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Original subtitles

UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX

CECI EST UNE FICTION BASÉE SUR DES FAITS RÉELS.

PLUSIEURS ORGANISATIONS ET PERSONNAGES SONT FICTIFS.

L'armée privée de Bang-won compte des milliers d'hommes ?

Le général Jung

périra ce soir.

Hwi.

ÉPISODE 6

Ça fait longtemps.

Tu es vivant.

Quand je ferme les yeux et que je te vois,

le manque m'empêche de dormir.

J'aimerais fermer les yeux pour te voir à nouveau,

mais ce n'est qu'un rêve.

Ce n'est pas un rêve, si ?

Je ne rêve jamais

de toi.

Pas même un cauchemar.

J'ai été trop occupé à survivre.

Je t'ai oubliée.

Je ne te crois pas.

Tu me mens.

Merci...

d'être resté en vie.

Jung Sa-jeong va mourir ?

Il faudrait tuer l'un de vos sujets illustres.

Ça leur apprendra et leur inculquera la peur, Votre Majesté.

Si quelqu'un doit mourir,

autant que ce soit Jung Sa-jeong.

Cependant, je n'ai pas demandé sa mort.

Vous n'auriez pas pu.

Donc j'ai lu dans vos pensées.

C'est mon travail de comprendre vos pensées et d'agir en fonction.

Alors dis-moi mes pensées au sujet de Jeongan.

Vous avez peur

qu'il vous vole le trône.

- Tu oses... - Toutefois,

sa présence vous manque,

car il se salissait les mains à votre place.

Veuillez m'accorder accès à tout et l'autorité sur tout le monde.

Ainsi, vous n'aurez plus à craindre

ou à regretter le prince Jeongan.

J'aimerais ton avis sur une question.

Les ministres et la famille royale ont des armées privées,

et maintenant de simples fonctionnaires se procurent des mercenaires.

Que faut-il faire ?

J'entends, Votre Majesté.

Je m'en occuperai.

Qu'est-ce que tu attends ? Il faut aller chercher les autorités.

Non.

Si on fait ça, ils retourneront cet endroit

et ils chercheront à tout prix à nous inculper.

Ihwaru serait en danger.

N'es-tu pas partie sans hésiter ?

Pourquoi t'en soucies-tu ?

C'est à cause de lui ?

Alors qu'est-ce qu'on fait ?

Madame Seol.

Nous nous débarrasserons du corps et des traces de sang.

Nous n'avons rien vu, rien entendu.

Rien ne s'est passé à Ihwaru.

Hui-jae a raison.

Allez !

Oui, madame.

Tu dois être contente d'avoir enfin vu l'homme qui te manquait tant.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Ça ne t'a pas fait plaisir de le voir ?

Alors quoi ? Dis-moi, bêta.

J'avais l'impression

que son corps entier respirait l'enfer.

Chacune de ses cicatrices criait.

Ça m'a brisé le cœur.

La tristesse dans ses yeux m'a touchée davantage

que l'aigreur de ses mots.

Son regard m'a transpercée.

Je suis impuissante. Je n'aurais rien dû faire.

Je n'aurais pas dû le laisser partir.

Le roi ne reçoit plus personne.

C'est une affaire urgente.

Sa Majesté a déjà eu toutes les nouvelles.

Tu me caches des choses.

Les faiblesses de Bang-won, par exemple.

Ne vous méprenez pas.

C'était un rapport habituel.

C'est exceptionnel que quelqu'un du sixième rang voie le roi en privé.

Tu veux voler avant même de savoir sauter.

Comme tous les oiseaux.

Tu es impatient. Tu seras utilisé, puis rejeté.

Ne vous inquiétez pas.

Que je vole ou que je tombe,

je saurai atterrir.

- Que se passe-t-il ? - Jung Sa-jeong est mort à Ihwaru.

Huit hommes sont entrés,

seul Hwi est sorti.

- Autre chose ? - La ministre en robe

y était aussi.

Où est-elle maintenant ?

J'ai vu Hwi.

Tu...

le savais, n'est-ce pas ?

Oui.

Je le savais.

Comment as-tu pu...

C'est Hwi qui en a décidé ainsi.

C'est lui qui a choisi de t'éviter.

Tout seul.

Comme s'il avait le choix.

