All language subtitles for 2012 Un_enfant_de_toi(2012)DVB_track5_fre

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranรฎ)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

1, 2, 3.

Tu lis a voix haute ?

"Je promets de plus te faire peur.

"Je promets de plus etre insupportable avec toi.

"Je reste une fille impossible, mais pas pour toi."

Signe.

- Tu te souviens de moi ? - Ouais. Ca revient un peu.

Tu sais, je pense pas qu'on se soit rates.

On s'est pas loupes.

Pourquoi tu m'as telephone ?

Parce qu'avant, je pouvais pas.

Maintenant, tu me conjugues au passe, alors c'est possible ?

"Possible", c'est vite dit.

C'est pas bien, pour notre fille, que ses parents s'evitent.

- C'est nul, comme reponse. - N'empeche. C'est une raison, ca.

T'inquiete pas. Maintenant, une autre femme te protege.

Il faudrait une muraille de femmes, pour etre a l'abri de toi.

Moi aussi, je suis plus toute seule.

Grace a eux, on va pouvoir recommencer a se parler.

Et a se voir, maintenant qu'on est bien proteges.

- Je te demande pas si t'es heureux. - Non. Tu me demandes pas.

Tu me demandes pas si de mon cote...

Je te demande pas.

Il me baise bien.

Je te baisais mal, moi ?

Bon. On peut en rester la ?

Monsieur, on peut avoir une frite et deux coupes, s'il vous plait ?

Ca fait 3 ans jour pour jour qu'on s'est quittes.

T'es une fille pessimiste.

Tu lis que les pages necrologiques dans les canards.

On s'est connus un 26 juillet.

Toi, t'es qu'un type du commencement.

T'as signe.

- Merci. - Merci.

Tu lui as dit, a ton dentiste, qu'on se voyait ?

Non.

Moi, ouais.

Ce "moi, ouais" assez suffisant est vraiment cretin.

T'etais comment, en venant ? Un peu nerveux ?

Cette nuit, j'ai reve que je baisais une fille.

Enfin, pas vraiment.

En fait, un paquet d'obstacles m'en empechaient.

Rassure-toi, la fille, c'etait pas toi.

Je suis contente de savoir...

qu'a l'idee de me revoir, tu bandes pour d'autres filles.

T'as signe.

- C'est pour ca qu'on s'est quittes. - T'as signe. T'as signe.

Hier, j'ai pris un taxi qui m'a immediatement parle de cul.

Je lui ai dit que la monogamie etait une cruaute, et il m'a fait sortir.

Il sort aussi,

et il me montre sa boite de preservatifs dans le coffre.

"Vous comprenez, ce sont mes yeux", il me dit.

"Les femmes, quand elles me voient, elles comprennent que je les aime."

Et c'est vrai que le mec avait de beaux yeux.

J'esperais t'arracher un petit sourire de complaisance.

Sur la cruaute de la monogamie, t'esperes me faire sourire ?

Et toi,

avec tes beaux yeux, tu les planques ou, tes caoutchoucs ?

Avant, tu me parlais pas des filles qui te plaisaient.

Je suis pas ton copain.

Je serai jamais ton copain.

T'es plus ma copine, hein ?

Avant que t'arrives, je me suis mise a trembler.

J'arrivais pas a me controler.

Et puis c'est passe.

Pour une premiere fois en tete a tete, restons-en la.

Comme ca, on reste sur une note absolument positive.

J'ai ete parfaite, non ?

Impeccable.

Je file, je vais etre en retard.

Papa, il viendra a la fete de l'ecole ?

Quoi ? Encore ?

Les fetes de l'ecole, c'est pour moi.

Papa aime pas trop les beaux chants qu'on apprend aux enfants.

C'est pas trop son truc.

Et les cours de violoncelle ? Il vient jamais avec moi.

Il attend que tu sois une grande violoncelliste,

et la, il viendra t'ecouter. Je te promets.

J'ai un pere qui aime pas les enfants.

Ma pauvre petite !

Elle t'a bassine avec son mechant papa ?

Non.

- Ca va, toi ? - Oui.

J'ai rajeuni, ca fait du bien.

Ca se voit pas ?

- D'un coup d'un seul, comme ca ? - Oui.

J'ai fait le menage.

J'ai decide de garder que les heures a rire avec Lina,

les heures a ecouter la musique que j'aime,

les heures a me faire caresser dans les lits,

les heures a jouer au ping-pong,

les heures a me balader dans les rues au hasard.

Et de jeter tout ce qui compte pas.

Les heures sans la moindre petite grandeur.

Les heures d'arriere-boutique, si tu preferes.

Les heures d'emploi du temps trop charge

par panique du temps que je pourrais perdre joliment.

Et ces heures quand le coeur fatigue de battre pour rien.

Si je calcule bien, t'as a peine plus de 17, 18 ans maximum, la.

A peine.

Plus jeune, tu me trouves plus sexy ?

Oh, l'enorme piege !

T'as pas honte ?

T'as jamais ete aussi sexy.

T'es au sommet, depuis que je te connais.

Bonne reponse.

Et les heures avec moi, t'en fais quoi ?

Ca compte double, comme les allees Ikea.

Salope.

"Sexy" ?

- "Sexy" ? - Oui.

C'est quand une femelle guepard en chaleur

s'approche d'un male et qu'elle veut lui plaire.

Je sais ce que ca veut dire, "sexy".

Et les guepards, c'est pas sexy.

Ben, ca depend des guepards.

Augustin, je veux plus lui parler.

Il est trop triste.

Raphael, c'est pareil.

Et en plus, il est avec Lola, maintenant.

Je sais pas si je suis amoureuse de Raphael ou d'Augustin.

Ma mere, c'est pareil, et j'ai pas envie de ca.

Si ca continue comme ca, je vais plus parler aux garcons.

Voila.

On t'a vu dans un salon de the chicos avec une fille pas mal.

Toi. Tu faisais le charmant.

N'importe quoi. C'etait pas moi. Je sais pas faire ca.

Ah oui ?

Tu veux savoir ce qu'on me dit sur toi ?

- J'ai le choix ? - Non.

Des que je pense a une connerie, j'ai envie de te la dire.

C'est ce qui me manque le plus.

Tu rigoles pas assez, dans ta vie ?

C'est ce que t'as envie d'entendre ?

On peut installer un petit silence, pour eviter la mauvaise pente ?

Je l'ai vue, la fille.

Mais c'etait pas dans un salon de the.

Il est nul, ton informateur.

C'est drole, parce que rien n'a vraiment marche.

Fais un portrait de moi assez flatteur.

Ben, force-toi. Vas-y, tu vas voir.

Lache.

Et sincere.

Elle n'a pressenti que la lachete, uniquement. Continue.

Envie et voulu.

Elle a pas vu a quel point on pouvait me vouloir.

Egoiste !

Et d'un charme rare.

Je m'en fous, de cette fille.

Et si elle s'etait pamee, je serais reste de marbre.

Un jour, je t'avais menace de te quitter.

Je t'avais menace et t'as rien dit.

T'aurais du me dire que j'avais tort, mais t'es reste silencieux.

Comment veux-tu que je te prenne au serieux ?

Apres, t'as passe une heure a repeindre le plafond des chiottes.

Je t'ai regarde et j'ai compris que c'etait fini.

Et apres, t'as foutu le camp et t'es jamais revenu.

Ton sourire juvenile m'a fait perdre le sens de tes paroles.

J'ai entendu que la musique.

Tu peux repeter ?

Pauvre mec.

- Tu t'en fous, de mon histoire. - C'est toi qui t'en fous.

L'etat de guerre permanent, j'en pouvais plus.

La passion, c'est la guerre, mais c'est pas toujours la guerre.

T'es un mec frileux qui porte toujours des pulls.

Et puis j'ai reflechi.

Apres le demenagement, c'etait fini. Tu m'as aimee 6 mois.

C'est une connerie pour me faire marrer ?

T'es un mec qui se raconte des histoires a l'avance.

Et quand elles t'arrivent, ca t'amuse plus.

On s'egare. C'est ma faute.

Je t'ai envoyee la-bas juste pour faire le malin.

Et puis tu m'as placee trop haut.

Ou trop bas.

Jamais a ma place.

Quand ca a du sens, previens-moi, comme ca, j'essaie de reflechir.

Et c'etait quoi ? Trop haut ou trop bas ?

C'est moi qui t'ai surestime parce que tu me devinais tres bien.

J'aimais que tu te penches sur moi comme sur un bouquin. Ca me flattait.

Il y avait des choses formidables que personne n'avait vues avant toi.

Et puis ca me paniquait, aussi.

Il y a tant de choses que j'aime pas, chez moi.

- Il y avait plus rien a lire ? - Victor, il sait pas lire, lui ?

Victor, c'est un type gentil, drole, attentif.

Et vraiment curieux des autres. Et curieux de moi.

Pas comme toi.

Tu veux pas vraiment en parler avec moi ?

Pourquoi tu m'as telephone ?

Il y avait une raison ?

Qu'est-ce que t'arrives pas a me dire ?

Tu vas te marier ?

T'es enceinte ?

