Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Dennis Nilsen est inculpé pour les meurtres
de Kenneth Ockenden, Martyn Duffey, William Sutherland, Malcolm Barlow,
John Howlett et Stephen Sinclair.
Il est également accusé de tentative de meurtre sur Douglas Stewart
et Paul Knobbs.
Après lecture des huit chefs d'accusation,
l'accusé devait répondre à la question :
"Plaidez-vous coupable ou non coupable ?"
Par huit fois, d'une voix ferme, il a répondu : "Non coupable."
Mais Nilsen est-il coupable de meurtre
ou seulement d'homicide involontaire ?
Synchro par QueenMaddie Traduit par benaddicted www.addic7ed.com
Je ne comprends pas.
C'est assez simple.
Après avoir parlé à mes avocats, mon conseiller juridique...
d'éminents spécialistes de la psychologie,
j'ignore si je suis coupable.
Mais sur quelle base ?
Depuis des mois que nous discutons,
vous n'avez jamais évoqué de plaider la folie.
Pas la folie, non. La responsabilité atténuée.
Suis-je fou ? Je l'ignore.
Don Quichotte disait : "La folie est de voir la vie telle qu'elle est
et non telle qu'elle devrait être."
Vous avez assassiné ces hommes, Des.
Et vous saviez ce que vous faisiez.
Vraiment ? Je ne nie pas leur avoir ôté la vie.
Que je sois étiqueté "tueur"
et peut-être pendu.
Mais je n'ai rien prémédité.
Jamais.
Je les ramenais chez moi avec une intention plus pure.
Et à mon réveil, je les trouvais morts.
Personne n'en ressent plus le poids que moi.
Mais ma responsabilité, à l'époque, était nulle.
Si je regarde dans le miroir, je me vois.
Rien que moi. Un moi amical, serviable, responsable. Rien que ça.
Pourquoi n'êtes-vous pas allé à la police
après la première fois ?
Vous ne pensez pas que j'y ai réfléchi ?
Que je voulais me rendre, mettre un terme à tout ça ?
Mais après...
L'instinct de survie, la honte et les perspectives
vous font vous promettre que ça n'arrivera plus...
jusqu'à remettre ça.
Mais bon...
Si je n'avais pas eu ma chienne, j'aurais pu me rendre.
Je sais juste que je ne sais pas,
et donc qu'un jury doit en décider.
La presse aura le droit de publier tout ce qui sera dit au tribunal.
Tous les détails abordés.
Et ce n'est pas votre cas ?
Je n'exploite pas
la tragédie de ces hommes pour vendre des journaux.
Non, vous m'exploitez moi.
J'espère que vous me connaissez mieux que ça.
Je veux juste savoir la vérité.
Pas vous ?
L'ÉTRANGE VIE DU FLIC TUEUR IRRITABLE ET SUFFISANT
Peter, vous connaissez maître Green.
Appelez-moi Allan.
Paraît qu'il a l'avocat des Kray.
Et maître Ivan Lawrence.
Il est formidablement défendu, c'est le moins qu'on puisse dire.
Asseyez-vous donc.
J'imagine qu'ils plaident la responsabilité atténuée ?
- Sutcliffe n'y croit pas. - Le jury ne marchera pas.
Sutcliffe n'a pas regardé la télé avec les cadavres.
Nilsen n'est pas dément.
Ils n'ont pas à le prouver.
Il leur suffit
de démontrer qu'il souffrait d'une anomalie psychique
et n'était pas clairement responsable de ses actes.
Nous, par contre, devons prouver que ces crimes
étaient méticuleusement planifiés et prémédités.
Ses aveux sont sûrement un atout.
J'ai bien peur qu'ils ne nous mènent pas loin.
Comment cela ?
Ses réponses prouvent ses actes,
mais pas l'état d'esprit dans lequel il les a commis.
Il vous a donné exactement ce qu'il voulait.
Vous ne l'avez pas vraiment titillé
sur ce qu'il avait en tête.
Attendez. Nous ne voulions pas qu'il arrête de nous parler.
Nous avions 15 personnes à identifier.
Je comprends, mais résultat, il vous a donné plein de détails
qui ne nous aideront pas à le faire condamner.
Pardon, mais vous dites qu'il avait tout prévu ?
