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UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
CECI EST UNE FICTION BASÉE SUR DES FAITS RÉELS.
PLUSIEURS ORGANISATIONS ET PERSONNAGES SONT FICTIFS.
ÉPISODE 5
- Doucement. - Son Altesse, le prince Jeongan, arrive !
HWAPYEONGJEON
1392 PREMIÈRE ANNÉE DU RÈGNE DE TAEJO
Comme je l'ai indiqué à Son Altesse,
Sa Majesté n'est pas en état de recevoir.
Veuillez revenir à un autre moment.
Puisqu'il n'est pas en forme, je souhaite le réconforter.
Redemandez-lui.
- Cependant... - Allez-y.
Une dernière fois.
"Maître Confucius a dit :
'Un jeune homme doit faire preuve de piété filiale chez lui
et respecter ses aînés en public.
Il doit peser ses mots et ses actes,
aimer tout le monde, être l'ami des bons et agir selon ces conseils.'
Zi Xia dit :
'Si un homme qui prend exemple sur les sages
accomplit au mieux ses devoirs familiaux,
sert le roi de tout son cœur,
tient toujours parole et dit que...'"
L'eunuque de haut rang attend impatiemment.
Cela fait plus de quatre heures, Majesté.
Les gens regardent, mieux vaut donc le laisser entrer.
Je veux que tout le monde le voie.
C'est ainsi que le peuple comprendra mes intentions.
HWAPYEONGJEON
Le prince Jeongan, Bang-won,
souhaite parler avec vous, Majesté.
Votre Altesse.
Je sais que je devrais vous rendre hommage en privé.
Cependant, cela m'est impossible.
Votre audience avec le prince prend un temps considérable.
J'espère que vous comprenez, Majesté.
On me dit que vous allez mal.
J'ai peur
que votre santé soit affaiblie.
C'est une inquiétude sincère.
Votre Majesté.
L'amour dont tu fais preuve est beau et admirable.
Je comprends ton inquiétude, donc tu peux partir.
Le choix du prince héritier est devenu un sujet tabou.
Ce n'est pas un sujet pour la place publique.
Je n'ai pas d'autre choix, car vous m'y confinez.
Tu te lèves quand tu dois te prosterner
et tu rassembles tes troupes quand je te l'interdis.
Alors pourquoi ne pas entrer chez moi par la force ?
Vas-y.
Le trône revient de droit à vos fils légitimes.
Le prince Uian est le plus jeune des huit,
et il est illégitime.
Pourquoi le prendre en considération ?
Tu ne manques pas d'air.
Tu tentes de lire dans mes pensées ?
J'entends que la reine vous implore de le choisir comme prince héritier.
Tu entends parler des pensées de la reine ?
Vous laissez une femme influencer les fondations
d'un royaume qui doit durer des millénaires ?
Jeongan !
Le chien qui aboie perd du poids
et celui qui mange prend du muscle.
Tu m'as l'air bien mince, ces temps-ci.
Le prince Jeongan
a dû te faire peur.
Et vous ?
C'est vous qui avez peur de lui,
pas le prince Uian.
J'ai vaincu 10 000 soldats tout seul.
Pourquoi aurais-je peur de mon fils ?
Vous pouvez tuer 10 000 hommes,
mais vous ne sauriez tuer votre fils.
Plus votre visage montre la peur,
moins vous trouverez du courage.
C'est ce que je vois
chez vous actuellement, Majesté.
Vous ai-je croisé par hasard ?
Ou me barrez-vous le chemin ?
Je vous attendais, Altesse.
Qui êtes-vous ?
Nam Seon-ho, du bureau de l'inspecteur général.
- Et ? - J'ai deux choses à vous dire.
L'une est plus importante.
Commencez donc par l'autre.
Veuillez porter votre uniforme au palais.
Même un prince doit respecter ces règles et ces traditions.
On me dit qu'une épée est entrée au bureau,
là où il n'y avait que des lettrés.
