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Joyeux anniversaire, Santo !
Venez pour le cadeau.
- Oui. - Non.
Il manque la moitié des frais.
J'ai eu le comptable 4 fois.
Expliquez-moi cette facture, là.
- C'est rien. - Vous trouvez ?
"Vélo de ville."
450 euros pour un vélo ?
Ah non, non. Merci. Mais il fallait pas. Je...
Bien. Bravo. Tact, finesse.
Bon anniversaire, Santo.
Je peux vous aider ?
Je crois que je viens de voir la femme qui a tué mon mari.
Jérôme a disparu en mer, il y a 10 ans.
On a conclu à un accident, mais moi, j'y ai jamais cru.
- Pourquoi ? - Je sais que sa maîtresse l'a tué.
Mais il y a eu une enquête.
Ils n'ont jamais retrouvé cette femme.
- Mais vous, vous savez qui c'est. - Non.
Je connais pas son nom et je l'ai jamais vue.
Excusez-moi, je comprends pas. Vous l'avez vue dans le bus.
De dos, mais j'ai vu sa main.
Là, au doigt de cette femme, j'ai vu la bague de Jérôme.
Il y a eu une bousculade, elle a été poussée dehors
et je l'ai perdue de vue.
- Vous avez pu vous tromper. - Non. J'ai dessiné cette chevalière.
Deux J entrelacés dans un coeur.
Tenez. Regardez. On la voit bien sur cette photo.
Jérôme ne la quittait jamais. Il la portait le jour de sa mort.
Vous dites n'avoir aucune idée de l'identité de cette femme.
Non.
Il avait rompu, mais ce jour-là, il y a eu une dispute au téléphone.
Je suis sûre que c'était elle.
Il était très mal. Il est parti en mer et...
On a retrouvé son bateau le lendemain.
Cette histoire me hante depuis 10 ans.
Retrouvez cette femme, s'il vous plaît.
À peine 10 lignes sur l'affaire dans l'Ouest Direct de l'époque.
Un coup de vent a été annoncé. On l'a vu partir seul.
C'est ce que je disais. Il a chaviré, le vent l'a emporté.
Rien de mystérieux.
À part la chevalière d'un type mort qui réapparaît.
Aperçue 2 secondes dans un bus bondé.
AFM est une affaire qui va rapporter de l'argent.
Je vous rappelle qu'on a ça à éplucher avant lundi.
Ça vous dit de bosser sur une grosse affaire ?
Ben, ouais. Grave.
Dans 2 jours, on arrête.
Dès qu'il y a une baston, la vidéo se retrouve sur Internet.
Ça commence à criser, à la direction.
C'est le 302. Le seul de la ligne où il y a eu un incident aujourd'hui.
Très bien. Allez-y, mon petit. Qu'est-ce que vous attendez ?
Ah, par contre, il me faudrait un tampon et une signature.
Ah oui.
- Maintenant. - Ah, maintenant, je...
Bon. Ben, j'y vais.
- Vous avez 5 minutes. - C'est 4 de trop, mon grand.
- Restez habillée comme ça. - Pas vous.
Oui, allô ?
Ah bon ?
Et vous avez appelé un médecin ?
D'accord. Ben, je fais au plus vite. J'arrive, tout de suite. J'arrive.
54 secondes.
Vous avez déjà eu la varicelle ?
Oui, je l'ai eue. Marc aussi.
Au moindre microbe, maman dressait un cordon sanitaire autour de toi.
Non. Je suis pas jalouse, je suis objective.
- Arrête, ça va faire des marques. - Oui, c'est ça. Salut.
Ton père a dit de pas te gratter, ça fait des marques.
- Viens. - Tu vois ?
- Ça va, bonhomme ? - Bof.
Je vous voyais pas baby-sitter.
La discussion avec le flic de Rennes a donné quoi ?
Rien sur la soi-disant maîtresse. Personne n'en a entendu parler.
Ni ses voisins, ni ses collègues, ni même son meilleur ami.
Il n'y avait pas plus fidèle. Ou plus discret.
- Le flic, il a un avis ? - Que Juliette était sous le choc.
Elle a cherché des complications sans raison.
Donc on a rien.