Je vais pas me marier.

Je suis pas enceinte.

Tu vois, j'arrive pas a te deviner.

Il veut un enfant.

Et avant, je voulais pas.

Et maintenant, je sais pas.

Si tu viens me voir, c'est que tu sais.

Ouais.

Je vais etre enceinte. Je voulais te le dire.

Mais t'es pas enceinte ?

Je prefere te le dire quand je suis pas enceinte.

Quand tu seras enceinte, on ne se verra plus.

J'ai decide d'avoir un enfant.

Il a decide.

Avant, je voulais pas.

Si tu veux, on peut dejeuner ensemble, vendredi.

Oui.

Mais a une condition.

Que tu sois pas deja enceinte.

Qu'est-ce qui prouvera que je le suis pas ?

Tu seras moins jolie.

T'etais drolement jolie quand t'etais enceinte de moi.

T'as aucune chance de l'etre autant avec lui.

J'ai pas ete impeccable comme l'autre fois.

T'es pas impeccable, comme fille.

T'es pas impeccable du tout.

Ca va ?

Alors ?

Il a l'air d'aller bien.

Qu'est-ce qu'il raconte ?

Des histoires de filles.

Ca tourne autour de la monogamie comme exemple parfait de la cruaute.

Et son etudiante ?

Elle est pas un sujet de conversation.

- Moi non plus, je suppose. - Non.

Il veut pas parler de toi.

C'est bien, qu'il te fasse des confidences sur ses histoires de cul.

C'est pour dire :

"Je jouerai avec les autres filles, mais j'en serai jamais amoureux.

"Je n'aimerai que toi." Ca doit te plaire.

- Tu me cherches des poux ? - Non, non.

J'aime mieux pas etre un sujet de conversation pour lui

et j'ai pas envie qu'il soit un sujet de conversation bidon pour nous.

Alors tu le vois quand tu veux. D'accord ?

Et moi, je vois son etudiante quand je veux.

Et tu la baises quand tu veux.

T'es drole, quand t'as pas d'humour.

Tu me fais l'amour a moi d'abord ?

- Tu veux ? - Oui. Prems !

Je sais pourquoi tu l'as vu.

Ben, dis-le-moi.

Tu voulais savoir s'il encaisserait le choc de l'enfant a venir.

Comme analyse, c'est assez fin.

Et finalement, il nous a autorises a avoir un enfant ou pas ?

Si t'etais un psy vraiment malin, tu serais pas dentiste.

Propose-lui d'etre le parrain,

ca peut l'aider a pas utiliser son droit de veto.

Tu veux savoir ?

Je lui ai demande de me faire un enfant. Il a pas voulu.

Tu vois ? T'avais tout faux. Reste dentiste.

Fais l'imbecile, toi !

Tu me plais.

Qu'est-ce que tu fais la ?

J'avais un petit truc que j'arrivais pas

a sortir de ma tete.

Tu pourrais me le dire ?

C'est quoi ?

Tu faisais quelle tete, quand je suis nee ?

Comme ca... ou comme ca ?

Non, pas du tout.

Je faisais plutot comme ca.

Non, j'ai fait comme ca...

T'etais content que ce soit une fille ?

Un garcon, j'aurais fait : "Beurk !"

- Je l'aurais foutu par la fenetre. - Non. Tu l'aurais garde.

J'aurais hesite.

Mais heureusement, c'etait une petite taupe femelle, pas un garcon.

Tu me demandes, mais t'etais la ! T'as aucune memoire ou quoi ?

- J'etais trop bebe. - C'est pas une raison, ca.

Je ne te decrirai plus ma tete

si tu me dis pas quelle tete tu faisais, toi,

quand tu m'as vu la premiere fois.

Vas-y, reflechis bien.

Fais travailler ta memoire, ma vieille.

Comme sur les photos.

Fais voir.

T'es pas loin.

Tu t'es dit : "Si c'est mon pere, ce type qui sourit betement,

"je prefere ne plus rien voir."

On voit rien, le premier jour.

Non, non. On voit plus rien des qu'on a vu son pere.

Parce que c'est vraiment trop horrible.

Sauf si on n'est pas decu, quand on l'apercoit la 1re fois.

La, ca rend pas aveugle.

Ce que je te dis, c'est tres scientifique.

Toi, t'esperais mieux, hein ?

Mais je te comprends.

Arrete de papoter

pour eviter de te coucher. Va au lit.

Pourquoi elle dort pas ici, Gaelle ?

Elle prefere nous laisser, quand t'es la.

Elle sait que tu t'occupes de moi, et elle a son chat.

Une fois, c'est le chat, une fois, c'est moi.

Comme ca, je suis pas jaloux du chat.

Tu peux lui dire qu'elle peut dormir ici.

Tu voudrais que son chat creve de faim ? T'es une tueuse de chat ?

- Va te coucher. - Arrete !

Pourquoi tu veux pas d'enfant avec moi ?

Tu m'as jamais pose la question.

Je te la pose, la.

Je me suis jamais pose la question.

Je suis trop jeune, pour les enfants.

Personne veut d'enfant avec moi.

Qu'est-ce qui te prend, la ?

T'as une petite attaque d'angoisse ?

Je croyais que tu detestais

les ventres deformes, les nichons prets a exploser.

J'ai eu un petit malaise, un petit manque de sucre. Ca arrive.

Forniquer en dehors du seul plaisir est d'une connerie stupefiante.

Merci de m'avoir ramene a la raison.

Tu dors ici, ce soir ?

Non.

Je te laisse dans les bras de ta fille.

Attends.

On pourrait les inviter, elle et son dentiste.

- C'est pour toi ou pour ta fille ? - Reflechis.

On aurait une grosse reduction. Meme tout gratos :

les porcelaines, les bridges...

Je sais pas cuisiner pour quatre.

C'est facile.

Si tu veux, cet ete, on part en vacances ensemble.

On pourra s'apprecier, essayer des recettes.

T'as raison.

La bouffe sera trop degueulasse, ici.

- Et tu pourrais les empoisonner. - Oui.

On va se faire inviter chez eux.

T'es pas tres drole.

Mais attachant.

Qu'est-ce qu'il y a, encore ?

Plus personne veut d'enfant avec moi. Tu trouves ca normal ?

Pourquoi tu veux un bebe avec elle ?

Ben, j'en sais rien. Je demande, ca coute rien.

Si elle aime les chats, elle peut pas aimer les faces de rat comme toi.

Ca doit etre ca.

Bon. Allez, je t'endors.

- Tu peux me faire de la musique ? - Oui. Si tu fermes les yeux.

Le gentil troubadour, tu le feras jamais pour Gaelle ?

Je suis ton troubadour perso, tu le sais tres bien.

La mere de Max a plein de bijoux. Elle pourrait nous en preter.

Max !

Tu peux venir ?

Est-ce que ta mere peut nous preter une bague, petite mais belle ?

- Pour quoi faire ? - Marier toi et Zoe.

- Tu veux qu'on se marie ? - Si on est amoureux, on se marie.

- Comment on fait ? - C'est moi qui vous marie.

Avec la bague.

Mais ma mere, elle voudra jamais m'en passer une.

Elle aime trop ca.

C'est mort.

Pas de mariage sans bague.

- On est obliges d'avoir la bague ? - Oui, obliges.

Bon... j'y reflechis.

Le travail de ces femmes...

il y a rien de plus beau.

Ces tresors qui me passent entre les mains et que je dois vendre...

L'archeologue et son os de dinosaure, c'est plus classe, pour ces connards.

Il y a 2 minutes que je la vois, ta grosse paluche.

Tu croyais quoi ? Que je la voyais pas ?

Je me posais la question.

Tu me rassures.

Allez, retire-la.

Si tu la retires pas, je vais etre oblige de la prendre.

Et tu vas etre tres embetee.

Bien joue.

Tu veux aller a l'hotel ?

Je veux juste me caler sous ton bras.

Ca me manque, de plus sentir ton odeur.

Je sens rien.

Si. Le cuir, et vaguement le parfum de ton etudiante.

Ca fait peur, de savoir qu'un jour, je m'en souviendrai plus.

Un jour, j'oublierai meme l'envie de cette odeur.

Depuis quand t'es pas allee a l'hotel l'apres-midi ?

C'est non.

T'attends d'etre enceinte ?

T'es con.

En plus, tu t'en fous.

Fais-moi cette proposition quand elle aura du sens.

T'as raison, tiens. J'y tiens pas.

Le sexe, c'est avec les autres, pas avec toi.

Si tu me rencontrais, t'aurais envie de moi ?

Regarde ce que j'ai recu, ce matin, par mail.

Toc.

On dirait celui qu'on avait achete a Fes.

Oui, c'est vrai.

Je vais bientot repartir a la chasse au tresor.

On y va ?

Tu vas partir longtemps ?

Non.

Je pars une semaine.

C'est pas tout de suite.

Tu m'appelleras, de la-bas ?

Ouais. Sur ton portable, en douce.

Tu m'embrasses ?

Comment ?

C'est toi qui sais.

Arrete !

Putain ! T'as vu ?

