All language subtitles for Coeur de lilas, Lilac (1932).fr

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Original subtitles

Musique guillerette

Fanfare militaire

Un gar?on crie : "Un, deux !"

-Pi?tons, halte !

Demi-tour ? droite, droite !

Repos !

Repos !

O? vas-tu ?

-Je joue plus !

-Et pourquoi ?

-Je veux plus jouer au soldat ! -Tu veux plus jouer ?

-Je veux plus de guerre ! -Tu veux plus la guerre ?

Les gar?ons crient.

Aux gendarmes et aux voleurs ?

Entendu ! Qui veut ?tre voleur ?

-MOI !

-Qui veut ?tre gendarme ?

Y aura pas de jaloux !

Y en aura qui seront les voleurs, et les autres, les gendarmes !

Les gendarmes ? droite, et les voleurs ? gauche !

Un, deux, trois, les voleurs, partez !

Un, deux, trois, les gendarmes, partez !

Les gar?ons crient.

Orgue m?canique

Ils crient de peur.

Les gar?ons crient.

-Y a un homme l?-bas dans l'herbe !

Y a du sang qui coule de sa t?te, il est s?rement mort !

-Sans blague, vous charriez ? -Non, viens voir !

-O? donc ? -L?-bas, derri?re la barricade !

-ALLONS-Y !

Sifflet du train

Les gar?ons crient.

Sifflet du train

-Qu'est-ce qu'il y a ? -Un type a d?gringol? ?

-A quelle heure ?a s'est pass? ?

-Vite, la police.

-On sait qui c'est ?

-Y a longtemps qu'il doit ?tre clams?.

-On ne reconna?t pas sa figure.

-Je ne peux pas voir ?a. -Alors d?bine-toi !

-C'est un rupin ! -Crime passionnel !

-C'est un rupin ! -Crime passionnel !

-Penses-tu, on a d? lui faucher ses fafiots !

-Coup de revolver !

-Tu vois bien que non, il a le cr?ne ?cras? !

-Cet homme-l? le connaissait.

-Y a longtemps que vous l'aviez vu ?

-Je l'avais quitt? ? minuit.

-On a assassin? un homme sur les fortifs !

Sifflet

-Arr?te-toi, vieux, y a un type qui est mort, l?-haut.

-All?, all?. Agent 5504. Boulevard S?rurier,

? la hauteur du 23, un cadavre d'homme.

Brouhaha

-Messieurs-dames, passez un peu en arri?re.

Sifflet du train

-Voil?, chef,

ce matin, ? 8h10, l'un de nos agents ?tait inform?

que le cadavre d'un homme d'une cinquantaine d'ann?es

avait ?t? d?couvert par un nomm? Darny, ici pr?sent.

La victime est un M. Novion,

directeur de l'usine 22 boulevard de la Villette.

D'autre part, un docteur a d?clar?

que la mort remontait ? 2h du matin environ,

et que l'homme avait succomb? ? une h?morragie

produite par une fracture du cr?ne.

Le meurtrier a d? se servir d'un instrument comme une grosse pierre.

Et ? l'int?rieur de ce gant, il y a une marque de teinturier.

-Un crime ? la Chapelle ! Demandez l'?dition sp?ciale !

Un crime ? la Chapelle !

Crieurs de journaux.

-Autorisation de passer l'annonce. Et le portier a refus?,

il a insist? pour qu'il s'en aille. -C'est faux !

-On a pu ?tablir que l'inculp? avait des ennuis d'argent

et qu'il savait que M. Novion avait cette nuit-l? une somme importante

dans son portefeuille. -Je ne suis pas coupable !

-Le lendemain du crime, il a pay? une grosse traite.

-Je ne suis pas coupable ! Non !

-Darny, pas de manifestation intempestive, pas de drame.

-Darny, pas de manifestation intempestive, pas de drame.

Vous n'?tes pas coupable, nous voulons bien le croire.

Mais ce que nous voudrions savoir,

c'est o? vous ?tiez ? l'heure o? Novion a ?t? assassin?.

-Je vous l'ai dit, monsieur le juge.

Mon patron m'avait quitt? ? minuit. -Inscrivez, greffier.

-Nous avions travaill? toute la nuit. J'avais encore ? faire

et je suis rest? ? l'usine jusqu'? 2h du matin.

-Personne ne vous a vu.

Vous saviez qu'il avait de l'argent. -Non, comment l'aurais-je su ?

-Il a sorti son portefeuille. Vous avez vu une liasse de billets.

-Oui.

Et pourquoi avez-vous dit non ? l'instant ?

-Je ne sais plus ! Je n'avais pas compris votre question !

-C'est bon, passons.

On frappe ? la porte.

Vous rentrez chez vous, toujours sans ?tre vu de personne.

Vous rentrez chez vous, toujours sans ?tre vu de personne.

Qu'est-ce que c'est ?

Oui, faites entrer.

Reprenons.

Le matin du crime, vous arrivez au bureau ? 8h.

-Oui, ? 8h45,

inquiet de ne pas voir M. Novion, je...

-Monsieur le juge. Je m'excuse de n'avoir pu me rendre

? votre convocation du 4 mai,

mais la S?ret? m'avait envoy? en province. Je viens de rentrer.

-Asseyez-vous. Tout ? l'heure, je prendrai votre t?moignage.

Vous disiez, donc, Darny ?

Ecrivez, greffier. -Je disais qu'? 8h45,

inquiet de... -Tellement inquiet

que vous courez ? sa recherche !

-J'avais t?l?phon? ? son domicile. Mme Novion m'avait r?pondu.

-Tiens, voil? qui est nouveau. Faites entrer Mme Novion.

-T?moin Novion ! Novion Madeleine !

-T?moin Novion ! Novion Madeleine !

-Je n'en peux plus.

Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour qu'ils comprennent ?

Ma?tre, expliquez-leur que je ne suis pas un assassin !

