.
Et merci, Boone.
Pour quoi ?
La salle des preuves.
Si tu avais donné l'alerte, je n'aurais pas pu
retrouver ces pilules.
Skye serait toujours en procĂšs pour meurtre.
Je n'ai littéralement rien fait.
Et...
rien ne semblait ĂȘtre la bonne chose Ă faire.
Tu as besoin d'aide pour débriefer Dawson ?
- Non. Je suis contente de... - Tu vas le dĂ©briefer toi-mĂȘme ?
Je te laisse faire.
Alors, oĂč est-ce qu'ils t'envoient ?
Sur la cĂŽte est, je pense.
Il me faudra des années avant de reprendre le travail sous couverture.
C'est dur de jouer un vrai salaud
alors que je passe mon temps à sauver des demoiselles en détresse.
Si tu me traites encore comme ça, c'est toi qui
auras besoin d'ĂȘtre sauvĂ©.
Mon vol est dans une heure.
Mais si jamais je reviens en ville,
on pourra reparler de ce sauvetage.
Une heure ?
Je suis désolée pour tout. J'ai foutu en l'air ta couverture.
L'affaire sur laquelle tu bossais.
Il y a eu quelques avantages.
J'ai pu te tenir la main.
Comme si c'était la chose la plus intime qu'on ait faite.
En fait, je pense que c'est le cas.
J'aurais aimé avoir cette chance...
de te connaĂźtre, Dawson.
Alec.
C'est mon vrai nom.
Maintenant, tu ne peux plus dire que tu ne me connais pas.
June, voici Steven et Sammy.
Steven, Sammy, voici June.
Bonjour, Sammy.
Tu aimes les cupcakes ?
Parce que j'en ai.
June a un appart vide au-dessus de son garage,
et comme vous cherchez un endroit oĂč vivre,
je me suis dit qu'on pourrait vous le présenter.
Je peux payer un loyer et aider à réparer des trucs dans la maison.
Et Sammy et moi, on est vraiment tranquilles,
on ne vous dérangera pas.
Steven, j'ai commencé à donner des noms aux écureuils de mon jardin.
Un peu de bruit ne me dérangerait pas.
- OK. - Je vous laisse discuter.
Tu veux des cupcakes ?
Merci de me soutenir lĂ -dessus.
Je sais que c'est pas conventionnel.
Je n'y aurais jamais pensé.
C'est plutĂŽt triste, non ?
- Tu vas répondre ? - Merci.
Adjoint Boone, ici le shérif Turner.
Je vous appelle pour vous offrir le poste dâadjoint en chef.
Je n'ai pas besoin de vous convaincre de venir Ă Oakland.
Vous allez adorer rentrer chez vous.
Mon Dieu, je crois que j'ai exagéré avec la glace.
Tu rattrapes le temps perdu.
Grand-pÚre, c'était deux bols.
Prends le mien aussi.
- Je vais y aller. - Tu veux... D'accord.
Cass. Ăcoute...
Je suis désolé pour hier.
- J'aurais pas dû m'énerver contre toi. - Non, tu n'aurais pas dû.
Je faisais juste mon boulot, Travis.
Tu crois que ça a Ă©tĂ© facile pour moi d'arrĂȘter Skye ?
Je n'ai pas dit ça.
Sois honnĂȘte. Tu adores ça.
On ne devrait mĂȘme pas regarder ça.
- Je leur donne deux mois. - Papa.
J'ai vu ton petit numéro à la conférence de presse.
Comment t'as fait pour te faire arrĂȘter Ă nouveau ?
Je devais faire quelque chose. Je n'avais pas d'autre idée.
Tu as trouvé.
Et tu l'as fait sans enfreindre la loi.
Je n'ai peut-ĂȘtre pas enfreint la loi, mais j'Ă©tais pas loin.
Tu ressembles peut-ĂȘtre plus Ă ton pĂšre que tu ne veux bien l'admettre.
N'allons pas si loin.
Dehors.
Viens ici.
Bienvenue Ă la maison.
Merci, maman.
C'était à Brandon.
Il y a toutes les paroles qu'il a écrites.
C'est bizarre, mais...
quand j'écoute ses chansons,
j'ai l'impression que c'est lĂ que je le connais le mieux.
Vous devriez l'avoir.
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