All language subtitles for Il.Piu.Bel.Giorno.Della.Mia.Vita.(2001).fr

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Original subtitles

Bravo !

- La vie est pleine de choses, Sara. Il y n'a pas seulement l'amour. - Tiens, maman.

- Ulla arr�te d'aboyer. Wana, donne-lui ses gouttes. - Je les lui ai donn�es.

- Combien de temps vont durer ces chaleurs ? On perd le sens du d�corum. - C'est un chien.

Cette maison tombe en morceaux.

- Tu devrais la vendre. - Je sais que toi, Rita et Claudio vous en parlez.

- Mais je veux que mon cercueil sorte d'ici. - Je dois aller au travail.

Ces roses sont tr�s belles.

Ulla, viens.

Tu dois te calmer.

Si tu venais vivre avec ton fils...

- Maman, s'il te pla�t. - Est-ce que tu penses toujours � te remarier ?

Au revoir.

� bient�t.

Je suis rest� seul loin de la maison.

Il fait plus sombre.

Personne n'a remarqu� mon absence.

J'�tais capable de grimper, maintenant qu'ils avaient referm� le portail.

Cette lumi�re est mon salut.

Ils verront que c'est moi, Claudio.

Ils me donneront un baiser et ils me mettront au lit comme mes soeurs.

Mais la lumi�re s'est �teinte d'un coup...

..et je suis rest� dehors l� au froid. Je l'ai fait toutes les nuits.

Nous avons ensemble �t� pendant un an et je ne connais pas ta famille.

Je devrais te pr�senter comme mon fianc� ?

Tu es incapable de partager quoi que ce soit avec un homme.

Je resterai seul. Si tu avais connu ma m�re ou mes soeurs...

�a ne se limitera pas � l'amour avec toi.

Va-t-en, Claudio.

C'est toujours devant moi, mince, l�g�re, blanche.

Je sens son odeur m�me de loin.

Je ne serai pas capable de r�sister, je le sais. Je me l�ve pour la prendre

mais c'est elle qu'il vient. Je la prends entre les l�vres et je l'allume.

Quand le d�sir de la cigarette se d�place dans les r�ves, c'est bon signe.

Nous devons arr�ter de nous voir.

- Nous ne pouvons pas, Rita. - Donne-moi une cigarette, Guido. - Non.

Ma fille Chiara fait sa premi�re communion.

Ce doit �tre un beau jour pour elle. La majorit� obtient de mauvaises notes � l'�cole.

- Est-ce que tu me donnes une cigarette? - Non, �a te fait du mal.

Et Carlo, mon mari, je le connais trop bien,

Il est intelligent. Je suis une imb�cile en comparaison de lui.

- Tu es une femme tr�s intelligente, Rita. - Ce n'est pas vrai.

- Je suis lente � comprendre les choses - Je suis un peu lent aussi.

Mais qu'il y a mal ? Il y a choses qui sont mieux lentement.

Comment je peux faire une chose de ce genre ? Tu me comprends.

Est-ce que tu comprends?

Oui, je te comprends.

Par rapport � ta grande famille, je ne suis rien.

Je n'ai que Golia.

Non, tu m'as aussi.

Rita.

Maman, est-ce que Dieu voit tout ?

Je pense que oui, il est Dieu.

Salut. Je viendrai te chercher dans une heure.

Salut. Excuse-moi, j'ai eu beaucoup de choses � faire.

Nous ne pouvons pas nous asseoir, je dois aller faire les courses.

- Je les ai d�j� faites. - Deux cappuccinos. - Pour moi un caf�.

- Est-ce que tu fais quelque chose ce soir ? - Je resterai toute la nuit � attendre Marco

en esp�rant qu'il ne s'�clate pas avec la moto.

- Marco est un bon gar�on. - Dans sa chambre �a sent le joint.

- Je suis pr�occup�e. - Mais de quoi ? Il �tudie.

Il est toujours dehors avec ces deux-l�, ils sont encore plus bizarres que lui.

- Il ne me dit jamais rien, je ne sais pas ce qu'ils font. - Qu'est-ce que �a veut dire ?

- Merci. - Je pense qu'il n'a jamais fait l'amour avec une fille.

- Ce n'est pas une chose normale. - Qu'est-ce que tu en penses ?

Rien... Non, rien.

Je ne pense rien.

Les gar�ons vous voulez faire quelque chose ?

"Ils ne devraient pas vivre comme des b�tes". Marco, allez !

Ce sera parfait. Nous le mettrons � l'eau le 1er juillet.

C'est toute la journ�e que nous sommes sur ce bateau.

- Alors ? - Tu ne ressens jamais le besoin d'une femme ?

"Une femme m'est apparue sous un manteau vert..."

- Seulement Dante nous manque ! - Nous avons dit pas de femmes ici.

Pas de femmes, par piti� !

Ma m�re va me tuer ! Non, mon p�re non ! Il ne compte pas.

Comme je fais pour leur dire que j'ai encore �t� recal�e ?

Va-t-en !

Mon cousin? C'est un ali�n�. Cela ne m'aidera pas.

Il passe tous les apr�s-midi enferm�s dans un garage � Fiumicino.

Nous sommes nous quatre. Moi, Silvia, toi, papa, tante Sara avec Marco, grand-m�re et oncle Claudio.

Est-ce qu'oncle Claudio sera seul ?

Il n'est pas mari�. Le P�re Giovanni nous a lu un morceau de l'Evangile

o� J�sus vient ici pour donner la v�rit�, pas la paix.

La v�rit� est comme une �p�e qui divise deux personnes.

Il a dit de faire une pri�re pour toi et papa.

- Pourquoi pr�cisement pour nous deux ? - Pour tous les membres de notre famille.

Pardonne-moi, mon amour. Je suis en retard. Qu'est-ce que tu as ?

Non, rien. Les cigarettes me manquent.

- Qu'est-ce que je dois te pardonner ? - Rien. D�s le projet remis,

nous partons avec les filles.

Il y a la premi�re communion de Chiara et le contr�le de Silvia.

Il me semble que je perds notre meilleur moment.

Mieux vaut tard que jamais.

Excuse-moi. Je suis si mauvaise.

Nous partons. O� �a ?

O� tu veux.

Non... non.

- O� est maman ? - Ici. - Qu'est-ce qu'il y a ?

Ce soir je dors chez Cecilia.

Demain � une heure et demie chez grand-m�re. Habille-toi plus simplement.

