All language subtitles for Sparrowhawk s01e01

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Va dans la maison de Dieu.

Allez, ouste.

Agnès, voilà une encre en modèle.

Permettez. Il n 'est pas mignon, lui.

Merci, mon garçon.

Tu es le fils du nouveau régisseur, n 'est -ce pas ? Diane de Kermer.

Pour nous servir.

Vous pouvez baisser la crainte, mademoiselle. Laisse -le se mettre.

Monsieur, la prochaine fois avant d 'intervenir, attendez qu 'on vous sonne.

La prochaine fois, je me mettrai du côté du chien. S 'il vous fait fuir, lui, il

me dira peut -être merci.

Mademoiselle, le répétiteur vous attend.

Dans ce jardin clos, un grand moine barbu assis sur un banc de pierre, son

de route entre les genoux ne s 'impatientait pas.

Il était là depuis...

plus d 'une heure sans que personne vint le relancer.

Et il pliait un miroir.

Oh ! Barbeux ! Il n 'entendait ni le jet d 'eau retomber dans la vasque, ni les

tourterelles blancs -bleus roucler sur le toit, ni même, derrière le mur, une

marchande aux cris redoutables louer indéfiniment la fraîcheur et les yeux

de ses vieux poissons.

Dégagez, mademoiselle ! Carre ! Droit ! Carre ! Où c 'est la boîte ? Bien,

ouvrez le genou.

On garde.

Dégagez.

Quatre. Droit.

Quatre. Poussez la botte.

Yann de Kermer, une épée, ça se caresse, ça se flatte.

C 'est une arme de gentilhomme qui sait reconnaître la qualité de la main qui la

tient.

C 'est bien un premier coup, mon fils.

Ne t 'oublie pas qui tu es.

Tu ne vas couler plus.

Je tiens de te calmer pour que tu te rappelles qui est celle que tu as

Il me semble -t -il d 'un peu trop près.

Oh, le plaisir d 'être soigné par toi.

Je me ferais un petit fruité tous les jours.

En effet, ton père a passé son temps dans les livres et les vieilles cartes.

Cherche le trésor des Garmelec.

Quel trésor ? Que vous importe, monsieur, puisque vous avez déjà trouvé

vôtre.

Tu n 'as toujours pas compris, Yann.

C 'est ainsi que tu entends. Remerciez le seul comte.

En allant de nuit, on trouvait sa fille.

Père.

Elle est là, ta place.

Dans la boue.

Entends -tu bien, mon fils ? Pas dans les draps de mademoiselle de Carmelec. C

'est à ton droit d 'en revient mes mots, au moins j 'essaie de m 'en extraire.

Tu crois meilleur que nous autres. Tu crois vraiment que tu sors de l 'eau ?

Réal, monsieur le résistant, qu 'est -ce qu 'il nous dit ? Sauf votre respect,

mademoiselle.

Il y a une conversation entre un père et un fils. Ce qui me concerne un peu n

'est pas à ce que j 'en ai oui.

Je vous ordonne de lâcher votre fils.

Mademoiselle, si je puis me permettre.

Il est indigne. Indigne ? Est -ce que je sache, monsieur, que vous êtes en

charge des propriétés de mon père ? Parle -moi d 'éducation. Vois, Yann.

Vois comme me parle mademoiselle Agnès.

Comme ma serviteur. Et elle a raison.

Voilà ce que nous sommes, toi et moi, pour la vie entière. Vous vous trompez,

monsieur.

Notre fils et moi, nous allons nous marier.

Mon père m 'a massé pour cela.

Pour l 'épouser, ma fille ? Avez -vous perdu toute votre raison ? Le fils de

notre régisseur.

Père, dites à ces rustres de lâcher Yann.

Je n 'en ferai rien, ma fille.

Rien de ce qui ne se fait ici ne l 'a été sans mon ordre. Votre ordre ?

l 'homme que j 'aime ? L 'homme qu 'elle aime.

Elle est sincère, Yann.

Pour notre malheur à tous.

À l 'instant même, elle est sincère, mais demain, si elle devait se réveiller

dans tes draps, loin de son monde, déchue, salie, combien de temps lui

faudrait -il pour te haïr ? Mais qu 'importe.

