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Bonjour, Mlle Rita.
Bonjour, Monty.
- Salut, Maya. - Salut, Monty.
Salut, bébé.
- Ça va, Willie ? - Jeune homme...
Ça va ?
Je me sens vieux et fatigué.
Cette dame dit que le moteur ne démarre pas.
Mais, c'est vrai.
Monty, il était censé le réparer.
Il ne l'a jamais fait.
Il fait quoi ici ? Il voit plus clair.
Je voyais ta mère quand on t'a faite.
Comment ?
Commence pas à m'énerver.
Ne me parle pas comme ça.
Je vous ai trouvé votre meilleure cliente.
- Tu l'as pas assez répété ? - Pas assez.
- Maya, je vais la réviser. Assieds-toi. - Merci.
Ça va ?
Et n'oublie pas que Chico a démissionné.
Ne perdez pas ma patronne comme cliente.
Tiens, vieux.
Il y a combien ?
Pas assez, mais je te donnerai ce qui manque, promis.
Écoute, je viens de perdre un de mes chauffeurs.
Le seul assez classe pour conduire des hommes d'affaires.
- Écoute-moi. - Non, Willie.
- Je les supporte pas. - Écoute-moi.
- Ces types snobs. - Ça paye bien. Oh, arrête...
Ça t'aidera pour l'acompte de ce garage.
Willie, je suis meilleur sous le capot
qu'au volant.
Tu veux l'acheter, ce garage ?
C'est l'occasion.
Ça paye bien et c'est une bonne cliente.
Je ne veux pas la perdre.
- Je vais y réfléchir. - Quoi ?
Je vais y... Quoi ?
- Fais gaffe, mon vieux. - Non, toi.
Maya, mets le contact.
Merci, Monty !
De rien, ma belle.
Ce garage devrait être à toi.
Bientôt, ma belle. Salut !
Comment ça va, mec ?
Salut, Kevin !
Ça va ?
Mince alors...
Wilbert, debout !
- Salut, Monty. - Bonjour.
- Tu gênes le passage. Debout ! - Il recommence ?
C'est tout le temps.
Salut, Monty !
Wilbert. Lève-toi.
Il y a quelqu'un ?
Sierra, va ouvrir.
- Qui est-ce ? - "Qui est-ce ?" Ton père. Ouvre.
C'est papa !
Papa !
Allez, les filles. Dépêchez-vous.
Salut ! Comment ça va ?
Venez là.
Ça va ? Je peux entrer ?
Bonjour, Mme Katheryn.
Papa ! Tu nous as apporté quoi ?
Je suis bon qu'à ça ?
- Non, papa. - Je peux avoir un câlin ?
Papa, j'ai eu une bonne note à mon exposé.
- Merci pour ton aide. - J'avais dit quoi ?
Que j'aurais une bonne note et je l'ai eue.
On va au ciné, ce week-end ?
Non.
D'accord.
Je vous emmènerai au ciné.
Samedi, c'est la journée de papa avec ses filles.
Bon, tu nous as apporté quoi ?
Un truc à manger, ma chérie.
C'est toujours utile.
Allez dans votre chambre, je veux lui parler.
Attention, je vais vous attraper ! À quoi vous allez jouer ?
Allez vous amuser.
Merci, Katheryn.
Deux cents dollars, cette semaine.
Je vous apporterai le reste.
Madame Kat, il faut vous soigner.
On dirait que c'est pire à chaque fois que je viens.
Oui.
Jenny est passée ?
Ma fille ?
Non. Je la vois seulement passer en voiture.
Ça fait des mois qu'elle ne vient pas voir les filles.
Si tu venais pas, elles oublieraient qu'elles ont des parents.
Monty, écoute.
Assieds-toi.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Il faut que tu viennes avec moi au tribunal des affaires familiales.
Demande-leur la garde des filles.
J'ai besoin que tu les élèves.
J'adore mes filles, mais je ne peux pas à plein temps.
Alors, elles resteront chez leur mère.
- Non, je veux pas. - Moi non plus.
Surtout depuis qu'elle vit avec ce Joe,
le plus gros trafiquant du quartier.
Assis à sa fenêtre, à nous regarder d'en haut comme si c'était un dieu.
Et elle est avec lui.
Elle ne pense qu'à elle.
Tu sais ce qui arrivera si elles vivent avec leur mère ?
Dieu nous en garde.
- Monty, je t'en prie. - Madame Kat, je...
J'ai le cancer du poumon.
Je vais mourir, Monty.
J'ai tenu pour les filles aussi longtemps que j'ai pu,
mais je suis fatiguée.
Je suis fatiguée.
Pourquoi vous ne m'avez rien dit ?
Madame Kat, ça va aller.
Non, ça ne va pas aller.
Pourquoi tu m'as pas appelée ?
- Maman ! - Ne la regarde pas.
Attends ! Où tu vas ?
C'est mes enfants. Arrête. Monte, ma chérie.
Arrête !
Lâche-moi !
Arrête, Jenny. Arrête.
Tout va bien, chérie ?
Fais sortir mes filles.
Jenny, ça suffit maintenant !
Ça fait des mois que tu viens pas les voir !
- Et là, tu veux les prendre ? - Lâche-moi.
Tu es folle. Va-t'en.
Lâche-la, mec.
Ferme-la, tu veux ?
Arrêtez !
Mets ta ceinture, ma chérie. Ça va aller.
C'est l'enterrement de ta mère.
Et tu sais qu'elle voulait que les filles restent avec lui.
Tu le sais.
Tu joues la traînée avec ces voyous.
Elle ne voulait pas voir les filles là-dedans.
Écoute-moi bien, Rita.
C'est mes gosses ! Tu m'entends ?
Vous allez pas me les enlever !
T'as intérêt d'économiser ton salaire de mécano
pour le procès !
T'entends ? Rends-moi mes filles !
Tu vas me les rendre !
Reste à l'écart, toi !
- Tu fais quoi ? - Vous laissez mourir ma mère.
Calme-toi.
Vous enterrez ma mère et vous me dites rien, Wilbert ?
T'aurais dû être là pour ta mère !
- C'est pas juste. - C'est trop tard !
Papa, cet appart est trop petit.
- On n'a pas le choix. - On peut vivre avec maman.
China, maman n'a jamais voulu de nous.
- C'est pas vrai. - Si, c'est vrai.
C'est vrai, papa ?
Tu sais ce qui est vrai ?
Je veux que vous restiez avec moi.
On va dormir où ?
Moi, sur le canapé, et vous, les gars,
enfin, les filles, dans la chambre.
Je l'ai arrangée.
Ah, ben on dirait pas.
Papa, China fait pipi au lit.
Moi, je dors pas avec elle.
C'est pas vrai !
Vous pouvez pas m'insulter comme ça.
- Ça va pas ? - Bref...
Il nous faut des lits séparés ou superposés,
- sinon ça le fera pas. - Je verrai ça, OK ?
Pendant que "tu vois ça", ça te dirait pas
de nous donner à manger ?
On a faim, nous trois.
Écoute bien. Tu parles comme ta mère.
Rangez d'abord vos habits dans les tiroirs. Merci.
Elle me plaît, cette chambre.
Comment je vais m'en sortir ?
Non mais, je rêve...
Vous attendez Mlle Rossmore ?
Oui. Rossmore. Julia Rossmore.
Bonne chance.
Comment ça ?
- Bonjour, Mlle Rossmore. - Bonjour.
Vous m'ouvrez ?
Ah, oui.
- Vous pouvez fermer ? - Ah, oui.
Ça te fait rire ?
Dites-lui de m'y retrouver. Alors, dites-lui d'attendre.
Je suis moi-même surprise que le jury ait été si rapide.
C'est bon signe. Absolument.
D'accord. À tout de suite.
Vous savez que vous devez être disponible ?
- Vous me parlez ? - Il n'y a que vous dans la voiture.
Je pensais que vous étiez encore au téléphone.
