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Original subtitles

Restauration numérique par l'Institut suédois du film en 2016.

Excusez-moi. Ce fut une période terrible. Tout le monde était enrhumé.

C'était la même chose, jour après jour. Mois après mois.

Et puis… Et puis… Soud…

Soudainement, le printemps surgit.

Bien trop en avance.

De légères brises soufflèrent sur la ville.

De légères brises à l'origine de comportements bizarres.

Le printemps surgit sans crier gare, tel un cambrioleur en pleine nuit.

Ou telle une lettre à la poste.

AU MAÎTRE DE MAISON

Karin !

Bonjour, monsieur.

Avez-vous bien dormi, monsieur ?

Bien dormi ? Non, pas depuis plusieurs années.

- Madame Nilsson a-t-elle un rhume ? - Pas du tout.

- J'éternue. - Je vois. Cela débute ainsi.

Prenez-en avec de l'eau chaude et du miel.

- Je ne suis pas malade. - Je vais en prendre, juste au cas où.

Votre courrier, monsieur.

Voilà. Vous me l'avez passé.

Aucun de nous n'est malade. C'est cette lettre…

- Quelle lettre, madame Nilsson ? - Tenez. Voyez donc vous-même.

Je n'ai jamais utilisé ce genre de chose…

Que n'avez-vous jamais utilisé ?

Du parfum.

Du parfum ? Du parfum.

Oui, c'est du parfum.

Mais… Ça sent bon.

1 AVRIL MARDI

Le premier avril, cette année.

- Bonjour, mon cher. - Non…

Non, attendez. Ce n'est pas une erreur.

Laissez-moi m'expliquer avant que vous ne me jetiez.

Je serai brève, car je sais que vous êtes très occupé.

Bien…

Je suis une jeune femme follement amoureuse de vous.

Si vous n'en aviez pas connaissance, j'ai pensé que vous devriez le savoir.

Et, maintenant, vous savez.

Je suis si heureuse de vous l'avoir dit.

Laissez-moi vous embrasser. Délicatement sur le front, d'accord ?

Et un petit baiser sur la joue.

- Non, non, non ! - Puis-je vous être utile, monsieur ?

Non, merci. Ce n'était rien.

À l'aide ! J'étouffe !

Oh, merci.

- Est-elle partie ? - Oui.

Bien.

Écoutez-moi : je vous aime.

- Non. - Ne m'interrompez pas.

Vous allez me dire que vous êtes trop âgé pour moi, n'est-ce pas ?

Mais je m'en moque.

Sortez du lit.

Ne soyez pas timide. Sortez du lit.

Faites ce que je dis.

Personne ne peut vous voir.

Mettez un peignoir si vous avez froid. Voilà.

Placez-vous devant le miroir, je vais vous montrer quelque chose.

Mais… Allez-y.

Allez. Allez-y.

Vous devez retirer vos lunettes. Sinon, vous ne verrez pas.

Oh, regardez-moi ces beaux yeux. Tristes. Sensibles.

Et quel noble front.

Ne froncez pas les sourcils.

Je sais que vos cheveux vous préoccupent.

Croyez-moi, les cheveux gris donnent du charme.

Non.

Vous êtes si bel homme. Je suis si fière de vous.

Rentrez votre ventre et redressez-vous. Voilà.

Allez à la fenêtre.

Ouvrez-la.

Inspirez.

Sentez-vous le printemps dans l'air ? Agréable, n'est-ce pas ?

Il y a un oiseau sur un arbre, qui chante juste pour vous.

Avril, Avril, c'est le premier avril ! Vous entendez ?

Souvenez-vous, c'est un jour important dans votre vie.

Parce que vous allez me rencontrer. En personne.

Prêtez attention aux filles avec un chapeau orné d'une fleur blanche.

Ce pourrait être moi.

Votre April qui vous adore et qui se languit de vous.

Voici vos chaussures.

Merci.

Quel journée étrange.

Ah bon ? Pourquoi ?

Il pleuvait tantôt, et voici que le soleil brille.

- Il est indécis. Tout comme les femmes. - Vraiment ?

Votre vie est paisible sans femme dans la maison.

- J'ai Mme Nilsson. - Mme Nilsson ne compte pas.

Je m'entends bien avec elle. C'est une dame charmante.

Aussi fiable que cette vieille voiture.

Envisageriez-vous d'en prendre une nouvelle, monsieur ?

Non, pas question.

- On n'abandonne pas une vieille amie. - Non.

Non, elle n'a pas de problème.

Je pense juste que vous pourriez passer à un nouveau modèle.

Changer de voiture et de femme n'est jamais malavisé.

C'est ce que je me dis.

Je vais peut-être marcher un peu pour changer.

Il fait beau. Veuillez me laisser ici, Hink.

Merci. Tout va bien. Bonne journée.

Avril, April, c'est le premier avril.

Essayez de trouver une fille avec un chapeau orné d'une fleur blanche.

Faites attention où vous allez, mon vieux. Déambuler ainsi dans la rue…

- Êtes-vous blessé ? - Non.

Bien.

Attention au chapeau.

- Je suis désolé. - N'ayez crainte. C'est déjà oublié.

- Merci. - Pas de souci.

Merci.

- Au revoir. - Au revoir.

Hum…

Les membres du conseil attendent.

- Vous avez cinq minutes de retard. - Ce n'est pas possible ?

- Vous êtes bien gentille. - Désolée.

- Bonjour. - Bonjour.

C'est l'un des jalons les plus importants dans l'histoire de la banque.

À mon avis, une étude poussée sur le sujet est nécessaire.

Il…

Bien…

C'est très intéressant.

Il y a un autre sujet auquel je voudrais que vous réfléchissiez.

Je pense que cela va vous intéresser.

Je ne comprends pas…

Il doit y avoir une erreur.

Je ne comprends pas comment diable…

Bien sûr.

La fille. La fille.

Bien sûr.

Bien…

Passons à autre chose.

Merci, Marcus. À la semaine prochaine.

- Serez-vous des nôtres au déjeuner ? - Excusez-moi.

Bonjour !

Marcus !

Mon chapeau !