Avez -vous fait le nécessaire ?

Oui, monsieur le comte.

J 'ai signé en son nom un engagement pour les armées du roi. Qu 'avez -vous

? Des talents comme les tiens, il ne fallait pas en primer sa majesté.

Je suis allé trouver le sergent recruteur.

Tu pars demain à Lobiane. Tu ne me laisses pas le choix.

Dix ans sur les champs de bataille te mettront un peu de plomb dans la

Je n 'ai pas le droit.

Mon père a signé Agnès.

Il appartient désormais au roi.

Et en cas de désertion...

Il m 'a chassé, il m 'a fait signer, il s 'opposera à notre mariage. Tu viens de

nous patrouiller mon père ? Fille -nous du monde ! Tu es folle ! Pour aller où ?

Nous n 'avons pas d 'argent et tu perdrais tout, le château, le nom, l

Mais que m 'importe le château, le nom, l 'honneur si je suis avec toi ?

Yann ! Yann !

Yann ! Je t 'aime Agnès, je t 'aime de tout mon cœur.

Je ne peux pas te laisser le suivre.

Je n 'ai rien à t 'offrir.

Je vais être poursuivi pour désertion, mais je reviendrai.

Je t 'en fais le serment.

Noyenne, viens ça. Ne t 'oublie pas ça.

Je me prends un nom, Agnès. Je deviendrai riche, fais -toi une reine.

devant Dieu.

Noyenne !

Capitaine, c 'est vous qui partez pour les Amériques ? Qu 'est -ce que ça peut

te faire, gamin ? Retourne voir ta mère et ta tante.

J 'ai plus de mère, monsieur.

Alors, qu 'est -ce que tu veux que je fasse ? On est complet.

Je suis dur à la peine et je me nourris d 'un rien.

Prenez -moi et vous n 'aurez pas à le regretter.

Ils disent tout ça.

Si on devait prendre tous les gamins qui meurent de faim, J 'ai pas faim,

monsieur. Je veux juste conquérir le monde et le ramener à celle que j 'aime.

C 'est un argument qu 'on veut bien, non, ça ? Dis -toi que c 'est ton jour

chance, gamin.

Allez, monte sur le rafio.

Vas -y, capitaine.

Et prends -moi une caisse.

Ça s 'appelle comment ? Yann, monsieur.

Lui, il est à l 'autre...

Regardez.

Regardez comme c 'est beau.

Tant d 'épreuves et tant d 'efforts pour savourer pareil instant.

Dix ans que j 'attends ça, mon frère.

C 'est bien elle, monsieur le procureur.

La méduse.

La frégate de l 'épervier, ce pirate, ose entrer dans le port comme si d 'or

'il n 'était.

Non, pas pirate, monsieur de Penouette.

Corsaire.

En tant que commissaire de police, vous ne devriez pas commettre pareille

erreur. L 'épervier a été fait corsaire par la grâce du roi. Il travaille

désormais pour sa majesté, ce qui l 'autorise à revenir enfin à Brest sans

cacher.

Il n 'empêche, cet épervier ne manque pas de culot.

Il nous a pillé tant de navires. On raconte qu 'il est riche, désormais.

On raconte tant de choses sur l 'épervier, mon cher Villeneuve. Il a

de fortunes, de revers de fortunes, que ça donne le tournis.

Il aura un repère sur la côte, qu 'il aurait fait la guerre aux Anglais, et qu

'enfin, il serait frère de sang d 'un sauvage.

Et c 'est pareil individu que vous laissez parader dans notre bonne ville.

Ça y est, monsieur, je le vois sur la chaloupe.

Je ne m 'imaginais pas aussi jeune.

Vous avez raison, monsieur de la perruche.

Aux galères, la racaille. Que votre éperdier commette la moindre erreur et

comprendra enfin l 'immense bêtise qu 'il y avait à revenir à Brest.

Il n 'y en a pas question, père.

Ces robes de Paris sont bien trop chères.

Je peux vous montrer la donnée ? Non, Agnès. Vous n 'allez pas ajouter vos

plaintes au drôlement de mes créanciers. Non, c 'est parfait.

Merci.

Peste soit des rues douloureuses.