Nous ne le saurons jamais. Mais ses aveux seuls
ne nous suffiront pas.
Il nous faut bien plus.
Nous aurions dû insister pour avoir son mobile.
N'écoutez pas Green.
Tout le monde se croit toujours meilleur flic que les flics.
S'il s'était tu,
nous n'aurions jamais identifié ces gens.
Ils cherchent un bouc émissaire
au cas où ça parte en couille.
Mais nous allons tout faire pour que ça n'arrive pas.
À demain.
Merci d'être venu.
Asseyez-vous donc.
J'ai failli ne pas venir.
Mais vous l'avez fait.
Parce que vous savez que c'est mal.
J'imagine qu'il vous a écrit ces derniers mois ?
Tout à fait.
Beaucoup ?
De quoi remplir 52 cahiers d'écolier.
Nous allons devoir les examiner.
Ça pourrait prouver la préméditation.
Tout ce qui compte,
c'est cumuler les preuves
que Nilsen était sain d'esprit.
Et s'il est dément ?
Vous le croyez dément ?
Ce n'est pas à moi d'en juger.
Il n'est pas fou. Il savait que ce qu'il faisait était mal.
Je ne dis pas le contraire.
Mais en même temps,
il était capable de mettre la tête de quelqu'un qu'il avait connu,
la tête décapitée, dans une cocotte sur la cuisinière,
pour la laisser mijoter une nuit.
Puis, le lendemain matin,
il était capable de se faire un café
et de se beurrer des tartines tout en augmentant le feu
pour que la tête bouille correctement.
Ça, c'est complètement fou.
Mince...
Il vous a vraiment embobiné, non ?
Vous vous méprenez sur mon compte.
Ce n'est pas mon ami. Je sais qui il est.
C'est vrai ?
Bon, s'il n'y a rien d'autre...
S'il peut convaincre un jury,
il s'en sortira
avec un simple homicide involontaire.
Il ira dans un hôpital, sera jugé guéri dans 15 ans
et sera relâché dans la nature.
Est-ce juste pour les victimes et leurs familles ?
Si ça arrive...
Pourrez-vous vous le pardonner ?
Parce que moi non.
Je passerai déposer les cahiers au commissariat.
Mais on a une arme du crime.
Une cravate attachée à une corde à nœuds.
Ça sent l'anticipation, pour moi.
Bien. Quoi d'autre ?
Les couteaux de Duffey.
Laissés à rouiller dans son jardin
pour qu'on ne remonte pas à Martyn.
Donc il savait qu'il agissait mal, donc il était sain d'esprit.
Ça se tente.
Et les cahiers de Masters ?
Ils doivent contenir quelque chose.
La tragédie de l'homme monochrome ?
Ça n'a ni queue ni tête.
Ça aiderait même la défense.
Et Douglas Stewart ?
La presse fera ses choux gras de ce qui lui est arrivé.
L'embarras de la police n'est pas à l'ordre du jour.
Nous devons l'utiliser. Quoi d'autre ?
Et le projet Soho ?
Oui ?
Une dame a appelé.
Elle pense que quelqu'un de son groupe de thérapie a pu être une victime,
mais je croyais que nous n'en cherchions plus.
Steve et moi nous collons dessus.
C'est tout ?
Paul Knobbs, dans sa déposition...
Pardon pour le dérangement.
Il fait un rêve récurrent...
mais en fait, je crois qu'il a été agressé.
J'espère ne pas vous faire perdre votre temps.
Pouvons-nous lui parler ?
Allez-y mollo.
Bien sûr. Son nom ?
Carl.
D'accord.
Je suis dans une pièce sombre.
Je ne sais pas où et...
il y a de la musique, mais c'est calme.
Puis... cet homme apparaît.
Je ne vois pas son visage,
mais il est très proche de moi.
Mais je n'ai pas peur, parce que...
j'ai chaud.
Je suis emmitouflé dans un sac de couchage.
Puis, tout à coup, je sens un truc autour de mon cou...
me rentrant dans la gorge et m'étouffant.
Et je l'entends dire : "Ne bouge pas."
Puis c'est le noir complet.
Mais, après un moment, je sens...
un truc sur mon visage,
comme... un chien qui me lécherait.
Vous rappelez-vous la race ?
Avez-vous vu cet homme ?