Il doit s'agir de vous.
Vous me flattez.
Non,
je me moque de vous.
Je hais les fils illégitimes.
Bang-seok et Jeong Do-jeon sont tous les deux des bâtards.
Votre cas est pire encore, car votre mère était pauvre.
Vous voulez sans doute profiter
de l'avènement du nouveau royaume.
C'est pourquoi, simple inspecteur,
vous osez barrer le chemin à un prince.
Les temps changent,
les fils illégitimes méritent l'égalité.
Ils méritent la prison.
Impossible.
Ils n'auront aucune place au gouvernement.
Ceux qui y sont déjà
seront destitués.
Il faut se souvenir
que c'est la nation qui a changé,
pas le monde.
Puis-je évoquer le sujet qui presse ?
Allez-y.
Veuillez descendre du cheval en arrivant.
Et si je refuse ?
Alors
vous perdez votre cheval.
Je l'ai tué, plutôt que vous, Altesse.
Le monde a changé.
Et dans ce nouveau monde,
vous êtes un sujet de Sa Majesté.
Agissez en fonction.
Votre père aurait tué
l'un des gardes plutôt que le cheval.
Je dois bien l'avouer,
vous êtes différent de lui.
- Vous vous moquez encore ? - Non.
Cette fois-ci, c'est de la flatterie.
HAEGEOMDANG
Il y a une condition.
Hui-jae ne doit pas être au courant.
Éloignez-vous de Hui-jae.
L'impliquer serait dangereux pour elle.
Ne soyez ni son ami, ni son amant.
Vous me le promettez ?
Oui.
Je vous donne ma parole.
YI SEONG-GYE
YI BANG-WON
Voici Bang-won.
Regarde-le bien.
Il va s'emparer de la nation.
Gagne sa confiance.
HAN HUI-JAE
Le général Jung Sa-jeong.
Père fondateur, très proche de Bang-won.
Il massacre à tout va
et viole pour le plaisir. Un scélérat.
Ses confidences te donneront accès au roi.
Je le tuerai et m'attirerai les faveurs de Bang-won.
On va se débarrasser de Jung Sa-jeong et de ces salauds.
Deux cinq.
- Excusez-moi. - Hé, ne me touchez pas.
Oui, j'arrive ! Avec votre vin, qui plus est.
Permettez que je vous serve un verre
- Tenez. - Allez, je veux voir.
Laissez-moi m'expliquer. Attendez. Vous faites erreur.
Vous êtes sérieux ?
Vous voulez que je me soulage ici ?
Alors ? C'est ce que vous voulez ?
Ciel ! C'est pareil à chaque fois que je veux me soulager.
L'argent d'abord.
Génial.
Je vous écoute.
Pour l'instant...
Oui.
Deux dehors et huit à l'intérieur.
- Où est-il ? - Derrière.
Il y a deux hommes armés avec lui.
Ils sont si nombreux.
Ils misent près de 2 000 nyangs,
donc ils sont bien obligés de surveiller.
Mais qui sont ces types ? On pourrait acheter dix domaines avec ça.
J'ai un mauvais pressentiment.
- Peu importe. - Je dois savoir de qui il s'agit.
- L'un des pères fondateurs. - Je vois.
- Hé ! - Tu as perdu la tête ?
C'est normal d'être fou.
Je ne peux pas. Non !
Pense à l'argent.
- Allons-y. - D'accord.
- Bon sang. - Quoi ?
Hé, attendez un peu.
- Il a un huit. - Mince.
On ne dirait pas des clients.
On vient vous voler votre argent.
Seulement à deux ?
Non, à quatre.
Vous devriez venir, seigneur.
C'est la routine dans un tripot.
Bon.
C'est l'heure de miser.
Et si ce sont les autorités ?
On les mettra dehors.
Avez-vous oublié qui je suis ?
Vous n'êtes
qu'un joueur dépravé.
L'addiction est dangereuse.
