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Original subtitles

WWW.MY-SUBS.CO

1 En matière de justice criminelle,

le peuple est représenté par deux entités distinctes mais d'importance égale :

la police, qui enquête sur le crime

et le procureur général, qui poursuit les criminels.

Voilà leurs histoires.

On voudrait vous aider, mais il faut aussi nous aider

- C'est vous qui voulez des preuves ? - Est-ce qu'on va devoir s'armer ?

Ils dealent du crack, ils le faisaient hier, et le referont demain.

Si rien n'est fait, plus personne ne se plaindra.

On a fait surveiller l'immeuble.

On ne peut pas faire irruption chez quelqu'un sans motif sérieux.

- Où tu trouves ta dope, ducon ? - Y a personne à la maison.

Ouais, dans ta tête. Où ?

Au 1-D, devant.

Est-il un motif sérieux ?

Police !

Comment va ton épaule ?

O'Brien !

- Quelqu'un a dû entendre le tir. - Pas dans l'immeuble.

Ils se mettent sous les lits pour se protéger.

- Ils ne veulent pas d'ennuis. - Et se débarrassent des dealers.

O'Brien, frappe à chaque porte.

Les dealers n'ont aucune éducation.

Ils sèchent les cours de maintien.

Elle s'est fait ces bleus en tombant ?

Non, quelqu'un l'a jetée par terre et lui a sauté dessus.

36 heures, je pense.

D'abord les préliminaires : claques au visage, coups de ceinture au bras.

Puis il lui tire dans la poitrine.

À la voir, elle prenait plus de drogue que de nourriture.

Calibre 45. Sûr de lui. Un seul coup.

Du sang séché.

Elle a dû bouger après avoir été touchée.

- Où as-tu trouvé la balle ? - Dans le lit.

Il n'y a pas de sang sur le passage. Elle a bougé sans faire tomber une goutte ?

- C'est peut-être pas le sien. - T'as droit à un bon point.

Un deal qui a mal tourné.

Combien de toxicos dans la ville ?

Puis-je faire le test après la classe ?

À peu près 600 000.

Combien d'entre eux sont des héros au lycée. La fille morte.

"Dawn Bryan. Lycée Adam Clayton Powell, classe 1983."

"Élève des plus prometteuses."

- L'endroit était correct au début. - Avenue Foch.

On ne marchait pas sur les seringues.

Elle a emménagé, semblait pas bien, mais avait des trucs sympas.

Ce tapis ? Elle a dit qu'elle l'avait acheté à Brooklyn, dans un magasin chic.

C'est dur de voir si elle s'habillait bien.

Elle a vendu ses fringues dans la rue. Elle filait le fric à son petit ami.

Elle était avec lui depuis six mois, et le laissait dealer chez elle.

Il était là hier vers 18 heures. Mais elle lui devait de l'argent.

Vous connaissez son nom ?

- Je ne suis pas sûre de le reconnaître. - Moi non plus.

- Vous avez appelé la famille ? - Pas encore.

Dans le centre, 83e.

Sa mère lui apportait à manger. Elle mangeait rien.

Merci.

APPARTEMENT DE FRED ET VIRGINIA BRYAN

223 OUEST 99E RUE JEUDI 18 FÉVRIER

On ne sait rien de ses amis. On la voyait peu.

Elle aimait les gens.

Elle faisait confiance à tout le monde.

Elle avait bon cœur.

Madame, ses voisins nous ont dit que vous lui rendiez visite.

A-t-elle parlé d'un petit ami ?

Je crois au paradis.

Je veux dire...

J'essaie.

Je crois qu'elle est avec Dieu.

- Je veux le croire. - Ginna.

Viens t'allonger.

Pour ma mère, Dawn sera toujours première de la classe.

Vous ne semblez pas l'admirer autant.

J'étais là. Noël.

Je voulais qu'elle se désintoxique.

J'ai offert de payer.

Le jour d'après, elle a obtenu 500 $ de ma mère.

Elle a volé son alliance.

Son petit ami. Ce n'était pas une histoire d'amour ?

Il a dit qu'il était clean. Elle ne me l'a pas présenté.

J'espérais qu'il était marié, qu'elle était juste gênée.

Ce n'était pas la bonne raison.

Je l'ai vu sortir de chez Dawn. Deux fois.

Elle l'appelait Skate.

Je n'ai jamais su son vrai nom.

Skate ?

C'est tout ce que vous avez ? Son sobriquet ?

J'ai l'air d'un magicien ? Je sors son nom de mon oreille ?

Excuse-moi, je n'ai pas tué la fille.

Je ne sais pas.

