All language subtitles for Sparrowhawk s01e02

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Original subtitles

Vos hommes font un de ces rafus, monsieur Villeneuve.

Il n 'est déjà pas facile de s 'envoyer dans un fauteuil, alors à tout ce

vacarme. C 'est que l 'épervier a tenté de s 'échapper, monsieur.

Nous lui avons donné la chasse, mais le malheureux s 'est jeté du haut de la

falaise. Et cela vous a triste, n 'est -ce pas ? Il n 'y aura pas de procès.

Vous n 'êtes pas trop déçu.

Que signifient ces allusions, monsieur ? Vous

avez raison, monsieur de la perruche.

Allons aux fêtes, il ne servirait à rien de tergiverser.

Des emprunts faits à l 'écritoire de ce pauvre Anatole.

La page est vierge, mais s 'il en y jette un peu de poudre, on peut voir

apparaître le contenu de la lettre précédente.

Elle était adressée à Yann de Kermeur et signée Agnès de Kermélec.

C 'est Agnès alors qui aurait écrit la lettre ? Vous savez bien que non.

C 'est le compte lui -même.

qui a demandé à l 'épervier de le rejoindre à la chapelle, en imitant l

'écriture de sa fille.

Sans doute voulait -il convaincre notre corsaire réticent de venir et de l

'écouter.

Mais pourquoi ? Pourquoi ? Il se souvient, n 'est -ce pas, monsieur

Ah, si Molière l 'avait connu.

Pourquoi ? Eh bien, il suffit de lire ce qu 'écrivait le comte dans son journal

pour le savoir dans le moindre détail.

Ce cher comte a eu la gentillesse de me confier la clé de son journal.

Est -il nécessaire de vous en faire lecture ? Ou bien voulez -vous nous

expliquer vous -même pourquoi vous avez tué ce cher Anatole et ce que vous êtes

venu chercher jusque dans le cercueil de son pauvre père ?

Je

ne voulais pas le tuer.

C 'est ce vieux fou qui m 'y a poussé.

Quand il m 'a annoncé qu 'il avait enfin mis la main sur la carte de son père et

qu 'il pouvait remonter au trésor de Kermélek, nous avons décidé, lui et moi,

nous associer pour monter l 'expédition.

Mais il ne voulait pas me dire où était cachée la carte.

Les gens se méfient de tout le monde de nos jours.

Il ne voulait plus de vous, n 'est -ce pas ? Il se méfiait de moi.

Il me trouvait trop gourmand.

Aussi, quand l 'épervier a montré son bec, j 'ai tout de suite compris qu 'il

allait s 'allier avec lui pour me doubler.

Alors je l 'ai surveillé.

Je l 'ai suivi à la chapelle, où il allait montrer la carte à Yann de

Malheureusement, les choses ont mal tourné, comme à présent.

C 'est fou comme les événements s 'emballent ces derniers temps.

Pitoyable, n 'est -ce pas, monsieur de la perruche ? Décidément, ce Villeneuve

nous croirait de la dernière pluie.

Cinq lettres sont parties ce matin. Les quatre premières à destination de

certains de mes amis pour leur expliquer où trouver la dernière.

Si un malheur m 'arrivait, dernière ou bien sûr votre crime est révélé.

Vous voulez quoi ? Si vous saviez comme nous nous ennuyons, monsieur de la

Perruche et moi, combien la moindre lumière peut éclairer la nuit de notre

Vous nous avez privé de la joie d 'un beau procès.

Alors, pour nous distraire un peu et pour prix de notre silence, nous

pardon, nous exigeons d 'être associés à ce trésor que vous recherchez et de

participer à part égale à l 'expédition que vous projetez.

Je les garde le choix.

À part égal, alors ? 50 -50 ? Vous ne savez plus compter, mon cher.

Nous sommes trois.

Un tiers pour vous, un tiers pour moi, un tiers pour M. de la Perruche.

C 'est à prendre ou à laisser.

Montrez -moi vos trouvailles.

Mais dites -moi, pourquoi voulez -vous absolument que l 'épervier périsse ? Son

navire, la méduse, son équipage est le seul à pouvoir nous mener là où nous

devons aller.

Mais il n 'aurait jamais accepté de travailler pour nous tant que Yann de

Carmeur était vivant.

Alors souhaitons que la mer recrache le cadavre de ce pauvre épervier.

La mer recrache toujours les oiseaux de mauvais augure.

Maintenant, si vous le permettez, Marquis, je vais vous laisser.

Pour aller rassurer mon épouse sur le sort de Yann de Kermer.

À vous revoir.

Comment es -tu ? T 'as peur, Agnès ? Qui tremblerait pas à ta place ? Tu es à la

merci d 'un dangereux pirate.

Il ne sert à qu 'à hippier entre les ports des hommes sans foi ni loi.

Voyons.