A-t-il choisi d'être envoyé au front pour mourir ?

Quoique, il t'a choisi comme ami.

Hwi et moi

ne sommes plus amis. Je ne veux plus entendre son nom.

Tu ne fais que piétiner autrui.

J'ai déjà vu quelqu'un agir ainsi.

Tu ressembles bien à ton père.

Comme deux gouttes d'eau.

Votre Altesse, il y a...

On s'est occupés de Jung Sa-jeong.

Et les corps ?

Ils n'ont jamais quitté Ihwaru.

Ihwaru.

Sont-ils fiables ?

Des centaines de complots morts-nés

ont germé à Haegeomdang dans Ihwaru.

En as-tu...

déjà eu vent ?

Nous devons découvrir qui a demandé la mort de Jung Sa-jeong.

On doit le savoir afin de voir dans leur jeu.

C'est la seule raison ?

Seules deux personnes dans ce pays

oseraient tuer un père fondateur.

Nam Jeon en fait partie,

mais il n'enverrait jamais un simple mercenaire.

Et l'autre ?

- C'est Bang-won. - Ne t'en mêle pas.

Tu serais en danger et Hwi aussi.

Je dois agir parce qu'il est déjà en danger.

Alors tu devras assumer les conséquences.

Agiras-tu ?

Oui.

Si vous me raccompagnez, vous pouvez rentrer.

Non, je viens accueillir quelqu'un.

Je vais te dire un secret précieux.

Veux-tu l'entendre ?

Oui, s'il vous plaît.

Bang-seok sera le prince héritier, mais Bang-won aura le trône.

Sois-en certaine. C'est ainsi.

Bien le bonjour.

La vieille aux poumons malades.

C'est impressionnant que vous soyez encore en vie.

Tenez.

Avec les bons remèdes,

on survit à ceux qui attrapent la grippe.

Vraiment ?

Ça fait longtemps.

Je ne veux pas vous déranger, alors je vais y aller.

Je voulais

vous voir.

Ciel. J'ai presque oublié.

Vous n'êtes pas une gisaeng, bien que vous ayez grandi ici.

Mon père sentait toujours le sang.

Quand j'étais gamin, je savais qu'il rentrait

d'une campagne militaire avant de sentir sa barbe sur ma joue.

Mais cet endroit

émet aussi cette sale odeur de sang.

Ceux qui ont tué Jung Sa-jeong...

je les ai envoyés.

Travaillent-ils

pour Votre Altesse ?

On aurait dit des voyous.

Je m'en débarrasserai quand ils m'auront servi.

S'ils me posent problème,

je les tuerai.

Mais pourquoi Ihwaru ?

Il n'y a qu'ici qu'on peut assassiner

un père fondateur tranquillement.

Ihwaru n'est pas un cimetière.

J'espère que ça ne se reproduira pas.

Je crains que si.

Alors la terre régurgitera les cadavres.

Alors vous prendrez leur place.

Il ne me reste plus beaucoup de temps.

De telles menaces sont vaines.

Ciel.

Alors l'épée

tranchera quelqu'un d'autre.

Votre Altesse.

Vous souvenez-vous quand vous étiez en cavale ?

J'aidais la reine épuisée à se lever

et je portais Bang-seok endormi.

J'acceptais de dormir et de manger le moins.

Et même quand...

j'avais un couteau sur la gorge,

je ne bronchais pas.

Comment pourrais-je l'oublier ?

J'aurais dû vous tuer à l'époque.

Je suis certaine

qu'une autre occasion se présentera.

Je vous l'offre sur-le-champ.

Venez travailler pour moi.

Il faudra continuer à servir la reine et à côtoyer Nam Seon-ho.

Il faut observer tout ce qu'ils disent, entendent et pensent

et m'en faire le rapport.

En retour,

je vous autorise à me tuer quand bon vous semble.

Et si je refuse ?

Nous verrons cela le cas échéant.

JUNG SA-JEONG

YI BANG-WON

Ensuite, l'arsenal de Bang-won.

Je vais confisquer toutes les armes,

comme ça, tu pourras t'en emparer.

Commence comme simple garde

et grimpe les échelons.

Tu atteindras Bang-won ainsi.

Je serai vieux avant de le rencontrer.

Bang-won se méfie de tout le monde.