-Oui, mais calmez-vous !

-Je sais ce que cette entrevue peut avoir de p?nible pour vous.

-C'est atroce, monsieur le juge. C'est atroce !

-Je comprends, madame. Veuillez avoir obligeance

de nous dire si, le matin du crime, vous avez re?u un appel de l'usine.

-Oui. Cet homme...

-Avez-vous remarqu? dans le ton de Darny une nervosit? sp?ciale ?

-Oui, il me semble. Il parlait d'une fa?on...

-Saccad?e ? -C'est ?a, saccad?e.

-Greffier, vous inscrivez ?

Donc, vous vous pr?cipitez au secours de votre patron.

Quelques minutes de retard,

et vous ?tes s?r qu'il a ?t? tu?. -Mais non !

-Laissez-moi terminer ! Et sans h?sitation,

vous vous dirigez vers l'endroit o? le crime a ?t? commis.

vous vous dirigez vers l'endroit o? le crime a ?t? commis.

Vous-m?me d?couvrez le cadavre.

Mais c'est admirable ! Quel flair !

Darny, vous auriez fait un excellent policier.

-Je vous ai dit il y a deux jours

qu'ayant suivi M. Novion ? la sortie de l'usine,

je l'ai vu descendre vers les fortifications

et accoster une fille.

-Oh ! C'est monstrueux !

-Je ne vous permets pas ! -On salit sa m?moire !

-Il a le droit de se disculper !

-Pas en insultant sa victime !

-Il faut bien que je me d?fende !

-Vous le faites mal !

Mis en pr?sence de la fille Lilas, vous ne l'avez pas reconnue.

Vous l'aviez soi-disant vue avec votre patron deux jours avant.

-Mais ce n'?tait pas la m?me !

C'est intol?rable ! -Madame, encore un peu de patience.

Admettons. Admettons, Darny, que vous ayez vu

une fois par hasard une fille accoster M. Novion,

une fois par hasard une fille accoster M. Novion,

c'est tout, mais enfin, admettons.

A qui cependant ferez-vous croire que cet homme int?gre, aust?re,

changeait toutes les nuits de fille de joie sur les fortifications ?

-Je ne suis pas coupable ! -Reprenons.

Vous avez pr?venu la police.

Avant qu'elle n'arrive, vous trouvez un gant de femme.

Vous nous avez dit que ce gant, vous l'aviez trouv? ?, voyons...

A 10 m?tres du corps.

-Oui, ? peu pr?s.

-A peu pr?s... Vous aimez beaucoup les ?-peu-pr?s, Darny.

C'est vous, M. Andr? Bardon, qui l'avez ramass? ?

-Oui, monsieur le juge.

-A combien de m?tres il se trouvait du cadavre ?

-Un m?tre environ.

-Donc, entre le moment o? vous le d?couvrez, ce gant,

et celui o? la police le trouve,

il a avanc? tout seul de 9 m?tres.

Le gant qui marche !

Nous sommes en plein roman-feuilleton !

Nous sommes en plein roman-feuilleton !

-Je ne suis pas tout ? fait s?r, c'?tait peut-?tre 3, 4 m?tres.

-Ce gant, on a pu l'?tablir, appartenait ? la fille Couchoux,

dites Lilas, qu'on interroge, qu'on arr?te, et qu'on rel?che.

-Elle avait fourni un alibi. -Parfaitement.

Plusieurs t?moins ont affirm? l'avoir vue ? l'heure du crime

et loin d'o? il a eu lieu.

Greffier, faites entrer le t?moin,

voyons, le t?moin... Smith.

Madame, je ne veux pas abuser plus longtemps.

Soyez persuad?e que la m?moire de votre mari sera respect?e.

-Merci, monsieur le pr?sident.

-Le t?moin Smith ! Vite !

-Smith Jack, profession, marin ? bord du Virginia,

nationalit? am?ricaine.

Voulez-vous nous r?p?ter de quelle heure ? quelle heure

vous ?tes rest?, pendant la nuit du 3 au 4 mai,

en compagnie de la fille Lilas ?

en compagnie de la fille Lilas ?

De la fille Lilas !

-Oh, I was...

J'ai ?t? avec la fille de...

Minuit ? 2h.

2h. Exactement l'heure ? laquelle le crime a ?t? connu.

Vous ?tes bien certain de l'heure ?

Car aux assises, vous serez oblig? de pr?ter serment.

-Voil?, j'ai d?j? dit une fois.

-Oui, je vous remercie. Vous pouvez disposer.

-You can go.

-And if you need anything else,

my next will be Singapore.

Au revoir !

-Qu'est-ce qu'il a dit ?

-Il a dit que si on avait encore besoin de lui,

-Il a dit que si on avait encore besoin de lui,

sa prochaine escale serait Singapour.

-Darny, avant de terminer votre interrogatoire,

je vous signale ce que nous savons. Vous ?tiez assez g?n? d'argent

au moment o? le crime a ?t? commis. -Oui.

-Le lendemain, vous avez pay? une traite.

-C'?tait le jour de son ?ch?ance.

-Avec l'argent de Novion. -Oui.

-L'argent de son portefeuille ! -Mais non !

-Vous avez tu? pour voler ! -Il m'avait avanc? de l'argent !

-C'est avec cet argent que votre femme s'ach?te de belles robes !

-Ma femme a 26 ans. Je la g?te. -Faites entrer Mme Darny !

-Le t?moin Darny ! Mme Darny !

-Jean !

Jean ! Jean !

Elle sanglote.

Qu'est-ce qu'il y a ?

-Il me semble, madame,

que vous faites des d?penses vestimentaires

qui ne sont pas tr?s en rapport avec la situation de votre mari.

-Que voulez-vous dire ? Qu'insinuez-vous ?

Il y a trois mois que je l'ai, et j'ai pas fini de le payer.

Ca ne prouve pas que mon mari soit un assassin !

