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L'HEURE DU CRIME
Demandez le journal !
Un joueur trouve la mort en résistant à son arrestation !
Le journal ! Un joueur tué par balles !
Le journal ?
- Merci. - Le journal !
Un joueur trouve la mort en résistant à son arrestation !
- Excusez-moi. - Un instant.
Merci.
- Nous avons des cendriers. - Pardon
l'hôtel est complet.
- J'imagine. Bel hôtel. - Merci.
Je cherche un homme qui, je crois, habite ici.
- Vous n'êtes pas sûr ? - Il s'appelle Johnny O'Clock.
Johnny O'Clock. Drôle de nom.
- Il habite ici ? - Non.
Et Joe Finch ? Phil Bridge ?
- George Baker ? - Vous ne cherchez pas qu'un homme ?
Oui, mais il porte plusieurs noms.
- Je pourrais vous le décrire... - Je n'ai pas le temps.
Attendez.
Un mètre quatre-vingt, très bien habillé...
...élégant, je dirais. Il est à la 1514.
Merci. Belle collaboration.
- Il ne se lève jamais avant 9h. - Je sais.
Il travaille tard Il n'aime pas être dérangé.
Qu'importe. J'attendrai. J'ai beaucoup de temps.
Un joueur trouve la mort en résistant à son arrestation.
- Déjà. - Johnny, c'est l'heure.
Bonjour, Charly.
Ouvre les rideaux qu'on voie le soleil.
- C'est quoi le tableau ? - Je crois qu'il va pleuvoir.
Je pourrais dormir toute une journée !
Tu as ton petit-déjeuner, j'ai déjà pris le mien.
Je me demande si ça ira avec le jus de citron.
Y'a des choses qui ne vont pas ensemble.
Qu'est-ce que tu as ?
- Qu'est-ce qui te préoccupe ? - Plusieurs choses.
- Par exemple ? - Elle a appelé y'a pas longtemps.
- Oui ? - Tu plonges.
Je préfère que tu ne te mêles pas de ça.
- Quand c'est arrivé ? - Y'a une demi-heure.
- C'est beau. - J'aime les rayures.
Elle te plaît ? Elle est à toi.
Merci.
J'ai aussi un cadeau pour toi.
"À mon chéri, avec tout mon amour".
- D'où tu sors ça ? - Elle l'a amené elle-même.
- Quand ? _ - Y'a une heure. Tu dormais.
- Que lui as-tu dit ? - Que tu n'étais pas rentré.
- Qu'a-t-elle dit ? - Rien. Juste de te donner ça.
C'est pourquoi elle a appelé, pour savoir si tu l'avais eu.
- Je dois te le répéter ? - J'ai entendu.
LE DÉTECTIVE BLAYDEN ABAT UN JOUEUR
Ce Blayden a la gâchette facile.
Toujours avec un révolver.
La chambre 1514, s'il vous plaît.
J'ai du courrier ?
Johnny !
Blayden ?
C'est inscrit sur ton visage.
Faisons un tour. Tu me diras tout.
Quelqu'un veut vous voir.
J'ai oublié quelque chose dans la chambre.
Il est bien pressé.
- Je m'appelle Koch. - Comment ça s'épelle ? F.L.I.C.?
J'aimerais vous parler seul.
- J'attendrai dehors. - Je n'ai pas de secrets.
Vous connaissez un policier du nom de Chuck Blayden.
Bon, attends-moi dehors.
- Blayden est un ami à vous ? - Ce sont tous mes amis.
- Ce type aussi ? - Je le connaissais.
Je sors.
Blayden a des ennuis.
- Des ennuis ? C'est un flic. - Plus pour longtemps.
- Vous étiez associés, non ? - À l'occasion.
- On en arrive au fait. - J'y suis déjà.
- Vous cogitez vite. - Votre fleur, M. O'Clock.
- Combien, les cigares ? - Deux pour 25 cents.
- Donnez-m'en deux. - C'est pour moi.
- Non. - C'est bon, mon plaisir du matin.
Allez-y ! Première question.
Pas de questions, une proposition.
- Laquelle ? - Très simple.
- Échange d'information... - Pour faire quoi ?
Je vous laisse une chance.
Avec les bras ou les jambes ?
M. O'Clock, d'après ce que je sais de vous...
...vous jugez les situations bien mieux que moi...
...et vous agissez en conséquence. C'est vrai.
C'est pourquoi je réponds non.
- Des soucis ? - Ça t'inquiète ?
Désolé que vous le preniez ainsi.
- Nous pourrions nous entraider. - Moi oui, pas vous.
Je n'ai pas été présenté à la jeune dame.
C'est un rendez-vous confidentiel.
- Il m'a frappé. - Blayden ? Pourquoi ?
Je ne sais pas. Il était contrarié.
- J'ai essayé de le raisonner. - Ce fut ta première erreur.
Je fais toujours des erreurs. Je voulais...
Calme-toi.
- Il se moque de moi. Il dit... - Que dit-il ?
Il m'a dit de venir de tout te raconter.
- Il t'a dit ça ? - Je ne croyais pas que ça m'arriverait.
- Bon, c'est fini. - Pas pour moi.
- Que dois-je faire ? - Sécher tes larmes.
- Tu ne me comprends pas. - Que veux-tu que je te dise ?
- Je vais prendre le métro. - Viens ici.
- J'y vais. - Viens ici, je te dis.
Tu dois grandir. Quand c'est fini, c'est fini.
Je ne suis pas ainsi, je ne suis pas comme toi.
Tu m'aideras, Johnny ?
Bien sûr.
Le 7 gagne.
Donne-moi les jaunes.
Cinq piles de 10$ chacune.
- Bonne soirée, hein ? - Plutôt bonne.
Le 11 gagne.
Le monsieur aux lunettes fait la plus grosse mise.
Il est dehors. Dans l'allée.
Tu vas le voir ?
Le chapeau de celui qui est à la roulette 2.
- Tu l'as vu ? - Le chapeau.
- Je t'accompagne ? - Non.
Amène ça et son propriétaire au bureau de Marchettis.
- Réponds-moi. - Blayden est dehors. Il veut me voir.
- Peut-être que... - Occupe-toi du vestiaire, ma belle.
- Comment tu vas ? - Tu as lu mon courrier ?
Seulement le journal du soir ; un flic à la gâchette facile.
Toi.
J'ai vu aussi un de tes amis.
Je ne savais pas que j'en avais, à part toi.
Que ça ne te monte pas à la tête, Chuck.
Deux personnes sont venues me parler de toi
Harriet et un nommé Koch.
Vous travaillez dans le même secteur.
- Koch ? - La première ne t'intéresse pas ?
- Sincèrement, non. - Traite-la bien ou lâche-la.
- Elle t'intéresse ? - Tu sais bien que non.
Alors t'occupe pas de mes affaires.
Je te le dis amicalement.
- Elle ne sait pas quoi faire. - Passe-lui ce message : qu'elle se casse.
- Tu as peur de lui dire ? - Je le lui ai déjà dit.
Ça me paraît bien, mais ne la frappe pas de nouveau.
Je te le dis amicalement.
Ne t'inquiète pas. Elle ne fait plus partie de mes projets.
- Tu t'en vas ? - Non. Pourquoi le ferais-je ?
Marchettis m'a augmenté, je suis son associé à temps plein.
- Il le sait ? - Il le saura sous peu.