J'ai jete un regard furtif, pour voir si on pouvait nous voir.

- C'est consternant. - Oui.

Le manque de toi, ca fait partie de moi.

Tu comprends ?

Mais non, je suis trop con.

Ce sont des phrases bon marche.

Si on t'entendait, on pourrait croire que t'as appris ca a mon contact.

Gaelle ?

Je vous connais ?

Oui et non. Je suis l'ami d'Aya.

Je peux vous parler deux minutes ?

Oui. Je vous ecoute.

- Ils se voient. - Je sais.

Non, vous ne savez pas.

Ils se sont vus 3 ou 4 fois en 15 jours.

- Ca vous inquiete toujours pas ? - Non.

Elle n'a jamais semble aussi joyeuse.

Je respire aussi bien que sous une cloche.

Moi, je respire normalement.

Vous etes sure qu'il vous aime ?

Ca vous vient vite, l'intimite.

Ben oui, je suis son amoureux. On va avoir un enfant.

Je pretends qu'elle est contente de moi

et que je la contente vraiment.

Quelle chance, d'etre sur des sentiments des autres !

Moi, les sentiments des hommes, ca m'echappe souvent.

Sans parler des miens.

Vous voulez que je devienne cingle ?

Pourquoi je vous ferais des confidences ?

Ca m'aurait rassure que vous me disiez qu'il est dingue de vous.

Ce type n'est pas capable d'aimer qui que ce soit.

Il va foutre le bordel dans ma vie.

Vous etes toutes cinglees, avec lui.

- Il doit pas trainer autour d'Aya. - Je dois faire la police ?

Oui. Je suis le contraire de lui.

Je suis doue pour le bonheur et l'harmonie.

Vous pouvez pas imaginer !

- Vous en faites pas un peu trop ? - Non.

Ca m'arrangerait que vous soyez la personne qui lui convient.

Vous me trouvez pas assez charmante ?

Pas assez drole ?

Jolie, oui. Drole, je sais pas.

Je suis la personne qui lui convient. C'est sur.

Elle, c'est pas la personne qu'il lui faut. Elle l'a jamais ete.

Ils n'ont rien a faire ensemble. C'est fini, leur histoire.

J'ai un bon argument pour vous rassurer.

Je suis jeune.

Lui, la jeunesse, il y croit comme personne.

Il me laissera tomber pour une plus jeune.

- Vous respirez un peu mieux ? - Un peu.

Je vais pas passer ma vie avec lui.

Vous, vous finirez pas votre vie avec elle.

Ils finiront leur vie tout seuls. Ca leur ira.

Pourquoi elle terminerait pas sa vie avec moi ?

C'est pas moi qui suis venue vous trouver !

A part vous embrasser pour vous consoler, je peux rien faire.

- Avec la langue ? - Non !

De toute facon, j'ai pas besoin d'etre console.

Et j'ai pas le gout pour la consolation.

Quand mon frere est mort, j'ai pas demande qu'on m'embrasse.

Le dentiste est chez toi ?

Il est en congres.

C'est bidon, de se separer et de te voir quand ca devient trop fort.

C'est bidon et c'est presque comique.

- Non ? - Oui.

Oui. J'ai aussi un peu picole.

Tu crois que je vais recommencer cet enfer avec toi ?

Hein ?

Tu veux pas discuter avec moi ?

Je comprends pas pourquoi je suis la.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Ah, si.

Si, je sais. Je suis venue te rendre tes cles.

C'est pas normal que je les aie, si tu vis avec une autre fille.

T'as garde une cle d'ici ?

Arrete !

Tu crois pas que ca me rend dingue, hein,

d'etre attiree chez toi et de pas pouvoir resister ?

Jette-moi dehors.

Tu peux arreter, la, avec tes repliques theatrales ?

J'ai vecu 5 ans avec toi.

Ca s'est termine.

J'etais le grand fautif.

Tu m'as condamne.

J'ai paye ma dette a ta societe sans remise de peine.

Pour bonne conduite ?

Tu refusais quasiment de me voir en tete a tete.

- Fous-moi dehors ! - Tu m'emmerdes, avec ca.

- Fous-moi dehors ! - Alors dehors !

T'es un type gentil. Hein ? Tu sais pas foutre les filles dehors.

Arrete ! Putain !

Je m'en vais.

- Vous etes content de votre boulot ? - Oui.

Je pensais que dentiste, c'etait pour le fric.

Viens. C'est l'heure de se coucher.

- Tu dis bonne nuit ? - Bonne nuit.

- Bonne nuit. - Je vais avec vous.

Qu'est-ce que vous iriez foutre a la campagne ?

Regarder le cul des poules sortir des oeufs. Merveilleux. Tres bio.

Apprendre le nom des oiseaux,

faire semblant d'adorer ca.

Ces oiseaux sont plus cons que les poissons rouges.

T'as l'air fachee.

Tiens.

Hein, t'es fachee ?

C'est vrai, t'as l'air fachee. T'es fachee ?

Je crois aux amis, pas trop a la grande liberte.

La campagne, ce sera plus tard.

D'en etre arrives la, c'est inimaginable.

Quoi ?

Ben, nous deux.

On n'existe plus.

Chacun fait semblant de s'interesser a l'autre.

C'est degoutant.

Allez...

- Tu te couches toute seule. - D'accord.

Bonne nuit, crapule.

Dodo.

Si tu le prends comme ca, tu tomberas jamais enceinte de lui.

Vous parliez de quoi ?

De nous.

Il y a de quoi ?

Je t'ecoute.

Ben, Gaelle pense qu'on devrait se voir, elle et moi.

Comme vous vous voyez sans nous, on pourrait se voir sans vous.

C'est une idee geniale.

Tout deviendrait plus simple, non ?

Tu me quitterais ?

Oui. Mais comme ca, tu pourrais voir Louis en toute tranquillite.

Je suis pas sure de convenir.

Je conviens a personne, je me cabre tout de suite.

Pourquoi ?

On a le sentiment que vous etes trop ado ?

J'ai jamais ete tres adolescente.

Sauf avec mon pere.

Je l'ai deteste de m'avoir abandonnee pour des femmes.

Evidemment, je tombe pour quelqu'un qui les aime autant.

Je vais voir Lina.

Viens, viens.

Etonne. Il est etonne que l'histoire soit comme ca.

Il est etonne que la fin soit comme ca.

Il aurait aime que le heros ait des ailes.

Zinzin. Zinzin, il aurait aime que la fin se termine mal.

Content. Il est content parce que c'est la 1re histoire qu'il invente.

Meme si elle est un peu triste, il est content.

Triste. Il pleure tout le temps.

Il aimerait arreter,

mais il y arrive pas.

Et lui, c'est Furieux. Il se fache pour un rien.

C'est le pere de Triste. Il aurait aime que son fils, ce soit Content.

Et manque de bol, son fils, c'est Triste.

Allez, au lit.

Ca va mieux. C'etait irrespirable.

C'etait le 5e rendez-vous ?

A quatre, ca compte pas.

S'il y a un 5e rendez-vous, c'est moi qui le deciderai.

J'ai bien reflechi.

Si ca vous arrange de penser ca.

C'est un manque d'amitie entre vous.

"Un manque d'amitie" ?

Si vous etiez pas si jolie... pardon,

vous pensez qu'il aurait de l'interet pour vous ?

Genre animal cabre ?

Ca l'amuserait pas.

Se voir tous les 4, c'etait mon idee.

T'aurais pu me dire que ce serait un desastre.

Calme-toi. Il y a pas de quoi pleurer.

Je pleure pas.

T'es au bord des larmes. Qu'est-ce qui t'arrive ?

Ca me deprime.

Louis, je vais vous l'expliquer. C'est un type sans grande nostalgie.

Mais il est assez gamin pour vouloir s'amuser a la seduire de nouveau.

Il est bien, ce type.

- Vous commencez a m'angoisser. - Il a rien decide.

Il improvisera et il retombera sur ses pattes.

Le danger, c'est elle.

Et qu'elle accepte qu'il rejoue ce role a la con.

Il peut jouer avec conviction pour pas la decevoir.

Le danger, c'est elle. Enfermez-la chez vous, et tout sera regle.

Je peux vous demander le numero de votre portable ?

J'aurai peut-etre d'autres conseils a la con a vous demander.

On y va ? Je suis fatiguee, j'en peux plus.

Merci.

T'as ete super.

Tout le monde fait un effort, et elle joue la refugiee avec Lina.

Si cette fille etait moins jolie, tu t'agacerais moins.

Il les choisira toujours jolies. Ca le rassure.

Il a fait aucun progres, de ce cote-la.

Tu leur souhaites longue vie, a ces deux-la ?

Tu me gonfles !

Je crois qu'elle pense comme moi.

Qu'il vaut mieux que vous continuiez a vous voir a deux.

C'est ce qu'elle pense ?

Tu veux etre la seule a avoir ete aimee de cet homme-la ?

Elle en est pas capable, elle ?

T'es pas venu me chercher dans la chambre de Lina.

Ca lui aurait pas plu, a ton ex-gonzesse ?

T'as pas vu que j'allais mal.