Il faut y aller lentement.

C'est la meilleure technique.

Reste ici. Si on te voit, Yeon sera en danger.

Suis-moi.

Que fais-tu ici ? Tu ne devrais pas être là.

Tu devrais me demander comment je t'ai trouvé.

Si je t'ai trouvé,

Bang-won peut te trouver.

Quel que soit ton plan, tu es en danger.

Pars.

Et ne reviens pas.

Tu ne m'arrêteras pas.

Es-tu aveugle ?

Tu m'as vu tuer quelqu'un.

Tu n'as rien de spécial.

Va-t'en.

Va-t'en, j'ai dit !

Tu dis m'avoir oubliée.

Tu dis que ça ne vaut rien.

Je vais

te protéger désormais.

Je refuse de te perdre.

Ce monde dans lequel tu vis...

je devrais renaître pour y vivre.

Oublie la fille aux affiches.

Face à Bang-won, soyons des inconnus.

Je n'agirai pas sans ton accord.

Alors je viendrai vivre

dans ton monde.

Nul ne le saura.

Merci

pour ces adieux.

- Je vous sers un verre. - Bien.

Le premier verre doit être offert à un aîné,

et le dernier à la personne qui occupe nos pensées.

Voici mon dernier verre.

Mon dernier verre, je l'ai déjà donné à Hwi.

Tu ne fais que piétiner autrui.

Tu ressembles bien à ton père.

Comme deux gouttes d'eau.

Seigneur.

Seigneur.

Hé, si ce n'est pas l'inspecteur !

Vous m'avez déjà oublié ?

Cela remonte à la réunion des trois bureaux.

Qui est-il ?

Le fils

du très puissant seigneur Nam Jeon.

Le fameux fils illégitime ?

Mince. Je devrais apprendre à mieux tenir ma langue.

Gare à toi ! Si tu le courrouces,

il exhumera le moindre secret de famille.

Aucune chance qu'un homme aussi éminent me connaisse.

Vous êtes né d'une roturière mais avez obtenu le 6e rang.

Vous m'en bouchez un coin.

Je n'ai pas choisi mes parents.

Et vous ?

La chance vous a souri.

Remerciez donc votre bonne étoile.

Ne raillez pas les moins fortunés.

Je ne faisais que plaisanter, calmez-vous.

Je n'y suis pour rien si vous êtes né hors mariage d'une mère roturière.

Nos chemins se recroiseront.

Et ce jour-là,

vous perdrez l'usage de votre main.

Mon Dieu, que j'ai peur.

Bon, ça suffit maintenant.

Entrons donc.

- Un chien s'est assis sur le trône ! - Arrête.

Il devrait apprendre à rester à sa place.

Seon-ho.

Tu n'es pas encore couchée ?

Je prenais un peu l'air.

Tu empestes l'alcool.

Aurais-tu bu ?

Oui, un petit verre.

À te voir, c'était bien plus.

Cesse de m'attendre, à l'avenir.

Les gens le voient et cela me gêne.

Et l'eau que tu apportes,

je n'en veux pas, alors n'entre plus dans ma chambre.

Ai-je fait quelque chose de mal ?

Non.

Le dragon aux féroces prunelles D'un coup transperça le ciel

Qu'est-ce donc ?

Du mabihwan.

Prends-en une dose,

et la paralysie gagnera ton corps.

On pourrait te donner 100 coups de fouet

que tu ne les sentirais même pas.

- Andouille. - Tu te ris de moi ?

Ceux qui gagnent leur croûte en se faisant fouetter pour autrui en ont toujours.

Bon sang, qui entends-je encore raconter des âneries ?

Il faut vraiment qu'il me provoque ?

Et toi alors ? Que fiches-tu de plus intéressant ?

Bonté divine, c'est qu'il dessine des vers de terre.

Si on avait des poules, elles s'en donneraient à cœur joie.

Tu veux devenir officier ?

Acheter un registre familial fera de moi un noble.

Et un noble doit au moins savoir écrire son nom.

C'est vrai, j'oubliais. Bon sang.

J'avais oublié que c'était ton rêve.

Rêve toujours.

- Approche un peu. - D'accord.

Tu veux mon poing ?

Me cherche pas.

De quel clan Jeong es-tu ?

Du clan Dongnae Jeong. Et Beom signifie "courir".