- Que s'est-il passé, ici ? - Cet homme est fou.

Mais regardez-moi. Deux fois aujourd'hui.

Aïe, mon pied.

Ça va aller ?

Je ferai aller.

- Et vous ? - C'est ma faute. Je…

Je suis désolé, je voulais juste parler à cette dame.

Je suis vraiment désolé, mais vous avez pris ma mallette.

Votre mallette ? Quel culot vous avez !

Partez, ou j'appelle la police.

Quittez le quartier, et ne refaites plus ce genre de chose.

- Tout va bien, Marcus ? - Oui, mais je dois trouver cette fille.

Attendez !

OPÉRA ROYAL ENTRÉE DES ARTISTES

Non ! Arrêtez.

CONCIERGE

Le nom ?

- Quel nom ? - Le vôtre, bien sûr.

- Mon nom ? - Je connais mon propre nom.

- Quel est votre nom ? - Cela ne vous regarde pas.

Votre nom, sinon vous n'entrez pas.

Arwidson, Marcus, Anders, Viking, Otto. Cela vous va ?

Arwidson. M pour Marcus.

Le voilà. Veuillez entrer.

- Du calme. - Merci.

AUDITION POUR LE CHŒUR DE L'OPÉRA

Qui d'autre ?

- Bon après-midi. - Bon après-midi.

- Bon après-midi. - Bon après-midi.

- Bon après-midi. - Bon après-midi.

SCÈNE SILENCE ABSOLU

- Oui, je marquais juste le temps. - Merci, chéri.

Merci. Merci pour aujourd'hui. Bon travail. Merci.

- Le chœur n'a pas démarré au bon moment. - Mais vous aviez dit sur tidili-tam-tam.

Je n'ai jamais dit cela. J'ai dit tidelideli-tam-tam-ta-ta.

- Sur ta-ta ? - Essayez de saisir ce que je veux dire.

Compris ?

- Tam-ta ? - Oui.

Le chœur a fini, aujourd'hui.

Ballet ! Mettez-vous en place.

Musique.

Musique !

Non ! Où est Bergman ?

- Bergman ? - Je suis là.

Je suis désolée.

Donc, vous voilà.

- J'ai eu un accident. - D'accord. Continuez.

Continuez. Musique !

Qui êtes-vous ?

Que faites-vous ici et pourquoi ?

Je voulais parler à la dame.

- Je n'ai rien à vous dire. - Réglez cela autre part.

- Nous n'avons pas le temps. - Non. Assez pour aujourd'hui.

L'audition peut débuter. Venez.

Pourquoi me torturez-vous ainsi ? Qu'ai-je fait ?

- Laissez-moi tranquille. - Je ne veux pas vous fâcher.

Je ne veux pas créer de problème. C'est plutôt le contraire.

- Je voulais juste… - Le voilà.

Que faites-vous ici ? Je vous ai cherché partout. Vous passez en premier.

- En premier ? - Du calme, il est probablement stressé.

Qui n'est pas stressé ?

- Avez-vous amené votre partition ? - Non.

- Que chantez-vous ? - Je ne chante pas.

- Et pourquoi pas ? - Je ne sais pas chanter. Il y a erreur.

Vous avez une minute pour décider.

- Pourquoi est-il si en colère ? - Il est ainsi. Ne le contrariez pas plus.

- Alors ? Avez-vous décidé ? - Non.

Du calme. Vous voyez qu'il est stressé.

Je me fiche de la chanson. Vous pouvez choisir "Helan går", mais chantez.

Bien, je la chanterai, alors.

M. Arwidson chantera une chanson à boire, "Helan går".

- Il doit y avoir erreur. - Chantez.

Vous êtes admis. Présentez-vous demain et parlez au chef du chœur.

Pourquoi tout ce raffut ?

Soyez là à midi, demain. Compris ?

Suivant !

Félicitations ! Vous avez été remarquable !

Je n'ai pas compris ce qui s'est passé.

- Ne me la faites pas. - Je vous assure.

- Mais pourquoi êtes-vous venu ? - Pour récupérer ma mallette.

- Mallette ? - Oui.

- C'est la vôtre. Regardez. - Bien sûr.

Vous avez raison. Mais…

- Alors, je dois avoir la vôtre ? - Oui. Je suis venu la récupérer.

- Vous voyez ? - Non.

- Non ? - Non, je veux dire…

Non, je ne comprends rien.

Vous êtes… très étrange. Vous le savez ?

- Vraiment ? - Oui.

Très étrange, en réalité.

- Entrez, nous pourrons parler. - Bien, je…

Je dois y aller. J'ai une réunion de travail. Je veux dire…

Je dois partir.

Mais, attendez ! Et votre mallette ?

Oui, bien sûr. Merci.

Les répétitions démarrent à midi, demain.

- Je ne sais pas. Je dois travailler. - Travailler ?

- Mais vous êtes recruté pour le chœur. - Il y a erreur. Je ne suis pas chanteur.

Je travaille dans une banque.

Dans une banque ?

Est-ce plus amusant que de chanter ?

- Oh, mon Dieu. - Je ne sais pas si c'est plus amusant.

Bon. Venez.

Asseyez-vous, que je puisse vous regarder.

- À vos souhaits. - Je ne suis pas habitué au parfum.

- Vous vous y habituerez. - Je l'espère. J'aime bien votre parfum.

Regardez-moi.

Allez-vous gâcher votre chance et moisir dans une banque poussiéreuse,

quand votre voix est si merveilleuse ?

- Que dois-je faire ? - Je vais vous le dire.

Laissez tomber cette vieille banque et venez travailler ici à l'opéra royal.

Cet endroit est à vous. N'importe qui peut travailler à la banque.

Quant à chanter… Vous serez heureux ici. Je vous aiderai.

C'est la vie. Croyez-moi.

Oui. Je vous crois.

- Donc, vous serez ici demain ? - J'essaierai.

Non. Vous devez me le promettre.

Voudriez… Voudriez-vous que je vienne ?

Oui, bien sûr.

- À demain, alors, mademoiselle Bergman. - Appelez-moi Maj.