- Salut, hein ? - Salut, papa.

Muette, hein ?

J�sus, je vais te faire une pri�re pour ma premi�re communion.

Je vois mes parents et tout est si �trange.

Aide-les � trouver la v�rit�, comme dit le P�re Giovanni. Merci.

Marco, o� tu es ?

All� ? Je ne suis pas Marco.

O� est mon fils, � l'h�pital ?

Est-ce qu'il a eu un accident avec la moto ?

Madame, calmez-vous. Ne pleurez pas, j'ai fait un mauvais num�ro.

All� ? Madame...

- Madame ? - Excusez-moi.

Je ne reste pas souvent comme �a, dans cet �tat.

- J'ai d� faire un cauchemar. - Etes-vous seule ?

Non... non, non. Non, je suis ici avec mon mari et mon fils.

Avec votre fils ?

- L'autre. - Vous avez de la chance.

Bonne nuit et ne vous inqui�tez pas pour votre fils.

- Les accidents n'arrivent jamais quand on s'y attend. - Bonne nuit.

Je plonge entre ses seins lourds comme les vagues

qui polissent les galets.

Puis je vais en apn�e et j'�merge seul pour leur donner un coup de langue m�ticuleux.

Si tu n'arr�tes pas, je t'accroche par les couilles dans la cale.

Ce n'est pas possible, elle m'appelle d�j� !

- Maman ! - All� ?

- All� ? - Je suis Cecilia, une amie de Silvia.

- Silvia qui ? - Ta cousine, imb�cile !

- O� �tes-vous ? - Au Goa ! Silvia a pris de la "blanche".

- C'est hallucinant. - Parle italien.

- Flipp�e, balay�e. - Je n'y comprends rien.

- All� ? - All� ? - Ma fille, confie-toi � moi.

Silvia, la cousine de Marco a �t� recal�e pour la deuxi�me fois.

En proie � une grande confusion elle a pris deux trips.

Maintenant sous l'emprise d'une fr�n�sie croissante elle se d�shabille en public.

- Vous avez dit deux fois "en proie". - Va te faire foutre. - On arrive maintenant.

- Je ne le vais pas dans cet endroit de malades. - Maintenant on y va.

- Ils s'en foutent ! - Je veux de l'amour !

- Je veux de l'amour ! J�sus secoue son �p�e et s'en va.

Non, dors.

Tu es toute en sueur.

Dors.

- Qu'est-ce que c'est cette histoire d'�p�e ? - C'est un morceau de l'�vangile.

C'est quelque chose que le pr�tre a lu sur la v�rit� dans l'amour.

Rita, qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai peur d'aller au lit. Tu veux faire l'amour, je ne peux pas.

Pourquoi ?

Je ne sais pas.

�a a commenc� apr�s la naissance de Chiara.

- Tu ne veux jamais en parler. - Tout serait fini.

Quand nous en parlons, je sens que tu n'as pas cette id�e en t�te

et alors je redeviens toute chose.

- Je ne te le demanderai plus. - Ne te vexe pas.

Tu peux rester trois mois sans le faire et puis le faire quatre fois en une journ�e.

Moi non. Je suis un homme normal.

Depuis la naissance de Chiara, nous l'avons fait beaucoup de fois ?

J'avais peur de te d�cevoir ou que tu ailles avec d'autres femmes.

- Et puis j'ai aim� te faire plaisir. - Et maintenant ?

Maintenant je ne peux plus.

Je vais parler avec ces gens grossiers.

Salut. Est-ce qu'on peut entrer ?

Il y a une fille qui a besoin de notre aide.

Vous voulez entrer pour vous amuser sans billet ?

- Ma cousine va mal. - Celle qui est en train de se d�shabiller ?

- Belle chatte. - Imb�cile !

Allez la chercher.

Toi, tu restes ici.

- Partons ! - Laisse-moi !

Laisse-la.

Excusez-moi si je d�range mais elle va mal.

Elle va mal. D�sol�.

- Je ne peux pas affronter �a avec ma m�re. - Seule ta m�re compte pour toi.

Tu voulais connaitre la v�rit� ! Tu me l'as demand�e !

- Jure-moi qu'avec lui tu ne l'as pas fait. - Je te le jure.

Je t'en supplie, donne moi plus de temps.

Tu sais que je ne le supporterais pas. Tout sera fini entre nous.

Oh mon Dieu, quel bordel !

Mais quelle femme va le prendre ?

M�me si elle le prend, apr�s une semaine, elle me le rapporte.

C'est d�go�tant !

Mais o� est-il ? Toutes ces heures en dehors de la maison.

Pas m�me un appel t�l�phonique ! T�t ou tard, je devrais aller le chercher

� l'h�pital avec la t�te fracass�e. - Maman !

- Mon Dieu ! - Est-ce que tu me sermonnes ? - O� �tais-tu ?

- J'�tais dans la salle de bain. - Va te s�cher.

J'y vais.

Ugo.

Allons voir cette maison.

Allons-y.

Tu restes tranquille.

Allez. Ugo viens.

Maintenant tu vas �tre libre.

Avance !

Va librement !

Ugo, o� vas-tu ? Viens ici !

Ugo !

- O� est-il ? - Ugo viens ici ! - Va-t-en !

Arr�tez-le, Ulla est en chaleur. Arr�te-le !

Arr�tez.

Je regrette, c'est trop tard.

Mon Dieu, des monstres vont na�tre.

Le voil� !

Tu aurais pu arriver un peu plus t�t.

Je ne me suis pas r�veill�, j'ai �tudi� l'affaire toute la nuit.

- Maman va �tre furieuse. - Personne ne se soucie de mon cas.

Ma m�re va me tuer.

- Est-ce que tu �tudies vraiment la physique ? - Oui.

- je ne le sais pas vraiment rester dans un bureau. - Cependant tu sais danser.

- Je me suis compl�tement d�shabill�e la nuit derni�re ? - Non ... juste un petit peu.

Regarde.

- Est-ce que je te semble habill�e d�cemment ? - Parfaitement.

Je voudrais finir un livre sur Spinoza.

- Dans un livre tu peux trouver quelque chose de toi. - Ah, oui ?

Tu as peut-�tre raison.

- Tu es un peu sale l�. - Ici ?

Est-ce que je peux ?

C'est fait ? Merci.

- Est-ce qu'ils se sont d�tach�s ? - Pas encore.