Voyons voir.

Jeong.

Beom.

Je n'avais encore jamais vu mon nom écrit.

Chi-do.

Merci.

Où vas-tu, encore ?

Chasser quelques faisans, alors faites bouillir de l'eau.

Tu auras besoin d'un rabatteur. Je t'accompagne.

C'est inutile.

Attends-moi ici.

Ma foi, c'est que vous avez neuf vies.

Tous sont morts sauf vous. Comment ?

Je sais très bien survivre.

Très bien. Je suis fier de vous.

J'ai cherché cet endroit partout. C'était donc ici.

Quoi ? Un endroit où mourir ?

Non. L'endroit où trouver cette lame droite.

J'ai remarqué que tous avaient des lames courbes, sauf vous.

Des lames et des lances pouvant transpercer armures et cavaliers.

Vous partez en guerre, ou quoi ?

Comment un pauvre chasseur en sait-il autant sur les lances ?

Tuez-le.

Exterminez-le !

Décoche tes flèches.

Sale pourriture.

Laisse-le partir. Il me sera peut-être utile.

Confisquez toutes les armes.

Tuez quiconque s'interposera.

Congédiez tous les soldats de garde

et mettez aux arrêts les réfractaires.

Que se passe-t-il ?

Comment osez-vous vous présenter ici ?

Tuez-les tous. J'en assumerai l'entière responsabilité.

Vous êtes l'inspecteur.

Un bâtard ose pénétrer ici !

Ignorez-vous qui est mon père ?

Je me suis jadis caché derrière mon père, moi aussi.

C'est

mon plus grand regret.

Vous pouvez m'accuser ou me dénoncer pour trahison.

Mais sachez ceci :

vous mourrez avant de pouvoir m'atteindre.

Si vous ne me croyez pas, tentez donc votre chance.

Nous verrons bien qui périra le premier.

J'ai fait en sorte de ne pas vous tuer.

À vous de décider si vous voulez partir ou non.

Mais ce sera un aller simple.

Si vous revenez,

je vous tuerai.

Quelle bande de vauriens.

Ils détalent comme des lapins.

Pourquoi es-tu là ? Je t'avais dit de rester à la taverne.

Et toi, tu m'as menti.

Tu vois des faisans, ici ?

Laissons-le nous expliquer ce qu'il fait ici.

Hein ?

Bon sang. C'est quoi, tout ça ?

Une guerre a éclaté ou quoi ?

Il doit bien y avoir 300 épées.

En comptant dix nyangs par épée, le tout vaudrait environ 3 000 nyangs.

Le prix de dix maisons avec dépendances.

À nous la maison de notre choix.

Vient-on de gagner le gros lot ?

À qui appartient tout ça ?

Ça n'a aucune importance. Je viens de m'en faire maître.

J'allais dire ça mais je vais être sérieux.

On gobe tout ce que je dis et ça me donne mauvaise conscience.

C'est l'arsenal du prince Jeongan,

Yi Bang-won.

Je mijote bien plus encore.

Mais tous mes plans sont dangereux.

Arrêtons-nous là.

Qu'as-tu derrière la tête ?

Mieux vaut qu'on se sépare.

Réponds-moi.

Tu es sourd ou quoi ?

Tu pourrais y passer.

Cette lame est d'une fragilité affligeante.

C'est une épée ou du caramel ?

Regardez ça.

Même un brin de sorgho est plus résistant.

Hwi, tu crois qu'on a survécu à la guerre

parce qu'on était doués au combat ?

C'est plutôt grâce à notre esprit vif.

Dis-nous ce que tu prépares.

Mun-bok a raison.

Je dois vous montrer

quelque chose.

YI BANG-WON

Ses soldats sont répartis

en trois groupes.

Sont dans le groupe A Tae-ryeong, sa meilleure lame,

ainsi que Cheonga, qui se bat à la faucille.

Tae-ryeong supervise le groupe B, et Cheonga, le C.

Seul le groupe A est autorisé à approcher Yi Bang-won.

Le groupe B compte quelque 24 soldats.

Ils montent la garde chez Bang-won.

Ganggae et ses hommes sont dans le groupe C.

Ce sont des mercenaires préposés à l'arsenal et au renseignement.

Ce sont souvent des brigands ou des joueurs compulsifs.