Quand tu vois ces toxicos dans la rue, tu oublies qu'ils n'ont pas toujours...

Cette fille est...

J'ai appelé d'autres commissariats.

Ils ont un Slinky, un Silky, un Sidewise, mais pas de Skate.

Nous on a un Slap, un Slider, un Snowball. Pas de Skate.

Heureusement qu'on joue pas aux courses. On y perdrait nos couilles.

Il n'y a pas d'autres empreintes que les siennes.

Six appels sortants dans les cinq jours précédant sa mort.

Quatre pour des pizzas, deux pour des films.

Vous avez un témoin qui a vu Skate chez elle la nuit où elle a été tuée.

Un autre vous a dit qu'il était son dealer.

Pourquoi ne pas inscrire "Skate" en majuscule

le long de la Première avenue pour voir les réactions.

Le type au chapeau rouge ? Angel Suarez. Il a été mon indic.

Allons le remuer, pour voir ce qui en tombe.

Il ne prend pas d'argent. Il veut de la poudre.

On tire à la courte paille ?

La maison du crack.

Viens, on va voir.

Du calme. On ne fait que visiter.

- Angel, mec. - T'en as pour moi ?

- Viens, on veut te parler. - Pourquoi ? T'en as pour moi ?

On cherche mon cousin. Son nom est Skate.

C'est ton cousin ?

Votre famille aime se mélanger

- T'en as. J'en ai peut-être entendu parlé. - Rien.

Pas de dope, pas de cousin.

Vous allez m'arrêter ? Je ne vous aiderai pas.

Tu te trompes de jeu, mon frère.

Lennie, aligne-les.

Je vais te le dire autrement.

Écoute-moi bien : on les embarque tous, sauf toi.

Chaque fois que tu seras dans le coin, on les coffre. T'auras plus de dope.

- Mon cul. Tu peux pas faire ça. - Quoi, tu plaisantes ? Ton cul !

Parle-moi de Skate.

Tu ne me crois pas ?

Appelez l'aide juridictionnelle, dites-leur de vous rejoindre en garde à vue.

On embarque tout le monde.

Tout le monde sauf Angel. Il va témoigner contre vous.

Hé, mec. Du calme.

Détendez-vous.

Son nom est Jonas Stark.

Il a tué un mec pour de la dope.

Il doit plein de fric. Il a peur.

Il garde un œil dans le dos.

Vous ne le trouverez pas chez lui.

Essayez au 1868, Lexington Avenue.

Le nom sur la boîte est Keisha White.

C'est chez sa petite amie. Je ne l'ai pas vu depuis plusieurs jours.

- Il est peut-être en vacances. - Aux Bahamas pour le week-end.

Et la petite amie ?

Il y a deux ou trois jours, je l'ai vue rentrer avec un pack de six.

Il y a pas de réponse. J'appelle quelqu'un pour forcer la porte.

Si vous me le demandez, je vous ouvre.

Ça s'appelle des circonstances impérieuses. Un criminel en fuite. Ouvrez-la.

Vingt-deux.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Vous êtes flics, hein ?

Non, on est venus vous dire que vous avez gagné au loto.

- Est-ce Skate ? - Ouais.

Salut Skate. Une de tes amies nous envoie. Son nom est Dawn.

Je n'ai pas d'amie si ce n'est l'aube.

- Vous devez avoir un mandat pour être ici. - Le voici !

C'était quoi ton planning jeudi soir ?

Vous ne trouverez pas de drogue ici.

Même dans ton ventre ?

- Jeudi, Skate. - Dis-leur, Keisha.

On est ici depuis juillet.

- Je parie que t'as perdu ton permis. - Et vous l'avez trouvé dans ma poche.

Enregistré dans l'État de New York, permis de tirer.

Ah ouais ?

Et un plus gros calibre, Jonas ? Un 45 ?

Je m'occupe de business, pas de flingues.

C'est une mauvaise blessure que tu as là.

J'ai oublié de prier hier.

Le bon Dieu, il m'a fait tomber sur le radiateur

Il faut que j'aille plus à l'église.

Tu as heurté la table de Dawn pendant que tu la baffais,

puis, tu lui as collé une balle.

Je ne l'ai pas vue depuis des semaines.

T'as dit ne pas la connaître.

Jonas Stark, on vous arrête pour le meurtre de Dawn Bryan.

Vous avez le droit de garder le silence.

Vous le laissez en garde à vue ?

Je ne veux pas l'inculper avant que vos témoins ne l'identifient.

Super, envoie-le moi.

Voici une identification.

L'année dernière, il a braqué un magasin d'alcool.

Il a fait six mois pour complicité.