- J'attends un peu. - Il a déjà un associé.
Toi ?
Il en avait un.
Il va te rire au visage.
Ça va se passer comme ça : Marchettis et moi.
Le tas de graisse et moi.
Tu veux parier ?
Johnny, tu me connais.
Si tu t'interposes, je te tue.
Tu m'as sorti les mots de la bouche.
- C'est ton chapeau ? - Oui. Et alors ?
- Je l'échange contre la veste. - C'est quoi ce petit jeu ?
- Il faut que je t'aide. - Bon. T'as gagné.
Bien inventé J'ai déjà vu ça.
Tu es un employé, pas un associé.
Bon, la place est libre. Je m'en vais.
Retourne au boulot. Pas facile de trouver des gens pour ce job.
Ils pourraient être plus malins et je ne pourrais les attraper.
Dégage.
Seul un voleur peut en attraper un autre.
Tu le sais mieux que personne.
- Je t'ai appelé. - Je sais.
- Est-ce que Charly t'a...? - Il m'a donné une montre.
- Elle te plaît ? - Je ne pense pas la garder.
Je te l'offre en souvenir du bon vieux temps.
Et moi je te la rends en souvenir du bon vieux temps.
- Salut, Johnny. - Salut, Guido.
- Je t'attendais au bar ? - Je peux venir parler à Johnny.
Bien sûr, pas de problème. Content de te voir, Johnny.
Et moi de te voir, mais pas que tu sois de retour.
Ce Johnny, toujours en train de plaisanter.
- Assieds-toi, Chuck. - Ton fauteuil, patron.
Oui, toujours à plaisanter.
Comment ça s'est passé pendant que j'étais au Mexique ?
- Très bien. - C'est ce que je pensais.
- Et ce voyage ? - Bien, très bien.
Mexico est une belle ville. Ça me rappelle mon pays.
C'est magnifique. Comme tout ce qui est espagnol.
J'ai acheté plein de belles choses.
Je te les montrerai quand tu viendras à la maison.
Oui, Mexico est une belle ville.
On pourrait ouvrir quelque chose là-bas.
On a à parler et il se fait tard.
Chérie, on a des choses à régler.
Très bien
Elle est bien, non, Johnny ? Elle pense toujours à moi.
- Je t'attends au bar. - Attends un instant.
Je veux montrer à Chuck et Johnny ton cadeau de bienvenue
Elle a été spécialement faite pour moi, Chuck.
Elle doit valoir du fric.
Qu'est-ce t'en penses, Johnny ?
Très belle. Une chose pareille doit être très personnelle.
- Ça montre qu'elle tient à moi ? - Tu ne le savais pas déjà ?
Bien sûr, mais je veux que tout le monde le sache.
Tu es un veinard.
- Tu le crois aussi, Chuck ? - Je l'ai toujours su.
- Qu'en dis-tu, Nell ? - Je dis que j'ai soif
Chuck veut parler affaires avec moi.
- Tu en es, Johnny ? - Non, pas avec lui.
Mais il peut rester et écouter.
Non, ça ne marche pas.
- Laisse-moi te parler de ce type. - Vas-y.
Ne te fie pas à lui.
J'écoute ce qu'il a à dire.
- On se reverra, Chuck. - Bien sûr.
Deux montres identiques.
- Tu n'es pas très originale. - Je sais.
- Je devais t'en acheter une. - Pourquoi ?
Je devais le faire.
Tout ça est très joli et très désagréable.
- Ainsi tu ne perds pas. - Si, je peux perdre.
Reprends-la.
Tu sais que je n'accepte pas les retours à l'envoyeur.
Excusez-moi.
- Donne-moi du papier et un crayon. - Oui.
- Tu l'as vu ? - Oui.
- Qu'a-t-il dit ? - Cette boîte...
- Oui ? - Donne-la à Mme Marchettis.
Je m'en occupe Et Chuck ?
- Il t'en parlera lui-même. - Il t'a dit autre chose.
Il est avec Marchettis. Il va bientôt sortir.
- Dis-moi maintenant. - Tu en as fini avec lui.
- Tu veux dire qu'il en a fini avec moi. - Tu veux un conseil ?
- Non. - Alors ne me demande rien.
- Qu'est-ce que tu voulais me dire. - De ne pas le revoir.
Il n'est bon ni pour toi, ni pour personne.
- Tu m'as bien entendu ? - Oui.
- Bien. - Johnny...
...que vais-je faire maintenant ? On en parlera demain.
Regarde.
- C'est une veste d'homme. - Et alors ? Ça peut valoir quelque chose.
Elle m'ira peut-être Ou nous pourrons la revendre.
- Nous en tirons quelque chose. - Entendu.
Ravive le feu pour qu'elle sèche.
- Qu'est-ce que vous tenez ? - Une veste.
- D'où vous la sortez ? - On l'a pas volée.
On l'a repêchée dans le fleuve Regardez, elle est trempée.
- Pardon, vous êtes le gérant. - Oui.
- Cette veste... - Vous voulez la nettoyer ?
Elle l'a déjà été ici, regardez le numéro.
Le numéro ? Je ne suis pas responsable de ces taches.
- Qu'est-ce que c'est ? - Du sang.
- Qui vous l'a amenée ? - Pourquoi vous le dirais-je ?
- Les affaires sont bonnes ? - Je me plains pas.
- Un meurtre ? - Ça se pourrait.
Une femme l'a amenée l'autre jour.
- Une femme ? - Oui, voilà son nom.
"Harriet Hobson. Adresse..."
Je me rappelle ! C'est la veste d'un policier.
- Comment vous le savez ? - Il y avait une plaque dans la poche.
J'ai couru après elle. Je ne voulais pas de cette plaque.
Un policier
Harriet Hobson.
Merci beaucoup.
Faites-moi savoir si c'est un meurtre.
Hé vous ? Qu'est-ce que vous voulez ?
Mme Wilson ! Mme Wilson !
- C'est lui ! - Je suis la propriétaire.
Ouvrez l'autre fenêtre. Ici Koch, de la brigade criminelle.
Envoyez quelqu'un au 52 de Baker Street, appartement A.
Un suicide. Au gaz.
Pas besoin. Il est trop tard.
- Sortons de là. - La pauvre petite.
- Vous l'avez vue rentrer hier soir ? - Non.
- Moi si. - Elle était seule ?
Non, elle était avec un homme Et ils étaient ivres tous les deux.
- Vous pouvez décrire l'homme ? - Je l'ai vu seulement de dos.
Je ne sais pas comment il était. J'attendais le mien moi aussi.
- Elle vivait seule ? - Oui.
- Des parents ? - Je sais pas. Elle est là depuis six mois.
Elle a loué la chambre, un homme payait le loyer.
Cet homme ?
Oui.
C'est cet homme qui est venu hier soir ?
Je crois que non. Il me tournait le dos.
- En plus, j'attendais... - Oui, vous l'avez déjà dit.
Merci. C'est tout. Tout le monde dehors.
Dépêchez-vous. Y'a plus rien à voir.
Dehors.
Un rendez-vous confidentiel.
- Charly ! - Bonjour.
Bonjour. Ça devient une mauvaise habitude chez vous.
Charly.
- Qui t'a fait ça ? - Il a mis son pied dans la porte.
- Plutôt dans ton œil. - Les flics, toujours des brutes.
Si jamais je le rencontre sans son insigne...
- Léchez-le ! - Tu ne me plais pas.