Vous voulez un verre d'eau ?
On voit rien.
Ben, si. On reconnaît Juliette, là, quand même.
- Ça, c'est une chevalière, non ? - Oui.
Ou alors un pansement, ou bien un reflet...
- Soyez positive. On peut zoomer ? - Mais oui.
L'idéal serait de la voir de face.
Ah, mais il suffit de demander gentiment.
Pas mal.
- Vous parlez de mon habileté ? - Ben, évidemment.
C'est possible de voir mieux le dossier ?
C'est possible.
Une agence immobilière.
Bon. Ben, je vais aller visiter des lofts, moi.
Nous avons les plus beaux lofts de Paris.
On est faits pour se rencontrer. Philippe Roche.
- Marion Berger. On y va ? - Oui.
Celui-là pourrait vous plaire.
- Je suis très difficile, vous savez. - Moi, très patiente. Ça tombe bien.
- Vous êtes libre, demain ? - Je suis libre quand vous voulez.
Je vous propose de commencer par celui-là.
Ça vous donnera une idée et je saurai mieux ce que vous cherchez.
Je récapitule.
Je me fais passer pour l'ex-mari de la vieille volée.
Comment elle s'appelle ?
- Amandine, papi. - Ah ! Bien.
Une fois infiltré dans la maison de retraite...
Si je peux me permettre, c'est une colocation.
Enfin, c'est égal. C'est une maison de vieux.
Alors, je fais mon enquête,
je retrouve le tableau et les objets volés,
j'arrête le coupable.
C'est pas compliqué !
Pendant ce temps, faites des recherches sur les colocs.
C'est-à-dire profils, antécédents, etc.
Si on a le temps.
Parce qu'avec tout ça... On s'est fait enfler par papa.
Je vais faire quelque chose qui sera plus crédible.
Je prends cette canne et je joue quoi ? Ben, je joue les vieux.
Non ? Bon. D'accord.
Ah ! Je peux jouer les sourdingues.
Les sourdingues.
Hein ? Hein ?
- Répétez ! - Ça fait un peu too much, papi.
Ma petite, il faut savoir fignoler sa couverture.
Ouh, ouh !
Ouh là là, ça y est. Je vais aller me reposer.
C'est l'arthrose. Dès qu'il pleut, elle se réveille.
Papi !
Je te présente Amandine, chez qui tu vas enquêter.
Amandine, mon grand-père.
Ah ! Ravie de rencontrer le célèbre détective Roche.
Maxime, votre ex-mari, pour vous servir.
Ne vous inquiétez pas.
Lorsque Maxime Roche s'en mêle, tout se démêle.
Voici Irène.
Véra.
Solange.
Et Maxime, mon ex-mari.
Mesdames.
- Amandine, j'adore déjà ton mari. - Mon ex-mari !
Alors, vous êtes libre.
Maxime, un peu de Tabasco dans votre Bloody Mary ?
Oh, excusez-moi, téléphone.
Oui, allô ? Oui, oui, chérie, oui. Oui, ça va si on veut.
Jouer les seniors gâteux au milieu de petits vieux qui se volent,
c'est sordide.
J'essaie de garder le moral.
Oui, voilà. Moi aussi, je t'embrasse.
"Des petits vieux sordides" ?
Ah non, non, non, Amandine. C'était ma femme, Alison.
Elle est anglaise, mais jalouse comme une Espagnole.
Comme vous êtes charmantes, inutile de réveiller son côté volcanique.
- Non ? - Allez.
J'ai l'impression de l'avoir déjà vue quelque part, mais... Non.
Non, non. Je la connais pas.
Si cette femme a été la maîtresse de votre mari, qui l'aurait su ?
Je vois que François. Jérôme et lui étaient amis d'enfance.
Je lui ai demandé, et il m'a juré qu'il savait rien.
La fameuse solidarité masculine.
Non, je crois pas.
François était très présent après la disparition de Jérôme.
Il est même le parrain de Chloé.
Justement, la voilà.
Chloé ?
Chloé ?
Je suis désolée. Elle est un peu... Enfin, surtout avec moi.
Je suis passé par là avec ma fille.
Elle a de la chance.
Chloé aurait bien besoin de son père, aujourd'hui.