- Ils ont retiré une balle du mur - Même pistolet.

La balle du vol correspond à celle de Dawn.

Un : vous n'avez pas le 45.

Deux : vous n'avez pas trouvé la femme complice du vol.

Trois : un avocat de base dirait que la femme était Dawn Bryan,

que c'était son flingue.

Fin du coup. Skate est relâché.

Où a-t-il planqué ce flingue de malheur ?

Tu le veux ? Procède à une identification par tes témoins.

Identifie-le comme le dealer. Prouve qu'il était là le jour où c'est arrivé.

Je ne l'ai pas vu ce jour-là, mais il y a quelques semaines.

C'est pas grave.

Vous rappelez-vous avoir vu l'un d'eux chez Dawn Bryan ?

Peut-être le numéro 2.

Numéro 2, un pas en avant.

Prenez votre temps, Mlle Lee. On a toute la vie.

Inspecteur.

Ouais ?

Vous l'influencez. Un mot de plus et on arrête tout.

Ce pourrait être le numéro 3.

Numéro 3, un pas en avant.

Je l'ai vu dans l'allée.

C'est lui. Il lui a vendu de la drogue.

Merci, Mlle Lee. Je vous reconduis.

Ce n'est pas très concluant.

Ça ne fait pas de lui un meurtrier

Maître, on a plus d'un tour dans notre sac.

Et votre client ira en taule.

C'est aucun d'entre eux.

Mlle Gomez, vous ne les avez même pas regardés. Prenez votre temps.

Je ne le vois pas. Ma vue est faible.

J'ai un rancard avec le dentiste. Je peux y aller.

La prochaine fois, appelez les pompiers.

Pas d'arme, pas de témoin, pas de mobile, et mon client a un alibi.

Une fille si défoncée qu'elle pense que les jours ont 240 heures.

Et à quelle sauce mon client va être mangé ?

Ça l'entraîne vers la sortie.

Maintenant.

Jonas Stark.

Cette pièce a besoin d'une retouche.

Et vous, d'un nouveau costume. Votre café est dégueu, louez Dieu.

Ce fils de pute savait qu'il sortirait.

On va le surveiller, 24 h sur 24.

Mais on n'a pas de témoin. A-t-on un mobile ?

Un dealer en a-t-il besoin ?

Il est peut-être tellement accro, qu'il l'a tuée sans raison.

Un jury voudra sûrement des preuves plus tangibles.

Voici l'extrait de la fiche de Skate.

Le groupe sanguin correspond à celui trouvé chez la fille.

Ça nous donne un premier indice.

Un coup à zéro.

Le légiste a dit qu'elle avait été battue bien avant de mourir.

Ça ne prouve pas qu'il a appuyé sur la détente.

Cette fille s'est éloignée de sa famille. Elle doit avoir des amis.

Elle est morte durant sa seconde vie.

Voyez si elle avait gardé des liens avec la première.

Ses vieux amis ? Qui ça intéresse ?

Pourquoi le type qui l'a fait n'est pas en taule ?

Cela aurait été mieux si elle avait été blanche ?

Lucian, ils font leur travail.

On n'a rien reliant Jonas Stark au meurtre de votre sœur.

On pensait que vous pourriez peut-être nous aider.

J'ai lu dans les journaux qu'elle a été tuée avec son arme.

Et moi, que des gens se font enlever par des extra-terrestres.

Votre mère a raison, on fait notre travail.

C'était l'argent. Elle avait toujours besoin de plus.

Elle n'était pas voleuse. C'était à cause de la drogue.

Bien sûr, maman.

C'est la cocaïne qui a volé la télé de Janine, pas Dawn.

Une amie du lycée.

La plupart des gens autour d'elle sont tombés des nues.

Ils se sont enfuis.

Janine était la seule qui lui restait.

STUDIOS D'ENREGISTREMENT MIDWAY 815 OUEST 44E RUE

MERCREDI 24 FÉVRIER

J'avais peur d'avoir un C en algèbre.

Dawn a révisé dans le métro, et obtenu un A.

Comment aurait-elle pu mal tourner ?

Les choses semblent différentes au lycée.

- À 17 ans, vous ne savez pas. - Vous n'avez plus 17 ans.

Peu de gens resteraient amis avec quelqu'un qui leur vole leur télé.

J'ai cru qu'elle s'en sortirait. Je lui ai offert du travail.

Elle est arrivée en retard plusieurs fois. Une platine a disparu, de l'argent.

Son frère a dit que vous gardiez contact.

Elle est passée il y a deux ou trois mois.

Elle a dit qu'on l'avait volée.