En bref, j'ai besoin
que vous m'emmeniez au bureau et au tribunal.
Parfois, je finis tard,
ou je passe du temps avec des clients, le soir.
Mlle Rossmore, j'ai besoin de toutes les heures sup' possibles.
- Pardon. Votre nom ? - Monty.
Monty, je n'aime pas les familiarités,
alors restons pro. D'accord ?
- Bien, madame. - Formidable.
Excusez-moi.
Désolé.
Mais... C'est une caméra cachée ?
Non, c'est pas une caméra cachée, madame.
Je pensais que la radio vous...
- Non, j'aimerais le silence. - Bien.
Le silence. Vous avez oublié de tourner !
J'avais dit l'autoroute.
Ça va plus vite par ici.
Pardon ?
Vous avez l'air pressée. Ce trajet va plus vite.
Je suis pressée et je connais la ville !
Sur l'autoroute, on évite les embouteillages de midi.
Non, mais je rêve.
Pourquoi vous vous arrêtez ?
Parce qu'on est arrivés.
- Vous devez suivre mes instructions. - Oui, madame.
Mlle Rossmore.
Le jury a une question à laquelle il faut répondre.
Il demande si les dommages et intérêts
pourraient être plus élevés.
Votre Honneur...
Comment va la conduite ?
C'est un cas très particulier.
Je sais, je travaille pour elle depuis quatre ans.
Mais, elle est douée. Elle gagne tous les procès.
Et celui-ci est important.
Dommages et intérêts.
Donc, elle vient de gagner une fortune.
Elle est si douée que ça ?
Mon client est disposé à parler.
Et elle n'est pas patiente. Tu devrais aller à la voiture.
Désolé.
Votre honneur, ils n'ont aucune preuve.
- On en a. - Elles ne sont pas recevables.
Le mandat de perquisition concernait la maison, pas la voiture.
- C'est vrai. - Votre Honneur...
La preuve des drogues est irrecevable.
Alors, Votre Honneur, nous demandons la levée des charges
et le classement de l'affaire avec préjudice.
Votre Honneur, il doit partir de ce quartier.
Vos hommes auraient dû être plus méticuleux.
Où est votre témoin oculaire ?
Il a intimidé toute la communauté.
Alors, vous avez du pain sur la planche.
Je rejette toutes les accusations.
La séance est levée.
Ils m'auront pas, poupée.
- Vous êtes fort. - Merci.
Vous voulez de la pizza ?
OK, je vous en ramène.
Je serai pas long.
Je vous aime.
Tu vois ce que je vois ?
Je crois bien.
Je vois ça.
Tu as l'air d'un sbire.
Alors, t'as dû te trouver un autre boulot ?
Je sais. Pas facile de nourrir les filles.
Laisse-moi t'aider.
Voyons ce que j'ai sur moi.
Oh, regarde ! Tiens.
- Arrête. - Prends-le.
Quoi, tu fais le difficile ?
Si tu veux pas de cet argent, je le reprends.
- Tu vas me lâcher ? - Tu vas faire quoi ?
Tu vois mon pote, là-bas ?
Si je me casse ne serait-ce qu'un ongle, il te la fera fermer.
Et je vais venir chercher mes filles.
T'en veux pas, de tes filles.
Pourquoi tout ça ?
T'as essayé de monter ma mère contre moi.
Et mes enfants contre moi. T'y arriveras pas.
Je vais faire de ta vie un enfer, minable.
Regarde-le, Joe. Je crois qu'il s'énerve.
Il fera rien.
Il a trop peur de retourner en taule.
Oui, reste dans ton petit rôle d'esclave.
Continue, mon gars, Baisse la tête
- Conduis la voiture - Allez viens, poupée.
Laissons Stepin Fetchit bosser.
- Sympa le costard, mec. - Stepin Fetchit ! Regarde-toi.
T'as l'air d'un pauvre esclave.
Il fallait être tarée pour avoir trois gosses avec toi.
Pitié. Beurk !
Ça me dégoûte.
- Tu crois que c'est lui ? - Je crois bien.
- Bonjour. - Excusez-moi.
C'est la voiture de Mlle Rossmore ?
- Qui demande ? - Oui, c'est ça.
- Excusez-nous. - Laissez.
- C'est bon. - On la connaît.
- Merci. - De rien.
- Merci. - De rien.
Oh, mon Dieu !
Mlle Rossmore, il y a quelqu'un...
Vous m'ouvrez ?
- Il y a. - Vous allez m'ouvrir ?
Que faites-vous dans ma voiture ?
C'est le moment.
- Non. - Si.
Je veux juste célébrer ce procès, OK ?
3e et Peachtree, s'il vous plaît.
J'irai pas au rendez-vous arrangé.
J'en étais sûre.
- Tu vas sortir. - Je ne peux pas.
Tu sais ce que tes associés disent sur toi ?
- Je m'en fiche. - Ils disent qu'il te faut un homme.
Car tu te défoules sur tout le monde, au bureau.
Et que tu serais plus sympa si tu baisais.
Je suis d'accord.
J'ai pas besoin de "baiser" comme tu le dis si bien.
Oh, que si.
On te connaît depuis la fac.
Alors, tu sais que j'aime pas les rendez-vous arrangés.
- C'est toujours un désastre. - Julia !
Celui-ci, je le sens vraiment bien. Crois-moi.
Alors comme ça, Julia, t'es avocate, et tout ?
C'est ça.
Alors, c'est pour toi ?
- L'addition ? - Ouais.
Non, sérieusement. C'est un endroit classe.
J'aime bien cet environnement.
Ça fait gangster.
On sent qu'on peut faire des trucs, ici.
Y a un autre truc classe.
T'as des lèvres super sexy.
On les croquerait.
On les sucerait à t'en arracher le visage.
Ouais.
Je vais te tuer, Cynthia.
Ça rigole pas avec moi.
Et si tu aimes le plaisir...
Hé !
Hé ! Approche, tombeur.
Oui, monsieur ?
C'est quoi comme poisson, ce "filet mignon" ?
Pardon ?
Toi bouffe chinoise ?
Désolé, monsieur, mais comment puis-je vous aider ?
Amène-moi juste des grovettes,
avec de la sauce piquante et des frites.
- Et pour madame ? - En fait, cette eau m'ira très bien.
Pour que ça aille plus vite.
- Je comprends. - J'en suis sûre.
- Vos crevettes arrivent tout de suite. - Merci.
Et du pain ?
Toutes les tables de Blancs ont du pain.
- Désolé. Tout de suite, monsieur. - Merci.
Beaucoup de sauce piquante.
Vous faites quoi dans la vie ?
Là, je suis entre deux jobs.
Alors, j'ai décidé d'être rappeur.
Rappeur ?
- Ouais. - C'est déjà ça.
Carrément. Écoute ça. Regarde.
Je vais te faire Une petite impro
Juste là, Vu qu'on est entre nous
Julia
Je ne me moquerai jamais de toi
Toi et moi, c'est comme si On était dans l'espace
Je veux enrouler tes jambes Autour de ma taille
Puis de mon visage !
Tu vois ?
C'est trop mon truc, parce que...
Tu as quel âge ?
Quarante, ma plante.
- Quarante ? - Ouais.
C'est pas trop vieux pour entamer une carrière dans le rap ?
Pourquoi tout le monde dit ça ?
Ouais. Mais, je suis doué.
Et j'ai un bon flow.
Il en faut dans ce business.
- Tu connais 50 Cents ? - Oui.
On m'appelle 40 Pourcent.
- L'addition, s'il vous plaît ! - On m'appelle 40 P.
Non, c'est officiel.
C'est ma proclamation, Cynthia.
- Fini, les mecs. - Pourquoi ?
J'ai 31 ans. Jamais mariée, sans enfants.
J'ai même pas un chat pour me câliner.
Et à cause de mon gros salaire,
j'arrive pas à trouver un mec décent.
- Tu lui reproches quoi ? - Tu plaisantes ?
Ce mec n'avait aucune classe. Vraiment.
