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Original subtitles

Hé, monsieur !

Je peux vous aider ?

Monsieur ?

Vous cherchez qui ?

Maman !

- Il y a quelqu'un de méchant. - C'est vrai ?

Ils l'ont fait. Santo est témoin.

9 h 27, nous sommes au bureau avant Nora.

Elle est chez Digital Electronix pour votre rapport

de vidéosurveillance.

C'était aujourd'hui ?

- Elle va m'en vouloir, là, non ? - Ça dépend de votre excuse.

J'avais un rendez-vous ?

- Non. Il a insisté pour attendre. - C'est un rendez-vous.

Donc cet homme a fait du mal à Yared ?

Non.

Il est resté loin de mon fils, mais Yared arrêtait pas de pleurer.

Et maintenant, il est plus le même.

C'est-à-dire ?

Il se comporte comme quand on l'a ramené.

Il dort plus, il veut plus être nourri qu'au biberon

et il pleure tout le temps.

Vous savez, on a adopté Yared en Éthiopie.

Il a vécu des choses très dures, là-bas.

Jusqu'à cet incident, il allait mieux.

Je veux que vous retrouviez cet homme.

Bonjour. Il est 10 h, et c'est le flash info.

Bonjour, Antoine. Ce soir, le président s'exprimera.

Après 6 mois de consultation...

T'es toute belle.

Mince !

Tu pourrais recevoir tes patients en peignoir.

Très drôle.

- Mal réveillée ? - Tu me prends pas au sérieux.

Tu rigoles ?

C'est super, je suis content pour toi.

Je sais...

Je sais aussi que je m'occupe pas assez de toi.

Écoute, je dois me changer. Ça partira pas.

Tu ranges ça et t'y vas ? Mes patients arrivent.

C'est humiliant, de devoir me cacher.

- T'as honte de moi ? - Ça pourrait créer un malaise.

- Pour moi ou pour eux ? - T'es chiant, hein !

Merci.

- Bonjour. - Bonjour.

- Bonjour. - Marc.

Oui ?

Non, pas toi. L'autre Marc. Je vous en prie.

Bonne journée, chérie.

Oui... Oui, c'est ça.

À ce soir.

Yared, tu veux un petit gâteau, mon chéri ?

Non ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Dis à maman ce qui t'arrive.

Vous l'avez rencontré à l'hôtel, sans passer à l'orphelinat ?

Ben, oui.

Les papiers étaient en règle, ça changeait rien.

Vous savez d'où il vient et qui étaient ses parents ?

Sa famille est morte

dans des déplacements de population.

Il avait 2 ans quand des réfugiés l'ont déposé à l'orphelinat,

d'après le dossier remis par l'association Le Sourire d'Abou.

Ils ont sûrement d'autres infos.

On a appelé, mais ils disent nous avoir tout donné.

On a tellement attendu avant d'avoir Yared.

On a peur qu'on nous le reprenne.

Pourquoi ? Il y aurait une raison ?

Ben, non.

Bien sûr que non.

C'est beau, ce que tu fais.

Je peux regarder tes dessins ?

C'est joli, ça. C'est qui ?

Ça vous dit quelque chose ?

Vous voilà. Enfin !

Que ces missions vous gonflent, je comprends,

mais c'est ce qui nous fait vivre.

On a un nouveau client. OK ?

Formidable.

- Vous allez sauver qui, cette fois ? - Un enfant.

Il a vu quelque chose...

qui fait peur.

- Vous rigolez ? - Non.

Si. Vous allez faire comment ?

Vous cacher et prendre le monstre du placard en flag ?

On est crédibles grâce au choix de nos clients.

Ah bon ?

Je pensais que c'était notre capacité à aider ces clients.

J'ai l'impression que c'est fini, les fritures avec Nora.

- Vous avez pris vos marques. - On va dire ça, oui.

Elle passe pas, Isa ?

Elle bosse pour sa formation de coach.

Ça plus ses patients, ça occupe.

Dire que j'ai quitté la police pour passer plus de temps ensemble.

Je vais fumer une cigarette.

Dis-moi, qu'est-ce qu'il y a de si passionnant sur cet écran ?

C'est le Dr Lipton. Il fait des enquêtes.

Faut trouver qui a tué la duchesse de Cadbury

en résolvant des énigmes.

Il y en a des hyper dures.

Crois-moi,

j'en ai résoudé, des énigmes et des enquêtes.