Il est incapable d'une telle action !

Vous entendez ? Je le connais mieux que vous !

Il n'a pas pu faire ?a. Non, non !

Je vous en supplie, monsieur le juge.

Je vous en supplie, sauvez-le. Il est innocent.

-Dans l'?tat o? vous vous trouvez,

vous n'?tes pas en mesure de d?poser.

Greffier, faites sortir le t?moin. Je vous en prie.

-Mon petit Jean ! Mon petit Jean !

-Nous avons fini. Nous reprendrons l'interrogatoire demain.

Mme Darny pleure.

-Monsieur le juge, si vous voulez me permettre...

-Tiens, tiens, vous ?tes encore l?, vous ?

Eh bien ? Votre impression ?

Je vous garantis qu'avant deux jours,

ce gaillard-l? aura tout avou?.

-Ce n'est pas tout ? fait mon avis, monsieur le juge.

-Pas votre avis ? Vraiment ?

Vous pouvez disposer, jeune homme.

-Jean ! Mon petit Jean !

-Je te jure que je n'ai pas tu?.

-Je te jure que je n'ai pas tu?.

Je te le jure sur la t?te de nos enfants.

-Madame. Allons, madame.

Venez, madame. -Jean, Jean, Jean !

Jean ! Elle pleure.

-Chef, cet homme n'est pas coupable !

Il n'est pas coupable !

Les preuves qu'ils ont contre Darny ne sont pas formelles.

Si vous aviez pu entendre l'accent

avec lequel il a cri? son innocence ? sa femme !

-Mon gar?on, vous ?tes impressionnable.

-Ecoutez-moi. Le juge est influenc? par la famille de la victime.

Il y a des points de l'instruction qui n'ont pas ?t? ?claircis.

Il y a des points de l'instruction qui n'ont pas ?t? ?claircis.

Cet alibi de la fille Lilas est douteux.

On l'a rel?ch?e un peu vite.

-Si tu crois que c'est facile de faire parler ces filles-l?.

Ces garces sont but?es, elles l'ouvrent pas.

-Mais chef, cet homme-l? est innocent, ?a cr?ve les yeux !

Il faut trouver le vrai coupable !

-T'es fou. Qu'est-ce que ?a peut te faire ?

-Cette affaire ne nous regarde plus. Elle regarde le juge d'instruction.

-Chef ! Accordez-moi un cong?.

Et, si vous le permettez...

Orgue m?canique

Une femme chante. -D?s qu'on a vu se barrer le soleil

Tous les jours c'est pareil

Sans h?te on descend sur le trottoir

Pour chercher les coins noirs

Fuyant le regard des flics

On a des espoirs de fric

Princesses de la boue Reines de la gadoue

Fleur de pav? qui s'enroue

Et si le client n'est pas content

Et qu'il r?le en sortant

On lui dit : "Mon petit, la prochaine fois

"Je me mettrai des bas de soie"

Quand on veut le soir

On descend dans la rue

Route de l'espoir

Tant de fois parcourue

Mais quand on fait le truc

On ne fera jamais, c'est pas douteux

Le bonheur d'un grand-duc

A nous les miteux

Pour gagner sa cro?te

On fait tous les boulots

On appelle "mon chou"

Le dernier des so?lauds

"Viens jusque chez moi, joli coeur"

Qui vous laisse tomber comme une fleur

Et on fait le pied de grue

Toute la nuit dans la rue

Toute la nuit dans la rue

-Ce n'est qu'un trou !

Les carreaux sont si minces qu'ils laissent passer l'air !

Ne m'interrompez pas ! La cuvette, c'est une passoire,

et les ressorts du lit chantent toute la nuit !

Les voisins se battent ? coups de chaise,

et vous appelez ?a un h?tel bien tenu ?

Eh bien, quelle poisse ! On m'y reprendra !

Et puis, je vous avais dit de me r?veiller ? 6h !

-Eh ben, il est 6h !

-Je vous ai dit 6h du matin, pas 6h du soir !

-Fallait le dire ! Comme vous ?tiez mont?s vous coucher ? 4h30,

je pensais pas que vous auriez si vite soup? des charmes de madame.

-Je voulais le r?veiller, ce matin, mais j'ai pas pu !

-Pourquoi ? -Parce que j'en ?crasais aussi !

-Ah, quelle taule !

-Dites donc,

vous allez pas partir sans payer, sans blague ! Et ma note ?

-Que je vous paye ? Je perds la journ?e ? cause de vous,

-Que je vous paye ? Je perds la journ?e ? cause de vous,

et il faudrait encore que je paye ? Enl?ve-toi les visions, eh !

Qu'est-ce que je vous dois ?

-12 francs !

-12 francs ? Et 10 % pour le service ?

Parlons-en, du service ! Je vous donne 8 francs,

pas un sou de plus, et foutez-moi la paix !

-Je diminue de 2 francs si vous la bouclez !

-40 sous ? J'aime mieux vous payer toute la note

et dire ce que je pense !

Un h?tel plein de catins et de rats !

-Vous allez la fermer, vous !

-Dans mon ?tablissement, je re?ois que des gens bien !

-Des gens bien ?

Eh ben, vous avez pas peur.

Rires

-D?marre,

mon petit pote. Allez, d?bine-toi !

Allez, gar?onnet ! Hop !

-Bandit !

-Pardon ?

-Ce n'est pas ? vous que je le dis. -Vous ?tes bien aimable.

C'est bien ici, la maison Charigoul ?

-Si j'ai un conseil ? vous donner, c'est de pas y foutre les pieds.

Un rep?re de marlous, de poules et de coquins !

On m'y reprendra.

*Musique joyeuse

-Dis donc, aubergiste, donnez-moi donc mon chocolat maison.

-C'est ? cette heure que tu prends ton petit-d?jeuner ?

Il est de sortie, le chocolat.

