All language subtitles for Like.Mike.2.2006.DVDRip.XviD-NEPTUNE.French

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Original subtitles

MAGIC BASKETS 2

Jerome, tu fais quoi ?

Chaque centimètre compte.

Ça devrait m'aider à grandir dans sept à dix jours.

Allez, J.

C'est de l'arnaque, comme les poids pour les chevilles.

Je sais pas, mec. Ils sont garantis.

Jerome, tu veux bien me les prêter ?

Rod. T'as des poids permanents autour des chevilles.

Rod, c'est ma distance.

C'est de l'or, ça, bébé.

C'est pourquoi on appelle ça dans le mille.

Oui ? Alors, essaie de le mettre en tirant d'ailleurs.

C'est ma distance, je te dis.

Allez. Arrête de chantonner.

Ça porte chance. Je peux pas y arriver sans ça.

Allez, J.

Ça va pas t'aider à sauter plus haut.

Qu'est-ce que t'en sais ?

Rien ne marche du jour au lendemain.

Tu verras, mec. Un jour, on m'appellera Air Jerome.

Faudrait que tu sois à plus de 50 % au shoot,

si tu veux être comme Mike.

Et aussi grandir de 60 cm.

C'est ce que j'essaie de faire. Visez un peu.

Oh, c'est pas mignon ? Dégagez. Laissez faire les vrais joueurs.

- Mais on était là avant. - Et alors ?

- Oui, andouille. - T'as dit quoi ?

- On devrait s'en aller, Jerome. - Jouons contre eux pour le terrain.

- C'est le fils de Double J. - Oui ? T'es le fils du trouillard ?

Il s'appelle Double J et c'est un des rois de ce terrain.

Oui, y a un bail, avant qu'il loupe sa chance de passer pro.

- C'est juste un trouillard. - Ne dis pas ça. Excuse-toi.

Non. Pour le terrain, c'est le premier qui arrive à 11.

Vous gagnez, vous l'avez. Vous perdez, vous partez.

Cool. Je défends sur toi.

- C'est du suicide. - Non, les gars.

On peut y arriver.

Sois près du panier pour tirer contre la planche.

Toi, fais des écrans. Ces gars sont pas si bons que ça.

Si on perd, ce sera avec style.

"Triple Menace" à trois.

Un, deux, trois, Triple Menace !

C'est fini, les pom-pom girls ?

Je sais pas si t'as remarqué, mais le ballon doit aller dans le panier.

Tais-toi et joue.

- Shoote ! - Non.

Tu fais quoi ? Tu l'avais.

J'étais pas en place.

- Désolé. - C'est pas le début,

c'est la fin qui compte. Allez.

Allez, Mariah Carey. Tire.

Sors-moi ça d'ici !

Ray. C'est le gamin de Lydia et Double J ?

Bien joué.

Tel père, tel fils. Allez, mec.

Ça compte, et c'est drôle.

- C'est naze. - Super baskets, mec.

Oui, avec air conditionné.

C'est ton cousin, mec.

Au revoir.

Un jour, je leur montrerai qui est le chef.

T'inquiète pas, J.

- Je t'ai. Je t'ai. - Quoi, quoi ? Dégage.

Ouais. Ça fait onze, mon pote.

Faute offensive !

Y a pas de fautes offensives dans un match de rue.

- Merci, mec. - Je veux pas t'aider. Paie-moi.

Merci pour le fric.

Je peux payer un truc sympa à ta mère. Bon match.

Je sais pourquoi on a perdu.

Je portais pas mon slip porte-bonheur.

Oui, ça devait être ça.

Mec, un jour, on va gagner ce tournoi.

Oui, et un jour, Beyoncé sera ma fiancée.

- Tu rêves. - Allez, Nate.

Tu sais que mon père l'a gagné en 89.

Son nom est sur le ballon des célébrités qui viennent d'ici.

- On n'est pas des grands joueurs. - Il faut qu'on s'entraîne.

Pour arriver à gagner

et avoir notre nom là, à côté du sien.

Et après ? Tu penses que ton père s'occupera plus de toi ?

Je sais pas. Ça peut marcher.

Ils pensent tous que mon père est un trouillard.

Je veux évoquer autre chose

par le nom de Jerome Jenkins.

Allez, J. On rentre.

TOURNOI GAME ON OUVERT À TOUS

Hé, les gars.

Le tournoi est demain. On devrait y aller.

- Oui. - C'est sûr.

- On se retrouve à 9 h ? - 9 h ?

- Le match ne commence qu'à 11 h. - On pourra s'entraîner.

Allez, J. C'est les vacances. Et j'ai besoin de dormir.

Oui, il a besoin de se retaper.

En plus, J, tu dis que ça va se passer et ça aussi.

Tu sais quoi ? Il se passe rien.

Pas encore.

Il faut y croire.

Mes chips ! Allez, là.

Oh, tu me piques toujours tout.

Des chips. J'ai faim.

Ray, j'ai juste besoin de corriger ces copies, d'accord ?

Tante Lydia, je peux pas voir le match sans chips.

C'est les playoffs.

- Non ! - Il y a des crackers dans la réserve.

Des crackers ? Mince.

Oh, je sais qu'il y en a.

Hé, Jerome ! Je sais que t'es là.

Jerome, t'as mangé mes chips ?

Regarde-moi ça !

Jerome Jenkins, qu'est-ce que j'ai dit au sujet de ses affaires ?

Désolé. Je savais pas que c'était à lui.

T'es prêt pour le week-end ? Ton père arrive bientôt.

- À quelle heure ? - D'une minute à l'autre.

Viens donc en bas.

- Je peux finir ma partie ? - Bon.

Mais à l'avenir, demande avant de prendre, d'accord ?

- D'accord. - D'accord ?

D'accord.

Belle passe, maman. Jenkins vise...

et rate encore.

Que le spectacle commence.

Oh, c'est raté.

Désolé pour tes chips, cousin Ray.

Tu peux t'estimer heureux qu'il y en avait dans ma voiture.

T'as perdu du fric au basket, aujourd'hui ?

Non. Je jouais pour m'amuser.

J'avais pas cette impression.

- C'était un jour sans. - Arrête ton cinéma.

On me la fait pas.

Écoute, si tu veux,

je peux te donner un ou deux conseils.

Ou même trois. Je tire à trois points, tu me connais.

- Vraiment ? - Ouais, mec.

Un petit mec comme toi ? Si tu deviens bon, tu peux te faire un fric monstre.

- Papa ! - Salut, ça va ?

- Ça va. - T'as encore grandi ?

- Ah bon ? - On dirait.

Double J, t'es pour qui, ce soir, mec ?

Je m'en fiche.

T'as raison. Ces types ne connaissent rien au basket.

- T'aurais pu leur montrer, hein, J ? - C'était il y a longtemps, Ray.

On fait quoi, ce week-end ?

- Je voulais t'en parler. - Hé, mec. Qu'est-ce qui te prend ?

- Tu permets ? Je veux lui parler. - Ben, non.

C'est les playoffs. Tu peux pas aller dehors ?

Écoute, cousin Ray,

le jour où tu paieras le loyer et tout le reste,

tu pourras objecter, vu ?

Tu devais pas partir il y a un bail ?

- Jerome ! - Quoi ?

J'ai payé ça.

Ne lui parle pas comme ça. Il est de la famille.

Lydia, c'est le frère de l'ex-mari de ta cousine Cecily.

Il est de la famille et il faut le traiter comme tel.

Écoute, Jerome.

Je voulais venir te le dire en personne.

Je dois partir travailler à Phoenix, ce soir.

Je sais. Je suis désolé.