Après avoir tué ton père, de quoi pourrais -je être capable ? Je vais sans

doute commencer par te violer, Agnès.

Comme tout bon pirate qui se respecte.

Tu peux pas imaginer les sévices que je vais t 'infliger.

Et ensuite, je te couperai la langue pour que tu puisses pas parler.

Et puis les mains, bien entendu, pour pas que tu puisses écrire mon nom. Et

ensuite, je mettrai le feu au chaton. Je pourrai le répondre.

Vraiment, tu me crois capable de telle forfanterie ? Je t 'ai vu avec le sang

mon père sur les mains.

Que veux -tu que je croie ? Eh bien, moi, je pourrais croire que tu m 'as

pour me piéger. Je le pourrais.

Mais tout le monde est de surface parce que je te connais.

Mais toi, aurais -tu oublié qui je suis ? Je ne connais pas celui qui te dit

Anne de Camor.

Capitaine d 'un bateau pirate.

Tu devinais que c 'est les qualités qui sont nécessaires pour s 'imposer si vite

parmi la racaille ? Les qualités ? Goyauté, abnégation, courage.

Mais qu 'importe.

Crois -tu vraiment qu 'on puisse être si différents à 25 ans de ce qu 'on a été

à 15 ? Oui.

J 'ai bien changé, moi.

En restant pourtant chez mon père.

C 'est vrai, t 'as changé.

J 'aurais jamais cru que t 'épouserais quelqu 'un comme Devina.

Mon mari, comme tu aimes à me le rappeler, va venir me rejoindre d 'un

l 'autre.

Il se fera un plaisir de couper court à la conversation avec sa lame ! Bien que

tu sois sa femme, je le connais mieux que toi.

Je le connais charnellement.

Il était un temps dans des galères quand j 'y étais. Cet homme est un monstre,

un tortionnaire.

Permets -moi de te mettre en garde.

Je te permets rien, Yann.

Hervé a un nom, un titre.

Un titre ? C 'est donc ça que tu cherches ?

Et c 'est moi que tu

accuses de mémoire courte ? Dans une autre vie, une autre Agnès a été prête

à abandonner tout ça pour suivre le garçon qu 'elle aimait.

Mais il l 'en a jugé autrement.

Il en a cru incapable.

Il aurait l 'outrecuidance de lui en faire le reproche aujourd 'hui ? Il ne

voulait que son bonheur.

Il voulait en faire sa reine. Non, il a abandonné Yann.

Il l 'a laissé désespérément seul.

À cette année -là, je lui demande pardon.

Et à elle à qui je ne saurais mentir, je le répète solennellement, je n 'ai pas

tué son père.

Si je veux éviter la potence, il faut que je trouve les vrais coupables.

Serais -tu prête à mener ? Je vais t

'aider, Yann.

Moi aussi, je veux comprendre.

A commencer par cette histoire de lettre que je n 'ai pas écrite.

Je vais te conduire au bureau de mon père.

Détache -moi.

Je t 'admire en grande part.

Tu es devenu vraiment maire.

Je n 'irai jamais.

Il aurait peut -être suffi de...

Je vais passer devant.

Il ne faudrait pas qu 'on rencontre quelqu 'un.

Je pensais que les pirates vivaient dans des repères empris d 'or et d 'argent

gardés par des dragons.

Désolée, princesse. Si j 'avais su que tu venais, j 'aurais accroché des

tentures aux fenêtres et astiqué l 'argenterie.

Finalement, il n 'y a que pour le vieux dragon qu 'on n 'est pas déçus.

Je vais chercher des salicornes.

Tu veux que t 'ailles vivre, ma chérie ? Merci.

Et toi, toujours pas pendue ? Non, non, non, la justice, c 'est plus ce qu 'elle

était. Je vois que les nouvelles arrivent ici aussi vite qu 'à la marée.

T 'as eu de la visite ? Autant que le roi de France.

Et il y a de tout, mon gars. Une drôlesse, un sauvage et deux crabes de

espèce. Encore un ou deux et je monte un cirque.

C 'est de plus en plus conçu chez toi.

Piscorane, carotte, viande.

Tiens.

Par quel miracle vous avez réussi à vous échapper ? On ne devrait pas te le

dire, mais on n 'était pas à bord.

On était rentrés dans des bras affectueux chez la Vermado.

C 'est ce qui nous a sauvés.

Les autres ont tous été arrêtés et emmenés à la forteresse de Brest pour

questionnés.

Les petits Dozins, nous et Nicolas, ont été arrêtés aussi.

Quant à la méduse, elle est gardée jour et nuit.

Il faut se rendre à évidence. On n 'a plus d 'avenir ici.

Il faut s 'enfuir le plus vite possible.

Ta valeur est reconnue partout, Yann.

On peut offrir nos services aux Anglais, aux Espagnols, aux Portugais. Ou

devenir pirate.

On chassera les bateaux comme avant.

