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UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
CECI EST UNE FICTION BASÉE SUR DES FAITS RÉELS.
PLUSIEURS ORGANISATIONS ET PERSONNAGES SONT FICTIFS.
Un rabatteur ?
Vous étiez de mèche, salopards.
Très bien.
Dans ce cas, tu vas aussi mourir.
Seon-ho.
ÉPISODE 4
Bon sang.
Je ne suis ni Hua Tuo, ni Bian Que.
Je ne peux pas ressusciter les morts.
Il n'est pas mort.
Il respire encore.
Il est venu pour nous tuer. Pourquoi veux-tu le sauver ?
Regarde autour de toi.
Tout le monde est mort.
Ils ont tué tout le monde, sauf nous quatre.
Mun-bok !
Bordel.
Que va-t-il arriver si on le sauve ?
Que vas-tu faire avec un fardeau aussi lourd ?
Silence. Ce n'est pas un fardeau.
Si.
C'est un fardeau qui causera notre mort à tous.
La ferme !
Pour toi, c'est un ami. Pour nous, c'est un assassin.
Persuade-nous du contraire.
Sinon,
demande poliment
au lieu de piquer ta crise.
Sauve-le, je t'en prie.
Bordel de merde.
Je t'en supplie.
C'est ridicule.
D'accord.
Voyons
s'il doit mourir aujourd'hui et s'il est assez costaud pour survivre.
Seon-ho.
Allez, pose le suaire sur lui.
Mets-lui ses beaux vêtements et ta mère pourra sourire.
Ne pleure pas.
Yeon aura le cœur brisé si tu pleures.
Seon-ho.
Pourquoi es-tu venu ici ?
Tu dis que tu m'as fait venir.
Que fais-tu dans ce pétrin ?
Qu'est-ce qui se passe,
bon sang ?
Montrez-moi votre blessure.
Comment osez-vous ?
J'ose moins que mon père.
Il a une maîtresse dans chaque port.
J'ai du mal à savoir qui est ma mère
et qui est une maîtresse.
Que faites-vous ici ?
C'est votre père qui vous envoie ?
Ou bien...
êtes-vous venu m'humilier ?
Vous êtes celle
que mon père aime le plus.
Et qui sait ?
Si je vous sauve, il pourrait même me récompenser.
La blessure est profonde.
Nous devons la traiter.
Quelque chose pour la douleur ?
C'est inutile.
De quoi s'agit-il ?
Résine de copalme et sang-dragon.
Cela soigne l'allergie au métal.
Vous savez qui je suis
et vous saviez que cela allait arriver.
Qui êtes-vous ?
Tous les apothicaires vendent du geumsangsan.
Ces remèdes sont utilisés dans les maisons de gisaeng.
Vous êtes une gisaeng.
Tous vos frères sont des tigres ?
Pas de chien dans votre famille ?
Comment ça ?
Les maisons de gisaeng n'accueillent pas que des gisaeng.
Dame Kang, vous avez été courageuse.
Allons-nous à la cité du nord-est ?
En effet.
Ils doivent le savoir.
Prenons une autre route.
Je la prends un peu ?
Tu auras mal au dos.
Elle est aussi lourde qu'un sac de riz.
Yeon a de la chance.
Elle se fait transporter.
Exactement.
Le courant est faible
et le fleuve est embrumé.
Traversons.
Rentrons...
à la maison.
Nous devons partir.
Chef.
Et la forteresse d'Uiju ?
Ils ont laissé les troupes entrer.
Le peuple a écrit un chant à la gloire du général Yi Seong-gye.
Il a jeté des pétales sur les troupes en guise de bienvenue.
Et le roi ?
- Et Choi Yeong ? - Ils sont en fuite.
Ils ont fui Pyongyang pour Gaegyeong.
Vous devriez rester.
Quiconque
traverse le fleuve
doit être mis à mort.
Y compris l'escadron de la mort ?
Je n'ai pas envoyé d'escadron de la mort.
Et votre fils, chef ?
Repose en paix.