J'aurais aimé être avec toi. On se serait amusés.

On fait quelques paniers, au moins ?

- J'aimerais bien, mais... - Je me suis amélioré.

Oh, non. C'est pas ça. C'est juste...

J'ai plein de choses en tête.

Je peux te montrer un truc dans la cuisine ?

J'ai pas le temps pour tes reproches, O.K. ?

Je suis déjà assez embêté.

C'est la troisième fois que tu annules.

Que veux-tu que je te dise ?

Je forme le personnel à Phoenix.

Si je le fais bien, j'aurai une promotion.

C'est super. Mais ton fils sait seulement que tu es une légende.

Il n'a jamais l'occasion de jouer avec toi.

Tu es son héros, Jerome.

C'est dans les contes de fées. J'essaie juste d'avoir un bon bilan au boulot.

Tu dois t'occuper de ton fils.

Il a 13 ans.

Bientôt, il se fichera bien que tu sois là ou pas.

Je t'ai dit que ce sont des horaires temporaires.

Son enfance aussi.

Jerome Jenkins. Plus que cinq secondes.

Ils ne savent pas quoi faire. Ils ont deux points de retard.

Il est à trois points. Trois, deux, un.

"MJ" ? Pas possible.

- Défense ! - Mince.

Oui, oui, oui !

C'est bien fait. C'est bien fait.

On ne l'arrête plus.

Il tire...

C'est pas vrai.

Mais qu'est-ce que...

...le match le plus extraordinaire de ces dix dernières années.

- Ils ont gagné ? - Je vous dis

que vous ne reverrez pas un tel match avant longtemps.

Oh, non !

BIENVENUE AU TOURNOI GAME ON !

Jerome.

Tu vas pas t'inscrire, quand même !

- Non, je viens regarder. - Tu me rassures.

Y a de sacrés bons joueurs, ici, mec.

Je voudrais pas que tu te ridiculises.

- Suivant. - Bon.

Excuse-moi, mec.

- Salut, beauté. - Nom ?

Ray Thomkins. Tu dois me connaître par mon nom de rue, Rayon X.

Ah, le nom est parfait. Parce que tu es transparent.

Mets ça et ne l'enlève pas avant d'être éliminé.

- Quoi ? Je serai pas éliminé. - Suivant !

Il me faut un autre nom.

Votre attention, s'il vous plaît ! Bienvenue au Tournoi Game On.

Vous serez divisés en équipes de trois.

Vous jouerez, et à la fin de la journée,

les trois meilleurs joueurs

auront l'honneur d'affronter l'équipe de Game On.

Sans plus attendre, laissez-moi vous présenter

l'équipe de Game On.

Goutte de pluie.

Fantômas.

Carie.

Crème fouettée.

Sauvageon. Sauvageon.

Et l'honorable entraîneur Archie.

L'équipe de Game On !

On applaudit DJ Spins.

Regardez-moi ces idiots. Prêts pour l'abattoir.

Tu oublies d'où tu sors.

Ils sont plus faibles que ma grand-mère.

- Notre job est assuré. - Ne vends pas la peau de l'ours.

On a perdu dans les trois dernières villes.

Si vous ne jouez pas mieux que vos adversaires, adieu le job.

Je peux tous les anéantir. Garanti.

Tu n'es pas le seul sur le terrain.

Si vous voulez sortir du ghetto,

va falloir apprendre à ne pas jouer perso.

C'est la seule façon d'être de grands joueurs.

On l'est déjà, vu ?

Y a pas mieux que nous. On déchire trop.

Mais non, mec, je t'assure. Je n'ai rien déchiré.

Ma tenue est en parfait état.

Allez, c'est parti.

Les deux premières équipes.

Oh, c'est beau.

Ouais, c'est ça.

Oh, presque !

Où il est passé ?

Allez. Vous avez perdu. Sortez du terrain. Allez !

Jordan !

- Ça va. - Vas-y, mec. C'est ça.

Le tir arc-en-ciel !

Bien joué. Par là, mec.

Attention. Ça roule ?

O.K., pas de problème.

Bon, les gars. Beau match. Oui.

On a sélectionné les trois challengers.

Game On veut du style.

Faites le maximum, jouez avec style,

mais jouez en équipe pour gagner.

N'oublie pas, Sauvageon, t'es pas tout seul.

Toi, par contre, t'es tout seul.

Quelle heure est-il ? C'est l'heure de...

- Game On ! - Game On !

C'est ça. On y va, les gars.

Comment ça se fait que J n'est pas là ?

Il a dû se faire enlever par des extraterrestres, hier soir.

Viens. Allons voir le match.

C'est Sauvageon.

Pourquoi tu te mesures à Carie ? Pourquoi même essayer ?

Ça va ? Salut, Nathan.

- Hé, mec. Ça va ? - Bien.

Oh, non. Ne lui faites pas mal !

Allez, fils, vas-y.

Oh, mon Dieu, Carie.

Tu sais plus où est le ballon, hein ?

T'en as aucune idée.

T'as pas vu le mur ? Il s'appelle Sauvageon.

Debout, tapette.

Carie défie la pesanteur !

Où est le ballon ? Eh oui.

C'est trop tard.

Aucune concurrence. C'est ridicule. Le tir gagnant.

T'es qui, toi ?

Tu sais mieux y faire que Sauvageon ?

Vas-y. Vise, allez. Vas-y, minus.

Allez, mec.

- Oh, mon Dieu. - Donne-moi ça. Donne-moi ça.

Allez.

Quoi ?

- Donne au petit. - Qu'il le refasse.

- Qu'il shoote. - Allez.

Tu peux le refaire ? Hein, minus ?

- Passez-la au petit mec. - Vas-y.

Allez. Tu peux y arriver. Tu peux y arriver.

Raté.

Sors de là. Voyons si tu peux faire ça en match.

Allez. Sors de là !

On y va.

Allez, baskets porte-bonheur.

- Attends. - Dégage !

Un contre un, moi et le môme. On y va.

- Dégagez, tout le monde ! - Hé, mec.

Dégagez du terrain.

Il a le droit de faire ça ?

- Dégage ! - Sauvageon, tu le maltraites.

Allez, Sauvageon. C'est pas juste.

Fini. C'est fini. Oh, mon Dieu.

Tu me trouves comment ?

Pas terrible.

T'entends ça ? Toute la foule est contre toi. Tu cherches quoi ?

Je vais pas laisser un môme m'en faire voir.

Un à zéro, minus.

Allez. Montre-moi ce que t'as.

Mais qu'est-ce que...

La foule est en délire. Ils envahissent le terrain.

- J'ai trébuché. - C'est le foutoir.

- Impossible de les contrôler. - Oui, J.

Pas mal, le môme, hein ? C'est mon neveu.

Oui, je suis son manager. Plutôt son mentor.

J'adore les mômes. Je suis comme ça.

T'aimes les mômes ?

Tu permets ?

Quoi ? Tu trouves ça drôle ?

Je plaisante pas.

Le prochain point gagne le match.

Non, pas possible. Non, pas possible !

Sauvageon met tout en jeu.

- Un match à la mort. Deux hommes... - Tais-toi et commente.

Bon. C'est parti. Allez, on y va. Place au spectacle.

Quoi ?

Vous avez vu ça ? Vous avez vu ça ?

On ne l'arrête plus. Oui.

D'accord. Tu sautes haut, mais tu sais dribbler ?

- Allez. - Le ballon en jeu. On y va.

Allez, là.

Oh, non.

Quoi ?

- J'y crois pas ! Ça alors ! - Nom de...

Incroyable.