Et on apprendra à vivre aux gens de Brest.

Ton avis, chacun ? Lequel tu veux ? Celui du sage ou celui du fou ? Celui du

fou.

Laisse parler ton sang.

Désolé, les gars, mais nous restons.

On s 'est battus pour retrouver l 'honneur et rentrer à Brest en corsaire

tête haute. C 'est pas pour en repartir fugitifs, assassins et un cul entre les

jambes. Ils veulent la guerre, ils l 'auront. Et on va commencer par libérer

bons hommes et les petits Ozan.

Je peux m 'en occuper, capitaine.

Sauf si vous voulez m 'accompagner.

Ça paraît difficile, Yann.

Les entrées de la ville sont surveillées et la forteresse est l 'une des mieux

gardées de France.

Et puis, pour apprendre à s 'en, nous ne sommes que quatre.

Trois et demi.

J 'ai un bravant qui vous parle de la forteresse.

Quand l 'ennemi est trop fort, il faut le frapper à la tête.

C 'est toi qui m 'as pris ça.

Il vous va ravir d 'être magnifique, Agnès.

Qu 'avez -vous ? Vous semblez soucieuse.

Votre père, bien sûr.

Pardonnez -moi, je ne suis qu 'un rustre.

C 'est moi qui vous dois des excuses, Hervé.

Je ne sais plus où j 'en suis.

Nous nous connaissons si peu.

Et sans prêter l 'oreille au commérage... Ah, je comprends.

Votre épervier a eu le temps de cracher son bonheur. Si vous avez des questions,

Agnès, posez -les. Je n 'ai rien à vous cacher.

ni mes peines passées, ni mes blessures.

Eh bien... Il y a...

Il y a tout d 'abord cette charge d 'un tendant en galère.

On dit que votre zèle, que votre cruauté... J 'ignore ce qu 'on a pu vous

raconter sur mon compte, Agnès.

Mais vous avez devant vous un homme humilié par sa famille.

méprisé par un père odieux et qui n 'a cessé de se battre comme il a pu.

Par mon seul mérite, j 'ai obtenu des charges toujours plus nobles et gagné la

confiance du roi.

Jusqu 'à ce qu 'il me confie celle -là même que vous évoquiez à l 'instant.

C 'était la marque d 'une grande confiance et d 'un honneur dont aucun

-neuve n 'avait pu se flatter auparavant.

La charge était des plus exigeantes.

Et sans doute aux yeux d 'une femme des plus ingrates.

Et je reconnais sans rougir que j 'ai exercé ma fonction avec la sévérité qu

'attendait Sa Majesté.

Aux galères, l 'indulgence n 'a aucune place, Agnès.

En suis -je criminel pour autant ? Je vous prie de bien vouloir m

'excuser, si je vous oblige.

Vous êtes toute excusée, Agnès.

Mais cette conversation nous montre combien il est important de tout se

Promettons -nous désormais d 'être transparents l 'un pour l 'autre.

Alors une question encore, mon ami.

La dernière, je vous le promets.

Qu 'est -ce qu 'il est devenu de votre première épouse ?

Béatrice de Hautecombe était une personne admirable.

J 'en étais amoureux à me tanner. Nous avons passé des années merveilleuses.

Je voulais fonder une famille, avoir des enfants.

Des enfants.

Elle était déjà si fragile.

D 'une si grande mélancolie.

Quand on a retrouvé son corps dans les eaux gelées de la Seine, j 'ai cru

devenir fou.

J 'ai fait le serment de ne plus jamais me marier.

De n 'aimer jamais plus.

Jusqu 'à ce que je vous rencontre.

Pardon, Hervé.

Je pardonnerai vous jamais.

Alors vous m 'aimez.

Vous ne regrettez pas ce mariage.

Qu 'as -tu, mon frère ? J 'ai écouté ton plan

attentivement. Il manque l 'essentiel.

Tiens donc, je t 'écoute.

La comtesse de Ker -Melek, Agnès, elle te croit coupable. Cela te laisse -t -il

indifférent ? Tu veux quitter Brest sans lui prouver ton innocence ? Il n 'y a

plus d 'Agnès, chacun.

Comme il n 'y a plus Diane de Kermer.

Ils sont morts l 'un et l 'autre et avec que leurs illusions.

Je suis devenu l 'épervier et elle, Madame de Villeneuve.

Tu sais très bien ce que l 'on raconte sur sa première épouse.

Qu 'il l 'a assassinée après l 'avoir dépouillée.

Y as -tu bien songé ? Elle m 'est autant, je la méprise. Que m 'importe

? Toi, la mépriser.

Elle te haïr.

Peut -être que t 'en es convaincu, mais à moi, tu ne peux pas le faire croire.

Nicolas et Louise sont emprisonnés par ma faute.

J 'ai perdu la méduse à mon équipage et tu me parles encore de cette femme ? C

'est à de l 'amitié pour moi, chacun.