Le fait est qu 'il va être difficile de traverser.

Permettez. Ah, ça, jeune homme, vous n 'y allez pas par quatre chemins.

Il ne faut pas se guérir.

Tiens, voilà pour toi.

Pour vous servir, mademoiselle.

Yann ? C 'est possible.

Je suis bien aise de vous revoir, monsieur le comte. Et vous aussi, Agnès.

Yann de Kermer.

Si je m 'attendais.

Vous vous reconnaissez, ma fille ? Oui.

Ah, ça te voilà devenu un homme.

Et quel homme.

Loin du jeune et cervelé... Tout cela est loin, monsieur.

De l 'eau a coulé sous les ponts. Je suis content que tu le prennes ainsi.

Vous étiez jeune et tout cela était une folie.

L 'épervier ! Nous avons suivi tes exploits, n 'est -ce pas Agnès ? Oui,

père. J 'ai été bien aise d 'apprendre que le roi t 'avait grâtié. Ton père, et

à son âme, aurait été ravi de l 'apprendre.

Te voilà établi et tout finit bien. Et vous, avez -vous fini par trouver votre

trésor ? J 'y travaille, mon garçon, j 'y travaille.

Des avances.

Alors, qu 'est -ce qui te ramène à Brest ? Monsieur de Kerbelek, enfin je vous

croise. Deux mots, s 'il vous plaît.

Ce qui me ramène ici, c 'est une jeune personne que je suis revenu chercher.

Dix ans, c 'est très long, monsieur.

Je ne vous avais connu plus dégourdi.

C 'est que la vie n 'est pas très forte en géométrie, elle ne connaît pas la

ligne droite.

J 'ai dû emprunter bien des détours, triompher bien des épreuves avant de

pouvoir revenir à Brest.

Qu 'importe, monsieur.

Dix ans, c 'est trop long.

N 'est -ce pas un peu présomptueux de votre part de croire que cette jeune

personne que vous évoquiez ne peut plus vous attendre si longtemps ? Si nous

parlons bien de la même, mademoiselle, la jeune fille prétendait qu 'elle m

'aimait.

Est -ce qu 'elle m 'aime encore autant que vous l 'aime ? Alors elle m 'aurait

attendu. Vous en parlez bien à votre rêve.

Sans doute à courir les mers et à vous battre contre le monde entier.

Ces années sont passées pour vous comme un souffle.

Pour cette jeune personne, ton âne a se m 'enfondre.

Tu ne trompes pas, Agnès.

Chaque seconde m 'a été une éternité.

Agnès, je vous cherchais.

Monsieur, un épervier.

Vous vous connaissez donc ? Oui, je lui en ai fait le plaisir autrefois de

fréquenter d 'assez près mes suites Villeneuve.

Alors vous avez appris la grande nouvelle ? La grande nouvelle ? Nous

sommes mariés.

Monsieur Villeneuve et moi -même.

Les noces ont eu lieu le mois dernier.

Je vous présente tous mes vœux de bonheur.

Je les ai fait volontiers.

Alors monsieur, toujours pirate ? Corsaire, si vous le permettez.

Corsaire, je serre le roi. Oui, corsaire, si vous voulez.

Donnez -moi le bras, Agnès.

Les rues de Brest ne sont pas sûres en ce moment. On y croise toutes sortes de

canailles.

Yann, Yann, je serais très heureux si tu acceptais de me rendre visite.

Monsieur, maintenant que nous sommes seuls, je dois vous faire un aveu.

Il n 'y a pas eu une nuit depuis que vous m 'avez chassé où je n 'ai rêvé de

venger de vous. Alors ne tentons pas le diable.

Permettez -moi de vous saluer.

Je vous revois, monsieur, vraiment, ce fut un immense plaisir.

Yann, je...

Arrêtez de boire rien, il suffit.

C 'est temps de rentrer.

Encore un peu, chacun.

C 'est pas tous les jours qu 'on sent plus de 10 ans de sa vie.

J 'ai un fantôme à noyer, et le diable est de la ressource.

Et quand il aura le ventre en l 'air et qu 'il flottera comme ça, je te promets,

on retourne à la méduse, et puis, mon petit, ça m 'en dit pas.