Yeon, dis-tu ?

Ta sœur

est aussi la mienne.

Et je ferais tout pour ma sœur.

Vous êtes d'accord ?

Nam Jeon, vile ordure.

Je lui sortirai les yeux de la tête

et j'en presserai le jus.

Qu'est-ce qui te prend ?

La vie de Yeon me crève le cœur.

Pauvre enfant.

Elle a perdu ses parents, son frère

et sa mémoire.

Elle...

Et merde.

Pour sauver Yeon, tu dois gagner la confiance de Bang-won, c'est ça ?

Nous avons survécu

à la campagne du Liaodong.

Alors c'est faisable. Ce n'est pas grand-chose.

Il a raison.

Je vais botter

le cul de Jeon.

Faisons-le.

Nous mourrons seuls,

alors vivons ensemble.

Merci.

Bon...

dans une occasion pareille,

on devrait au moins boire un verre.

Et si j'allais faire des œufs durs ?

Le tripot a été volé ?

Et même la forge ?

Mais nous avons mis la main sur ce chien.

Et le dépôt d'armes ?

Il est intact.

Je serais un homme mort, sinon.

Bouge, et je t'égorge.

Tu n'étais qu'un vulgaire assassin.

À qui dois-tu ton statut de chef, déjà ?

Je n'étais pas un assassin.

On m'avait simplement sommé de le tuer.

Pardon ?

Je t'ai posé une question.

C'est à vous que je le dois, chef.

Je t'ai soutenu pour le tripot et t'ai confié la gestion de la forge.

- Pourquoi, selon toi ? - Pour l'argent.

Et on t'a tout volé ?

Je récupérerai tout demain.

Je ferai au plus vite.

Je vous en prie !

Ganggae.

Un soldat n'a nul besoin d'être patriote ou de se rallier à une cause.

Ce n'est qu'une question d'argent.

Parce qu'on nous paie pour donner nos vies.

Maintenant qu'il nous a coupé les vivres, je vais devoir lui faire payer.

Voyons à quoi ressemble...

ce Hwi.

Tu attends quoi ?

- Pardon ? - Trouve-le-moi !

Foutue fouine.

On dirait un poisson rouge.

Sale petit rat...

Qui êtes-vous ?

Qu'importe, j'aurai raison de vous.

Allez dire à votre maître

que si vous attentez encore à la vie de cette enfant,

il aura affaire à moi.

Sans l'intervention de Seo Geom,

jamais je ne serais tombé si bas.

Une surveillance ?

Hwi en serait l'objet ?

Je refuse de le perdre à nouveau.

Je vais

le protéger.

Et que peux-tu obtenir ?

Les Ming reçoivent des tributs trois fois par an.

Je nous obtiendrai ce contrat.

Ihwaru touchera un cinquième des bénéfices.

Puis-je avoir confiance ?

Je ne conclus pas de marchés risqués.

Le fonctionnaire préposé à ces échanges

travaille pour la reine.

Croyez en moi.

À une seule condition.

Je veux l'entendre de la bouche de la reine.

Pourquoi ici ?

D'autres m'ont rejoint dans mon repaire.

Parle.

Comme tu l'avais deviné, il y avait un arsenal à la forge.

J'ai dénombré quelque 300 lances et épées.

Je les confisquerai demain.

Attends mes ordres.

N'oublie pas :

une mauvaise décision,

et un plan tombe à l'eau.

Il y a quelqu'un ?

Êtes-vous le médecin ?

Le médecin ?

Ciel, que vous êtes...

C'est que vous...

Je veux dire que...

Ai-je quelque chose sur le visage ?

De la beauté.

Vous êtes une poupée vivante. Comment vous nommez-vous ?

Pourquoi le demandez-vous ?

Pour scander votre nom.

À quoi sert un nom s'il n'est pas scandé ?

Hwa-wol.

Le clair de lune frappant un pétale.

Votre nom est ravissant, à l'image de votre visage.

Qu'est-ce qui vous amène aujourd'hui ?

Je peux vous ausculter, s'il le faut.

Ma plaie semble s'être infectée.

Attendez.

Pas ici.

Là.

Mais quelle honte ! Cet imbécile n'a fait que vous badigeonner d'un onguent.

Bonté divine.

Il y a du pus.

