All language subtitles for The Hand That Rocks the Cradle (2025)(1h44m52s 24fps YTS) FRE

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Original subtitles

Désolée. Continuez.

Ensuite, les choses ont empiré.

La famille pour qui j'étais nounou a dû déménager.

Vous êtes dans la garde d'enfants ?

Oui. C'est ce que j'aime faire.

J'ai étudié pour ça. Spécialité petite enfance.

Mais depuis la perte de cet emploi,

c'est dur financièrement.

Bien sûr.

Et j'ai reçu un e-mail de mon propriétaire :

"On augmente votre loyer."

Ravie que vous soyez venue.

C'est pour ces affaires-là que mon cabinet organise ces permanences.

C'est ce que vous faites ? Vous luttez contre des propriétaires ?

Mon cabinet traite des problèmes de logements variés.

Mais les propriétaires malhonnêtes, on s'en occupe gratuitement.

C'est un bonus.

Que faites-vous ici ?

Comment ça ?

Enceinte comme vous êtes.

Vous devriez être chez vous à boire du thé à la framboise.

Ça me plairait beaucoup,

mais je gère.

Ça se fait.

Voilà la justicière de LA.

Salut, Henry.

S'il te plaît, papa. Je te le promets, maman est là.

- Salut, Caitlin. - Salut, Alison.

Où est le contrat ? J'en ai besoin.

Il dit qu'il le révise encore.

Je peux le rappeler.

On en reparlera plus tard.

Tout va bien ?

Oui.

Je crois que je vais accoucher.

LA MAIN SUR LE BERCEAU

Pourquoi ils sont pas réels ?

- Où sont mes clés ? - Maman ?

- La Terre appelle maman. - Tiens-moi ça.

Maman.

Les bébés animaux ? Parce que c'est un jeu vidéo.

Pourquoi ils coûtent de l'argent s'ils sont pas réels ?

Je me le demande.

Faisons de la place.

C'est sérieux pour moi.

Je sais, ma puce.

Tu dis que c'est sérieux.

Mais on doit y aller.

- Tu peux monter en voiture ? - Je t'aide.

Et voilà.

- Qu'est-ce qui vous prend ? - Et vous ?

Laisser un bébé dans la rue...

Vous roulez beaucoup trop vite.

Heureusement pour vous, ma voiture n'a rien.

- Je rêve. - Pauvre conne.

C'est pas vrai.

- T'es prête ? - Papa.

- Bon sang. - Quoi ?

- Que s'est-il passé ? - Cette femme...

Elle a déboulé en trombe.

- Putain de débile. - Papa.

Quoi ? Si c'est vrai, on peut dire "putain".

Il devrait y avoir un stop.

- On est à LA. - Ça veut dire quoi, ça ?

Les gens s'arrêtent pas.

Non, il devrait y avoir un stop.

Merci.

Des tomates.

On n'en achète pas aujourd'hui.

Allons voir les pommes là-bas.

Caitlin.

- Polly. - Polly, c'est ça.

Comment allez-vous ?

Bien. Je vais bien.

Alors, votre propriétaire ?

J'ai envoyé la lettre,

mais il dit que la loi sur l'augmentation du loyer

ne s'applique pas.

Il se trompe.

- Vous devez... - C'est pas grave.

Je m'en sors.

J'ai pris du pesto.

Il y a de l'huile de palme.

C'est mauvais ?

C'est 50 % d'acides gras saturés, alors...

Les acides gras, c'est bien.

Il y en a plusieurs sortes. Tu le rapportes ?

Oui. Je pensais qu'avec des pâtes...

- C'est quoi, votre plan ? - Maman ?

Je parle, Emma.

- On peut y aller ? - On vient d'arriver.

- J'ai faim. - On mangera après, d'accord ?

Si vous avez besoin d'une baby-sitter, ne serait-ce qu'un après-midi,

pour pouvoir profiter du marché...

- Vous êtes dans la garde d'enfants ? - Oui.

J'en avais parlé, mais c'était il y a longtemps.

Je m'en souviens.

Voyons si j'ai votre numéro.

D'accord.

Elle a eu des difficultés.

C'est plus facile de lui parler à elle qu'aux mamans à l'école d'Emma.

Elle a l'air d'une vraie personne.

Elle a de l'expérience avec les enfants ?

Elle va me donner ses références.

- Maman, pas trop court. - Je sais. Voilà.

- Tu voulais une pause. - C'est le cas.

Je pourrais y aller plus doucement cette fois

et prendre soin de moi, comme tout le monde l'exige.

D'accord.

D'accord.

Bien.

Qu'en penses-tu ?