Ne puis-je vous appeler April ?

- April ? Pourquoi ? - Eh bien…

Cela vous va mieux.

- Comment vous appelez-vous ? - Marcus. Marcus Arwidson.

Bienvenue, Mackie.

Mademoiselle Bergman ?

Mademoiselle Bergman ?

C'est pour vous.

- Pour moi ? - Oui.

- De la part de qui ? - Je ne sais pas. Ce n'est pas de ma part.

Le voulez-vous ou non ?

Merci beaucoup, ma chère madame Eberson.

- Dépêche-toi. Arrête de rêvasser. - Non…

Non, non, non.

Oh…

Oh…

Raconte. Est-il riche ?

- Est-il beau ? - A-t-il une voiture ?

- Est-il vieux ? - Marié ?

Raconte. Nous ne répéterons rien.

C'est quelqu'un de l'opéra. Elle ne connaît personne d'autre.

- Le directeur ? - Le trésorier ?

- Le chef d'orchestre ? - Il n'oserait pas. Il est marié.

Si vous promettez sincèrement…

- Promis. - Promis.

Cela doit rester totalement secret.

- Cela doit rester à l'opéra. - Oui.

Il est beau. Et il est vieux.

Et jeune. Et il n'est pas marié.

Il a une voiture.

C'est l'homme le plus merveilleux et le plus dangereux de la ville.

Comment s'appelle-t-il ?

- Je dois commencer par le début… - Non.

Si.

- Cela a commencé avec une lettre. - Oublie la lettre.

- Tout a commencé avec une lettre. - À qui ?

- Je lui ai écrit. - À qui ?

- À lui. - À qui ?

À lui.

Oh ! Osvald Berg.

Essayez de ne pas être jalouses.

C'est mon fiancé.

- Ton quoi ? Tu y crois vraiment ? - Ton quoi ? Tu y crois vraiment ?

Ce n'est pas de sa faute si toutes lui courent après.

- Il est bien coureur, de son côté. - Je trouve cela un peu mystérieux.

Vraiment ? Tu ne devrais pas lire les lettres d'autrui.

Les enfants…

Pour April de la part de son poisson d'avril.

Vous êtes vraiment horribles.

Osvald est un poisson.

Un poisson !

Un poisson !

Nous répétions, mais nous promettons de ne jamais le refaire.

Nous en rachèterons un. Pardon.

Si j'entends encore du bruit venant de cette chambre, je vous expulse.

Maj chérie…

- Nous ne voulions pas te fâcher. - Nous ne faisions que plaisanter.

Vous êtes si infantiles.

- Maman ! - Oui, Osvald chéri ?

As-tu les journaux ?

- Oui. - Bien…

Pose le plateau à café… ici…

As-tu des pains aux raisins ?

Bien sûr que j'en ai, mon chéri.

Maintenant… Voyons voir.

Tu dois être impatient.

"Hier, à l'opéra royal, s'est joué Don Juan,

"que l'on ne peut décrire que comme étrange.

"La direction musicale charmante d'Eugen Hoffman…"

Non, tu peux sauter cela.

"La direction musicale charmante…"

Continue.

"Et la direction évocatrice de Sören Fryksten…"

Je veux entendre parler de moi.

"L'interprétation d'Osvald Berg fut magistrale.

"Dans la peau d'un séducteur immoral, il a puisé dans tout son registre

"de masculinité impitoyable, de sagacité obséquieuse

"et de nature impitoyable glaciale."

Non…

Chère maman, il faudra t'habituer à me voir encensé.

C'est plus fort que moi, je suis émue quand mon garçon est aussi encensé.

"Brillant."

- Il y en a une autre, ici. - D'accord.

- "Splendide." - Et une autre.

"Magnifique." Elles disent toutes la même chose. Mets-les dans l'album.

Des ciseaux et de la colle ?

Oui, ils sont ici, comme d'habitude, mon garçon.

CRITIQUES SUR OSVALD BERG

On ne peut jamais être tranquille.

Allô ?

Oh, bonjour, c'est vous ?

Comme c'est gentil.

Non, je n'ai pas lu les journaux.

Non, je ne lis jamais les critiques.

J'ai passé l'âge.

Oui.

Ils ne comprennent rien à ce qu'ils écrivent.

Merci. Merci pour votre gentillesse.

Oui. Comment va Märta ?

Bien. À plus tard.

La fille a l'air d'avoir le béguin.

Cela se voit dans ses yeux. Regarde.

Cela fait partie de la scène.

Elle est censée avoir le béguin pour moi.

Je le sais, mais, je veux dire, intérieurement. Elle a l'air amoureuse.

Tu es incurable.

DON JUAN RADIEUX

C'est à s'y méprendre. C'est une belle fille.

- Et vous vous embrassez. - Oui, elle est belle.

- Elle chante avec talent. - Eh bien, alors.

Si seulement elle n'était pas si jalouse ! Que veux-tu dire ?

- Je me demandais s'il y avait du nouveau. - Non !

- Il n'y a pas de nouveau. - D'accord.

Je dois y aller. On se voit au dîner.

Pas de poisson, s'il te plaît. Essaie de penser à autre chose.

- D'accord. - Prends soin de toi.

Des messages ?

Non. Aucun message.

Non, aucun message.

Merci.

Je vous en prie.

S'il vous plaît.

Aïe !

Oh…

Cela ne fait rien. Je récupèrerai rapidement.

Osvald Berg, tu es un salaud.

Vera, ne commence pas. Mes nerfs ne peuvent pas en supporter plus.

Tes nerfs ? Mes nerfs.

Je n'ai pas été infidèle. Cela ne te suffit-il pas ?

- Non. - Je suis pressé.

Osvald Berg, veux-tu bien expliquer cela, maintenant !

"Merci, mon petit poisson !"

Osvald Berg, m'as-tu entendu ?

Arrête de m'appeler Osvald Berg.

Vas-tu t'expliquer ? Ou tu ne le peux ?

Tout le monde est devenu fou. Et me voilà à l'opéra royal…

- Tu es innocent ? - Totalement.

- Je suis innocent ! - Avec du rouge à lèvres sur la joue ?