Il hurlait qu'il voulait des "grovettes".
Oui, "grovettes". Je sais même pas comment l'épeler.
J'en demande trop ?
Je veux juste un homme qui sache me réconforter,
me masser et me rassurer.
C'est trop demander ?
Non, chérie, tout serait possible si tu étais moins exigeante.
C'est ça...
Et pourquoi tous les blacks se la jouent djeuns ?
D'un coup, ils veulent tous être djeuns.
Comme si parler correctement n'était pas cool.
Comme si "sujet, verbe, complément", c'était trop compliqué.
Et si je vois un autre noir de plus de 30 ans
en maillot sportif rétro, je hurle.
C'était quoi ça ?
Je viens d'en voir un.
Julia, je pense que tu es trop dure avec certains.
Détends-toi un peu.
Excuse-moi.
Je veux un minimum.
Oui, même le pape ne serait pas à la hauteur.
Et ne m'en veux pas, ma belle,
mais mon mec m'attend.
Je dois y aller.
Non, vas-y. Pas de souci.
Pas de haine.
Je ne suis pas haineuse, Cynthia.
- OK, je dis juste... - Laisse, j'ai plus de batterie.
- Attends, je... t'entends plus. - Allô ?
- C'est une blague ? - Je suis désolé.
- Ça doit être une blague. - Désolé.
- Vous allez répondre ? - Il le faut.
Ma voisine garde mes enfants. Excusez-moi.
- Je rêve. - Une seconde.
Vous êtes en service. Pas d'appels personnels.
Comment ça ? Je sais où c'est. J'arrive.
Vous m'emmenez où ?
- Mademoiselle. - C'est un kidnapping !
- Au secours ! - Arrêtez !
- Arrêtez ou vous aurez des ennuis. - Je suis désolé.
Non, vous allez être désolé
car votre gros souci, c'est que vous êtes viré !
J'ai un problème
et je suis fatigué de votre snobisme qui devient insupportable.
Rendez-moi service.
Détendez-vous et taisez-vous, d'accord ?
Merci.
J'arrive pas à y croire.
Non, c'est pas vrai. Il a vraiment fait ça ?
Excusez-moi, je suis Monty James. Mes enfants sont ici ?
Asseyez-vous. Quelqu'un va venir dans un instant.
- J'écoute. - Ils sont là ? Excusez-moi.
Elles vont bien ?
- Asseyez-vous, monsieur. - Où sont-elles ?
Excuse-moi. Où sont-elles ?
Asseyez-vous, monsieur.
Et les clés ? Il les a prises.
Fantastique.
Je vais appeler... Qui je peux appeler ?
Plus de batterie. Super...
Non. Julia, non. C'est toi qui commandes.
Alors, tu vas y aller ,et exiger qu'il te ramène chez toi.
"Ramène-moi chez moi, gros." Non, ils disent ça ?
Non. "Ramène-moi chez moi, mec."
Oui.
Je soutiens les entreprises de Noirs, mais là, ça va trop loin.
Ramenez-moi à la maison.
Monty. Mlle Rossmore.
Maya ?
Je suis la voisine de Monty, votre chauffeur.
Il ne l'est plus, maintenant. Merci.
La prochaine fois que tu me conseilles un chauffeur, Maya,
évite tes potes de cité.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? - Ça a pris feu...
Jennifer Jackson, Monty James ?
Oui.
Laurie Bell des services sociaux.
Comment vont mes enfants ?
Elles vont bien, on s'occupe d'elles, mais, ça aurait pu mal tourner.
Je sais, je devais travailler ce soir.
L'aînée pouvait veiller sur les petites.
- J'habite juste à côté. - C'est ma voisine.
Votre fille a provoqué un incendie.
C'était un accident et l'incendie n'était pas grave,
mais si votre voisine n'avait pas enfoncé la porte
vos filles auraient pu s'intoxiquer.
On va devoir d'occuper d'elles pendant quelque temps.
Non, c'était une erreur.
Une erreur qui aurait pu les tuer, M. James.
On vous appellera pour les visites.
Là, elles sont confiées à leur mère.
Non, madame. Non.
Laissez-moi parler à la cadette.
- Écoutez-moi. - M. James, je suis désolée.
- Rendez-moi mes filles. - Mlle Jackson.
Attendez, Mme Bell.
Et dire que ma mère croyait que tu t'occupais mieux d'elles.
Tu trouves ça mieux, toi ?
Mes filles ont failli mourir.
- Va les chercher. - Certainement pas.
Tu sais qu'on a la garde, maintenant.
Je vais adorer élever tes filles.
Monty !
- Tu me cherches, Monty ? - Dis-moi pourquoi !
- Tu me cherches ? - Monty !
Tu sais pas à qui t'as affaire !
- C'est pas l'endroit. - Allez, rendez-moi mes filles.
Je t'ai eu, mec.
- T'as dit quoi ? - Monty !
Il va me ramener ?
Quel âge ont vos filles ?
Cinq, sept et douze ans.
Je suis désolée pour tout à l'heure.
Ça va aller pour elles ?
Si vous permettez, j'ai pas envie d'en parler.
Désolée.
Oui. Justement, il arrive.
C'est promis, je m'en occupe.
Je vous supplie de le pardonner.
Merci de nous avoir choisis.
Quoi ? Je t'avais prévenu que ça marcherait pas.
Je suis bien content qu'elle m'ait viré.
Ça fait de la peine pour les filles.
C'est quand, le procès ?
L'audition est dans sept jours.
J'ai appelé neuf avocats, ce matin.
Ils veulent tous plus d'argent et plus de temps.
- J'y peux rien. - Je sens que plus j'avance,
plus je dois reculer.
Mme Kat m'a juste demandé d'élever les filles.
J'en suis même pas capable.
Tu sais, Jennifer et ce dealer,
ils ont beaucoup d'argent.
Il va te falloir l'aide de Dieu et de deux autres Blancs pour les battre.
Mon devoir aujourd'hui est d'encourager
votre foi en reprenant les paroles de Paul.
Il disait : "Ne nous lassons pas de faire le bien.
"Car au moment venu,
"vous récolterez si vous ne perdez pas courage."
Ce que j'essaie de vous dire, c'est que Dieu est fidèle.
Et par sa fidélité, il nous rappelle qu'en faisant le bien,
vous vous lasserez.
Se lasser n'est pas un pêché,
abandonner en est un.
Car je dois vous dire
que vous êtes si proches de ce moment venu que vous allez y goûter.
Dieu est sur le point de se manifester dans votre vie,
et ce n'est pas le moment de jeter l'éponge.
C'est le moment de relever la tête,
car quelque chose va arriver dans votre vie
et Dieu va s'en assurer.
La preuve que vous êtes si proche de votre percée,
la preuve que vous êtes si proche de votre récompense
pour être resté sur le droit chemin, est que vous allez sentir,
écoutez-moi bien, c'est important,
vous allez sentir que vous allez vous évanouir.
Et quand vous le sentirez, ne vous évanouissez pas.
Car c'est un signe que vous êtes tout proche du miracle.
Vous êtes à deux pas du moment venu.
Je m'adresse à ceux qui sont entrés dans cette église
la tête basse,
et sur le point de renoncer et de perdre la foi.
Je vous encourage à garder la foi.
Ne vous évanouissez pas. Tenez bon.
Dieu est sur le point de vous apporter votre miracle.
Alors, faites-Lui des louanges,
bénissez Son nom,
et dites-Lui que vous tenez bon.
Dieu vous bénisse.
Et Dieu vous bénisse.
Tu tapes sur les nerfs de mon mec, à pleurnicher.
T'arriveras pas à semer le bazar entre lui et moi.
Tu vas m'arrêter ça.
Je veux mon papa.
Tu ne retourneras pas chez ton papa.
- Pourquoi ? - Parce que je te le dis.
Tu vas rester ici avec moi.
C'est reparti...
China, arrête de pleurnicher.
Va dans ta chambre.