Parfait.

Dix sur dix.

Merci.

- Allô. - Bonjour, Rosanna ?

- Oui. - Je m'appelle Caitlin.

Polly Murphy m'a donné votre numéro.

- Bonjour. - Oui.

On envisage de l'engager comme nounou.

J'étais curieuse de connaître votre expérience avec elle.

Elle est incroyable.

Elle faisait partie de la famille.

C'est bon à entendre.

Elle a travaillé longtemps pour vous ?

Environ deux ans.

D'accord. C'est génial. C'est vraiment long.

Elle est super avec les enfants.

Salut.

Les propres ici, et les sales dans le lave-vaisselle.

Programme stérilisation.

On utilise que du verre.

Évitons les microplastiques.

Oui.

C'est peine perdue pour nous, mais pour eux, peut-être pas.

Bon, ici...

Oui, j'ai fait le plein.

Classé du plus ancien au plus récent.

- Prenez ceux à gauche. - Pas de lait maternisé ?

Non, c'est trop sucré.

Si on commence à lui donner ça...

- Compris. - D'accord.

Josie.

Josie, c'est ta nounou, Polly.

- Dis bonjour. - Bonjour.

Maman dit : pas de sucre.

Pas de sucre.

Coucou, bébé.

Coucou, bébé.

Je vais aller faire des courses.

Super.

- Ça va aller. - Oui.

D'accord.

Au revoir.

Bon sang !

- Coucou. - Coucou.

- Le repas est là. - Génial.

- Josie dort, je vais rentrer. - Super.

Vous voulez dîner ?

- Oui ! - Il y a largement assez.

Oui, restez.

Restez.

D'accord.

Je vais chercher une assiette.

Tenez.

Je ne bois pas.

Mon amour ?

Super, merci.

Ça a l'air bon.

- Prenez ce que vous voulez. - D'accord.

J'ai besoin d'espace !

Emma, tu peux avoir de l'espace, mais pas me parler comme...

Laisse-moi tranquille !

Laissez-lui peut-être une seconde.

Oui.

Elle me prend pour une mégère autoritaire.

Les autres parents ont peur de leurs enfants.

Je vois ça souvent.

Emma est intelligente, mais elle est très capricieuse.

Quand elle était bébé, si je la posais même une seconde,

elle hurlait, hurlait...

Ça a dû être dur.

Oui, la première année, c'était... quelque chose.

Ne me laissez pas vous retenir.

Si vous devez...

Non, c'est juste...

Cette fille

avec qui je discute.

Elle vous plaît ?

Je ne sais pas encore.

Je fréquentais une femme quand j'ai connu Miguel.

Je crois que j'avais deviné.

Vraiment ?

C'est si évident ?

Oui, ça se ressent.

Je vais renvoyer ça.

Je l'aime bien.

Vous la voulez ?

Elle vous va peut-être mieux.

Voyons voir.

Désolée. C'est trop bizarre ?

Non, je l'adore.

Je vais chercher des ciseaux. Pour l'étiquette.

Miguel...

On peut essayer ce soir ?

Peut-être ? Je ne suis pas...

- Pas maintenant. - D'accord.

Je suis désolée. Tu me manques aussi, tu sais ?

Tu me manques aussi. Mais avec Josie, et...

C'est rien.

C'est pas grave.

J'ai rendez-vous pour le panneau stop cet après-midi.

Tu peux conduire Emma au basket ?

Non, j'ai rendez-vous avec les ouvriers.

D'accord.

Demande à Polly de la conduire.

C'est à deux pas.

Oui.

D'accord.

J'ai une surprise pour toi.

Ne le dis pas.

Je dirai rien.

Tu en veux, Josie ? Je crois que oui.

Tiens.

Donne-lui un morceau.

C'est tellement sucré.

C'est bon pour la santé.

Ta mère t'autorisait le sucre ?

Oui.

Ses cupcakes étaient divins.

Quand j'étais encore petite, elle a dû partir.

Ton père est resté ?

Non.

Là où je suis allée vivre,

ils n'avaient que du thon à manger.

- C'est bête. - Oui.

Mais ce n'est pas le pire.

Il n'y avait pas de mayonnaise, pas de salade,

même pas de pain.

Je devais le manger à même la boîte, comme un chat.

Et quand il n'en restait plus...

Il n'y avait rien d'autre.

Mon Dieu.

Elle est si belle.

Oui.

Prête ?

Urgence. Fumée détectée dans la cuisine.

Tu cuisines quoi ?

Du cioppino.

Un ragoût de poisson.

Je sais cuisiner.

Je cuisine. Je sais faire.