Allons-y.
- Tiens. - On va t'aider.
Je veux vous poser une question.
Quelle erreur avons-nous commise ?
Qu'avons-nous fait pour qu'ils veuillent nous tuer ?
Nous devons juste survivre.
Pour nous venger.
Nous devons rester vigilants.
Ils nous ont suivis en enfer pour nous tuer.
Ils n'auront de cesse de nous achever.
Ils arrivent.
Personne.
Impossible de traverser sans rame.
Qui t'a ordonné de surveiller le fleuve ?
Je t'ai posé une question.
Le commandant en chef de l'armée de droite.
Nam Jeon.
Impossible.
Son fils est avec nous.
Il nous a dit
de tuer son fils en premier.
Qu'allons-nous faire ?
On ne trouvera pas d'or dans un bourbier rempli de purin.
Fais attention à ce que tu dis.
Du purin ?
Je suis inquiet, d'accord ?
Pourquoi tu me fusilles du regard, connard ?
Partez.
J'irai seul.
On peut partir ?
Arrête, espèce de...
Que tu es égoïste.
On fait quoi, alors ?
On n'a pas de vache et encore moins de cheval !
YI SEONG-GYE
UIJU
On devrait trouver des remèdes à Uiju.
L'armée du général Yi doit y être.
On va entrer dans la gueule du loup.
Tu veux te faire bouffer vivant ?
Autant parler aux arbres.
Bordel.
C'est dingue.
Vite.
Qui est assez malpoli pour entrer chez moi ainsi ?
Qui êtes-vous ?
Mon Dieu. Que se passe-t-il ?
Si du pus coule,
ça voudra dire que tes intestins sont pourris, et la mort sera assurée.
Tu ne vivras que si du sang noir se met à couler.
Il faudrait lui faire avaler cinq bols de ce foutu poison
pour le tuer.
Tu vas te remettre. Bravo.
Chef.
Je n'ai pas demandé de renforts.
On m'a ordonné de vous assister.
Quoi ?
- Assistance ? - Le commandant en chef
nous a ordonné de tous les achever.
Allons-y.
Dessine une moustache sur "dix"
Pour en faire un "arbre"
Quelqu'un qui tient un arbre
Devient le nom Yi
Quelqu'un nommé Yi
Deviendra roi
Que veut dire cette chanson ?
Elle veut dire que quelqu'un dont le nom contient le caractère de l'arbre
deviendra roi.
- Quoi ? - Autrement dit,
le général Yi Seong-gye
va devenir roi.
Voilà.
C'est ridicule.
On se moque du nom du roi.
Pourquoi en faire une chanson ?
Au fait, où avez-vous appris
de telles techniques médicales ?
- Rejoignez l'armée. - Quoi ?
En dix ans, vous saurez comment
recoudre des intestins
et des membres
éparpillés en mille morceaux.
Ciel, je...
Je vous en prie...
Ça fait deux jours qu'il n'a pas bougé.
Il ne fait jamais caca ?
Que se passe-t-il ?
Les enfants.
J'ai une question.
Vous avez vu des soldats blessés ou bizarres ?
- Oui. - Où ?
J'ai vu des dizaines de déserteurs
venant de Wihwado.
Mais soit ils ont été tués, soit ils sont morts de faim.
Halte.
REMÈDES
Tu t'es réveillé.
Ça fait des heures.
Je me suis assoupi quelques minutes.
Tu parles. Tu grinçais des dents.
Tu as de la chance.
L'épée n'a pas traversé d'organe majeur.
C'est la faute à qui si je suis dans cet état ?
Dis donc.
Le cou, c'est trois nyangs.
Tu me dois 100 nyangs pour t'avoir sauvé la vie.
Rembourse-moi.
Je t'ai porté sur bien des lieues.
On est quittes.
D'accord.
Après tout,
c'est dur de changer de vie.
Je pensais n'avoir rien à perdre.
Mais il y a une chose
que je ne veux pas perdre.
Tu viens de le comprendre ?
Hwi.
