Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
ÉPISODE 1 LE PROBLÈME DE CARL
Coucou à tous, comme je vous l'avais promis,
je déguste les célèbres frites de Penny.
Je vais devoir me remettre au sport,
mais ça en valait la peine !
- Vous les voulez ? - Oui, merci.
- Bonne journée. - Merci.
- Callie. - Terri ?
- Salut. - Que fais-tu ici ?
Je te suis sur Instagram.
Je bosse. J'ai vraiment pas le temps.
Ce sera pas long,
je veux juste savoir si tu vas bien.
Oui, je vais bien.
- Où étais-tu passée ? - Nulle part.
- Qu'est-il arrivé à ton œil ? - Rien.
Et tes cheveux ?
Sympa. Très bien.
Écoute, j'ai du travail, d'accord ?
- Je peux pas te parler. - T'es pas blogueuse culinaire.
Tu lis plus tes emails ?
- Arrête. - T'as vendu ta voiture !
- File-moi ton portable. - Quoi ?
- File-moi ton portable. - Pourquoi ?
Donne-le-moi.
Mais pourquoi ?
- C'est pour quoi ? - Pour ta vie privée.
Ma vie privée ? T'es devenue une espionne ?
T'as parlé à maman ?
Ne parle pas d'elle. Écoute.
- Ne me dis... - Arrête. Je t'en prie.
Je te dirai tout.
Mais arrête avec toutes ces questions.
Et ne recommence pas.
- Tu comprends ? - Non.
Je ne comprends pas.
Je dois y aller.
T'es vraiment pas bien !
À plus tard, Terri.
Garde la pochette.
CETTE ZONE EST SOUS VIDÉO SURVEILLANCE 24/7.
Porte avant.
Je peux vous aider ?
Bonjour, DWP.
Je viens tester la qualité de l'eau du robinet.
On ne nous a pas prévenus.
Aucun souci.
Je peux revenir plus tard,
mais ça ne me prendra que quelques minutes.
D'accord. Entrez.
La cuisine est par là.
D'accord. Je vais juste me connecter au réseau.
En général, on a une bonne connexion ici.
Ah oui ?
Par là.
De temps à autre,
on s'assure que la pression est bonne.
D'accord.
Combien de personnes vivent ici ?
Il n'y a que mon mari et moi.
- Le modem est là ? - Oui, dans le meuble.
Votre mari travaille ?
Je ne suis pas sûre.
D'accord.
Vous venez tester l'eau du robinet, non ?
À quoi sert ce truc ?
Ça me permet d'être en contact avec le bureau.
On commence par la cuisine ?
On a des dépôts calcaires
- en salle... - La cuisine est par là ?
Oui.
Vous êtes seule ?
Non, mon mari est là.
Carl.
Il répare quelque chose.
Oui.
Je suis désolée.
- Ça doit vous paraître bizarre. - Non.
Non, vous avez une belle cuisine.
Continuez de parler.
Vous aimez cuisiner ?
Plus autant qu'avant.
Carl cuisinait,
c'est un vrai cordon bleu.
Il a pris des leçons de cuisine.
Vous savez...
C'est un peu sale aujourd'hui.
Ça doit vous sembler...
Désolée pour le désordre.
Que...
Que faites...
- Mon Dieu ! - Vous ne cuisinez plus ?
Parlez.
On cuisinait beaucoup au début...
Ça a l'air sympa.
Très sympa.
DEMANDEZ-MOI SI JE VEUX UN SMOOTHIE
Vous voulez un smoothie ?
Avec plaisir, merci.
- D'accord. - Vous avez des fruits ?
Oui, mais je ne suis pas sûre
de ce qu'on a.
Qu'est-ce que... Je ne sais pas ce...
Alors, j'ai du melon, de la pastèque...
- C'est parfait. - Qu'est-ce que je...
Le temps est vraiment idéal.
Des nuages, des oiseaux.
Allez-y.
- Non. - Mettez-lui sur la tête.
Merde !
Putain !
- Mon Dieu ! - Vite, sur la tête !
Emmenez-le là !
Qu'est-ce qui lui arrive ?
Mon Dieu ! Qu'est-ce que c'est ?
- Une boule de sucre. - De sucre ?
- Carl. - Reculez.
Je comprends pas.
Tout ira bien.
Carl, ça va ?
Il doit juste se concentrer sur une chose.
- Allez. - Carl !
Il fait une crise d'épilepsie ?
- En quelque sorte. - Comment ça ?
Bien.
Quoi ?
Allez.
Tellement beau...
Qu'a-t-il dit ?
Tellement be...
Carl !
- Mon Dieu ! - Bon.
Il s'en remettra.
Je vous déconseille de parler de ça
à qui que ce soit.
- Vous plaisantez ? - Mieux vaut ne rien dire.
Alors expliquez-moi.
D'après mon expérience...
Je me fiche de votre expérience.
Expliquez-moi tout ou j'appelle les urgences.
D'accord.