-Dis donc, l'Auvergnat, t'es m?chant, ce soir ?

-Non, c'est pas de la m?chancet?.

-C'est un manque d'?ducation.

-Je vous conseille de parler, vous !

-Tiens ! La vilaine qui s'en m?le !

Occupez-vous de vos oignons, marquise.

-La ferme, toi !

-Tiens, voil? un client qui vient se faire enfiler.

-Bonjour, monsieur. -Je peux avoir une chambre ?

-Oui, nous avons justement un client qui vient de partir.

-Il ?tait d?sol? de s'en aller, il se plaisait bien ici.

-Maman, donne donc le 12 ? monsieur.

-Oui, le 12, le temps de changer les draps.

Vous voulez prendre quelque chose en attendant ?

Monsieur ?

Eug?ne ! Change les draps du 12 !

Grouille ! Prenez quelque chose,

Grouille ! Prenez quelque chose,

prenez quelque chose.

-Patron, un Picon-grenadine. -Bien.

-Monsieur.

-Monsieur.

-Monsieur est de passage ?

-Oui.

-Dites donc, M. Charigoul,

si c'est pour me charrier, faut le dire !

La chambre est pas pr?te ? cette heure-ci.

-J'y vais, mademoiselle Lilas.

-Tout de m?me, quelle turne.

-Elle est de mauvais poil, aujourd'hui.

-Aujourd'hui ? Et puis hier, et puis demain.

-Oui. Elle a m?me pas dit bonjour.

-Elle est comme ?a depuis ses ennuis,

depuis qu'elle...

La petite formalit? pour la pr?fectance.

-Ah, oui. Mon nom...

Pr?nom... Profession.

-Placier en m?taux ? Est-ce que le m?tier marche en ce moment ?

-Oh, vous savez, ?a se ralentit un peu. La crise.

-Ah oui, la crise.

-La crise.

-Voil?.

Dis donc, patron, cette gosse qui ?tait sur l'escalier, l?,

elle est gentille ?

-Ah, Lilas ? Oui, elle est gentille.

-Vous disiez qu'elle a eu des ennuis ?

-On n'en parle plus, c'est fini.

C'?tait ce vieux bonhomme qu'on a trouv? zigouill?.

-J'ai lu dans les journaux qu'elle a fourni un alibi.

-Des alibis, ?a se trouve. Non, cette petite m?me-l?,

elle est mal ?lev?e, elle a le mauvais caract?re,

mais de l? ? refroidir un homme, y a de la marge.

Non, elle est pas coupable, ?a j'en suis s?r.

Non, elle est pas coupable, ?a j'en suis s?r.

Aussi s?r que ma bourgeoise m'en a jamais fait porter.

Eh. Visez la personne

qui est ? la caisse. Ca signifie quelque chose.

Quand il est aupr?s de Lilas, le p?re Charigoul,

mon vieux, je le reconnais plus.

-Qu'est-ce qu'il lui a pass?, au curieux !

Il lui a dit que c'?tait une sainte.

-Oui, tu parles d'une sainte. Marie-couche-toi-l?, ouais.

-Monsieur a des aigreurs ? Il est jaloux ?

-Tu travailles du chapeau, toi ?

-T'y ?tais, devant le curieux ?

-Oui. -T'as d? avoir les foies.

-Moi ? J'?tais peinard comme ici !

Il y avait le juge d'instruction qui ?tait l?, le greffier ici,

et l?, y avait d'autres gars.

Tiens, on va le faire, on va se marrer !

Petit Jules, t'es l'avocat.

-J'y go !

-Le Mont-Blanc, t'es greffier.

La douleur, tu feras

la veuve, ?a te va bien.

Toi, la crevette,

t'es la m?me Lilas.

Et puis moi, le juge d'instruction.

Ah oui, mais il nous manque un garde. Dites donc, monsieur,

vous nous donnez un coup de main ?

Il nous manque un garde municipal, ce sera vous, ?a gaze ?

-Ca gaze.

-Allez, hop !

-Il me faut les pare-brise.

Je vais demander ?a ? la m?re Charigoul.

Dites donc, milady, pr?tez-moi donc vos b?sicles !

-Quoi ? -Vos lunettes.

-Oh ! Tenez. -Merci, petite t?te.

Hop. Mordez un peu.

Greffier ici, accus? ici, le garde derri?re.

Ma?tre, je vous en prie.

Je commence. Voyons.

Voulez-vous me dire, mademoiselle,

ce que vous faisiez il y a 15 ans,

le 5 septembre 1915, ? 2h de l'apr?s-midi ?

Vous ne savez pas, j'en ?tais s?r. -Je finissais de d?jeuner !

Vous ne savez pas, j'en ?tais s?r. -Je finissais de d?jeuner !

-Ca va, ?a va. Mais...

-Dis, regarde ta veuve.

Rires -Regarde ?a !

-Mais non, voyons, te marre pas comme ?a.

T'es une veuve. Allez, mets-toi l?.

Mais pourquoi, le lendemain du crime,

a-t-on trouv? un sou perc? dans votre poche ?

Hein ? C'est une preuve ! Greffier, inscrivez.

Mais je m'en rapporte ? vos zigs.

Et en outre,

pourquoi le jour de l'assassinat de M. Novion,

avez-vous mis deux sucres dans votre caf?,

contre un habituellement ?

Ils rient aux ?clats.

*Musique l?g?re

Qu'est-ce qu'on fait ? Une belote ? -Si tu veux.

-Je me mets avec toi.

-Tu joues comme une galoche.

Alors, qu'est-ce qu'elles disent, les br?mes ?

Laisse tomber ?a, viens faire une belote avec nous.

Madame n'est pas aimable.

Malgr? que vous n'?tes pas aimable, je remets ?a.

Malgr? que vous n'?tes pas aimable, je remets ?a.

T'entends ce que je te dis ?

Peut-?tre que madame regrette

de ne plus ?tre l?-bas ?