Cela prend du temps.

- Je suis mortifi�. - Si nous devons attendre, asseyez-vous.

Ce sera difficile de placer les chiots.

Je les choisis tous au chenil. J'aime les plus laids.

- Combien temps faut-il pour qu'ils se d�crochent ? - Je ne le sais pas.

- Une demi-heure. - Une demi-heure ? - Une bonne vingtaine de minutes.

- Ils se sont battus ? - C'est de ma faute.

- Qu'est-ce que tu as � voir avec �a ? - J'ai fait une pri�re et J�sus l'a �cout�e.

- Est-ce que tu souffres beaucoup de na pas fumer ? - Une vraie souffrance ! - Carlo, s'il te pla�t.

Cette maison est belle, ainsi que le jardin.

C'�tait magnifique, maintenant �a tombe en ruines. Seule ma fille Rita l'aime comme moi.

Les deux autres aimeraient la br�ler.

Ils disent que tout est rest� de m�me, cela leur donne de l'angoisse.

Pour eux le pass� c'est la source de leurs probl�mes.

L'angoisse me vient aussi quand je vais chez mes parents.

Mes enfants veulent trop de choses : amour, passion, enfants, travail.

- Ils ne sont jamais satisfaits. - Vous avez seulement des filles ?

Non, deux filles et un gar�on.

Ce sont vos enfants l� ?

Oui, c'est une vieille photo que mon mari a faite.

Voici Sara, la plus grande. Rita, Claudio... mes petits-enfants.

- Avez-vous des fr�res ou des soeurs ? - Non, je suis enfant unique.

Va doucement, s'il te pla�t.

Regarde �a.

- Tu n'as pas vu cette voiture ? - Bien s�r !

Pourquoi tu ne me conduis pas lentement comme toutes les m�res du mode ?

Tu te plains toujour pareil. O� �tais-tu hier soir ?

- Je suis all� en discoth�que. - Tu parles !

- J'y vais tous les soirs. - Surement en discoth�que !

Tu ne me crois jamais.

Quand mon mari �tait vivant, il croyait tout.

- Au printemps nous nous faisions les f�tes des enfants... - Madame...

- C'�tait tr�s beau. - Voyons voir s'ils se sont d�tach�s.

Oui, excusez-moi.

Mes enfants ne comprennent pas combien c'est difficile pour moi de partir d'ici.

Chaque dimanche la maison �tait pleine de gens.

- Une tabl�e de vingt personnes. - Une belle tabl�e.

Ugo, viens ici !

- Fripouille ! - Qu'est-ce que tu as fait ?

Les voil�.

Qui est pr�s de maman ?

Ce n'est pas possible. Luca ?

- Qui c'est ? - Mon ami.

Qu'est-ce qu'il fait ici ?

- Salut, Carlo. - Salut, maman. - Salut, lr�ne.

- Salut, grand-m�re. - Salut, tr�sor.

C'est son chien. Il est entr� dans notre jardin.

- Comment il s'appelle ? - Luca. - Il s'est accoupl� avec Ulla.

- Alors Ulla va avoir des chiots ? - Oui, tr�sor.

C'est bon, Ugo.

Descends.

Bon.

- Alors vous vous connaissez. - Oui, maman. Salut, Luca.

- Ugo a r�ussi � entrer... - Le pouvoir de la passion.

Je vais jeter les p�tes, Sara est sur le point d'arriver.

- Je vais t'aider. - Madame, j'y vais.

Non, restez avec nous. Ca me fait plaisir.

Il est tr�s tard.

Merci, Carlo.

L'instinct genre masculin sexuel est quelque chose de vraiment bestial...

surtout si ce sont des animaux. - Ulla tr�s �tait tr�s excit�e.

- Silvia, � cette heure-ci ? - Excuse, grand-m�re.

- Qu'est-il arriv� ? - Je ne me suis pas r�veill�e.

- Elle s'est drogu�e. - Silvia va prendre des p�tes,

il en reste � la cuisine.

Marco peux-tu passer le r�ti ?

S'accoupler avec n'importe qui y a vraiment que les animaux.

- L'instinct de l'homme est... Servez-vous. - Excusez-moi.

L'instinct de l'homme est de chercher une personne unique.

- Mange un peu plus de viande. - S'il te plait !

Nous ne sommes pas tous pareils. Certains aiment les nouveaut�s.

Rita,

donne le l�gumes � la petite.

- Est-ce que tu veux des carottes? - Non.

- Qui est-ce ? - Je ne sais pas.

- Il s'appelle Luca. - Ce serait le petit copain de l'oncle Claudio.

Alors grand-m�re le sait.

- Le petit copain ? - Tante Sara ne vous l'a pas dit ?

Les animaux s'accouplent avec n'importe qui, compris.

M�me l'homme peut appr�cier la libert�.

Tu n'as pas encore trouv� la bonne personne.

- Maman voudrait nous voir tous mari�s. - Ne sois pas cynique.

Je veux juste que vous ayez des enfants.

Sara a perdu son mari quand Marco avait deux ans.

- Qu'est-ce que �a a � voir avec �a maintenant ? - Je dis �a parce que tu es seule.

�tes-vous mari� ?

- Non. - Il y a des gens qui ne veulent pas se marier.

Je sais. Ne fais pas toujours la premi�re de la classe.

- Ils ont raison peut-�tre. - Mais aujourd'hui ils se marient tous

m�me les gay. - Que dis-tu ?

� quoi �a sert ? Ils ne peuvent pas avoir enfants.

- Ils les adoptent. - Quelle chose ridicule !

Chez soi, chacun peut faire ce qu'il veut.

- Je dois y aller. - Si soudainement ?

Il est tard. Tout �tait tr�s bien. Merci.

Au revoir � tous.

Est-ce que ton ami est gay ?

- Peut-�tre que nous l'avons offens�. - Oui, maman. Bravo !

Tu as compris. Excuse-moi.

Luca !

- Tu penses comme ta m�re ? - Non. Je n'ai pas parl� avec elle depuis longtemps !

Tu ne lui as jamais rien dit.

J'en parle avec mes soeurs depuis que j'ai 16 ans.

- Tu ne l'as pas dit � ta m�re. - Il y n'a pas besoin d'en parler.

Depuis toujours elle le sait. Elle feint de ne le pas voir.

De ne te pas voir. C'est pourquoi �a ne marche pas.

Est-ce que vous vous �tes disput�s ?