- Du pus ? - Ce n'est rien.

Attendez deux secondes.

Prenez une dose de ceci 30 minutes avant le petit déjeuner

et le dîner.

Mélangez ceci à de l'eau et appliquez-le sur votre plaie.

C'est visqueux, cela tiendra sans problème.

Je suis là pour répondre à vos moindres désirs,

alors n'hésitez pas.

Êtes-vous vraiment médecin ?

La poudre de rhizomes de bletilla et ces médicaments étaient mélangés...

Que se passe-t-il ?

Vous vous faites encore passer pour un médecin au sein de mon officine ?

Taisez-vous donc.

Ce n'est pas ce que vous croyez.

Auriez-vous aussi du sel ?

Oui. Évidemment.

J'ai le sel le plus précieux de toute la côte du Taean.

Sale porc.

APOTHICAIRE

Je m'appelle Mun-bok. Mun comme "porte",

bok comme "bonheur".

Mun-bok !

Déguerpissez de là.

Espéce de...

Tu as pris le mauvais remède ou tu es tombé

sur du ginseng sauvage ?

Hwa-wol !

Une beauté a dû passer chez l'apothicaire.

Exactement.

Toi, là. Pourquoi ne peux-tu pas converser comme un homme rationnel

au lieu de m'attaquer à coups de paroles cruelles et de jalousie ?

- Répète un peu. - J'y vais.

Attends, prends les dragées anesthésiantes.

Elles rendront ton corps insensible, alors n'en prends pas avant de décocher.

Prends-en avant de te faire cogner.

Pour être sûr de ne rien sentir.

Tu cherches à m'encourager ?

Bonne chance.

Je ne sais pas si tu seras aussi doué avec ton arc.

Ne t'inquiète pas. De près, je suis aussi précis que lui.

Il n'aime pas perdre face à Hwi.

On est censés viser haut.

Je ne suis pas sourd !

Bang-won ne relâche jamais sa vigilance.

Tu en es sûr ?

Je te l'ai dit.

Je vais me servir de Bang-won pour éliminer Nam Jeon.

Cela me semble une tâche ardue.

Un appât pour Bang-won et un piège pour Nam Jeon.

J'ai les deux.

Peux-tu me promettre une chose ?

Si cela tourne mal et que ma vie est en danger,

laisse-moi mourir.

C'est impossible. Je suis là pour te protéger.

Si tu refuses de me le promettre, j'y vais seul.

D'accord,

je te le promets.

Nam Seon-ho dissout les armées privées des ministres.

Les hommes de Jung Sa-jeong se sont éparpillés.

Il dissout les armées ?

Rassemblons ces hommes désœuvrés.

Épéistes, guerriers, combattants,

hors-la-loi et petits criminels.

Même maintenant ?

Pas question de les laisser faire.

Si Sa Majesté commande l'armée officielle,

je dois avoir la mienne.

C'est une question de survie.

Sans cela, je ne pourrai pas prendre le dessus.

Bien, Votre Majesté. Et maintenant ?

Le palais.

Le temps du changement est arrivé.

Qui est cet homme ?

Son rôle est de te protéger. Garde l'œil sur lui.

L'inspecteur Nam Seon-ho n'est qu'un officier de sixième rang,

mais il a pourchassé les fuyards pendant la guerre.

Sa contribution a été précieuse.

C'est pour cela que je l'ai invité,

ne discutez pas ma décision.

Vous avez tout à fait raison.

Ne te cache pas.

Bombe le torse et lève le menton.

Le prince Jeongan est ton inférieur.

Fais-lui face avec courage.

J'ai escorté la reine

pendant la retraite de Wihwado.

J'ai protégé les princes Muan et Uian,

ma contribution a été tout aussi précieuse.

Je vous prie donc

d'accepter aussi ma présence.

Prince héritier.

Abstenez-vous de l'appeler ainsi.

Il n'a pas encore été nommé.

Dans ce cas...

que pensez-vous de cela ?

Je félicite

notre futur prince héritier.

Prince Jeongan !

Uian,

quand vous serez assis sur le trône,

n'oubliez pas votre frère.

Vous vous rappelez sûrement

que nous avons connu ensemble la difficulté mais aussi la joie.

Nous avons connu des moments difficiles, jamais la joie.