- Aux infos, oui. - Il s'appelle Dennis Nilsen.
Il a tué 15 jeunes hommes et tenté d'en tuer sept autres.
Tous en les étranglant.
Souvent avec une cravate ou un câble de casque audio.
Sauf un, qu'il a tenté de tuer avec un sac de couchage.
L'homme dans mon rêve me dit sans cesse
de ne pas me coincer avec le zip.
Il affirme aussi avoir tenté de le noyer
avant de le réanimer.
Je n'ai jamais parlé à personne de l'eau.
Vous rappelez-vous l'eau ?
C'était de l'eau froide,
et on me maintenait dessous.
Où ? Une baignoire ou un évier ?
Je ne comprends pas. Vous...
êtes en train de me dire que c'est arrivé ?
Je crois que vous avez survécu à Nilsen.
Tout ce que vous nous dites
corrobore ses dires.
Vous rappelez-vous où vous l'avez rencontré
ou des détails sur son logement ?
Pour le zip du sac de couchage.
- Qu'a-t-il dit exactement ? - Je ne sais pas.
Sa mise en garde
montre qu'il avait prémédité son coup,
alors soyez bien clair. Allons.
- Rassemblez vos souvenirs. - J'en ai assez.
Il le faut. Je sais que c'est dur,
mais on veut les détails.
- Réfléchissez. - Inspecteur.
Il en a assez.
Je sais,
mais j'essaie juste...
On peut pas l'utiliser.
Il survivrait pas au contre-interrogatoire.
Tu l'as vu. Ils le détruiraient.
Je reviendrai dans quelques jours
pour prendre sa déposition
et on la lira au tribunal,
si nécessaire.
On a assez de preuves.
Et il nous a menés aux cadavres, merde.
Premier jour du procès de Dennis Nilsen,
le modeste fonctionnaire accusé de crimes
qui ont choqué et rendu malade toute la nation.
Nilsen est accusé de six meurtres et deux tentatives de meurtre.
Les détails d'une septième victime récemment identifiée, Graham Allen,
accro à l'héroïne et petit malfrat,
ne figureront pas parmi les poursuites.
Ça fait quoi d'être ami avec un tueur en série ?
Ça fait quoi d'être pote avec un meurtrier ?
Ça fait quoi d'être ami avec un tueur en série ?
Ça va ?
Ça va.
- Bien dormi ? - Non, jamais.
Le voilà. Brian Masters.
Biographe de l'assassin du siècle.
Avez-vous vu la presse dehors ?
Ils ont leurs gros titres pour des semaines.
Ils se repaissent comme des charognards.
Un journal a titré aujourd'hui
"Maison des Horreurs : le Procès."
La seule maison des horreurs,
c'est le 10 Downing Street.
- Ils ont parlé de vous. - J'ai vu.
Ça vous fait quoi d'être dans un journal national ?
Vous vouliez me voir ?
Ils m'ont amené un costard, mais pas de cravate.
J'aimerais emprunter la vôtre.
Je vois.
C'est beaucoup demander, mais arriver débraillé
n'est pas l'image que je veux renvoyer
au premier jour du procès.
Je vois. Je la laisserai au maton.
Vous êtes mon sauveur.
J'avais 15 cravates,
mais la police les a mises sous scellés.
Vous, membres du jury, devrez évaluer
l'état d'esprit de cet homme au moment des crimes
et décider, en conséquence,
s'il est coupable du meurtre de six jeunes hommes innocents
ou seulement d'homicide involontaire.
Le fait que M. Nilsen ait tué ces hommes n'est pas contesté par la défense.
Ils avancent, cependant,
qu'il n'était pas lui-même quand il commettait ses crimes
et ne saurait donc en être tenu entièrement responsable.
Mais j'ai bien l'intention de prouver que M. Nilsen
savait ce qu'il faisait
et que ces crimes étaient prémédités et planifiés avec soin.
Il a attiré 15 jeunes hommes innocents
chez lui,
avant de les assassiner sauvagement.
M. Nilsen n'est pas un fou.
Il est intelligent et rationnel,
a les capacités nécessaires pour dissimuler ses crimes
et manipuler son entourage.
C'est, en résumé, un tueur expérimenté et calculateur.