Eh bien, on devine qui sera éjecté du bus, aujourd'hui.

- Sauvageon. - La ferme.

Ne m'en veux pas.

- C'est de ta faute. - T'as vu ça ?

- Hé, attends. - T'as vu ça ?

- T'as vu ça ? - Ben ouais.

- Très impressionnant. - Merci.

- T'es le fils de Double J. - Ouais.

On aimerait que tu te joignes au bus de Game On.

- Vraiment ? - Oui.

- Monsieur ? - Oui ?

Vous pouvez m'aider à redescendre ?

Excusez-moi.

Vous dites que vous êtes le manager de Jerome Jenkins ?

- Pourquoi ? À quel sujet ? - Agence Surefire Sports.

Jerome est un porte-parole rêvé pour la publicité.

Dans ce cas, Ray Thomkins, le manager de Jerome.

Oh, mon Dieu. T'as vu ça ?

Comme Jordan, il shootait de la ligne à trois points.

Mec, t'as gagné le tournoi.

Comment t'as fait ?

- Je sais pas. - Non, vraiment, J.

Qu'est-ce qui t'arrive ? T'as fait comment ?

Bon. Venez par ici.

Écoutez, pas un mot, surtout.

Un truc dingue m'est arrivé, hier soir. Je faisais des paniers,

j'ai trouvé ces baskets, et je les ai ramenées chez moi.

Puis, il y a eu une explosion.

Il y a eu un court-circuit.

Les baskets brillaient. Je crois qu'elles sont magiques.

Je t'avais dit que c'était des extraterrestres.

Ils t'ont sondé ?

Sérieusement, regarde.

"MJ" ?

Pas possible.

Les gars, ils veulent que je parte en tournée.

C'est incroyable.

Tu seras parti tout l'été ?

Que veux-tu ? C'est une star.

Il n'a plus de temps pour nous.

J'arrive pas à croire que tu es avec Game On.

Je participe directement à la finale du Roi du béton.

Attends une minute. Tu vas essayer de gagner les 5 000 $ ?

Et mon nom sur le ballon des célébrités. Je choisis mes coéquipiers.

Ah, c'est super. Dommage que tu puisses pas y aller.

- Mais pourquoi pas ? - Parce que t'es un gamin.

Ils ne veulent pas d'un mineur.

Pas sans la surveillance d'un adulte, d'un chaperon,

de quelqu'un pour s'occuper de toi.

Vraiment ?

Il va falloir trouver quelqu'un de plus de 18 ans

qui soit libre et qui connaisse le streetball.

Quelqu'un pour te protéger et te donner des conseils.

- Tu connais quelqu'un. - Ben, oui...

Mon père. Merci, mec.

- Tu devais pas participer aussi ? - Je t'ai pas vu. Alors ?

Oui, ben, j'y étais.

J'ai pas fait de mon mieux parce que j'avais mal à l'estomac.

- M. Jenkins. - Papa.

Jerome, ça va ?

Non, je dois te parler.

Le moment est mal choisi. Je peux te rappeler ?

Papa, écoute, il se passe un truc bizarre.

J'ai trouvé ces baskets et maintenant, je suis un pro du basket.

J'ai gagné le tournoi et ils me veulent pour Game On.

Du calme. Quoi ? Tu vas où ?

Je pars en tournée avec Game On.

Une minute. Tu n'es qu'un gosse.

J'étais le meilleur. On m'a dit que je serai une star.

- Écoute, tu as tout ton temps. - Ils partent ce soir.

Mais pas sans un adulte. Tu viens ?

Jerome, je ne sais pas ce qui se passe,

mais tu auras plein d'opportunités.

Elles ne sont pas toutes bonnes à prendre.

Je ne peux pas me libérer comme ça. Je ne peux pas.

Je suis désolé. Tu dois comprendre.

- Tu viendrais, si c'était pas du basket. - Mais non.

Écoute, je te rappelle plus tard, d'accord ?

Je te rappelle ce soir, d'accord ?

Je ne sais pas. C'est beaucoup d'un seul coup.

Mais non. C'est juste pour l'été.

On n'a rien de prévu.

T'as pas des cours d'été, toi ?

Un coup de chance que je sois là.

Il a besoin d'une présence masculine.

Sans parler qu'on sera en famille.

Je m'assurerai que personne ne profite de lui. Tu comprends ?

Je dois vraiment demander à ton père.

- C'est déjà fait. - Et alors ?

Il s'agit de basket. Tu ne devines pas ?

Faut croire que mon garçon grandit.

Promets-moi de te brosser les dents, et pas de sucreries.

- Promis. - Je parlais à Jerome.

- C'est promis. - Tu m'appelleras tous les soirs ?

Bien sûr.

Faisons tes valises.

Oui !

Oui, oui, oui. On y va. On y va.

- Mec, c'est incroyable. T'as vu ça ? - Hé, cool. Fais l'habitué.

Regarde comme c'est haut. C'est pour quoi ?

Je sais pas. Oublie ça.

C'est sûrement pour les ballons.

Allez, mec. Restons cool. Viens.

Bon. Monte. Allez, allez.

Bienvenue à bord, fiston. T'as assuré, mon gars.

Moi, c'est Carie. Parce que je suis en sucre, bébé.

Ça va ? Moi, c'est Goutte de pluie.

Et moi, Prêtre. Merci d'avoir éliminé Sauvageon.

J'aurais pas supporté un jour de plus avec ce vicieux.

Salut, moi, c'est Dalton. On m'appelle Crème fouettée.

- Moi, c'est Jerome. - On t'appelle comment ?

Jerome.

On doit donner un nom de streetball à Jerome.

Pourquoi pas Super Mecton ?

- Demi-litre. - Non, non, non. Petit de nature.

Parfois, ça vient vite,

mais d'autres, ça met du temps.

Ne t'inquiète pas, fiston. Tu trouveras ton nom.

Pourquoi pas Gadget ?

Oh, c'est Fantômas. Ne fais pas gaffe.

C'est le seul dans ce bus qui aimait Sauvageon.

Hé, ça va, les gars ? Moi, c'est Ray.

Vous me connaissez sûrement sous le nom de Plein Panier.

D'accord. Et Casse-noix ?

Ça vous dit rien ? Sur la côte est, on m'appelait Lèche-doigts.

Pourquoi pas Descends du bus ?

- Ouais ! - Seuls les joueurs de Game On sont ici.

Alors, fiche le camp.

Ah, d'accord. Pardon. Je te suis dans ma caisse, J.

On se voit à l'hôtel à Bay City.

Et on se voit pour faire la fiesta, O.K. ?

À plus.

- Salut, les groupies. - J'adore les matches universitaires.

Salut, les gars. Les vestiaires sont en bas à gauche.

La photo d'équipe sera prise sur le terrain dans une demi-heure.

- Tu es Jerome Jenkins. - Vous êtes une groupie ?

Non. Lexi Lopez, l'attachée de presse de l'équipe.

J'ai besoin de ta bio au plus vite.

- Ça va faire mal ? - Tu es mignon.

On se voit après le match.

Te monte pas la tête, mecton. Sexy Lexi ne sort pas avec les joueurs.

Quoi ? Non, je n'y pensais pas.

Salut, Dalton.

Ça va.

Bay City va souffrir.

Ils ont jamais vu des actions comme les miennes.

On sera tellement éclatants

qu'il leur faudra des lunettes de soleil, mec.

Avez-vous déjà vu un homme qui sait vraiment danser ?

C'est cool, si c'est votre truc.

Vous m'écoutez, oui ?

Quand un danseur se déchaîne avec sa partenaire,

il n'essaye pas de la surpasser.