Tu vas rester ici. T'iras pas chez ton papa.
Vas-y jusqu'à ce que tu comprennes. Ouste !
Lauryn, vas-y aussi. Va parler à ta sœur.
Vous avez de la chance que je connaisse Jésus.
Vous me tapez sur les nerfs.
Merci, mon Père.
Magnifique.
En train de vendre de la drogue juste devant ce lieu sacré.
Mon Dieu ! Il faut les arrêter.
Le fils de Janice vendait à l'école. Il dit que ça venait de lui.
Il va à l'école pour recruter les gosses.
Des tout petits, Monty. Et il les envoie vendre.
Monty, il faut que tu viennes à la réunion communautaire.
Plein des gens du quartier te respectent, et ils n'oublient pas.
Tu devrais venir.
Je sais.
Je prie pour toi et pour que tu récupères tes filles.
- Je pourrai les garder de temps en temps. - Moi aussi.
Le diable ne gagne jamais sauf si tu ne te bats pas.
Oui, tu as raison.
On se voit plus tard.
D'accord, mon grand.
Je vais me chercher une part de gâteau.
Ma chérie, tu es assez grande pour comprendre certaines choses.
Pas vrai ?
Écoute.
Tu vas pas rester assise ici à vivre à mes crochets.
T'as compris ?
Regarde-moi quand je te parle.
Regarde-moi quand je te parle, j'ai dit.
T'as intérêt à toujours me regarder.
Tu dois commencer à dealer.
- Non. - Comment ça, "non" ?
- Je suis pas une dealeuse. - Non, tu seras ce que je te dirai.
Je veux t'apprendre à ne plus jamais être fauchée.
La première règle à retenir,
c'est de ne jamais te faire prendre.
T'as compris ?
Je vais aller me chercher un verre.
T'en veux un ?
Garage Willie. Je vous écoute.
Ne quittez pas.
Monty, téléphone !
Ouais !
Oui ?
Quoi ?
On n'a pas réussi à joindre sa mère.
On ne tolère pas ce genre de choses, M. James.
Oui, monsieur.
Sissi, tu as eu ça où ?
Vas-y, réponds-moi.
- Joe. - Joe t'a donné ça ?
- Qui est Joe ? - C'est le copain de sa mère.
Qu'est-ce qui t'a pris, Sissi ?
T'as perdu la tête ?
Je veux pas que tu meures.
De quoi tu parles ?
Il a dit que si je le faisais pas, il enverrait un gars te buter.
Et Joe est fou, papa. Il le fera, je le sais.
T'en fais pas.
J'avais dit de pas l'appeler.
- C'est mes enfants. Il n'a aucun droit. - Je vous en prie.
C'est toi qui as donné ça à ma fille ?
- Il me parle, ce minable ? - Non.
Donc, c'est bien toi.
Papa !
- Regarde ce con. - Venez vite.
- Tu veux jouer ? - Papa !
Vite, dans le bureau du principal.
- Laissez-le ! - C'est moi le boss.
- Tu changeras rien. C'est mon quartier. - Ça va chérie.
Fais attention à toi, Monty,
parce que si tu continues à me chercher,
plus besoin d'audition pour la garde.
- Ça suffit, Sierra. - Lâche-moi !
Papa va bien.
- Papa, on peut venir avec toi ? - Sierra !
- Sierra. - Je t'en supplie.
Ça va s'arranger. Je peux pas vous emmener...
- Sierra, viens. - Laisse-moi partir !
- Arrêtez tous les deux. - Je t'aime, ma chérie.
- Ne l'agrippe pas comme ça. - Ça suffit, Sierra.
Ça va aller, Sissi.
Qu'est-ce que tu as...
Si je vous revoie encore une fois, vous ne reverrez jamais le jour.
- Bonjour. - Bonjour.
Excusez-moi.
- ... la réunion est prête. - OK.
M. Farnberg a appelé.
Et j'ai pu reporter le coiffeur à mardi.
Autre chose...
- Mais que faites-vous là ? - Je dois vous parler.
C'est ce que j'essayais de vous dire.
Tu l'as laissé rentrer ici ?
Il a dit qu'il était là pour vous ramener chez vous.
- Appelez la sécurité. - Non, pas besoin.
Je ne sais pas ce qui m'a pris de venir ici.
Je m'en vais.
Que me voulez-vous ?
Je dois vous parler de mes enfants.
- Maya, je te remercie. - Oui, madame.
Je dois récupérer mes filles.
Il vous faut un avocat aux affaires familiales.
Le tribunal peut vous en assigner un.
Un commis d'office ?
Leur mère paye un avocat très cher.
J'ai besoin d'un bulldog comme vous. Ne le prenez pas mal.
Nos honoraires sont de 500 $ de l'heure. Vous pouvez ?
- J'ai 1.200 $ sur mon compte. - Écoutez M...
Appelez-moi Monty.
- Écoute, cousine, j'essaye de... - Typique !
J'avais une plus haute estime de vous.
Je ne suis pas votre cousine.
Je n'apprécie pas que vous veniez ici me demander un service,
en jouant la carte ethnique
C'est triste et pathétique.
- Qu'est-ce que ça va vous apporter ? - Quoi ?
Pourquoi vous voulez tant les récupérer ?
C'est pour les allocations familiales ?
Allez au diable.
C'est comme ça que vous obtenez ce que vous voulez.
En m'insultant. Excellente stratégie.
Je vois pourquoi vous avez du succès.
Trouvez un homme et faites votre vie.
Merci.
- Excusez-moi, l'une de vous est Julia ? - Non.
Désolé.
Julia.
- Christopher ? - Oui.
- Appelez-moi Chris. - Très bien.
- Je peux ? - Je vous en prie. Pardon.
Pardonnez le regard insistant. Vous êtes plus belle que ce qu'on m'a dit.
Merci.
Je vous en prie.
- Alors, vous êtes avocate ? - Oui.
Moi aussi.
Vraiment ?
Dans la finance, les impôts...
C'est un peu barbant. Et vous ?
Notre cabinet s'occupe d'affaires criminelles et civiles.
- C'est lequel ? - Rossmore & Blake.
- Quoi ? - J'ai postulé, une fois.
Ils ont rejeté ma candidature.
Apparemment, mon CV était trop superficiel.
C'est ce qu'a dit le vieux con.
Que fait-il maintenant ?
Il a pris sa retraite en Floride.
Vous êtes restés en contact ?
C'est mon père, le "vieux con".
L'addition, s'il vous plaît.
Je suis désolé. C'est gênant.
Pas de souci.
Il peut être dur avec les gens, il ne sait pas s'y prendre.
Pas facile de prendre la relève.
En fait, j'ai choisi ma propre voie.
Bien vu.
Et je vais éviter les gaffes pour le reste de la conversation.
Pourquoi ? Ça a son charme.
Si ça vous plaît...
Ça me plaît.
Vous voulez boire quelque chose ?
Un latte, volontiers.
D'accord. Je reviens.
Merci, mon Dieu.
J'ai passé une excellente soirée.
C'est le meilleur rendez-vous que j'aie jamais eu.
Pour moi aussi.
J'aimerais vous revoir.
Oui ? Moi aussi.
Tu peux me dire qui c'est, Chris ?
C'est...
- Chérie, t'étais censée... - Qui êtes-vous ?
Je lui disais au revoir, madame.
Oui, tu ferais mieux de partir, traînée. Ça, c'est sa famille !
Laisse mon papa tranquille, salope !
Junior !
Alors, on joue au tombeur ?
Où est ton alliance ?
J'en ai marre ! Monte dans la voiture !
PALAIS DE JUSTICE D'ATLANTA
- Où est votre avocat ? - Je n'ai pas les moyens.
Mais, j'ai tous les papiers, Votre Honneur.
Êtes-vous prêt à commencer ?
Oui, Monsieur.
- Mes enfants m'ont été retirés. - La cour est au courant.
J'aimerais d'abord parler de l'incident à l'école.