J'ai passé en tout 14 heures avec Dennis Nilsen,
en 16 occasions séparées, depuis son arrestation.
Vous êtes psychiatre et expert, Dr Hardy ?
- Oui. - Pourriez-vous
indiquer à la cour l'évaluation clinique
que vous avez fait de l'accusé ?
Avez-vous, par exemple, décelé le moindre trouble psychiatrique ?
Bien au contraire. J'ai rapidement flairé
un homme très intelligent.
D'après moi, Nilsen possède un esprit extrêmement rationnel.
Il est capable d'émotions profondes
et de dissimuler ces émotions pour préserver les apparences.
Merci. J'ai fini, monsieur le président.
Dennis Nilsen a peut-être tué 15 jeunes hommes
sans raison apparente.
Il a gardé leurs cadavres, les a lavés et habillés,
a regardé la télévision avec eux,
a discuté avec eux de ces émissions.
Vous dites ne voir aucune preuve de trouble mental.
Bien sûr qu'étrangler les gens n'est pas un comportement normal.
Pendant sa détention provisoire,
Nilsen a protesté et s'est plaint à de nombreuses reprises
de son traitement à la prison de Herne Hill.
Ne diriez-vous pas que cela montre
des tendances sensiblement paranoïaques ?
Parfois. Dans certains cas.
Dans le cas présent, son comportement est devenu si extrême,
si imprévisible, qu'il a été diagnostiqué à tendances suicidaires.
Pourriez-vous nous dire
quel psychiatre a posé ce diagnostic ?
Moi.
Alors ne diriez-vous pas
que quelqu'un à tendances suicidaires, par définition,
souffre de troubles mentaux ?
Je suppose que sensu stricto, c'est vrai.
Merci. J'ai fini, monsieur le président.
Mme Mead ?
Ils utilisent ce qui est arrivé à Graham,
rendent tout public,
mais il n'obtiendra pas justice ?
Je sais.
Certains détails de son affaire peuvent...
Vous vous foutiez de lui
quand vous le preniez pour un junkie de plus
ayant fait une overdose dans un squat.
Mais maintenant, vous fouillez bien la merde.
Je suis désolé.
C'est faux.
Avez-vous la moindre foutue idée de ce que vous m'avez fait vivre ?
Et il n'obtiendra pas justice ?
Tout ce qui compte pour vous,
c'est d'être ceux qui ont coffré Dennis Nilsen.
Peter, on y retourne.
Alors, M. Stewart,
après votre soirée au Golden Lion,
M. Nilsen a suggéré que vous alliez tous deux chez lui
- continuer à boire ? - Exact.
195 Melrose Avenue. Je m'en souviens parfaitement.
- Et ensuite ? - On a bu quelques bières.
Il m'a proposé de la vodka, mais j'ai dit : "Pas mon truc."
Puis il m'a demandé de venir au lit avec lui.
J'ai dit que c'était pas non plus mon truc.
Alors je me suis endormi sur le canapé.
Je me suis réveillé, quelques heures plus tard,
mes chevilles étaient attachées ensemble avec une cravate.
Nilsen était à genoux sur mon torse et tentait de m'étrangler.
Mais je l'ai repoussé.
J'allais pas tomber sans me battre.
Quelle a été sa réaction ?
Il a commencé à crier : "Prends mon fric !"
Super fort.
Mais vous ne lui voliez rien ?
Il tentait de faire croire aux voisins
que c'est lui qu'on agressait.
Il tentait de se créer un alibi.
Pas vraiment la réaction d'un homme dérangé.
Merci, M. Stewart. J'ai fini, monsieur le président.
Dans votre déposition,
vous dites que vous êtes resté boire un dernier verre avec Nilsen.
Un autre verre, après qu'il a soi-disant tenté de vous tuer ?
Je pensais que ça le calmerait.
Je vois.
Vous dites
vous rappeler l'adresse 195 Melrose Avenue.
Comment vous en souvenez-vous si bien ?
J'ai vu le numéro sur la porte.
Vous dites aussi que lors de votre rencontre au pub,
l'accusé s'est présenté en tant que Dennis.
Et qu'une fois chez lui
pour continuer à boire, il vous a proposé de la vodka.
C'est exact.
Malheureusement, rien de tout ça n'est vrai, si ?
L'accusé se prénomme bien Dennis,
mais se fait toujours appeler Des.