Bonjour. Nora Abadie. Je peux vous parler un instant ?
De la part de Juliette.
Qu'est-ce qui se passe ? Un problème ?
Elle m'a engagée pour retrouver la maîtresse de Jérôme.
Elle recommence avec cette histoire ? Ça fait 10 ans.
Vous étiez au courant ? Vous étiez son meilleur ami.
Au courant de quoi ?
Jérôme n'avait que Juliette dans sa vie.
Pourquoi ça ?
Elle a vu cette femme et veut comprendre.
Comment ça, elle l'a vue ?
- Vous la connaissez ? - Non.
Regardez. Imaginez-la avec 10 ans de moins.
Je vous dis que non. Excusez-moi, j'ai un cours.
Philippe ?
Une filature du meilleur ami de Jérôme, ça vous dit ?
Il fait quoi ?
Je sais pas. J'ai l'impression qu'il attend quelqu'un.
Il a l'air plutôt nerveux.
- Vous en êtes où ? - Elle arrive à un café.
Le Barbershop.
Comment ça ? Mais j'y suis, moi.
Je la vois. Bon. Restez dehors, je peux plus bouger.
- Elle t'a vue. - Comment ça, Juliette m'a vue ?
- Elle l'a dit à la détective. - Comment elle a su que c'était moi ?
La bague...
- Elle a dû voir la bague. - Calme-toi.
Ils ont ma photo !
Même si Juliette a reconnu la bague,
ils n'ont aucune preuve pour remonter jusqu'à toi.
J'espère.
- N'oublie pas pourquoi t'es revenue. - Je pense qu'à ça.
Bon. Ça veut dire quoi ? Marion a tué Jérôme avec François ?
Rapide, comme conclusion.
- Pourquoi nier connaître Marion ? - Et en plus...
Je sais pas. Ça en fait pas des coupables.
Le meilleur ami et la maîtresse se retrouvent en cachette
et parlent de preuves.
À part pour le corps, on a des indices.
Je suis ravi que ça vous emballe.
Confondez pas indice et interprétation.
Pourquoi vous freinez comme ça ? Marion vous a tapé dans l'oeil ?
Pas du tout. Je garde l'esprit ouvert, c'est tout.
- C'est important. - Oui.
- Le manuel du parfait détective ? - Je pensais vous l'offrir.
Bon. On fait quoi, alors ?
Ben, voilà. On recommence.
- Hé, on a pas fini. - Ça vous met dans un état bizarre.
C'est pas vrai ! Encore une crevaison.
Je te vends une roue ?
Merci. Tu m'as déjà vendu 1 euro d'essence, ça suffit.
Vu la hausse du baril de pétrole, t'y gagnes.
La hausse du baril, tu apprends ça à l'école ?
Tu sais, à mon âge, on est déjà très exposé à l'information.
Oh, c'est pas vrai ! J'ai que les mauvaises cartes.
Isa, t'as un truc rouge.
C'est un feu rouge.
Ça parle hausse de baril, mais ça n'a pas beaucoup de vocabulaire.
Non. Sur ton front. Et t'en as pas qu'un.
Le dossier AFM, ça avance ?
- Oui. - Allez.
On en était où ?
- Bonnie and Clyde, les mamies. - Le kif.
Solange a échappé à une condamnation pour avoir arnaqué son patron.
Véra, marié à un antiquaire qui a pris 2 ans pour recel
et trafic d'objets d'art.
Et enfin, Irène, ma préférée.
Sa seule source de revenus : le jeu. Casino, courses, etc.
Elle paie toujours tout en liquide, même sa voiture.
T'as raison. C'est pas des colocs, les mamies, c'est un gang.
Il faut être aux petits soins avec elle pour que ça rende bien.
Une pakistanaise de cette qualité, ce serait dommage de la gâcher.
Vous n'avez pas peur de faire pousser ça ?
Vous savez, à mon âge, je ne risque pas grand-chose.
Vous pensez qu'à un certain âge, on peut échapper aux lois ?
Rien de tel qu'un joint de temps en temps pour soulager les douleurs.
Alors, si c'est médical.
C'est beaucoup plus agréable qu'une infiltration.