Mais si tu crois m'impressionner

avec ton Maigret électronique, tu te trompes.

- Ça va, avec Isabelle ? - Oui, oui.

C'est quand même un drôle de métier, psy.

Passer ses journées à écouter les soucis des autres.

J'ai l'impression qu'elle connaît mieux ses patients que moi.

J'ai été jalouse de Maxime, au début,

de ces femmes magnifiques

qu'il suivait pendant des jours pour rassurer leurs maris.

À la fin, il savait tout d'elles.

- Comment vous saviez ? - Je le suivais.

Mais bon, j'ai vite décidé de lui faire confiance.

C'est beaucoup moins fatigant.

- Vous plaisantez ? - Écoutez,

ce gamin a vu quelqu'un qui l'a traumatisé.

À moins de placer une caméra, notre seule piste,

c'est de chercher dans son passé.

Ses parents ne sont même pas allés à l'orphelinat.

Je soupçonne un trafic d'enfants.

- Allons vérifier ça. - Vous spéculez.

Vous infiltrerez l'association avec ça ?

Si on avait un doute d'espionnage industriel,

hésiterions-nous à infiltrer l'entreprise ?

- Ça n'a rien à voir. - Nora.

Quoi ?

- Cette famille a besoin de nous. - Je peux pas !

Je dois finaliser le devis d'intervention...

- Non. Mais c'est fait, ça. - Quoi ?

Je m'en suis occupé hier. Il faut bien faire tourner la boîte.

Vous croyez qu'ils vont coopérer ?

Nous, non. Mais...

Santo ! C'est prêt ?

Vous avez rendez-vous à l'association à midi.

- C'est quoi ? - L'agrément du Conseil général.

Il vous autorise à adopter. Enfin... un faux, bien sûr.

Philippe et Nora Aroche-Badie ?

Mariés le 2 octobre 2004, résidant à Paris 11e ?

On peut dire Aroche-Badié. C'est le mélange de...

J'ai compris, merci !

Depuis quand vous complotez ça ?

Accessoires.

On devrait parler de notre histoire, en cas de questions.

La rencontre, par exemple.

Alors moi, je...

j'imaginais ça au bord de la mer, en vacances.

Moi, j'étais venu seul,

puis vous, vous étiez sur le point de rompre.

Un soir, c'est la dispute de trop,

vous vous retrouvez seule lors de la soirée blanche.

Échange de regards.

Je m'approche de vous,

je vous prends la main...

Coup de foudre direct, et on s'est plus quittés.

C'est ridicule.

Vous dirigiez un cabinet de conseil en informatique en déclin,

et vous aviez besoin d'une associée moderne et dynamique,

qui vous motive.

Eh ben, c'est d'un romantisme.

Règle d'or d'une fausse identité : c'est de coller au réel.

Bon. Et pour l'adoption ?

Je suis stérile. Vous voulez me faire ce cadeau.

Et puis ça me va très bien, l'adoption.

Pas vous ?

Si, si.

Tu pars déjà ?

- On est mercredi, j'ai psy. - Tu vois un psy ?

Ben... oui. Allez, à toute.

Attends, je t'accompagne.

Je vais acheter du café.

Santo !

Santo !

Ça se passe bien, avec ta psy ?

Oui, comme avec une psy.

- Vous en avez épousé une. - Je suis le mari, pas le patient.

Se confier à une femme, ça créé des liens.

- C'est le but. - Ah bon ?

- Sinon, on peut pas travailler. - Ah bon ?

Oui. Ça peut même se transformer en attirance physique.

Ma psy ressemble à ma mère.

Si ça arrivait avec elle, je devrais voir un psy.

Mais puisque j'en vois déjà un.

Pourquoi ces questions ?

- Vous êtes bizarre. - Comment ça "bizarre" ?

Vous râlez plus pour le café froid.

J'ai mis ma chemise cintrée, et pas un mot.

Tu sais quoi ?

Quand tu en auras fini avec ta psy, range tous les dossiers !

Je vais mieux, là ?

C'est Amel, à l'accueil.

M. et Mme Aroche-Badié sont là pour Mme Pélissier.

D'accord.

Madame Pélissier vous reçoit dans 2 minutes.

Ça fait longtemps que...? Enfin, pardon.

Vous n'avez pas à me répondre,

c'est pour vous dire qu'on va vous aider.