Madame ne veut pas r?pondre.

O? tu vas ? -L?che-moi.

-Non. -Je te dis que tu me l?cheras.

-Moi, je te dis que non.

-Mais si, tu la l?cheras.

-De quoi ?

Qu'est-ce que c'est ?

-Quelqu'un qui te dit que tu la l?cheras.

-Quelqu'un qui te dit que tu la l?cheras.

-L?che-moi !

L?che-moi !

Chocs, bris de verre

-Ah !

Ah non, cassez-vous la gueule si vous voulez,

mais cassez pas les verres !

-T'es touch? ? -J'ai pris un coup dans le poignet.

Laisse-moi. Viens, va.

Il me fait mal.

Dites donc, mon pote. J'esp?re qu'on se retrouvera un jour.

-Quand vous voudrez !

-Qu'est-ce que t'as, ma gueule ? -Passe la main, laisse-moi.

-Votre chambre est pr?te, monsieur.

Ah l? l?, mon mat?riel.

Ah, les pirates.

-T'as pas l'air de te douter que c'est pour toi

qu'ils se sont battus, ma jolie.

T'as trouv? un d?fenseur.

D'ailleurs, il est pas mal.

D'ailleurs, il est pas mal.

C'est bien le 12, qu'on lui a donn? ?

-Eh, psst ! Ecoutez donc un peu ici.

Dites-moi, cette petite, comment s'appelle-t-elle ?

Lili ? -Lilas.

-Ah oui, Lilas. Il y a longtemps qu'elle est ? l'h?tel ?

-Oui, elle habite l? depuis plus de six mois.

-Ici ? -Oui, dans la chambre ? c?t?.

-Bon, bon, merci. -A votre service !

Musique l?g?re

On frappe ? la porte.

-Qu'est-ce qui vous prend ?

Ah, je comprends. Vous ?tes bien gentille,

mais je ne demande aucune r?compense.

J'aime pas les sacrifices.

Il faut pas nous vexer, voyons.

Faut pas vous f?cher comme ?a. J'ai pas voulu vous offenser.

Vous avez perdu votre langue ?

Ben quoi ? R?pondez-moi quelque chose.

Tenez, je vous fais une proposition. Honn?te.

Tenez, je vous fais une proposition. Honn?te.

Je vous emm?ne ? la f?te. Hein ? Ca nous changera les id?es.

Alors, qu'est-ce que vous en dites ?

Ca ne vous dit rien.

Ben quoi, ne boudez plus ! On va pas se quitter comme ?a.

Tenez, qu'est-ce que vous diriez si...

Oh...

Vous n'allez pas vous sauver comme ?a !

Oh non, mademoiselle Lilas !

Mademoiselle Lilas !

Vous permettez ?

Il siffle le serveur.

Elle h?le le serveur.

Vous ne voulez rien manger ? -On a l'air de se parler

dans un escalier. Soit en haut des marches, soit en bas.

-Alors, qu'est-ce que tu prends ? -Qu'est-ce qui te pla?t ?

-Ce que tu voudras. -Oh, mais t'es rupin.

Pourquoi t'es descendu ici ?

-Ben... J'avais une affaire en vue dans le quartier.

J'aime autant qu'elle se fasse pas.

-Allez, roulez !

Musique joyeuse

-Pourquoi tu me regardes comme ?a ? -T'as de jolis yeux.

Pas bien gais, bien s?r. -On peut pas rigoler tous les jours.

Pas bien gais, bien s?r. -On peut pas rigoler tous les jours.

-T'as beaucoup pleur?, ces jours-ci ?

Pourquoi ? -Parce que...

Rien.

-Vas-y, mon pote ! Accord?on

J'ai une petite gosse extra Elle est en gutta-percha

Elastique et vraiment fantastique

Elle se met la t?te sous les pieds Et les doigts de pied dans le nez

Brusquement au plumard Elle fait le grand ?cart

Elle se met en vrille Elle vous fait la chenille

Tout ? coup Les jambes ? son cou

Elle s'enroule, se met en boule Et se grignote les genoux

La m?me caoutchouc

Avec elle ce qu'on peut faire Ah c'est fou

Elle vous prend et toc et toc On n'est plus qu'une loque

Ah c'est pas du toc Elle vous disloque

Ah c'est pas du toc Elle vous disloque

La m?me caoutchouc

C'est un lot C'est un dr?le de petit bout

On la cherche par-dessus Et on la trouve en dessous

La m?me caoutchouc

Dans tous les encombrements Elle se glisse l?g?rement

Elle se faufile Elle me sert de coupe-file

Par contre dans le m?tro Elle se gonfle les pectoraux

Je suis toujours certain De trouver un strapontin

Quand de sa peau j'ai marre Je lui dis "Faut que tu te barres"

Pas moyen, toujours elle revient

Elle s'allonge, se prolonge C'est un ressort ? boudins

-LA MOME CAOUTCHOUC

-Pour l'avoir C'est pas commode du tout

Elle se gondole, elle se d?traque

Quel dr?le de micmac Moi elle me fout le trac

Elle m'estomaque La m?me caoutchouc

Je voudrais bien pouvoir En prendre un bout

Elle est encore couch?e Je m'approche, elle est debout

Elle est encore couch?e Je m'approche, elle est debout

-LA MOME CAOUTCHOUC

-Je peux vous le dire entre nous Eh bien la m?me caoutchouc

C'est ma pomme Oui c'est comme ?a qu'on me nomme

La guimauve ? c?t? de moi C'est un vrai morceau de bois

Quant aux femmes-serpents Mon petit c'est que de la joie

Je te ferai la roue Je me tirerai les joues

Je bondis comme un ouistiti

T'es veinard, je te regarde Mais avec mon nombril

La m?me caoutchouc

C'est fou quand il prend mes deux roploplos

C'est fou quand il prend mes deux roploplos

Mes deux gros lolos Ca c'est du boulot

La m?me caoutchouc

Quand il m'attrape par l? du coup

Ca lui fait les biceps Et les quilles en saindoux

La m?me caoutchouc

-LA MOME CAOUTCHOUC

LA MOME CAOUTCHOUC

-Alors, madame est avec son sauveur ?