Dégage d'ici !
Vous avez de mauvaises fréquentations, M. O'Clock.
Il est trop tard. Lâchez le morceau.
- Votre rendez-vous confidentiel... - Et alors ?
- Elle s'appelait Harriet Hobson. - Elle s'appelait ?
- Elle est morte. - Redites ça ?
Elle s'est suicidée au gaz ce matin. J'ai trouvé le corps.
Elle s'est suicidée...
- Je ne la croyais pas capable. - Quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?
Foutez-moi la paix.
Votre douleur est très convaincante.
Sortez avant que je fasse un malheur.
- Vous la connaissiez bien ? - Oui.
Très bien.
- Pourquoi se serait-elle suicidée ? - Pour plusieurs raisons.
Blayden ? Il n'est pas venu travailler. Il a disparu.
- Vous avez scruté la flotte ? - Vous voulez dire le fleuve ?
- Non, j'ai rien dit. - J'ai cru.
- Vous ne savez pas où il est ? - Non. Et vous ?
Non. J'ai du travail.
Je ne sais pas. Normalement on met un policer...
- Un inspecteur. - Pour enquêter sur un suicide ?
- Je n'enquête pas sur un suicide. - Non ?
Je recherche Blayden.
- Vous êtes sûr de ne pas savoir ? - Vous avez dit que vous le saviez.
J'ai dit que j'avais une idée.
Je devrais vous arrêter comme suspect.
Vous faites peur à Charly, mais pas à moi.
Sur mon casier, il n'y a qu'un passage au feu rouge.
Vous n'êtes pas un homme très prudent.
Je ne crois pas tout ce que je lis.
Selon la loi, il faut identifier le corps.
Je le ferai.
- Elle avait des parents ? - Une sœur.
- Où ça ? - En tournée pour un spectacle
Elle s'appelle Nancy Hobson. Demandez à son syndicat.
Je le ferai.
Si vous tombez sur Blayden, vous m'avertirez ?
- Bien sûr. - Ça tomberait plus.
- Charly est très maladroit. - Oui, très.
- Il va faire chaud. - Oui, très chaud.
Charly.
Charly.
Je veux te demander quelque chose.
- Où] es-tu allé après la fermeture ? - Je suis sorti.
- Il est arrivé quelque chose ? - Tu as vu Harriet ?
- Je devais ? - Je te demande c'est tout.
- Non, je ne l'ai pas vue. - Quand Blayden est parti ?
Je vais te le dire.
- Laisse tomber, je trouverai. - Tu as de mauvaises fréquentations.
- Oh, c'est ça. - "Tu fais peur à Charly, pas à moi".
- Tu sais bien ce que je voulais dire. - Non, dis-le-moi.
- Ça ne servirait à rien. - Peut-être que si.
Ne te mets dans cet état Soigne ton œil.
- Je vais au lit. - À quelle heure je te réveille ?
- À 3h cet après-midi. - Je te réveillerai
Elle avait 22 ans
22 années passées trop vite.
- Prenez du café. - Merci.
J'ai trouvé ça. On sait jamais avec la propriétaire, les journalistes...
Merci
Elle n'avait pas beaucoup d'argent.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Vous avez vu ça.
Regardez derrière.
"Pour mon chéri, avec tout mon amour".
Je te rends la montre. Vends-la.
Blayden a écrit cela ?
Peut-être.
Quand l'avez-vous vu la dernière fois ?
Ça va faire presqu'un an.
- Vous correspondiez ? - Oui.
- Souvent ? - Une fois par semaine.
- Elle parlait de Blayden ? - Oui
Elle sortait avec lui depuis six mois
Elle était amoureuse de lui ?
Non, je ne crois pas qu'elle me l'ait dit
Elle vous a dit ou elle travaillait ?
Non.
Elle parlait d'un autre homme dans ses lettres ?
- Pourquoi ? - Johnny O'Clock.
Oui. Ça m'a paru un drôle de nom.
- Que disait-elle de lui ? - Je ne m'en souviens pas bien.
Qu'il l'avait aidée à trouver du travail
et qu'il avait été très sympa avec elle.
Qu'il avait été très sympa.
- Où] est Blayden ? - Je ne sais pas.
- Qui le sait ? - Demandez à Johnny O'Clock.
- Je peux le garder ? - Bien sûr.
- Où] puis-je vous joindre ? - Je ne sais pas.
- Ici. - Ici ?
Une chambre est une chambre.
- Ça ira ? - Oui.
Froide comme la glace. Rien ne me touche.
Partez et laissez-moi pleurer toute seule.
Le même chien avec des colliers différents.
- Qu'en penses-tu ? - Ça ne durera pas longtemps.
Y'a une gonzesse dehors qui veut te voir
Elle dit s'appeler Nancy Hobson.
- Bien. Punchie. - Oui.
- T'as vu Blayden partir, hier soir ? - Moi, je ne vois jamais rien.
Je reviens.
T'as raison, je ne te fais pas confiance.
Vous avez du feu ?
- Je suis venue vous remercier. - Pourquoi ?
- Pour avoir aidé ma sœur. - C'était une brave fille.
- Je... - Quoi ?
- Que dire de plus ? - Vous voulez entrer ?
- Je ne veux pas prendre votre temps. - Entrez.
Nous installons tout pour le soir.
- L'appât du gain. - L'argent des gogos.
Et l'appât c'est des filles comme ma sœur ?
- Vous vous trompez. - Vous êtes sûr ?
- Certain. - Viens voir la nouvelle roulette.
J'arrive. Venez.
Un très bel objet que la roue de la roulette.
Vous en parlez comme d'une belle femme.
Ah bon ?
C'est bon. Installe-la.
- Un verre ? - Non.
Moi, oui.
- Commandez pour moi. - Comme d'habitude, deux verres.
- Cette musique me déprime. - Mettez une pièce pour en changer ?
Laissez tomber. C'est ce que je ressens.
- À propos de ma sœur. - Que voulez-vous savoir ?
Tout. Ce qu'elle faisait, ce qu'elle disait, qui elle voyait...
Pourquoi vous casser la tête pour ça ?
C'est ce que vous voudriez à ma place.
Si au fond de vous, vous ressentiez une part de culpabilité
Elle était assez grande pour savoir ce qu'elle faisait.
Assez grande, mais pas assez maligne.
Je le savais quand je l'ai laissée partir.
Mais j'étais Nancy Hobson sur le chemin de la gloire.
Que personne ne s'interpose. Et j'ai réussi.
La quatrième à gauche dans le spectacle des filles.
Dites-lui d'arrêter, il va me faire pleurer.
Eh toi, l'artiste. Dégage !
Dites-moi o1] je peux trouver Chuck Blayden.
- Pourquoi moi ? - On m'a dit que vous le saviez.
- Qui vous l'a dit ? - L'inspecteur Koch.
- Que lui ferez-vous ? - Je lui arracherai le cœur.
- On dit toujours ça. - Bon, je ne le ferai pas.
Simplement lui cracher au visage.
Ce sont des choses qui arrivent Une fille tombe amoureuse d'un type.
- C'est pas une raison pour finir ainsi. - Elle savait où elle allait.
- Ça ne semblait pas l'inquiéter. - On dirait que vous en savez long
Elle se confiait beaucoup.
- Vous voulez en savoir plus ? - Y'a-t-il plus à en savoir ?
Fermez le bouquin. C'était une brave fille.