Nous nous �tions d�j� quitt�s avant cette rencontre. Je pars en taxi.

- Et maman ? - Et tu t'inqui�tes pour moi ?

Tu ne nous parles jamais de toi.

Le dimanche... attends seulement que le d�jeuner se finisse.

Au t�l�phone tu me demandes comme �a va et �a finit l�. Je ne sais rien de toi.

Je ne viendrai plus, ainsi la famille restera tranquille.

- Tu es mon fr�re. - Je la d�teste et cette maison. Tout est faux.

Tu as beaucoup � dire, vous avez tellement de choses en commun.

Je ne peux pas dire "je t'aime" � un homme sans avoir honte.

Je dois vous quitter, pas lui.

Toi et papa n'en avez jamais parl� ?

Non, ton p�re n'aurait m�me pas pu l'imaginer.

Lui et Claudio ont travaill� ensemble. Claudio �tait son pr�f�r�.

Puis quand il est mort

quelquefois j'y ai pens�... mais �a m'a donn� juste envie d'y penser.

C'est toujours oncle Claudio. S'il y a des raisons, c'est pareil.

Ce n'est pas pareil. Je crois que je l'ai n�glig�.

Il �tait le plus jeune et j'�tais fatigu�e.

Claudio �tait un gamin, parfois cela me rendait nerveuse.

Claudio n'est plus un enfant, c'est un homme. Il a son travail, sa vie

et tombe amoureux des autres hommes.

Ce n'est pas facile de parler de ces choses. Vous �tes ensemble et vous n'en parlez jamais.

Rita a raison. Claudio est beau et intelligent.

- O� est-il parti ? - A la maison pour travailler sur son affaire.

Tu ne m'as jamais dit la raison

parce que tu as honte de toi m�me !

- Arr�te �a ! - Tu me provoques !

- Arr�te. - Tu n'avais pas seulement peur que je pourrais me droguer

mais que je pourrais devenir trop p�d� comme ton fr�re !

- Tu es une peau de vache. - Ne me parle pas comme �a.

Tu dois me dire la v�rit�.

Tu n'as pas de petite amie, et tu es toujours dehors.

- Je ne sais pas ce que tu fais. - Tu ne sais rien de moi.

Tu t'es toujours pr�occup�e de conneries.

Tu ne fais confiance � personne. C'est pourquoi tu es seule.

Aujourd'hui j'en ai fini avec toi.

J�sus tu es l� et tu nous regardes. Tu n'es pas bon.

Ote la v�rit� et l'�p�e, je ne ferai plus la communion.

J'annule la pri�re et laisse-nos tranquilles.

Je ne verrai jamais un enfant de Claudio.

- Tu ne peux pas penser seulement � �a ? - Est-ce qu'il n'est pas heureux ?

Ce Luca est si mignon !

C'est l'heure d'y aller. Va chercher Chiara.

Salut, grand-m�re.

Salut, lrene.

Rita, on t'attend dans la voiture.

- Pourquoi tu criais ? - Marco est parti. Il m'a quitt�e.

Il dit que je ne fais confiance � personne et il a raison.

- Cependant ce n'est pas naturel. - Mais qu'est-ce qui est naturel ?

- Reste toute ta vie avec le m�me homme ? - Qu'est-ce que tu dis ?

La vie de Claudio est plus naturelle que la mienne.

- Elle le dit pour r�conforter maman. - Non, elle le dit parce que c'est vrai.

Marco dirait que quelqu'un l'a tir�.

La vie de Claudio il ne doit pas �tre facile.

Personne ne lui demande jamais rien sur lui.

Nous �tions si proches petits.

Maintenant je ne r�ussis pas � saisir le sens de sa vie.

Je pars demain.

- Pourquoi ? - Tu as raison, ce n'est pas naturel de rester ensemble.

Cette histoire de Claudio...

Comme tu as pu faire l'amour avec moi sans rien me dire ?

Du feu ?

- Tu n'as jamais voulu en parler. - Tu voulais vivre ainsi pour les gamines ?

- Peut-�tre chacun avec un amant ? Je ne le peux pas. - Moi non plus !

Je n'ai pas r�ussi. Je t'ai tout dit.

Tu sais qu'elle serait la seule mani�re pour avoir de nouveau envie de toi ?

Nous nous sommes connus � un d�ner. Je t'ai raccompagn�e � la maison.

Nous nous sommes regard�s toute la soir�e.

L'id�e que tu pourrais donner un baiser soudain �a t'a beaucoup excit�.

Tu ne connais pas encore ma peau.

Je ne veux pas que nous nous quittions.

L'intimit� physique lie deux presonne.

Quel est le rapport entre l'intimit� physique et l'amour ?

Dans le sens d'unicit�.

Tu sais ce que �a signifie de grandir enfant unique, sans un p�re ?

- Laisse-moi tranquille ! - Attends. - Je ne t'ai rien demand�.

Tu pouvais te remarier. Tu m'aurais ainsi laiss� tranquille.

J'�tais pr�occup�e pour toi.

Ne raconte pas d'histoires.

Au moins une fois peux-tu te dire la v�rit� ?

Et maintenant tu pleures.

D'abord tu attaques et puis tu pleures.

J'ai eu peur que tu deviennes comme Claudio.

Sa vie me faisait peur, il �tait sans coeur.

Beaucoup de rencontres sans amour.

J'ai eu peur que cela t'arrive aussi.

Cela m'est arriv�, maman.

- Comment �a ? - Tu n'as jamais eu une histoire s�rieuse.

Les gars avec qui tu avais l'habitude de baiser le samedi quand tu m'envoyais chez ta soeur,

tu les as laiss�s les uns apr�s les autres.

Personne n'�tait comme ton p�re.

J'ai r�v� que je ramenais un homme � la maison qui aurait dit :

"Tais-toi ! Maintenant je parle."

Quel d�sastre !

J'ai aim� �tre avec ton fr�re.

Le dimanche nous allions jouer au ballon � la mer.

Et puis tu n'as plus voulu. Pourquoi ?

Rien.

Maintenant tu t'inqui�tes pour ma vie sexuelle. Oublie �a.

Viens ici.

Rita.

Claudio.

Venez ici.

Sara.

Rita.

Tu es tout en sueur.

- Ils t'ont fait mal ? - Non.

- Tes soeurs ? - Non.

- O� tu as �t� ? - En bicyclette.