Comment osez-vous nous narguer avec de tels propos ?

Le siège de Jung Sa-jeong est libre.

Prends-le.

C'est toi qui l'as libéré.

Je suis gêné d'entendre...

Maintenant !

Votre Majesté,

comment pouvez-vous me demander de prendre le siège d'un fondateur ?

Choisissez le siège le plus humble,

que je le quitte en rampant.

Tu oses te moquer de moi ?

Ce siège est libre parce que tu...

Votre Majesté.

Les membres de la famille royale et du gouvernement ont des armées.

C'est la cause du désordre dans le pays.

Veuillez abolir les armées privées

pour jeter les fondations de la paix.

C'est impossible.

Sans le Gabyeolcho de Sa Majesté,

la nation n'aurait jamais vu le jour.

Le pays est maintenant calme et l'armée officielle est en place.

Pourquoi avoir une armée privée, si ce n'est pour fomenter la révolte ?

Fomenter la révolte ?

Je vous enjoins de mesurer vos propos !

Pourquoi tant d'hostilité ?

On dirait que j'ai fait mouche.

Comment la flèche de votre esprit

pourrait-elle traverser l'armure de ma loyauté ?

Peut-on traverser ce qui n'existe pas ?

Les pays est calme, dites-vous ?

Les Japonais nous envahissent

et les barbares sont assoiffés de sang.

Et si la famille Wang décidait de se rebeller ?

Qui les arrêterait ?

Vos mots d'esprit

et vos jolis discours ?

Comment comptez-vous nous défendre

avec des opinions

sans poids ni considération ?

Les menaces contre la nation

seront gérées par la nation,

pas par vous.

Comment osez-vous

remettre en question la loyauté du prince Jeongan ?

Pensez-vous que nous gardons le silence

par incompétence ?

Votre Majesté,

la décision portant sur les armées privées ne doit pas être prise à la va-vite.

Veuillez réfléchir à toutes ses ramifications

et décider du meilleur plan d'action pour le peuple de notre nation.

Veuillez revoir votre position, Majesté.

Veuillez revoir votre position, Majesté.

Pourquoi m'as-tu interrompu ?

Le prince Jeongan est venu pour se faire humilier.

Il voulait mettre en avant sa contribution

et provoquer votre colère pour susciter la pitié des ministres.

C'est pour cela

que je vous ai interrompu.

Alors, es-tu satisfait ?

Jeongan est parti avec le sourire,

mais tu sembles bien contrarié.

De mon point de vue,

il t'a cloué le bec.

En fait,

il m'a cloué le bec.

Dorénavant, tu feras preuve de prudence.

Interromps-moi encore une fois

et ce seront tes derniers mots.

Tu es toujours en vie,

Sa Majesté doit vieillir.

Tu as eu raison de l'interrompre.

Les ministres ont été obligés de t'attaquer toi, pas le roi.

Oui, mais sa Majesté ne le voit pas.

Il fait semblant de ne pas le voir.

Tu dissous donc les armées privées ?

Des fonctionnaires de troisième rang ou moins.

Ne verse pas de sang inutile.

On ne s'élève qu'en évinçant quelqu'un d'autre.

Bang-won a acquis sa position en tuant Jeong Mong-ju.

S'il a été capable de ça, il est capable de tout.

La peur.

Suscite la terreur parmi tes rivaux,

pas leur ire.

Bang-won a pu tuer Jeong Mong-ju

parce qu'il avait Sa Majesté à ses côtés.

Si je m'attaque à Bang-won,

où vous trouverez-vous ?

Vous bloquez le passage.

À genoux.

Vous osez me donner des ordres ?

Tes genoux de manant...

Les genoux n'ont pas de statut social.

Mince.

Cette flèche a endommagé la fourrure.

Tu as donc visé son cou ?

Son oreille, pas son cou.

C'est le seul moyen de préserver la fourrure.

Comment t'appelles-tu ?

C'est malpoli

de demander le nom de quelqu'un sans se présenter d'abord.

Petit idiot. Le Kangmujang n'est pas ouvert au public.

Puisque tu es là illégalement,

tu dois être puni, non ?

Non.

Les tigres et les loups du Kangmujang sèment la mort dans les villages.

Le gouvernement se doit d'arrêter cela.

Alors punissez les responsables, puis venez me trouver.