Prenons plus jamais son nom.

Nous voilà bien rêveuses, Marion.

J 'ai besoin de toi. De moi ? Je fais donc partie de ton plan ? J 'ai besoin

toi pour entrer à Brest et pour prévenir mon équipage.

Lui dire de tenir bon face au marquis.

Dispose mon prince et j 'exécuterai.

J 'ai quelque chose pour te remercier.

Une de ces 20 blotteries qui, selon Léonie, ne sert à rien.

Une récompense pour livrer Yann de Kermeur.

Êtes -vous bien sûr de le vouloir, madame ? L 'assassin de mon père doit

puni, monsieur.

Je vous rappelle que cet individu s 'est introduit chez moi et est venu me

narguer. Je ne compte pas vivre dans la peur qu 'il recommence.

Justice doit être rendue.

La justice, la justice, comme vous y allez.

C 'est une vérité si difficile à se dire.

Le procès n 'a pas eu lieu.

Êtes -vous donc si certaine de la culpabilité de ce pirate ? Qui d 'autre

Je ne sais, un rôdeur, un jaloux.

La conviction d 'une culpabilité s 'appuie souvent sur la certitude d 'un

mobile. Or, en l 'espèce... À quel jeu jouez -vous ? L 'épervier est revenu se

venger du père d 'Agnès qui l 'avait chassé autrefois. Le mobile est évident.

Est -ce à dire, monsieur, que vous refusez de prendre en compte mon offre

récompense ? Bien au contraire, madame.

Je vais même l 'afficher partout.

Ne serait -ce que pour déguster le spectacle de la bassesse de l 'âme

La promesse d 'une telle somme, c 'est un coup de pied dans une fourmilière.

Tout ce qu 'il y a de vil et de cupide dans cette bonne ville va se mettre en

chasse de l 'épervier. Vous verrez, c 'est édifiant.

Je vous en prie.

Je vous laisse, mamie.

Je dois m 'entretenir avec le marquis.

Je ne comprends pas votre attitude, Marquis.

Pourquoi toutes ces hésitations devant Agnès à admettre la culpabilité de l

'épervier ? C 'est qu 'à la réflexion, il m 'apparaît que vous assassinez bien

la légère, mon cher Villeneuve.

Tout chez vous n 'est qu 'approximation.

Tenez, par exemple, cette carte que vous avez récupérée dans le tombeau de l

'amiral de Kermélec.

Elle ne comporte aucun nom.

Elle peut correspondre à l 'un des douze voyages que l 'admiral a effectués vers

les Amériques.

Canada, Mexique, Martinique, Saint -Domingue, Guyane.

Duquel s 'agit -il ? En avez -vous la moindre idée ? Le comte le savait.

Il peut sûrement y avoir un indice quelque part.

Que croyez -vous ? Je ne demande qu 'à le découvrir, j 'en rêve toutes les

nuits. Parce que vous dormez.

À votre place, je ne fermerai pas l 'œil.

Si vous croyez que le remords... Vous connaissant, je ne pensais pas à ça.

Mais à la multitude de dangers qui vous guettent.

L 'épervier est toujours en liberté, je vous le rappelle.

Et il ne rêve que de vous couper la gorge.

Et puis, il y a notre conscience à M. de la Perruche et à moi -même.

Votre conscience.

Elle nous taraude, voyez -vous.

Elle s 'immisce.

Là où notre confiance en vos capacités recule, elle nous rappelle

quelles sont les exigences de la justice du roi.

C 'est une menace.

Un conseil, cher Villeneuve, un conseil.

Notre association tient à si peu de choses.

Alors bougez -vous, mon ami, bougez -vous.

Ramenez -moi cet épervier mort ou vif.

Fouillez chaque cric, chaque anse de cette maudite côte.

Peut -être le comte a attiré le temps de lui dire quelque chose.

Trouvez -moi son repère et faites parler de son équipage.

Santé.

C

'est

l 'affaire Pilote qui nous charcute.

Ils vont nous le rendre en petits morceaux, le Barbarossa.

J 'espère qu 'il ne va pas céder.

Les Perviers ne le pardonneront pas.

Ce sont des gens très charmants.

Ils m 'ont très bien reçu.

Ils ont fait beaucoup d 'efforts pour entretenir la conversation.

Mais vous savez, l 'infinité, ça se commande pas.

Très vite. On n 'a rien eu à se dire ? Mettez -le sur la braillasse.

C 'est rien, je vous assure.

Il aurait livré sa mère pour Jarret.

Je vais en choisir un autre.

Ah, mon cher.

C 'est mauvais pour votre santé, mais c 'est une congestionnée.

On commence par deux par jour, et puis après, on peut plus s 'arrêter.

Et puis c 'est inutile, j 'en ai peur.

Voilà ! Oh, Marion.