Stewart sera seul ?

Je crois qu'il vient avec Bethany.

On pourrait juste se prendre un fast-food ou des tacos.

On n'invite pas des gens à dîner pour manger un fast-food.

- Allez. - Je crois que ça brûle.

- Merde. - Mince alors.

Sortez de ma cuisine. Ouste. Tout le monde dehors.

D'accord, chapino.

Ou cioppino. On se fait chasser.

C'est supposer que la présence policière réduit la criminalité.

Ou qu'elle aide à résoudre les conflits.

Des études montrent le contraire.

- Quelles études ? - Quoi ?

Quelles études ?

Il y en a plusieurs.

Je ne peux pas en citer une.

Si quelqu'un s'introduisait chez toi, tu ferais quoi ?

Franchement,

j'attraperais ma batte

avant d'appeler la police.

- Stewart. - Je suis sérieux.

La priorité, c'est la sécurité de ma compagne et moi.

Mais prenez mon argent, ma télé. Ces trucs ne...

Et s'ils voulaient ta carte de base-ball Ted Williams ?

Tu ferais quoi ?

Alors je saurais que la personne sous la cagoule, c'est toi.

Pétasse.

Mes excuses à tout le monde à cette table.

Vous vous êtes connues via la permanence pour locataires ?

Oui.

Vous habitez où ?

Je vis à Boyle Heights.

Sympa. Pourquoi si loin ?

Je peux pas mieux me permettre.

Je vois.

Vous habitez où ?

À Silver Lake.

Je vois.

Bref, je pense déménager.

LA, c'est trop cher.

En dehors de Los Angeles ?

Oui.

J'ignore combien de temps je peux rester ici.

Je peux me lever ?

Pas de télé, si c'est ce que tu voulais.

Je peux l'accompagner.

D'accord, super. Merci.

- La soupe est délicieuse. - Trop bonne.

Mon Dieu. Regarde ce petit ange qui mange sa soupe.

Oui. C'est intéressant.

Plus tôt ils mangent comme nous, mieux c'est.

Ils ont tendance à s'habituer aux petits pots.

C'est clair. J'essaie aussi de me sevrer des petits pots.

Tu en veux un ?

On en parle plus tard ?

Merci.

Maman !

Bon sang.

Mon Dieu.

- Elle a vomi. - Je sais.

Je suis désolée, ma puce.

Je vais...

J'ignore ce qui s'est passé.

Sûrement ce qu'on a mangé.

Sans déconner !

On appelle Stewart ?

Oh, non.

Mon Dieu, Josie.

Comment va Emma ?

Mieux. Elle est avec Miguel.

Comment va-t-elle ?

Ils doivent l'hydrater.

Peu importe mes efforts.

Même si je suis prudente, je foire toujours tout.

Je foire tout.

Vous avez tort.

Vous me connaissez pas.

Si.

Vous croyez qu'avec des efforts,

on peut éviter des choses terribles.

Mais on ne peut pas.

Personne ne peut.

Vous avez froid. Tenez.

- Merci. - Voilà.

Je veux que vous restiez.

Moi aussi.

Mais je n'ai pas le choix.

Au revoir, Polly.

Tu penses qu'on ne devrait pas ?

C'est pas ça.

Si tu crois que ça aidera de l'avoir ici...

Oui.

Quoi ?

Je repense à ce qui s'est passé après la naissance d'Emma.

Je partais en vrille.

- Ça arrive à beaucoup de femmes. - Je sais.

C'est juste que...

Quoi ?

Tu as l'air d'avoir confiance en toi,

et je n'ai pas compris

- que tu souffrais avant de... - Pas besoin

d'en faire tout un plat.

Tu as retourné la cuisine, Caitlin.

- Retourné ? - Oui.

- OK. - À 4 h du matin.

Tout était par terre, avec la bouteille de javel.

D'accord.

Et qu'est-ce que tu m'as dit ?

Je crois avoir dit qu'il y avait une odeur, c'était vrai,

ça aurait pu être de la moisissure.

Tu as dit qu'on était en danger.

Et si tu ressens à nouveau ça...

Non.

Miguel...

Non. Je vais bien.

D'accord.

Et toi, ça va ?

Moi, ça va.

Je dis ça comme ça.

C'est un joli petit espace.

Ça va te plaire.

- Il y a une cuisine. - D'accord.

Et même une entrée séparée, pour aller et venir comme tu veux.

Tu pourras en faire ton chez-toi.

On y est.

Miguel voulait que ses parents déménagent ici, par sécurité. Mais...

sa mère n'est pas fan des États-Unis.

Qui l'est ?