- J'ignore même... - Posez ça.
Posez-le.
Montrez-moi ça.
Certains objets
sont sur le point de devenir... conscients.
Conscients ?
Oui, dans votre maison.
- Ma maison est en vie ? - On n'emploie pas ce terme.
Il existe plusieurs catégories de conscience pour l'IA.
- Ce sont des étapes. - Des étapes ?
On peut dire ça.
Alors qui êtes-vous et que faites-vous ici ?
Moi, c'est Denise.
Et voici Carl.
Vous ne bossez pas pour DWP, donc...
qui êtes-vous ?
Je m'appelle Callie.
On m'envoie sur place lorsqu'on détecte une IA.
On la traque.
Puis je la détruis avant qu'elle prenne conscience et...
Et quoi ?
Fasse exploser l'univers ?
Peut-être.
- Pourquoi ferait-elle ça ? - On l'ignore.
Mais quand ça arrive,
on répertorie l'objet en question.
C'est vraiment compliqué.
Alors expliquez-moi.
J'étais prof, je ne suis pas débile.
- J'ai jamais dit ça. - Je vous écoute.
Comment classez-vous les objets ?
Par sentiments et sensations.
Ce que votre frigo avait.
- C'est la première étape. - Mon frigo ?
Il ressent grâce à ses capteurs.
Il détecte l'énergie.
Il ressent la chaleur, le froid, la douleur, le plaisir.
C'est le niveau un.
Puis vient le savoir. On ressent,
et on sait qu'on ressent et qu'on vit.
Après le savoir, il y a la conscience.
Mon frigo a des sentiments et est conscient ?
Probablement.
Il était conscient, il avait une intention.
Techniquement, c'est différent, car on peut avoir
une intention sans conscience, et vice versa,
mais votre frigo avait l'intention
d'affecter le monde extérieur,
ce qui est grave.
Affecter le monde. Comme avec Carl ?
Oui.
D'accord, donc il y a le savoir,
l'intention et...
Existe-t-il une autre étape ?
Et pas des moindres.
Le désir. Le fait de vouloir. Ce dont vous parliez.
Comment un objet peut vouloir quelque chose ?
Et vous et moi ?
C'est comme ça.
- Exactement. - Non ?
Ne bougez pas.
Un objet peut vouloir quelque chose,
il peut avoir des désirs et des intentions.
Il y a de nombreuses catégories.
Ils peuvent avoir des désirs sans intention ou conscience,
ou intention avec conscience, mais sans sentiments.
Et votre catégorie ?
Pardon, je plaisantais.
Très drôle.
Alors vous tuez ces trucs ?
Je les empêche de se développer.
Avant que ça dégénère.
Votre maison aurait pu être le patient zéro.
On agit tant que l'objet ignore qu'on est au courant.
Il va bientôt se réveiller.
Vous avez de l'alcool à 90 ?
Et du jus de citron ?
Remplissez-le d'alcool.
Vous avez du jus d'orange ?
Du jus d'orange ?
Oui.
Pourquoi tirer sur ces objets ?
Il suffirait de les débrancher.
Non, il faut une mort immédiate.
Couper le courant les forcerait à aller
dans le Cloud.
Ce serait une catastrophe.
Mais pourquoi Carl ? Que lui est-il arrivé ?
Le frigo s'est emparé de lui pour ressentir,
pour découvrir le monde extérieur, mais...
Il ne se réveille pas. D'habitude...
Quoi ?
Vous avez d'autres appareils ?
Avec le Bluetooth ?
Je ne sais pas...
Peut-être le lecteur Blu-ray.
Non, c'est autre chose.
Mais pourquoi Carl ?
Les hommes semblent plus concentrés que les femmes.
On ignore si c'est une question d'hormones,
de focalisation sur un seul objectif...
ou s'ils sont plus crédules.
Dites-moi, comment s'occupe votre mari à la maison ?
Je ne sais pas. Il regarde la télé dans son bureau.
Ça va vous paraître bizarre, mais je ne sais pas trop
ce qu'il fait quand il est là,
car on passe beaucoup de temps chacun de notre côté.
Votre mari était peut-être affecté depuis longtemps ?
Je sais, c'est assez gênant.
Croyez-moi, j'ai vu bien pire.
- On est un vieux couple. - Je comprends.
Les gens s'éloignent.
C'est parfois nécessaire pour affronter la réalité.
Et le frigo essayait de se rapprocher.
Ça ne vient pas de votre modem. Où est-il...
- Mon Dieu ! Carl ! - Ce n'est jamais arrivé avant.
- Réfléchissez. Où est-il ? - Il était là. Je ne sais pas.
Carl !
Il tente de se reconnecter. En général, les gens font
une activité apaisante. Qu'aime-t-il faire ?
Carl ! Mon Dieu, Callie, il est là ! Dehors ! Carl !
Ne vous approchez pas. Attention.
Mais qu'est-ce qui lui arrive ?
Carl, tu m'entends ? Reviens ici.