- Que diable… - Bien, mon cher Don Juan…

Je suis lassée de tes boniments et de tes aventures.

J'en ai assez. Adieu !

Reviens !

Immédiatement !

Reviens ! Oh…

- Comme il semble étrange. - Et tu l'as vue ?

Elle est probablement amoureuse de lui, et il lui a dit qu'il m'aime.

Quelle façon étrange de te montrer son amour.

- Il avait juste l'air fâché contre toi. - Vous ne comprenez pas.

Osvald ne veut pas montrer son amour ici à l'opéra. Il y a des personnes pudiques.

Il veut garder notre amour secret.

Pour le moment.

Je trouve cela très charmant.

Très charmant.

- Très charmant. - Très charmant.

- Bonjour, mademoiselle Holm. - Bonjour.

Bonjour, messieurs.

Je vais faire savoir au directeur de la banque que vous êtes ici.

Je pense que le directeur de la banque est un peu occupé.

- Par ici, messieurs. - Merci.

Je reviens vers 16h.

Il a une belle voix, cet Arwidson.

Il n'a pas l'air d'avoir de difficultés du tout.

Il peut tout apprendre en un rien de temps.

Ce serait bien si vous le pouviez également.

Non… Il faut lui donner de plus grands rôles.

Je veux dire, nous devrions utiliser sa voix.

Bon travail !

N'est-ce pas merveilleux ?

- Épuisant, cependant. - Vous vous y habituerez.

Si vous vous dépêchez, je vous offre un café.

Dépêchez-vous !

Apprenez cela aussi vite que possible.

Ne regardez pas.

Non, ne soyez pas si pressé.

Vous ne devez pas regarder jusqu'à ce que je le… dise.

Voilà…

Maintenant !

Qu'en pensez-vous ?

- C'est joli, n'est-ce pas ? - Oui.

C'est charmant.

- Oh, Mackie. Si seulement vous saviez… - Quoi ?

Je suis amoureuse…

du galant donateur.

Vous comprenez, n'est-ce pas ?

Ce fut une journée parfaite, aujourd'hui.

Quel bonheur d'être en vie !

J'en conviens, April.

- Pour la première fois de ma vie… - Le café !

Au nouveau chanteur de l'opéra.

À un jour merveilleux.

Mais, Mackie…

Vous portez un nouveau costume.

Vous plaît-il ?

- Non. - Non ?

- Non. Savez-vous à quoi vous ressemblez ? - Non.

Vous ressemblez à un directeur de banque.

- Un directeur de banque ? - Je suis désolée.

Je suis désolée. Ce n'était pas dit dans ce sens.

Je voudrais simplement que vous ayez l'air d'un véritable artiste.

Venez voir.

Des nouvelles de ton chéri ?

Les filles, je vous présente Marcus Arwidson.

Il vient de rejoindre le chœur.

- Super. Quel type êtes-vous ? - Quel type ?

Pouvez-vous chanter aussi bien qu'Osvald Berg ?

- La, la, la. - Idiote !

Ne soyez pas timide. Ce n'est pas bon à l'opéra.

Utilisez vos épaules !

Ne serait-il pas agréable de pousser Osvald Berg ?

- Il est nouveau, ici. - Depuis deux jours.

- Comme c'est mignon. Je suis tatie Anna. - Et je suis tatie Siri.

Arrêtez de faire les imbéciles. Mackie…

Je veux dire, il a décidé de démarrer une nouvelle vie.

Deux nouvelles vies, peut-être.

Vera ! Qu'est-ce que tu fais ?

Osvald Berg ! Pour la dernière fois, est-ce cette ballerine obstinée ?

- Est-ce elle ? - Non !

Non, et non !

Je ne la connais pas. Je me moque d'elle. Elle ne signifie rien pour moi.

Il n'y a que toi, Vera.

Pourquoi diable dois-je supporter cet enfer ?

Alors que, pour une fois, je suis innocent.

Hélas, ces femmes…

Si je n'étais pas si beau, je ne m'embêterais pas avec elles.

Non…

Bonjour.

Non. Je vais le remercier, que cela lui plaise ou non.

Tiens…

"Que vous restiez jeune à jamais et ne deveniez jamais sage et raisonnable."

Osvald !

Salaud ! Séducteur ! Menteur !

- Écoutez-moi ! - En voilà une pour toi.

C'est moi qu'il a trompée avec des fleurs, des lettres et des cadeaux.

Des cadeaux ? Je le savais.

Calmez-vous ! Ou je vous mets à la porte.

À la porte ? Je vais t'y reconduire.

Tu le regretteras. Sois-en assuré.

Écoutez-moi.

- Je ne vous ai rien offert, jeune fille. - Laissez-moi tranquille !

Ne m'appelez pas "jeune fille".

Je vous hais !

J'exige une explication.

Je vous aimais tant.

Je vous adorais.

J'aurais tout fait pour vous.

- Vous êtes horrible ! - Mais…

Quelle petite fille folle.

"Je vous aimais tant."

"Je ferais tout pour vous."

Je suis soudainement devenu bien populaire.

Ma pauvre ! Je sais exactement ce que cela fait.

Encore un de ces hommes avec une pierre à la place du cœur.

Tu en trouveras vite un autre.

Oh, Mackie. Mackie.

J'ai le cœur brisé.

Complètement brisé.

Racontez-moi.

Parlez à Mackie.

Il était planté là comme avec un air bête. Il a tout nié.

Aucune honte.

Pourquoi la vie est cruelle ?

Eh bien, allez savoir !

Tout était merveilleux.

Et j'étais si heureuse.

Les choses s'arrangeront d'elles-mêmes.

- Mais vous ne devez pas perdre espoir. - Mais comment ?

Mackie, vous devez bien avoir un conseil ?

Vous savez, je n'ai personne à part vous.

Vous seul me comprenez.

Je peux essayer.

D'abord, prenons un verre.

Je pense que nous en avons tous deux besoin. Que voulez-vous ?

- Du champagne ? - Oui, autant que vous voulez.

- Garçon ! - Mais pouvons-nous nous l'offrir ?