Un incendie ne vous dérangerait pas.
Vous êtes l'un d'eux.
C'est le paradis.
C'est merveilleux.
Allons-y.
On dirait un oiseau qui picore. Ça suffit.
- Allons-y. - Attends, c'est de l'or.
- Attends. - Allez.
Mais c'est de l'or !
Détachez-moi tout de suite.
À ce rythme, on va devenir si riches qu'on fera du kimchi avec du ginseng.
Je pourrai me torcher le cul avec de la soie.
Et on pourra trouver une dame pour Chi-do.
Non, merci. Je suis bien mieux avec vous.
- Je n'ai rien entendu. - De même.
Hwi, ces petits coups ne suffisent pas.
Il faut viser plus haut.
Piller tous les tripots de Gaegyeong.
Dévalisons-les tous.
Dis donc, ce type est fort.
Quoi ? Je ne mérite pas de manger ?
Tiens. Tu veux que j'aille le laver ?
C'est sorti du cul d'un poulet, je te rappelle.
J'ai la bouche propre.
Ton haleine sent la merde.
Espèce de...
Que c'est beau. Regardez.
Regardez-moi ces cerfs-volants.
Où allez-vous ?
Ce cerf-volant aux nénuphars vous aidera à grimper les échelons.
Et celui-ci, avec des lis d'un jour, vous donnera un garçon.
Allez faire voler un cerf-volant à Yeseongjeong.
L'un des déserteurs
s'appelle Seo Hwi.
J'ai appris
qu'il allait écoper de la peine de mort.
SEO HWI
Repose en paix.
Je ne t'oublierai pas.
Tu es en retard.
Tu aurais pu partir.
Je viens t'accompagner et tu es ronchonne.
Nul besoin de m'accompagner, alors...
Sa Majesté m'a expressément demandé
de t'accompagner.
Allez. Sa Majesté t'attend.
Sa Majesté va bientôt désigner le prince héritier.
S'il choisit le prince Uian,
ministres et princes s'y opposeront.
On diffamera les autres princes
et on menacera les ministres.
Certains sont destinés à verser le sang.
Mais ce ne sera pas notre cas.
- Hui-jae ? - Il y a une vérité pénible
et un mensonge agréable.
Commence par la vérité.
Sa Majesté ne supportera pas d'être écarté du trône
ou d'être considéré comme faible.
Si son héritier est jeune,
il pourra rester roi plus longtemps.
Il choisira le prince Uian
parce qu'il est jeune.
Et quel est le mensonge ?
Sa Majesté ne semble pas
être le seul à vouloir un jeune prince héritier.
Gardez l'œil sur ceux qui semblent trop bons.
On vous appelle le ministre en robe.
Et on vous appelle le roi au gat.
Vous n'avez pas changé.
Vous non plus.
Bang-won montre les crocs
et il va essayer de tout détruire.
Nous devons assurer notre survie.
Nous abolirons les armées privées dès que le prince Uian sera l'héritier.
Bang-won n'aura plus ses soldats, et nous pourrons...
le tuer, ainsi que ses six frères.
Il faut les éliminer tous pour mettre fin à cette guerre.
Vous n'êtes qu'une femme, vous ne comprenez pas.
Il y a du ressentiment entre toi et Nam Jeon.
Il faut faire attention. C'est tout.
Tu souhaites poursuivre ce commerce ?
L'argent achète des informations
qui me serviront à arrêter les ministres et Bang-won.
En es-tu capable ?
Si on sait ce que va faire Bang-won, on pourra l'arrêter,
peu importe sa force.
Je peux le faire.
Mon père...
Ton père a raison.
La guerre ne s'arrêtera qu'avec l'élimination d'un camp.
Je retiens ses conseils.
L'argent est plus dangereux que tout.
C'est pour ça qu'il m'en faut.
Pour acheter quoi ?
Le genre de pouvoir qui peut faire limoger un simple inspecteur ?
Je devrais m'attirer tes faveurs.