Il boit toujours du rhum, pas de la vodka,
et il n'y a pas de numéro sur la maison de Melrose Avenue.
Il n'y en a jamais eu.
Je sais pas, j'ai cru en voir un.
Mais vous sembliez si sûr de tous les détails.
Et pourquoi cela ?
Pourquoi quelqu'un se donnerait la peine de truffer un témoignage
de beaucoup de détails précis
qui semblent sortir de sa manche ?
Je suggère, M. Stewart, que votre témoignage devant cette cour
n'est qu'un tissu de mensonges
inventés pour satisfaire un tabloïd.
Alors, M. Stewart ?
Avez-vous vendu votre histoire ?
Oui.
J'ai fini, monsieur le président.
Comment ose-t-il ?!
Se tenir là dans ce costume ridicule
et balancer ces mensonges.
Vous dites que Douglas Stewart ment ?
Que vous n'avez pas tenté de le tuer ?
Si. Mais pas comme il l'a décrit.
C'est une question de vérité absolue.
C'est obligé, sinon nous n'aurons aucune réponse.
Vous ne pouvez pas croire
que ce que vous lui avez infligé était justifié.
Pourquoi vous agitez-vous ?
Je vous fournis un merveilleux bouquet final pour votre livre.
Comme vous l'avez dit, Brian,
ce n'est pas à nous de prendre des décisions subjectives.
Nous devons rester objectifs en tout point.
Donc c'est au jury de décider
si je suis seulement mauvais...
ou foncièrement mauvais.
- On se revoit au cabinet. - Merci.
Saviez-vous pour le tabloïd ?
Mais non !
On a de la chance que le juge n'ait pas invalidé son témoignage.
Ça ne nous a pas porté un si grand préjudice, si ?
Sa crédibilité est fichue, son témoignage inutile.
On est dans le pétrin.
Mais le reste ?
On a la cravate avec la corde à nœuds et les couteaux de Duffey.
Tout cela indique la préméditation.
Les pièces à conviction sont bien,
mais indirectes.
On avait un témoin, un survivant.
Sans lui, nous sommes affaiblis.
Navré.
Bonjour, Carl.
Je peux entrer ?
Comment ça va ?
Des souvenirs me reviennent.
Quel genre ?
Il a dit qu'il aimait mes chaussures.
Merci.
Le médecin a parlé de cauchemars parce que...
J'ai eu une mauvaise passe avec un de mes ex.
Ils m'ont mis sous médocs pour m'isoler de l'extérieur.
Écoutez...
Le procès ne se déroule pas comme nous l'espérions.
Votre témoignage pourrait être crucial.
Mais j'ai déjà déposé.
L'homme a dit que ça suffirait.
Je sais, mais nous avons besoin de vous au tribunal.
En sa présence ?
- Vous n'auriez pas à l'approcher. - Je ne peux pas.
Il m'a tué, M. Jay.
Puis... il m'a ramené à la vie.
Je ne m'imagine pas ce que vous avez subi.
Vraiment pas.
Mais croyez-moi,
si sa sentence est allégée, vous ne serez plus tranquille.
Désolé, je ne peux pas...
me retrouver dans la même pièce.
Je ne veux pas revivre ça.
Ils vous citeront à comparaître.
Vous serez forcé de témoigner.
Alors je n'ai pas le choix ?
Je jure par Dieu Tout-Puissant que mon témoignage
sera la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.
Pourriez-vous nous raconter
les événements du soir d'avril 1982
où vous avez connu l'accusé ?
Où, par exemple, avez-vous rencontré M. Nilsen ?
Au Black Cap, à Camden.
J'étais déprimé.
Je venais de rompre avec quelqu'un.
Parlez plus fort, je vous prie, M. Stottor.
Il a été gentil avec moi.
En quoi a-t-il été gentil ?
Il m'a payé des verres.
Il m'a posé des questions sur ma famille.
Il a demandé si vous en aviez ?
Puis il m'a invité à venir boire chez lui.
On a beaucoup bu, puis il a dit
que je pouvais dormir sur son lit.
Puis il m'a dit de faire attention à ne pas me coincer
avec le zip du sac de couchage.
Pourquoi, à votre avis ?
Peut-être préparait-il un alibi
- au cas où vous vous enfuiriez ? - Objection !