Ils avaient tout pris. Elle avait besoin d'argent pour manger.

Ouais, pour manger.

Elle s'est mise dans un angle, pour pas que je la voie bien.

Je me suis rapprochée, une partie de son visage était amoché.

Je lui ai donné 100 $, je ne crois pas que je les reverrai.

On leur donne de l'argent une fois, et ils reviennent.

La semaine dernière, j'ai reçu un appel de la réception.

Je ne l'ai pas reconnue. On aurait dit une clocharde.

Elle a dit que son petit ami avait des ennuis.

Il devait de l'argent, et on le tuerait s'il ne le rendait pas.

Et il la tuerait si elle ne faisait rien ?

Je ne crois pas...

Ils devraient peut-être le légaliser.

Et on aurait un million de toxicos de plus.

Tu sais pas. T'en prendrais ? Et moi ?

Un junkie en prendra, que ce soit légal ou pas.

- Et on le vendrait dans les pharmacies ? - Ouais.

Personne t'oblige à cautionner leurs manies.

T'as des junkies dans ta famille ?

L'alcool. Et si on l'interdisait, ils le fabriqueraient eux-mêmes.

O.K., écris à ton député.

Écoute ça.

Quand on a vu Skate, il était coupé au visage.

Il se cachait de quelqu'un. Il devait du fric.

Et s'il avait été frappé chez Dawn Bryan ?

Ainsi que Bryan.

Si on trouve le gars qui cherche Skate, on aurait un témoin.

Ou au moins quelqu'un qui peut faire un lien.

La fille avec Skate quand on l'a coincé.

Elle sait peut-être de qui il se cache.

Keisha White. Elle travaille dans un peep-show sur la 45e rue.

- Mes filles n'ont pas d'ennuis. - Ouais, ce sont des nonnes.

La plupart ont des gosses. Les shows, c'est pour bouffer.

Allez-y, prenez une cabine, éclatez-vous. C'est pour moi.

Où se trouve Keisha White ?

J'ai une Sally Brown et une Mary Green.

J'ai pas de White.

Mike, imagine qu'on voie une fille partir avec un client.

Combien il prendrait ?

Promouvoir la prostitution est un délit de classe D.

Quelques mois au trou, et on ferme la boutique.

O.K. Cabine D. Ne prenez pas trop de son temps.

Votre femme est dehors avec les enfants, vous devriez la ramener.

Toi, dehors !

Deux flics solitaires. Vous prenez toujours votre pied ensemble ?

Tu peux nous parler maintenant, ou perdre tes clients pour la journée.

Skate avait des ennuis. Pour qui demandait-il de l'argent à Bryan ?

Skate n'a pas besoin d'argent. Il l'imprime dans la cave.

On peut imprimer ton nom sur un mandat. Complicité de meurtre.

Je sais pas, O.K. ? Il a dit devoir de l'argent, mais pas à qui.

Ils lui ont cabossé le front.

C'était de la faute de la copine de Bryan. Skate a dit que cette salope était effrayée.

Ils sont venus le chercher chez elle.

Elle leur a dit qu'il arrivait. Ils les ont frappés.

- Il a toujours besoin de l'argent. - Elle a dit qu'elle en trouverait.

Elle l'a peut-être pas fait.

Ça l'aurait énervé. Assez pour utiliser son flingue.

Monsieur, Skate m'a filé de la dope pour que je passe du temps avec lui.

Je ne m'implique pas.

Que veux-tu dire, inutile ?

Tu le coinces, puis tu le relâches.

Paul, t'as pas besoin d'un dessin.

Bryan l'a fait venir pour qu'il se fasse tabasser.

Elle ne lui a pas filé l'argent comme promis.

J'appelle ça un mobile. Et toi ?

Une histoire recyclée par deux sources secondaires.

Et ce n'est pas assez pour arrêter Stark.

J'adorerais le contredire.

Même si le jury croit ton junkie et tes hôtesses de peep-show,

ils croiront que celui qui a frappé Skate et Dawn a achevé son boulot.

Lennie, tu attends un coup de fil du plombier ?

1re et 3e avenues. Il dit que l'appartement de Dawn Bryan est inondé.

Une femme lui a donné ton nom, elle a quelque chose pour toi.

C'est pas de notre faute. On a fouillé chaque centimètre.

- Pourquoi ne pas avoir regardé les tuyaux ? - Qui donc le fait ?

Les voisins vont désodoriser pendant un mois.

L'eau fuit lentement, il y a plein de merde dans le tuyau.

Mettez un gros truc, un jour ou l'autre ça va s'obstruer.

Ça a l'air d'un 45.