C'est pour me protéger.
Je ne veux plus
perdre personne.
Je sais que Hwi a fini comme ça
à cause de ton père.
Tu dis que c'est toi, mais je n'y crois pas.
Tu n'es pas si cruel.
Alors ne prête pas attention à moi
et fais ce que tu penses être juste.
J'ai entendu dire
que quelques déserteurs du Liadong étaient rentrés entiers.
- Est-ce que... - Ce n'est pas possible.
Personne n'a pu
traverser le fleuve Amnok.
Hwi était parmi eux.
Tu te fiches vraiment de lui.
Je ne faisais que répondre à ta question.
Bande de salauds !
Vous savez qui je suis ?
Vous êtes l'un des pères fondateurs, le général Jung Sa-jeong,
avec trois maîtresses et deux fils de deux femmes.
Vous possédez 48 esclaves et 185 lopins de terre,
ainsi que trois chevaux et cinq chiens.
Mais l'un d'entre eux a donné naissance à cinq chiots hier.
Je les ajoute aussi ?
Qui êtes-vous ?
L'inspecteur Nam Seon-ho, du bureau de l'inspecteur général.
Un pauvre subalterne ose me faire ça ?
Vous allez finir en charpie.
Récemment, vous vous êtes saoulé et vous avez harcelé une femme.
Vous vous êtes énervé et vous l'avez battue à mort.
Personne n'a enquêté sur vous et vous n'avez pas été destitué.
Elle était de basse extraction.
On peut vous pardonner la mort d'une femme pauvre,
mais il est interdit de jouer.
Je trouve cela amusant.
Vous pouvez désormais choisir
entre vivre et mourir.
Je sais que vous êtes comme un oncle
pour Bang-u, Bang-gan et Bang-won.
Inscrivez les faiblesses de chaque prince sur cette feuille.
Je veux qu'elle soit remplie.
Ensuite, je vous épargnerai.
Il a rempli la feuille.
C'est qu'il tient à la vie.
On l'exécutera si on apprend qu'il jouait,
et Bang-won le tuera s'il apprend qu'il l'a trahi.
Dans tous les cas, il mourra.
Je ne pensais pas voir un ministre saigner.
Les brutes et les fonctionnaires ont le même sang.
C'est du pareil au même.
Un carnage est inéluctable.
L'important, c'est ce qui s'ensuit.
On laisse une trace ?
Ou pas ?
Donc on vise Bang-won ?
Bon sang. Ils ont fichu un véritable bordel.
Cheol-du, quel est le salopard qui a fait ça ?
Il s'appelle Hwi. Ce fils de chienne est un ancien chasseur.
Il traîne avec ses copains à Madudong ces jours-ci.
Vraiment ?
Excusez-moi.
C'est le seul jour du mois
où je peux sortir.
Mademoiselle, regardez ceci.
- C'est une ombrelle. - Non, merci.
Et celle-ci ?
Regardez.
Venez voir ces ombrelles.
Faites un tour. J'ai des chaussures à fleurs.
Comment je vais lui rendre ça ?
Vous cherchiez ceci ?
Merci.
Êtes-vous aveugle ?
Vous êtes restée là, même après vous être fait voler.
C'est agaçant.
Comment voulez-vous survivre
dans ce monde cruel en étant si inconsciente ?
On ne se connaît pas ?
On s'est déjà rencontrés. Au sarangchae de mon seigneur.
Vous vous en souvenez.
Je me souviens de tout ce que je vois.
Absolument tout.
Vous avez bonne mémoire.
C'est bien.
Vous êtes assez grand.
Passez-moi votre pied.
Pardon ?
Comparer les semelles mène au conflit.
Je dois le faire pour acheter les bonnes chaussures.
Si on ne se fie qu'à l'œil, les chaussures ne vont pas.
C'est pour qui ?
Demain, c'est l'anniversaire de mon frère.
Je veux les acheter.