Victor s'est precipite derriere toi. Lui, il est attentif.

Ce que tu ignores, c'est que tout mec s'occupant d'elle, la baisant bien,

est non seulement parfait mais une benediction pour moi.

Je risque de devenir accro a lui, tellement il m'aide.

C'est peut-etre moi. Je me vois avec personne.

Je cherche desesperement un garcon que je pourrai aimer.

Et c'est pas moi, ce type ?

Je sais pas.

Ce soir, je doute, et pas qu'un peu.

C'est ma faute. Je demande pas assez aux hommes.

Tu veux pas qu'ils dorment chez toi.

Pas cette nuit.

Allez ! Je foutrai pas ton chat aux chiottes.

- On le fait si on est tous d'accord. - Il est d'accord.

Tu dois me dire les paroles pour les trucs de mariage,

parce que moi, j'y connais rien.

Qu'est-ce qu'il faut dire ?

Tu demandes si c'est oui ou non,

et nous, on repond oui.

Il y a pas des formules qui font plus mariage ?

Si. Il y a : "Par les liens du mariage."

Alors c'est : "Par les liens du mariage,

"voulez-vous vous marier avec patati et avec patata ?"

Et apres : "Embrassez-vous !"

Je voulais te dire...

Je voudrais essayer de te plaire, un peu.

Te seduire, au milieu de tout ce qui nous arrive.

T'es une fille rusee et dangereuse.

Non.

Qu'est-ce que tu fais la ?

J'avais soif, et il y a plus d'eau dans mon verre.

J'ai oublie de te le remplir.

C'est qui ? C'est Gaelle ?

Quoi ?

C'est qui ? C'est Gaelle ?

Non. C'est ta maman, qui dort. Elle etait fatiguee.

Pourquoi elle est venue ?

Ben, parce qu'elle fait des cauchemars, comme toi.

Moi, je suis specialiste pour calmer les cauchemars.

J'ai pas envie qu'elle dorme ici.

- Et j'aimerais bien la reveiller. - Non.

Laisse-la dormir, c'est plus gentil. Et tu la vois demain a l'ecole.

Je suis reveillee.

- T'avais soif ? - Oui.

Tu vas te coucher ?

Bonne nuit, ma jolie fille.

- T'es partie pour bouder longtemps ? - Je t'en veux, c'est pas pareil.

Je vais a un anniversaire, ce soir.

Je pourrais revenir chez toi des demain.

Comme tu veux.

Tu veux divaguer avec d'autres garcons ?

Non.

Aya, tu lui disais, quand tu l'aimais ?

Quand tu doutes de tes sentiments pour moi, tu ne m'interesses plus.

Je n'ai aucun doute sur mes sentiments pour toi.

- Ca va ? - Oui.

Un peu mieux.

Il y a une photo qui traine, chez toi, que je deteste.

Il y a ecrit dessus "je t'embrasse",

sur le pare-brise degueu d'une voiture.

Si elle pouvait ne plus me tomber sous les yeux, je serais contente.

Tu peux me dire ou elle traine ? Je la retrouve pas.

Normalement, on se voyait pour se reconcilier.

Me cherche pas sur le terrain de la nostalgie, ca m'interesse pas.

"Si tu pouvais bruler toutes les saloperies d'avant moi,

"ce serait quand meme la moindre des choses."

Ca me gonfle, ca.

Je te vois.

Dans une heure.

Debrouille-toi.

Tu comprends ce que je viens de faire ?

Non.

Raconte.

Si t'arretes avec elle, j'arrete avec lui.

- Je te l'echange contre elle. - C'est qui ?

Il a pas le droit de me telephoner.

Je l'appelle quand ca m'arrange.

On se voit chez lui. Il doit occuper sa femme.

Qu'est-ce qu'il t'a fait pour que tu lui fasses ca ?

C'est avec lui que je devrais etre, pas avec toi.

Si on n'avait pas deconne, tous les deux...

On devait se marier,

et j'ai appris qu'il baisait encore celle qu'il avait quittee pour moi.

Ca te dit rien, cette histoire ?

Quand c'est la passion avec moi, tu baises avec lui ?

- Pourquoi tu me racontes ca ? - Parce qu'on va se quitter.

Tu couches avec ton ex et je t'imite. C'est mal parti, non ?

On va se quitter ?

Ben, si t'arretes pas avec elle.

Ce type compte pas plus que ca.

Dans ce cas, c'est un mauvais echange.

T'as raison.

C'est pas un bon echange.

Mon petit amoureux, a cote d'Aya, il pese pas bien lourd.

J'ai un truc genial ! Devine ce que j'ai dans ma poche ?

- Un livre. - Dans ma poche ? T'es serieuse ?

Non.

- Tu veux un indice ? - Ben, oui.

Ca se trouve toujours aux mariages.

Allez, balance. Dis un truc.

Des fleurs.

Non, j'en ai pas. Et ca depasserait.

Tu veux un autre indice ?

C'est toujours l'homme qui l'a.

Une bague !

Elle est trop belle !

C'est celle pour le mariage ?

- Avec...? - Max !

- Dis-moi ou tu veux le faire. - Pas dans la cour, on nous verra.

- Ou dans les toilettes. - Ah non.

Les filles, on est a la bourre. Allez, on est a la bourre.

Ok, je te rappelle. Oui.

Gaelle serait entree, ca m'aurait pas plus foutu les boules

et la honte.

Ton amoureuse va savoir que je viens chez toi.

Pas sur.

Et Lina, elle te balancera quand ca l'arrangera.

Je les emmerde. Toutes les deux.

Lina, par moments, je l'aime plus.

Je l'aime pas.

Je l'ai jamais aimee.

Si ce sentiment durait, je deviendrais folle.

Je reviens dans 2 minutes.

Bonjour. Vous auriez une chambre pour tout de suite ?

- Pour une nuit ? - Oui.

Tu me menaces ?

Quitte a se faire denoncer par ses enfants.

Enfin !

Aujourd'hui, au 6e rendez-vous, les filles ont pas couche.

T'as peur ?

Oui.

Et toi ?

Moi aussi.

- Ca va ? - Oui. Tres bien.

T'as fait quoi ?

J'ai glandouille.

Avec une copine ?

Non.

Avec mon amant.

Il y a quelques annees, je suis alle en Bretagne, la ou j'allais, petit.

La plage semblait minuscule.

Ca m'a amuse.

Je hais l'eau froide,

mais je m'y suis jete avec un bonheur inimaginable.

Le 31 decembre de cette annee-la, j'aurais pu dire :

"Le moment le plus fort a ete la."

Ca devait se voir dans mon regard, cette excitation.

Et je la vois dans tes yeux, en ce moment.

Je m'etais monte la tete.

Je suppose que tu as vu Louis, cet apres-midi.

Ne le vois plus parce que j'ai du mal, avec ce regard.

Bravo.

J'ai peur que toi aussi, tu te montes la tete.

Oui, je l'ai vu.

Dans la vie, tu montres un niveau d'intelligence aigu,

mais quand tu joues a la femme de l'eternel retour, ca...

ca manque de subtilite.

Ton regard, en Bretagne...

il devait etre magnifique.

Et moi, j'aurais bien aime te voir avec.

Quand tu le vois sur moi, ca devient laid et insupportable.

Tu sais, j'ai envie d'aller tres bien avec toi.

J'aime pas les hommes jaloux.

T'as raison.

J'ai envie de baiser.

T'as eu le temps de prendre un bain ou...

il s'est precipite sur toi comme ca ?

Non.

Il t'a plaquee contre quoi ?

Contre la penderie de la chambre.

Une chambre d'hotel ?

Bien sur.

Il t'a penetree tout de suite ?

Il m'a jetee par terre, et apres, oui.

Il t'a jetee par terre ?

Tu l'as suce ?

Hein ?

Tu l'as suce ou pas ?

Evidemment.

T'as pense a moi ?

T'as pense a moi ?

Je crois pas.

Apres le mariage, je reprends la bague.

Sinon, ma mere va la chercher partout.

Mais il faut que je dorme une nuit avec la bague.

- T'es sure de ca ? - Oui.

- Mais tu me la rends demain. - Sure.

Max !

Max !

- Quoi ? - Alors...

On a la bague. Tu veux toujours te marier avec Zoe ?

- Je sais pas. - T'avais promis !

J'avais rien promis, et c'est une petite, Zoe.

On va pas discuter pour des histoires de promesse ! Tu l'avais dit,

c'est tout.

Bon, d'accord.

- T'as vu la bague ? - Elle est toute mini.

T'as vu les diamants ?

Max, par les liens du mariage, veux-tu te marier avec Zoe ?

- J'ai rien entendu ! - J'ai dit oui.

J'ai rien dit.

Zoe, par les liens du mariage, veux-tu te marier avec Max

et seulement avec Max ?

- Oui. - Surtout, tu la montres a personne.

Sinon, ma mere, elle me tue.

Meme pas fait de bisou, et vous, comme ca...

- C'etait bien ? - Ouais.

Qu'est-ce que t'as appris ?

J'ai appris le passe compose.

Non, mais vraiment...

Oui, vraiment.