Laissez-la dans sa tombe.
Les paroles ne vont pas avec la musique.
- Au revoir, M. O'Clock. - Au revoir.
Vous restez longtemps ?
Je pars ce soir.
On se reverra peut-être.
Peut-être.
Un gamin mexicain l'a fait, il n'avait pas 16 ans.
Il m'a vu sortant de l'hôtel...
...il m'a dit que j'avais un visage intéressant...
...et qu'il voulait me faire mon portrait. Un gosse de 16 ans...
- Qu'en penses-tu, Turk ? - Ça t'a coûté combien ?
- Qu'importe ? - C'est bien, hein ?
- Ça te plaît ? - Ça te ressemble.
- J'ai soif. - Punchie, sers-lui un verre.
Monte le son, je veux entendre.
Ici, on le verra bien.
J'ai parié deux dollars.
Si je gagne, j'aurai mon argent pour la semaine.
C'est parti ! Sundance Boy prend la tête.
Shootingstar est second et Lucksbird troisième
Sundance Boy est à trois longueurs.
Lucksbird est second et Shootingstar troisième.
Ils entrent dans la ligne droite et Sundance Boy reste en tête.
Lucksbird second et Shootingstar, troisième.
Voilà qu'arrive Sea Breeze du milieu de la piste.
Une arrivée très disputée, Lucksbird, Sea Breeze.
Lucksbird et Sea Breeze à égalité.
Maintenant Sea Breeze prend la tête.
Et voilà l'arrivée : Sea Breeze, Lucksbird...
...Sunbonnet Sue et Burkery.
Alors, Mme Marchettis, vous avez gagné ou perdu ?
- Je ne sais pas. - Bonjour, Nell. Patron.
- Tu connais Turk ? - Oui. Salut, Turk.
- Salut, Johnny. - Mon favori n'a pas été bon
l'ennui avec les chevaux c'est qu'on ne peut pas les acheter.
- Turk sera de la partie de poker. - Ah oui ?
- Tu joues, Johnny ? - Je ne joue jamais.
Ça te plaît, Johnny ? Un petit mexicain l'a fait.
- Il n'avait pas 16 ans. - C'est ça.
Il m'a vu sortir de l'hôtel...
Il lui a dit qu'il avait un visage intéressant.
- Ça te plaît ? - Ça te ressemble.
T'as aussi appris la leçon ?
Qu'est-ce que tu cherches, Johnny ?
- Il est venu me voir. - Oui. Qu'est-ce que c'est ?
- Tu m'as dit que tu serais seule. - Johnny plaisante toujours.
On m'a dit que tu cherchais Blayden.
Oui. Pas de mise, d'accord ?
Ça s'est mal passé avec la fille du vestiaire.
À propos d'hier soir, je vais suivre ton conseil.
Je me débarrasse de Blayden.
Tu veux voir ce que j'ai ramené du Mexique ?
Tu sais Turk ? Johnny a bon goût.
S'il dit que c'est la classe, c'est que c'est la classe.
- Tu as le temps, Turk ? - Tant que la partie n'est pas finie.
Turk et moi avons parlé du bon vieux temps.
Je lui ai raconté tout ce qu'on a vécu ensemble.
- Tu te rappelles, Johnny ? - Oui, je me rappelle.
C'est pourquoi je sais que je n'aurais jamais à me méfier de toi.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Je m'étrangle avec un glaçon.
Punchie, le même.
- Stupide ivrogne ! - Laisse ça !
- Tu travailles pour moi. - Mets-lui un anneau dans le nez.
C'est pas sa faute. C'est moi qui suis ivre.
J'échappe toujours les verres quand j'ai bu.
J'ai échappé des tas de verres
Nell !
Ne te comporte pas comme ça devant les autres.
- Tu peux prendre la sortie. - C'est moi qui déciderai, pas toi.
- Tu as déjà jeté quelque chose ? - Quand j'en ai marre.
- Arrête ! - N'as-tu pas dit quelque chose de drôle.
En effet.
Devant les autres ?
Embrasse-moi, ça fera bien devant les autres.
Il se fait tard, si nous voulons aller voir le combat
Johnny, rends-moi un service.
Reste avec elle. Amène-la dîner et au spectacle.
- Fais ça pour moi. - C'est parti.
Merci. Allons-y.
Eh toi ? Qui t'a dit de rester ?
Tu étais venu me voir, non ?
Oui. Je ne peux pas me passer de toi.
Tu sais pourquoi il nous a laissés seuls, hein ?
- Tu as peur de lui ? - Vous êtes depuis longtemps ensemble.
Johnny c'est la première fois que tu serais jaloux.
Je peux même voir le sang qui coule sur ma chemise.
Il se passe des choses ici, que je n'aime pas, je ne sais pourquoi.
- Tu pourrais m'aider. - Moi ? Comment ?
Savoir de quoi ont parlé Blayden et Guido hier soir...
...et o1] se trouve Blayden. Et si je le fais ?
- Je te devrai un service. - Tu n'es qu'un égoïste !
- Tu ne penses qu'à toi. - On est deux.
- Dégage ! - Je n'ai jamais été là.
D'accord. Je jette l'éponge.
- Ne cherchons pas à nous embrouiller. - Je ne t'ai jamais trompé.
Je t'importais jusqu'à ta rencontre avec Marchettis.
- Je te l'ai expliqué. - Y'avait rien à expliquer.
Tu es tombée amoureuse d'un portefeuille plein.
- Que voulais-tu que je fasse ? - Ce que tu as fait.
- L'épouser pour son fric. - Ce n'était pas suffisant
l'anneau au doigt et les clochettes aux pieds.
- Ce n'était pas suffisant. - T'as un contrat, respecte-le.
- Les choses ont changé. - Laisse tomber. Ça ne marche pas.
Que veux-tu savoir ? Non, comme toujours tu vas faire le dos rond.
C'est bon. J'ai joué franc-jeu.
- C'est pourquoi je t'ai rendu la montre. - Que m'as-tu rendu ?
- La montre. - Je ne l'ai pas reçue.
- Je l'avais dit à Harriet. - Je ne l'ai jamais reçue.
- Tu es la nouvelle ? - Oui.
- Je suis Johnny O'Clock. - Je peux vous aider ?
- Pas pour le moment. - Que cherchez-vous ?
- Un paquet. - Grand, petit, moyen ?
Petit. Un étui de bijou que j'avais laissé là.
- Pourquoi ? - Je t'ai rien demandé.
Mais vous me l'avez demandé.
- Tu l'as trouvé ou non ? - Non, mais je le chercherai.
- Merci. - À votre disposition.
Tu viens de sortir de l'école ?
De l'école ?
- C'est bon ? - Oui.
- Vous y allez pas de main morte. - Je ne prends pas de risque.
- Qui pensiez-vous trouver ? - Chuck Blayden.
Vous pensiez le trouver dans le tiroir ?
Je cherchais quelque chose que je lui avais prêté.
Pourquoi le chercher ici ?
Vous tremblez. Asseyez-vous. Prenez une cigarette.
- Je dois prendre mon avion. - Ce ne sera pas long. Je vous conduirai.
Asseyez-vous.
Comment ma sœur a-t-elle connu Blayden ?
Je le lui ai présenté.
- Vous vous sentez mieux ? - Oui.
- Qu'est-ce que c'est ? - Une pièce de monnaie mexicaine.