Ah oui. Ah oui. Moi, c'est le tabac.
Je vous fais goûter ma production.
Le secret du gnocchi, c'est la farine.
Trop, c'est lourd. Pas assez, ça colle.
Dites-moi, vous êtes un vrai cordon-bleu.
Il y a longtemps que vous habitez chez Amandine ?
Six mois, depuis ma retraite.
Ah, 6 mois.
Et maintenant, vous roulez un petit boudin du bout des doigts.
Ah oui, un petit boudin du bout des doigts. Oui, là.
- Et vous faisiez quoi, auparavant ? - Comptable.
Vous faisiez quoi, avant votre retraite ?
Je suis pas à la retraite, j'ai jamais travaillé.
- Vous connaissez ce livre ? - Non.
Le plaisir n'a pas d'âge. Passionnant et plein de choses très amusantes.
Écoutez ça :
"Variété des lieux et des positions, voire des partenaires,
"sont les clés d'un coït..."
Interrompu, pour cette fois. Désolée, j'ai besoin de Maxime.
Veuillez m'excuser.
Par ici.
Viens, mon cher Maxime.
Je ne sais pas comment vous avez fait votre casting de colocs.
Elles sont toutes un peu spéciales.
C'est ce qui m'a plu.
Des femmes de caractère, des parcours atypiques.
Ça pourrait être n'importe laquelle d'entre elles.
- Même les trois, complices. - Ah non. Ça, j'y crois pas, non.
Parlez-moi de la prochaine étape.
Je vais disposer un piège.
- Ça ne sera pas dangereux ? - On ne sait jamais.
Vous savez, ma chère Amandine, ce sont les risques du métier.
Comme c'est excitant !
Vous voyez, ça vient entièrement d'être rénové.
L'espace est magnifique.
Et modulable.
C'est pas mal.
Mais si c'était pour vous, vous le prendriez ?
Si je vous dis oui, vous me croirez ?
Je crois tout ce que vous dites.
Prenez le temps d'en visiter d'autres.
Quand ça sera le bon, vous le saurez tout de suite.
C'est comme ça que j'ai trouvé mon appartement.
- Vous avez toujours vécu à Paris ? - J'étais à l'étranger, j'en reviens.
- On va voir la terrasse ? - Où ça, à l'étranger ?
Vous êtes toujours curieux avec les femmes ?
Une qui me plaît, oui.
Excusez-moi.
Allô ?
Oui, c'est moi. Oui.
Demain matin, entre 10 h et 12 h. Oui, oui.
C'est ça. OK.
D'accord.
D'accord.
Oui.
- On va la voir, cette terrasse ? - Oui.
- Non. Jamais vue. - Regarde-la bien. C'est important.
Si je te dis non, c'est non.
Peut-être à la sortie du lycée ou dans la rue.
- C'est qui, eux, d'abord ? - Ce sont des amis.
T'as des amis, maintenant ?
Donnez-moi son adresse. Elle prend des photos de Chloé.
Je comprends, mais laissez-nous du temps.
Du temps ? Mais ça fait 10 ans que j'attends.
Cette femme a tué Jérôme et elle tourne autour de ma fille.
Ne vous inquiétez pas. On va faire surveiller Chloé.
On a commencé à parler.
- Je croyais que tu l'avais déjà eue. - Moi aussi.
Maman a confondu avec la rougeole.
Si ç'avait été toi, elle se serait souvenue du nombre de boutons.
En tout cas, ça te va bien. Vous êtes mignons.
- Ça va, Hugo ? Je te manque ? - Non.
- Il préfère sa tante. - Soyez sages. Je vous embrasse.
Ouais. Salut.
T'es énervée parce que papa était le préféré de papi et mamie ?
Pas du tout.
Disons que j'ai dû surmonter un énorme déficit de confiance en moi
du fait de l'idéalisation excessive du fils aîné au sein de la fratrie.
Si c'était une blague, j'ai rien capté.
Dis donc, j'ai une envie de crêpe. Pas toi ?
Grave !
Pourquoi Marion a pris ces photos ?
Oh, laissez-moi faire.
La gamine avait 5 ans. Elle a rien à voir avec cette histoire.