- All�. - J'ai appel� hier soir par erreur.

- Mais vous �tes en train de pleurer. - Ce n'est pas le moment.

- Un cauchemar de nouveau ? - Ma vie est tout un cauchemar.

- Est-ce que quelque chose est arriv� � votre fils ? - Non, il va bien.

Je suis malade.

Salut.

Je sais, il est tard mais je voulais...

Je n'avais personne � qui faire �couter un morceau �crit pour le proc�s.

Entre.

Maintenant que nous avons rompu Personne ne sait que nous avons �t� ensemble.

- Merci � Ugo tout le monde le sait maintenant. - Est-ce un probl�me ?

J'ai tout fait pour le faire le comprendre � ma m�re.

J'ai laiss� des magazines pornographiques sous le lit pour qu'elle les trouve.

J'esp�rais qu'il e�t une r�action, par contre rien !

- Nous sommes libres de nous aimer. - Peut-�tre trop libres !

Mon fils dit que je ne fais confiance � personne.

Dites-moi que vous me faites confiance.

J'�tais d�sesp�r�e. J'aurais fait confiance m�me � un assassin.

- Vous n'�tes pas un assassin, hein ? - Qu'en pensez-vous ?

Non, vous n'avez pas la voix d'un tueur.

- Depuis combien de temps vivez-vous seule ? - Depuis un temps infini.

- Et vous ? - Un temps infini.

Deux ans depuis que je me suis s�par�.

Alors votre maladie n'est pas comme la mienne.

Vous cherchez quelqu'un avant de vous y habituer.

Laissez la t�l�vision allum�e pour avoir un fond sonore.

�tre seul est brutal.

Rappelle-toi � la clinique la nuit, quand il l'emmenait pour l'allaiter ?

Le bruit des roues du berceau dans le couloir.

L� tu as commenc� ne plus en vouloir ?

- Je ne veux pas en parler maintenant. - Je le veux maintenant !

Dis-moi pourquoi.

Pourquoi ?

Peut-�tre parce que quand est n�e Chiara nous sommes devenus une famille.

J'avais tellement de choses � faire. J'essayais de rester avec eux autant que possible.

Il m'a sembl� devoir enseigner tout �a � toi aussi.

Tu m'as laiss� tout le pouvoir sur eux.

Silvia partait sans m�me dire au revoir.

Et alors �a a commenc�. Le soir tu revenais � la maison et tu voulais faire l'amour, moi pas.

Tu avais aussi perdu le pouvoir sur moi, sur mon corps.

Pour moi tu �tais un autre enfant, je devais faire avec.

Je n'allais pas m'amuser, je travaillais. l argent ne suffisait jamais !

- Je sais. Il n'y avait pas de temps pour tout. - Je ne suis pas ton fils !

Je veux �tre avec toi. Nous avons partag� beaucoup de choses.

Peut-�tre trop.

Il me t�l�phone tous les soirs

pour que je ne sente pas seule. Il me sugg�re quoi dire � Marco.

- Et tu ne veux pas le rencontrer ? - Non. Et lui aussi.

Il a dit que nous pouvons fantasmer l'un sur l'autre.

Ce n'est pas normal, �a cache quelque chose.

Il attend le divorce. Un amour l'a bloqu� des ann�es.

En cela nous nous ressemblons.

Je pense que quelqu'un me l'a envoy�.

- Envoye des videos. - Tu es folle ? - Je plaisante.

Tu as raison, le physique n'est pas important.

- Mais qu'est-ce que tu as? - Je n'ai rien. On y va ? - Oui.

- Qu'est-ce que tu as achet� ? - C'est pour le d�ner de ce soir.

- Qu'est-ce que �a ? - Quoi ? - Ca.

C'est le cadeau pour la communion de Chiara.

C'est un rideau pour mettre dans le jardin de ta m�re.

Je n'ai pas intention d'y aller. Nous en avons d�j� parl�.

Ils auront pr�par� une f�te tr�s belle.

Je me porte bien loin de cette maison.

Je me suis lib�r� de la famille.

Ca a �t� bien plus facile que ce que je croyais.

Ils seront mal si tu ne viens pas. Ils sont gentils.

- Ta m�re est si belle. - Pourquoi ne vas-tu pas chez moi ?

Discuter de chiens avec ma m�re, jouer au ballon avec mon neveu.

Je te c�de, tu es l'homme juste.

- Le fond est sympa. - Oui, je ne suis pas mauvaise.

- Qu'est-ce que je fais ? - Nous devrons les donner � quelqu'un.

On aurait d� penser � Luca ! Je ne l'ai plus entendu.

Et je n'ai pas vu ton fr�re depuis deux mois !

Vraiment maintenant qu'il y a la communion !

Mais ne t'inqui�te pas. Je fais les p�tes, la mayonnaise, le dessert.

Quoiqu'il arrive, tu dis : "Ne t'inqui�te pas".

Nous d�jeunerons chez moi et on n'en parle plus.

Pourquoi tu es nerveuse ? Maintenant tu refumes ! Tu ne vas plus au centre anti-tabac ?

Non, �a ne fonctionne pas. Salut, maman.

Tu arrives et tu repars imm�diatement. Je n'ai jamais personne � qui parler.

- Excuse-moi. - Je me soucie de la communion de Chiara.

J'y ai r�fl�chi pendant un mois.

Nous ferions bien d'aller demain au tribunal.

- Oui, il sera content de nous voir. - Qu'est-ce que tu en dis ? - Oui, c'est certain.

Nous devons les faire ausculter. Tu connais un v�t�rinaire ?

Parce que Paola et Francesca ont �t� condamn� � rester attach�s ?

Ensemble, ils lisent l'histoire d'amour de Lancelot et Gueni�vre.

"Nous lisions un jour pour le plaisr de Lancelot par amour il la serra."

En lisant, ils sont trop empathiques dans l'histoire

et ils n'ont pas r�sist� � la tentation de la chair.

"Quand on lit que le sourire d�sir� de l'aim�

"a �t� interrompu par le baiser de l'amant

"tout tremblant."

- Qu'est-ce que tu fais dans mon bateau ? - Ne t'inqui�te pas.

- Tu te crois dans un bordel ? - Laisse tomber.

- Va-t'en ! - N'en fais pas trop. - Tais-toi !

- Ne reste pas dans cette baignoire. - Va chier !

Nous avions dit pas de femmes ici.

- L'amiral est vierge. - R�p�te !