- Elle est neuve. - Je suis prête.
- C'est tout ce que vous avez ? - Oui.
J'espère n'avoir rien cassé en le faisant tomber.
Il n'y a rien d'important dedans.
- Qu'y a-t-il ? - Mon bras me fait mal.
Je suis désolé.
Allons-y. Je ne peux rester une minute de plus.
- Allez-y, je vous connais. - Merci.
- Que faites-vous ? - Ça ne vous regarde pas.
Je ne le dirai à personne. Je sais garder un secret.
Je viendrai tout vous dire.
La propriétaire est furieuse pour la fenêtre.
- La réparation va coûter de l'argent. - On la lui paiera
Elle est très avare.
Ce doit être intéressant d'enquêter.
C'est écrit qu'elle avait du poison dans l'estomac. Ça veut dire quoi ?
Que vous êtes une pipelette. Partez et laissez-moi travailler.
Réglez ça tout seul.
Ici Koch. Je voudrais que...
Quoi ?
Quand ?
J'arrive.
- Je ne crois pas qu'il décolle. - J'ai froid.
Attention. Tous les vols sont annulés.
Vérifiez le prochain vol au bureau des réservations.
- Vous voulez que je reste ? - Vous voulez bien ?
- Vous avez faim ? - Je mangerais bien.
J'en dis pas plus
Pierre.
- Vous voulez le fouiller de nouveau ? - Je sais ce qu'il y a dedans.
- Qui a commandé cela ? - Vous l'avez pas commandé ?
- Non. - Vous en avez besoin.
Qu'est-ce que ce sera ?
- Un steak pas trop gros. - Deux.
Ils seront petits.
- Ça va avec le repas ? - C'est un bon client.
Si ça ne vous plaît pas, mettez une pièce dans le juke-box.
Mettez-la et ajoutez-la sur l'addition.
Je pourrais vous siffler aussi ?
Vous m'avez déjà vue avant.
Je ne crois pas.
Un peu d'ambiance.
- M. O'Clock... - Johnny.
- Johnny. - Oui.
Dans une heure ou deux, mon avion décollera.
- Et alors ? - Gardez votre humour.
Le rire me va bien.
Ainsi que cela.
- Vous ne buvez pas ? - Je bois.
Donnez-moi une cigarette.
- Et du feu. - Et une question.
- Personnelle ? - C'est les seules que je pose.
- Vous avez un ami ? - J'avais un ami.
- Vous l'avez quitté ? - Il a été tué.
- Un accident ? - Oui. La guerre.
On a assez parlé de moi Et vous ?
- Que voulez-vous savoir ? - Que voulez-vous me raconter ?
Ce que je veux que vous sachiez.
Vous êtes prudent. Ça ne ressemble pas à un joueur ?
Je ne suis pas un joueur Un joueur tente sa chance.
- Vous ne l'avez jamais fait ? - Je ne me risque pas dans l'inconnu.
- Qu'en savez-vous ? - Qu'on perd toujours.
Je l'ai appris tout gamin.
- Quel gamin étiez-vous ? - Mignon.
- Et vous ? - Maigrichonne.
Vous vous êtes arrangée.
- Je dois appeler l'aéroport. - Je vais le faire...
L'aéroport, s'il vous plaît.
Allô. Est-ce que les avions décollent ?
Merci.
- Non ? - Pas avant 2 heures du matin.
- Quelle heure est-il ? - Il est tôt.
Vous voulez rester ici ?
- Et vous ? - Non.
Vous venez avec moi ?
Oui.
Charly.
Charly.
- Il a dû aller voir le combat. - Qui est Charly ?
- Mon homme à tout faire. - Vous dites ça comme ça.
Il vient de sortir de taule, je le loge.
Il donnerait son bras pour moi, jusqu'au coude.
- Vous prenez quelque chose ? - Non.
Non.
- Vous voulez aller ailleurs ? - Non. C'est très bien ici.
- C'est bien. - Oui, c'est une reproduction.
Je l'ai vu, ça m'a plu. Je l'ai gagné.
Aussi facilement. Vous êtes chanceux.
Je crois bien.
- Qu'est-ce que ça représente ? - Je sais pas. Qu'est-ce que vous voyez ?
Beaucoup de gens qui marchent et d'autres à cheval.
C'est mieux avec moins de lumière.
Ça me va.
Moi aussi.
- Quel joli bruit. - Quand ça ne mouille pas.
La musique va bien avec la pluie
- et avec la cheminée. - Elle est factice.
- Tout est factice. - Vous, je ne crois pas.
Vous ne vous risquez jamais en terre inconnue.
Vous l'avez bien retenu.
Oui. J'ai déjà lu tout ça.
Lumières tamisées, musique douce...
...la pluie...
Je suis fatiguée.
Pardon. Y'a longtemps que je n'ai pas fermé l'œil...
Je dois aller au club. Dormez pendant que je me change.
Ne partez pas.
Restez et parlez-moi.
Dites-moi des choses, tendres et jolies.
Je fermerai les yeux pour croire que c'est vrai.
- Je suis désolée. - Écoutez..
- Je peux vous expliquer ? - Non.
- S'il vous plaît... - Non.
Vous n'êtes pas bien ici ? La porte est par là.
- Je la cherchais. - Vous le savez.
- Laissez-moi vous expliquer. - Quoi ?
- L'histoire de votre vie ? - Le garçon qui a compté.
Si vous avez le temps de me raconter, je vous écoute.
Arrêtez. Vous voulez prouver que vous plaisez aux femmes ?
À qui voulez-vous le prouver ? À moi ou bien à vous ?
- Répondez-moi. - Vous savez toutes les réponses.
Vous me plaisez, si c'est ce que voulez savoir.
Écrivez-le et l'afficherai dans mon album de souvenirs.
- Je suis sincère, c'est pour ça. - Quoi ?
Je dois rester loin de vous.
- Vous êtes une fille étrange. - Je suis imprévue.
- Tu es beau. - Ça fait partie du spectacle.
- Tu en as pour longtemps ? - Deux heures.
Le temps de lancer les affaires.
C'est long, deux heures.
- Viens avec moi ? - Dans cette tenue ?
Johnny O'Clock et sa mendiante.
La pluie s'est arrêtée.
La nuit va être très belle.
J'espère que les avions ne vont pas décoller.
Ils décolleront aussi demain et après-demain.
- Je t'aime beaucoup, Johnny. - Ce n'est qu'un mot.
Disons franchement, que les mots disent ce qu'ils veulent dire.
Même si ce n'est qu'un jeu. D'accord ?
Mais si c'est un jeu, je veux le savoir tout de suite.
- Tu dis ce que tu penses. - Toujours. Et toi ?
Je veux que tu restes.
Je voudrais une chambre pour Mlle Nancy Hobson.
- Il nous en reste peu. - Sur le même étage que moi.
- Quel nom vous avez dit ? - Nancy Hobson.
- Elle sera prête dans quelques heures. - Elle se repose actuellement.
Envoyez-lui des fleurs. Est-ce que le voleur qui traîne...
...dans le hall est là ? Il est parti manger.
Qu'il vienne au club et m'apporte quelques bijoux.
Vous sortez tôt ce soir, M. O'Clock.
- Je ne sais pas o1] est Blayden. - "Nancy Hobson".
- Elle n'est pas partie. - Vous savez où la trouver.
Blayden est mort.
On l'a sorti du fleuve y'a quelques heures.