Ça aurait pas dû rester ouvert.

Ça n'aurait pas débordé, juste stoppé.

Il y avait trois gars ici. Qu'ont-ils fait après, une sieste ?

J'ai pas vu que le tuyau était ouvert.

- Vous me dites qu'il ne l'était pas ? - Je ne sais pas.

Il y a une raison pour laquelle on vous fournit des gants en plastique.

Vous ne vouliez pas mettre vos mains dans un tuyau sale.

Il y a encore quelqu'un au labo ?

INSTITUT MÉDICO-LÉGAL VENDREDI 26 FÉVRIER

Si ce flingue a des empreintes, je fais un don à Sœur Maria.

Presque concluant. Pas d'empreintes, le numéro est effacé.

- "Presque." - "Pas d'empreintes."

Sur le pistolet.

Vous jouez en bourse ?

Non, je garde mes millions dans un coffre au grenier.

J'achèterais une boîte appelée Cosmoline. Ils font de bons produits.

Les eaux usées ont lavé le flingue. Il n'est pas propre, mais pas d'empreintes.

La gâchette. Couverte avec de la graisse Cosmoline.

Une partie du pouce, l'index entier, correspondent aux empreintes que j'ai.

Jonas Stark, alias Skate.

- Vous êtes superbe. - Espérons qu'ils ne l'aient pas perdu.

Excusez-moi, le pont George Washington ?

C'est dans le Connecticut.

À l'angle sud-ouest, il fait des livraisons. Il a dû se faire 1000 $ en une heure.

- Pas de drogue, ni d'arme. - Écarte les mains de ton corps.

- Encore ? Vous n'avez rien ! - Tes empreintes, génie.

Tu les as laissées sur la gâchette.

Allez, chante avec moi. Tu connais les paroles.

On t'arrête. Tu as le droit de garder le silence.

Tout ce que tu diras pourra être...

On est prêts. Quelqu'un va lire l'acte d'accusation ?

"Rôle numéro 6864, Ministère public contre Jonas Stark."

L'accusation est homicide involontaire.

Mlle Bell, que plaide votre client ?

Non coupable.

De nouveau ici, Sally. L'aide juridictionnelle est encore débordée.

Parlez-moi de votre client.

M. Stark était un ami proche de la victime. Il ne s'enfuira pas.

Il est sorti sous caution la dernière fois, pour un vol. Ici, c'est un meurtre.

Il pourrait vouloir rater son procès.

Avez-vous d'autres objections à une caution significative ?

M. le président, vous avez déjà décidé.

L'esprit du tribunal est ouvert. M. Robinette ?

Les charges contre M. Stark ne sont pas encourageantes.

- Nous demandons 500 000 $. - Accepté. Affaire suivante.

Mon client est obstiné.

- Les tueurs le sont souvent. - Il ne transigera pas.

Il est doublement perdant. Neuf ans minimum.

C'est toujours mieux que 25.

Il le sait. Il dit n'avoir rien fait. Je tends à le croire.

Vous avez des défauts. La naïveté n'en fait pas partie.

Mobile. Arme. Un témoin qui dit la vérité à la barre.

Il me l'a rappelé, lui aussi. Elle ne l'a pas identifié.

Et ses empreintes sur la gâchette ?

C'était l'arme de Dawn. Il la lui a donnée pour qu'elle se protège.

Ça n'a pas suffit.

Il a un alibi.

Vous pouvez la secouer comme un cocotier, elle ne changera pas d'avis.

Tant pis s'il ne veut pas transiger.

On a une affaire avec une fanfare.

C'est pas logique. Il va au procès et on lui colle entre 25 ans et perpète.

Le premier degré, c'est neuf ans.

Il sait que c'est gagné. Pourquoi refuse-t-il ?

Parce qu'il est stupide et arrogant, son cerveau a été altéré par la drogue.

Il a transigé pour un vol il y a trois ans. On n'avait ni témoin, ni arme.

Un cas perdu d'avance. Il ne voulait pas affronter un jury.

Et maintenant oui ?

N'importe qui transigerait aussi vite que possible.

Skate pense probablement que son alibi le sauvera.

Peut-être qu'il ne l'a pas fait.

J'aime les surprises que dans les fêtes.

Avant le procès, voyez ça avec les flics.

27E CIRCONSCRIPTION, INTERROGATOIRE LUNDI 22 MARS

L'espoir vient par petits paquets.

Mes parents n'ont jamais eu autant d'espoir pour moi.

Vous avez gardé vos trucs du lycée, Paul ?

Ma mère a gardé mes carnets de notes.

Qu'est-ce que c'est ?