- Influence du témoin. - Retenue.
Racontez-nous la suite.
À mon réveil, je n'arrivais plus à respirer.
Il était derrière moi et...
je sentais quelque chose me rentrer dans le cou.
La pression s'est aggravée...
et la douleur était insupportable.
Je ne pouvais ni voir,
ni parler, ni avaler.
Et je l'entendais dire : "Ne bouge pas."
Ensuite, je me suis retrouvé dans l'eau.
Dans un bain. Plongé sous l'eau. Encore et encore.
Je ne savais pas où j'étais ou ce qu'il se passait.
Et j'ai avalé de l'eau.
Je ne pouvais plus résister et j'ai compris...
que j'allais mourir.
Merci, M. Stottor.
J'ai fini, monsieur le président.
Vous avez un alter ego, n'est-ce pas ?
Khara Le Fox.
Un numéro de drag queen.
Vous incarnez une femme.
Ça m'est arrivé, oui.
L'on vous a déjà demandé
de parler plus fort
pour vous faire entendre de la cour.
Mais...
depuis l'agression, je ne peux plus chanter.
Vous avez eu plusieurs relations avec des hommes,
dont une a sombré dans la violence.
Votre soirée avec Nilsen n'était donc
pas votre première rencontre homosexuelle violente...
Monsieur le président, j'ai une objection à formuler.
Un passé de rencontres déviantes
soulève la possibilité d'un jeu sexuel ayant mal tourné.
Retenue. Passez à autre chose, Me Lawrence.
Pourriez-vous nous dire
où vous vous êtes réveillé après le bain ?
Sur le lit.
Sur le lit. Faisait-il chaud ou froid dans la pièce ?
Chaud.
Nilsen avait chauffé la pièce, non ?
Il avait poussé le radiateur électrique au maximum.
J'imagine.
Combien de temps après votre réveil avez-vous quitté l'appartement ?
Je n'arrêtais pas de me rendormir, alors peut-être un ou deux jours.
Un ou deux jours.
Nilsen vous gardait-il sous la menace ?
Non, mais j'étais complètement perdu...
et j'avais vraiment très mal.
Vous a-t-il, en fait,
accompagné à la station de métro quand vous avez voulu partir ?
Ce tueur soi-disant froid et calculateur
aurait eu maintes occasions de finir le sale boulot,
au lieu de quoi il vous a laissé dormir au chaud plusieurs jours,
avant de vous raccompagner chez vous en toute sécurité.
En fait, à part l'incident en lui-même,
ne vous a-t-il pas témoigné plus d'attention et de gentillesse
que quiconque dans votre vie depuis très longtemps ?
C'est ce que je ne comprends pas.
Est-ce mon meurtrier ou mon sauveur ?
Comme c'est curieux.
J'ai fini, monsieur le président.
Vous pouvez vous retirer.
Vous vous en êtes bien tiré.
Dites, Carl...
Je veux rentrer, maintenant.
Il aurait dû te tuer, pédé !
Je vous dois des excuses.
Vous aviez raison.
Il n'est pas fou.
Il savait parfaitement ce qu'il faisait.
Autant à l'époque des faits que maintenant.
Alors, inspecteur, confiant ?
Pensez-vous obtenir justice pour les victimes ?
Les jours suivants, vous l'avez interrogé sans relâche.
Est-ce exact ?
Oui, nous l'avons interrogé 31 heures au total.
Et pendant ces 31 heures,
M. Nilsen a-t-il évoqué des visions ou des voix dans sa tête
le poussant à commettre ses crimes ?
A-t-il montré des signes
de démence, pour ainsi dire,
de troubles mentaux quelconques ?
Non, bien au contraire, en fait.
Il semblait... calme.
Serein. Maître de la situation.
Pas l'ombre d'un fou.
Inspecteur-chef Jay,
dites à la cour
depuis combien de temps vous êtes dans la police.
Près de 23 ans.
Et au vu de ces années d'expérience,
quelle est votre opinion professionnelle sur Dennis Nilsen ?
J'ai vu des criminels de tout bord.
En préventive,
ils demandent la visite de toutes sortes de personnes,
prêtres, rabbins, imams.
J'ai même vu un type demander un chaman.
Parce que la plupart recherchent le pardon.