D'accord. Cinq nyangs, s'il vous plaît.
Partez.
Pardon ?
Courez. Et ne vous retournez pas.
Vite, Yeon !
Vous connaissez mon nom ?
Êtes-vous Hwi ?
Ravi de vous rencontrer, chef Ganggae.
Qu'est-ce qui se passe ? La peur vous a rendu fou ?
Les soldats pullulent à cause d'hier.
Allons discuter discrètement. D'accord ?
Que vous êtes beau.
Je vais vous couper la bouche
pour que vous gardiez ce sourire.
C'est sympathique de votre part. Bon. Allons-y.
TAVERNE
Asseyez-vous. Les soupes et le riz sont bons.
Incroyable.
Vous avez caché du courage dans vos poches ?
Je devais garder le sourire.
Le sang l'aurait fait paniquer.
Cheol-du, décapite-le.
Ne défouraillez pas. Ça va faire mal.
- Il te reste combien de flèches ? - Douze.
- C'est largement assez. - Et si on se déplace ensemble ?
Pourra-t-il tirer deux flèches d'un coup ?
Vous n'êtes pas si débiles, en fait.
Vous êtes chasseur ?
Je chasse des tigres, des ours et des chiens.
Dites ce que vous avez à dire. Je vous écoute.
Et si on mettait fin à cette dispute ?
Et le tripot ?
Et Cheol-du ?
Tenez.
N'est-ce pas assez ? Vous voulez une autre peau ?
Que me voulez-vous ?
Je veux qu'on vive ensemble. Telle une famille.
Je veux partager le tripot, moitié-moitié.
Salaud. Cessez de mentir !
- Moitié-moitié ? - On partagera le travail aussi.
Soyons sérieux. Venez travailler pour moi.
Le tigre n'obéit pas au chien.
Vous êtes un sacré baratineur.
Je vais y réfléchir.
Prends donc les peaux.
Chef.
Vous allez les laisser s'en tirer comme ça ?
Bien sûr que non.
Attends voir.
Je les mettrai en charpie.
Le général Jung ?
Je l'ai ramené chez lui.
- Et pour Bang-won ? - Il a refusé de me communiquer
ses faiblesses.
J'ai fait de toi un inspecteur pour attraper Bang-won.
Si tu en es incapable, alors tu m'es inutile.
Pardonnez-moi.
Et Hwi ?
Il a commencé.
Un chien qui court vite, aboie et mord bien
ne tarde pas à se prendre pour un loup.
Donne-lui trop de mou, et il refusera ta nourriture puis partira chasser.
Au bout du compte,
il mourra de faim, se fera dévorer par un tigre,
ou reviendra mordre son maître.
Crois-tu qu'un tel chien soit digne de confiance ?
Tant que Yeon sera ici, Hwi ne fera jamais une telle chose.
Les fils en ont après leurs pères, les mères délaissent leurs enfants.
Et tu penses
qu'il risquerait sa vie pour une sœur qui l'a oublié ?
Il le fera.
Je sais que c'est inimaginable pour vous.
Hwi...
a parlé à Yeon.
Au marché, à la vue de tous.
Si Hwi ne peut pas rompre leurs liens, charge-t'en.
Si tu n'y parviens pas non plus,
alors je me chargerai d'elle.
Et si quelqu'un t'avait vu ?
Justement.
Yeon était en danger.
Elle a été détroussée et a failli avoir affaire à Ganggae.
Protège-la mieux.
Gare à toi s'il lui arrive malheur.
Un serviteur vous a vus et en a informé mon père.
C'est toujours toi qui la mets en danger.
Pas moi.
Seon-ho,
tu dors ?
Je me suis dit que tu aurais soif dans la nuit.
Merci.
Le seigneur Nam semblait courroucé.
Tout va bien ?
Il est plus souvent contrarié qu'heureux.
Ce n'est rien.
Tu souris encore.
Pardon ?
Je ne te connais qu'une expression.