Oui. Oui, nous le pouvons.

Garçon ! Une bouteille de champagne. Un Pommery brut.

Oh, Mackie. Mackie.

Osvald Berg. Assieds-toi.

- Je pars. - Assieds-toi et conduis-toi bien.

- Sortir n'était pas mon idée. - Nous n'allons pas moisir chez ta mère.

Que prendrez-vous ?

- Beurre, fromage, harengs, bière. - Champagne, s'il vous plaît.

- Tu devras le payer. - Cela n'est pas nouveau.

- Veux-tu dire que je suis radin ? - Tout juste.

Tu es un vrai grippe-sou, Osvald Berg.

Sommes-nous ici pour passer une soirée désagréable ou agréable ?

- C'est à toi de voir, mon cher. - Avez-vous décidé ?

Champagne pour moi et une bière pour le chanteur primé.

Une bière suédoise ordinaire.

Merci.

Du champagne et une bière. Je reviens de suite.

Quel beau jeune homme.

Il joue bien.

N'est-il pas un peu jeune pour toi ?

Tu as l'esprit bien étriqué, Osvald.

Dois-tu chanter ?

Ne t'en fais pas.

Je chante gratuitement, ce soir.

Tu es en train de te ridiculiser. Les gens te regardent.

Ce n'est rien. Attends de voir ta bière.

Qu'est-ce qui se passe avec la bière ?

Les filles ont tendance à préférer le champagne.

- Donc, pas de bière. - Seulement du champagne.

Brut. Très brut.

Et glacé.

C'est tellement agréable d'être un peu pompette.

C'est mieux.

Pouvons-nous feindre que vous êtes amoureux fou de moi ?

- Pourquoi ? Qui y croirait ? - Pourquoi pas ?

Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Aucun homme ne me prend au sérieux.

Êtes-vous en train de me dire que je suis sans espoir ?

Non, ma petite anémone. C'est moi qui suis sans espoir.

- Pourquoi m'avez-vous appelée anémone ? - Parce que vous êtes une anémone.

Cela vous ira-t-il ?

Je veux embêter cet idiot d'Osvald.

Auras-tu bientôt fini de manger ?

Ne me presse pas.

Je veux danser, chéri.

Dépêche-toi.

Si tu attends de moi que je batifole sur la piste, tu te trompes.

C'est la seule piste de danse, tu n'as donc pas vraiment le choix.

À moins que tu ne préfères que je batifole seule.

C'est du chantage.

Chéri.

Il a du charme.

Où ?

Mais, Osvald. Canaille.

- Je ne le supporte pas. - Ce n'est pas étonnant, vous êtes rivaux.

- Oups. - Oh, comme c'est agréable.

C'est agréable de changer.

- Savez-vous ce que je vais faire ? - Ne faites pas ça.

Ne faites pas ça. Ne faites pas ça.

Arrêtez.

Je vais profiter d'un changement.

Mackie…

- Avez-vous déjà eu aussi honte de moi ? - Non.

- Nous avons juste passé un bon moment. - Oui.

J'ai passé un très bon moment.

- Dites… - Oui ?

Qu'avez-vous pensé du pianiste ?

Il était très beau garçon, n'est-ce pas ?

- Vous changez d'avis facilement. - Oui.

C'est de famille. Arrêtez ! J'habite ici.

Rangez votre porte-monnaie.

Ce n'est vraiment pas juste.

Vous avez payé pour tout, alors je veux payer ma part pour le taxi.

S'il vous plaît, April.

- Prenez cela. - J'ai de l'argent. J'ai plein d'argent.

- D'où le tenez-vous ? - De mon oncle.

Et d'où tient-il cet argent ?

C'est un directeur de banque très respecté.

Un de ces hommes avec une maison, une voiture et une domestique ?

Oui, un de ceux-là.

Rentrez. N'attrapez pas froid.

- Merci pour la soirée. - Merci.

- Si je n'étais pas si dés… - Désillusionnée ?

Merci.

Si je ne l'étais pas par les hommes, je… je pourrais tomber amoureuse de vous.

Bonne nuit.

17, route de la villa.

Y a-t-il une personne qui puisse prendre en pitié trois pauvres ballerines ?

Laissez-moi réfléchir.

- J'ai une idée. Mackie, bien sûr. - Mackie ?

Le riche oncle de Mackie a une grande maison et une grosse voiture.

Il peut nous aider.

- Oui. - Venez.

Veillez à bien vous reposer. Madame Nilsson est un peu pâle depuis peu.

Je n'ai plus 17 ans.

- Vous ne semblez pas vous-même. - Vous non plus, monsieur.

Peut-être devriez-vous voyager aussi. Vous ne pourrez pas vous en sortir seul.

Oui, eh bien…

Je vous souhaite un bon voyage. Nous reprendrons contact bientôt.

Au revoir.

Pensez à arroser les plantes.

Au revoir, monsieur.

Passez du bon temps.

- Bonjour. - Bienvenue.

C'est si gentil à vous d'organiser cela.

Quelle chance que votre oncle soit en voyage.

Et s'il revient et qu'il nous trouve ici ?

- Mes poèmes. - Ne vous inquiétez pas.

- Il ne reviendra pas de sitôt. - Non ?

Par ici.

Qui est-ce ?

N'est-ce pas…?

Mon oncle. Exactement. C'est lui.

Vous vous ressemblez comme deux gouttes d'eau.

- Mais il semble plus âgé et plus sérieux. - Peut-être.

- Est-il marié ? - Non. Pourquoi ?

Cela se voit à tout ce qui est ici.

Les meubles. Les rideaux. Tout, en fait.

Que je… Qu'il n'est pas marié ?

- Une femme ne supporterait pas cela. - Non.

Qu'est-ce qu'une femme aime ? Qu'est-ce que vous aimez ?

- Eh bien, si je pouvais décider… - Faites ce que vous voulez.

Changez ce que vous voulez. Tant que vous êtes heureuses ici.

- Que dirait votre oncle ? - Il adore les surprises.

Il n'est pas aussi sérieux qu'il n'en a l'air.

- Qu'attendez-vous ? Allez-y ! - Oui !