Vous avez traversé des moments difficiles,

mais maintenant, vous n'êtes plus seuls.

On est là pour vous,

pour vous accompagner jusqu'au bout.

C'est une adoption ou des soins palliatifs ?

Bien.

M. et Mme Aroche-Badie...

- "Dié", Aroche-Badié. - Badié, pardon.

Comme vous le savez,

l'adoption n'est pas un long fleuve tranquille.

Oui, nous savons. Mais...

nous sommes prêts.

Nous avons entendu aussi des choses terribles

sur les orphelinats à l'étranger.

Vous savez, il y a beaucoup d'exagération.

mais il y a aussi quelques dérives, comme partout.

Ici, tout est transparent.

L'adoption occasionne des frais de dossier,

de séjour là-bas quand vous irez le rencontrer, de visa, bref.

Nous, nous centralisons tout.

C'est bien.

Et à propos des enfants ?

Nous travaillons avec des orphelinats en Éthiopie, qu'on connaît bien.

Ça nous permet d'avoir des relations de confiance.

J'ai vu dans votre brochure qu'il y en a un à Dire Dawa.

Oui.

Mais...

Bon, euh...

Malheureusement,

l'orphelinat de Dire Dawa a fermé il y a 6 mois.

Il y avait un manque de moyens, et...

Rassurez-vous, tous les enfants ont pu être accueillis.

Et ces enfants,

on sait d'où ils viennent et leur vécu ?

Ah oui, bien sûr. On a un dossier sur chacun.

- Où gardez-vous ces dossiers ? - Pardon ?

Je veux dire, ils sont pas sur un disque dur non sécurisé

qu'un hacker peut pirater ?

- Mon mari est informaticien. - Ah !

Il voit des pirates partout.

C'est vrai que j'ai un peu tendance à...

Non, non. Rassurez-vous.

On travaille à l'ancienne, ici.

On garde tout sur papier, dans nos bureaux.

Évidemment.

Salut, la jeunesse. Ça travaille dur ?

- Et toi, tu t'ennuies ? - Pas du tout.

J'ai un petit problème,

parce que ton frère a laissé sa console de jeux chez moi.

J'ai essayé de l'allumer. Ça marche pas.

J'espère que je l'ai pas cassée. Regarde.

- C'est bon, ça marche. - Non, pas ça.

Quand tu mets les objets trouvés dans la mallette. Après...?

Tu fais O plus touche X.

Attends, pas si vite.

- O. - "O."

- X. - "Plus touche X."

Ah oui, d'accord.

Ça me rassure. J'aurais été embêté que ton frère...

- Tu veux que je lui rende ? - Non !

Je vais le faire moi-même. Ciao.

Mon chéri !

J'en connais un qui va passer une bonne soirée.

Oh, mon chéri...

Je suis désolée. Des fois, je suis un petit peu...

Elles sont magnifiques.

Oui, mais elles ne sont pas de moi.

Ah ?

Mais c'était signé Marc. Qui veux-tu que ce...

Super.

Ton patient t'envoie des fleurs. On peut savoir pourquoi ?

Je sais pas. Il a dû faire un transfert.

Eh ben, tu vas le détransférer, direct.

C'est une bonne nouvelle. Il bloquait. On avance enfin.

Tu te fous de moi ? Vous avancez sur quoi ?

Je peux pas parler de mes patients avec toi.

- Il n'y a aucune vie en jeu. - C'est quoi, cette crise, là ?

Ça fait des semaines que je me retiens.

Il fait un transfert ? À quand, la réciproque ?

Ah, d'accord.

- C'est ça, ton estime envers moi ? - Commence pas avec ça.

Jaloux et ridicule, tu préfères ?

Mets-les dans l'eau. Sinon, elles vont crever.

Ça serait dommage.

N'importe quoi.

Oui, bon. Par là, quoi.

- Ils ont enlevé les meubles ? - Non. On s'est trompés de bureau.

Ne rien sauvegarder, c'est aberrant.

Ne râlez pas,

on pourrait être en train d'essayer de pirater un disque dur.

Hé !

Ça vous manque pas, le frisson ?

- J'ai la compta. - Cool.

Comme vous le disiez, il y a peut-être un trafic d'enfants.

Qui dit trafic, dit transferts de fonds.

"Photos Dire Dawa 2011."

Je l'ai ! Yared Dunga.

Ah, merde.

Ça a peut-être été rangé ailleurs, par erreur.