Qu'en penses-tu ?

C'est parfait.

Super.

Il y a un placard ici, des étagères.

Je mets ton café ici ?

Oui, c'est parfait.

Le vrai rêve américain.

Avec une nounou blanche, en plus.

Très drôle, maman.

Voilà Emma. Dis bonjour à tes grands-parents.

Où est Emma ?

Salut ! Bonjour !

Emma.

Bonjour, ma puce !

Emma, ma princesse !

Comment vas-tu ?

Bien, et vous ?

Un peu froid, mais ça va !

Tu es magnifique.

Dis merci.

- Merci. - Trop chou ! Je t'aime.

Dis au revoir.

Au revoir.

Oui.

Désolée.

Il est 20 h 30, est-ce que je dois coucher Emma ?

- Déjà 20 h 30 ? - Oui.

Une tension au cou ?

Oui.

J'ai cette technique qui pourrait aider.

- D'accord. - Tourne-toi.

Voyons voir.

Ça va faire un peu mal.

Voilà.

Merci.

De rien.

Je devrais mettre Emma au lit.

D'accord. Oui.

Désolée, je n'ai pas pu résister.

Rendors-toi. Je peux surveiller Josie.

C'est bon.

Ça ira.

Quoi ?

Rien.

D'accord.

Qu'en penses-tu ?

J'adore.

Comme celle que tu as faite pour Emma.

LAIT MATERNISÉ

Elle ne laissait personne s'y asseoir.

Du lait maternisé ?

Oui.

Je sais que la plupart des gens s'en fichent.

Salut.

J'ai trouvé ça dans la poubelle.

Tu n'as pas...

Tu n'as pas donné ça à Josie, si ?

Si, j'ai du mal à lui faire boire le lait maternel.

Alors...

On en avait discuté. On ne lui donne pas de sucre du tout.

Ah bon ?

Oui.

Désolée, Caitlin. Je ne m'en souvenais pas.

C'est comme tu veux. Mais elle boira peut-être moins.

- Je me souviens clairement qu'on... - Maman...

On jouait.

D'accord. Pardon.

Récemment... Par où commencer ?

On s'est concentrés sur les secrets,

ce qu'on cache sous le tapis,

les conversations que les autres savent qu'on a,

et certainement pas sur la place publique.

L'interdit.

Plusieurs fois par semaine.

Oui, sinon...

Sinon, plein de choses.

Dépression, anxiété,

- cancer de la prostate. - Cancer ?

Et ta source, c'est un petit ami du lycée ?

- Salut. - Salut.

C'est mon amie, Amelia.

Enchantée.

Caitlin.

Elles ont des burgers. Je leur en vole.

Oui, je vois ça.

Vous vous faites plaisir.

On en a d'autres si tu veux.

Non, c'est bon.

- T'es sûre ? - Oui.

Je vais prendre une douche.

Bonne soirée.

Et les femmes ?

- C'est différent. - Pas du tout.

J'ai d'autres questions à ce sujet.

Tu peux suivre des instructions ?

Ne bouge pas.

Tu vas me faire jouir.

Étrangle-moi.

C'est qui, Olivia ?

Ma petite sœur.

- Bonjour. - Salut.

Ton café est prêt.

Devine qui a avalé 100 ml ?

Quoi ?

De lait maternel.

On a corrigé le tir.

Super.

Je trouve que c'est mieux.

Parfait. Dix sur dix.

Joyeux anniversaire

Ça veut dire quoi, "déprimé" ?

Ça veut dire que tu es triste, que tu ne t'aimes pas.

Comme ma mère ?

Non.

Elle est en colère.

Contre moi ?

Non.

Contre moi.

Pourquoi ?

Je connais un secret sur elle.

Quand on a un secret sur quelqu'un, on a du pouvoir sur lui.

Les gens n'aiment pas.

Quel secret ?

Elle fait semblant d'être une autre.

Qui est-elle ?

Pas celle qu'elle prétend être.

Bonjour, Leah. Désolée pour l'attente.

C'est Caitlin.

Bien sûr. Caitlin.

Désolée.

J'ai une réaction bizarre à mon traitement dernièrement.

Ça me rend un peu fébrile.

On peut réduire la dose.

Prenez un demi-comprimé durant une semaine et voyons ce que ça donne.

Vous réduisez la dose sur la base d'un seul commentaire ?

Seulement si ça vous convient, Caitlin.

Merde.

Et en plein cours de science,

M. Hutcherson a éternué,

et il a postillonné sur le visage de Nicole.

Elle a essayé de s'essuyer avec son t-shirt.

Beurk.