Une clé ? D'une boîte à bijoux ?

Encoches carrées. D'un coffre.

Elle gratte tout le monde. Pourquoi en aurait-elle une ?

"Broderick, Bronson, Broom, Bryson."

- Pas de Dawn Bryan ? - J'ai peur que non.

Boîte C-503.

Mary Tillar, je la connais.

Cliente depuis des années. Une femme adorable.

Il est dit ici qu'elle est venue récemment.

Il y a trois semaines.

Une femme l'accompagnait, apparemment sa petite-fille.

- Elle voulait de l'aide. - De sa grand-mère ?

D'un médecin. La fille s'était fait renversée.

Mme Tillar a dit que c'était un accident de voiture.

Une voiture avec deux poings en fer.

Avez-vous remarqué autre chose que ça ?

- Mme Tillar a-t-elle pris autre chose ? - Une enveloppe.

Je pense qu'elle aurait voulu être n'importe où, sauf ici.

APPARTEMENT DE MARY TILLAR 622 123E RUE

MERCREDI 24 MARS

Non, je n'y suis pas allée pour Dawn.

Elle m'a juste accompagnée à la banque.

Vous vous rendiez comme par hasard à votre coffre ?

C'est une habitude. Elle me vient de mon dernier mari.

Je vais parfois juste vérifier mes papiers.

Assistant du procureur. Votre mère doit être fière.

Le banquier se souvient que vous avez emporté quelque chose.

Mon petit-fils Lucian pense devenir avocat.

Vous avez dit que Dawn avait eu un accident de voiture.

Oui, je...

Ce doit être dû à un problème.

Qu'est-il arrivé à cette fille ?

Les jeunes gens, tellement de tentations.

On ne peut plus les protéger à présent.

Dawn vous a demandé de l'argent.

Mes obligations. American Light and Power.

Elles sont pour mes petits-enfants.

Je les utilise pour les impôts. Mon mari les a achetées.

Que vous a dit Dawn ? Pourquoi êtes-vous allées à la banque ?

Elle avait un revolver.

Elle l'a pointé sur moi.

Je ressentais de la pitié pour elle.

On s'attend à des revolvers dans la rue.

Ma propre petite-fille.

Grand-mère, je suis désolé.

Pourquoi embarrassez-vous ma belle-mère ?

Vous n'aviez pas dit que Dawn était là avant sa mort.

Qu'est-ce que ça change ?

- On doit tout vérifier. - On n'est pas d'accord.

Vous savez qui a tué Dawn.

Vous devriez l'incarcérer pour le restant de ses jours.

Partez d'ici et laissez cette femme tranquille.

- Elle a pointé une arme sur sa grand-mère. - Stark disait la vérité.

C'était son flingue, mais il l'a donné à Dawn.

O.K., elle avait un flingue. N'importe qui aurait pu la tuer avec.

Seulement quelqu'un qui y avait accès.

Paul, tu te promènes, ou tu vas quelque part ?

Pourquoi Fred Bryan était si en colère ?

Le Post a écrit que le flingue de Stark avait tué Dawn.

Lucian l'a mentionné aux flics.

Il se demandait pourquoi on ne bouclait pas Stark.

Tu vas me dire comment ce flingue a abouti dans un tuyau.

Une hypothèse. Ça vaut ce que ça vaut.

La Crim dit que le tuyau a pu être ouvert le jour du meurtre.

Qui avait les outils pour ouvrir un tuyau ?

Et qui savait qu'il allait déborder avec un flingue ?

- Un plombier ? - Un agent d'entretien.

Fred Bryan tient une boîte d'entretien.

Les journaux ont révélé que c'était l'arme de Stark.

Deux jours après, le tuyau déborde.

Fred Bryan l'a déposé pour que les flics le trouvent.

Comment l'aurait-il eu ?

Pourvu qu'on se trompe.

Ces gens sont canonisés pour leurs souffrances.

Et tu me dis que cet homme a tué sa fille ?

Je n'aime pas plus cette idée que vous.

Le jour du meurtre, grand-mère a appelé maman à 14 h 07.

Après être allée à la banque.

Une heure après, maman a appelé papa au travail.

Sa secrétaire dit qu'il est parti immédiatement.

C'est clair. Ils voulaient sauver les obligations de grand-mère.

Et pour cause. La vieille dame avait des titres au porteur

Impossibles à tracer, négociables.

Une toxico et un dealer, Adam.

Ils ne distinguent pas un titre négociable d'un piano.

Comment vont-ils vendre ces titres ?

Si quelque chose leur arrivait, ce serait foutu. Pas de nom, ni de trace.