Il fait vendre de l'herbe à ma fille.
Je devais intervenir.
M. James n'a aucune preuve à l'appui de cette allégation.
En revanche, nous avons des documents prouvant
que M. James a des antécédents de comportement violent.
Votre Honneur, je suis dans une situation délicate.
Les tribunaux ne m'aident pas. Mes filles vivent avec cet homme.
Que suis-je censé faire?
Votre Honneur, nous demandons la garde exclusive sans visites,
et une mesure d'éloignement à l'encontre de M. James.
Il a agressé mon client et l'a menacé.
Il donne de la drogue à mes enfants.
- Quelle preuve avez-vous ? - Aucune.
- Votre honneur. - Mlle Rossmore ?
Je vais représenter M. James.
J'aimerais demander un report d'audience afin de me mettre à jour.
Votre Honneur, ça dure trop longtemps. Ma cliente doit régler cette affaire.
Veuillez rappeler à votre cliente
que lors d'une affaire familiale, le besoin du parent
passe après le bien-être de l'enfant.
Cela étant dit, je pense que ces enfants ont besoin d'une représentation.
Mlle Rossmore, la cour vous nomme représentante des enfants.
Lors de la prochaine audience,
je veux des preuves,
pas uniquement des accusations et des spéculations.
L'affaire est prorogée de 30 jours.
Votre honneur, d'ici-là, nous demandons la garde exclusive pour le père.
Vous en demandez trop.
La garde exclusive demeure chez la mère.
Le père a droit à une visite par semaine.
La séance est levée.
Vos goûts en matière de femmes sont intéressants.
C'est plus la fille que j'ai rencontré au lycée.
Non, elle a changé.
La cité peut faire ressortir le meilleur comme le pire de ses résidents.
Et pas que la cité, Monty, la vie aussi.
Vous avez peut-être raison.
Mais, on avait de grands rêves. De très grands.
Et puis je suppose que la réalité s'est imposée.
Vraiment ? Quels genres de rêves ?
Je suis mécanicien et je voulais avoir mon propre garage.
J'ai du talent en mécanique. C'est mon métier.
Vous devriez ouvrir ce garage.
J'ai dû utiliser l'argent que j'avais économisé pour mes enfants.
Mais, ça a valu la peine.
Les parents doivent parfois abandonner leurs rêves
pour que leurs enfants aient les leurs.
Merci.
- Merci infiniment... - D'accord.
... de me redonner de l'espoir. Merci.
Super. Génial. Bon...
Passez demain soir.
- Faudra s'occuper de ça après le travail. - OK.
Apportez les reçus des dépenses pour les enfants
et tout ce qui pourrait nous aider dans ce procès.
Très bien. Merci.
Non, c'est le conseiller. Il faut aborder le sujet,
parler des réels problèmes.
On vous a élu. Vous êtes censé agir.
- C'est vrai. - Exact.
Silence, s'il vous plaît. Une personne à la fois.
Oui, vous madame.
J'ai peur d'aller à ma boîte à lettres, car ils m'observent.
Oui, monsieur.
Joe vend de la drogue dans le quartier depuis des années.
- Pourquoi ne pas alerter la police ? - Ça changerait quoi ?
Il a été arrêté cinq fois et finit toujours par revenir.
Il faut faire quelque chose.
Tout à fait.
Qu'est-ce que j'ai raté ?
Toujours la même chose. Des plaintes.
Je vais vous dire pourquoi il revient toujours.
Car aucun d'entre vous dans ce quartier ne veut témoigner contre lui.
Et si on le faisait ?
Je veux dire, si on témoignait, qui nous protégerait ?
La police ne vient même pas ici, quand on l'appelle.
Puis-je avoir la parole ?
Oui, monsieur.
J'ai vis dans ce quartier depuis près de 67 ans.
J'ai vu Dr. King remonter cette rue pour aller chez le barbier.
Je me souviens que Billie Holiday
séjournait dans le seul hôtel de tout le Sud
qui autorisait les noirs.
Cet hôtel est ici sur l'avenue Auburn.
Mais je me souviens surtout qu'on était un peuple
qui se serrait les coudes.
Personne ne nous a jamais rien donné.
On s'est tous débrouillés.
On demande de l'aide à ces politiciens.
Ça ne dépend pas d'eux.
Ça dépend de nous.
Et si on reste tous soudés, peut-être qu'ils viendront nous aider.
C'est l'histoire de notre peuple.
On doit récupérer notre quartier !
Je peux voir tout mon quartier d'ici.
C'est à moins de dix pâtés de maison d'ici,
mais c'est un tout autre monde.
- Avec l'autoroute en plein milieu. - Monty, j'ai une question.
Oui.
Quand vous et la grand-mère avez déposé ce dossier au tribunal ?
Excusez-moi. Environ un mois avant l'incendie.
La date est juste là.
Merci.
Donc, vous vous occupez des filles depuis leur naissance.
Oui.
Quoi ?
Rien, vous pouvez en être fier. C'est ce que je veux dire.
D'après les impôts des dernières années
et vos dépenses pour elles, c'est admirable.
Ne soyez pas surprise.
Les gens ont tendance à penser
que les gens de la cité ne s'occupent pas de leurs enfants...
C'est vrai pour certains, mais pas pour moi.
J'aime mes enfants et je veux les récupérer.
Eh bien, vous savez, je crois...
Je crois qu'on a assez d'éléments pour monter un dossier très solide.
Cependant, je dois vous poser une question.
Oui.
Y a-t-il des choses de votre passé que je devrais savoir ?
Désolée.
Oui ?
Cynthia, non.
Je sais qu'il est 18 h 30, mais je n'irai pas.
Je ne veux plus aller à ces rendez-vous.
C'était un rappeur de 40 ans.
Non, j'ai pas écouté sa démo.
Salut. Merci, salut.
Désolée.
Pourquoi... vous allez à ces rendez-vous ?
- Pourquoi ces rendez-vous ? - Pardon ?
Quand je vous conduisais,
votre copine vous organisait un rendez-vous.
Je me demande pourquoi vous avez besoin de ça ?
- Vous êtes si belle. - Vous voulez vraiment le savoir ?
J'ai besoin de le savoir.
C'est très dur de rencontrer un homme noir bien.
C'est vrai.
Et dans le monde des affaires,
les gens ne sont pas comme vous.
Pour une femme noire qui veut sortir avec un Noir,
c'est pas évident.
Non, vraiment. Et si on veut quelqu'un avec une bonne situation,
qui veut aussi une femme noire,
et qui ne joue pas aux jeux vidéo...
Bonne chance...
Moi, j'aime les femmes noires.
Où est mon argent ?
Je l'ai pas.
On avait remarqué.
C'est 700 $, mon petit.
Le problème, c'est que l'argent vient du compte de Madame.
Et comme tu peux le voir, elle est pas très contente.
Chérie, tu veux prendre les commandes ?
- Tu me laisses faire ? - Bien sûr.
Fais ce que tu as à faire.
Donnez-lui une bonne correction.
150 $.
275 $.
Ça monte à 350 $, là.
Arrêtez !
Arrêtez !
Virez-le-moi de là.
Allume le chalumeau. J'arrive dans 20 minutes.
Pourquoi tu ris ? C'est pas drôle.
C'est toi qui me fais rire...
Ma puce, il mérite d'être frappé, d'accord ?
Le monde est cruel et je veux vous y préparer.
Rien n'est jamais donné, ma fille.
Non, il faut aller se servir.
Je vais t'ôter tous tes beaux rêves de la tête, d'accord ?
Ça, je te le promets.
Maintenant, retourne dans ta chambre
avant que je te botte les fesses.
Attendez que j'arrive avec une grosse ceinture.
Bon, c'est tout pour ce soir.
Ça se présente comment ?
Bien. Je pense qu'on va s'en sortir.
- Je vous raccompagne à votre voiture. - Merci.
J'oubliais...
J'ai laissé mon chauffeur partir plus tôt.