Il la joue simple et la laisse briller.

Parce que mieux elle danse,

plus il paraît suave.

Mais on n'a pas de femmes dans l'équipe.

Sur le terrain, tous.

Oui, ces joueurs d'université, c'est du sérieux.

Bay City, c'est pas du toc.

Oh, non. Ils marquent encore.

- Fantômas, défend. - Passez à la vitesse supérieure.

- Allez, les gars. - Les voilà. Les voilà.

Oh, il a feinté. Il a feinté.

Allez, Goutte de pluie. Rentre dans le match, mon gars.

Attrape le rebond.

- Balle à Game On. - Allez.

- Jerome. - Oui, monsieur ?

Voyons si tu peux un peu secouer les gars. Vas-y.

Changement. Allez.

Allez, baskets porte-bonheur.

Que se passe-t-il ? L'entraîneur envoie le petit

Jerome Jenkins Jr.

Vise-moi ça, mec. Vise-moi ça.

Oui. Oh, mon...

C'est ça, Crème fouettée.

C'est bon. Crème fouettée.

Allez. À ton tour. Montre-moi ce que tu peux faire.

Oh là.

Goutte de pluie, bébé. Goutte de pluie.

Le...

compte est bon.

Mec, tu étais incroyable.

Hé, vous êtes là.

La mère de Rodney nous a amenés.

On est à l'hôtel, en ville.

C'est cool. Écoute, c'est dingue.

On s'appelle. Pour fêter ça.

Un autographe, un autographe !

Oh, je t'ai eu, petit orteil.

Dalton, tu devrais vraiment t'amuser un peu.

- Je m'amuse. - Tu te coupes les ongles.

- Je sais. Mate celui-là. - Dalton.

Allons rencontrer des gens. Ils nous adorent.

- Oh, non. Je peux pas. - Pourquoi pas ?

- Tu vas rire. - Mais non.

- J'ai peur des filles. - Quoi ?

J'ai dit, j'ai peur des filles.

Bon sang ! C'est vrai ?

- T'as promis de pas rire. - Attends. Non, Dalton.

viens ici, mec. Je vais t'aider.

Tu peux pas. Y a rien à faire.

- Je sais pas comment faire. - C'est simple.

Si tu veux une fille, tu dois la bichonner.

- Comment ça ? - Allez dans un endroit sympa.

Invite-la à dîner. Offre-lui des trucs bien.

- Comme quoi ? - Moi, je les emmène chez Royal Burger.

Je leur achète des bonbons.

Puis, on rentre jouer à des jeux vidéo.

Mais ça, c'est moi.

T'en connais un rayon sur les femmes, Jerome.

- Quoi de neuf ? - On sort.

Non, nous, on sort.

Désolé. C'est pour les grands.

C'est qui, le cow-boy ?

Ça va, Tex ?

- Je dois y aller. - Où ça ?

- Me brosser les dents. - Mais...

Regarde-le. Il est trop mignon.

Oui, il est adorable. Laissez-le monter. Ça va aller.

Oh, mon Dieu. C'est incroyable. Tu vois ça ? Oh, et ça, alors,

et ils ont le petit...

Excusez-moi. Désolé. Mec, c'est incroyable.

De la part de Game On.

À joueurs de style, bagnole de style.

Oui, mon gars.

- C'est aussi votre première fois ? - Pas vraiment.

Attendez une minute. Vous avez de la place.

Attendez. Ne me laissez pas.

Garez-la pas loin. Je ne serai pas long.

Quoi ? C'est pas vrai.

Voiturier. C'est du Versace.

- Je peux ? - Merci.

Oh là, tout doux.

Tu restes dans la voiture. C'est pour les grands, ici.

Rentre, rentre.

- Mais je veux y aller. - Oui, je m'en doute.

Qui veut danser avec moi ?

Que désires-tu, Jerome ?

Dieu ?

Non, Dan. Ton chauffeur.

Tu veux aller quelque part ?

- N'importe où ? - Tu as toute la nuit.

Hé, on t'a trouvé un surnom.

Ah oui. Tu sais que ton papa était Double J.

- Oui. - Ben, tu devrais être :

- Triple J. - Triple J.

"Triple J" à trois.

Un, deux, trois, Triple J !

Maman ?

Vraiment ? Je pensais plutôt à...

Affaire en or ou Superproduction ou Porte-monnaie.

Triple J.

D'accord. Je suppose que c'est cool, si tu ne...

Oublie ça, mec.

Attends. Si je quoi ?

Tu choisis le surnom que tu veux,

mais si tu donnes pas au public ce qu'il veut, quel intérêt ?

Ça veut dire quoi ?

L'offre et la demande. T'as un talent fou.

Il faut frimer.

Dans ce sport, les gens veulent des vedettes.

Ils se fichent de tes fondamentaux.

Ils veulent voir du jamais vu.

Des paniers incroyables.

Sexy Lexi.

- Bonjour, Dalton. - Salut.

Je n'exagère pas, Jerome.

- T'es vraiment le meilleur joueur. - Vraiment ?

Je te conseille juste

de ne pas laisser les autres joueurs ou quiconque t'arrêter.

La pire des tragédies, c'est de gâcher son talent.

Et tu le sais.

Merci, cousin Ray.

Oui, mec. On va jusqu'au top.

Compte sur moi, j'y veillerai.

Personne ne pourra nous arrêter.

On y va, on monte. Jusqu'au sommet.

Allez, bébé.

Allez, Démon violet, montre-moi ce que tu as.

- C'est occupé ? - Oui.

Enfin, non. Enfin, excusez-moi.

Tu sais, c'est bizarre.

Je suis gentille avec lui,

mais il est rustre avec moi.

Hé. Écoute, je sais que vous voulez Jerome.

Et ses désirs à lui et les miens, alors ?

Va falloir trouver plus de fric.

C'est ça, plus de fric.

Une minute. Je suis en déjeuner d'affaires, là.

Allô ? C'est Ray.

Oh, salut, tante Lydia.

Oh, oui, oui. Tout va bien.

Oui, il s'amuse un maximum.

Tu serais fière de lui. Comme nous tous.

Oh, crois-moi. Je le suis à la trace.

Ça va faire mal.

Les Hauts noirs. Les Hauts noirs.

C'est ça.

Rentrez chez vous.

Ne t'inquiète pas, mec. On les aura.

Hé, Prêtre.

C'est qui, ce gars avec les tatouages ?

C'est Flex "La Douleur" Watts.

- De Utah State ? - Oui.

Je me demandais ce qu'il était devenu.

Oh, il s'est retrouvé à Ohio State.

Pas l'équipe, la prison.

Allez.

Je n'exagère pas, Jerome.

T'es vraiment le meilleur joueur.

Triple J, je suis démarqué.

- Oui. - C'est de ça que je parle.

Passe à Goutte de pluie.

- Allez ! Allez ! - Jerome, on est là.

Je suis démarqué.

- Tu fais quoi, J ? - Passe-la. À moi.

- Qu'est-ce qu'il fait ? - J, passe le ballon.

Quoi ?

Super. Personne ne part. On remonte dans le bus.

Bravo, les gars.

Et l'esprit d'équipe, hein ?

Oui, des t-shirts Triple J. Achetez vos t-shirts.

Photos dédicacées. Achetez votre photo.

Par ici le fric. Par ici.

Alors ? Et voilà. Merci. Achetez vos t-shirts.

Vous êtes du magazine Bounce ?

Je suis Lexi Lopez de Game On.

Merci. Je vous aime. Merci beaucoup.

Oh, non.

Ce qui serait bien, c'est une photo d'équipe.