Maman !

- Maman ! - Qu'y a-t-il, Osvald, chéri ?

Non. Ne reste pas là à attraper froid. Pense à ta voix.

- Va chercher les jumelles. - Au milieu de la nuit ?

Ne me demande pas et fais ce que je dis.

C'est ce que je pensais. C'est dégoûtant. Et deux de plus, en chemise de nuit.

C'est de pire en pire.

Mais, Osvald, es-tu en train d'épier le directeur de banque Arwidson ?

Qui as-tu dit ?

Le directeur de banque Arwidson, un gentleman charmant et respectable.

Cette maison est remplie de ballerines.

Qu'est-ce que tu racontes ?

- Jette un œil. - Sûrement pas.

Vas-y, jette un œil.

Mon Dieu, que sont-elles en train de faire ?

Qui sait ?

- Peut-être que ce sont ses nièces ? - Ne dis pas de sottises !

Je les reconnais, elles sont au ballet. Elles ne peuvent pas me berner.

Tu te trompes au sujet du directeur de banque Arwidson.

Il ne se mélangerait pas à des filles de cet acabit.

- Il n'y a aucun problème avec elles. - Quelqu'un d'autre a dû emménager.

Oui, quelqu'un d'autre. Quelqu'un sur qui j'irai me renseigner.

Je ne pense pas que cette petite bande va durer plus longtemps.

L'OPÉRA

Saucisses frites et pommes de terre avec sauce blanche.

Et un grand verre de lait, s'il vous plaît.

Et un sandwich.

Un sandwich avec du pâté de foie et des concombres.

Merci.

Tenez-vous prêt pour la scène. L'acte II commence dans dix minutes. Merci.

- Puis me joindre à vous, mesdames ? - Il y a une place libre… là-bas.

Son interprétation hier était magnifique.

M. Arwidson sera notre nouveau Caruso.

Retenez bien cela.

Il l'est déjà. Ils n'arrêtent pas de parler de lui au bureau.

- Vraiment ? - Oui.

Et j'ai entendu dire que le directeur veut que Mackie chante Don Juan.

- Ce ne serait pas rien. - Don Juan serait chanté comme il se doit.

Si quelqu'un mérite le succès, c'est bien Mackie.

Il n'est pas qu'un artiste merveilleux. C'est également une personne merveilleuse.

- Les deux ne vont pas toujours ensemble. - Eh bien, tu en sais quelque chose, Maj.

En effet. Ce n'est habituellement pas le cas.

L'autre jour, nous sommes sorties danser et boire du champagne.

Et puis il m'a dit…

- Bonjour. - Bonjour, Mackie.

Merci pour l'autre jour. C'était inoubliable.

J'ai tellement hâte de chanter avec vous dans Don Juan.

Je viens d'entendre le directeur de l'opéra dire…

- Qu'est-ce qu'il lui a pris ? - Othello.

Allez-vous laisser ce personnage louche chanter mon rôle dans Don Juan ?

- De quoi parlez-vous, monsieur Berg ? - M. Arwidson ou quel que soit son nom.

- En avez-vous décidé ainsi ? - Non, pas du tout.

Pas du tout ?

Oh, pas du tout ?

Bien, je me disais que cela avait l'air un peu trop exagéré.

Je dois admettre que je ne l'ai pas cru une seconde.

- Je peux le comprendre. - Je voulais simplement vérifier.

Marcus Arwidson en Don Juan.

- Quelle idée ! - Marcus Arwidson en Don Juan…

Cela pourrait être une idée…

- Pardon ? - Cela pourrait être une idée.

Il est encore un peu inexpérimenté, mais merci pour le tuyau, monsieur Berg.

De rien. Je vous en prie.

Étrange. Pourquoi Mme Nilsson n'ouvre-t-elle pas la porte ?

Nous n'attendons jamais longtemps.

Merci.

- Y a-t-il autre chose ? - Oui.

C'est pour le directeur de banque Arwidson.

Il est parti en voyage.

Est-il parti en voyage le jour de son anniversaire ?

- C'est impossible. - Essayez l'an prochain. Au revoir.

Hé ! Ouvrez, s'il vous plaît. S'il vous plaît !

Il y a des hommes en train de parler de votre oncle et de son anniversaire.

Oh, mon Dieu !

Mon anniversaire. Comment ai-je pu oublier ? C'est cela.

Mackie ? Votre anniversaire ?

Pourquoi n'avez-vous rien dit ? Joyeux anniversaire !

Retournez au lit, pour l'amour de Dieu ! Assurez-vous que personne ne descende.

Aucune de vous. Mon Dieu…

- Allons-y. C'est ridicule. - Messieurs !

Nous devons nous assurer qu'il va bien.

- Cela pourrait être grave. - Il pourrait être blessé.

Attendez.

- Quelle surprise. - Bonjour.

- Joyeux anniversaire. - Merci.

Je crains de ne pas pouvoir vous recevoir comme d'habitude. Mme Nilsson est absente.

- La nouvelle… Vous savez comment c'est. - Oh, c'était elle.

- Nous nous inquiétions. - Je vois. Elle manque d'expérience.

- Avez-vous redécoré ? C'est différent. - Juste de petites choses.

J'avais envie d'un peu de changement.

Bon, eh bien… Nous fêterons mon anniversaire à la banque, plutôt.

- Je ne peux rien vous offrir, ici. - Si ! Voilà du café et des viennoiseries.

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire

Bonjour.

Merci pour vos vœux d'anniversaire.

C'était un peu… improvisé.

Cher Marcus, pouvez-vous nous tenir au courant sur le constructeur Scania ?

C'est réglé.

Nous avons reçu 200 000 couronnes en actions et en obligations.

Je vous prie de bien vouloir nous montrer les documents.

Bien sûr. Juste un instant. Les voici.

Ce ne sont pas les bons documents. Je m'excuse.

J'ai mélangé les dates. Ces choses arrivent.

J'ai présenté ma candidature et j'exige une audition.

Peu importe ce que le concierge dit.

Venez. Nous allons en discuter.

Que diable faites-vous ?