Oui, c'était hilarant.

Maman ?

Récemment, j'ai ressenti des choses.

Tu sais, dans un film, quand les gens se marient,

s'embrassent ou tentent de faire un bébé ?

Quand je regarde ça, je veux être le papa, le mari.

D'accord.

Tu voudrais être un homme ?

Non, j'aimerais...

Je veux embrasser la femme.

Je veux qu'elle m'aime, pas lui.

Écoute, tu arrives à un âge

où tu vas ressentir plein de choses,

et quelle que soit ta décision...

Ce n'est pas une décision.

Ce n'est pas ce qu'on dit.

Pourtant, j'ai décidé.

Plus tard, je veux une femme, pas un mari.

Vous en avez parlé toutes les deux ?

Elle m'a juste interrogée sur le mariage

et les différents types de couples.

Elle ne m'avait jamais rien dit de tel.

Alors, peut-être...

Maman, c'est moi qui le dis.

Bien sûr. Et on t'écoute.

Mais tu as peut-être entendu Polly dire ça et...

Caitlin, c'est pas ça.

Tu peux te taire une seconde ?

Tu voudrais que je reste un bébé, mais j'en suis pas un !

Je te déteste !

Je suis navrée, Caitlin.

- J'ignorais que ça te gênerait... - Ça ne me gêne pas !

C'est évident.

Je vais voir si ça va.

Elle s'en remettra.

Tu trouves pas ça bizarre ?

Elle grandit...

Elle a dix ans.

- À quel âge tu as... - Pourquoi me demander ça ?

- Pour comprendre. - Ça n'a rien à voir avec moi.

Elle est trop jeune. C'est tout.

Et tu n'es pas là. Tu ne vois pas ce qui se passe.

Elles vont dans sa chambre, y restent des heures,

et on ignore de quoi elles parlent.

Tu dis que...

Le fait qu'Emma lui donne tant d'attention

et qu'elles soient si proches...

Ça te rend jalouse ?

C'est si grave ?

Non, ce n'est pas grave du tout.

C'est pas grave.

On était tout seuls avant.

Maintenant, il y a une nouvelle personne.

C'est bizarre.

Chérie, je comprends.

Il y a juste une partie de moi qui...

Quoi ?

Qui ne veut pas qu'elle grandisse.

Je veux juste qu'elle reste à moi.

C'est vraiment

tordu.

Chérie...

Le orange est trop cool.

- Il est énorme. - Le rouge et le orange.

Ils sont magnifiques.

Tu veux aller voir là-bas ?

D'accord.

- On va faire un tour. - D'accord.

Ça va ?

Oui.

C'est sympa.

Je t'aide à ranger ?

Je veux bien.

Tu portes

la robe que je t'ai donnée.

Oui.

Elle te va bien.

Merci.

Maman !

- Les feux d'artifice ! - Baisse-toi !

Qu'est-ce que c'est ?

Où tu as eu ça ? Réponds !

- Je sais pas. - Caitlin, non.

Tu imagines ce qui aurait pu se passer ?

Arrête ! Regarde, elle a peur.

- Polly. - C'est rien.

Désolée, j'ai acheté ça au parc.

Pourquoi tu as fait ça ?

Je pensais que ce serait marrant...

- Marrant ? - C'était un accident.

- Tu plaisantes ? - Quoi ?

Elle l'a fait exprès. Tu ne comprends pas ?

- Pourquoi ? - Elle savait que ça arriverait.

- Elle voulait que ça arrive ! - Je crois

que je devrais partir.

Oui, va-t'en !

Respirons un peu, et...

Non. Va-t'en !

Quitte cette maison !

Maman, c'est ma faute.

Si c'est ce que tu veux.

- Attendez un peu... - Non.

Je dois le faire moi-même ? Je le ferai.

- Où ira-t-elle ? - Je m'en fiche !

Mais pas ici !

T'es encore là ? Fais tes valises !

Ça va aller. Je suis désolée.

Je suis désolée.

Polly...

Miguel.

Quoi ?

Tu me crois ?

- Bon sang... - Tu me crois ?

À quel sujet ?

Qu'elle l'a fait exprès,

qu'elle savait que ça arriverait.

Non...

Tu crois qu'elle a bien fait de lui donner ça ?

C'était une erreur.

D'accord ?

Elle voulait s'amuser.

Bien sûr que tu penses ça.

Quoi ?

Pourquoi ?

Parce que je suis mexicain ?

Donc j'adore les feux d'artifice ?

Non.

Parce que quoi que je dise, tu ne m'écoutes pas,

car tu me prends pour une cinglée.

Non.

Tu...