J'accepterai mon châtiment.

Comment oses-tu ?

Tu as raison.

Tu as raison.

Je suis

le prince Jeongan, aussi appelé Bang-won, de la famille Yi.

Maintenant que je me suis présenté, à ton tour.

Comment t'appelles-tu ?

Je m'appelle Hwi.

Seo Hwi.

Seo Hwi...

Bang-won est dans le Kangmujang.

Rassemblons les hommes.

Nous allons frapper son arsenal.

Si tu te lasses de la montagne,

viens me trouver.

J'ai besoin d'hommes comme toi.

Merci, mais non.

Je suis une tête de coq, pas une queue de taureau.

De plus,

vous avez assez de queues.

Votre Majesté.

Tu as du talent, ça ne fait pas de doute,

mais tu dois apprendre à t'agenouiller.

- Cheonga ? - On ne tue pas un poulet avec une épée.

Cela suffira amplement.

C'est un vrai abattoir, ici.

Au moins, donnez-moi une épée.

Merci.

Il veut que je t'apprenne à t'agenouiller.

Qui va être le maître ?

Moi.

C'est toi qui as attaqué le tripot.

La rumeur va vite.

Salaud.

On s'est assez amusés.

Bien, je ne te couperai pas la tête.

Tu ne comprends rien.

C'est toi qui vas mourir.

Une embuscade !

Quel bordel. Il faut riposter pour qu'ils arrêtent de tirer.

Sud-est, en contrebas, derrière le vieux pin.

À 20 pas à droite de l'arbre.

Tu veux savoir comment éviter de te faire cibler ?

Suis-moi.

Tu es doué.

Je dois vieillir.

J'ai posté des gardes dans les huit directions à 100 pas

et dans les quatre directions à 50 pas.

Comment es-tu passé ?

J'étais déjà dans le périmètre.

Mieux vaut attendre le loup que lui courir après.

Je te dois une faveur.

Laissez-moi prendre le loup.

Il a toujours été à toi.

Dis-moi ce que tu veux.

Je ne veux que la fourrure.

Petit idiot.

C'est d'avidité que tu manques ou d'ambition ?

D'accord.

Supplie-moi.

Ligotez-le.

- Que fait Hwi ici ? - Ils l'ont traîné depuis le Kangmujang.

Il y a dû y avoir un problème. Annulons le raid.

Je dois voir ce qui se passe.

Il...

ne survivra pas.

Libère-le.

C'est moi qui décide s'il vivra ou non,

pas toi.

Les deux faucilles de Cheonga sont aussi dangereuses qu'une épée.

Pourtant, un simple chasseur a réussi à lui tenir tête.

De plus,

tu peux toucher l'oreille d'un loup,

mais tu n'as pas réussi à blesser l'assassin.

Est-ce une coïncidence ?

Le destin est fait de coïncidences.

Ayez pitié, je vous en prie.

Voyons si nos chemins sont destinés

à se croiser.

Comment es-tu arrivé ici ?

À pied.

Pas en palanquin. Étonnant, non ?

Arrête de faire le malin et dis-moi la vérité.

Qui t'envoie ?

Bon sang.

J'ai déjà répondu.

Donne-moi une raison

de t'épargner.

Qui es-tu ?

Un chasseur.

C'est ta dernière chance.

Qui es-tu ?

Nous n'étions donc pas

destinés l'un pour l'autre.

Votre Majesté.

Vous devez avoir un message urgent

si vous êtes venu de si loin.

Je ne suis pas ici pour vous, Votre Majesté.

Je suis ici pour lui.

Le temps joue en faveur de Bang-won. Dissolvez les armées privées.

Sambong a fondé une dynastie millénaire.

Et je dois faire le sale boulot ?

Je vous tuerai, vous et tous vos frères, pour protéger la nation.

Vous ne serez jamais roi.

Ma lame vous est réservée.

Vous le verrez

de votre tombe.

Tu es allé trop loin.

Ton arrogance va me coûter cher.

- Peut-être même ma vie. - Si tu veux survivre, ça dépend de toi.

Je regrette d'avoir essayé de te sauver.

Vraiment.

Tout ce que je veux,

c'est vivre un jour paisible.

C'est mon rêve le plus fou.

Sous-titres : Aude Rey

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