L'argent de grand-mère s'est évanoui. Jusqu'où iraient les Bryan ?

Avant d'attaquer cette famille,

on va les coller jusqu'à plus souffle.

Grand-mère appelle maman, qui appelle papa.

Qui est le maillon faible ?

Ma mère était inquiète à propos de Dawn. D'où son coup de fil.

Vous avez appelé votre mari.

- Oui, pour l'informer. - Il a quitté son travail. Où est-il allé ?

Il avait un rendez-vous.

Mme Bryan, où sont les obligations de votre mère ?

Je ne saurai le dire.

C'est dur à croire. C'était ses revenus.

S'ils sont dans son coffre, ce serait suspect.

Mme Bryan ?

Je ne pouvais plus la voir comme ça.

Ce n'était pas votre mari.

Vous étiez à son appartement ce jour-là.

ASSISTANT DU PROCUREUR

BENJAMIN STONE - JEUDI 6 AVRIL

- Virginia Bryan n'est pas une criminelle. - Il s'agit d'un homicide.

Ma femme ne savait pas ce qu'elle faisait.

M. Bryan, Mme Bryan, nous sommes compréhensifs.

Elle n'a pas tué ma sœur.

Dawn n'était plus là.

Qui a mis le pistolet dans le tuyau, M. Bryan ?

Vous ne voulez pas l'arrêter.

C'est celui qui l'a tuée. Celui qui mérite de mourir

Arrête.

Dawn m'a appelée.

Elle voulait...

Elle m'a dit d'apporter 5 000 $.

J'ai imploré.

Je lui ai dit : "Tu dois arrêter.

"Arrête d'en prendre.

"Arrête de voler."

Elle m'a crié dessus pour l'argent.

Elle aurait brûlé les obligations de ma mère.

Tout ce que mon père lui a laissé.

Je suis allée là-bas.

Elle me les a mis sous le nez...

avec un briquet.

Elle m'a dit d'apporter l'argent.

Elle le voulait.

Je lui ai dit : "Pas cette fois.

"C'est terminé."

Dawn a dit...

qu'elle n'arrêterait jamais.

Elle nous a tout volé...

jusqu'à ce qu'il ne reste rien.

Après toutes ces années...

elle ne changerait pas.

Je l'ai regardée.

C'était si dur.

Ces petites veines dans ses yeux.

Ses mains pleines de trous.

Mon bébé...

faisait tellement pitié.

Elle m'a donné le pistolet.

Elle m'a suppliée.

"Maman...

"sors-moi de cette détresse.

"Fais-le pour moi.

"S'il te plaît."

J'ai renoncé.

J'ai fait ce qu'elle voulait.

J'ai tué mon bébé.

Est-ce qu'inculper ma cliente de meurtre servirait la justice ?

Les procureurs du Bronx, Brooklyn, Queens...

Si quelqu'un veut poursuivre, il a une laryngite.

- Est-ce qu'on vote ? - Non, on répond au téléphone.

Allez, Paul. Tu veux passer devant le jury d'accusation ?

On n'y va pas ? A-t-on peur d'être traités de racistes ?

J'aime penser que je suis indifférent à la couleur de la peau.

Je ne crois pas que ce soit possible.

C'est tragique. Je ne peux pas nier sa douleur

L'addiction ne nous touche pas tous pareillement.

Tout est subjectif.

Mais la loi doit-elle les traiter différemment ?

Est-ce que je veux que cette femme aille en prison ?

Mais je ne vois pas d'issue.

On a une alternative. Lui ou elle.

Si on fait rien, où est notre crédibilité ?

Si personne n'est fautif de la mort de Bryan, une victime noire ne compte pas.

N'attaquez pas la mère, elle est aussi victime,

et elle mérite des égards. Comme toutes les victimes noires.

- Ce n'est pas le message qu'on veut passer. - Ah oui ?

Les blacks ont-ils le droit de tuer leurs enfants ?

- Alors, c'est de la condescendance. - Personne ne dit qu'elle a un tel droit.

La vie de Dawn était peut-être finie.

Elle aurait pu mourir d'une overdose. On ne sait pas.

Mais je sais qu'elle est morte par balle.

Bon, homicide involontaire. Liberté surveillée.

Vous oubliez Jonas Stark.

Les Bryan ont donné des preuves. Pour faire condamner un innocent.

Je décroche le téléphone. En route pour le jury d'accusation.

JURY D'ACCUSATION - NEW YORK LUNDI 3 MAI

Nous allons entendre des témoignages selon lesquels Fred Bryan,

de même que Virginia Bryan,

ont perpétré un meurtre avec préméditation.