Il m 'a l 'air bien malheureux, ton capitaine.

Un peu de cœur, c 'est bien.

Ne perds pas ton temps, ma belle. Je ne suis pas un client pour toi.

Je suis... Oh, je sais qui t 'es.

T 'es l 'épervie.

Et je sais aussi rien qu 'avoir dans tes yeux que ce soir t 'es seule et que t

'as besoin de réconfort.

Je m 'appelle Marion.

Marion Poulikian.

Désolé de te décevoir, Marion Poulikian.

Mais le vin ce soir suffira à me consoler.

Je suis pas à ton goût.

Pour tout dire, ma belle, des côtes de Bretagne jusqu 'à l 'embouchure des

fleurs américaines étaient sans doute les plus belles tentations qu 'il s 'est

jamais présentées.

Saloperie ! Deux heures qu 'on te cherche ! Tu crois qu 'on n 'a que ça à

? Hé, toi, mon mignon, tu joues pas aux héros.

C 'est juste une histoire de famille.

On tuerait notre frère et soeur.

Regarde -moi ce que tu fais, n 'y a -t -il pas ? C 'est qu 'il en attend et

elle, elle fait la belle.

Je vais t 'apprendre, moi. C 'est que de notre gueule ! Laisse -moi faire,

chacun. Ce soir, j 'ai besoin d 'exercice.

Comme tu voudras.

Il va pas trop fort.

Mon fils, c 'est rien de mal.

Dis -lui ton Marion.

Lâche -toi, il est perdu.

Ils le feront payer tôt ou tard.

Il faut comprendre, monsieur.

La Marion, ça ne nous gagne pas.

Combien pour elle se tranquiller jusqu 'à la fin de la semaine ? Un Louis ?

? Donne -leur ce qui va, chacun.

Et disparaissez.

Une semaine.

Tu sais parler aux femmes, mon capitaine.

Chica, on rentre.

À quoi tu penses, mon beau capitaine ? Je pense que tu t 'es donné beaucoup de

mal pour qu 'à l 'issue de ces quelques jours, je ne puisse plus me passer de

toi.

Tu devrais me garder avec toi.

On se ressemble.

On est tous les deux nés du mauvais côté de la barrière.

Mais on sait se battre.

Toi et moi.

Chacun avec ses arguments.

Eh bien, continue ainsi, Marion Poulikène.

Moi, écumer les mers et toi, rendre les marins heureux.

Moi -même, je te retrouverai avec plaisir.

Mais pour l 'instant, habite -toi, tiens, c 'est pour toi.

Entrez.

Capitaine, un message pour vous.

Ça vient du château de Kermelech.

J 'étais sur le quai lorsque le visiteur m 'a... Tu voulais me demander autre

chose ? Vous allez bientôt repartir, n 'est -ce pas, Capitaine ? Prenez -moi

avec vous.

Je vais avoir 15 ans, c 'est le bon âge pour embarquer.

Mais qu 'est -ce que tu vas faire de ta soeur, Nicolas ? T 'es devenu l 'homme

de la famille.

Faut que tu t 'occupe de Louise. Allez, va.

Je vous supplie de me rejoindre instamment. Venez sans crainte. Mon mari

retenu à Brest pour affaire.

T 'es bien agité pour un soir où la lune incite au repos.

Je vais te le déduire compte, mon frère.

Si ils sont vieux, ils peuvent attendre.

Yann,

j 'ai eu un mauvais pressentiment.

La méduse, tu vas la perdre.

J 'ai pas le temps d 'attendre que le ciel me soit plus favorable.

Je serai pas long, une nuit tout au plus.

Viens me faire préparer l 'équipage, on partira dès mon retour.

Ma fille, je vous croyais couché à cette heure.

La pleine lune, sans doute.

Et vous, père ? Où allez -vous de nuit ? Je vais prendre l 'air.

J 'ai besoin de respirer.

La pleine lune, sans doute.

À quoi tu joues, l 'Indien ? J 'aurais été là qui fait un chant de femme.

Ne me parle pas, laisse -moi me concentrer.

Je cherche la trace de l 'épervier.

Quelle blague.

Et qu 'est -ce que tu vois, l 'Indien ?

Et l 'âme de Trelok.