Dans ce cas, la nuit va être longue.

Hou là... Je tombe de sommeil.

- Je vais me coucher. - Bon. Je finis l'article.

- Allez, bonne nuit. - Bonne nuit.

As-tu contacté Hugo pour sa console ?

Oui, oui.

- Bonne nuit. - Ciao.

Ça pouvait pas attendre ?

Si t'étais à la place des parents, tu voudrais que tout aille vite.

Je préfère qu'on prenne notre temps.

Arrête.

- Mais arrête, t'es fou ? Pas ici ! - J'ai envie de toi, là.

J'ai cru qu'ils finiraient jamais.

Je ne veux pas savoir à quoi vous pensez.

Non, stop. On a du boulot.

J'ai analysé les éléments trouvés. C'est vraiment très intéressant.

Je vous remercie.

L'association reversait à l'orphelinat de Dire Dawa

les dons des parents.

Or l'année précédant sa fermeture, il y a eu un record d'adoptions.

- Donc de dons. - L'orphelinat n'a pas fait faillite.

En revanche...

son directeur, Alex Morlay, a disparu.

Aucune trace du type, depuis la fermeture.

Mais...

Santo !

J'ai les coordonnées d'un médecin qui y était.

Véronique Pasquier. Elle est à Paris.

Ça donne quoi, les photos du CD récupéré ?

Et c'est parti.

Attends, attends.

Reviens en arrière, là.

Encore. Voilà.

Là ! Elle !

- C'est un dessin de Yared. - Et...?

La canne et les cheveux rouges.

On a son nom ?

Ça y est : Binta Traoré.

- Arrivée à 13 ans à Dire Dawa. - Ouais...

Eh ben, c'est tout.

- Comment ça ? - Je sais pas.

Il y a des tartines sur les autres, mais rien sur elle et Yared.

- Vous livrez ça comme d'habitude ? - Dans le 16e. C'est noté.

- Et voilà. - Merci, monsieur Alex.

Au revoir.

- Et belle cravate, hein ! - Merci beaucoup.

Sylvie ! Une livraison dans le 16e.

Police. Vous connaissez l'individu qui vient de sortir ?

- Oui. C'est un client habituel. - Son nom ?

Je l'ignore. Il passe commande au nom d'Alex.

Il vous a fait un chèque.

Voilà.

"Alexandre Vaissière."

Et l'adresse de livraison ?

C'est chez Mme Maud Maretto, 12, rue d'Auteuil, dans le 16e.

Je ferai la livraison moi-même. Merci.

Excusez-moi. Je pourrais revoir l'insigne ?

- Mme Pasquier ? - Oui.

Bonjour. Philippe Roche, journaliste.

- Vous avez eu mon message ? - Oui.

- Qui vous a donné mon adresse ? - Mme Pélissier, du Sourire d'Abou.

Soit vous mentez mal, soit elle se fout de moi.

Elle travaille bien avec les orphelinats ?

Oui. Et au moindre problème, elle lâche tout le monde.

- Comme la fermeture de Dire Dawa ? - Par exemple.

- Dites-m'en plus sur la fermeture. - J'ai rien à vous dire.

Vous savez, je ne juge personne.

J'essaie juste de savoir ce qui s'est passé là-bas.

Imaginez qu'on tombe dans un torrent de merde,

et pour se nettoyer, on n'a qu'un Kleenex.

C'était le quotidien à Dire Dawa.

Morlay et moi avons fait de notre mieux, comme tout le monde.

C'est plus mon problème.

- Bonne journée. - Vous savez où je peux le trouver ?

Non.

Miss Nora Abadie, quelle surprise !

Gilles ! Comment ça va ?

Bien. Tu t'ennuies du service ou t'as un truc à me demander ?

J'ai besoin d'une information

sur un expat en Éthiopie, à Dire Dawa : Axel Morlay.

Il y dirigeait un orphelinat. Il doit être fiché.

Pourquoi je le donnerais ?

Parce que tu es un être bon et généreux.

Ça va me prendre du temps, ton truc.

Et puis je suis débordé, j'ai pas que ça à faire.

- Que veux-tu ? - 2 heures avec toi.

- Toi et moi, comme la dernière fois. - Gilles, par pitié...

À toi de voir.

Je fais ça en 20 min.

Bon. Je te retrouve où ?

Oui, je comprends.

Non. Le docteur ne reçoit pas le mercredi matin.