Dans cinq minutes ?

- On peut se parler, là ? - Une seconde.

- Quoi ? - Ils sont venus me voir pour Triple J.

Ne me coupe pas l'herbe sous le pied.

- Peu importe. - C'est ça.

- Super boulot, mec. - C'était top.

- Merci. - Super match, mec.

Un super match, J.

- Hé, ça va ? - À fond.

Ma mère veut nous emmener dîner.

Cool. Je demande à cousin Ray.

Il est bon, en interview. Il parle bien.

Excuse-moi. Je peux aller dîner avec Nathan et Rodney ?

Non, mec. Je t'ai arrangé une photo en couverture de Bounce.

Jerome, ma mère amène la voiture pour qu'on puisse...

Imbécile, arrête de l'appeler Jerome. C'est Triple J.

On lui a trouvé ce nom.

C'est pas vous. C'est moi qui ai tout trouvé.

J'ai tout fait. Je vous conseille de vous tirer d'ici.

Tu viens ou pas ?

Oh, non. Viens ici, mec.

T'es si près de la réussite. T'es sur le tremplin.

Le compte à rebours a commencé.

Tes copains, là, ils ne peuvent pas comprendre.

T'es en passe de devenir une légende.

Laisse-les tomber, pour l'instant.

D'accord ? Ils t'en voudront pas quand ils verront ton manoir.

Ils nageront dans ta piscine.

Mais là, on doit tout exploiter.

Fais ce que t'as à faire.

Je vous retrouverai plus tard.

- C'est ça, Triple J. - Ne dis pas ça.

- J'ai plein de trucs à faire, là. - Et nous, alors ?

Voilà, gratos.

- Merci beaucoup. - Hé, ça coûte 10 dollars.

Tu fais payer pour des autographes ?

Si tu fais rien payer, ça vaut rien. Tu comprends ?

Allez, Triple J. On s'en va.

Tes baskets devraient signer les autographes.

TRIPLE J JUSQU'AU TOP !

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Tendance

Salut, Prêtre.

C'est quoi leur problème ?

- C'est pas eux qui ont un problème. - Ça veut dire quoi ?

Tu sais ce que mon père dit des cochons qui sortent de la stalle ?

Quoi ?

Il pense qu'il est libre,

mais il pue toujours comme un cochon.

- Ça veut dire quoi ? - Ton jeu pue.

Mais on gagne. Tout le monde reste dans l'équipe.

Tu comprends pas. On veut tous passer à la vitesse supérieure.

Sponsoring, les ligues européennes. Même le basket pro.

Comment c'est possible,

si t'es le seul joueur de l'équipe qu'on regarde ?

Si tu veux bien, j'aimerais m'étirer les jambes.

C'était pas beau à voir.

Mince, Fantômas.

Bon, les gars. Avant d'y aller, j'ai des trucs à dire

et vous devez bien écouter.

C'est pas parce qu'on a deux ou trois jours de libres

qu'il faut faire la java.

Notre match le plus important a lieu

dans deux jours.

Donc, chacun d'entre vous

doit être à son maximum.

D'accord ? Revenez mercredi à 3 h précises

pour aller à l'hôtel. Des questions ?

Bon. Allez-y.

T'as pas vu que j'étais là ? T'es aveugle ?

T'es trop grand. L'oxygène ne monte pas au cerveau.

Seigneur, pitié.

- C'est super, maman. - Ça me permet de participer.

- Papa a vu ça ? - Ton père voyage beaucoup,

mais il a dit qu'il viendrait te voir ce soir.

- Je peux te poser une question ? - Bien sûr. Quoi donc ?

- Tu crois à la magie ? - Comment ça ?

Qu'on a des choses qu'on ne mérite pas ?

Je ne sais pas si c'est de la magie,

mais j'ai souvent remarqué que ce qu'on croyait impossible

arrive souvent.

Et ce à quoi on croyait dur comme fer

n'arrive jamais.

Jerome...

tu es un garçon très spécial

et tout ce que tu veux dans la vie, tu mérites de l'avoir.

La tribune d'honneur ? Je peux arranger ça.

D'accord, à la tribune d'honneur. Je suis le Grand Ray.

Ça n'arrête pas.

Quoi de neuf ? Oh, salut, Gina !

C'est comme ça tout le temps.

O.K. On y sera. Merci d'avoir appelé.

D'accord, cool. O.K., à plus.

De quoi s'agit-il ?

Les disques Midas. Ils filment un clip de Lothario

et cousin Ray a obtenu que Triple J soit dedans.

- Vraiment ? - Et c'est pas tout.

Les cadres de Tendance viennent te voir jouer, ce soir.

Ils veulent sponsoriser Jerome.

Qu'il soit modèle pour une ligne de sport.

Ray, ce n'est pas un peu trop ?

Lydia. Faut battre le fer quand il est encore chaud.

Et là, il est plus chaud que la surface du soleil.

Et l'argent qu'il va gagner ?

Tu sais quoi ? Je suis content que tu demandes. Voilà.

- Un contrat ? - Un accord de management.

Qui me donne 15 % des revenus.

La plupart des managers prennent 20 ou 30 %.

Mais pourquoi maintenant ?

Parce qu'après le grand match, on va lui faire des offres.

Comme ça, je peux négocier pour lui.

Rien ne se fera sans ton accord.

Je devrais montrer ça à un avocat.

Ces opportunités vont et viennent.

Si Tendance pense qu'on n'est pas chauds, ils ne vont pas vouloir.

Je ne sais pas. C'est bon pour Jerome ?

Si c'est bon ? C'est le rêve américain.

De l'argent pour ses études, une retraite.

Du fric pour s'amuser ! C'est ce que tout le monde veut.

Je te laisse faire,

mais je veux tous les détails avant d'accepter.

Tu as ma parole.

Allons au tournage de Lothario. Salut, Lydia.

Mais ton père arrive à 18 h.

Ne t'inquiète pas. On sera rentrés.

T'es quoi ? Une assistante ? Tu es syndiquée ?

Non mais ça va pas, non ?

Allez.

T'es dingue ?

Salut. Appelez-moi.

Coupez.

Clap.

Déjeuner. Trente minutes.

- Pourquoi on va dehors ? - Calme-toi.

- Mais qu'est-ce que... - Allez. On y va.

Laisse-moi. Tu me gênes.

Tu te ridiculises très bien tout seul.

- Ça veut dire quoi ? - La frime dans les magazines ?

Faire le zouave dans un clip vidéo ?

Je ne te reconnais plus.

Quelle surprise.

On m'a dit

que Ray veut te faire signer un grand contrat.

Les fringues Tendance. Je vais être leur porte-parole.

Tu ne pourras pas faire de basket universitaire si tu signes.

Tu peux utiliser ton talent et t'améliorer.

Avoir une bourse dans une bonne école

et faire des études.

Ou tout jouer maintenant, mais dans quel but ?

Pour devenir une légende ? J'en connais trop

qui n'arrivent pas à nourrir leur famille.

- Ça ne m'arrivera pas. - C'est ce qu'on te dit.

Tu seras le meilleur. Tu seras riche et célèbre.

Mais si tu te prépares à shooter en pensant au fric

et à ta supériorité sur tes coéquipiers,

ce sera dur de voir le panier.

Si tu rates, d'un seul coup, par miracle,

personne n'est là pour te parler.

C'était toi. C'est pas moi.

Mais tu marches dans mes pas.

Tu joues avec ta tête, pas avec ton cœur.

Jerome,

le basket est censé être pur.

- Et amusant. - T'es venu à aucun match.