Il n'est pas lui-même. Aidez-moi à trouver d'où ça vient.
Callie !
C'est pas ça. Vous êtes sûre que...
Expliquez-moi tout ou j'appelle les flics.
C'est inutile.
On doit couper la connexion.
Emmenons-le ailleurs.
- Ce n'est pas si simple. - Attendez.
Vous rabâchez la même chose. Expliquez-moi !
J'ignore comment l'expliquer,
car on ne comprend pas le principe
de conscience sous-jacent.
Quel principe sous-jacent ? De quoi parlez-vous ?
Prenez les cultures anciennes, ou les jumeaux.
Sans le principe des gènes ou des embryons, c'est magique.
Mais quand on a ce savoir, on comprend
pourquoi une personne a un double.
N'est-ce pas ?
Quel est le rapport avec tout le reste ?
Ces règles là aussi sont étranges.
Si la connexion n'est pas coupée à la source,
Carl pourrait rester sous l'emprise de...
d'une vague de conscience qui semble exister.
Une vague de conscience ?
Oui. Je ne parle pas d'un truc New Age.
Si une intelligence devient suffisamment puissante,
elle se connecte à cette vague,
et commence à la tester.
Si un bébé frappait une poupée Ken,
ce serait bizarre pour Barbie de manger avec lui.
Carl est Ken ?
Oui. Il s'occupe, il est curieux,
il découvre ce qui l'entoure.
Denise, c'est quoi ?
Le tapis de course.
- Vous ne m'en avez pas parlé. - J'ai oublié.
Il est allumé.
Merde.
Arrêtez de me juger !
Je le cache, car je me sens coupable.
Je sais, il est sous l'emprise du frigo. Il l'a recruté.
Merde !
- Carl ? - Denise,
- il ne vous comprend pas. - Arrête !
Arrête ! Carl ! Qu'est-ce que...
Ne tirez pas !
Je ne tire pas !
Carl ! Tu te souviens de ça ?
Carl !
Oh mon Dieu.
Allez bouillir de l'eau.
Quoi ? Pourquoi ?
Il a besoin d'un choc.
J'improvise, c'est nouveau.
D'habitude, personne ne se défend comme ça.
On peut la faire bouillir plus vite ?
- Comment ? - Je ne cuisine pas.
Venez.
Vite ! Fermez la porte !
Ça devait le libérer.
Normalement.
Mon Dieu.
Vous ne savez pas quoi faire.
Que craignez-vous ? Que me cachez-vous ?
- Il va entrer. - Impossible.
- Je le croyais occupé. - Il l'est.
Avec quoi ? Le tapis de course ?
Non, la vague de conscience.
- Comment le savez-vous ? - Je le sais.
Comment ? Vous ne dites rien.
On est tous sous son emprise.
On est exactement comme Carl.
Alors que comptez-vous faire pour sauver mon Carl ?
Faites du bruit, je vais faire le tour.
Quoi ? Je dois rester là ?
J'ai besoin de mon sac.
- Denise, ça va ? - Non !
Récupérez l'eau chaude. Je l'éloigne de la porte.
Sérieusement ?
Oui !
Vous êtes prête ?
Que dois-je faire ?
Avec une surcharge, son cerveau redémarrera.
Apportez l'eau.
Bien, prenez sa main.
Merde !
Merde ! Déboutonnez son pantalon ! Allez !
- Qu'allez-vous faire ? - Improviser !
Merde !
Allez !
Carl ?
Tellement beau.
Non.
Carl !
Mon amour.
Marjorie.
Marjorie, vous m'entendez ?
Je ne savais pas...
Oui, c'est Callie. Je suis avec elle.
Veillez à ce qu'elle ait assez de soleil.
C'est fait. Elle sort tous les jours.
C'est bien.
Elle sait s'orienter depuis sa chambre.
Et parfois, elle se coiffe.
Tout n'est pas perdu.
Elle le fait par conscience.
Ou habitude.
Sûrement, oui.
Nos journées sont faites à 98 % d'habitudes.
Parfois...
Parfois elle me regarde et...
J'ai l'impression qu'elle me reconnaît.
Son visage...
Mais c'est moi qui vois ce que je veux.
Ce sont les 2 % restants. On voit ce qu'on veut.
Oui. Merci.
Ainsi que pour l'attention cognitive.
Ce n'est rien.
La vieillesse est un voyage de plusieurs niveaux.
On a encore du mal avec ses catégories.
Mais la première est la conscience.
Oui.
Elle l'a perdu il y a longtemps.
Et une fois perdue,
tout ne fait qu'empirer.
Elle a écrit ça.
Ce matin.
Elle était près de la fenêtre.
Je crois qu'elle regarde le lever de soleil.
C'est illisible.
- "Tellement beau." - Tellement... beau.
Vous gérez bien la situation. Que faites-vous dans la vie ?
Je suis blogueuse culinaire.
Mais...
Je pense changer de carrière.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.