Tu traverses une nouvelle crise.

Ce n'est pas ta faute.

Mais comment t'aider

si tu ne te rends pas compte que tu pourrais avoir tort ?

Tu t'en rends compte ?

Je ne sais pas.

Il faut que tu essaies.

Sinon quoi ?

Miguel.

Sinon quoi ?

D'accord.

Tu...

Tu sais où elle est allée ?

Bonne année à toi, putain !

Pourquoi tu me fais ça ?

Je suis désolée.

Je...

J'ai eu des problèmes dans le passé et...

je pensais les avoir réglés, mais...

Je comprends.

Maintenant, je m'en rends compte.

Caitlin, tu n'es pas folle.

Il nous faut plus de données.

Les choses vont mieux, je...

Je dois me concentrer sur...

Que sais-tu d'elle ? À part ce qu'elle t'a dit ?

On peut...

On peut penser quelque chose

sans que ce soit réel.

Que va-t-on découvrir ?

Sûrement que tout est normal. Alors pourquoi ne pas chercher ?

Tu es ma cinglée préférée.

Salut.

Salut.

Ils ont enfin fini de retaper cet endroit.

Ils ont bien bossé.

Ravie que ça vous plaise.

Désolé, je vous laisse.

Écoutez.

Je sais que c'est leur maison, et...

vous êtes leur ami, mais...

cet endroit est aussi

mon espace, alors...

Et vous préféreriez qu'on n'entre pas.

Bonne journée.

Kit de prélèvement d'ADN

Vous êtes sur la messagerie vocale

du 515-177-3...

- Te voilà. - Salut.

Il reste du lait maternel ? Y a rien dans le congélateur.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Rien, je dois finir un truc.

D'accord.

Je lui donne du maternisé ?

Non...

Garde-la cinq minutes, j'arrive tout de suite.

Bien sûr.

55E RUE CENTRE DE LOISIRS

Salle Polyvalente

- Mon Dieu. - Une semaine plus tard.

Rosanna ?

Bonjour, je suis Caitlin.

J'ai appelé au sujet de Polly. Elle était votre nounou.

Je sais qui vous êtes.

Je peux vous parler ?

Bien sûr.

- Polly va bien ? - Oui, ça va.

Elle a été impliquée dans des incidents dangereux avec mes enfants.

Polly ne répond plus à mes appels depuis un moment.

Si elle se drogue à nouveau... Elle est sans doute instable.

Elle vous a connue ici ?

Elle vous a dit qu'elle était toxico ?

Oui.

J'ai promis de l'aider du mieux que je pouvais.

Elle a travaillé pour vous ?

Elle a gardé vos enfants ?

Oui.

Vous mentez.

Si vous saviez ce que Polly a traversé...

C'est-à-dire ?

Elle vivait dans sa voiture

et avait un copain violent qui l'envoyait à l'hôpital.

Et vous l'avez crue ?

Quoi ? Écoutez, j'ai une réunion.

Désolée pour la réunion. Vous m'avez menti.

Mis mes enfants en danger !

- Ça vous est égal ? - Non.

- J'essaie de... - Et si elle avait menti sur tout ?

Alors quoi ?

Répondez !

- Je vous demande de partir. - Je m'en vais !

Salut, c'est Stewart.

Rappelle-moi.

Il faut qu'on parle.

Trois morts dans un incendie, la fillette survit.

Salut.

Il faut qu'on parle.

T'étais où ?

Je voulais vérifier un truc.

D'accord. Quoi ?

Elle nous ment.

La référence qu'elle a donnée était bidon.

Comment tu le sais ?

J'ai retrouvé cette femme et je lui ai parlé.

Et elle a dit : "Polly n'a pas bossé pour moi" ?

Non, bien sûr que non.

Je l'ai vue à une réunion des AA.

Elles se sont connues là. Et elle m'a menti encore une fois.

C'est ce que tu faisais ?

Ton bébé a faim.

- Désolée, mais... - Elle dort !

Ça suffit. On en reparle demain.

Caitlin Salut, tu es dispo demain ?

Salut.

Vous voulez entrer ?

Dites-moi de quoi il s'agit.

Je vous dois des excuses.

Je vous ai mal jugée.

Et si vous êtes d'accord,

j'aimerais pouvoir m'expliquer.

Asseyez-vous.

- Vous voulez boire quelque chose ? - Ça ira.

C'est quoi ?

Ce sont des informations.

À mon sujet ?

Oui.

Comme quoi ?

Je connais votre vrai nom.

Rebecca.

Vous avez fouiné.

Oui.

Vous avez grandi à San Bernardino, comme Caitlin.