Je parle de toi.
J'ai fait de mon mieux,
mais je dois te le dire.
Je ne veux plus faire semblant.
Repose-toi.
Tu ne veux pas savoir ?
La raison pour laquelle tu es soldat
et pourquoi j'ai fini là-bas.
Plus tard.
C'est moi.
J'ai soudoyé l'examinateur
et je t'ai envoyé ici.
Ça suffit.
Je devais éliminer l'avant-garde.
C'était mon rôle.
Vous tuer.
- Ça suffit ! - Écoute-moi.
Je n'ai pas terminé.
Si tu es venu pour me tuer,
pourquoi m'épargner ?
Je t'étais redevable
et j'ai payé ma dette.
C'est tout.
On s'est battus
parce qu'on nous l'avait ordonné. Alors...
pourquoi...
C'est ça, la guerre.
Où est Yeon ?
Est-elle
toujours en vie ?
Où est Yeon ?
Elle est morte.
Qu'est-ce que...
Répète. Qu'est-ce que tu as dit ?
Elle est morte.
Yeon est morte.
Prends soin d'elle.
Cependant, ne le dis à personne.
Tu dois le cacher.
Si quelqu'un l'apprend,
je le tuerai.
Tu dois disparaître.
C'est ta seule chance de survivre.
Je ne te crois pas. Ce n'est pas ta faute.
Je n'allais pas le croire même si c'était vrai, mais...
en fait,
je ne peux pas te pardonner la mort de Yeon.
Je trouverai ton père.
Non.
Je t'en empêcherai.
Si tu oses m'en empêcher,
je te donnerai une leçon.
Arrête, à la fin !
Tu mourras.
Je te le jure. Tu mourras.
Toi et moi,
nous ne sommes plus amis.
Si nous nous revoyons, nous serons ennemis.
Et je pourrais bien te tuer.
Tu dois l'avoir perdu.
Le commandant ne pardonne pas aux guerriers qui échouent.
Je dois réussir ou me suicider.
Voilà mes options.
Tu seras mon otage au cas où ce serait la seconde option.
Grâce à toi, je pourrai négocier avec ton père.
Et si tu réussis ?
Je passerai au cinquième rang et tu seras colonel.
C'est ridicule.
L'escadron de la mort est composé des Jürchen
parce que vous ne valez rien à ses yeux.
Tout comme l'avant-garde, composée de prisonniers.
La ferme.
Le général Yi ne ferait jamais cela.
Tu refuses donc
d'accepter la vérité.
Tu ne comprends pas qu'il t'a abandonné.
Et toi, alors ?
Je ne suis
qu'un outil dont il se sert pour tester
la loyauté de mon père.
Votre fils est avec l'avant-garde.
Son père fait de lui l'otage parfait.
Je m'en occupe.
Non, je vais m'en occuper.
Je m'occupe du chef et de votre fils.
CAMP MILITAIRE DE CHOI YEONG COMMANDANT DES HUIT PROVINCES
J'y vais. Qu'allez-vous faire ?
Il est temps de choisir.
Le pays ou votre fils ?
Le pays.
Accepte que tu es seul. C'est le seul moyen de survivre.
Tout comme j'ai accepté que mon père m'abandonne.
Tu as besoin d'un nouveau maître
et j'ai besoin d'une bonne épée.
Rallie-toi à moi.
Comment oses-tu me dire
de te servir ?
Mon père va me dévorer,
mais je gagnerai en puissance
pour le déchirer en morceaux et me libérer.
Si le trône m'est interdit,
je serai le seigneur des ténèbres.
Choisis.
Veux-tu mourir de sa main
ou régner sur les ténèbres ?
Ce n'est pas le bon chemin.
- Mais si. - De quoi tu parles ?
On tourne en rond.
J'ai la tête qui tourne.
Il dit n'importe quoi. Pourquoi je lui fais confiance ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Qui servez-vous ?
Je servais le chef Nal-soe
du mont Hambaek.
Nal-soe ?
Je connais ce nom.