Je peux vous mettre le mardi 12, à 15 h.

15 h 30, alors.

Très bien.

Alors le mardi 12, à 15 h 30.

Au revoir.

- Bonjour. - Bonjour.

- Une livraison pour Mme Maretto. - Elle est occupée. Je transmettrai.

Je dois le faire en main propre. J'attendrai.

Comme vous voudrez.

Le docteur est psychologue ?

- Psychanalyste. - Oui, c'est ça.

Le monde est petit.

J'ai un copain qui vient la voir comme patient.

- M. Vaissière, vous connaissez ? - Non.

C'est normal, vous pouvez pas vous rappeler tout le monde.

T'es où ? T'es où ?

Alexandre, Alexandre...

Je crois que vous avez raison. Je vous laisse le bouquet.

Mettez-le dans l'eau.

Enfin, vous voyez, quoi.

Et ça ?

- Pas mal. - Mais c'est génial.

C'est... C'est magnifique.

- Gilles, ça, c'est vraiment toi. - Tu mens mal.

Mais, Gilles, s'il te plaît.

C'est mon 1er rencart en 4 ans. Je peux pas me planter.

Je suis pas styliste.

La seule fois, c'était à Rome,

et tu as choisi mes vêtements.

À Rome, on t'a tout volé

et j'ai pris ce que j'ai trouvé en premier.

Bon. Tu le veux, ce dossier, oui ou non ?

C'est à vomir. Allez !

Suivante. Allez.

- Ben, voilà. - Bien !

Merci. T'es allé jusqu'où ?

- Énigme 78. - T'as réussi la 75 ?

- Le labyrinthe invisible ? - Je te montre.

C'est pour son bien.

Allez, viens.

- Montre-moi. - Je te montre l'indice.

- OK, c'est bon. Je l'ai. - Vas-y, vas-y !

- J'y suis presque. - Encore !

Oui, c'est bien !

Yes!

- Je suis coincé, à chaque fois. - Mais non !

On dirait vraiment un gamin.

Je sais. J'étais partie acheter des collants,

et comme c'étaient les soldes, j'ai pris des trucs.

J'ai rien dit.

Pélissier, Pasquier et Morlay sont de vieilles connaissances.

Ils ont commencé ensemble.

Pélissier est rentrée à Paris, laissant les autres sur le terrain.

Ils se sont retrouvés quand Pélissier a monté Le Sourire d'Abou.

Morlay recueille des enfants

et Pélissier fournit les fonds pour l'orphelinat.

Quitte à forcer la loi du marché.

Comment ça ?

Deux mois avant la fermeture de l'orphelinat,

une plainte a été déposée contre Morlay.

Un gamin devait être adopté, mais sa tante vient le chercher,

folle de rage.

Évidemment, les soupçons de rapt ont été étouffés avec un bakchich.

D'après Morlay, c'est une bête erreur administrative.

Mais c'était pas la première.

L'orphelinat a fermé, l'enquête est en cours,

et Morlay va être entendu.

Pélissier a donc menti.

Oui.

Une nouvelle mission pour les Aroche-Badié ?

Allez, on pense mariage.

Allégresse !

Joie !

Bonheur ! Oui, c'est ça.

Mlle Abadie, souriez, vous êtes mariée.

Voilà !

C'est ça.

Continuez. Oui ! Oui, allez-y !

Voilà. On pense Venise,

voyage en amoureux, gondoles...

Plus gourmande, la bouche. C'est ça.

Glaces italiennes.

- Regardez les gondoles. - Où ça ?

Elles sont là !

On pense été, Bahamas,

noix de coco... Non, pas comme ça.

Non, non et non !

Voilà, on pense ski, montagne...

Regarde, c'est l'Everest.

Fromage et vin chaud. Oui, plus d'amour.

Oui, c'est ça !

C'est ça, embrassez-vous !

Embrassez-vous !

Oui ! Voilà !

Voilà !

Oui ! Oui !

Bonjour. C'est par ici.

Voilà.

- Je vais vous débarrasser. - Oui, volontiers.

- Voilà. - Pardon.

Bienvenue à la maison.

Oh, dites donc !

- C'est très joli, chez vous. - La décoration, c'est ma femme.

Bravo.

Bon. On a déjà acheté les cache-prises et les...

Les coins de table.

- On n'en demande pas tant. - On fait le tour du propriétaire ?

- Avec joie. - Allons voir la chambre de l'enfant.