- C'est pas par choix. - Tu veux pas que je réussisse.

C'est pas vrai. Je suis inquiet.

Ray dit qu'on a peur d'atteindre ses rêves.

Et qu'après, on le regrette.

Tu crois vraiment que cet idiot se préoccupe de toi ?

Lui, au moins, il est là.

Je te le dis, Prêtre. Ça, c'est de la musique.

Je vais devoir te dire ça combien de fois ?

On va devoir faire ça mardi. Je ne peux pas changer le planning.

D'accord, on se rappelle. Merci.

On a une interview avec S&N mercredi

et une séance de photos pour Ados Magazine jeudi.

Oh, non. On a déjà une œuvre de charité

à l'hôpital de Westlake pendant qu'on est là.

Je peux pas décider les autres à venir.

Bon, je dois passer des coups de fil.

Salut, Dalton.

L'entraîneur veut que tu mettes ça dans sa chambre.

C'est quoi ?

Des ballons Game On dédicacés. Chambre 624.

D'accord.

Salut, Dalton. C'est quoi ?

Des ballons dédicacés ?

Tu n'es pas seulement adorable,

tu es génial.

- J'arrive pas à croire que tu viennes. - Moi ?

Les mômes vont être dingues.

- Oui, moi aussi. - Allez.

Je ferais n'importe quoi pour les mômes.

Te voilà. Ça va ? Je te cherche partout.

Je nageais. Pourquoi ? Quoi de neuf ?

Bonnes nouvelles.

Tendance sera au match, ce soir.

Mets la gomme. Brille au firmament.

D'accord.

Ray, t'es sûr que c'est une bonne idée ?

D'être le porte-parole et tout ?

C'est pas mieux de faire du basket universitaire ?

L'université ? Je dois te le répéter ?

L'université, c'est pour ceux qui se cherchent.

Une perte de temps. J'y suis pas allé.

Et regarde-moi.

Ouais. On va droit chez les pros, mec.

D'accord ?

Hé, Jerome.

C'est pas sympa de mentir pour t'amuser.

C'était pas pour m'amuser.

Le monde n'est pas un jeu vidéo.

Les gens ont des émotions.

- Dalton... - Laisse-moi finir.

Tu m'as poussé.

J'avais peur. Tu t'en fichais.

Tu m'as obligé à faire un truc que j'aurais jamais fait.

Pour ça, je dois te dire...

merci pour ton aide, Jerome. On se voit au match.

Mesdames et messieurs,

bienvenue au Championnat Foot Locker trois contre trois.

Un événement majeur.

Rassemblés ici ce soir, les meilleurs joueurs de streetball du pays.

Il y a beaucoup en jeu. Beaucoup à prouver.

Et beaucoup d'opportunités.

C'est super. Je suis content de vous voir.

Les baskets Tendance. Je le vois déjà à faire ça :

une de ses actions avec vos baskets aux pieds.

C'est sympa, Ray, mais venons-en au principal.

On aimerait qu'il mette les baskets.

- Tout de suite ? - Oui.

- Il doit les mettre ? - C'est ça.

D'accord. Je vais m'assurer qu'il les mette, d'accord ?

Si quelqu'un frappe, ne vous en faites pas.

C'est juste le vent.

Je mets la musique. Vous voulez ?

On dirait que vous aimez ça. Bon.

On ne voit pas ça tous les jours.

Les entraîneurs se saluent sur le terrain.

- Vous êtes morts. - Tu m'en veux toujours ?

J'aurais marqué. On aurait gagné.

- Tu jouais trop perso. - On aurait gagné le match.

- Frimeur. - Bas de gamme.

- Faux cul. - Minable.

- Bon match. - Bon match.

Hé, Jerome. Par ici, mec.

- Jerome. - Salut.

Oublie ceux qui ne sont pas là.

Ce qui compte, c'est ceux qui sont là.

Tu vaux plus que tous ces gars, tu le sais.

Vise-moi ça.

- C'est quoi ? - Des baskets Tendance.

- Tu dois les porter. - Impossible. Je peux pas.

C'est ce qu'on voulait.

Une pub, d'accord, mais là, j'ai besoin de mes baskets.

Allez, Jerome.

Ils ont mordu. Y a plus qu'à les tirer de l'eau.

Tu le mérites.

Il me faut mes porte-bonheur.

Tu dois porter ça, compris ? Ne me fais pas ça.

Jerome, allez. On se prépare. C'est l'heure.

- Ça va ? - Oui, ça va.

Mon père est là. Pour la première fois depuis un bail.

La dernière fois, j'ai été exclu en 1re mi-temps.

Il pense que je suis fou de continuer.

T'inquiète. Tu t'en sortiras, sur le terrain.

- Il va être fier, mec. - J'espère.

Allez. Venez là et écoutez.

Bon. C'est le grand soir.

On a bien bossé pour en arriver là.

Les spécialistes sont là, et les sponsors aussi.

Ils veulent trouver celui qui va se distinguer.

Je ne vous mentirai pas. C'est pas des gars comme ceux du Tournoi.

C'est la plus grande ligue de streetball du pays.

Voici notre chance de montrer au monde entier

ce que représente le streetball.

Toute cette...

tension entre vous, tournez la page.

Je veux que vous abordiez le match avec un esprit

d'équipe

pour montrer à tout le monde ce que vous savez faire !

C'est bien compris ?

- Oui ! - D'accord !

Les voici, les joueurs de ce soir,

l'équipe de Game On, avec leur joueur vedette, Jerome Jenkins Jr.

Triple J ! Triple J ! Triple J !

Et voici la meilleure équipe de streetball du pays,

les Tombeurs.

Allez, les gars. Plus fort. Les Tombeurs sont là.

Oui !

Les deux équipes sont sur le terrain, prêtes à commencer.

Un match excitant se prépare.

- Encore une fois, vu ? - Oui.

Le voilà. Oui.

Allez, mec.

Donnez-la à Jerome !

Ouais.

Allez, là !

Oui ! C'est ça que j'aime.

Les Tombeurs sont là.

Oh, non !

Attaquez Jerome !

Les Tombeurs mènent, et on dirait que Fantômas

n'est que l'ombre de lui-même.

Si Game On continue comme ça,

il faudra un miracle pour qu'ils gagnent le match.

Allez, baskets porte-bonheur.

Ça y est, un panier pour Game On.

Le match commence enfin.

T'inquiète, Fantômas. Je suis là.

Oh, non !

Bonne réponse de Game On

et de Fantômas, avec l'aide de Triple J, Jerome Jenkins Jr.

Allez, allez !

Oui, oui !

Arbitre, bon sang !

Reprenez le match.

Oh, non. Hé, hé !

C'est pour vous.

C'est pas de votre faute, mais on peut en avoir un qui voit ?

- Je vous préviens. - Ils font des fautes !

C'est du streetball.

Mais vous devez quand même y voir pour arbitrer.

- Ça suffit ! Je vous colle 100 $. - 100 $ ? Ah ouais ?

- Voilà 200 $. - Éjecté !

Sortez !

Ils sont à égalité. Un réel affrontement de volontés.

Nous revenons après la mi-temps

pour la fin du match.

Voilà qui est mieux. Ça, c'est du streetball.

Vous avez été super.

- Bien joué, Triple J. - Oui, on se reprend.

Bien vu, Fantômas. Ton père est fier.

- Oui, t'as assuré. - Je sais. J'y crois pas.

Hé, merci, petit gars.

De rien, Fantômas.

C'était plus gros que moi.

Hé, les vestiaires sont pour les joueurs. Sors d'ici.

Désolé, les gars. Mais la queue, c'est dingue.