Alors, je vous raccompagne.
Merci.
- C'est votre anniversaire ! - Un jour comme un autre.
Vous avez quel âge ?
Ça ne se fait pas.
C'est fait. Quel âge vous avez ?
- Et vous ? - Trente-quatre.
Vingt-douze.
Alors, joyeux anniversaire.
Vous allez faire quoi chez vous ?
J'ai de la paperasse en retard, ce genre de choses.
Mais, c'est pas une façon de fêter son anniversaire.
Vous devriez sortir vous amuser.
C'est quoi "s'amuser" ? Je ne sais même pas ce que c'est.
Tout ce que je fais, c'est travailler.
S'amuser dépend de soi.
Allez, je vais vous montrer.
- Je crois pas que ce soit une bonne idée. - Mais si.
C'est pas dangereux ?
Vous êtes en sécurité avec moi. Venez.
Venez.
Monty ! Ça va ?
Salut, Karen.
T'as enfin acheté ce garage ?
J'y travaille.
Voici mon amie Julia. Julia, Karen.
- Salut. - Salut.
Il lui faut un verre.
C'est pas faux. J'ai ce qu'il faut.
Ça va ?
Bonne soirée !
Monty !
C'est mon amie, Julia.
- Bonsoir, jolie dame. Vous allez bien ? - Oui.
Enchanté. Elle a l'air effrayée.
Non, je vais bien.
- Vraiment. - On va vous mettre à l'aise.
Karen, apporte-nous quelques shots.
Au fait, c'est son anniversaire.
Alors, on trinque. Bon anniversaire.
Bien !
Prenez ça.
Qu'est-ce que c'est ?
Non, pincez-vous le nez et avalez.
Mais si ça vous effraie, c'est moi qui le boirai.
Non.
Vous êtes sûre ?
Attendez, doucement.
Joyeux anniversaire.
Joyeux anniversaire !
Joyeux anniversaire.
- Joyeux anniversaire. - Ça va ?
Il vous faut de l'eau.
Sers-m'en un autre. Elle m'a devancé.
Je vous en prie.
Elle a l'air sympa.
Ouais, elle est un peu guindée.
Comment tu l'as rencontrée ?
J'étais son chauffeur.
Fais attention.
Ça va ?
Danse avec moi.
Bien sûr.
Tu as les clés ?
Laisse-moi t'aider.
Attends, tu es sûre que tu vis ici ?
Qui a mis ce canapé ici ?
Un vilain garçon.
Bon, Julia, où est la cuisine ?
Par là ?
Ouais !
- Quoi ? - Je t'avais dit que tu allais t'amuser.
J'ai quelque chose pour toi.
Julia.
Où elle est passée ?
Julia.
D'accord.
Tu es crevée, hein ?
Hé !
Tu as de l'aspirine ou autre ?
OK.
Je vais arranger ça.
Tiens, ma belle.
- Viens. - Viens, toi.
Je dois y aller.
- Viens. - Prends ça.
Ça te fera du bien.
- Toi, tu me fais du bien. - Ah oui ?
Tu me fais beaucoup de bien.
Reste.
- Reste avec moi. - Tu es soûle.
- Je sais. - Tu sais ?
Je sais.
Reste pour la nuit.
J'ai pas besoin d'ibuprofène. J'ai besoin de toi.
- Tu as besoin de moi ? - Oui.
D'accord, viens.
Attends une seconde.
Ça va ?
Chérie, tu veux...
Non. Rentre chez toi, s'il te plaît.
Ça va.
Rentrer chez moi ?
À demain !
- OK. - Je me suis amusée. Excellent jazz.
- Tu t'es amusée ? - Super jazz.
Moi aussi.
Salut !
OK, je t'appelle demain.
Je me suis bien amusée.
Désolée d'être en retard.
Où étais-tu ?
On t'appelle depuis des jours. Deux fois hier.
- Je suis très occupée. - Excusez-moi. Du café ?
Oui, un déca, s'il vous plaît. Merci.
Quoi ?
C'est pas vrai ?
De quoi tu parles ?
Ce sourire en dit long...
- C'est qui ? - Il ne s'est rien passé.
Mais, il y a quelqu'un.
- C'est qui ? - Elle rayonne.
Allez, lâche le morceau.
Non, car vous allez me juger.
Vous critiquez beaucoup, vous deux.
Oh, mon Dieu.
Il est marié ?
Pas du tout, je suis pas une pute.
- Alors qui c'est ? - Dis-nous.
Vas-y.
Il s'appelle Monty.
Monty.
Celui que tu nous as présenté.
Le nouvel associé. Il était si classe.
Non. Lui, c'est Brian.
Comment tu sais ?
Non, c'est pas un associé.
- On le connaît ? - Monty.
Monty. Allez.
On le connaît. Monty.
Le chauffeur ?
Le chauffeur ?
Le chauffeur ?
Le chauffeur ?
C'est pas vrai. Tu as perdu la tête ?
Il est censé être ton chauffeur, pas ton étalon.
C'est bien vous qui me disiez
de ne pas être si exigeante.
Oui, mais là, tu vas trop loin.
Je suis pas sûre.
Il vit où ?
Edgewood.
Edgewood.
- Edgewood. - Edgewood.
Que sais-tu d'Edgewood, toi, la petite bourgeoise ?
Rien.
Toi, tu sais quoi sur Edgewood ? Rien.
- De quoi vous allez parler ? - C'est pas pour parler.
- Cynthia... - Quoi ?
Des procès de tes clients, des problèmes de ses gosses...
- Tu sais qu'il a des gosses ? - Enfin...
La question est combien il en a.
- Il en a ? - Combien ?
- Trois. - Il a trois enfants ?
Je suis tellement déçue.
Tous de la même mère ?
Probablement pas.
Oui, je crois qu'ils sont tous de la même mère.
Mais peu importe.
Attention. Tombe pas amoureuse.
Tu verras, il va vider ton compte.
Tu finiras par porter de la contrefaçon...
Du calme, Brenda, elle est pas mariée.
Elle prend du bon temps.
Non ? T'es pas amoureuse, tu t'amuses.
Elle en a besoin. Faut que tu te détendes.
Vraiment.
Salut.
- Salut. - Ça va ?
- Ça va mieux ? - Oui.
Tu t'es bien amusée, à part quand...
Oui, ça va bien.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Je voulais savoir comment tu allais.
J'ai réalisé que tu faisais tout ce travail
sans avoir rencontré les filles.
Je les ai ce soir. Ça te dit de les rencontrer ?
Très bonne idée.
Mon appart est moins cool que le tien, mais...
- Ça irait à 19 h ? - C'est parfait.
Super.
Qu'est-ce qu'il y a ? Ça va pas mieux ?
Non.
Maya, il faut frapper.
Je pensais l'avoir fait.
J'ai les dossiers.
Parfait. Merci.
Plus tard. Merci, Maya.
- Vous vouliez... - Merci.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
On avait dit qu'on travaillerait après les heures de bureau.
Je suis désolé.
Évite de débarquer ici.
Il y a plein de gens curieux et...
Pardon. Je pensais juste qu'après cette soirée, toi et moi...
Non, ne le prends pas mal.
Non, j'aurais dû t'appeler.
- Tu comprends, hein ? - Oui.
Super. D'accord.
D'accord.
- Super. - Salut. Bon...
- OK. - Tu es belle.
Merci beaucoup.
Et merde...
Votre père rapporte le dîner ?
Oui.
C'est... c'est loin ?
Ça se peut.
Donc, vous devez être...
Fais pas celle qui nous connaît.
Oh, mon Dieu.
Moi, c'est Lauryn et voici mes sœurs, Sierra et China.
- Où t'as rencontré mon papa ? - Au travail.
Vous avez dû me voir l'autre jour au tribunal.
Au tribunal ? C'était vous ?
Oui.
Tu fais beaucoup plus vieille.
Vous vous appelez comment déjà ?
Julia.
C'est un nom de Blanche.