S 'il y en a bien une que je suis content de voir rentrer dans Brest, c

bien toi.

Mais tu me fouilles en personne, mon bon Gaspard.

C 'est toujours un plaisir de sentir tes mains sur moi.

Ah, ce serait pas de refus.

Et crois bien que dès que le commandant me laissera un peu de temps libre, je

viendrai me rappeler à ton bon plaisir.

Allez, laissez -la passer.

Jamais pirate ne réussit. Belle cachette.

T 'as été parfaite.

Faut qu 'on se dépêche.

Rendez -vous ici dans deux heures. T 'as bien compris ce que tu devais faire ?

C 'est pour ceux de la méduse.

Débrouille -toi, il y a urgence.

Et pour toi, ça sera gratuit ce soir.

J 'ai scruté cette carte pendant tous les temps.

Pas le moindre indice.

N 'est -il pas intelligent, ce monsieur de la perruche ? Croyez -moi, il n 'aura

pas volé sa part.

N 'est -ce pas une bonne association que la nôtre ? Moi, l 'âme de l 'équipe,

vous, le bras sanguinaire, et monsieur de la perruche, le cerveau.

Allez -vous m 'expliquer ? La statuette, Villeneuve, la statuette ! Pourquoi

Carmelette l 'avait -il cachée avec la carte ? Parce qu 'elle donne la clé de l

'énigme. Il suffit de la faire parler.

La faire parler ? Mais ce n 'est pas un vulgaire perroquet.

Vulgaire ? Mais si vous aviez le quart de la moitié de l 'intelligence de M. de

la Perruche, nous n 'en serions pas là !

Tenez.

Adresse d 'un coquin sur le port.

On l 'appelle le Borgne.

Votre intelligence suffira peut -être à comprendre pourquoi.

Une sorte d 'antiquaire, brocanteur, recelleur surtout.

Un vrai cinglé, mais c 'est un tas de choses.

Peut -être qu 'il pourrait identifier la statuette.

Faire parler les vivants, c 'est davantage dans vos cordes, non ?

Yann est vivant, les gars.

Il jure de nous sortir de là.

Et vous savez ce que ça veut dire ? Il faut gagner du temps.

Quel talent et d 'une agilité diabolique.

Tant de compliments en si peu de temps.

Cela ne peut venir que d 'un collègue ou de la police.

Tu m 'as l 'air bien habile pour travailler pour M. Penouet.

Alors je serais le plus heureux des hommes si tu consentais, mon brave.

Relâchez mon poignet, car on va finir par se faire repérer.

Collègue, d 'une certaine manière, il est vrai qu 'à l 'occasion, j 'aime

les tours de passe -passe, mais si je te connaissais bien, un petit poigne, c

'est que nous avons un ami commun.

Un oiseau qui a sorti ses griffes un jour à l 'arsenal des galères pour te

défendre. Il aimerait que tu lui accordes ton aide ce soir à minuit à l

'embarcadère près du port.

L 'épervier ! Ça fait vraiment plaisir de vous revoir, capitaine. J 'en ai fait

une grosse dette envers vous. J 'y serai, j 'y serai. Comptez sur moi.

ami.

Qu 'on fouette ces gueux qui nous empêchent d 'avancer.

Ces courses sont déjà assez réintentes comme ça.

Yann ? C 'est Yann Neckermart ! Yann ?

C 'est donc vous pourriez pâter pour un gentilhomme ?

Je sais, on me l 'a déjà dit.

Mon escrime n 'est pas très académique, mais efficace, n 'est -ce pas ?

Vous ne l 'avez quand même pas.

Vous tuez ? Ce n 'est pas l 'envie qui me manque.

Mais je ne le ferai pas. Nous dirons que c 'est mon cadeau de mariage pour

Agnès.

Permettez que je laisse ma signature, qu 'elle comprenne bien que ce cadeau

vient de moi.

C 'est rien.

Une égratignure.

C

'est

bien pressé, ma belle.

Tu vas si vite, t 'auras du mal à te suivre.

Tu disparais pendant plusieurs jours comme ça sans donner de nouvelles ?

nous, forcément, on s 'inquiète.

Tu ne nous oublies pas, au moins.

Imbécile.

Laissez -moi donc tranquille.

Faites -moi confiance, je connais le repère de l 'épervier.

C 'est que sa tête est mise à prix à ton épervier.

Le procureur du roi offre une belle récompense à celui qui le livrera.

Et nous, on ne voudrait pas se faire doubler.

Encore un peu de patience, je vous dis.

Sinon, vous perdez tout.

Tout quoi ? C 'est que des mots, ça serait.

Et nous, les mots, c 'est pas ce qu 'on préfère.

Le mot collier, le mot trésor, ça te parle plus ? Laisse -la filer, Job.

Tais -toi.

T 'avises surtout pas de nous doubler.