En tant que conseiller du jury d'accusation, je vous enjoins

de considérer les témoignages sur ces crimes,

et d'accepter les accusations appropriées.

La femme était debout quand on lui a tiré dessus.

Le légiste a-t-il pu déterminer sa distance du pistolet ?

Sur la foi du témoignage de Mme Bryan,

et selon sa taille et sa distance, je dirais un mètre.

Considérant ceci, Dawn Bryan pouvait-elle survivre ?

Sans assistance médicale, pas longtemps.

Merci.

Je n'ai pas vu souvent les parents de Dawn après son meurtre.

Y avait-il une raison à cela ?

Ils pensaient que mon appui ne l'aidait pas.

Si j'avais arrêté, elle aurait dû se désintoxiquer

C'était peut-être vrai.

Je leur ai dit que chaque dollar donné la sauvait de la prostitution.

Est-ce que M. ou Mme Bryan ont exprimé l'idée

qu'elle serait mieux morte que toxicomane ?

Pas Mme Bryan. Elle y croyait.

M. Bryan a perdu la foi. Il s'en est voulu.

Il a dit que si elle mourrait, il ne devrait plus subir ça chaque jour

J'ai le droit d'en faire la demande. La loi est claire.

Mme Bryan a le droit de témoigner, pas son fils.

Elle n'a pas à s'en faire.

Vous voulez une accusation pour meurtre. Moi, qu'ils pensent au mobile.

Laissez Lucian témoigner.

Son témoignage devra être pertinent.

Où est le juge Douglas quand on a besoin de lui ?

Alors débattons sur la pertinence.

C'est vous qui en décidez. Laissez-le témoigner.

Beverly, excusez-nous un moment.

Elle a raison.

Tu veux dire que les journaux la cautionneront.

Tu les connais. Jugements rapides, questions en suspens.

Je ne veux pas passer pour trop zélé.

JURY D'ACCUSATION - NEW YORK MARDI 14 MARS

Elle n'en a pas parlé.

Pas depuis que Dawn a perdu sa bourse, qu'elle n'est pas allée à la fac.

Elle revenait de chez Dawn, sans rien dire,

comme si tout allait bien.

Quand mon grand-père est mort,

on n'attendait pas Dawn au cimetière, mais elle est venue...

en taxi.

On est allés chez ma grand-mère.

Maman était contente qu'elle mange.

Elle était si maigre.

C'est quand elle est partie qu'on a vu ce qui manquait.

Une épingle. C'était de l'or.

Un plat en argent rapporté de l'armée par mon grand-père.

De France. Deuxième Guerre mondiale.

Elle l'a volé.

Elle a frappé ma grand-mère.

Elle a frappé ma mère avec un balai.

Et elle était toujours désolée après.

Maman voulait toujours l'aider, papa ne voulait pas.

Il disait que Stark devait souffrir.

C'était sa faute.

Ils ont décidé que lui en prison, les gens seraient protégés.

Cela n'arriverait à personne d'autre, comme c'est arrivé à Dawn.

"Le bureau du procureur s'est montré juste. Nous l'en félicitons."

Les éditoriaux nous soutiennent.

Une femme aveuglée a deux facettes,

et on ne doit pas montrer qu'on préfère l'une d'elles.

14 minutes. Lucian n'a pas dû les convaincre.

- Est-ce un vote à la majorité ? - Oui, M. Stone.

Je vous ai informé des lois concernant une accusation de meurtre avec préméditation.

Dans le cas de Virginia Bryan, vous avez opté pour une infraction

pour possession d'arme au 4e degré.

Madame Forewoman, êtes-vous sure que c'est le vote de la majorité ?

Oui, M. Stone.

Ceux qui ont voté oui, levez la main s'il vous plaît.

Merci.

Où avez-vous grandi, M. Robinette ? Scarsdale ?

Harlem.

Je n'aurais pas cru.

Que va-t-on faire de ma femme ? La mettre en prison ?

Il ne lui reste plus rien. Elle ne va même plus à l'église.

Vous auriez dû le savoir.

Croyez-le ou non, mais je suis désolé de ce qui est arrivé à votre famille.

Vous vouliez qu'on esquive la loi ?

Mais une loi pour les Noirs et une pour les Blancs,

c'était pas mieux il y a 50 ans, qu'aujourd'hui.

Vous pensez que le système changera ?

Vous pensez qu'on sera égaux ?

Appelez-moi quand vos enfants seront grands, pour voir.

Le système est depuis longtemps contre nous.

Peut-être que pour tout de suite, cela penchera dans l'autre sens.

Cette histoire relevait de la fiction.

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