Du sale boulot.
- Votre fleur. - Donnez-moi deux cigares.
- C'est pour moi. - Non.
C'est bon.
- Je suis arrêté ? - Juste quelques questions au poste.
- Vous me suivez volontairement... - Arrêtez votre plaisanterie.
Allons-y.
- Ils viennent de la pêche. - Oui, dans les égouts.
- C'est terminé ? - Oui.
- Qu'il sorte. - Allez, debout.
- C'est sa déclaration ? - Oui, chef.
- Qu'il signe et s'en aille. - Bien.
Donne-moi la copie.
Asseyez-vous.
Vous vous moquez de qui ?
Vous ne croyez pas que Charly soit impliqué.
Il a fait son temps il ne le fera plus.
Le code d'honneur des voleurs.
Vous aviez raison sur votre casier, il n'y a rien.
Des petites choses enfant, rien d'important.
Si, j'ai découvert que vous aviez été dans l'armée.
Oui. Quatre ans.
- Qu'avez-vous appris ? - Ce que je savais avant d'entrer.
- Qui a tué Blayden ? - Je ne sais pas.
- Quand l'avez-vous rencontré ? - Qui ?
Blayden.
- Comment on rencontre un flic ? - Je parle de lui.
N'importe quel flic.
Selon le manuel, une confession obtenue sous la torture...
...n'est pas valable devant un tribunal.
C'est bon à savoir. Continuez à le lire.
Faites-le entrer.
Votre patron.
- Johnny. Koch. - Guido.
- M. Marchettis. - Je retourne voir le combat.
- Comment c'est ? - Ils sont minables.
Vous voulez me voir. Que se passe-t-il ?
- Blayden. - Oui, j'ai appris.
Les bonnes nouvelles vont vite.
- C'est fini pour moi ? - Je veux vous parler à tous les deux.
- Nous serons peut-être d'accord. - C'est moi qui cause.
Ça sera long ? J'ai des choses à faire.
Oui, vous êtes un homme très occupé, M. Marchettis.
Ce ne sera pas long.
Vous avez tous les deux une raison de tuer Blayden.
- Je vois pas. - Moi non plus.
Et vous avez plus de raisons que lui.
Si vous le prenez ainsi, je vais faire appel à mon avocat.
Il n'y a aucune preuve, c'est juste une opinion.
Je t'appellerai en cas de besoin.
Vous pouvez partir si vous voulez.
Il me semble bien que nous discutions franchement.
D'accord, discutons.
- À vous ! - Oui.
Vengeance, profit, jalousie.
Les trois motifs courants pour assassiner quelqu'un.
Vous, ce serait la vengeance.
Peut-être le profit.
Et vous, ce sont les trois.
Je gagne par K.O.
On verra si vous êtes si drôle sur la chaise électrique.
Peut-être que vos motifs ont coïncidé à un moment donné.
J'aimerais goûter à un de vos cigares.
Ce n'est pas un cigare, c'est de la logique.
C'est un cigare.
Avant tout, examinons votre relation.
D'abord, vous, O'Clock, vous travaillez pour lui.
Je suis son associé.
Associé minoritaire, mais associe quand même.
La véritable nature de votre relation est celle-ci...
J'espère que vous ne vous sentirez pas insulté, M. Marchettis.
Continuez. Dites ce que vous voulez.
Marchettis c'est les muscles et O'Clock le cerveau.
Je dirais que vous êtes exploité, M. O'Clock.
Je ne me plains pas.
Tant mieux parce que dans une situation comme celle-là...
...il est nécessaire d'avoir confiance l'un dans l'autre.
N'est-ce pas, M. Marchettis ?
Un ange passe.
Jusqu'à présent vous n'avez peut-être rien à vous reprocher.
Mais voilà le danger. Soudain une grande idée arrive a..
- À qui ? - Vous allez nous le dire.
C'est pareil. Une idée brillante...
...engager un tueur légal, engager Blayden.
Corrompre un flic au salaire minable.
J'ai tous les articles ; tous disent pareil :...
..."Un joueur trouve la mort en résistant aux autorités".
Mensonge. Le joueur est mort pour avoir trop parlé.
Qui est votre témoin ? Blayden ?
Ce serait mon témoin s'il n'avait pas été assassiné.
Ainsi qu'Harriet Hobson si elle n'avait pas été assassinée.
- Redites ça ? - Il y avait du poison dans son estomac.
Il n'est pas logique que quelqu'un qui veut se tuer au gaz...
...avale aussi du poison, non ?
Non, ça ne l'est pas.
- C'est qu'elle a été assassinée. - Si elle a été assassinée.
Oui... si elle a été assassinée
Elle a été assassinée la même nuit que Blayden.
C'est futé d'avoir laissé la porte fermée avec la clé dedans.
Un vieux truc des rats d'h6tels.
Blayden allait la chercher toutes les nuits, non ?
- Je ne sais pas. - Vous mentez, vous le savez.
Il savait tout sur elle. N'est-ce pas ?
S'il savait ?
Je l'ai vu sortir avec elle à la nuit tombée.
Elle avait ça dans son sac.
Et ce mot ?
- Faites-moi voir cette montre. - Bien sûr.
Oui, c'est mon écriture
Elle vous avait offert cette montre ?
Belle pièce de joaillier.
Oui, elle me l'a donnée.
C'est cher, une montre faite main.
Entre vous et Blayden il y avait cette fille
ainsi que vos relations avec Marchettis.
Du moins, c'est ce que je crois.
- Vous me rendez la montre ? - Bien sûr.
C'est tout. Vous pouvez partir.
Pas vous, Johnny. M. Marchettis.
- À moins que vous vouliez dire...? - Je n'ai rien à dire.
Je peux vous joindre en cas de besoin.
Oui.
Vous n'avez rien à me dire ?
L'homme dans la toile d'araignée.
- Ça me fait de la peine. - Retenez vos larmes.
Vous auriez pu parler en voyant la montre.
- C'est ce que j'ai dit. - Johnny O'Clock, le héros qui ne parlera pas.
- Vous me construirez un monument. - Une plaque.
Quand je l'ai connu, j'ai cru qu'il avait des sentiments humains.
Une fille a été assassinée.
- Je le sais. - Je vois que je me trompais.
Un voyou qui déteste les flics. Je devrais vous traiter ainsi.
Laissez cette pièce et écoutez-moi !
Vous êtes en colère.
Vous êtes stupide.
Le petit malin ! Un idiot !
Stupide ? Combien gagnez-vous ?
Combien de temps vous reste-t-il à vivre ?
Johnny !
- Je t'attendais. - Marchettis est sorti ?
Ça fait cinq minutes. Je ne leur ai rien dit.
- Il t'a dit quelque chose ? - Qui ?
- Marchettis. - Non. Je suis là depuis deux heures.
- J'ai été une tombe. - Où] est allé Marchettis ?
Je sais pas. Je suppose au club.
- Où vas-tu, Johnny ? - Je ne sais pas.
- Qu'est-ce que tu sais, Charly ? - Sur quoi ?
- Sur tout. - Quand je sais, je te le dis.
Je suppose que oui.
Taxi !
- Où vas-tu ? - Je sais pas. Faire un tour.
Je viens avec toi ?
- Un appel pour moi ? - Je vais voir.
- Donnez-moi l'aéroport. - Pas d'appel.