N 'oublie pas qu 'on veut trouver notre compte dans cette affaire.

Elle nous doute, je dis.

Je la connais, son regard n 'était pas franc.

Si elle serait tombée amoureuse, ça ne m 'étonnerait pas.

Si ça se trouve, elle va s 'enfuir avec son épervier.

Qu 'est -ce que t 'as en tête, Arzel, toi qui es si malin ? Elle sait où elle

repère de l 'épervier.

T 'as vu la récompense pour la capture du bonhomme ? Il faut vraiment qu 'on la

surveille de près.

Puis si elle s 'avise de nous doubler, on ira vendre notre information au

marquis de la mode cardu.

Le marquis de la mode cardu.

Moi, j 'en sais des choses sur le marquis.

Personne ne voit que je me dessèche.

Qu 'est -ce que t 'as dit, mon gars ? Tu sais des choses sur le marquis ? C 'est

vrai qu 'il fait chaud ici.

Tu voudrais boire un petit coup avec nous ? Qu 'est -ce que tu sais

Alors, il aime certaines filles.

Tous les mardis.

Mais il a peur des maladies.

Des maladies qu 'on n 'attrape pas fréquenter les dames.

Salut, mon dieu ! Du rhum pour notre nouvel ami ! On

concourse tous les deux, hein ? Rhum ! L 'unique objet de mon ressentiment.

À double tour. Revenez demain.

C 'est que j 'ai un objet très rare à vous vendre. Une pièce exceptionnelle.

Exceptionnelle ? J 'en ai plein mes armoires. Une statuette. Une pure

vous verrez.

Je quitte Brest. Demain, il sera trop tard.

Pas trop tard.

Pas tous les dieux de l 'enfer.

Je n 'ai l 'air qu 'en personne.

Qui ça ? Tlaloc, le dieu de l 'eau des Aztèques. La pluie, la foudre. En

dialecte nahua, celui qui fait ruisseler les choses.

C 'est un dieu mauvais, mon gars. Une vraie saloperie.

Il n 'est pas bon. Il dit que c 'est lui. Les enfants mornés, les femmes

aux encousses, c 'est lui. Ce n 'est pas bon l 'approcher.

Tu l 'as volé ? Le comte de Kermelak me l 'a vendu avant sa mort. Sainte Vierge

! Tlaloc de Kermelak. Ce n 'est pas possible.

J 'avais dit à l 'amiral de s 'en débarrasser.

Suive, Carmelette.

Avez des yeux.

Des émeraudes.

Des yeux.

Non, non, non.

Avez des yeux.

On ne plaisante pas avec Fialo, mon gars.

Va -t 'en.

Je ne veux pas d 'intérêt d 'ennui.

C 'est pas trop.

J 'étais en train de cacher la trottinette.

Tous les diables, mais qu 'est -ce qu 'il y a là -dedans ? Des pirellettes.

Ça t 'invite seul, hein ? J 'adore ça.

Je ne partirai pas tant que tu ne m 'auras pas tout raconté.

Et si c 'est cela qui t 'inquiète, voilà.

Et je te promets que je me débarrasserai de la statuette quand tu m 'auras tout

expliqué sur le trésor.

Oubliez mon gars, on ne s 'enrichit pas sur les morts. Sur les morts ? Les

béquines de Tlaloc, noyées, foudroyées, femmes mortes aux encouchements,

enterrées pour que Tlaloc puisse venir les chercher, enterrées avec tous leurs

bijoux. Et bien, crac ! C 'est ce cimetière que l 'amiral et ses

profané, pillé les tombes, volé l 'or et les bijoux, même la statue de Tlaloc

volée. Et ce trésor, ils l 'ont ramené en France ? Bien sûr que non. Tu ne

connais pas Tlaloc ?

Sa colère a été terrible.

Une sacrée tempête coulait la frégate dans la baie des chaleurs.

Les trois ont escapé. Seul l 'amiral est revenu, et fou, totalement serré.

Il avait de cette tête qu 'il a voulu me vendre, mais lui aussi a été rattrapé

par Tlaloc, noyé dans les douves de Kermalek. Tout nu, l 'amiral ! Alors, un

conseil, mon gars.

J 'ai été débrouillé. J 'ai tassé la tête. Oublie le trésor, oublie Tlaloc.

C 'est un lieu si terrible que pour l 'apaiser, les Aztèques... Les sacrifices

humains.

Et voilà.

Comme le disais -tu.

S 'il n 'y a que ce moyen pour l 'apaiser.

Dormez bien, monsieur de la perruche.

Demain, c 'est mardi.

Nous avons notre rendez -vous hebdomadaire avec ces dames de la côte.

'oubliez pas.

Nous devons être bien reposés.

S 'il vous plaît, si vous ouvrez un oeil, monsieur le marquis.

C 'est prêt, j 'aurais été très contrarié si vous aviez dû manger froid.