- Allez, mec. - D'accord.

Désolé. Continuez comme ça, O.K. ? Du bon basket !

Allez. Lacez vos chaussures, et de l'esprit d'équipe.

On y retourne.

Chaque balle perdue, chaque rebond est à nous.

Allez leur montrer à qui est le terrain.

- On y va ! Au trot ! - Vous êtes prêts ?

Allez, à fond. Pigé ?

On y va. Allez, bébé. Allez.

Où sont mes baskets ?

On se les fait, O.K. ?

Oui. Allons-y.

Prêt ?

- Bien joué, Raymond. - Bien joué. Merci.

On me demande, j'exécute. Regardez-le.

Vas-y, Triple J.

D'accord.

Allez. Allez !

La deuxième mi-temps est commencée

et je m'attendais à mieux de la vedette de Game On.

Allez, Triple J.

Hé, Jerome. Ça va ?

Allez. Rentre dans le match.

L'histoire se répète avec Triple J.

Tel père, tel fils. On dirait que c'est le même problème. Stacy.

Après toutes ces rumeurs sur Jerome Jenkins Jr

et ses qualités de vedette, on peut dire qu'il joue mal, ce soir.

Raté ! Raté !

C'est la balle de match, et même Jerome Jenkins Jr.

ne peut pas renverser la situation.

Eh oui. Les Tombeurs l'emportent.

Les Game On étaient bien partis en 1re mi-temps,

mais Jerome Jenkins Jr s'est figé

et ils n'ont pas pu remonter leur retard.

C'est tout pour ce soir.

Les Tombeurs restent les champions du streetball.

De nous tous ici à Sports News Network,

merci de nous avoir suivis et à la prochaine.

Ne t'inquiète pas, petit.

Tu les auras un jour.

Non, c'est fini pour moi.

C'était bien. J'arrête.

Tu es sûr, Triple J ?

C'est juste un match.

Non, c'est plus que ça.

J'étais dingue de penser que tu m'aiderais à m'en sortir.

J'aurais dû savoir que tu paniquerais.

- C'est dans ton ADN. - C'est ta faute.

T'as pris mes baskets porte-bonheur.

On a signé un contrat.

On avait l'argent dans la main, et t'as tout fait foirer.

Je croyais que maman devait tout approuver.

Ta mère a tout signé ici, dans ce contrat.

Ça me donne les pleins pouvoirs, 100 % de tout.

Mais toi et ce contrat

ne valez pas le coût du papier.

- Tu nous as arnaqués ? - Je suis comme ça.

C'est ce que je fais. J'étais occupé à te vendre.

Mais c'est un nouveau jour.

Ray Thomkins représente Ray Thomkins.

Je vaux mieux que toi.

J'aurais pas paniqué.

- On est de la même famille. - Jerome.

Je suis le frère de l'ex-copain de ta cousine.

Ça compte pas.

Pour moi, si.

Où étais-tu passé ? Ça fait des heures.

J'ai dû prendre le bus.

- Pourquoi ? Où est Ray ? - Je sais pas.

Je sais pour le match. C'est pas grave, chéri.

C'est fini, le basket.

- Une minute. Pourquoi ? - Ça m'a gâché la vie.

Je me suis ridiculisé devant des milliers de gens.

Je vous ai laissés tomber.

J'ai perdu mes deux meilleurs amis et Ray m'a trahi.

Quel est l'intérêt ?

- Ici M. Jenkins. - Jerome, c'est moi.

- Bonsoir. Comment va-t-il ? - Pas terrible.

Oui, j'ai vu des extraits du match. C'est pas facile.

Je voulais m'excuser pour Ray. Tu avais raison.

Tu vois tout le monde sous son meilleur jour.

J'ai vraiment été aveugle.

Il est parti pour de bon. Il est venu chercher ses affaires hier.

Ne t'en veux pas trop.

Écoute, je crois que tu devrais passer.

Jerome a besoin de toi plus que jamais.

Il dit qu'il ne veut plus jouer au basket.

- Vraiment ? - Oui, vraiment.

C'est peut-être mieux.

Ça ne lui brisera pas le cœur comme à moi.

Tu sais, tu n'es pas le seul à avoir eu le cœur brisé.

- Les vacances sont bientôt finies. - Ouais.

- Le lycée, cette année. - Ouais.

T'as peur ?

- Non. - Oui. Moi non plus.

Joli tir.

C'était même pas ta distance.

Oui, ça a changé, depuis ton départ.

Tu viens faire quoi ? Tu t'es arraché à tes fans ?

Je suis pas sûr qu'ils m'adorent tant que ça.

C'est ça ? Tu rates un match et tu reviens nous voir ?

Ce n'était pas qu'un match. J'ai pris plein de mauvaises décisions.

Je suis venu m'excuser. J'ai été un pauvre type, désolé.

C'est trop tard, à présent.

Je voulais juste vous dire que je suis désolé,

voilà tout.

On viendra peut-être te voir au tournoi du Roi du béton, demain.

- Je ne vais pas jouer. - Quoi ? Pourquoi ?

- J'abandonne le basket pour de bon. - Mais t'es en finale.

Si tu amènes deux joueurs de Game On,

t'es sûr de gagner.

T'en rêves pas ? Ton nom sur le ballon des célébrités ?

Mais même si je voulais jouer,

- j'ai plus mes baskets. - Et alors ?

Tu disais pouvoir gagner même avant tes baskets.

Oui, je suppose.

Bon, à plus.

À plus.

Pourquoi ne pas jouer juste pour t'amuser ?

Écoute, mec, tu t'es vraiment amélioré.

Mais accompagne ton tir.

Tu t'arrêtes ici, mais tu dois être ici.

Finis ton geste. Toi, Rodney, tu tapes sur le ballon.

Tu dois utiliser le bout des doigts. Comme ça.

La paume ne touche pas le ballon.

Le bout des doigts et le poignet. Pousse le ballon par terre.

Si on voulait une leçon,

on aurait appelé ton manager.

Allez, Rod. On y va.

Ce que j'en dis,

c'est que si on veut gagner, demain, va falloir s'améliorer.

- Une minute. Tu nous choisis ? - Tu veux rire ?

Non.

- Tu peux choisir qui tu veux. - Je sais. C'est fait.

T'en dis quoi ?

La Triple Menace est de retour. Ça porte-bonheur.

Jordan est revenu avec Scottie et les Bulls pour trois championnats.

Oui, mais ensuite, il a joué pour les Wizards.

Tu m'as dit qu'on n'en parlerait plus.

- C'était nécessaire ? - Alors, Nathan ?

Tu vas peut-être perdre, avec nous.

C'est possible, mais je ne veux pas gagner sans vous.

Si on perd, ce sera avec classe.

Triple Menace à trois.

Un, deux, trois, Triple Menace !

Je peux marquer de trois endroits différents.

Oui, et moi, je ne chantonne plus.

- Mais si. - Mais pas aussi fort.

Écoutez, on va carburer.

On y va pour s'amuser, d'accord ?

Oh, je viens de réaliser.

C'est parfait, parce que j'ai un nouveau grigri.

- Oh, mon Dieu. - C'est quoi, ça ?

Un serpent séché. Un porte-bonheur indien.

Ouais, tu parles d'une chance.

Salut, les gars.

Jerome, j'ai trouvé ça dans les affaires de Ray. Tu les veux ?

TOURNOI DE BASKET ROI DU BÉTON

Salut, les gars.

- Mon Dieu. - Rodney, c'est quoi, ces cheveux ?

Pas Rodney, les gars. C'est Double R.

- Rodney Rheingold. - C'est cool, mec. T'es super.