Tu es un connard !

Marco es-tu fou ?

Ils ne faisaient rien.

A ta place je derai une v�rification l�-dessus.

Quelque chose s'est peut-�tre coinc�.

- Pourquoi tu fais �a ? - Va-t-en !

Va-t-en !

Ils sont tous sains et saufs.

Pas de quoi aller les exposer, mais ils les ont leur caract�re.

- Qui est le p�re ? - Le chien d'un ami de mon fils.

- Est-ce que vous me prescrivez quelque chose ? - Des vitamines. - Venez � la maison.

Docteur.

- Docteur ! - Oui, excusez-moi.

- Que faisons-nous ? - Nous y r�fl�chirons plus tard.

Merci.

- Voil�. - Combien je dois ?

- Rien. - Comment �a rien ?

Vous �tes venu jusqu'ici. Je ne vois pas le motif.

- Je ne me ferais jamais payer par la m�re de Rita. - Vous vous connaissez depuis longtemps ?

- Nous nous sommes rencontr�s au centre anti-tabac. - Et �a n'a pas fonctionn�.

- Que lui avez-vous dit ? - Elle a juste allum� une cigarette.

- C'est difficile � faire sans �a. - Tr�s difficile.

Nous continuons � vivre, � faire beaucoup choses, mais vous ne pensez qu'� cela.

Apr�s un certain temps, on ne pense plus aux cigarettes.

On ne se souvient plus combien on a souffert.

Pas pour tout le monde. Pour certains, c'est difficile d'oublier.

- Au revoir. - J'ai �t� heureux de vous conna�tre. Saluez Rita.

- Celui-ci est simple, il te plaira. - Essaie-le, il est mignon.

Ma fille d�teste les fioritures.

- All� ? - Qu'est-ce qu'il a y eu entre toi et le v�t�rinaire ?

Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

Non. Il est d�truit par l'amour. J'�tais �mue.

- Vous avez �t� ensemble ? - Maman.

- Tu ne laisseras pas ta famille pour lui ? - Je ne peux pas en parler maintenant.

Tout le monde a eu une histoire hors mariage.

Tu penses que je ferais une chose semblable � Carlo ?

Les hommes ne remarquent jamais rien.

Nous en parlerons demain.

- Salut. - Salut.

C'est mignon.

- Salut. - Je m'excuse, je suis en retard ce soir.

Je n'ai pas beaucoup de temps. Marco a invit� � d�ner deux amis.

Je me suis endormie avec l'oreille encore chaude.

- Qu'est-ce que vous �ts en train de cuisiner ? - la sauce pour les p�tes.

J'aimerais manger ces p�tes avec vous, � la cuisine.

J'ai peur qu'on finisse par rester tranquilles devant la t�l�vision.

Ca finit toujours ainsi.

Chaque homme que je rencontre dans la rue Je pense que �a pourrait �tre vous.

Je vous ai imagin� dans mille maisons diff�rentes.

Avant je pensais que vous aimiez des maisons pleines d'objets.

- Maintenant je vous imagine dans un endroit vide. - C'est plus proche de la v�rit�.

La sauce br�le. D�sol�e.

Demain matin mon fr�re et ma m�re vont se revoir apr�s longtemps.

Ce sera peut-�tre une catastrophe.

Au tribunal. Mon fr�re a une affaire importante.

C'est un mec qui a tir� sur sa femme.

- All� ? Vous �tes l� ? - Oui, j'y suis.

Ma m�re m'a dit que tu es malade.

Moi aussi.

- Qui est-ce ? - Silvia. Est-ce que je te d�range ?

Un moment.

Maman, je devais te le dire. Je suis contente. Je suis tomb� amoureuse.

- De qui ? - De Cammello. Comme c'est beau !

De Cammello.

- Maman, qu'est-ce que tu as ? - Dis-moi.

C'est un ami de Marco.

Mais combien tu en as pris ?

- Maman je peux y aller ? Je dois me pr�parer. - Vas-y.

- Mais ce n'est pas samedi. - Je lui ai donn�e la permission.

Elle va manger une glace et elle revient.

Elle a rencontr� un gar�on. Elle est tomb�e amoureuse.

- Et le redoublement ? - Est-ce que tu as vu comme elle est chang�e ?

Cammello l'aidera � grandir.

Cammello ?

Elle m'a dit qu'il lui a donn� un baiser et elle s'est sentie unique.

- Est-ce que Silvia a embrass� un chameau ? - Non, c'est un gar�on.

- C'est ainsi qu'elle appelle ses amis. - Un baiser et elle s'est sentie unique.

Tu lui as tr�s bien dit.

Est-ce que �a va aux gar�ons, non ?

- Salut, papa. - Salut, ma belle.

Salut, maman.

- Salut, Chiara. - Salut.

Marco, ouvre !

S'il te plait !

Marco, s'il te plait, ouvre-moi !

Comment puis-je ouvrir la porte ? Oh mon Dieu, aidez-moi !

Marco ! R�ponds-moi !

Tu avais raison, maman,

quelque chose ne va pas avec mes parties.

- Au lieu de cela, avec mon p�re ... - Il y avait un probl�me.

Il �tait embarrass�.

- Claudio, c'est le tien... - Excusez-moi.

All�, Sara ?

Qu'est-ce que le docteur a dit ?

- Salut. - Merci.

- Comment �a va ? - Mieux, il a vomi.

- Je suis d�sol�e, tu as le proc�s demain. - Ne t'inqui�te pas.

Je l'ai tenu loin de toi... J'ai honte !

Et tu as bien fait !

Ils l'ont taquin� parce qu'il n'a pas de femme

et il pense ne pas en �tre capable.

Il ne veut pas que �a se sache dans la famille.

- Mon oncle. - Es-tu fou ?

Qu'est-il arriv� ?

- Regarde, c'est effrayant pour tout le monde. - Ce n'est pas vrai, tout le monde le fait.

- Tu dois le faire tellement et bien. - Tellement ! Cela d�pend de qui.

C'est facile de le faire avec ceux que tu n'aimes pas, comme quand tu te masturbes avec des magazines.

- Tu les gardes sous le matelas, n'est-ce pas ? - Comment le sais-tu ?

Je le faisais aussi.

Mais fais-le avec ceux que tu aimes vraiment ... Nous en avons tous peur.

Est-ce que nous devrions nous suicider en masse ?

- Quand l'as-tu fait ? - Il y a longtemps.