C'est un boucher sanguinaire qui tue sans merci.
Il se serait fait tuer par son sous-fifre.
C'était vous ?
Oui.
Comment connaissez-vous notre signal ?
Les signaux des voleurs se ressemblent tous.
Je pensais que j'allais manger de la viande de cheval, mais j'en doute.
Dispersez-vous.
Maintenant qu'on peut passer,
on peut vous emprunter à manger ?
On a terminé ici.
Allons-y.
- Papa ! - Te voilà.
Papa !
Vous ne mangez pas ?
Vous n'aimez pas cela ?
Pourquoi pleurez-vous ?
Cela fait dix ans que je n'avais pas mangé à table.
C'est trop précieux.
Allez, mangez.
Remplissez-vous la panse.
Bonté divine.
C'est pas du poulet, c'est du phénix.
Vous n'aviez jamais mangé de poulet ?
Merci.
Mangeons.
Tiens, mange.
Doucement.
On ne voyage que la nuit.
On n'a rien mangé de la journée.
- On a plein d'eau. - Seigneur.
On ne doit pas se faire prendre.
Non.
Il y a des mûriers et des cerisiers dans le coin.
Je ferai vite.
J'aime bien les mûres.
Moi, j'aime les cerises.
Ils sont trop gâtés.
À peine un jour sans nourriture.
Après deux jours, ils dévoreraient leur propre chair.
Vous avez 15 minutes.
D'accord.
Ils sont là. Ils gravissent la montagne.
Combien sont-ils ?
Huit ou dix environ.
- Hui-jae, protège Bang-seok. - Dame Kang.
Rester ensemble pourrait nous tuer tous.
L'un d'eux doit vivre.
Mère.
Sèche tes larmes.
Un homme ne pleure pas devant une épée.
Si vous...
Si vous êtes pris en otage,
sers-toi de ceci.
Ce n'est pas pour te battre.
Tu me comprends ?
As-tu compris ?
Oui, dame Kang.
Vite. Filez.
Pardonnez-moi.
Je vous en prie, pardonnez-moi.
Je suis à votre service, jeune maître.
Gaegyeong est tombée.
Il est temps de rentrer.
Arrête un peu. Tu me perturbes.
Quoi ? Tu es anxieux ?
Ça vous dirait de vivre ici ?
Certainement pas.
Vous venez des collines. Oubliez la plaine.
Vous n'avez rien à y faire.
Que vous importe que la nation soit renversée.
Cela ne changera rien pour vous.
Que voulez-vous dire ?
La nation, renversée ?
J'ai beau vivre dans les montagnes, j'en sais plus que vous.
Cette pourriture de Yi Seong-gye ou je ne sais quoi a renversé le pouvoir.
Chef Kkae-kku.
Vous avez sûrement entendu parler de l'avant-garde envoyée au Liaodong.
Une avant-garde ?
Qu'est-ce donc ?
Eh bien...
Peu importe.
Tae-ryeong.
Escorte ma mère
et mes frères chez eux.
Oui, chef.
Je vais pénétrer dans le palais
sur mon cheval, l'épée à la main.
Cette nation renversée,
je dois la voir
de mes propres yeux.
Moi, Nam Jeon, secrétaire personnel de gauche, je viens au rapport.
Parlez.
Toute la famille du roi a été écrouée, y compris ses parents éloignés.
Le commandant Choi Yeong a opposé de la résistance,
mais il est désormais en chemin vers ici.
Cette nation
est à présent la vôtre.
Gare à ce que vous dites.
La famille royale et le régime sont intacts.
Un vassal ose suggérer une telle rébellion ?
Si je me fourvoie, alors ôtez-moi la vie.
Je répète.
Cette nation
est à présent la vôtre.
Nam Jeon.
Malgré mes résultats, je n'ai eu que des charges médiocres.
J'ai mené les troupes et terrassé les pilleurs japonais,
mais on m'a cantonné aux écuries royales.
Tout cela...
parce que je vous ai fait allégeance.
Trouvez-vous cela juste ?