-Alors, madame est avec son sauveur ?

Fais pas cette t?te-l?, Lilas.

J'ai pas voulu ?tre m?chant, tout ? l'heure.

Laisse tomber ce mec, tu sais m?me pas qui c'est.

Dis donc ! Une fois, c'est marre !

Je commence ? en avoir assez, t'as compris ?

Je vais te d?biner, je t'ai assez vu.

-Sans blague, il veut remettre ?a ?

Sifflement

Cris

Sifflement

Cris de panique

Qu'est-ce qui te prend ? -Laisse-moi.

-Ils v?rifient juste les papiers. -Laisse-moi.

-Pardon, je croyais que c'?tait la sortie.

-Par ici, toi, l? !

Brouhaha

-Vous avez fait garder les portes ? -Oui, monsieur.

-Mettez trois hommes dans la ruelle.

-J'ai cru que t'?tais un flic.

-Vos papiers, vous.

Bien.

Coup de sifflet

Il crie.

Coups de feu

...

-Merde.

-Alors, qu'est-ce que ?a donne ?

-Deux interdits de s?jour, et un insoumis.

-Je t'ai d?j? vu, toi. -Ouais.

-Tes papiers.

-Oh, je les ai oubli?s au vestiaire.

-Au vestiaire ? Allez, hop ! -Ah ! Me touchez pas.

Je connais le chemin.

Ma voiture !

-Vos places, s'il vous pla?t. -Deux, terminus.

-Vos places, s'il vous pla?t. -Deux, terminus.

-10, et 4, 10. Merci, monsieur. -Merci.

-Je peux pas voir ces types-l?. C'est tous des brutes.

Si tu savais...

Y en a qui se font passer pour des marlous,

rien que pour nous faire parler. Et c'est des mouchards.

-Quand on n'a rien ? se reprocher, qu'est-ce que ?a peut faire ?

-Non, je t'en prie, les d?fends pas.

-Terminus, tout le monde descend !

-Tu sais pas comment ils m'ont cuisin?e pendant cinq jours.

Tout ce qu'ils ont invent? pour me faire avouer...

-Messieurs-dames, nous sommes arriv?s.

-Ah, mais, on s'est gour?s !

C'est de l'autre c?t? qu'on voulait aller.

Alors, encore une fois, terminus.

-Oh, je voudrais qu'il y ait jamais plus de flics.

Je voudrais que la vie soit moins dure.

Je voudrais...

Oh, je voudrais...

-Tu voudrais surtout un bon dodo !

-Retrouver ma carr?e dans la taule du p?re Charigoul ?

Oh non, tu sais, je suis pas press?e.

-Non, je voudrais...

-Alors, vous descendez encore pas ?

Vous y prenez go?t, ? ma voiture ! -Chut !

-Encore une tourn?e de terminus.

-Toujours six francs.

Eh l?, monsieur !

Monsieur ! R?veillez-vous !

Il est 6h du matin !

Brouhaha

-Qu'est-ce que j'ai ?

-Rien, je regarde tes mains.

Ce que t'es maladroite !

Tu ne sais m?me pas te servir d'un couteau !

-Je vous assure, mademoiselle,

que ce chapeau ira tr?s bien avec votre robe de mousseline.

-C'est moi, ?a ?

Oh ! J'ai l'air d'une princesse !

Pas mal. Pas mal.

Ca te pla?t ? -T'es belle gosse.

-C'est par ici.

-Ouh ! Attends-moi une seconde !

-Qu'est-ce que c'est que ?a ? -Mes vieilles nippes.

-Pour quoi faire ? -On sait jamais.

Crois-tu que je suis chic ? -Oh l? l?, t'es devenue cr?neuse !

-Mon cher, parlez-moi autrement ! Appelez-moi "madame" !

-Hein ? Quoi ? Mais qu'est-ce que tu dis ?

Mais je n'entends pas ! Dis-moi.

Dis-moi toute la v?rit?.

Mon avocat, tu l'as vu ? Hein ? Mon affaire est mauvaise ?

Lui aussi, il m'abandonne ?

Voil? quatre jours qu'ils ne m'ont pas interrog? !

Ils veulent me faire crever !

-Mon pauvre ch?ri, calme-toi, calme-toi !

Ils finiront par comprendre ! -Ah oui, mais quand ?

-Bient?t, bient?t ! Encore un peu de patience !

Le parquet aurait ?t? saisi d'un suppl?ment d'enqu?te.

On serait sur le point d'arr?ter... -La fille ?

-Non, c'est un autre.

-Mesdames et messieurs, visite termin?e !

-C'est ? devenir fou.

Ils finiront par me faire avouer tout ce qu'ils voudront.

Musique joyeuse

Ils rient.

-Oh, non, Lilas ! Lilas, veux-tu m'ouvrir,

esp?ce de folle !

-Bien fait !

-Attends un peu ! Oh, pardon.

-Bonjour !

-Oh !

C'est vous, M. Martousse ! Vous ?tes d?j? revenu ?

-Oui, depuis ce matin. Qu'est-ce que vous voulez,

les gens peuvent pas se passer de moi.

Faut qu'ils me voient de temps en temps.

Ce coup-l?, j'en avais marre, je me suis d?bin?.

Qu'est-ce que vous foutez l? ? La m?me Lilas d?m?nage ?

-Ah, y a six jours qu'on avait pas de ses nouvelles,

et puis elle m'a ?crit ce matin pour que je lui envoie ses nippes.

-Faites voir.

La cloche sonne.

Brouhaha

Brouhaha

L'orchestre joue un air enjou?.