- Nancy Hobson est descendue ? - Oui, elle est descendue
Elle a dit qu'elle s'enregistrerait plus tard, qu'elle allait faire un tour.
Allez, chérie ! Annulez la réservation.
Annulez-la. Allo ? L'aéroport ?
Quand partira le vol 4?
Bien.
Johnny !
Je suis allée faire un tour.
- Le réceptionniste me l'a dit. - C'est beau. Tout sent si bon.
Comme tes fleurs C'est vous, Charly ?
- Oui. - Bonsoir, Charly.
- Je sais que vous êtes son ami. - Ton avion part dans une demi-heure.
- Quoi ? - Voilà l'enregistrement des bagages.
Comme ça ?
Oui. Juste comme ça. Je t'emmènerai.
- Je m'en vais. - Je t'emmène.
Bon. Je vais juste appeler un taxi.
Je vais à l'aéroport. Je reviens dans une heure.
- Donne-moi les clés de la voiture. - Je me suis trompé de numéro.
- C'est le mari qui t'a répondu ? - Tiens.
À plus tard.
Oui. Plus tard.
Allo ? Oui, c'est Guido.
Très bien, Charly. Appelle le club.
- Guido. - Tu n'es pas sortie avec Johnny.
Non, j'avais la migraine. Je me suis endormie.
C'est tard, 11 h passées.
- Je me lève. - Non, tu as la migraine.
Je dois me lever. J'ai fait un rêve.
- Oui ? - Sortons ensemble, ce soir.
- Emmène-moi quelque part. - Je peux pas. Les gars m'attendent.
Une grosse partie Tu sais comment c'est.
Je suis venu te dire adieu.
- Adieu ? - Oui.
Tu sais, j'ai regardé ça toute la journée.
C'est beau. Un travail parfait.
Il n'y a que deux montres pareilles.
La mienne... et à qui l'autre ?
Guido, écoute-moi. Guido !
Je devrais te tuer. Ce serait si facile...
Je n'aurais qu'à faire cela.
Et ta gorge si belle, si blanche...
C'est Guido Marchettis qui te le dit, ton mari.
Le tas de graisse C'est ce que tu pensais, hein ?
"Il ne compte pas C'est qu'un tas de graisse".
Dis-le ! C'est ce que tu penses depuis le début !
Donne-moi une bonne raison. Dis-le !
O'Clock !
Ce nom résonne tout le temps dans ma tête.
Il n'a rien à voir, il ne s'agit que de moi.
- Seulement toi. - Il ne s'est rien passé.
- Tout le temps. - Demande-lui.
Johnny est mort. Je l'ai appris en venant.
- On lui a tiré dessus. - Quand ?
À 11h30...
...à cette montre.
Fous le camp !
- Je prends mes affaires. - Tu pars comme tu es venue.
Guido. Écoute...
- Dégage ! - Tout ce que tu voudras.
- Quel vol, s'il vous plaît ? - Le vol 4.
- Merci. - Vol 4, porte numéro 3.
Tu vas manquer ton avion
Johnny !
- Vous êtes blessé ? - Je vais appeler un médecin.
- Attention, doucement. - Johnny !
Johnny !
Arrête de me suivre Prends ton avion.
- Voilà pourquoi tu voulais que je parte. - Tu es folle.
- Tu le savais, ne mens pas. - Je ne savais rien.
On se connaît depuis un jour. Fais comme si je n'existais pas.
Je n'ai connu qu'une fois ce que je ressens maintenant.
Je ne pensais pas le retrouver, mais cela m'est arrivé.
- Et je ne vais pas le perdre. - Va prendre ton avion.
- Non. - Avec moi tu n'auras que des ennuis.
- Si tu as un endroit à aller, vas-y. - Je n'ai nulle part où aller.
- Qui est-ce ? - Nancy Hobson.
- Que voulez-vous ? - Je dois vous parler de Johnny.
- Qu'y a-t-il ? - Il est salement blessé.
- Il veut un médecin ? - Où est-il ?
Je vous conduis.
Un instant.
Le cadavre est encore chaud. Tu ne pouvais pas attendre ?
Prends ça.
- C'est Marchettis ? Dis-moi. - Cette fois, tu n'auras pas de chance.
- Johnny, arrête. - Tais-toi ! Pourquoi m'as-tu vendu ?
Pourquoi pas ? Les filles et les beaux costumes pour Johnny.
- Je t'ai sorti de prison. - Charly n'est qu'une merde.
- Parle franchement. - J'étais seulement le second.
Et Johnny ne s'occupait que de lui-même.
J'attendais plus de toi.
J'ai fait comme toi. J'ai cherché quelqu'un qui me donnerait plus.
Mon ami Tu n'as plus d'ami maintenant.
- Tu es mort. - Je vais te dire pourquoi tu l'as fait.
Tu étais au club l'autre jour quand Blayden est passé.
- Je n'ai rien à y voir. - Tu le savais, c'était suffisant.
- Je n'ai rien à y voir. - Tu as aidé Marchettis à le porter vers le fleuve.
J'y suis allé déjà deux fois. Cette fois, c'est la perpétuité.
Je deviendrai fou.
- Tu y étais alors ? - Pas quand ils ont tué la fille.
J'ai rien à voir avec la fille Quand j'ai su qu'ils l'avaient tuée...
Qui a été tuée ?
Bon. Allons-y.
- Nancy. - Malade. Je me sens malade.
Ressaisis-toi.
D'accord.
Où] allons-nous ?
Faire le tour du monde en 30 jours
Johnny, dis-moi...
Nous fuyons. Vite et loin.
Vite et loin.
- Vas-y, dis. - Dire quoi ?
- Ce que tu as sur le cœur. - Je veux sortir d'ici.
Arrêtez, chauffeur.
- Tu veux t'asseoir ? - Oui.
Je venais ici enfant pour jouer et me cacher.
Rien n'a changé.
Caché dans les buissons, tout le monde est à égalité.
Riches et pauvres. Les nuits d'été, tout le monde dort sur le gazon.
- Qui l'a tuée ? - Marchettis, je pense.
- Tu crois ? - Personne ne dira rien.
- Et la police ? - Aussi, je pense.
- Elle ne peut le prouver. - Qu'est-ce que tu sais ?
- Plus que les autres. - Et si tu le disais ?
Marchettis et moi sommes associés.
Si Koch ne me fait pas plonger, il le fera.
- On n'attend rien d'un gangster. - Mais d'un homme en guerre.
Et qu'arrivera-t-il à Marchettis ?
Il le paiera le moment venu.
Le moment venu ?
- Tu n'as pas compris. - J'ai compris
Nancy !
Nancy !
Je t'ai dit que j'ai compris.
Non. Je vais d'abord régler mes comptes avec lui.
- Régler tes comptes ? - Il me doit de l'argent.
- Tu es revenu pour ça ? - C'est mon argent.
- C'est toi qui n'as pas compris. - Que veux-tu qu'on fasse ?
Voyager et nous loger à l'œil ?
- Nous pouvons tout avoir. - Même mauvaise conscience.
- Dis-moi ce qu'il faut faire. - Rien.
- Mourir en héros pour toi ? - Pas pour moi, ne fais rien pour moi.
Tu crois que c'est moi qui vais payer ?
Je choisirai le lieu et le moment et je m'en sortirai.
J'ai toujours agi ainsi et j'ai toujours gagné.
- Qu'as-tu gagné ? - Ce que tout le monde veut.