Je sais.

Bon, signe là, Double R.

Oh, vise un peu. En dessous.

- Cool. Je vais rendre ça. - D'accord. On y va, mec.

L'équipe Triple Menace s'inscrit. Merci.

Hé, l'équipe Triple Menace.

C'est pas tout. Il faut mettre le nom d'un remplaçant.

Un match. C'est juste un match.

Détends-toi. On est là pour s'amuser.

Tu trouves amusant de te faire battre à plates coutures ?

On est l'équipe Ray-On, et vous allez souffrir.

- Ray-On ? - Oui.

- Comme le tissu ? - Quoi ?

Non, plutôt comme Game On, mais avec Ray à la place.

Comme Ray-On. Ouais.

- Si tu veux. - Si je veux ?

On se retrouve en finale.

Tu vois cette peau de guépard ? Je vais te tomber dessus !

Je vais vous aplatir ! Et vous arracher la tête !

Pleurez. Pleurez.

N'ayez pas peur.

- Qu'est-ce que vous faites là ? - Voyons.

- On est venus vous voir gagner. - Merci, les gars.

Souvenez-vous : c'est pas les plus grands qui gagnent.

Mais ceux qui sont grands dedans.

Bonne chance, les gars. Un bonbon ?

Oui.

Bon, ben, qu'est-ce qu'on attend ?

Bienvenue au 34e tournoi

du Roi du béton à Sunset Beach.

Cette année, nous accueillons

un des meilleurs joueurs de basket de NBA.

Mesdames et messieurs, veuillez applaudir

le médaillé d'or des Jeux Olympiques,

Clyde "The Glide" Drexler !

Merci.

Des parcs aux terrains de jeux,

des ghettos aux plages,

des quartiers chauds aux banlieues,

c'est là que le basket est né : dans la rue.

Vous voyez les matchs à la télé.

Vous suivez vos équipes et vos joueurs favoris.

Chacun de ces joueurs a commencé dans son quartier.

Continuez de jouer et de vous amuser.

Rêvez grand et travaillez dur.

Parce qu'aujourd'hui, on va voir qui règne sur le terrain.

Beaucoup d'équipes sont là,

mais une seule deviendra les Rois du béton.

C'est parti.

Hé !

Ray-On.

Dégage.

Ouais. Quoi ?

Quoi ? Alley-oop.

Ray-On !

Allez. Tu veux quoi ? Tu veux quoi ? Rien.

Passe-moi la balle.

LES ROIS RAY-ON CONTRE TRIPLE MENACE

Attention. Nous allons bientôt savoir

qui seront les prochains Rois du béton.

- J'ai mal au ventre. - Je t'ai dit de pas manger le hot-dog.

Tu m'as dit ça pour le deuxième.

C'est le troisième qui me donne mal au ventre.

C'est les nerfs. Ça ira quand le match aura débuté.

Je sais pas, mec.

L'équipe Ray-On est en finale

contre le prodige Jerome Jenkins Jr et son équipe, Triple Menace.

Bon. On y va. Triple Menace à trois.

Un, deux, trois, Triple Menace.

On y va.

Ballon à Ray-On.

Le 1er à 21 l'emporte. Jouez fair-play, les gars.

Il sent ta peur.

- Arbitre. Il y a faute. - C'est ça.

C'est pas vrai ! C'est pas vrai !

Mec, ça va ?

Ça va beaucoup mieux.

Cool. Allons-y.

T'as oublié un truc.

J. Nouvelle position.

Donne-moi le ballon.

Défends sur lui, Rod.

- Nathan. Il chantonne. - Mais non.

- Bien joué. - Ray-On. Ouais.

C'est ça.

Continuons à mettre la pression.

Désolé.

Ray-On, mon gars.

Jerome, ça va ?

Oh non.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

Nathan, ça va ?

Ma cheville.

- Il peut marcher ? - Je sais pas. Ça a l'air méchant.

Non, je peux jouer.

Non, mec. T'as assuré.

Les gars, faites entrer votre remplaçant ou déclarez forfait.

- T'as mis qui, en remplaçant ? - Mon père.

C'était un rêve. Ça va pas nous avancer.

Pas si vite.

- Excusez-moi. - Hé, c'est Double J.

Oh, mon Dieu.

Papa ? T'es pas au travail ?

J'ai pensé qu'il était temps de changer de métier.

- C'est votre remplaçant ? - Oui.

- Non, impossible. - C'est ici.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Je veux voir.

Ça marche pas. J'aime pas ça.

C'est officiel. C'est écrit là.

T'es pas officiel, toi. T'as eu ça où ?

Merci, Nate.

- Tu es sûr de toi ? - Jouons.

Jerome, et tes baskets porte-bonheur ?

Je n'en ai plus besoin.

Allons-y.

Tu veux de l'aide, vieux ? T'as oublié ta canne. "Je suis vieux."

Non, non. Tout va bien.

Tu dois pas être rapide, ça t'a pris six mois pour t'arracher de mon sofa.

Balle de match, messieurs. Celle-ci décide de tout.

Shoote, Jerome.

Vas-y, shoote !

Jerome, le basket est censé être amusant.

Oui ! Oui !

Triple Menace.

- T'as réussi. - Beau match, hein ?

Relève-toi. Tu fais quoi ? Ça va pas, ou quoi ?

Je l'ai mis du milieu de terrain. Sans mes baskets.

C'est vrai. Mais pourquoi t'as pas dunké ?

- Jerome. Jerome. - Jerome. Ça va ?

- Nous sommes de Bullet Marketing. - Vous avez un agent ?

Vous vouliez voir Jerome ?

- Vous êtes son manager ? - Son père.

Écoutez, on peut faire gagner pas mal d'argent.

- À votre fils. - Si vous voulez en parler.

- Vous avez des idées ? - Pour lui ?

Oui, on a l'idée de l'envoyer dans une super université, plus tard.

Ne l'écoutez pas. C'est moi, son manager.

Jerome Jenkins ? Il est à moi.

C'est écrit là.

"Pour tous les médias de par le monde et à perpétuité,

ici même et pour toujours."

Il y a plus. Une minute.

C'est juste là. On y est presque.

Je vais le retrouver.

Qu'est-ce qui se passe ? Qui a fermé le coffre ?

Ça fait un bail que j'attendais ça.

- Bien joué. - Bien joué.

- Oui. - Beau boulot aussi.

Tu shootes bien. T'es prêt à te mesurer à moi.

- Vraiment ? - Oui. Vas-y mollo.

D'accord, j'irai mollo.

Tu seras obligé, avec ta façon de jouer.

- Tu t'es bien amusé, fiston ? - Oui, j'ai passé un super moment.

T'as réussi. T'es le Roi du béton.

- Ça fait quoi ? - C'est génial.

- J'aurais jamais pu, sans toi. - Je ne sais pas. Tu jouais bien.

- T'étais pas mal non plus. - Merci. Ça me fait plaisir.

Mais si tu utilisais plus tes genoux, t'aurais plus de force dans ton shoot.

- Vraiment ? - Oui, vraiment.

C'est toi, le prof ?

Viens là. Donne-moi la balle, que je te montre un peu.

Ohé ! Y a quelqu'un ?

Ohé !

Un peu d'aide.

Vous m'entendez ?

Y a quelqu'un ? Personne ?

Qui secoue la caisse ?

C'est un tremblement de terre ?

Si c'est pas un tremblement de terre, répondez-moi.

S'il vous plaît !

Ne m'en voulez pas, je suis comme ça.

Coupez. Imprimez.

Sous-titrage : SDI Media Group

[FRENCH]

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