- L'escalier n'est pas trop abrupt. - C'est très bien.

- Il faudra mettre une petite rampe. - Ah oui, absolument, une rampe.

C'est dangereux, ça.

Voilà la chambre.

Allez, allez...

- Chérie, Mme Pélissier adore. - Tant mieux.

Oui, vraiment.

C'est parfait.

Bon. Eh ben...

Peut-être qu'on peut vous servir quelque chose à boire ?

Avec joie. Vous avez du thé ?

Ben oui, c'est ça. D'accord.

- Par là. - Oui, c'est vrai.

Bon. Ben, je crois que j'ai tout.

Et une fois que le dossier est déposé,

il faut combien de temps avant de...

d'obtenir un enfant ?

Alors là, c'est très variable.

Ça peut aller de quelques mois à plusieurs années.

- Ça dépend de tellement de facteurs. - "Plusieurs années" ?

Et il n'y a pas un moyen d'accélérer les choses

et d'assurer la priorité du dossier ?

Tous les parents veulent ça.

Tous les parents n'ont pas les moyens de leur impatience.

Tenez.

C'est quoi, ça ?

Un gage de notre motivation.

Alors, au risque de vous décevoir, ça ne changera rien du tout.

- On est déjà rémunérés. - C'est un don à l'orphelinat.

- Non. Je vous ai déjà expliqué. - Je peux mettre plus.

- Ce ne sont pas nos méthodes ! - Ce n'est pas ce qu'on dit.

Qu'est-ce qu'on vous a raconté ? Qui ?

Personne.

Non, attendez. Vous insinuez des choses.

Je suis en droit de savoir qui colporte ces mensonges.

Un homme nous a appelés, après notre rencontre à l'agence.

Il nous a pas dit son nom,

seulement que vous aviez travaillé ensemble,

et d'après lui, en y mettant le prix,

vous...

vous sauriez faire en sorte que ça arrive.

C'étaient ses mots.

Alors, voilà...

Bon !

On va en rester là, pour le moment.

J'ai besoin de...

Je prends votre dossier. Il sera traité comme tous les autres.

Et puis... je vous rappellerai.

Je vous raccompagne.

Bonjour.

- Je peux vous parler ? - Je suis pressé, là.

On se connaît, non ?

Je suis le mari de la psy à qui vous envoyez des fleurs.

Enfin, une parmi d'autres.

- C'est quoi, votre problème ? - Pardon ?

- Il y a pas de problème. - Joue pas au con !

Vous êtes fou ?

Si tu t'approches d'elle, c'est pas une psy qu'il te faudra.

Compris ?

Je préfère ça.

- Alors ? - On l'a.

Elle a appelé. Vous voulez écouter ?

Axel, j'ignore à quoi tu joues. Laisse-moi en dehors de ça.

Tu ne me feras pas plonger avec toi. Rappelle-moi.

C'est court.

- Vous avez pu géolocaliser ? - Non.

Mais j'ai le numéro appelé.

C'est un fixe, au nom de Véronique Pasquier.

Chérie...

T'as fini ta journée ?

J'ai encore 3 rendez-vous.

- De nouveaux patients ? - Qu'est-ce que ça change ?

Rien.

Tu vas être content, j'ai reçu un appel de Marc.

L'autre. Il arrête sa thérapie.

S'il n'a plus besoin de te voir, c'est que tu as réussi ton boulot.

Il m'a tout dit.

Isa, c'est un malade.

Il avait une autre psy à qui il offrait des fleurs.

Et peut-être une 3e ou une 4e.

En plus, il s'appelle pas Marc.

Non. Il s'appelle Alexandre Vaissière.

Tu le savais ?

Et il envoie des fleurs à son ex, qui est psychanalyste.

Badaboum ! La théorie du grand policier détective s'effondre.

- S'il te plaît, Isa... - N'essaye même pas.

- Qu'est-ce que vous voulez encore ? - Axel Morlay.

- J'appelle la police. - On est détectives.

Les Kervelin nous ont engagés pour connaître l'histoire de Yared.

Il n'avait pas d'avenir. Maintenant, oui.

Ça, c'était avant qu'il ne voie un mystérieux visiteur.

Ses parents ont besoin de connaître la vérité.

J'ai rien à dire.

Je vais leur parler.

Bonjour. Je suis Axel Morlay.

Il n'y a eu aucun trafic. On n'a pas touché 1 centime.