Aidez-moi plutôt à chercher.

J'ai perdu des papiers cruciaux. Je dois les trouver.

- Des papiers ? Quels papiers ? - Des documents bancaires.

Quoi ?

Regardez dans le vestibule.

- Le vestibule ? - Je veux dire, la cantine.

J'y ai vu beaucoup de mallettes. On a dû prendre la vôtre par erreur.

Bonjour !

Que faites-vous avec ma mallette ?

Expliquez-vous !

Je voulais vérifier si vous aviez des papiers m'appartenant.

Non, je pense que vous feriez mieux de me dire toute la vérité.

- Et rien que la vérité. - C'était tout.

Je vois. Vraiment ?

Vous connaissez-vous ?

Je ne pense pas.

Peut-être devrais-je vous présenter ?

Il se trouve que vous êtes collègues.

- Marcus Arwidson. - Marcus Arwidson.

Oui. Peut-être pouvons-nous écouter le reste de cette histoire intéressante.

Qui êtes-vous ?

Quel est votre nom ?

Pourquoi êtes-vous ici ?

Très bien. Comme vous voudrez. Je commencerai par le début.

- Marcus Arwidson, directeur de banque. - J'ai demandé la vérité !

J'ai bien peur, monsieur Berg, que ce soit la vérité.

C'est cela…

Il n'y a pas un mot de vrai. Il ne dirige pas de banque.

C'est un escroc, un voleur, un séducteur.

- Calmez-vous, je dois vérifier ceci. - 22 22 22.

- 22 22 22. - 22 22 22.

- Ne lui faites pas confiance ! - Vous devriez baisser d'un ton.

- Puis-je parler au directeur Arwidson ? - Je me tiens devant vous.

- Je suis désolé, monsieur le directeur… - Malmnäs…

Malmnäs.

Oui ? Le directeur de banque Malmnäs ? Ici, la police.

- Quelqu'un a utilisé un faux nom. - À l'opéra.

Ne vous en mêlez pas.

Il a chanté au chœur de l'opéra sous le nom de Marcus Arwidson.

- On l'a pris sur le fait. - Il a tenté de me voler.

Taisez-vous ! Non, pas vous. Pardon.

Il prétend être le directeur de banque Marcus Arwidson.

Des documents bancaires manquent.

Non, nous ne les avons pas retrouvés. Non.

D'accord. Je vois.

Vraiment ? D'accord.

Je vois. Je vous rappelle. Merci pour l'information.

- Nous devons vous garder ici. - C'est juste !

- Le voilà. - Bonjour.

Vous ne pouvez rien lui donner.

Mais c'est juste une toute petite fleur.

Alors, d'accord.

Je suis si fière de vous. Vous faites face tellement admirablement.

Enfin quelqu'un qui me croit.

M'aiderez-vous ?

Il y a… un papier… dans le pot.

Je ne suis pas un voleur, April. Je n'ai pas volé les documents.

- Vraiment ? - Non.

Ils ont dû être échangés. J'avais une partition de musique à la place.

- Si seulement je pouvais les trouver. - Je vous aiderai, si je sais où chercher.

Dans la maison.

En fait…

Nous avons dû partir. Mme Nilsson est revenue.

Avez-vous de quoi écrire un message ?

Puis-je vous offrir une sucrerie ?

Merci.

Merci.

- Quelle prison singulièrement agréable. - C'est une cellule de détention.

Reviendrez-vous bientôt ?

Oh…

- Avez-vous écrit cela ? - Et alors ?

Ce n'est pas possible…

Mackie.

C'était vous. Tout ce temps.

Oui. C'était seulement moi.

C'est si romantique. Je suis la personne la plus heureuse au monde.

Le temps de la visite est écoulé.

- Madame doit partir. - Puis-je l'embrasser ?

Tant que ce n'est qu'une fois.

DIRECTEUR DE BANQUE ARRÊTÉ

SUSPICION DE FRAUDE

IL A MENÉ UNE DOUBLE VIE

DES ORGIES DANS UNE VILLA HUPPÉE

Je veux juste dire que…

Excusez-moi. Je l'ai soupçonné dès le début, et j'étais le seul.

C'était comme s'il avait marqué "escroc" sur son front.

Ma mère… Elle est assise là-bas.

Cela suffit. Appelez mademoiselle Holm en tant que témoin.

Il est la personne la plus aimable et la plus gentille que je connaisse.

- Il a toujours été gentil avec nous. - Nous n'en doutons pas.

Silence ! S'il vous plaît, continuez, mademoiselle Holm.

Tout était plutôt normal.

- Jusqu'à… - Oui ?

- Continuez. - Jusqu'à ce qu'il commence à chanter.

Il a commencé à se laver plusieurs fois par jour.

À porter de l'eau de Cologne. Il a changé de vêtements.

Puis il nous a envoyés voyager.

Je me suis douté qu'il avait commencé à courir les jupons.

Il courait après de jeunes filles !

Il les a soûlées au champagne. Sa maison était remplie de ballerines.

- Ma mère… - Objection ! Accusations non fondées.

- L'accusé veut-il dire quelque chose ? - Non, rien du tout.

- C'est typique ! - Silence.

Avocat de la défense, monsieur Bielke.

Monsieur le juge.

Monsieur le procureur.

Mesdames et messieurs les membres du jury.

Je vous demande de prendre en compte la situation de cet homme.

Ayant souffert, il s'en est sorti après une enfance difficile…

remplie de problèmes et de difficultés financières,

il a finalement réussi à prendre l'ascenseur social

et à occuper un important poste à responsabilités, dans la haute société…

C'est faux.

Pardon ?

Je dis que c'est faux.

Mon père était directeur de banque et je lui ai succédé.

Je n'ai rien d'autre à ajouter.

Voulez-vous détruire ma carrière ?

- Que faites-vous? - Mais…

- Ce n'est pas vrai. - Vrai ?

- Je souhaite poser d'autres questions. - Accordé.

Comment avez-vous rejoint le chœur ?

Eh bien…

Ils me voulaient.

- Je ne plaisante pas. - Je comprends cela.

- Pourquoi avoir commencé le chant ? - J'ai trouvé ma voix.