Vous vous êtes retiré de Wihwado pour mettre fin au mal,
mais mon but était tout autre.
Et quel était-il ?
Une nouvelle nation.
Tuer Choi Yeong ne mettra pas fin à cette atrocité.
Tuez le roi,
toute sa famille et ses partisans.
Pour en finir,
éliminez la famille royale
et instaurez un nouvel ordre.
Régnez sur nous, mon général.
Laissez-moi être votre épée.
Si cela est acte de trahison,
alors tuez-moi.
Vous allez devoir apprendre à tenir votre langue.
"Régnez sur nous, mon général.
Laissez-moi être votre épée."
Pour qui vous prenez-vous ? Han Xin ? Bai Qi ?
Ministre des écuries royales,
dorénavant, courbez l'échine.
Faites preuve de modestie.
- Quelle impudence. - Votre repli à présent réussi,
le roi U et Choi Yeong périront en exil.
Vous mettrez des pantins au pouvoir pour les destituer peu après.
Une nouvelle nation verra le jour et on vous attribuera
un titre honorifique pour votre contribution.
À vous, simple ministre
des écuries royales.
Mais n'oubliez jamais
que Seo Geom était
destiné à être aux côtés de mon père.
Tenez-vous à mes côtés,
ne vous tenez jamais devant moi.
Cette nouvelle nation ne vous appartient pas.
Elle appartient à mon père.
C'est la nation de mon père.
Et...
la mienne.
Père, me voilà de retour sain et sauf.
Mes deux mères sont indemnes...
Agenouille-toi.
Le ministre du Personnel ose s'adresser à moi debout ?
Si je ne jugeais les gens qu'en fonction de leur rang,
tu ne serais qu'un simple officier de sixième rang.
C'est ce que tu es ?
Non, père.
Lorsqu'on a des subalternes,
le plus important est de savoir quand se débarrasser d'eux.
Un bon gat ne peut être porté sans ruban pour l'attacher.
Un vassal à tes pieds ne te sera d'aucune utilité,
mais à hauteur de genou, si.
Nam Jeon s'est hissé à mes épaules.
Il m'est indispensable. Ne le dénigre pas.
Dans ce cas, à quelle hauteur suis-je ?
À vos pieds
ou à vos genoux ?
Tu es mon sang.
Comment pourrais-je te juger selon ces critères ?
Alors...
pourquoi m'avoir fait plier le genou ?
Je ne t'ai pas autorisé à te lever.
Vous ne me l'avez pas interdit
non plus.
Bang-won...
Tout ce que j'attendais,
c'est d'être loué pour mon travail.
Alors j'aurais pu croire
que vous ne me voyez pas uniquement
comme l'un de vos sujets.
Je disais bien que c'était un fils de chienne insolent.
Même les voleurs vous saluent
après vous avoir dépouillé.
Je vis au pied de la montagne, à Bihyeongol.
Vous y êtes les bienvenus.
Merci pour tout.
Vous m'avez gardé en vie.
Quoi que tu fasses,
fais attention à toi.
Sois prudent.
Fumier sans cœur.
Hwi...
Tu dis mon nom bien trop souvent.
N'échange pas les chaussures.
Je...
préfère les garder jusqu'à ce qu'elles m'aillent.
Ce qui veut dire
que je dois rester en vie jusque-là.
Que les soldats écoutent
et que les officiers agissent.
Moi, général Yi Seong-gye,
je ne nous ai pas retirés de Wihwado dans mon intérêt.
Je l'ai fait pour prévenir le massacre du peuple en évitant la guerre,
mais aussi pour sauver la cour de ses ennemis.
Gardez cela à l'esprit
et faites de votre mieux
pour rassurer le peuple.
Pour le peuple, vous dites ?
Alors comment expliquez-vous la mort des soldats de l'avant-garde ?
Ne font-ils pas partie du peuple, eux aussi ?
Une avant-garde ?
J'en ignorais l'existence.
Vous êtes bien le seul.