Peut-être que Marion culpabilise de l'avoir privée de son père.
Elle lui fait un album photos pour se faire pardonner ?
Eh ben ! Vous avez sorti le grand jeu.
C'est votre idée, ce dîner avec Marion.
L'occuper 2 heures, oui, pas lui faire une demande en mariage.
Et voilà le travail. J'ai trouvé.
Marion était à Los Angeles. Elle est rentrée il y a 6 mois.
Elle voyageait seule.
- Et avant Los Angeles ? - Rien.
C'est ça qui est bizarre, aucune trace.
Ni de sa sortie, ni de son entrée aux États-Unis.
Elle a voyagé sous un faux nom. Elle a quelque chose à se reprocher.
Pas forcément un meurtre.
J'ai récupéré les appels téléphoniques de Jérôme.
Ça donne quoi ?
Que des appels professionnels :
labo, médecin...
- Ça va, comme ça ? - C'est pas mal.
- Oh ! - Quoi ?
Rien, quoi.
Quoi ?
La liste des appels, ça donne rien.
Bon.
Ben, je vais y aller. Je suis en retard.
- J'y vais. - Oui.
Surtout, vous m'envoyez un SMS quand vous quittez le restaurant.
Sauf si on prend un verre chez moi.
Salut !
Une perle noire pour la perle des femmes.
Oh, Maxime. Merci !
- Je l'ai trouvée à Tahiti. - Vous êtes un vrai baroudeur.
Ah oui. Tobago, les Marquises, Bora Bora. Enfin, j'aime les îles.
Navigateur solitaire, en plus.
- Une femme dans chaque port. - Une ex-femme chez qui débarquer.
Merci.
Il n'y a plus qu'à attendre.
Merde !
Là, ça va se voir.
Comme ça, ça se verra plus.
Oui, mamie.
Là, maintenant ?
- OK, j'arrive. - Attends. On a pas terminé.
Ah, désolée. C'est une urgence.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Une catastrophe.
J'étais en train de faire du rangement, et là...
elle a disparu.
- Plus de perle ! - Quelle perle ?
La perle de Tahiti
que ton grand-père m'a offerte pour nos 25 ans de mariage.
- Fais quelque chose. - Que veux-tu que je fasse ?
Je sais pas. Une enquête !
Commence par ranger, déjà. Elle doit être dans ce bordel.
Et surtout, pas un mot à ton grand-père. T'as compris ?
Déjà, il déprime un max dans son hospice.
Ça, ça va l'achever, le pauvre.
Doucement. Respire.
- J'ai rangé la perle ici. - Parfait.
Ni trop en vue, ni trop discret.
Glissez une petite allusion pendant le dîner, et ça sera parfait.
- Elle est trop bien cachée. - Je comprends pas.
Catastrophe.
Une perle offerte à ma femme pour nos 25 ans de mariage.
Si Alison découvre que je l'ai empruntée et perdue,
elle me pardonnera jamais.
C'est délicieux.
C'est pour des endroits comme ça que Paris me manquait.
- Qu'est-ce qui vous a fait partir ? - Le besoin de changer de vie.
- Un homme qui vous a déçue ? - Un que je ne supportais plus.
Qu'est-il devenu ?
Je l'ai fait disparaître de ma vie.
Plutôt radical.
Mais j'avais pas le choix.
Mais bon. C'est loin, maintenant, tout ça.
- Et vous êtes revenue. - Oui.
C'est peut-être une erreur.
Pourquoi ?
C'est compliqué.
Très compliqué.
J'ai tout mon temps.
Non.
Profitons de ce moment.
Ça fait longtemps que je me suis pas sentie aussi bien avec quelqu'un.
Bon.
- Un dernier verre ? - J'ai déjà trop bu.
J'ai passé une soirée très agréable.
Merde !
Ah non !
- Vous venez ? - Non. Pas ce soir.
- Vous avez quelqu'un, c'est ça ? - Pas du tout.
Bon. Je vous plais pas.
Si, beaucoup.
J'ai vu que le SMS était pas parti.
D'où l'idée de génie du klaxon.
J'admire votre professionnalisme en toutes circonstances.
- Jamais battu. - C'est normal. Bon. Et vous ?