Le seul visiteur de M. Nilsen
pendant ses huit mois de détention préventive
a été un biographe.
Pour moi, c'est un lâche sans remords
qui a tué des hommes innocents et vulnérables dans leur sommeil.
Merci, inspecteur-chef.
J'ai fini, monsieur le président.
Inspecteur-chef,
vous dites avoir interrogé Nilsen pendant 31 heures ?
Exact.
Et pendant ce long monologue incessant,
a-t-il dit qu'il planifiait les meurtres ?
J'ai fini, monsieur le président.
Vous pouvez vous retirer, inspecteur.
Merci.
Nous avons un dicton latin dans la loi anglo-saxonne.
"Res ipsa loquitur."
"La chose parle d'elle-même."
Quel genre d'homme tue des gens,
vit avec leurs cadavres pourrissant sous le plancher
et en jette des morceaux dans les toilettes ?
Cela vous semble-t-il être les actes d'un homme sain d'esprit ?
Si vous pensez, comme nous vous y invitons
et comme les indices le montrent,
que ces crimes n'étaient pas planifiés ou prémédités,
mais étaient le fruit de la personnalité dépravée de Nilsen
et de sa façon de penser,
alors vous ne le reconnaîtrez pas coupable de meurtre,
mais coupable d'homicide involontaire sous responsabilité atténuée.
Voilà le verdict que nous vous invitons à rendre.
Pourquoi ils traînent tant ?
La même chose ? Demi-pintes ?
Madame la porte-parole du jury.
Avez-vous atteint un verdict à l'unanimité ?
Non.
Pensez-vous atteindre un verdict si la cour siège jusqu'à ce soir ?
Je ne crois pas, monsieur le président.
Très bien. Remettons cela à demain.
La cour se réunira à nouveau demain matin
où j'accepterai un verdict à la majorité.
Il est consacré plus de temps
à ce qui ne tourne pas rond chez Dennis Nilsen
qu'à ce qu'il a vraiment fait.
Un homme qui s'est autodéclaré "meurtrier du siècle".
Un psychiatre nous a dit que Nilsen agissait comme s'il était le juge,
jugeant cette affaire de crime infâme.
Il pavoise.
Il croit réellement être la personne la plus importante du siècle.
L'expert a trouvé une autre façon de décrire la logique de Nilsen.
"Sa personnalité était comme sa maison.
"D'aspect parfaitement normal à l'extérieur,
"mais avec peut-être une drôle d'odeur,
"et en soulevant le plancher,
vous trouveriez des horreurs."
Le jury est de retour.
La porte-parole du jury pourrait-elle se lever ?
Madame la porte-parole,
avez-vous atteint un verdict à la majorité ?
Oui.
Concernant le chef d'accusation du meurtre de Stephen Sinclair,
quel est votre verdict ?
Coupable.
Concernant le chef d'accusation du meurtre de Kenneth Ockenden,
quel est votre verdict ?
Coupable.
Concernant le chef d'accusation du meurtre de John Howlett,
quel est votre verdict ?
Coupable.
Concernant le chef d'accusation du meurtre de Martyn Duffey,
quel est votre verdict ?
Coupable.
Concernant le chef d'accusation du meurtre de Billy Sutherland,
quel est votre verdict ?
Coupable.
Concernant le chef d'accusation du meurtre de Malcolm Barlow,
quel est votre verdict ?
Coupable.
Concernant la tentative de meurtre sur Douglas Stewart,
quel est votre verdict ?
Coupable.
Concernant la tentative de meurtre sur Paul Nobbs,
quel est votre verdict ?
Coupable.
Dennis Andrew Nilsen,
vos victimes étaient d'innocents jeunes hommes,
uniquement coupables d'avoir accepté votre hospitalité,
ce pour quoi vous avez mis un terme à leur vie cruellement et froidement,
pour des raisons qui resteront connues de vous seul.
La sentence pour meurtre est fixée par la loi.
C'est l'incarcération à perpétuité
et c'est la sentence que je prononce
pour chacun des chefs d'accusation.
Emmenez-le.
M. Jay. Bravo.
Ça s'est joué dans un mouchoir de poche.
Vous devez être ravi que ce soit fini.
Si vous vous souvenez d'autres noms, n'importe quand à l'avenir...