J'apparais plus au tableau d'honneur ?

On m'a decroche partout. C'est Victor qui m'a decroche ?

Quand tu seras mort, j'en accrocherai une. Promis.

J'y tiens pas trop.

Avant, quand je voyais une photo de nous,

j'avais la nostalgie heureuse.

Le passe avec nous, c'etait magnifique.

Evidemment, j'ai tout degueulasse.

Il y a des jours ou on dirait que ca a jamais existe.

T'as raison.

On n'a rien vecu ensemble.

Alors tu reflechis pas

et tu ramenes a la surface les 5 souvenirs les plus forts.

Les plus evidents.

Les images qui arrivent toutes seules.

Presque rien.

Cinq souvenirs entre toi et moi.

Tu vas voir les ecarts.

Et ca prouvera quoi ?

Qu'on n'a rien vecu ensemble.

Et tout separement. C'est ce que tu veux, non ?

Maman ?

J'arrive !

Alors, tu les as, hein ?

Tu te degonfles ?

Bon. J'y vais, moi.

En aveugle. Je commence.

Un :

toi...

nue,

sur une plage inconnue,

pres du Touquet.

Le sable partout.

Deux :

toi...

baisee.

Une des premieres fois.

Sur le palier d'un immeuble,

debout.

C'est encore la nuit.

Tu portes des bas.

On est deranges par des gens qui sortent.

Trois :

moi...

si formidablement tranquille,

dans la chambre de la clinique,

juste avant la naissance de Lina.

Quatre :

toi et moi, sur le tapis brun et noir,

le tapis facon Rothko.

C'est au petit matin.

Toi qui veux pas.

Toi qui veux que ca.

Cinq :

toi et moi...

rue de Buci.

Au debut.

On doit se separer.

Tu dois rentrer chez toi.

On n'en est pas capables.

Et ca dure des heures.

Ca parle presque que de cul.

Et il y a erreur sur la fille en porte-jarretelles, sur le palier.

C'etait qui ?

C'etait Celine ?

C'est bien son genre.

C'est d'un minable !

Il manque plus que l'amour dans l'ascenseur.

Et j'ai pas dure longtemps.

T'en as combien en commun avec moi ?

Un seul, je crois.

Je me flingue ?

Je ne m'aime plus, avec lui.

Et je commence serieusement a me detester avec toi.

Et j'aime Victor bien plus que ce que je dis.

Le mieux, ce serait que je ne te voie plus.

Qu'on essaie de ne plus se voir.

C'est moi qui aime le plus fort, alors j'ai le droit de decider.

Je ferai l'enfant avec lui.

Tu veux me quitter parce que tu sais que tu peux faire un enfant avec moi.

T'es une froussarde.

Va-t'en.

La premiere fois qu'on s'est quittes, t'etais soulage.

Cette fois, j'espere que tu seras en manque de moi.

Ouais. Et que tu vas souffrir.

Meme si j'ai un doute la-dessus.

Merci.

Qu'est-ce que tu fais ?

Bouge pas.

- T'as fait tes devoirs ? - Oui. Je les ai faits avec maman.

Elle est partie a Monoprix...

faire des courses.

- Tu veux jouer a un jeu ? - Quoi ?

- Tu veux jouer a un jeu ? - C'est quoi, le jeu ?

Je suis tres triste parce que je crois que mon prince

va jamais se reveiller

et je marche la tete comme ca.

Penchee sur le cote, comme ca ?

Oui. Comme ca, je suis tres triste.

Oui.

Tu vas faire le prince.

Allonge-toi et dors.

- Allez. - Je fais le prince ?

Oui. Allez, hop !

Allez, plus vite !

Comme ca ?

Voila. Pousse-toi.

Quand on est amoureux, on peut dormir avec son mari d'avant ?

Si t'es une princesse joyeuse, tu decides.

Non, mais pas ca. Mais...

Si t'es separee.

Si t'es separee, eh ben...

Parce que maman, elle dort toujours avec mon pere.

C'est tres bizarre.

Je savais pas.

Moi, je le sais.

C'est dingue.

T'en es sure ?

Oui.

J'etais chez mon pere, et puis...

maman a dormi dans sa chambre.

A cause de ses "cauchemars".

En principe, on n'a pas le droit.

J'etais pas du tout contente.

Je sais pas si j'ai encore envie de jouer.

Coucou, maman !

Ca va ?

Ca a pas l'air.

Vous vous etes faches, avec Lina ?

C'est plutot moi qui suis fache contre toi.

Pourquoi ?

Ben... on me dit que tu dors avec Louis.

"On" te dit ?

Ta fille me dit.

Alors ca doit etre vrai.

Elle t'a dit aussi que je dormais habillee ?

Non ?

Je sais pas.

Avec moi, tu dors nue.

Je savais pas que tu dormais habillee avec lui.

Interroge ton espion un peu mieux.

Je l'ai pas questionnee.

Alors questionne-la mieux.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu voulais savoir si c'est bien ou mal de dormir avec ton pere ?

Je m'en fiche.

Ben, je vais te dire.

Je suis contente d'avoir une fille aussi vertueuse.

Avec les parents que tu as, ca a du sauter une generation.

A la question de savoir si c'est bien ou mal de dormir a cote de ton pere,

et puisque nous sommes separes et que je vis avec Victor,

la reponse est "c'est mal".

Ce que fait ta mere, c'est mal.

Si je veux retrouver ton pere,

il est pas question que tu me juges et que tu refuses de me parler.

Si tu juges deja tes parents, t'es mal partie dans la vie.

Tu me refais ce coup-la une fois,

et je t'abandonne sur le bord d'une autoroute a l'etranger.

Ca veut pas dire que tout ce que je fais est bien.

Ca veut dire que ce n'est pas de ta competence,

que ca te regarde pas.

Et "vertueuse", ca veut dire tout le contraire de moi.

Autre chose : ma bague avec les petits diamants a disparu.

- T'as pas joue avec ? - Je joue jamais avec tes bagues.

Je te crois.

Mais je vais commencer a suspecter tout le monde.

"Tout le monde", c'est Victor ou la femme de menage.

Alors Victor, la question se pose pas.

Et Malika, j'ai plus confiance en elle qu'en moi.

Alors je comprends pas.

On va la retrouver, ta bague,

la ou tu l'as posee un jour et t'as pas fait attention.

Oui. Tu dois avoir raison.

Et c'est pas si grave. Je comptais pas etre enterree avec.

Il arrive et tu replonges.

Tu ne veux pas et tu y vas.

Il te fait du mal, mais tu craques. Mais c'est de la coke, ce mec !

Elle est triste, ta vie avec moi ?

Le mieux, c'est que je ne le voie plus.

Mais tu peux courir !

Tu crois que tu me suffis ?

Je le verrai plus !

Je le verrai plus.

Je le verrai plus.

Delphine ? C'est Louis.

Ecoute...

Comme je me sens pas oblige de diner seul, ce soir, si t'etais libre,

la seule chose que je pourrais te proposer, c'est du plaisir sexuel.

Non. Je disais ca, mais...

Mais non, pas ce soir.

Pas maintenant.

J'ai pas la tete a ca.

Et puis, tout bien reflechi,

j'ai pas envie, avec toi.

Toi non plus ?

Alors pourquoi tu le prends aussi mal ?

Oui. Salut.

Le repondeur. Parfait.

Celine, pour te dire, sur ton repondeur,

tu peux effacer. Oui, efface.

Pour te dire, je me disais...

Lina s'amuse avec Gaelle.

Imagine que Gaelle soit plus la. Lina va s'emmerder, avec moi.

Alors je pourrais etre moins egoiste et demander a Gaelle de revenir.

Alors ca, pour etre con...

c'est con.

Tu traverses la ville aussi vite que Buster Keaton,

t'entres dans l'hotel comme un ouragan,

tu montes les escaliers plus vite que l'ascenseur.

T'arretes pas. Mais reprends ton souffle.

Tu t'approches de la porte.

Tu peux ouvrir.

J'ai pas peur de toi.

Allez, Louis.

Entre.

Tu tapes pas ?

T'es pas la.

Si j'ai un point au coeur, c'est que tu vas mal.

T'oses pas m'appeler.

Mais tu m'envoies un signe.

Peut-etre que t'es serieux.

C'est a moi de t'appeler ?

Vous pouvez laisser un message. Merci.

T'es sur repondeur.

Tu vas pas encore chialer !

La larme a l'oeil, tout de suite.

Allez, petite larme. Vas-y.

Allez, vas-y.

Violaine, laisse-moi parler.

J'ai une grande nouvelle pour toi.

Je suis fascine par l'amour qu'Aya pourrait me donner encore.

Son amour, je veux le regagner. Ouais.

Ce sont des phrases qui font marrer, mais j'en suis capable.

Je suis pas un bon a rien du ventricule.

Et c'est pas rien, de voir un type aussi charmant et estimable que moi

qui se meurt d'amour pour une femme admirable,

avec des seins a tripoter jour et nuit.

Tu touches a peine les tetons, tu les pinces horriblement,

et les soubresauts de tout son cul et du reste quand elle jouit...