Moins glamour. Mais j'ai la preuve que Jérôme n'est pas mort.
Même hôtel.
Regardez la date au dos de cette photo.
Marion était à Los Angeles avec Jérôme 3 semaines après sa mort.
Oui.
Vous savez ce que c'était, la combinaison du coffre de Marion ?
Ben, le jour de la disparition en mer de Jérôme, j'imagine.
Quoi ? Vous y avez pas pensé ?
- Non ? C'était évident, non ? - Oui.
Oui. Ben, c'est pas grave.
En tout cas,
ça prouve qu'ils ont organisé ensemble la fausse mort de Jérôme.
Philippe...
C'est pas le même jour.
Ils ont pu revenir au même endroit quelques jours après.
Quelques années.
La maison derrière Marion
n'existait pas sur de la photo de Jérôme.
Il s'est passé plusieurs années.
Jérôme est pas mort.
Pourquoi elle se comporte comme une coupable ?
Je sais. Mais avant, c'était super, ce truc. Attends.
Enfin, j'imaginais pas qu'un tel truc...
Philippe ? Bonjour.
Bonjour, Marion.
- Que faites-vous là ? - Vous vous connaissez ?
La détective dont je t'ai parlé.
Je travaille avec Nora sur cette enquête.
D'accord.
Nous savons que vous étiez avec Jérôme à Los Angeles.
Vous avez sa bague.
Où est Jérôme ?
Dites-nous pourquoi vous suivez sa fille.
T'as vu Chloé ?
- Oui. Juste de loin. - Il a disparu volontairement ?
Bon. Viens, François, on s'en va.
On s'en va !
Pardon.
Moi, je comprends de moins en moins.
Mais elle est où, cette perle ?
Mesdames,
je vous ai demandé de vous réunir ici car je suis pas l'ex-mari d'Amandine,
mais détective privé.
Il y a eu des vols.
Amandine m'a demandé de trouver la coupable, et je l'ai trouvée.
On dirait un roman d'Agatha Christie.
Irène, justement, vous êtes la première suspecte.
Joueuse invétérée : casino, courses de chevaux...
Vous gagnez beaucoup, mais vous perdez.
C'est pas un crime.
Mais piocher souvent dans la caisse commune pour jouer, c'est limite.
J'ai toujours remis l'argent, et avec les intérêts, en plus.
Effectivement. Dette de jeux, dette d'honneur.
Puis, je me suis penché sur Solange. Ah !
Solange !
Excellente cuisinière, mais experte en détournement de fonds.
Ces 10 000 euros, mon patron me les devait. C'est pas du vol.
Oui, mais c'est pas 10 000 que vous avez détournés, mais 60 000.
Il allait tout planquer en Suisse et il nous parlait de dépôt de bilan.
Alors je me suis servie et j'ai partagé avec les filles.
Effectivement.
C'est pour ça que je me suis dit que vous n'étiez pas la coupable.
Un mari antiquaire qui finit en prison
pour recel, ça a pas dû être facile.
Ma vie n'était pas facile, avec lui.
Autant qu'il utilisait votre maladie à son avantage.
De quelle maladie vous parlez ?
Véra est cleptomane.
Son mari se servait d'elle
pour voler des petits objets chez les particuliers et les collègues.
Voilà pourquoi j'ai trouvé dans sa chambre le tableau dérobé.
N'est-ce pas, Véra ?
Il a jamais voulu que je me soigne.
C'était de pire en pire, comme une seconde nature.
- Il fallait nous en parler. - Vous ne m'auriez pas gardée.
Je me sens tellement bien, ici.
Et puis, je croyais que c'était tout à fait fini.
Tout va bien. Tout va bien. Personne n'est parfait.
Surtout pas nous.
Si vous voulez faire quelque chose pour votre problème,
je connais une bonne psy.
- Mais je peux partir de là. - Vous ferez ça demain.
À quelle heure on l'a vu prendre son bateau, Jérôme ?
À 15 h. Pourquoi ?
Le dernier appel, il l'a passé à une cliente médecin.
Et...?
C'est la dispute que sa femme a entendu.
Vous vous êtes disputée avec Jérôme avant qu'il ne parte en mer.