écrivez-moi, s'il vous plaît.
Vous serez le premier au courant.
Le jury a eu raison, au final.
Je ne me crois pas fou.
Si vous ne m'aviez pas coincé...
ils seraient 115, pas 15.
Je n'aurais jamais pu arrêter.
Bon courage.
Qu'allez-vous faire de tout ça ?
Je ne sais pas. Jeter la majeure partie, sûrement.
Puis-je vous poser une question ?
Allez-y.
À votre première rencontre, l'avez-vous cru immédiatement ?
Oui.
Qu'avez-vous pensé à ce moment précis ?
Je me suis dit...
Franchement ?
J'ai commencé par penser : "J'espère que je suis à la hauteur."
N'écrivez pas ça dans votre bouquin.
Vous avez ma parole.
- Et concernant mon livre... - C'est bon.
Nous avons chacun eu notre vision des choses.
Que vont-ils faire de cet appartement ?
Je ne sais pas.
Le vendre ou le louer, j'imagine.
Qui voudrait vivre ici ? C'est...
Rien que l'odeur...
Vous savez le pire ?
Je ne la sens plus.
On se retrouve dehors.
Alors, comment allez-vous ?
Vous savez...
Je me fais à l'idée d'être un résident permanent.
À part ça, pas trop mal.
J'ai lu votre livre. Mon livre.
Qu'en dites-vous ?
En toute honnêteté, je l'ai trouvé absolument terrifiant.
Mais c'est un bon livre.
J'en suis le premier surpris.
Bien sûr, j'ai quelques remarques.
Ne vous sentez pas découragé par mes observations.
Je n'ai nullement perdu mon respect ou mon admiration pour vous,
ou votre travail.
Merci.
Ça me sera sûrement très utile.
Mon principal reproche est que vous ne nommez aucune victime.
Je voulais respecter leur intimité.
Je trouve ça irrespectueux de ne pas les nommer.
Je leur ai volé leur vie.
Ne leur volez pas leur identité.
Et ce titre...
Rendez-vous mortels, c'est un peu...
Ça devrait juste être Nilsen.
Pourquoi pas ?
Le livre est sur moi, après tout.
Je ne l'appellerai pas Nilsen.
Ce n'est pas votre livre. Le sujet n'est pas vous.
Mais comment quelqu'un comme vous a vu le jour.
Je vous ai dit à notre première rencontre
que je n'utiliserais pas d'adjectifs atroces ou tirant sur la corde sensible,
et j'ai tenu parole.
Mais ne vous y méprenez pas.
Ce n'est pas une célébration.
C'est un avertissement.
Vous savez, il n'y a eu que 12 victimes, pas 15.
Dans la voiture de police le soir de mon arrestation,
ils m'ont demandé le nombre, j'étais pas sûr,
alors j'ai donné une estimation : "15 ou 16."
Et trois... de ces victimes ont été inventées,
juste pour continuer à fournir des éléments à la police.
Qu'ils soient contents.
Tout le monde a eu l'occasion d'écrire sa version de mon histoire.
À quand mon tour ?
Je vous enverrai un exemplaire quand il sera publié.
Revenez me voir.
RENDEZ-VOUS MORTELS DE BRIAN MASTERS FUT APPLAUDI PAR LA CRITIQUE EN 1985.
IL CONTINUA DE RENDRE VISITE À NILSEN EN PRISON PENDANT 10 ANS.
PETER JAY QUITTA LA POLICE DEUX ANS APRÈS LA CONDAMNATION DE NILSEN.
IL MOURUT EN FÉVRIER 2018 APRÈS UNE LONGUE LUTTE CONTRE LE CANCER.
NILSEN NE FUT JAMAIS POURSUIVI POUR LA TENTATIVE SUR STOTTOR
OU LE MEURTRE DE GRAHAM ALLEN.
EN 2006, GRÂCE À SON ADN,
LA PREMIÈRE VICTIME FUT IDENTIFIÉE COMME STEPHEN HOLMES, 14 ANS.
DENNIS NILSEN MOURUT EN PRISON EN 2018.
SUR LES 15 VICTIMES DONT IL SE TARGUAIT,
SEULES HUIT ONT ÉTÉ IDENTIFIÉES.
C'est fini...allez, au lit !
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.