Maman ne l'avait pas encore vu.

- Est-ce que tu vas encore � la voile ? - Plus sans toi.

Nous ne nous sommes plus vus. Avec la grand-m�re tu m'�vitais.

Ta m�re craignait que je t'emm�ne sur la mauvaise pente.

Si tu ne trouves pas un homme, elle devient folle.

Nous sommes en retard, putain !

L'audience commence.

- O� je vais ? - Mets-toi l�.

Ici devant ?

Vous pouvez vous asseoir.

Allez !

L'avocat Mazzoni est pr�sent ainsi que l'avocat Rossetti.

S'il vous plait, ma�tre.

Avocat Mazzoni pour Berardi.

Monsieur pr�sident, messieurs juges...

chacun de nous est convaincu que les moments d'intimit� physique

les secrets qui lient notre corps � celui d'une autre personne

sont myst�rieux, uniques.

Imaginez, � la place, que ce qu'ils croyaient

se produise soudainement devant ses yeux, dans sa maison.

Ensuite, cela ressemblera � un rituel terrifiant, insignifiant.

Et cela vous fait horreur : elle, vous, l'autre.

C'est l'image que mon client a vu

juste avant avant de tirer pour l'effacer.

Merci d'�tre venue, maman. Je ne m'y'attendais pas.

Je n'�tais pas � la maison et je ne me souvenais pas du num�ro de ton portable.

C'est comme celui de Sara, tu changes seulement le dernier chiffre.

- Ce sont les m�mes. - Presque.

Combien le procureur a-t-il demand� ?

Trois ans, mais ils ne les aura pas. C'est un officier de marine

et le tir s'est termin� dans le mur. Ils l'ont lib�r� imm�diatement.

C'est terrible ce qui lui est arriv�.

C'est comme si tu l'avais vu en faisant l'amour avec sa femme.

- Tu n'es plus venu � la maison. - Non... je suis un peu seul.

Les chiots sont n�s.

- Je voulais le dire �... - � Luca. Rita me t'a d�j� dit.

Claudio, je t'ai regard� en premier pendant que tu parlais.

J'ai pens� t'avoir vu pour la premi�re fois.

- Je ne sais pas si tu me comprends. - Je te comprends tr�s bien.

- Claudio, arr�te �a. - Et laisse-le parler !

- Tu es en col�re contre moi ? - Tu nous a toujours dit :

ne rien dire � maman et papa. - Qu'est-ce que tu n'avais pas � dire ?

- Quoi ? - La baise, l'avortement de Rita.

- Est-ce que tu es devenue folle ? - Tout �a concernait nos corps.

- Quand est-ce arriv� ? - C'est une vieille histoire.

Je ne me rappelle pas.

J'ai toujours pris soin de toi. J'ai �t� � tes c�t�s.

Mais c'�tait comme si je t'avais vu � travers un voile.

Je ne sais comment l'expliquer.

Peut-�tre que c'�tait mon devoir, ma fatigue ... je ne sais pas.

Pendant des ann�es, j'ai cherch� la lueur dans tes yeux, puis j'ai renonc�.

Pourquoi tu dis �a ?

Parce que maintenant je me porte bien, loin de toi et de ta maison.

- C'est ma faute si ... - Quelle est la faute ?

J'aime les hommes, tu n'as rien � voir avec �a.

Vous devriez arr�ter de vous inqui�ter de mes relations sexuelles.

Pensez aux v�tres.

Enfin vous ferez dimanche la premi�re communion.

Nous avons parl� de J�sus, nous avons chant�

et dimanche ce sera une grande f�te.

Ce sera comme faire un gros g�teau

� deux �tages.

Les grandes eaux ne peuvent pas �teindre l'amour

ni les fleuves l'emporter.

Parce que l'amour est si fort comme la mort,

tenace comme l'enfer de la jalousie.

Ses flammes sont des flammes de feu, une flamme du Seigneur.

Mettez un timbre sur votre coeur

parce que l'amour est aussi fort que la mort,

tenace comme le monde souterrain c'est de la jalousie

Ses flammes sont des flammes de feu...

Je suis en train de perdre ma femme.

Je devrais faire quelque chose, mais je ne peux pas le faire me d�tacher de mes souvenirs.

Elle les a trahis et je ne peux pas lui pardonner.

Je vois ses d�sirs. Je le vois quand elle pense � lui.

C'est une chose tellement forte... aussi je ne peux pas le faire.

C'est fini, papa.

Allons-y.

Je vais chez maman.

Elle est nerveuse pour demain. Elle n'est pas s�re d'avoir tout fait et...

J'apporte la mayonnaise.

Ne m'attends pas.

Dans une demi-heure tu �teins la lumi�re.

Est-ce que tu reviens bient�t ?

Mon Dieu...

Je sais maintenant comment tu t'appelles : Sara.

Sara ... Quand tu m'as dit que vous �tes all� au tribunal, j'ai compris.

J'aurais aim� ne jamais savoir.

Ton num�ro de t�l�phone

est presque le m�me que celui de ton fr�re, mon avocat.

�coute-moi, s'il te plait.

Je voulais juste te dire quelque chose de moi.

J'ai v�cu dans cette r�sidence depuis que j'ai obtenu une libert� temporaire.

- Non non... - Je vis tout seul.

Ce n'est pas tr�s beau.

Tu t'attendais quelque chose de mieux, pas vrai ?

Sais-tu que quand le vent est favorable, le bateau glisse facilement,

de plus en plus !

Mais tu dois garder de la distance pour profiter de toutes les phases.

Mais... aussi pour toi

est-ce que c'est la m�me chose ? - ldentique !

Je suis tr�s bien, tu dois voir si tu me ressembles.

Quand tu as termin� les manoeuvres, tu te laisses aller.

Le corps est un oc�an. Tu dois le parcourir, le naviguer.

- Ca a l'air facile ! - Mais qu'est-ce que tu crois devoir inventer ?

- Tu veux ? - Oui, mais j'ai peur.

Ne t'inqui�te pas, je suis l�.

C'�tait une pi�ce verdoyante et minable.

Carlo et Sara attendaient dehors.

Je restais �tendue dans cette position horrible.

J'esp�rais que �a ne me ferait pas trop mal.

J'avais 19 ans et je me souviens encore c'�tait bien de le faire.

C'�tait la premi�re fois.

J'avais s�ch� l'�cole pour aller chez lui.