- Aucun rapport avec son travail ? - Effectivement, non.
C'était un coup de fils personnel.
- Absolument pas. - Ah bon ?
Je comprends pas. C'était quoi ?
Je suis tenue au secret professionnel.
"Secret professionnel" ? Donc Jérôme était votre patient ?
Oui.
C'est tout ce que je peux vous dire.
En revanche, vous auriez eu le droit de me parler de votre spécialité.
- Laissez-moi, je suis pressée. - J'ai fait analyser votre ADN.
Il est temps de dire la vérité, non ?
Puisque vous savez déjà, oui. J'étais Jérôme avant de devenir Marion.
Vous avez parlé à Juliette ?
C'est à vous de le faire, à personne d'autre.
Juliette, je me sens femme depuis que j'ai 4 ans.
J'étais mal en permanence.
Puis je t'ai rencontrée et je suis tombé amoureux de toi.
J'étais heureux pour la première fois.
Puis Chloé est arrivée. C'était un cadeau merveilleux.
J'avais enfin l'impression d'être à ma place.
Mais le malaise est revenu.
Alors, j'ai... J'ai loué une chambre de bonne.
Là-bas, je me maquillais, je m'habillais.
Je faisais tout pour sortir de la maison.
Juliette, c'était horrible de devoir te mentir à ce point.
Alors j'ai décidé de me faire opérer.
Mais mon dossier a été refusé. C'est la fameuse dispute, ce jour-là.
J'étais désespéré.
Quand le bateau a chaviré, j'ai pensé
que ça serait si simple d'en finir comme ça.
C'était Jérôme que je voulais tuer.
Il suffisait de le faire disparaître avec le bateau.
Je suis parti aux États-Unis, je me suis fait opérer.
J'ai réappris à vivre.
Toi, t'as réappris à vivre.
Mais moi, ça fait 10 ans que ma vie s'est arrêtée.
Pourquoi revenir ?
Parce que j'ai jamais cessé de vous aimer.
J'ai besoin de vous dans ma vie.
Juliette !
T'étais tout le temps déprimé, malheureux.
Je croyais que c'était ma faute.
J'ai construit ma vie et celle de Chloé sur un mensonge.
Et c'est tout ce qui nous reste.
1, 2, 3,
4 et 5 !
1, 2, 3, 4,
5, 6, 7, 8, 9 !
Moi, 5, toi, 9. Je guéris plus vite que toi.
Ça, c'est le privilège de la jeunesse.
Papi, il en aurait au moins eu le double.
Il faut dormir, maintenant, mon chéri.
Dors bien.
Bonne nuit, maman.
- Je crois que je suis prêt. - À quoi ?
À être papa.
Je voulais vous dire, Marion, j'ai sincèrement aimé notre rencontre.
- C'était pas de la comédie. - Vous n'êtes pas obligé.
Je vais y aller. Votre rendez-vous va arriver.
Dis-moi, mon amour,
tu n'as rien à me dire ?
- Que je t'aime. - Non.
Que tu t'es servi du cadeau de nos 25 ans de mariage
pour ton enquête.
Moi aussi, je sais démasquer les voleurs.
"Voleur"...
Mais gentleman.
Oh, c'est magnifique ! Merci.
- Good. - Merci, merci.
Non. Ben, non. Les couteaux, c'est de l'autre côté.
- Ça n'a aucune importance. - Si, c'est important.
Tiens, va plutôt aider mon père.
- Maxime, besoin d'aide ? - Surtout pas.
- Nora ne vient pas, je parie. - Elle est au téléphone, sur le pont.
Allez, range ça. Arrête.
- Hé, Isa, tu viens jouer ? - J'arrive.
Charles, on en est où de la mission ? Comment ça, mal passé ?
T'es sûr ?
La femme de Philippe est bien hors de danger ?
Ça va ?
Il y a un truc qui me...
Et si c'était Jérôme qui m'avait attiré ?
On sait toujours ce qui nous attire chez quelqu'un ?
- Ça vous a plu ? - Oui. Beaucoup, oui.
Tout va bien. Vous aimez les femmes.
On va redescendre, maintenant. Il fait froid, là.
Sous-titrage : Eclair Group
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