Madame, réveillez -vous.

Pardonnez -moi, mais j 'ai vu votre père partir tout à l 'heure vers la

chapelle. Il n 'est toujours pas rentré. Je suis vraiment inquiète.

Je vois l 'hyperlier marcher à la rencontre de celui qu 'il était à 15

Je vois des visages en colère.

Je vois la haine.

Je vois du sang sur les mains de l 'épervier.

Léiane de Kerr meurt. Le fils de l 'antirégisseur, il a tué le comte.

-le ! Je n 'ai pas réussi.

Je n 'ai pas réussi, Léiane.

C 'est pas moi, Léiane, je te jure.

Allez ! Allez !

Ils vont le pendre.

Mais Karma,

t 'avais rien oublié.

T 'es revenue pour te venger.

Tu vraiment le crois, Agnès ? Tu connais l 'unique raison qui m 'a fait revenir.

Tu te tailles, un démon ! N 'as -tu donc aucun respect ?

Tu l 'as tué, Yann. Si tu me crois capable, alors tue -moi.

Toi, pas eux.

Je veux mourir de ta main.

Toi, ton fusil, tue -moi.

Allez, vous autres, ça suffit.

Poussez cette barrique. Tue -moi.

Poussez cette barrique. Non.

Non. C 'est la volonté de Dieu.

Non.

Relevez -le.

Et ôtez -lui cette corde.

J 'ai donné un ordre, j 'entends qu 'on m 'obéit.

Madame la comtesse, Dieu l 'exige.

Il sera puni, soyez en cure.

Mais pas comme ça.

Je veux qu 'on l 'enferme.

Je veux un procès.

Je veux qu 'on aille à Brest guérir le procureur du roi.

Allez, sur le champ !

Monsieur de Pénouette, si tôt.

Êtes -vous tombé du lit ? Ou bien souhaitez -vous à toute force me gâcher

belle matinée ? Pardon, monsieur, mais j 'ai reçu un message du château de

Kermelag. Il paraît que Yann de Kermer, épervier, a assassiné le comte.

Et vous qui aviez peur de vous ennuyer, monsieur de la Perruche.

Vous voyez bien que j 'avais raison.

Il ne faut jamais désespérer de l 'âme humaine.

Elle est mille fois pire que dans nos cauchemars. On galère, la racaille ! La

racaille ! Vous avez raison.

La racaille n 'attend pas.

Allons, messieurs.

En route.

Une merveilleuse journée nous attend.

de ne pas avoir été à vos côtés hier soir.

Ces maudites affaires qui me retiennent à Brest chaque semaine.

Quelle tragédie, madame.

Je vous présente mes condoléances et j 'admire votre courage d 'affronter seule

cette épreuve.

Il était pour moi comme un père.

L 'épervier.

Croyez bien, mon cher ami, que nous sommes fort honorés de faire enfin votre

connaissance.

Physique s 'entend.

Car, s 'agissant de votre réputation, voilà longtemps que les comptes rendus

capitaines dépouillées par vos soins nous ont pleinement édifiés.

L 'épervier est un rapace qui tourne dans le ciel pour repérer sa proie et

fondre sur elle comme la foudre.

Ce pauvre comte n 'a rien dû voir venir.

Je ne l 'ai pas tué, un autre l 'avait fait avant moi.

Non, monsieur, tout vous accuse.

Agnès m 'a tout raconté.

Le comte vous avait chassé autrefois.

Et avant de quitter Brest, vous n 'avez pas pu résister et vous êtes revenu pour

vous venger.

Si Agnès ne vous avait pas surpris, on aurait pu croire au crime d 'un rôdeur

d 'un pire de tombe.

Pas mal, Villeneuve.

Pas mal pour un enquêteur débutant.

Mais écoutez donc les objections que M. Thiermer va vous opposer.

Je n 'ai rien à vous dire.

Je ne l 'ai pas tué, Agnès, je te le jure.

Rien à vous dire ? Vous ne croyez non pas à la justice du roi ? Je n 'y crois

que trop, monsieur, et j 'ai déjà donné.

C 'est la raison pour laquelle je m 'en méfie.

Comme vous avez raison.

Rendre la justice est une tâche si compliquée.