Que tu sois fatigué ou irrité, tu souris.
Tu souris parfois même sans raison.
Ah oui ?
Tu peux pleurer sur mon épaule.
Nul autre ne t'en donne l'occasion.
Ne viens pas t'en plaindre plus tard.
J'oubliais.
J'ai rencontré quelqu'un qui connaissait mon nom.
Il m'a dit servir le seigneur Nam.
Il me semble qu'il s'appelait Hwi.
J'ai été surprise.
Un nom est fait pour être appelé,
mais entendre le mien en dehors d'ici m'a mise en émoi.
Et si
nous allions au marché demain ?
Vraiment ?
Oui.
Alors c'est une promesse.
Tu l'as appelée par son nom ?
Dis-lui qui tu es, tant que tu y es.
Demain, midi,
au marché.
Yeon m'accompagnera.
Tu régleras tout ça.
Assure-toi qu'elle ne veuille plus penser à toi.
C'est le mieux à faire.
Vous vouliez me voir ?
Marchons.
Ici et en dehors du palais, tous parlent
de ton comportement de l'autre jour.
Ne vous tracassez pas outre mesure.
La vérité meurt au pied du mur
mais les rumeurs traversent les montagnes.
Alors souris.
Seul ton sourire
apaisera ces rumeurs.
Sourire est facile.
C'est feindre de le faire qui est ardu.
On dit que le prince Jinan sombre dans l'alcool.
Vous me l'apprenez.
Alors tu es bien le seul à l'ignorer.
Savoir que mon aîné est si faible me tracasse.
Mais ce serait à cause de l'alcool ?
Le dire me couvre déjà de honte.
Mon deuxième fils, le prince Yeongan, a 15 bâtards.
Je les vois déjà se quereller pour le pouvoir.
- Votre Majesté... - Le prince Ikan, mon troisième,
tient à peine la charge qui est sienne.
- Votre Majesté... - Bang-gan, mon quatrième,
vit d'alcool et de femmes.
Il ne se distingue pas du simple vaurien.
- Père... - Alors dis-moi.
Qui devrais-je nommer prince héritier ?
L'ivrogne ou le vaurien ?
Ou alors...
toi ?
Réponds-moi.
Je suivrai ton choix.
Tu ne me crois pas ?
Je viens de le clamer devant de nombreux témoins,
alors comment pourrais-je revenir sur ma parole, moi, le roi ?
Que les historiens consignent ceci.
Pour ce qui est du choix d'un prince héritier,
j'écouterai l'opinion du prince Jeongan et agirai en conséquence.
Qui devrait-ce être ?
Le prince Uian,
malgré son jeune âge et son statut de bâtard,
est sage et intelligent.
Sa bonté est sans bornes.
Vous devriez donc...
le proclamer prince hériter
et jeter ainsi les fondements
d'une nation...
prospère.
Êtes-vous satisfait ?
Je suis comblé.
Voilà ce que j'appelle l'amour fraternel.
Peu sont au courant du mal qui ronge Bang-u.
Je les ai tous réduits au silence.
Sauf un.
Le général Jung.
Seigneur !
Hwa-wol, c'est toi.
Je ne t'avais pas reconnue sans ta coiffe.
Suis-je donc plus laide ?
Bien au contraire.
Te voilà arrivée à bon port. Je file.
Qui est cette chienne ?
La favorite de la reine.
Mieux vaut ne pas s'en prendre à elle.
- Comment me trouves-tu ? - Et l'autre ?
L'inspecteur Nam est un honnête homme,
et son sourire ne le rend que plus attrayant.
Qui dit qu'il est honnête ?
C'est le seul qui s'intéresse à toi.
Tu ferais mieux de ne pas le dédaigner ainsi.
J'ai mes raisons.
Des raisons que tu ignores.
Tu n'entres pas ?
Va saluer Mme Seol à l'occasion.
Elle a beau être jeune, elle prend dix ans par jour.