Quoi ? D'accord. Je t'embrasse.

Tu veux vraiment qu'on se revoie plus jamais ?

Alors d'accord.

Non !

Pas d'accord !

Seigneur, je voudrais m'adresser a Toi.

C'est lui qui m'a forcee a revenir ici, c'est pas moi.

Je l'attends.

C'est tout.

C'etait pour te dire...

Gaelle, je me suis pas accroche a elle.

C'est la faute d'Aya.

Elle m'a fait trainer de l'amour pour elle dans le lit des autres.

Il y a rien qui m'empeche de dire a Gaelle : "Maintenant, c'est fini.

"D'accord, j'ai tout fait pour pas t'aimer a fond,

"mais je rentre dans ton lit nu, tout nu.

"Je traine plus rien avec moi.

"T'aimer, c'est pas m'apercevoir, parfois, que j'en suis capable.

"C'est bien plus souvent.

"C'est presque tout le temps, oui. Voila."

Je t'ai deja parle de Gaelle ?

Je suis pas sur. Je t'embrasse.

Pas de larmes.

Bon. C'est quoi, ce rendez-vous ?

Je pensais pas que vous viendriez.

Je voulais vous dire...

On ne vous voit plus du tout.

On ne parle plus de vous. C'est quasiment interdit.

C'est tres exagere, l'importance que vous avez prise.

Il y a pas de crainte a se voir. Venez.

Il y a pas de risque a la revoir.

Je crois qu'elle serait heureuse de vous revoir.

- Vous rigolez, la ? - Non. Je suis serieux.

Alors telephonez-lui. Hein ?

Voyez-la.

Que tout rentre dans l'ordre.

Ne jouez pas avec des sentiments qui sont plus les votres.

Ce serait degueulasse.

Que savez-vous de mes sentiments ?

Je fais ce que je veux.

Je l'appelle si je veux.

Comme vous voulez.

C'est vous qui m'appelez pour arranger un rendez-vous ?

De loin, ca manque pas de classe.

Vous pensez qu'elle saura apprecier et que ca jouera en votre faveur ?

Elle doit pas aller fort, pour que vous en arriviez a cette generosite.

C'est pour garder le controle de la situation ?

Mais dans le fond, vous lachez rien.

C'est pas votre genre.

Vos commentaires, ca m'interesse jusqu'a un certain point.

D'accord ? J'ai un apres-midi de rendez-vous devant moi.

Tu crois qu'elle a besoin de toi pour me revoir ?

Ducon !

Pourquoi tu crois que je te demande de la revoir, hein ?

Alors c'est toi qui l'as decide pour moi ?

Je decide pas toujours de ce qui me plait.

Il m'a telephone.

Je crois pas que j'irai a ce rendez-vous.

- Bonjour. - Bonjour.

Je peux entrer ?

Vous etes qui ?

Elle a pas voulu venir.

Vous lui en demandez trop.

Je lui en demande trop ?

C'est le message ?

Alors vous etes venue pour me tenter ?

Je suis ici a la place d'une autre.

Avec la possibilite d'improviser.

Alors je commence comme ca parce qu'on n'est pas dans un cafe.

On est dans un hotel ou vous m'avez donne rendez-vous.

Et l'autre, qui vous attend au cafe, je suppose,

elle en pense quoi ?

Elle m'a dit : "Embrouille-le,

"gagne du temps et dis-lui qu'il m'interesse pas tant que ca."

Alors si je comprends bien,

l'autre,

elle engage une copine

pour faire ce qu'elle arrive plus a faire ?

Elle sait pas si ca vaut le coup de remettre son mec en question.

Elle est pas sure que son ex en vaille la peine.

Je suis pas oblige de jouer avec vous.

C'est pas avec vous que j'ai rendez-vous.

Puisque je la remplace !

Vous n'eprouvez pas vraiment ses sentiments.

Comment pouvez-vous pretendre etre a sa place ?

Je la connais bien.

Elle a le trac, elle sait pas comment jouer la scene.

Je la represente. Ca peut pas etre pire.

Les sentiments, je connais. Je peux tout jouer.

Elle me manque.

Je parle de celle qui arrive pas a venir vers moi.

C'est marrant, de coucher avec le mec dont sa copine est amoureuse ?

J'en sais trop rien.

Je vous dirai apres.

Deshabillez-vous.

C'est amusant, l'histoire qu'elle se raconte.

Des gens qui s'emboitent bien, et je parle pas de cul seulement.

Ce truc-la, elle sait que c'est avec vous,

pas avec un autre.

Elle se raconte cette histoire d'harmonie preetablie

avec des annees de retard.

Cette fusion.

Elle m'aurait dit ca avec moins d'ironie.

Si je peux vous donner des conseils sur le personnage.

Approchez-vous.

Vous me confirmez ce genre de conneries ?

Reve de fusion, harmonie preetablie, etc. ?

Je suis pas venu pour baiser, moi.

Avec une fille sur les genoux ? Vous etes venu pour quoi ?

Vous etes bandante.

C'est minable, de baisouiller avec moi.

Je vous entends deja dire a Aya :

"Qu'est-ce que tu m'as raconte, ma cherie ?

"C'est pas un amoureux, ce mec.

"C'est un encule de fornicateur de merde, oui."

Si elle etait venue, vous auriez baise avec elle, non ?

Pourquoi on devrait se contenter de "baisouiller" ?

Vous m'embrassez tres mal.

A sa place, je me serais deja barree.

Vous etes incapable de vous adapter a une nouvelle situation.

Embrasse-moi, ou je vais croire que je me suis trompee de chambre.

Ta gueule !

Ta gueule.

Il y a des sentiments, avec elle.

Pas avec vous.

Nous, on va juste baiser.

C'est elle que je veux.

Pas toi.

Tu me rends la vie tres compliquee.

Excusez-moi.

C'etait le 8e rendez-vous.

Et aujourd'hui, j'ai aucun humour.

Et tu t'etonnes qu'elle soit hesitante ?

Elle a peur d'un nouveau desastre, avec toi.

Rien ne te va.

Alors que moi, tout me convient.

Je suis comme un bebe qui s'amuse de tout.

Qui a que des questions et aucune reponse.

Tout l'interesse.

Je t'aime pas, en bebe.

Je m'en fous ! Je la recupere.

Parce que c'est soit la vie, soit la mort.

La mort, tu me la rends jamais, t'es jamais tranquille.

La vie, tu me la rends et t'es tranquille.

- Alors, tranquille ou pas ? - Ben, tranquille.

Mais je crois que ma mere va telephoner a ta mere.

Je vais dire a ma mere que c'est toi qui me l'as volee,

a mon anniversaire. - Lina !

Oui. Quoi ?

C'est quoi, cette histoire ?

La bague que t'avais offerte a maman, je l'ai pretee a Zoe.

C'est gentil. Pourquoi tu lui as pretee ?

Parce qu'elle etait amoureuse de Max, et Max aussi.

Elle peut la garder, alors.

Et ta mere, elle la porte plus, de toute facon.

Il faut que ca vive sur un doigt.

Oui, mais sa mere, elle l'a prise et elle va appeler maman.

Ca se complique.

Et j'aimerais que maman la garde, pour l'avoir quand je serai grande.

Alors recupere-la.

Je pensais que t'allais tout arranger.

Je suis trop lache.

Moi, c'est normal que j'aie peur de maman. Toi, c'est pas normal.

C'est ton experience de la vie qui t'a appris ca ?

Oui.

Ben, tu te goures.

Et j'ai pas besoin d'un pere aussi degonfle.

Comme toi, par exemple.

Je te comprends.

Hop, hop, hop.

C'est quoi, cette histoire de bague ?

Je sais pas.

Tu sais pas ?

J'ai eu la mere de Zoe au telephone.

C'est Zoe...

Elle voulait se marier avec Max, pour rire.

Et apres, elle m'a dit que...

qu'elle voulait jouer au mariage.

Apres, elle m'a dit qu'elle retrouvait plus la bague.

C'est peut-etre sa mere qui l'a retrouvee.

Ah ouais ?

En gros, c'est la faute de sa mere.

Non. Puisque c'est elle qui l'a retrouvee.

Il faut pas me voler des choses, comme ca.

Les bagues, ca peut se redonner.

Qu'est-ce que ca veut dire ?

C'est ton pere qui me l'a filee, cette bague.

Il serait content de savoir que tu la refourgues ?

Je sais pas.

Si ca se trouve, il s'en fout.

Non, il s'en fout pas.

- Alors me vole pas mes affaires. - D'accord.

Allez, va faire tes devoirs.

On s'est rates.

J'ai pas le courage de le voir.

T'as decide de ne plus le voir.

Je l'ai pas vu.

Tu l'as pas vu ?

Non.

Pas vraiment.

Quand j'ecoute de la musique seule, j'y prends du plaisir.

Et t'existes pas.

Dans ces moments-la, je te trompe bien plus.

Tu le vois quand ?

Dimanche, peut-etre.

Mais je vais le voir avec Lina.

Je veux pas le voir seule.

Ni avec une copine.

C'est encore fragile, mais ca cherche a mieux faire.