Mais elle ne s'appelait pas Caitlin.

C'était Jennifer.

Jenny.

Et quand vous aviez sept ans,

vous avez tout perdu.

Toute votre famille, dans un incendie.

Oui.

Je n'imagine même pas

ce que ça a dû être.

Non.

Le contexte, c'est important.

Je veux dire,

aucune version de l'histoire ne minimise ce que vous avez traversé.

Si.

Justement.

Elle a tué mes parents,

ma petite sœur,

et elle s'en est sortie.

Ils ont changé son nom et l'ont libérée.

Il lui est arrivé quelque chose avant l'incendie.

Ça, c'est faux.

Mais on est d'accord pour dire

que ce que vous lui faites subir,

à elle, à son mari, à ses filles,

ce n'est pas bien non plus. Pas vrai ?

Vous lui avez dit ?

Non, je voulais vous parler d'abord.

Si vous ne lui dites pas, je le ferai.

Je me sens mal.

Je peux aller aux toilettes ?

Oui, bien sûr.

C'est la porte en face, tout droit.

Mon pote.

Tu vas y arriver.

Rebecca... Polly.

Je peux vous aider ?

Si c'était moi,

je voudrais la même chose, la voir souffrir.

Mais...

J'aimerais qu'il y ait quelqu'un

pour compatir

et mettre un terme au cycle de...

Fallait que tu fouines.

Que tu joues les sauveurs.

Tu m'y as forcée.

J'espère que tu le sais.

- Allô ? - Caitlin, c'est Bethany.

- Je suis à l'hôpital. - Qu'y a-t-il ?

C'est Stewart. Il y a eu un cambriolage.

- Mon Dieu. - Il est blessé.

J'arrive tout de suite.

Que se passe-t-il ?

- C'est Stewart. - Quoi ?

- Il a été agressé. - Mon Dieu.

Reste avec les enfants.

- Si on repousse... - Ça va ?

Pardon. Vous êtes ?

Sa meilleure amie. Comment va-t-il ?

Il est mal en point.

Je suis allée chez lui, j'ai ouvert,

et il était

allongé par terre. Il y avait tellement de sang.

- Sa mâchoire était... - Le trauma crânien ?

- Oui. - Le cambriolage ?

Oui.

M. l'agent, je peux vous parler ?

Donnez-moi votre numéro,

je vous mettrai en contact avec l'inspecteur.

Stewart pensait qu'une certaine Polly Murphy

me mentait, à moi et à ma famille.

- Il enquêtait sur elle. - Polly ?

Ta nounou ?

Stewart m'a crue. Et elle le savait.

Je vous mettrai en contact avec l'inspecteur...

J'essaie de vous expliquer !

Écoutez-moi !

Madame, baissez d'un ton. Merci.

Venez avec moi.

Je suis vraiment désolée.

Je vais à la chapelle, d'accord ?

Je reviens.

Comment va-t-il ?

Demande-lui.

Qu'est-ce que...

Va-t'en !

- Arrête. - Tu peux partir aussi.

Maman.

Elle est triste pour son ami.

Arrête de lui parler et va-t'en !

Tout de suite !

D'accord.

Caitlin.

- Caitlin, écoute-moi. - Non.

Ça suffit !

Arrête ! Qu'est-ce que tu fais ?

- Toi, arrête ! - Tu peux...

- Tu peux arrêter ? - Laisse-moi !

Éloigne-toi d'elle !

- Caitlin ! - Qu'est-ce que tu fais ?

- Arrête ! - Lâche-moi !

Non !

Ça va ?

Laisse-moi voir.

Tu es blessée. Je veux voir.

Laisse-moi voir. Ça va ?

Viens, on va te relever.

On va rentrer.

On doit séparer l'incident avec Polly et Emma,

qui pourrait mener à une injonction.

Et Stewart ?

Désolée que vous ayez perdu votre ami,

- mais ça ne nous aidera pas. - Il m'a envoyé un texto.

Et c'est la dernière personne qu'il a appelée avant sa mort.

- Elle... - L'enquête est en cours.

- Il faut être patient. - D'accord.

Je veux juste voir mes enfants.

Aujourd'hui.

La bonne nouvelle, c'est que Miguel est d'accord.

Mais comprenez bien

qu'il a encore besoin d'elle avec les enfants.

C'était bien de partir la semaine dernière,

mais honnêtement, au vu de ce qui s'est passé,

le juge peut douter de la sécurité des enfants

- sous votre garde. - Elles ne sont plus en sécurité !

Elles sont avec elle !

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Non !

Ça va, ma puce.

Maman est là.