Elle me dira de partir, alors autant m'abstenir.
C'est elle qui m'a envoyée te chercher.
Voilà un moment qu'elle crache du sang.
N'attends pas qu'il soit trop tard
et passe la voir quand tu pourras.
J'y vais.
Attends.
Et pour Hwi ?
J'ai eu beau chercher partout, je n'ai rien trouvé.
S'il était en vie, je le saurais déjà.
Je file.
Vous me trouvez comment ?
Combien de fois vas-tu nous le redemander ?
Ça commence à me sortir par les trous de nez.
C'est la 12e fois.
Le bleu marine m'allait-il mieux ?
Si seulement je pouvais me voir.
Tiens.
D'où tu sors ça ?
Tu te mires dedans au petit matin ?
Tu te paies ma tête ? C'est une arme.
Je peux la jeter sur les gens
ou m'en servir comme bouclier.
Cesse de rire.
- Tu veux que je t'enfonce le crâne ? - Merde.
Merci.
Tu vas voir ta douce ou quoi ?
Ça fait deux heures que tu te pares.
On ne se reverra peut-être plus,
alors qu'importe si j'en mets 20 ?
Nouveaux souliers ?
Ils étaient sur le perron.
J'ai sûrement une admiratrice.
Qui qu'elle soit, elle doit être douce et belle.
Si elle l'était, elle se montrerait.
Quoi qu'il en soit, joyeux anniversaire.
Vous êtes bien beau.
Je vous ai à peine reconnu.
Tout va bien ?
Vous sembliez avoir des ennuis.
C'est un bien grand mot.
Qui est-ce ?
L'homme dont je t'ai parlé hier, qui sert ton père.
Je sais qui il est.
Un vaurien aux mains pleines de sang.
Il perd tout ce qui est à lui et aboie pour se faire entendre.
Quand les choses ne tournent pas en sa faveur, il recourt à la violence.
Comment sais-tu son nom ?
Cherchais-tu à la séquestrer pour de l'or ?
Crois-tu que tu t'en sortirais indemne ?
Au contraire.
Tu serais traqué et tué en un clin d'œil.
Tu ne tiendrais pas un jour.
Ça, c'est plutôt vous et votre cher père.
Vous menacez les gens et les traitez comme des chiens.
Comment osez-vous ?
"Votre cher père" ?
Gare à votre langue.
"Menacer et traiter comme des chiens" ?
N'allez pas
critiquer mon frère. Il vaut bien mieux que vous.
Continuez donc à vivre ainsi.
Seon-ho, allons-y.
Beau travail.
Voilà comment couper des liens.
J'ai eu un bon maître.
Vous excellez en la matière,
même avec ceux de votre sang.
Qu'insinues-tu ?
Vous le savez très bien.
C'est ta mère, c'est ça ?
Tu m'en veux encore pour ça ?
Tu as oblitéré la mort de ton frère
mais tu ressasses celle de ta mère.
Je ne lui ai pas ordonné de se pendre.
Elle l'a fait car tu t'accrochais à elle.
C'est faux !
Elle n'a pas supporté la séparation.
Elle l'a fait...
par votre faute.
Hwa-wol, pour vous servir.
Tu es bien jolie.
IHWARU
Reviens là et sers moi à boire !
Danser ne t'élève pas au rang de noble.
- Hwa-wol ! - Hui-jae...
Savoir jouer du geomungo ne fait pas de toi une dame.
Minute.
Regardez qui voilà.
Celle qu'on appelle la ministre en robe.
Seigneur, vous vous ridiculisez.
Bien.
Tu me serviras à boire à sa place.
Qui sait ?
Je pourrais même te prendre comme concubine.
On dit qu'ivre, vous êtes une bête.
Comment osez-vous !
Une bête ?
Tu oses parler ainsi d'un père fondateur de la nation ?
Gyeol, fais quelque chose.
Tu es censé te charger des hommes comme lui.
Tu oses menacer un père fondateur ?