- N'en aviez-vous pas une ? - Non.

Il ment. Il ment.

Monsieur Berg, je vous préviens.

D'autres raisons ?

Oui. Je suis tombé amoureux.

De l'opéra.

Vous voulez dire d'une ballerine, avec qui vous avez vécu ?

- Monsieur le juge, je peux… je peux… - Il peut le confirmer.

Objection !

Un moment, votre honneur. Je les ai trouvés !

J'ai trouvé les documents. Les voici.

Je suis désolée, monsieur le directeur de l'opéra, mais il a perdu sa voix.

Il ne peut émettre un son.

Il ne peut émettre aucun son.

Oui, c'est vraiment terrible. Je comprends, monsieur le directeur.

Et à guichets fermés.

Pardon ? Non, c'est absolument hors de question.

Il ne pourra absolument pas chanter, ce soir.

Bien sûr.

Il n'aurait pas dû tant parler au tribunal.

Bien sûr, mais je connais bien mon garçon.

Quand il commence, rien ne peut l'arrêter.

Non, pas même sa propre mère, monsieur le directeur.

Oui… Désolée. Au revoir. Merci beaucoup.

C'est le comble. Même le roi sera là.

Que dois-je faire ? Je ne peux pas annuler.

Vous n'avez pas à le faire.

Je connais quelqu'un qui peut le faire. Quelqu'un qui le connaît par cœur.

Vous pourriez au moins l'écouter.

- Il est brillant. - Mais où est-il ? Je prends le risque.

Pas mauvais. Il ira loin.

S'il sort.

Je ne vois aucun problème. Cela m'ira si vous approuvez, commissaire.

Si c'est fait sous surveillance adéquate, je suis disposé à donner mon approbation.

Nous devons nous entraider en temps de crise.

Merci de la part de l'opéra royal.

- Pour des entrées gratuites, appelez-moi. - Merci.

Merci.

Ne lâchez pas prise, mais souvenez-vous de la voix de tête. Mi-mi-mi-mi-mi.

Mackie. Tout se passera si bien.

À ce soir.

BANQUE PRIVÉE

Oh…

Oh, c'est vous.

Oui, c'est moi.

- C'est drôle de vous revoir. - Oui, très drôle.

- J'ai perdu mon travail grâce à vous. - Oh, non.

- Pour ce baiser. - Exactement.

- Donc, vous êtes très fâché ? - Non, mais vous m'interrompez.

Je pars, alors.

Bien.

On m'a volé !

Arrêtez la voleuse !

À la voleuse !

Arrêtez la voleuse !

Ils sont en sécurité, ici.

Fantastique !

- Vous savez quoi faire ? - Exactement.

Pas de chuchotement. Parlez à haute voix.

J'ai seulement dit qu'il devrait chanter légato…

Légato ?

- Hé ! - Par ici.

Ne vous inquiétez pas, monsieur Arwidson. Tout se passera bien.

- Merde ! - Je ferai de mon mieux.

Je dois aller recevoir le roi. Je vous verrai plus tard.

Oh, merci.

Vous ne devez pas dire merci. Cela porte malheur.

D'accord. Merci.

Oui, tout est sous contrôle. Continuez comme avant.

Tout va bien ?

Peut-être que je…

- Rebonjour. - Bonjour.

- Comme c'est drôle. - Oui, très drôle.

Les filles bien élevées ne font pas cela.

Pas cette fois. J'appelle la police si vous ne lâchez pas cela.

- Que faites-vous ici ? - Moi ?

- Demandez-lui. - Les documents.

- Des documents bancaires précieux. - Rendez-les.

- Nous devons enquêter là-dessus. - Non, monsieur l'agent.

Monsieur l'agent ! Arrêtez-la.

Par ici !

Lâchez cela !

DON JUAN ACTE I

Non ! Il faudra que l'on me passe sur le corps.

- À vos souhaits. - Merci.

Hé !

Ce n'est pas un voleur à la petite semaine qui me dérobera mon premier rôle

devant Son Altesse Royale et fera honte à l'opéra royal.

Oh, non !

Osvald Berg, es-tu devenu fou ?

Tu devrais être au lit. Ta mère le sait-elle ?

Je me fiche de maman.

Je préférerais gâcher l'opéra plutôt que le laisser en faire un succès.

Un scandale, je veux dire.

- Quoi ? Je suis coincé. - Allez-y.

À l'aide ! Je suis coincé.

Aide-moi !

Baissez le rideau !

- C'est ma composition. - Mon ange.

Levez le rideau.

Je l'ai écrit. C'est très bon. Lâchez-moi.

- C'est le manteau de mon frère. - Levez le rideau !

- Baissez le rideau. - Rendez-moi ma symphonie !

Oh, mon Dieu. Votre Majesté. Levez le rideau.

Levez le rideau.

Baissez le rideau !

- Que s'est-il passé ? - Je veux juste… Arrêtez la voleuse !

- Voleuse ! Elle m'a volé… - Nous avons les documents bancaires.

Votre Altesse Royale.

Mesdames et messieurs.

Un miracle s'est produit ce soir. Un grand miracle.

Justice a été rendue.

La diffamation a été anéantie.

Un jeune compositeur prometteur a été découvert,

et un chanteur étoile est né

sur cette scène mythique !

Et tout cela, mesdames et messieurs,

a pu arriver grâce à un homme :

Wolfgang Amadeus Mozart.

Et le chanteur primé Osvald Berg.

Sans la musique de Mozart et le rhume de Berg,

cette interprétation n'aurait pas eu lieu.

- Merci du fond du cœur. - Merci.

Et maintenant, mesdames et messieurs,

Marcus Arwidson.

Et maintenant, quatre acclamations pour notre opéra bien-aimé,

l'opéra royal.

Hourra !

- Des regrets ? - Je ne peux m'empêcher de t'aimer.

- Je suis trop âgé. - Et je suis trop jeune.

C'est de la folie.

De la pure folie.

Viens.

Osvald, les mariages sont tellement romantiques.

Ne te fais pas d'idée.

Sous-titres : Ingrid Mary

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