Allez, ma chérie. On y va.

Allez.

Allez.

- Salut. - Salut.

Tu t'es étirée ?

Pas encore.

- Prends ça. - Merci.

Où est Josie ?

Elle faisait la sieste.

- Je devais la voir. - Ça viendra.

Papa, tu restes pour mon match ?

Ça me va.

D'accord.

Je vais nous trouver des places.

Tu m'en veux.

Tant mieux. Tu as raison.

Je suis dure avec toi, Emma.

Je sais que je te surprotège.

Parce que personne ne m'a protégée.

Mais ce n'est pas ta faute.

C'est pas ta faute.

Personne t'a protégée ?

Non.

J'ai vu ça dans la chambre de Polly.

Je l'ai volé.

Maman...

Écoute...

C'est un autre nom, mais...

C'est Polly.

Tu vois ?

Elle vient de là d'où tu viens. Elle est orpheline.

C'est pour ça qu'elle veut intégrer notre famille.

Tu peux revenir ?

Tu voudrais ?

À vos postes !

J'essaie, ma puce.

Allez, c'est parti.

Salut.

- Josie dort encore. - Rebecca.

Tu veux entrer ?

Tu as besoin d'un verre d'eau.

D'accord.

Joli blocage.

Bonjour, ici Caitlin. Je suis indisponible.

Laissez un message.

Emma, on doit rentrer.

- Pourquoi ? - Faut y aller.

J'en ai rêvé.

Notre rencontre.

Mais tu en as plus rêvé que moi.

Oui.

Que dire ?

Je suis désolée de ce qui s'est passé.

De ce que j'ai fait.

J'ai dit à l'école

et à mon père

ce que ton père me faisait,

et personne ne m'a crue.

- Parce que tu mentais. - Non.

Il m'a fait du mal.

Il n'arrêtait pas.

C'est des conneries.

Tu fais semblant d'être quelqu'un de bien.

Mais c'est faux.

J'ai essayé de l'être, mais...

Tu essaies de le cacher...

À tout le monde, à ta famille.

Mais tu ne peux pas.

Tu ne sais rien de moi.

Tu ne m'as pas connue à l'époque.

Mais je t'ai vue...

Cette nuit-là.

Mes parents...

Ma sœur était bébé.

Et tu as chialé à propos de ce qui t'était arrivé.

Ils t'ont crue, pas vrai ?

- Oui. - Tu sais ce que j'ai eu ?

Sept maisons différentes.

- C'était mal... - À cause de toi.

À cause de ce que tu m'as fait.

Regarde-moi.

Tu as une idée

de la souffrance que tu m'as fait subir ?

Tu sais que je ne mentais pas.

Tu le sais.

Il t'a fait la même chose.

Il me l'a dit.

Non.

Qu'on se ressemblait.

- Qu'on aurait pu être sœurs. - Non.

J'ai pensé à toi tous les jours.

À ta souffrance,

à ce que je t'ai volé.

Tu étais seule, sans rien.

Arrête.

Crois-moi. Je sais ce que ça fait.

Je suis là.

Dis-moi ce que tu as à me dire.

Ce que...

Ce que je veux...

C'est que tu pourrisses en enfer

pendant que je dors dans ton lit,

que je baise ton mari

et que j'élève tes adorables filles.

Ça va aller.

Ici Caitlin. Je suis indisponible.

Laissez un message.

Allez, Emma.

Il se passe quoi ?

Ça va aller.

Tout va bien.

Sors !

Sors de la voiture !

Ça va aller.

Arrête ! Non !

Mon Dieu ! Caitlin !

Mon Dieu.

- Ça va. - Tu es blessée.

Ça va.

Elle va bien.

Je suis désolé.

Je suis désolé.

Laisse-moi t'aider.

Donne-moi le bébé.

Viens, ma chérie.

Je l'ai vue.

Je suis désolé.

Pardonne-moi.

J'aurais dû t'écouter.

C'est bon.

Ça va aller.

Appelez les secours.

Il faut une ambulance.

Elle arrive ?

Elle est avec Josie.

C'est bien qu'elle sache.

Ça va aller.

Ça va aller pour nous.

Il y avait elle, ses parents et sa petite sœur, Olivia.

Mais un jour, elle a dû aller vivre toute seule.

Et là où Rebecca est allée,

il n'y avait que du thon à manger.

Mais c'est pas le pire.

Il n'y avait pas de mayonnaise, pas de salade, pas de pain.

Elle le mangeait à même la boîte, comme un chat.

Quand il n'en restait plus...

Il n'y avait rien d'autre.

Sous-titres : Simon Steenackers

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