Bataille de bisous !

1, 2, 3 !

Ah, le papa !

- Un papa en vue. - "Un papa en vue."

Allez, un petit bisou pour papa.

C'etait bisou chaton.

Allez, chaton, gros chat.

On fait une mini-promenade.

Je vais te denoncer a Victor. C'est interdit, de nous faire ca.

Quand c'est moi, c'est pas interdit.

Je lui donne raison.

Tu vois ? J'ai toujours raison.

Tu vas ou, la ?

Prendre des petites fleurs.

Aujourd'hui, c'est le 9e rendez-vous.

Non. C'est encore le 8e. Ta copine d'hotel, ca compte pas.

Je l'ai, la fleur !

- Mais c'est pas une petite fleur ! - On va aller en taule !

Allez !

On va aller en taule !

Je l'ai embrasse.

Et en meme temps, je reste avec toi.

Debrouille-toi avec ca.

Victor est parti, apparemment.

Eh ouais.

C'est parce que papa va revenir a la maison ?

Tu crois ca ?

Non. On va partir toutes les deux. D'accord ?

On va ou ?

On va a la maison recuperer nos affaires de grandes voyageuses.

- Il y aura Victor ? - Je crois pas.

Il fait des tours pour se calmer.

Ils pensent tous les deux que je suis cinglee.

Un homme intelligent, c'est limite. Deux, c'est pire.

Je suis presque libre, et ils s'en rendent meme pas compte.

- J'ai une tete de frappadingue ? - Non.

Ben alors ?

Allez. On va choper nos affaires.

- Allez ! - Mes cahiers et mes livres ?

Tu vas voir, l'ecole avec moi, c'est formidable.

Allez, on part comme des voleuses !

On doit voler quelque chose ?

On vole quoi ?

Un tableau, et apres, on le revend.

D'accord.

Quel tableau ?

Ben, le lion.

C'est pas un vrai tableau et c'est a moi.

- Un truc qui est pas a nous. - De l'argent.

Ouais. On va faire les poches de Victor.

- On va trouver plein de pieces. - Et peut-etre un billet.

Ce radin, il a rien mis. Il a pas pense a nous.

Si, justement.

C'est pour ca qu'il a rien mis. Allez, on y va.

T'inquiete, j'ai sa carte Bleue !

Ca, j'aime mieux.

- T'admires ? - J'admire.

Je la cache nulle part et je sais rien.

Si tu veux, tu peux fouiller l'appart.

Qu'est-ce qui s'est passe pour qu'elle foute le camp ?

J'en sais rien.

La derniere fois que vous vous etes vus ?

On s'est embrasses.

Je sais.

On se serait donne rendez-vous, et je ferais l'imbecile avec toi ?

Tu veux faire un enfant a une femme que tu comprends pas ?

Ca va.

D'accord.

Alors on la cherche ou ?

Je suis de mauvaise humeur.

Je comprends rien, toi, tu sais tout.

Donc je vais te suivre.

Ca vaut mieux. Tout seul, t'es pas pres de la retrouver.

J'espere que t'as une belle bagnole de dentiste. J'aime bien ca.

Tu sais...

Elle serait heureuse de nous voir ensemble.

Ca va.

Pourquoi t'es aussi desagreable ?

Je te laisserai pas la bousiller.

"Je te laisserai pas la bousiller" !

- C'est une Pagode ? - Oui.

Si on la trouve pas avec ca...

Tu crois que je vais la detruire ?

J'ai une gueule d'assassin ? C'est ma femme.

Ca l'etait.

- Ca l'est plus. - Tu sais bien que si.

T'es un voleur, mon pote. Rien qu'un voleur.

Je pourrais enfin avoir la destination finale ?

Hein ?

Admettons que je te file l'adresse. Tu la retrouves, tout seul.

Elle se dit : "C'est le type parfait",

elle revient avec toi ?

Elle saura que c'est moi qui t'ai rencarde.

Une fois rentre, tu crois que tu seras protege ?

Elle continuera a me revoir.

Conclusion : il faut qu'on arrive ensemble. On n'a pas le choix.

Tu vas descendre, tu vas voir si j'ai pas le choix.

Je vais te montrer l'hotel ou t'es nee dans mon ventre.

On verra si tu reconnais la chambre.

- On va dormir la-bas ? - Ouais. Toutes les deux.

Et je veux avoir un nouvel enfant.

Avec qui ? Papa ?

Non. Avec Victor.

Moi, c'est pas assez ?

Quoi ?

Et moi, c'est pas assez ?

Non. Et avec le meme pere, j'aurais une autre face de rat.

Deux... taupes !

"Deux taupes" ? Tu crois que je vais faire un elevage de taupes ?

Je serai aussi heureuse, la 2e fois ?

Non. Et je prefere un garcon.

On reprend : vous m'avez vole ma femme,

ca vous a rien coute.

Vous etiez separes. J'ai rien vole.

Quand on vole et qu'on se fait prendre, on rembourse les victimes.

Comme victime, vous valez combien ?

Ben, il y a des moments ou on est quelqu'un.

A d'autres moments, on sent qu'on n'est rien.

En ce moment, moi, je vaux rien.

Profites-en, je suis une affaire.

Je peux pas refuser une offre, meme mediocre.

Evidemment, avec Aya, tout de suite, ca monte.

T'achetes les deux. On peut pas la brader.

Ca fait un mix a trouver.

On va voir.

On va voir si elle se planque dans un endroit a elle et a moi.

Et alors la, t'es mal barre, mon pote.

Tu veux qu'on parie ?

Avec mon fric ?

Je te parle plus. Tu paies, d'abord.

Oui...

T'as peur qu'elle soit pas la ou on va.

Tu doutes serieusement.

Ca fait que tu compenses avec le fric.

Ca commence a me plaire, que tu sois pas rassure.

Alors mets bien l'argent entre nous deux.

Le prochain distributeur, je le devalise. Il est pour toi.

Et tous les distributeurs jusqu'a l'arrivee.

Je vais t'en filer, du ble, mon pote. Plein !

Oh, trop bien !

Alors, tu reconnais la chambre ou pas ?

- C'etait la ? - Ouais.

C'etait l'hiver, il faisait tres froid.

Vous avez fait l'amour pour vous rechauffer.

Exactement.

Juste la.

Prenez deja ca.

Plus tard.

Et dans une enveloppe.

Qu'est-ce que vous avez en commun, avec Aya ?

J'arrive pas a te situer.

Ni dans un groupe, ni une espece qui me permettrait de comprendre.

- T'as deja ete marie, toi ? - Oui.

- Quoi ? - Un mari !

Un mari en serie. Un serial husband.

Ca plait toujours, ca, hein ?

Moi qui ai jamais voulu me marier...

Aya doit adorer ca, chez vous.

Vous, vous vous situez dans quel groupe ?

Serial fucker ? Fouteur de merde, non ?

Tu peux me dire "tu" ? De quoi on a l'air, la ?

Tu fais quoi ?

Je compte les vagues.

Mais j'ai tres envie de faire pipi.

Je te remplace. T'en es a combien ?

- 39. - "39" ?

Je te fais confiance, hein ? Tu comptes.

40...

41...

42...

43...

56...

57...

- Combien ? - 58.

- 59. - "59."

Si tu meurs, qui va me garder ? Papa ou Victor ?

Papa. Mais j'ai pas tres envie de mourir.

T'as le droit d'en avoir marre de moi.

J'en ai jamais marre de toi.

Ben, moi, ca m'arrive, des fois.

Parfois, j'en ai vraiment marre de toi !

Tu m'enerves !

Quand je t'enerve, t'as envie de faire quoi ?

Te mettre dans une poubelle.

Bravo. Et apres ?

Je te jette dans l'eau.

Tu me jettes dans l'eau ?

- Dans la mer, tres loin. - Pas la mer !

Dans la campagne.

Avec de la terre dessus. Et on crache des pepins de pomme dessus.

- Bonsoir, monsieur. - Bonsoir.

Ma fille et ma femme sont arrivees ? Mme Berton.

Oui. Je vais regarder.

Oui. Elles sont bien la.

- Vous avez une chambre de libre ? - Je vais regarder.

- Allez, tiens. - Ca va, ecoute !

S'il y a plus de doute, plus besoin d'argent.

Toi, ici, ca te dit rien, mais alors moi...

C'est comme si j'entendais le chant d'un pinson.

Nostalgie.

Du grec "nostos", "retour", et "algos", "maladie".

"La maladie du retour."

Pour toi, le seul remede, la, c'est le retour a la maison.

Moi, c'est l'etage du dessus.

- Nous avons une chambre disponible. - Je la prends.

- C'est a quel nom, monsieur ? - Stahl.

C'est moi.

- Je suis en bas. Je peux monter ? - T'es seul ?

On se voit demain matin. Ca t'ennuie pas ?

D'accord.

Vous pouvez me passer la chambre de Mme Berton ?

Voila, monsieur.

Allo ?

C'est moi.

Je peux monter vous voir ?

C'est une soiree entre filles. Les garcons sont pas invites.

Merci.

- He... - Quoi ?