L 'épervier ! Décidément, vous êtes bien inconscient, mon ami. Me défier chez

moi ? J 'aurais préféré vous inviter ailleurs, mais votre tel est fort

il donne sur le port.

Venez vous joindre à moi, j 'insiste.

Dîner avec un pirate ? Vous ne doutez de rien, mon ami. Un poulet rôti.

Je suis habitué à des mets plus délicats.

Pourtant, tout me laissa penser que vous auriez la plus grande tendresse pour ma

cuisine. Je vous ai préparé un mets que vous adorez.

Vous n 'avez pas osé ?

Rassurez -vous, ce n 'est pas votre perroquet.

Pas encore.

Et si vous voulez le revoir, je vous conseille tout d 'abord de baisser votre

arme.

Si jamais vous faites le moindre mal à Pipo, je vous traquerai jusqu 'au bout

monde.

Que voulez -vous ? Je veux que vous libériez sur l 'heure les petits Ozan et

équipage.

On menace pas la justice, Yann de Kermer. Qu 'espérez -vous ? Et puis, si

êtes innocent, comme vous le prétendez, que risquez -vous à vous rendre ? J 'ai

déjà goûté la justice du roi. Ça m 'a coûté 50 galères.

Alors ?

Que décidez -vous ? J 'ai confié votre oiseau à mon ami l 'Indien.

Et vous savez comme sont ces sauvages, ils ont l 'habitude de manger de tout.

Et plus spécialement, du perroquet.

Parce qu 'ils se servent de leur plume.

Pour leur parure.

Alors, qui me dit que vous me rendrez, monsieur de la Perruche, une fois vos

amis élargis ? Je vous donne ma parole, monsieur.

Sans vouloir vous offenser, mon métier n 'est fait que de désillusion sur la

nature humaine.

Rendez -moi mon perroquet et je relâcherai vos amis.

Et cette fois -ci, c 'est parole de procureur.

Si à vos yeux, les promesses des hommes ne valent rien,

la vôtre fut -elle, au nom de la justice du roi, ne peut à l 'évidence me

suffire.

Non, non, non, transition.

Je fais le premier geste et libère les enfants aux ânes.

Vous me rendez mon perroquet et je libère ensuite votre équipage.

Soit.

L 'homme se lève dans deux heures.

Vous emmènerez Louise, Nicolas et mon équipage à la plage du Bestoin.

Et nous procéderons à notre échange en trois temps.

Très bien.

Vous êtes libérés, c 'est de vous rien que je retrouve enfin M. de la Perruche.

Emmenez, Carol.

Libérez les prisonniers.

Manfer, mon ami, une paie que je ne t 'ai pas vue.

Tirez, tirez, ne laissez pas m 'échapper.

Tirez.

Regardez les étapes ! Allez, tirez ! Tirez, nom de Dieu ! Attirez -le

! Je me

tiens à un dernier.

Où est -il ? C 'est pas possible, il s 'est encore envolé, c 'était perdu de

malheur. Monsieur de la Perruche, quelle joie de vous revoir sain et sauf.

Le misérable osait porter la main sur vous et il voulait que je rentre son

équipage.

Ah, Villeneuve.

Monsieur de Penouette vient de me raconter la mort du Borgne.

Tout en nuance, cher ami.

On vous confie l 'adresse d 'un bon artisan et hop, ça ne fait pas un pli.

Vous l 'adoptez.

Vous doutiez de mon efficacité.

Parlons de la même langue.

Je vous ai demandé de le faire parler.

Et vous vous le faites taire.

Avez -vous obtenu notre renseignement ? La carte est celle de l 'abbé des

Chaleurs au Caraïbes.

Rien ne se pose plus à notre départ.

Vous êtes satisfait ? Vous plaisantez ? Nous n 'avons toujours pas retrouvé le

cadavre de l 'épervier et le bateau. Il nous faut rapidement un équipage

aguerri. Aucun avion marchand de Brest ne fera l 'affaire.

Nous devons contraindre l 'équipage de la Méduse.

Mais mon pauvre ami, ils ne prendront pas la mer tant qu 'ils n 'auront pas vu

mort.

Débrouillez -vous.

Prenez les soldats qu 'il vous faut, fouillez partout.

Je me lasse de votre incompétence, Villeneuve. Si vous ne l 'avez pas

'ici deux jours, je parlerai à Agnès.

Et cette fois -ci, vous voyez, ça n 'est plus un conseil, c 'est une menace.

Monsieur de la Pérusse, c 'est papa.

Eh, eh, eh, Pipo.

C 'est papa.

Après toutes ces émotions, nous avions bien besoin de ça, n 'est -ce pas,

monsieur de la perruche ? Un bon vin de bon mets et un petit peu de tambresse.

Nous ne sommes pas si exigeants, non ? Monsieur

le

procureur, alors vous vous souvenez de nous, peut -être ?