- Ça suffit. On devrait être sympa. - China.
Et la remercier d'aider papa pour la garde.
C'est rien, vraiment.
Vous pourriez faire un petit effort.
J'ai des migraines depuis que je vis là-bas.
- Des migraines ? - Terribles.
- Désolée. Je fais mon possible. - Terribles.
- Salut. - Salut, tu es venue.
- Oui. - Salut, papa.
Tes filles sont des avocates en herbe.
Elles m'ont bien fait trembler.
Ça ne m'étonne pas. Vous faites quoi, les filles ?
Rien.
Elle est à l'école, mais elle est pas gentille du tout.
- Non ? - Non.
Vous êtes gentille, vous ?
J'essaie.
J'aime bien vos cheveux. Pas toi, Sissi ?
Pas mal.
On dirait des extensions.
- C'est pas vrai. - Sierra.
- Quoi ? - C'est malpoli.
Elle est malpolie. Ça va, papa ?
- C'est l'heure d'aller dormir. - Non, s'il te plaît.
- Pas encore. - Dans cinq minutes.
- Bonne nuit. - Non !
- Je veux parler avec Julia. - Bonne nuit.
- Bonne nuit, Mlle Julia. - Merci.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Sierra.
Salut.
Salut.
Dis-moi ce que tu crois.
Tu sais quoi ?
Je vais te dire ce dont je suis sûr.
Je sais que tu m'aimes bien,
mais tu ne te laisses pas aller,
car ce que pensent les gens t'importe plus que ton bonheur.
Pas vrai ?
On peut faire comme si rien ne s'était passé.
- Mais on sait que si. - J'étais soûle.
- Non. - J'étais soûle.
Tu étais toi-même et comme disait ma mère, paix à son âme,
"Un homme soûl ne ment pas."
Quoi ?
- Bien vu. - Oui.
Ta mère est décédée ?
Oui.
Ma mère n'est plus là.
Je suis désolée.
- Et ton père ? - Qui ?
- Ton père. - Je connais pas mon père.
J'ai un tas de frères et sœurs
que je ne connais pas, mais bon...
C'est drôle, la vie.
T'as pas connu ton père
et le mien aurait rêvé d'avoir
- un garçon. - Un garçon.
- Il en a pas eu. - Je connais ça.
Il m'a tellement poussée.
Je suis devenue associée avant mes 28 ans.
Mes parents ont pris leur retraite à South Beach.
Je ne sais pas, Mlle Julia, mais...
On vient tous les deux de mondes différents, mais...
Mais y a quelque chose entre nous, non ?
- Tu veux que j'arrête ? - Non.
- Non ? - Non.
Tu es à l'heure, aujourd'hui.
Oui, il est à l'heure.
Oh, mon Dieu !
Il t'est arrivé quoi ?
Des voyous sont rentrés par effraction.
Je me suis battu.
Mais l'un d'eux m'a coupé.
- Mais ça va ? - Oui, ça va.
Tu les as attrapés ?
C'est qu'une bande de drogués qui voulaient piquer des trucs.
Je suis trop vieux pour ça. J'en ai marre.
Ils ont gagné.
Tu sais, je me disais...
Je dois me débarrasser de ce garage
et quitter ce quartier.
Alors, si tu pouvais rassembler ce que tu peux pour un acompte,
puis me payer une fois par mois
jusqu'aux 10.000, plus les intérêts,
ce garage serait à toi.
Tu ferais ça ?
Bien sûr, mais tu te rends compte ?
Tu es sérieux ?
Oui, cet endroit est officiellement à toi.
- Je voulais pas que ce soit comme ça. - Moi non plus.
Mais laisse-moi venir t'aider de temps en temps.
C'est quand tu veux.
Ça marche.
Bon sang.
Félicitations.
Tu crois que ça ira ?
Ça ira.
T'as vu ça ?
- Regardez ça ! - Vous le voyez, Mlle Julia ?
Oui.
Du coup, je suis trop impatient.
Je vais recevoir l'enseigne de mon garage.
- Mais oui ! - Oui.
- C'est super. - Je sais.
J'ai vraiment hâte.
Félicitations.
- Julia ? - Salut.
Salut. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Rien, on se... - Moi, c'est Monty.
Je m'en souviens.
D'accord.
Je peux te parler ?
Oui.
- Qu'est-ce que tu fais avec lui ? - On se balade, c'est tout.
Tu es sérieuse ? Il te plaît ?
C'est un mec bien.
Réveille-toi, Julia.
Tu es associée dans ton cabinet, la seule femme noire à ce niveau.
Que diraient tes associés
s'ils te voyaient avec un domestique ?
Tu veux gâcher ta vie ?
- Salut, Julia, ça va ? - Ça va, et toi ?
- Chérie, on y va ? - Oui.
Venez, les filles.
Je sais que certaines personnes seront déçues de moi.
Tu sais bien que je viens de la cité.
Je peux rien y changer.
J'essaie pas de te changer.
- Je te fais honte ? - Non !
Apparemment si, et je t'en veux pas.
Il faut juste me le dire.
Dis-moi la vérité pour que je sache comment gérer.
Je ne sais pas ce que je ressens. OK ?
Mais, je ne peux pas te faire croire
que je ne songe pas à qui tu es, et à ce que tu as.
J'y pense.
Tu as trois filles.
Dont l'une presque aussi grande que moi.
C'est nouveau pour moi, Monty.
C'est différent et je fais de mon mieux.
Vraiment. Et tu peux au moins m'accorder ça.
On peut finir cette conversation ? Allez...
- Non. - Non ? Qu'est-ce que...
Il me reste deux heures pour mes filles
et je veux pas perdre mon temps avec ça.
Mais, je vais te dire une chose.
T'as pas trois filles dans ta vie.
- Il n'y a que toi. - Monty.
- Monty. - Costaud, celui-là.
- Il est beau. - Tu trouves ?
Regarde celui-là.
C'est le plus gros de tous.
Ouais.
Je lui avais dit de pas emmener cette nana chez moi.
- La ceinture. - Je t'aime, Papa.
- À bientôt. - Allez, dépêchez-vous.
Au revoir, Mlle Julia.
Bon...
Je vous aime.
Soyez sages, d'accord ?
- Mon papillon. - Vous venez ?
Allez, dépêchez-vous.
J'ai attendu toute la soirée.
Moi aussi, je suis crevée. Vous êtes pas les seules.
Laisse-moi t'expliquer, Monty.
Le dernier homme que j'ai aimé m'a profondément blessée.
On est restés six ans ensemble...
Il m'a quittée deux jours avant son mariage.
J'avais entièrement confiance en lui.
Je ne me suis jamais sentie aussi mal,
idiote et humiliée de ma vie.
J'ai essayé de me persuader de ne pas penser à toi.
Mais, j'y arrive pas. Je pense à toi sans arrêt.
Tu essaies de me dire quoi ?
J'essaie de fuir une chose qui s'est déjà produite.
Je suis tombée amoureuse de toi, Monty James.
Et j'espère ne pas être la seule.
Tu ne l'es pas.
Tu n'es pas seule.
Viens là.
Votre Honneur, la grand-mère maternelle des enfants
est allée aux services sociaux et a rédigé une déclaration
disant pourquoi les enfants devaient être chez leur père.
Montrez-moi ça.
- Vous le saviez ? - Pas du tout.
Je me demande ce qu'ils mijotent.
Votre Honneur, ma cliente a les moyens de s'occuper des filles.
C'est sa volonté.
Sa mère disait que ces moyens étaient illégaux.
C'est une supp...
- Quelle est votre métier, Mlle Jackson ? - Eh bien...
Je ne travaille pas, Votre Honneur. Mais mon ami, si.
Que fait-il ?
Eh bien... il gère ses propres affaires.
Où est la déclaration de revenus ?
Il a essayé de se les procurer.
Votre Honneur, vous me posez des questions,
mais interrogez Monty sur ses secrets.
- Il en a plein. - De quoi elle parle ?