La rumeur court que vous avez envoyé
un escadron de la mort pour éliminer les survivants.
Gare à ce que vous dites.
Non, c'est à vous de vous taire.
Vous osez tuer des innocents ?
Comment ferez-vous face aux conséquences ?
Pourquoi insistez-vous tant sur une rumeur ?
Ce n'en est pas une.
Le roi a envoyé une avant-garde.
Si le général Yi ne l'a pas massacrée, alors qui ?
Si Choi Yeong est coupable d'avoir planifié une guerre inutile,
alors vous l'êtes aussi pour le meurtre de ces hommes.
Clamez donc le contraire.
Adjoint Nam Seon-ho au rapport, général.
- Parle. - Tout soldat fuyant son devoir
se rend coupable d'un crime.
Les déserteurs fuyaient vers les Ming.
La loi martiale voulait que je les élimine.
Voici une liste des déserteurs,
la lettre qui circulait parmi eux,
ainsi que leur acte de reddition aux Ming.
Mets cela sous les yeux de Mokeun.
Complot de trahison, turpitude,
meurtre et même viol.
Me direz-vous qu'un de ces hommes était innocent ?
Gardez cela...
en guise de lecture.
Un vulgaire lieutenant ose me parler ainsi.
Tandis que vous vous abreuviez de rumeurs,
je risquais ma vie sur le champ de bataille.
Moi, un vulgaire lieutenant.
Vous...
Je suis heureux de te revoir.
Me voilà soulagé.
Nous sommes bénis du ciel.
Père,
pardonnez-moi de vous avoir inquiété.
C'est inutile.
Je suis...
heureux de te savoir sain et sauf.
Dorénavant, tu ne t'adresseras plus à ta mère.
Si tu le dois,
fais-le en maître.
Tu demeureras dans le sarangchae,
mais ne m'appelleras pas père.
Tu n'es ni noble, ni esclave. Tu n'es qu'un bâtard.
Désobéis-moi
et je marquerai ton front au fer puis te jetterai à la rue comme esclave.
Viens à moi.
Viens !
Vas-y.
Maman.
Je t'en supplie, vas-y.
Hwi...
va venir vous trouver.
Entre.
Dois-je venir t'ouvrir ?
Vous saviez que c'était moi ?
Tu es le seul.
Qui viendrait vous trouver ?
Non, le seul qui sauverait Seon-ho.
Il a survécu grâce à toi.
Je te remercie.
J'ai une question pour vous.
- Mentez-moi et... - Les gens ne mentent
que parce qu'ils craignent les conséquences de la vérité.
Je ne te crains pas.
Je n'ai donc aucune raison de mentir.
C'est moi qui t'ai envoyé à l'armée.
Néanmoins, l'escadron de la mort ne t'était pas destiné.
Tu t'es trouvé sur son chemin.
Cinq cents.
Vous avez tué 500 hommes sans bonne raison.
Rien ne peut être tué
sans bonne raison.
En nos cœurs,
le bien commun justifie le sacrifice d'autrui.
Voilà tout.
Seigneur Nam.
Entre.
C'est un de mes vassaux.
Salue-le comme il se doit.
Ravie de vous rencontrer.
Voyons cela.
Pourquoi la dévisages-tu ainsi ?
L'as-tu déjà rencontrée ?
Si vous me le permettez, je me retire.
Yeon,
tu as repris connaissance ?
C'est moi.
Qui...
êtes-vous ?
Alors je me prénomme Yeon
et j'ai 16 ans.
Je souffre de crises et mon père a été condamné à l'ébouillantage.
Et en plus de cela, me voilà atteinte d'amnésie ?
C'est cela.
Cette Yeon a vécu
une vie bien misérable.
Non.
C'est ma vie à moi.
Comment as-tu tenu, Yeon ?
Rien que d'entendre ton histoire m'oppresse à me couper le souffle.
Comment as-tu pu endurer tant de souffrance ?
Étrangement, pas l'ombre d'une crise ne s'est dressée depuis ce jour.
Celles-ci ont disparu avec ses mauvais souvenirs.