Il fredonne l'air de l'orchestre.

-Quand on prend une femme et qu'il se trouve qu'elle est gironde

On sait ce qui vous attend au bout de tr?s peu de temps

Petit ? petit elle devient la femme de tout le monde

On tient le chandelier et le coup est r?gulier

Ne prends pas cette mine furibonde

Car gagn? Veinard le coquetier

Te plains pas que la mari?e soit trop belle

Te plains pas qu'elle ait de beaux app?ts

Ne te plains pas, ne te plains pas

Te plains pas qu'on pelote ta donzelle

Te plains pas quand on te la prendra

Ne te plains pas, ne te plains pas

Fallait pas la choisir si belle qu'elle excite notre d?sir

Fallait pas la choisir si belle qu'elle excite notre d?sir

Elle aurait une sale gueule

On te la laisserait pour toi tout seul

Te plains pas que la mari?e soit trop belle

Te plains pas qu'elle ait de beaux app?ts

-NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

TE PLAINS PAS QUE LA MARIEE SOIT TROP BELLE

TE PLAINS PAS QU'ELLE AIT DE BEAUX APPATS

NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

TE PLAINS PAS QU'ON PELOTE TA DONZELLE

TE PLAINS PAS QUAND ON TE LA PRENDRA

NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

FALLAIT PAS LA CHOISIR SI BELLE QU'ELLE EXCITE NOTRE DESIR

ELLE AURAIT UNE SALE GUEULE

ON TE LA LAISSERAIT POUR TOI TOUT SEUL

TE PLAINS PAS QUE LA MARIEE SOIT TROP BELLE

TE PLAINS PAS QU'ELLE AIT DE BEAUX APPATS

NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

-Et quand maintenant tu iras faire une manille

Tu auras plein d'atouts Tu r?ussiras dans tout

Sois sans inqui?tude et sur que tes deux oreilles roupillent,

Tu vas ?tre g?t? par tous et m?me dorlot?

Et quand tu montreras cette belle fille

S?r que ton patron va t'augmenter

Te plains pas que la mari?e soit trop belle

Te plains pas que la mari?e soit trop belle

Te plains pas qu'elle ait de beaux app?ts

-NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

-Te plains pas qu'on pelote ta donzelle

Te plains pas quand on te la prendra

-NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

-Fallait pas la choisir si belle qu'elle excite notre d?sir

Elle aurait une sale gueule

On te la laisserait pour toi tout seul

Te plains pas que la mari?e soit trop belle

Te plains pas qu'elle ait de beaux app?ts

-NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

TE PLAINS PAS QUE LA MARIEE SOIT TROP BELLE

TE PLAINS PAS QU'ELLE AIT DE BEAUX APPATS

NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

TE PLAINS PAS QU'ON PELOTE TA DONZELLE

TE PLAINS PAS QUAND ON TE LA PRENDRA

NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

FALLAIT PAS LA CHOISIR SI BELLE QU'ELLE EXCITE NOTRE DESIR

ELLE AURAIT UNE SALE GUEULE

ON TE LA LAISSERAIT POUR TOI TOUT SEUL

TE PLAINS PAS QUE LA MARIEE SOIT TROP BELLE

TE PLAINS PAS QUAND ON TE LA PRENDRA

NE TE PLAINS PAS, NE TE PLAINS PAS

-Je ferais mieux d'aller chercher le plat moi-m?me !

Cloche

-Y a un type qui s'impatiente.

-Y a un type qui s'impatiente.

-Il peut toujours sonner, le passeur est compl?tement saoul.

Cloche

-Eh ben moi ? -Je suis ? vous.

-Dites donc, on se fiche de moi ? -C'est pas moi qui vous sers.

-Ca par exemple. Eh !

-Mais t'es fou, qu'est-ce que tu fais ici ?

-Et toi ?

-Tu vas te barrer, et plus vite que ?a.

-T'es pas contente de me voir.

-T'es pas contente de me voir.

Madame est mordue, les anciens copains la d?rangent.

-Qui t'a dit o? j'?tais ? -Ca te regarde pas, t'occupe pas.

-Martousse, faut pas qu'on te voie. Je t'en supplie, d?bine-toi.

-Lilas, pourquoi tu reviendrais pas avec moi ?

Tu vois...

Je cr?ne plus, l?.

Je te le demande.

Je te demande

de pas rester ici. Et si dans 10 min, t'es pas l?,

c'est moi qui irai te chercher.

-Maquereau de premi?re. -Pommes poulet r?ti !

-Non, ?coutez, donnez-moi mon plat, et que ?a soit fini !

-Maquereau de premi?re. -Pommes poulet r?ti.

-Ah, ?a y est, tout de m?me.

-Mon pauvre coco, tu dois avoir faim.

-Oui, mon vieux, c'est moi.

Ca t'?tonne ? -Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce qui t'es arriv? ?

-Rien, mon vieux.

-Lilas ne t'a pas vu, au moins ?

-Qui ? -Lilas !

-Qu'est-ce qui te prend ? Elle me conna?t pas !

-Oui, c'est vrai.

-Dis donc, vieux,

t'as l'air de t'int?resser beaucoup

? cette m?me. -Tu es fou ?

-Ton enqu?te avance ? Elle a fait le coup ?

-Elle ? Ah non, mon vieux,

c'est pas elle.

Je t'assure que c'est pas elle.

Quand je pense que j'ai pu un moment la soup?onner...

Si tu savais... -Je te crois, t'emballe pas.

-C'est pour que tu comprennes. -C'est pas une raison

pour nous laisser sans nouvelles. Le patron t'a r?clam? deux fois.

-C'est lui qui t'a envoy? ?

-Non, je suivais un type.

-Andr? !

-Un copain de la maison

o? je travaille.

-Le patron exige justement

qu'il soit l? demain.

-Tu m'avais dit avoir cong? jusqu'? la fin du mois.