Votre Honneur, M. James a été condamné
pour viol sur une jeune fille de 16 ans, il y a 16 ans.
On est inquiets pour la sécurité des enfants.
Qu'avez-vous à dire à ce sujet ?
Je l'ignorais, Votre Honneur.
C'est écrit noir sur blanc.
Condamné à huit ans de prison.
Il est en liberté surveillée depuis sa libération.
Je prendrai cette affaire en compte.
Je dois en réviser les circonstances.
La séance est levée.
Il vous baise depuis combien de temps ?
Il n'a pas les moyens de vous payer.
- Écartez-vous. - Hé !
Je vais devoir te botter les fesses.
Laisse-moi t'expliquer.
- Ne m'approche pas. - Attends.
- Laisse-moi... - Lâche-moi !
- Je vais... - Tais-toi.
Tais-toi !
J'arrive même pas à te regarder.
Je t'ai interrogé sur les antécédents.
Tu n'as rien dit.
Tu es un violeur. C'était pas important ?
- Je vais t'expliquer. - Ne me touche pas !
Julia, écoute.
Une question.
Es-tu ou non allé en prison pour viol ?
- Julia, écoute. - Es-tu allé en prison pour viol, Monty ?
- Oui. - Ça me suffit.
C'est pas la peine, Monty, car tu es un menteur.
T'es un sale... Bon sang, tu es un sale menteur.
L'affaire est close. Maya va t'appeler
pour te dire quand retourner au tribunal.
Tu n'as plus besoin de moi, Monty, et moi encore moins.
Alors tu l'aimes tant que ça ?
- Je suis tombée amoureuse. - Oh, Julia...
Chérie, t'étais censée t'amuser, pas de tomber amoureuse.
Je sais.
Vas-y, Brenda, dis-moi : "Je t'avais prévenue."
Arrête, tu sais bien que je ne vais pas le faire.
C'est bien que tu l'apprennes maintenant.
Je suis d'accord avec elle.
Julia, ce type n'en voulait sûrement qu'à ton argent.
C'était même pas son genre.
En plus, il travaille dur.
Et il traite...
Mon Dieu, il traite ses filles comme des princesses.
Mais, n'oublie pas qu'il a un casier.
Comment ne pas avoir vu qu'il mentait ?
Car il est sûrement très doué pour ça.
Ils le sont tous.
Je comprends ce que vous me dites,
et je... j'essaie d'assimiler,
mais... ça ne colle pas.
Vous comprenez ?
Et j'arrive pas à croire que tout ça n'était qu'un mensonge.
C'est aussi grave que ça en a l'air ?
Ma belle, c'est aussi grave que ça en a l'air.
Julia, pour ton propre bien,
oublie ce type.
Il ne va t'apporter que des ennuis.
D'accord ?
Je veux juste te dire...
Voilà ce qui s'est passé.
Bonjour, c'est Julia. Laissez-moi un message.
Qui est-ce ?
Qu'est-ce que vous faites là ?
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Où est votre mère ?
Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Papa, on se fiche de ce que dit le juge.
On veut juste être avec toi.
Je reste ici.
- Comment vous êtes venues ? - À pied.
À 3 h du matin ?
On ne peut plus rester là-bas, papa, désolée.
Qu'est-ce que vous dites ?
- Papa. - Raconte-moi.
Joe...
Joe quoi ? Sissi, tu peux me le dire.
Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Joe arrête pas... - Joe, quoi ?
Il arrête pas de frapper China.
Quoi ?
- Où ça ? Viens. - Mon dos.
Ton dos ?
Maman était juste à côté et elle n'a rien dit.
Il t'a frappée... Attends une seconde.
Viens là. Il t'a frappée ?
Il m'a frappée car j'arrêtais pas de pleurer.
Papa, j'étais trop triste.
OK.
Venez là.
Grand-mère m'a demandé de m'occuper de vous.
Je dois prendre soin de vous.
Vous allez rester avec moi.
Vous allez rester avec moi. D'accord ?
D'accord ?
Sissi, je suis vraiment désolé.
Vous allez rester avec moi.
Ça va s'arranger.
Ça va s'arranger.
Attends.
Monty !
Allez, viens !
Il y a des filles, ici.
Monty, qu'est-ce que tu fous ?
Dépêche ! Qu'est-ce que tu fabriques ?
- Je suis Monty. - On sait qui tu es.
T'as battu notre équipe.
- T'as quel âge ? - 18.
- C'est sympa ici. - Tu veux voir ma chambre ?
- Tu m'appelleras ? - Je crois pas.
T'es comme les autres.
Mandy, bon sang ! Il t'a forcée ?
- Non ! Dis-lui ! - Mandy.
- Oui, papa. - Quoi ?
- Monsieur, j'ai rien fait. - Tais- toi !
- Elle l'a voulu. - Tais-toi !
- Dis-lui que j'ai rien fait. - Appelle la police.
- Sinon, j'irai en prison. Dis la vérité ! - C'est fini pour toi.
J'ai rien fait !
- Tais-toi ! - J'ai rien fait !
Lâche-moi !
J'arrive même pas à te regarder ! Tu es un violeur !
Je parie qu'il ne nous volera plus notre argent.
C'est clair.
Lâche rien, Jen.
Tu sais que j'assure tes arrières, chéri.
C'est pour ça que t'es ma meuf.
Je veux aller voir le film avec le mec à la hache.
Non, la tronçonneuse.
Chéri, si on allait voir ce film...
Va voir.
Oh, merde ! Grouillez-vous !
Arrêtez !
Émeute dans la communauté d'Edgewood
où les forces de l'ordre ont neutralisé une bagarre
entre les membres d'un gang local et les résidents en colère.
Parmi les personnes arrêtées se trouvait Monty James.
Vous vous souvenez sans doute de ce lycéen, star du basket,
condamné à tort en 1990 pour avoir prétendument eu
des relations sexuelles non consenties avec une fille de 17 ans.
Avez-vous des preuves recevables, cette fois ?
Oui, Votre Honneur.
La police a saisi plusieurs kilos de marijuana
cachés dans le coffre de l'accusé.
Lors d'une fouille à son domicile,
plusieurs kilos de crack ont été trouvés.
Nous avons un mandat valable.
Votre Honneur, en dépit du mandat,
ils n'ont pas de témoins.
Votre Honneur, je vais témoigner.
Félicitations, il semble que votre dossier est solide.
Mettez-les en détention.
Il n'y aura pas de caution.
- Affaire suivante. - Lâchez-moi.
L'État de Géorgie contre Monty James.
Silence dans la salle !
Silence, ou je fais évacuer la salle.
Je demande le silence.
Silence !
Silence !
J'ai dit silence !
Qui est l'avocat de la défense?
Moi, Votre Honneur.
- Mlle Rossmore. - Puis-je avoir un instant ?
Que fais-tu ici ?
Je suis désolée, je ne t'ai pas laissé m'expliquer.
Et si tu ne veux plus jamais me parler, je comprendrai.
Laisse-moi t'aider.
Monty, je t'en prie.
Ramène-moi mes enfants.
Mlle Rossmore.
Il n'y a aucune preuve que mon client ait commis un crime.
L'État n'a rien contre lui.
Nous demandons une audience préliminaire
et des preuves de l'accusation.
Votre Honneur, je suis sûr qu'un de ces témoins a vu
M. James foncer sur le véhicule de l'accusé précédent.
C'était un accident.
Et les coups qui s'en sont suivis étaient un accident ?
Où sont les témoins ?
Tous les habitants l'ont vu. On doit avoir un témoin.
Puis-je demander à un témoin de se lever ?
- Votre Honneur... - L'affaire est close.
Je t'aime.
Et je suis désolé pour tout.
Ça alors ! J'arrive pas à y croire.
Tout le quartier s'en est souvenu.
- Papa ! - Papa !
Viens là, chérie.
Monty !
À toi de jouer, fiston.
Je t'aime. Je t'en suis très reconnaissant.
Salut, mes poupées.
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