- On est encerclees. - Par qui ? Papa ?

Papa et Victor.

On pourra tous jouer au Mille Bornes.

Mais en fait, il savait pas nager.

Donc il a demande a un maitre nageur de lui apprendre.

Le maitre nageur etait choque, mais il a dit oui.

Attends 2 secondes pour finir. Ca frappe.

- J'arrive, j'arrive. - Mais...

Mon histoire...

C'est quoi, ce jeu ?

Vous arrivez a deux, maintenant ? Vous avez pris des paris ?

C'est pas un jeu.

Alors a qui je dois plaire ?

Il m'a dit que t'etais la.

Je lui avais rien dit.

Je sais. Il a devine.

Alors vous etes devenus inseparables ?

C'est toi qui es allee le voir.

On devait avoir un enfant, tous les deux.

Et on en est ou, aujourd'hui ?

La ponte, je suis pas certaine de penser qu'a ca.

On peut juste se taire ?

Je suis pas venu te faire des reproches.

Ne prends pas cette tete desesperee.

Je suis pas venu pour ca non plus.

Je sais.

Et alors ?

J'avais rien demande.

Je saurais pas t'accueillir, ce soir.

Bonsoir. J'aimerais le numero de la chambre de Louis Stahl.

Et en plus, tu te fous en face !

Je t'aime.

Et alors ?

Tu peux pas rester ici.

Elle a pas voulu me voir.

J'ai a peine bu.

Elle m'a meme pas permis d'entrer dans la chambre.

Je sais plus ce que je represente pour elle. Ca m'echappe.

Tu representes beaucoup.

Forcement.

Arrete.

J'ai envie de me souler la gueule, si tu...

C'est pas avec ce qu'il y a dans le minibar...

Je me suis fait monter une bouteille.

Merci.

C'est mieux.

Je veux avoir un enfant avec elle.

Ou qu'elle sorte de ma vie.

Tu comprends ?

Mais...

Je veux plus avoir d'enfant

avec elle.

C'est fini.

T'es grave et t'es con.

T'es con. Qu'est-ce que tu fous ?

Donne-moi ta main.

"Donne-moi ta main" !

Tiens.

Non. Je veux pas me marier, moi. Ca va.

Tu veux pas epouser la mere de ma fille ?

Non.

Tu veux pas epouser la mere de ma fille ?

Non. Je veux pas.

Ca a suffi.

Quoi ?

T'es triste ou quoi ?

Regarde.

T'as pas vu. Il y a rien, tout va bien.

Tiens.

Ca va puer.

Ca va puer l'alcool.

T'emmerde pas. Je dors habille, j'ai pas besoin de draps.

- C'est bon ! - Mais t'emmerde pas, ecoute.

Mais ca va puer l'alcool, tu sais bien.

He...

Elle bouffe toute notre energie.

- C'est un vampire, cette femme. - Ah ouais. Ca, c'est vrai.

Et elle pique toutes les couvertures.

Le matin, je me reveille, j'ai...

j'ai froid. J'arrete pas de m'enrhumer, avec elle.

Hein ? T'as vu ?

Moi... Moi, j'ai toujours eu trop chaud, avec elle.

T'inquiete pas.

Ben, vas-y.

On n'est pas d'accord...

On n'est pas d'accord pour que tu prennes toutes les couvertures.

Tu les tires toujours a toi.

C'est un ultimatum ?

Oui.

Il fallait bien qu'on en parle un jour. D'abord, c'est pas vrai.

Je prends pas toutes les couvertures, et je vais vous le prouver.

Je vais vous border. On verra qui prend les couvertures.

Au pieu !

Toi aussi. Dodo.

Prends la couverture.

Allez, chut. On dort, maintenant.

Ferme les yeux.

Toi aussi.

Aya.

Je te laisse la lumiere dans le couloir.

- C'est lui, qui les pique. - Je t'ai entendu.

Allez. Juste on dort, on se tait.

Bonne nuit.

Promenade obligatoire sur la plage.

J'arrive.

Tout de suite !

On n'attend pas les retardataires.

Mais on donne pas des ordres a son pere.

On se jette dans ses bras, on l'embrasse.

On lui demande s'il a bien dormi. Je dis que j'ai mal dormi, tout ca.

Tout de suite ! Maman nous attend en bas.

Plus vite !

Tu devrais etre parti.

J'en avais pas envie.

Il faut me laisser.

Mais il te convient pas !

Tu vas pas passer ta vie avec un type qui a cette odeur de deodorant.

C'est degueulasse !

Son odeur sur son oreiller, c'est un peu fort.

Odeur d'un type qui se laverait pas des masses.

Mais c'est mon odeur, dont tu parles !

Je suis irresistible, de ce cote-la.

Je peux aller me balader avec ma fille ?

Tu peux pas rester ici !

J'aurais aime etre un animal.

Ouais. Un guepard. Je sais.

T'es mal tombee, avec moi. Les animaux, je m'en balance.

Il y en a pas un que t'aimes un tout petit peu ?

Un oiseau, pour voler. Pour chanter, aussi.

Et quel oiseau ?

Une mouette.

"Une mouette" ?

Mais ca te fait caca dessus. Et c'est tout chaud et liquide.

C'est pour ca que je les aime.

Ils chient sur les gens qui font : "J'aime le bord de mer."

- Tu preferes pas un aigle royal ? - Si tu veux.

Moi, je suis pas un oiseau, je suis un guepard.

Tu vas rester au ras du sol.

Oui, mais c'est moi qui cours le plus vite au monde !

- Tu pourras pas m'attraper. - Tu crois ca ?

Vous avez bien dormi ?

Tu crois qu'on peut lui faire confiance, pour garder Lina ?

- Dis-moi, Lina... - Quoi ?

T'as le passe de la chambre d'hotel ?

Oui.

Tu me le passes, le passe ?

Mais t'es cingle ?

Tu me dois quelque chose.

Par exemple... Je sais pas, moi, du pognon.

Tu veux combien ?

20 euros.

C'est l'oisillon qui parle ou la mouette ?

Mais jamais, je te donne 20 euros. Moi, je te file 2 euros.

"2 euros" ?

Pour un passeur comme ca ?

- Non. Ca vaut pas. - Alors combien ?

- 6 euros. - 5.

OK.

Je mets tout dedans.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je reviens.

Qu'est-ce qu'il va faire, encore ?

Petit...

Oh, j'aime bien ca, le bord de mer...

J'ai l'impression qu'il est dans la chambre.

Je tire les rideaux ? Tu pourras penser a une autre.

Tu te rends compte que tu nous aimes pas ?

Non.

C'est faux.

On subit, lui comme moi, des vexations,

des humiliations

intolerables.

"Des vexations et des humiliations intolerables."

Oui.

Je peux pas lutter.

Il etait temps qu'il revienne.

C'est bien.

J'epouserai ta fille.

- Elle t'a dit qu'elle t'attendrait ? - Oui.

Comme toi, t'as attendu Louis.

Peut-etre.

C'est toujours elle qui m'a le plus interesse.

Dans 10 ans, je serai encore jeune.

J'ai seduit la mere pour epouser la fille.

Et ne me dis pas qu'elle va changer d'avis.

- Elle va avoir ses pompes trempees. - Elle a pas de pompes.

Ah oui.

Lina...

Quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Pardon de vous aimer si mal.

J'ai ete frivole, la premiere fois.

Il va falloir y croire.

Regarde.

J'ai une force en nous que t'imagines pas.

Il faut plonger, pas barboter.

He, Lina !

Toi qui es une specialiste du mariage,

tu veux pas marier ton pere et ta mere ?

Oh oui !

Sauf qu'il faut une bague.

J'en ai une !

J'ai une super bague.

- Je te file la mienne. - C'est une bague ?

Une bague que j'ai eue de ma mere.

Qui elle-meme l'avait eue de sa grand-mere.

Et un jour, ce sera la tienne. Fais gaffe.

J'en ai pas l'intention.

Alors...

Louis, par les liens du mariage,

veux-tu te marier avec Aya, la mere de Lina ?

Oui.

Et Aya, acceptes-tu de te marier avec Louis ?

Par...

Les liens sacres du mariage.

Pourquoi "sacres" ? Bon, on va pas faire une histoire.

- Parce que c'est sacre, le mariage. - OK. Vas-y.

Oui.

Bien sur. Tu vas pas dire non.

Peut-etre.

Attends. C'est toi qui la donnes.

C'est toi, la.

"Je vous declare unis..."

C'est moi qui dois le dire.

Je vous declare mari et femme.

Normalement, on doit s'embrasser. On peut ?

D'accord.

Bon. Ben, je reviens...

He !

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu serais capable de te baigner ? - Non. Ca donne pas envie.

- Ah oui ? Tu vas voir ! - A l'aide !

- Allez, a l'eau ! - Maman ! Maman !

C'est moi, le champion !

Maman ! A l'aide !

Viens, attrape-nous !

Arrete !

Arrete !

Non, pas dans l'eau !

Il nous a emmenees dans l'eau, ce petit malin !

S. Lee, violoncelliste, 1805-1887.

Sous-titrage : Eclair Group

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.