C'�tait une chose d�go�tante, sans anesth�sie, sans rien.

Puis apr�s une ann�e nous nous sommes mari�s.

Nous n'en avons plus parl�.

Golia, qu'est-ce que tu as fait ?

Ne t'inqui�te pas.

Ma m�re m'a dit que tu �tais malade.

J'ai essay� de t'appeler � la maison puis j'ai pens� que tu �tais ici.

Ta m�re est belle, sa maison est impressionnante.

Tout est impressionnant avec nous.

Je t'imaginais gamine pendant que tu courrais avec ta soeur.

Je ne peux pas renoncer � la force que je ressens quand tu me touches.

Je ne peux pas.

J'ai essay�...

Je ne peux pas.

Ne me regarde pas, j'ai honte.

Excuse... je peux imaginer.

Ne bouge pas.

- Tout doucement... - Quoi tout doucement ? Excuse, mon amour.

Quand tu es l�...

je ne peux pas.

J'�tais l�, devant moi ma femme et son amant

pendant qu'ils faisaient l'amour.

Ils ont fait des choses absurdes, si cruelles mais si banales.

Oui, parce que c'�taient les m�mes choses qu'elle me faisait.

Ce n'�tait pas juste une jalousie insupportable, mais un sentiment d'inutilit� de l'amour,

de tout ce que j'avais partag� avec elle.

La chose unique qui me console c'est de ne la pas l'avoir frapp�e

autrement je ne me serais pas lib�r� d'elle.

Maman ?

- Rita, tu m'as fait peur. - D�sol�e.

Ne pense pas mal. Je changeais le canal et...

Pourquoi es-tu ici ?

Oui ?

Oui, Carlo. Je te la passe. C'est pour toi.

All� ?

Oui, je suis toujours l�.

Non, va te coucher. Il est tard.

Oui, je resterai peut-�tre dormir ici.

Salut.

- Salut. - Salut.

O� �tais-tu ?

J'�tais avec mon neveu.

Nous avons parl� de sexe.

Maintenant tu sais qui je suis.

Appelle-moi si tu veux.

Si tu ne le fais pas, je comprendrai. Je sais que ce n'est pas facile.

J'ai comme un souvenir les choses que nous nous sommes dites et tes yeux.

Maman, collabore un peu !

- Coupe �a en petits morceaux ! - N'en fais pas trop.

Il l'a manqu�e.

Et s'il l'avait eue ?

- Mais qu'est-ce que tu en sais ? - J'ai vu la cassette maman.

Toi qui ne fais confiance � personne

tu t'impliques avec un �tranger.

C'est la premi�re fois depuis ton p�re. Je lui ai fait confiance imm�diatement sans condition.

Ca valait le coup.

L'instinct peut tromper, maman.

Mais la peur est bien pire encore.

Bonne nuit.

Maman ?

- Pourquoi tu ne dors pas ? - Maman n'est pas revenue.

Tu veux voir � quelle heure elle revient.

Tu n'es pas contente ? Demain est le grand jour.

- Papa a laiss� la lumi�re allum�e. - Je crois qu'il est r�veill�.

Comme vous avez fait pour rester ensemble toute la vie ?

Moi et ton p�re nous n'avons jamais fait l'amour, maintenant je le sais.

Alors je ne m'en suis pas rendu compte. On n'en parlait pas.

Ces rencontres �taient si rapides et rares...

Nous ne nous regardions pas.

Il ne m'a jamais fait ces choses... Tu comprends ce que je veux dire ?

je ne sentais rien et je ne pensais pas que j'aurai d� sentir beaucoup plus.

Peut-�tre qu'avec d'autres femmes il aura fait les choses qu'on voit dans les films.

Vous avez ensemble �t� toute la vie.

Je l'aimais, nous avions partag� beaucoup de choses ensemble.

Je ne savais pas qu'un homme et une femme

peuvent se perdre l'un l'autre sans honte.

Mais je ne crois pas qu'il l'aurait jamais fait avec sa femme.

Claudio comme un enfant m'a toujours observ�, il m'espionnait.

Il semblait comprendre certaines choses de moi

que je ne connaissais pas plus.

M�me Chiara me regarde comme �a.

Je crois avoir �t� malheureuse d'avoir v�cu une vie � moiti�.

Heureusement, je ne m'en suis pas rendu compte.

Puis les vieux regardent de vieux films et tout redevient merveilleux.

M�me si ce n'�tait pas vraiment comme �a.

Ouvre-le, voyons ce que c'est.

Ouvre-le, il n'y a rien.

Regarde comme c'est joli.

Est-ce que �a te pla�t ? Merci � tous.

- Maintenant tu vas faire les films. - Ils seront plus r�alistes.

Je ne le sais pas...

Non, c'est que...

Puis nous nous verrons peut-�tre... et quand tout sera fini.

Je ne le sais pas, vraiment.

D'accord, quand est-ce qu'on se voit ?

Sur la Piazza del Popolo ?

Maman, l'histoire n'a rien � voir avec �a.

Tu ne peux pas faire �a � Carlo.

C'est une bonne personne. Il t'aime, je le vois.

- Et tu as pens� aux enfants ? - Bien s�r. J'ai pens� � tout.

- C'est fini maintenant. - Fini ?

La gamine est en train de nous prendre.

Tu prends la grand-m�re ? Passe � maman qui est la plus belle.

Donnes...

Je suis son p�re.

Elle, c'est mon b�b�.

- Je suis toujours son p�re. - Pour toujours ?

Oui, pour toujours.

Va-t-en !

- Salut, maman. - Salut.

Va doucement.

- Salut, grand-m�re. - Salut.

- Et tu es qui ? - Cammello.

Madame, merci pour tout.

C'est ma famille le jour de ma premi�re communion.

Mon p�re et ma m�re vont se qitte, je l'ai compris.

Je ne le quitterais jamais comme mon p�re.

Peut-�tre qu'entre eux la queue a s�ch�, comme ma soeur dit.

Salut, salut. Va !

- Maman, � 50 ans... - Mets ta ceinture.

C'est peut-�tre le dernier jour o� je les verrai ensemble, une belle journ�e.

De toute �vidence, Je ne dois rien oublier.

Je serai diff�rente de vous tous. Je ne vais pas me marier et je n'aurai pas d'enfants.

Mais si cela arrive, je resterai avec eux pour toujours. Rien ne nous s�parera.

C'est si facile !

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