Ce meurtre, par exemple.

Curieuse coïncidence, convenons -en, que celle qui pousse au même moment le

criminel à quitter brusquement son bateau et la victime son château pour s

aller se quereller au fond d 'une chapelle jusqu 'à l 'irréparable.

C 'est le comte lui -même qui vous avait demandé de le rejoindre ? Non,

monsieur. Qui alors ? Dois -je le dire ? Faites, monsieur.

Il finit trop bien.

Vous l 'aurez voulu.

C 'est Agnès.

Agnès de Kermelech qui m 'a demandé de la rejoindre.

Comme autrefois, près de la chapelle.

Comment oses -tu ? Misérable.

Dans ma poche, Marty.

La lettre.

Je vous souplie de me rejoindre instantanément. Venez sans crainte.

Mon mari est retenu à Brest pour arrêter de s 'appartener.

C 'est un peu grossier.

Il y a une partie de moi de nous demander qu 'à te croire innocent, mais

compromettre, c 'est d 'une bêtette.

C 'est un faux.

J 'en sais assez. C 'est un faux à l 'évidence et il vous confond.

M. Kermer, vous êtes accusé du meurtre du comte de Kermelec. Nous irons au

procès. Compiez -le -moi, M. le procureur. Je vous le ramènerai, mort ou

Vif, M. de Villeneuve.

Vous me le ramènerez aussi vif que vous et moi. Sauf si, bien sûr, les pervis

tentent de s 'échapper.

Mais sachez que nous vous en voudrions beaucoup de la perte d 'un procès dont

nous nous délections déjà.

Carideur.

Agnès ! C 'est quelque chose, Agnès !

Je ne sais pas dans quoi encore a pu se trouver le gamin.

Et s 'il tente de rejoindre le bateau, ils vont le tirer comme un lapin. Il

faudrait le prévenir.

Par décision du procureur du roi, tous les biens de l 'épervier sont

Jusqu 'à ce que justice soit rendue.

Vous êtes tous consignés, messieurs.

Elle sauvage, qu 'est -ce que tu me veux ? Recule ! Son âme ? Elle s 'enfuit ?

Quoi ? C 'est l 'apport ? Quoi ? Qu 'est -ce que tu racontes ? Elle s 'échappe

par mille fissures ? Son âme te quitte, l 'ami.

Regarde -la ! Descendez -moi, c 'est emplumé !

Vous avez raison, monsieur de la Perruche, ne m 'aidez pas.

La peste soit de ces morts qui ne font jamais le ménage.

Vous avez raison, monsieur de la Perruche, je suis méditant.

À l 'évidence, on a procédé ici à quelques rangements.

Voyez ? Eh oui !

Mon cher Anatole.

Vieille crapule.

Tu sais, je le sais bien que l 'épervier n 'est pas coupable.

Il n 'est pas à homme à inventer cette histoire de lettres.

Compromettre ta fille. Un bel oiseau comme lui.

Et ces objets cachés dans le cercueil de ton père.

Hein ? Tu pourrais y mettre un peu du tien, non ?

Après tous les services que je t 'ai rendus, tu pourrais me confier quelques

indices.

Eh bien, tu vois, quand tu veux.

Laisse -nous quelques instants.

Mais ne te loigne pas trop.

Bien, monsieur.

L 'épervier.

Toi enchaîné, moi qui te contemple.

Avoue que ça nous rappelle d 'excellents souvenirs.

Les galères, c 'était quelque chose.

Ça ne t 'emplit pas comme moi d 'une douce nostalgie.

Le fait est que je n 'ai oublié aucun de mes compagnons d 'infortune tués sous

23 ordres.

Il n 'y a aucun des coups de souhaits que j 'avais ordonné.

Tu me hais.

Ça me fait plaisir.

La puissance d 'un homme se mesure à la force du ressentiment de ses ennemis et

je dois dire qu 'en te voyant si calme l 'autre jour, je m 'inquiétais.

Assurez -vous, Vinal.

Je n 'ai aucunement relancé à vous faire payer votre cruauté.

Cruauté, cruauté.

C 'est ma voix vraie.

Et vois -tu, dans la cruauté, je me suis découvert un vrai talent.