Les frères Poulikien.

Soupeneur. Il y a trois ans, six mois de prison. J 'ai une mémoire d 'éléphant.

Est -ce que vous venez nous accorder quelques minutes ? Oui, le temps de

les papiers pour vous envoyer dans les geôles, pour importuner un magistrat

la rue.

C 'est pas au magistrat qu 'on s 'adresse, non.

C 'est à l 'amateur.

À l 'amateur de geôles et oiselles ? Comme qui dirait à l 'ornite, l

Nous avons une belle pièce à lui présenter.

Un véritable oiseau de paradis.

Au revoir, messieurs. Nous n 'avons rien à nous dire. Allez.

Une si belle pièce que l 'épervile lui -même se la réserve.

Arrête.

L 'épervile ? Vous avez entendu, monsieur de la perruche ? Allez, fouette

Si vous me blessez, ça ne disparaît pas comme ça ! Nous faisons ce que nous

pouvons, monsieur, mais il y a trop de criques et de grottes sur cette côte.

Allez !

Suis -moi, toi.

Dis -moi, soldat.

Cet épervier que nous cherchons, tu pourrais le reconnaître ? Je serais

de le décrire.

Oui, monsieur.

J 'étais au château de Carmelec quand il s 'en est enfui.

Il a à peu près mon âge et à peu près ma taille.

À peu près ton âge et à peu près ta taille.

Un berbe de très beaux yeux et une cicatrice qui lui court du front à la

gauche.

Si bien que, défiguré...

Ton cadavre pourrait aisément passer pour le sien.

Il a encore de la fièvre. Il recommence à délirer.

Si Nicolas n 'avait pas plongé, il aurait fini noyé.

Tu vas pouvoir le sauver, la vieille.

Tu connais les prières, mon gars. C 'est le moment ou jamais.

Je lui ai donné mes potions.

Je réponds de rien.

Ça ne marquera jamais.

J 'ai déjà cassé le sorcière ! Ces onguents ils ne servent à rien ! Moi je

ce qu 'il faut à Yann pour guérir ! Cécatriser de bien plus vieilles et

profondes blessures !

Priez pour moi, mon père.

Priez pour que la malédiction qui s 'abat sur les Kermélèques disparaisse.

La malédiction ? Allons, mon enfant, d 'où vous vienne par hésiter ? La famille

de Kermélèques... Mon père est mort assassiné.

Pensez -vous que j 'ignore que mon grand -père a été retrouvé noyé dans les

douves du château et qu 'il passait pour fou ? Tu l 'avais abandonné, mon père.

Il avait peut -être cherché mon enfant.

Il avait ramené de son dernier voyage une sorte de diable.

Une statuette d 'un dieu païen.

Elle l 'avait tellement envoûtée qu 'il a même voulu être enterré avec.

Enterré avec.

Et quand j 'ai surpris, elle m 'a trop mettée juste.

Madame la Comtesse, je compte sur vous. On l 'étreint.

Au revoir, mon père.

Madame la Comtesse. Au revoir, mon père.

Voulez -vous que je vous dise la bonne aventure ? Je vois un épervier qui

au -dessus de vous.

Un épervier ? Votre cœur s 'emballe quand vous prononcez ce nom.

Prêtez -moi votre main, mademoiselle.

Que vois -tu ?

Je vois deux jeunes gens qui s 'aimaient d 'un amour sans pareil.

Deux amoureux qui se perdent de vue, se retrouvent et se déchirent, condamnés l

'un à l 'autre à vivre dans le regret et le désespoir.

Qui tu vois mieux ? Qui t 'envoie ? Personne.

Sachez que l 'oiseau est bien malade et qu 'il a besoin de vous.

Et qu 'il est innocent des crimes dont vous l 'accusez.

Vous saurez le retrouver, j 'en suis sûr.

Que Dieu juge et ton épervier à proportion de ses fautes et de ses

Mais je suis maintenant madame de Villeneuve.

Et nous, on se sent séparés.

Couché. Cet homme, ce bohémien, c 'est l 'Indien. L 'ami de l 'épervier.

Ne le laissez pas s 'échapper.

Des gros.

Des grands.

Des petits.

Des laits.

Il est très laid.

J 'ai de quoi monter tout un cabinet de curiosité.

C 'est l 'inconvénient. Dès qu 'on offre une récompense, les gens se croient

obligés de vous faire plaisir.

Enfin... Le mien est quand même plus ressemblant.

À peine, mon cher Villeneuve, à peine.

Et encore, est -ce parce que vous vous êtes donné la peine de lui faire sauter

la cervelle ? Messieurs ! Messieurs ! Grande nouvelle ! Les hommes, grâce à

courage, leur ténacité, l 'Indien, nous l 'avons arrêté.

La vérité.

À partir de maintenant, les gars, si on ne veut pas subir le même sort, il va

falloir obéir au procureur.

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