Très bien, allez-y !
Voyons si vous pouvez me toucher.
Qu'est-ce que tu attends ? Occupe-toi de ce chien.
Pauvre folle.
Hui-jae !
Comment oses-tu brandir une épée sur lui ?
Pour qui te prends-tu ?
Madame Seol...
Pardonnez-moi, seigneur.
J'aurais dû mieux les former.
Elles n'auront réussi qu'à vous courroucer.
J'en appelle à votre magnanimité. Rassérénez-vous et pardonnez-leur.
Mme Seol vient de te sauver la vie.
Va chercher le médecin.
Vite.
Comment va Hwa-wol ?
Elle vient de s'endormir.
Et toi ?
J'aurais dû me contenir.
À défaut de pouvoir le punir,
j'aurais dû laisser passer.
Être la favorite de la reine
m'a conduit à surestimer mon statut.
J'ai enfin compris
qu'une justice impuissante
est vaine.
Tu as été imprudente aujourd'hui,
mais tu ne le seras pas demain.
Tu ne t'es pas laissée intimider par une lame.
Madame Seol...
Une vérité tranchée par une lame devient rumeur.
Je suis heureuse de savoir que tu sauras t'en sortir seule,
mais j'en suis aussi inquiète.
Qui vient là ?
- Votre Altesse. - J'ai un chien à abattre.
Monsieur.
Ce doit être un gros poisson, vu le poids.
Choisis quelques bonnes lames.
Des hommes dont on peut se passer.
Ça tombe bien,
j'ai justement un chien de rue qui fera l'affaire.
Bien le bonjour.
Vous voulez chasser un chien ?
Un chien qui en a après un autre ?
- Chassez bien tout seul. - C'est un chien de la nation.
Un fonctionnaire qui joue de son épée.
Ne voulez-vous pas vous faire un nom ?
Ça ne m'intéresse pas.
Ignorez-vous donc qui je sers ?
Cessez donc de m'importuner et partez.
Chassez avec nous,
on fera moitié-moitié.
Changez d'avis, et je vous tue.
Ouvrez le chemin.
Suivez Seok-du.
Mais
vous devez porter le coup fatal.
Son Altesse désire s'entretenir avec vous.
Bang-won ?
Enfin, le prince Jeongan ?
Ganggae est en chemin.
- Et Hwi ? - Avec lui.
Garde un œil sur eux.
Un jour,
je le tuerai de mes propres mains.
Alors prie pour survivre jusque-là.
Tu l'as laissé entrer ?
Crois-moi, ça me déplaît aussi.
Mais qu'aurais-je pu faire ? Il a débarqué en trombe.
IHWARU
Vos masques.
L'armée privée de Bang-won compte des milliers d'hommes ?
S'il s'allie à des hommes tels que le général Jung,
elle en comptera plus encore.
Ce n'était pas dans le rapport de ton père.
Parce que je ne lui ai pas dit.
Qui d'autre sait ?
Vous serez le seul, maintenant
et pour les années à venir.
Bon sang !
Bonté divine.
Dans ce cas,
que devrais-je faire du général Jung ?
Le général Jung...
périra ce soir.
Qui êtes-vous ?
Hwi...
Tu le savais, n'est-ce pas ?
Comment as-tu pu...
C'est Hwi qui en a décidé ainsi.
C'est lui qui a choisi de t'éviter.
Tout seul.
Tu ressembles bien à ton père.
Comme deux gouttes d'eau.
On ne s'élève qu'en évinçant quelqu'un d'autre.
Suscite la terreur parmi tes rivaux,
pas leur ire.
Si je m'attaque à Bang-won,
où vous trouverez-vous ?
J'aurais dû vous tuer à l'époque.
Je suis certaine
qu'une autre occasion se présentera.
Ce monde dans lequel tu vis...
je devrais renaître pour y vivre.
Alors je viendrai vivre
dans ton monde.
Sous-titres : Tristan Bruemmer
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