Je vous interdis de parler d'elle.
Alors voici ma question.
Pourquoi ne pas lui avoir dit la vérité ?
Dis-lui que tu es son frère,
et elle, ta sœur.
C'est ta sœur bien aimée.
Implore sa raison. Qui sait ?
Elle pourrait recouvrer la mémoire.
- Il suffit. - Tu ne comprends toujours pas.
Nous cachons la vérité par peur de ses conséquences.
C'est ce que tu fais.
Il suffit, je vous dis.
Me tuer reviendrait à tuer ta sœur.
Tu ne peux pas non plus l'enlever.
Même si tu y parvenais, où l'emmènerais-tu ?
Te cacher avec elle dans les montagnes ou sur une île ?
Yeon devrait fuir avec celui qui est maintenant un inconnu.
C'est ce que tu souhaites ?
Alors vas-y.
Fais-le.
Qu'attends-tu ?
Assez !
Je prendrai soin de Yeon et veillerai à ce qu'elle vive bien.
Elle pourrait bien se marier dans une bonne famille.
Et toi, que peux-tu faire pour elle ?
Vous croyez que j'ignore vos intentions ?
Vous la tenez en otage.
Vous menacez de la tuer pour me tenir à votre merci.
Enfin, nous nous comprenons.
Voue-moi ta vie
et Yeon
ne manquera jamais de rien.
J'ai à vous parler.
Nous sommes-nous...
déjà rencontrés ?
C'est la première fois.
Vous paraissiez me reconnaître.
En ce cas, pardonnez-moi.
Le seigneur Nam...
vous traite-t-il bien ?
Il est comme un père pour moi.
Nous...
nous reverrons.
Me tuer reviendrait à tuer ta sœur.
Voue-moi ta vie...
Ainsi sont les gens.
Ils partent pour revenir d'eux-mêmes.
Ceux-ci ne vous quitteront plus jamais.
Très certainement.
Ce ne sera pas nécessaire.
Voici ta chambre. Tout ce qui s'y trouve t'appartient.
C'est bien trop.
J'aimerais pouvoir te donner bien plus.
Dame Kang...
Je te garderai toujours à mes côtés.
À moins que tu ne décides de partir,
tu ne me quitteras plus.
Arrête-toi là.
Tu m'es maintenant inférieur.
Ta place est en bas.
C'est avec ton père que j'ai affaire.
Ses ordres passent par moi.
Une fois ta part du marché accomplie, tu seras payé.
Par paiement,
tu veux dire ma sœur ?
Renonce à ton engagement
et le sang coulera.
Le sang de ta sœur.
Sale fumier !
Écoute-moi bien.
Pose un seul doigt sur elle...
C'est toi qui n'as pas su la protéger, pas moi.
Persiste ainsi, et tu échoueras à nouveau.
Qu'attends-tu de moi ?
Voici Bang-won, le cinquième fils du général Yi.
Regarde-le bien.
Il va s'emparer de la nation.
Gagne sa confiance.
Et ensuite ?
Tue-le.
UN GRAND MERCI À KIM YOON-SEO
J'ai enfin compris
qu'une justice impuissante est vaine.
Tu as été imprudente aujourd'hui,
mais tu ne le seras pas demain.
Il y a une vérité pénible et un mensonge agréable.
Gardez l'œil sur ceux qui semblent trop bons.
Vous seriez un ministre en robe.
Et vous seriez le roi au gat.
On ne se connaît pas ?
Il faut se souvenir que c'est la nation qui a changé,
pas le monde.
Les brutes et les fonctionnaires ont le même sang.
Un carnage est inéluctable. L'important, c'est ce qui s'ensuit.
Fais-lui gagner la confiance du roi.
Je le tuerai et m'attirerai les faveurs de Bang-won.
Certains sont destinés à verser le sang.
Mais ce ne sera pas notre cas.
Qui d'autre sait ?
Vous serez le seul, maintenant et pour les années à venir.
Sous-titres : Céline Graciet
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