Je suis enfin digne de mon nom et de mon rang.

Noble dans tout ce que la noblesse incarne de plaisir sanglant, de dépenses

fastueuses et de mépris des inférieurs.

J 'ai épousé Agnès.

J 'ai mis la main sur Kermélec.

Tandis que toi... La vie est bien cruelle, n 'est -ce pas ? Vous oubliez

procès ? On m 'y donnera la parole.

J 'y raconterai vos exploits.

Et si vous saviez les médisances qui couraient sur vous parmi les churmes et

galériens, Agnès sera sûrement très intéressée d 'apprendre ce qui était

de votre première épouse.

Bien sûr qu 'il y aura procès.

Bien sûr que tu y déverseras ta bile.

Mais toi et moi, nous savons très bien comment tout ça finira.

Tu seras pendu.

Et moi, sali.

Sali aux yeux d 'Agnès et de la société.

Nous n 'y avons intérêt ni toi ni moi.

Alors que si, profitant de quelques fâcheuses circonstances, tu t 'évadais,

ce que bien sûr je ne souhaite pas, et que tu t 'enfuyais à jamais de Brest à

bord de ton maudit bateau, nous sauverions, toi, ta vie, moi,

mon futur bonheur conjugal.

Ce soir, après l 'Angélus pendant 20 minutes, il n 'y aura à ta surveillance

'un seul garde.

Bon vent, les Perviers.

Ave Maria gratia plena Dominus tecum.

Mon ami, quand vous l 'aimez ?

L 'équipage de la méduse a été arrêté. Il y en est en danger.

Tu peux m 'aider à aller à l 'île au crâne ? Il doit être là -bas.

Qu 'est -ce que t 'as ? T 'es blessé ? Attendez -moi dehors, j 'arrive.

Docteur ? Docteur, j 'ai besoin de vous.

C 'est moi, c 'est Marion.

Je viens de vous, j 'ai un ami qui est blessé.

Je ne craigne plus personne.

Je veux juste qu 'on me laisse tranquille.

À moins que tu me payes une tournée, ma belle.

T 'inquiète, Livron, c 'est un ami de l 'épervier.

Il saura te payer pour ton travail.

Un ami de l 'épervier ?

Quel cœur, le squarnec.

C 'est l 'épaule gauche.

Il n 'y a pas rien à faire ici, il faut l 'amener quelque part.

Chez moi, c 'est impossible, il y a mes frères.

Si vous voulez, il y a la maison.

Je me retrouve là -bas.

Je vais chercher ma trousse.

Qu 'est -ce qu 'il fait, cette ivrogne de médecin ? Nicolas va me chercher de l

'eau.

Comment t 'as -tu sigolé ton nom ? C 'est une amie commune, elle est pervée à

moi.

Je vais pas rester ici, je vous fais courir.

Je vais retrouver mon père.

Tu vas devoir me supporter lundi.

Seul, tu ne parviendras jamais à passer tous les barrages.

Tandis que moi, ça serait bien le diable si je ne connais pas l 'un des soldats.

Moi aussi, j 'irai avec vous.

Ça t 'attend, je serai vivante.

Tu vois, je te l 'avais dit, le sergent de ville est l 'un de mes meilleurs

clients.

Adrien est là.

Payez -moi ce que vous m 'avez promis, c 'est inutile qu 'il me voit.

Et lâche avec ça.

Allez, tiens, il voit bien.

Vaculez ton bras.

Allez.

C 'était pas prévu.

Vous deviez n 'arrêter que l 'Indien. Ils sont pour rien, les petits Ozan.

Pour rien ? Cacher un dangereux cuillard.

Allez, dégage.

Soudain.

Et les petits ? Qu 'est -ce qu 'ils vont devenir, les petits ?

Mon Dieu ! C 'est pas lui ! Il a sauté vers l 'arrière !

On m 'a passé la nuit à le chercher.

Il a quand même réussi à nous semer cet épervier de malheur.

Allez ! Allez !

Il

va droit à la planète ! Il est perdu !

Je t 'avais pas dit, l 'épervier, que tu savais pas voler.

Descendez en bas de la falaise.

Passez -y le temps qu 'il faut, mais je veux son cadavre.

Viens.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.