- On doit vous croire ? - Je m'en fous.

Vous me prenez pour qui ?

Tout ce que j'ai fait, c'est sauver ces gamins de l'enfer.

Qui est Binta ?

Binta avait 13 ans à son arrivée à Dire Dawa.

Un garçon d'un an et demi l'accompagnait, Yared.

Au début, on a cru que c'était son frère.

- Mais... - C'était son fils ?

C'est ça ?

Elle avait été violée

lors d'un raid des factions rebelles qui a décimé les siens.

Elle a survécu pendant plus de 2 ans dans un camp de réfugiés,

avant de rejoindre l'orphelinat avec Yared.

Bon. Ils se sont rétablis, mais avec quel avenir ?

On se bouscule pas pour adopter les fratries,

alors une mère et son enfant...

Vous lui avez dit de l'abandonner ?

Ça va pas, non ? Vous êtes dingues ou quoi ?

C'est Binta qui a décidé, pour que Yared ait une vie meilleure.

Elle lui a expliqué qu'ils allaient se séparer.

Et les Kervelin sont arrivés.

Je l'ai accompagné à leur hôtel.

Et par chance...

Et Binta a été adoptée, quelques semaines après.

Pourquoi retourner voir Yared ?

Je suis allé chez les Kervelin pour leur dire la vérité.

Et quand Yared m'a aperçu,

j'ai vu chez lui une vraie terreur, comme quand je l'avais amené.

- Il hurlait. - Ça vous étonne ?

Vous lui retirez sa mère, lui en trouvez une autre,

puis vous réapparaissez.

Moi, je recolle les morceaux. Pensez ce que vous voulez.

Ça serait à refaire, je le referais.

Ce n'est pas votre 1er trafic de dossier.

Pélissier savait ?

Non.

Quand elle l'a su, elle a fermé l'orphelinat.

Et maintenant ?

Je vais être mis en examen.

Ça devait bien finir par arriver.

Mais ça ne changera rien.

Mes choix, je les assume.

Je suis occupée.

- Faut que je te parle. - J'ai pas envie !

- T'es lourd, et en plus, t'es sourd. - Je suis désolé.

Je me suis comporté comme un con.

- Vis-à-vis de toi et de... - Alexandre Vaissière.

"Alexandre Vaissière."

Je suis sincèrement désolé. J'irai m'excuser.

En ce qui nous concerne...

si tu veux plus me parler...

ou si tu veux que j'aille dormir ailleurs...

Mais je veux pas te perdre.

Excuse-moi, mais c'était quoi, cette histoire ?

Alexandre Vaissière était marié avec Maud Maretto.

Elle l'a quitté pour un de ses patients.

La rupture a été très dure,

et il a mis longtemps avant de parler à un psy.

Et puis il est venu me voir.

Je savais que la question du transfert allait se poser,

qu'il allait tenter de me séduire pour tenter de se venger.

On s'est donc mis d'accord pour faire un jeu de rôles.

En fait,

c'était pas Alexandre qui avait des sentiments pour toi,

mais Marc, son double thérapeutique.

T'as pioché dans ma bibliothèque.

- Mais pourquoi "Marc" ? - C'est son deuxième prénom.

Et il faut croire que dans mon inconscient,

un homme amoureux de moi ne pouvait s'appeler que Marc.

Il faut que tu me fasses confiance.

Voilà, vous savez tout.

Pour notre adoption, il se passera quoi ?

Ne vous inquiétez pas, ça changera rien.

C'est pas pour son cas que j'aurai des ennuis.

Les papiers de Yared sont en règle. Personne ne pourra vous l'enlever.

Yared sait que sa mère est vivante ?

Oui.

J'ai l'adresse des parents adoptifs, au Canada, si jamais...

J'ai fait ce que j'ai pu.

Vous auriez fait quoi ?

Vous voulez un mouchoir ?

Je vais très bien. Je vous remercie.

Je crois qu'on peut dire adieu aux Aroche-Badié.

- Ils vont me manquer, moi. - Ils auront bien vécu.

Et si on leur accordait un bonus ? Un dîner aux chandelles ?

Vous n'arrêtez jamais, vous.

Ou juste un verre.

Je répondrai même pas.

- Vous êtes sûre ? - Stop ! On rentre, point.

- Vraiment ? - Oui.

C'est ça qui vous plaît.

Sous-titrage : Eclair Group.

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