-Tu sais, c'est l'affaire d'un jour ou deux.

-Vous prendrez bien quelque chose ? -Merci, je...

-Si. Je reviens tout de suite.

-Encore mieux que ce que je pensais. T'es en m?nage !

-Qu'est-ce que tu veux ? Je te promets que demain,

je reviendrai l?-bas, mais ce soir...

-Tu connais le type qui est avec ton bel amoureux ?

Non ? Je vais te le dire. C'est un poulet.

De la pr?fecture. -C'est pas vrai !

-C'est pas vrai ? C'est lui qui m'a pris l'autre soir.

Quant ? ton zig, ?a m'?tonnerait pas qu'il en soit.

Quant ? ton zig, ?a m'?tonnerait pas qu'il en soit.

-Tais-toi ! Je te d?fends !

-Tu me d?fends ?

Musique joyeuse

-Demain, l'instruction sera close,

Darny passera en cour d'assises. Voil?, mon vieux.

-Dis au chef que je serai demain ? la pr?fecture,

et que je le tiendrai au courant des r?sultats de mon enqu?te.

-Bon.

Madame.

-Qu'est-ce que tu as ?

Tu trembles ?

Tu trembles ?

-Qu'est-ce que tu m'as dit

qu'il faisait, ton ami ?

-Lui ? Ben,

le m?me m?tier que moi.

-Le m?me m?tier que toi ?

-Ben, oui.

Placier en...

Qu'est-ce que tu as ?

-Oh non, Andr?, c'est pas vrai ?

Dis-moi que c'est pas vrai.

-Pardon ! Oh, mille excuses !

C'est un cabinet particulier !

Rires

Nous vous d?rangeons, les amoureux ? Oh, mademoiselle,

Nous vous d?rangeons, les amoureux ? Oh, mademoiselle,

mes hommages ! Nous vous laissons tout ? votre bonheur !

Au revoir, monsieur, mademoiselle.

Au plaisir !

-J'aurais voulu que tu ne l'apprennes que par moi.

Y a pas longtemps que je fais ce m?tier-l?.

Seulement, un jour, j'ai vu un type qu'on amenait chez le juge,

et ? ce moment-l?, j'ai cru qu'il n'?tait pas coupable.

J'?tais convaincu qu'on allait condamner un innocent.

Je pensais que par toi...

-Tu t'es dit que j'avais fait le coup.

-Lilas, puisque je te dis...

-Je te crois pas ! Je te crois plus !

Tout ce que tu m'as dit, c'?tait des mensonges !

Tu m'as dit que tu m'aimais, c'?tait pour me faire avouer !

Eh bien, j'avoue !

J'ai tu? le p?re Novion !

Eh bien, qu'est-ce que t'attends pour toucher ta prime ?

-Oh, ben quoi ? Un probl?me dans le m?nage ?

-Oh, ben quoi ? Un probl?me dans le m?nage ?

Je veux pas de ?a, pas aujourd'hui !

Tout le monde est d'accord ! Hein ? Voil?, ma petite dame.

On lui en donne aussi.

Voil? ! Prends pas cette t?te-l? !

Voil? ! A votre sant? !

A votre sant? !

-Lilas, c'est pas vrai ? -Pourquoi je nierais, maintenant ?

J'ai suivi le p?re Novion sur les fortifs !

Il m'a brutalis?e, j'ai pris un coup de col?re,

j'ai ramass? n'importe quoi, j'ai tap? sur la t?te.

-Tais-toi, tais-toi !

-Tu voulais des d?tails. En voil?.

Allez, d?p?che-toi de faire ton rapport.

Criminelle. Et toi, un policier.

Criminelle. Et toi, un policier.

Un beau couple, hein ? Des amants bien assortis.

Allez, t'es charg? de m'emballer.

Emm?ne-moi.

Quoi, tu veux pas m'emmener ?

L?che-moi ! L?che-moi !

Rires et musique

-Tais-toi !

-Wow !

-Lilas, rien n'est encore perdu, on pourrait peut-?tre...

-Quoi ? Etre heureux encore tous les deux ?

Tu pourrais vivre avec une fille qui a assassin? ?

Tu pourrais aller trouver ton patron et lui dire :

"Lila n'est pas coupable" ? Tu pourrais faire ?a ?

Un compromis dans une sale affaire de moeurs.

Complice d'une meurtri?re !

Et moi, compagne d'un ancien mouchard.

C'est ?a, le bonheur que tu nous donnes ? C'est ?a ?

Musique joyeuse

Musique de tension

-Votre ?ge ?

Passez-moi la S?ret?.

Vous n'avez pas entendu ?

Je vous demande votre ?ge.

-25 ans.

-25 ans...

-Alors, c'est vous qui auriez

-Ce n'est pas vrai, elle ment ! Ne la croyez pas !

Vous voyez bien !

-Vous le connaissez ?

-Non... Non.

-Fouillez-le.

-Lilas, regarde-moi.

Dis-leur que tu me reconnais,

Elle n'est pas dans son ?tat normal !

Ah, bon.

Vous ne pouviez pas le dire tout de suite ?

T?l?phone

All?, la S?ret? ?

Dites-moi...

-Non, non, mais... Ca n'est pas la peine,

?a n'est pas vrai, ?a ne peut pas ?tre elle !

-Naturellement, puisque le coupable est sous les verrous.

-Naturellement, puisque le coupable est sous les verrous.

-Le coupable ?

(Le coupable...)

All? ?

La premi?re division ?

Passez-moi le...

Le chef de la S?ret?.

Fanfare militaire

Les enfants crient.

-Tu prends soin d'un voleur ?

-Il s'est fait mal.

-Tant pis !

-Il pleure.

-Pas de piti? !

Un gendarme doit jamais s'attendrir, tu m'entends ?

Le devoir avant tout ! Ouste !

Le train siffle.

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA

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