- Je ne suis pas stupide. - Non, tu n'es pas stupide, t'es malin.
Ma sœur a été assassinée, mais Johnny O'Clock n'est pas stupide.
- Arrête ! - Je le crierai. Je réveillerai tout le monde.
Même ma sœur Johnny O'Clock n'est pas stupide !
Arrête ça !
Je n'ai plus personne d'autre au monde que...
- Johnny O'Clock. - C'est bien, chérie.
Personne d'autre au monde pour toi... et pour moi.
Attends-moi, je reviens. Laissez le moteur en marche.
C'est peut-être une erreur.
- Nous devrions tout oublier. - Mon fric, je veux mon fric.
Vous étiez à l'aéroport. Qu'est-il arrivé ?
Vous savez quelque chose sur votre sœur ?
Où] est-il allé ?
La petite amie de Johnny O'Clock.
- Je suis fatiguée et j'ai sommeil. - Je ne vais pas jouer longtemps.
Un autre café me ferait du bien.
Y'en a plus. Je vais à la cuisine. Tu veux autre chose ?
Non, seulement du café.
- Salut, Guido. - Johnny.
- Tu veux ma place, O'Clock. - Non, tu sais que je ne joue pas.
- Tu veux me voir, Johnny ? - Oui, je veux te voir.
- Je passe mon tour. - Tu miseras.
- Que veux-tu ? - Je viens chercher mon fric.
- Tu t'en vas ? - Oui.
Tu as le droit. C'est ton argent.
Tu connais la combinaison. Sers-toi.
- Tu veux le compter ? - Je te fais confiance.
Tu as toujours eu beaucoup de sang-froid.
Tu n'en manques pas non plus. Il t'en faut pour me voir partir.
- Ainsi, tu t'en vas. - Oui. Loin.
Ça ne sera jamais assez loin pour moi.
Pour moi aussi.
Je crois que c'est bon. Adieu, Guido.
- Nous sommes quittes. - Oui, nous sommes quittes.
- Adieu, Johnny. - Adieu, Nell.
Arrête, Johnny. Tu n'iras nulle part.
- Guido, non. Laisse-le partir. - Pourquoi ?
Tourne-toi. Je ne veux pas te tirer dans le dos.
- Que gagneras-tu en tirant ? - Ma femme.
- Nell, dis-lui. - Il ne reviendra pas.
- Il reviendra pour toi. - C'est terminé.
Je sais que non. Je l'ai vu dans tes yeux dès le début.
- Tourne-toi, Johnny ! - 20 ans ensemble, ça te dit rien ?
Il n'y a jamais rien eu entre nous que l'argent.
- Maintenant, y'a plus rien. - Ma femme.
C'est juste ce que Koch veut qu'il arrive.
Tu tombes dans le piège comme un imbécile.
- Il avait raison. - Oui, sur beaucoup de points.
- Tu le sauras jamais. - Je le sais.
- Tu as descendu Blayden. - Demande-lui quand tu le verras.
Et ensuite la petite Harriet. Elle attendait Blayden.
- Elle était là quand c'est arrivé. - Tu parles pour les murs ?
Je te parle. Tu l'as amenée chez elle, tu as allumé le gaz...
Que ça apparaisse comme un suicide. Un truc de rat d'hôtel.
À qui veux-tu le faire croire ? Tu as laissé ta carte de visite.
- Une pièce de monnaie mexicaine. - Le mort a fait son oraison.
- Va-t'en, Nell. - Guido, laisse-le partir.
- Si tu le fais, je vais... - Ne le supplie pas pour moi.
- Il n'écoutera personne. - Nell, dégage.
Personne d'autre que toi ne pouvait tuer cette gosse.
- Qu'est-ce que c'est ? - Quelqu'un a une mauvaise toux
Johnny !
Johnny !
Johnny.
- Johnny. - Ne m'approche pas.
- Écoute. - Tu as ce que tu voulais, non ?
- Quand la police viendra... - Ne m'approche pas !
...je dirai ce qui s'est passé. Maintenant tout est à toi et à moi.
- À toi. Tu ne l'auras pas. - Si tu me laisses, je jure de dire...
Je sais ce que tu diras. Dégage avant que je te tue.
Je vais tirer.
C'était Johnny O'Clock. Il voulait voler l'argent de mon mari.
Mon mari ne voulait pas le lui donner. Il a tiré de sang-froid.
- De sang-froid... - Il a fui par la cuisine.
Il est blessé.
Merci
Johnny !
- Je t'avais dit de m'attendre dehors. - J'ai entendu les coups de feu.
- J'ai cru que... - Je suis vivant.
- Tu as besoin d'un docteur. - Je n'ai besoin de personne.
- Tu as besoin de moi. - De personne. Juste moi seul.
- Tu n'es pas seul. - Prends ça. C'est beaucoup d'argent.
Garde-le. Prends-le et va-t'en J'ai tué Marchettis.
- Tu disais que... - Je sais ce que j'ai dit.
Foutaises. Je choisirai le lieu et le moment.
- C'est elle qui a choisi. - Elle ?
Oui, elle. La chance m'a tourné le dos.
Légitime défense. Culpabilité Je le sais bien.
Tu m'avais avertie, que des ennuis Et j'étais d'accord.
J'étais sincère. Je vais te le prouver.
- Qu'importe ce que tu as fait... - Va-t'en !
Je ne peux pas. La balle m'a atteinte aussi.
Les mains en l'air et tout ira bien.
- Restez sur le côté. - Vous êtes stupide.
C'est ça, stupide. Stupide et malin.
- Baissez cette arme. - Je vais dire ce qu'on va faire, Koch.
Vous allez me faire sortir par la grande porte, devant tout le monde.
Si on nous arrête, vous direz que je me suis rendu.
- Que vous m'avez arrêté. - Vous croyez que je vais faire ça ?
Écoutez-moi...
J'ai une balle dans les tripes et le feu dans la tête...
...ça risque d'être la même chose pour vous.
Tu ne sais pas ce que tu fais et ce que tu dis.
- Ce que je sais est dans cette arme. - Je sais que je vous arrêterai.
- Une fois dehors, j'ordonnerai qu'on tire. - Très bien, alors qu'ils tirent.
Non ! Je ne suis pas d'accord Johnny, rends-toi.
Je n'ai aucune chance. Toute ma vie, ce type me poursuivra.
- Johnny, tu es blessé, affaibli. - Je sais ce que je dis.
Il voulait quelque chose contre moi et il l'a maintenant.
- Même s'il savait la vérité... - Quelle est la vérité ?
J'étais en légitime défense.
Sa femme dit que c'était de sang-froid, pour l'argent.
- Elle ment. - Si elle ment, alors sortons.
Tout ça, c'est pour m'incriminer.
Personne ne vous inculpera.
Si vous voulez qu'il vive, dites-lui de lâcher cette arme.
Non, je ne veux pas qu'il vive. Je veux qu'il meure.
Je veux pleurer sur lui Je n'ai pas assez pleure.
Je veux dire que j'ai pleuré pour... Johnny O'Clock.
L'homme le plus futé au monde.
Je le sais, il me l'a dit : "Johnny O'Clock n'est pas stupide".
C'est pourquoi il est mort, parce qu'il n'est pas stupide
Johnny !
Johnny !
On dirait qu'il va faire chaud.
- Pas trop chaud. - On parie ?
Parier ? Je me couche.
JK subtitles +++
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